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SUR LES TRACES DU YIDDISHLAND

Alain Guillemoles
Les Petits Matins

Qu’est devenu le Yiddishland, ce pays aux frontières invisibles où vivaient des millions de Juifs avant la Shoah ?
Qui parle encore le yiddish aujourd’hui, cette langue qui prend sa source dans les communautés juives d’Alsace et de Moselle du XVe siècle avant de se répandre massivement en Europe centrale à la veille de la Seconde Guerre mondiale ?
Récit d’une enquête.

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On nomme Yiddishland ce continent sans vraies frontières, en référence, bien sûr, à la langue yiddish qui unissait les communautés juives. Cette langue, née au XVe siècle parmi les communautés juives d’Alsace et de Moselle, s’est répandue auprès de tous les Juifs européens (Ashkénazes), l’hébreu étant réservé aux plus instruits.

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, onze millions de personnes parlaient le yiddish, essentiellement en Pologne, Ukraine, Roumanie et Russie de l’Est. Ce fut la langue d’un peuple sans Etat et de toute une civilisation, brutalement disparue. Deux millions de personnes la parlent encore dans le monde, dont près de 40 000 en France.

« Ce livre est une tentative de cheminer sur des routes à demi-effacées. Il est une collection de fragments, d’impressions, de traces arrachées au néant ». L’auteur a ainsi enquêté à travers la Lituanie, la Pologne, en passant par l’Ukraine ou la France, à la recherche des vestiges de cette civilisation.

Le texte est illustré par une centaine d’images prises pas l’auteur : on y découvre des cimetières abandonnés, des synagogues transformées en salles de boxe, mais aussi des bâtiments parfaitement conservés, des musées et d’autres lieux de mémoire. On rencontre aussi des gens qui ne veulent pas oublier, comme Tomasz, qui a obtenu qu’un réverbère reste toujours allumé à l’entrée de l’ancien quartier juif de sa ville de Pologne.

Prendre des chemins de traverses, errer dans des domaines décalés, sortir des « nécessaires » centres d’analyse, permet à la fois de multiplier les interrogations et d’enrichir les réflexions.

Extrait de l’introduction de l’auteur :

« Le concept d’utopie occupe une place décisive dans plusieurs des essais de ce volume. De livre en livre, je garde toujours une même curiosité, une trouble fascination, un sentiment de familiarité intellectuelle, une indéniable proximité avec ces pensées survivantes de mondes engloutis, que cela soit ceux du Yiddishland révolutionnaire ou ici ces « Juifs hétérodoxes. »

Journaliste au quotidien La Croix, Alain Guillemoles est spécialiste de l’Europe centrale et de l’ex-URSS. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont, aux éditions Les petits matins, Même la neige était orange. La révolution ukrainienne (2005) et Gazprom, le nouvel empire (2008), avec Alla Lazareva.

Format : Broché
Nb de pages : 190 p.
ISBN-10: 9782915879827
ISBN-13: 978-2915879827

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