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LA TIBETIERE

TIBET
Le Lombard

la-tibetiereLa caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu’était « La Tibetière ».

PRESENTATION

La caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu était « La Tibetière ».

LU DANS LA PRESSE

« Les (vieux) lecteurs du Journal de Tintin le savent : Tibet, le célèbre dessinateur de Ric Hochet et auteur de Chick Bill, était aussi un redoutable caricaturiste. Sans doute même, sans exagérer, l’un des meilleurs de son époque. En couverture, Louis de Funès en plein éclat de rire, donne l’humeur exacte : satirique et grotesque (par définition), le trait n’en était pas moins juste, fendard et d’une immense tendresse pour ses victimes. 177 autres tronches immédiatement reconnaissables suivent au sein de ce recueil qui n‘est donc pas une bande dessinée à proprement parler. Un petit commentaire présent au pied de chaque tronche permet de resituer la personnalité de la vedette, voire souvent le contact qu’il a eu avec Tibet. Mais il n’est pas réellement utile, tant le besoin impérieux nous titille de tourner la page, pour découvrir la truculence que l’auteur aura forcément glissé dans les traits du suivant. Une (ré)édition de bon augure, pour honorer la mémoire et le violon d’Ingres d’un grand du 9e art… »
(Sur Planète BD)

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, pays de la galéjade et du soleil, le petit Gilbert Gascard devient Tibet par la grâce d’un frère aîné, de 18 mois, qui prononce plus facilement ” ‘ti ‘bet ” que Gilbert. II a 10 ans lorsque sa famille s’installe au centre de Bruxelles, tout près de la petite rue du Bon-Secours où figure maintenant une fresque murale illustrant sa BD fétiche Pic Hochet. A 16 ans, il collabore comme assistant-dessinateur à Mickey Magazine et se lie d’amitié avec le jeune auteur de polars André-Paul Duchâteau. En 1949, l’hebdo Héroïc-Albums accueille son premier héros personnel, Dave O’Flynn. En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal Tintin et, sur un scénario (non signé) de Duchâteau, il crée la première histoire complète jamais publiée dans ce périodique : Yoyo s’est évadé. En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie dans la revue Chez Nous - Junior, un western mettant en scène des personnages à tête d’animaux : Les Aventures de Chick Bill en Arizona. Dès le troisième épisode, les héros prennent les visages humains qu’on leur connaît aujourd’hui. Le dernier (70°!) album de la série Chick Bill a été édité par Le Lombard en 2010. En 1955, sur un scénario d’André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de Pic Hochet, petit crieur de journaux puis reporter au quotidien La Rafale. D’abord personnage d’énigmes illustrées, le perspicace et téméraire journaliste d’investigation connaît ses premières affaires policières à suivre à partir de 1961. Parallèlement, en 1956 et 1957, Tibet dessine les éphémères Globul le Martien et Alphonse (avec René Goscinny), et Mouminet (avec Greg). Fin 1958, Tibet et Greg imaginent Le Club des Peur-de-Rien, une série qui se poursuit dans Tintin jusqu’en 1979. Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa fameuse Tibetière où il croque les vedettes de la BD, du spectacle, du sport, de la politique, des médias. En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a lancé une nouvelle série chez Glénat, La Révolte dAldo Remy. En 1998, la Poste belge a émis un timbre Chick Bill/Pic Hochet. En 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont il a fait preuve à son égard, Le Lombard a édité Tibet, la Fureur de Pire, une monographie rédigée par Patrick Gaumer (auteur, entre autres, de l’incontournable Larousse de la BD). La même année, Jack Lang, alors ministre français de l’Education nationale, lui a remis les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres. En 2005, Tibet a été fait Citoyen d’Honneur de la Ville de Bruxelles. En 2006, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture, l’a élevé au rang d’Officier des Arts et des Lettres. Ajoutons à ces prestigieuses distinctions, une multitude de ” Grand Prix ” décernés dans la plupart des Festivals de la BD en Belgique, en France et au Québec. En 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre Qui fait peur à Maman ? (Editions ” L’Esprit des Péninsules “), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d’humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence. Le 2 janvier 2010, Tibet s’est éteint à La Tibetière, sa résidence de Roquebrune-sur-Argens (Var), son lieu de villégiature préféré (un boulevard Pic Hochet y a été inauguré en 2002). Sur sa table à dessin, il laissait 28 planches presque achevées d’un 78′ Pic Hochet…

Nb de pages : 120 p.
ISBN : 978-2803627554
20,50 Euros.

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L’HERITAGE DE GLACE

Romain Garnier
Plon

lheritage-de-glaceLorsqu’en 2011 on retrouve un sous-marin frappé de la croix gammée pris dans les glaces du pôle Nord, c’est la stupéfaction.
D’autant plus que tous ceux qui s’approchent de l’épave meurent. Une force mortifère semble émaner de ses entrailles d’acier. Qu’allait chercher ce sous-marin dans ces contrées désolées ? Une civilisation perdue ? Une religion oubliée ?

A Berlin, le vieux professeur Manstein apprend la nouvelle avec effroi : l’engin recèle un terrible secret. Ancien membre de l’Ahnenerbe, une agence nazie ultra-secrète, Manstein sait que cette mission devait assurer la victoire du Führer par des moyens magiques. Nul ne sait si le U-Boot a pu recueillir ce qu’il était parti chercher. Manstein contacte l’un de ses étudiants, John Ackroyd, un jeune Américain, professeur de sanskrit en Allemagne.

A l’ambassade des Etats-Unis, le patron des services secrets propose aux deux chercheurs de déchiffrer un mystérieux carnet que les soldats américains, partis fouiller l’U-Boot, ont découvert en descellant une écoutille. Ce journal de bord retrace le terrible voyage des nazis jusqu’à Thulé : l’expédition nazie serait partie à la recherche du surhomme avant qu’une étrange malédiction ne s’abatte sur elle.

Envoyé au pôle Nord fouiller le submersible, le jeune sanskritiste John Akcroyd n’est pas au bout de ses surprises : de la banquise de glace aux profondeurs de la terre, il va basculer dans l’inconnu, à la poursuite d’un secret indicible, un héritage du passé aussi redoutable qu’extraordinaire.

Aidé de Daphnée, une jeune scientifique, il partira sur la piste du sinistre « homme aux gants verts », le dangereux mage tibétain, conseiller occulte d’Hitler, qui devait offrir au Führer le secret de l’immortalité…

Ecrit par un jeune universitaire spécialiste des langues indo-européennes, « L’Héritage de glace » nous fait entrer de plain-pied dans l’histoire des mythes et toucher du doigt l’extrême vraisemblance des légendes occultes.

De nos jours, les media se font l’écho d’un évènement hors du commun. Les glaces du Groenland, sous l’effet du réchauffement climatique, ont libéré un U-boot, prisonnier depuis la seconde guerre mondiale. Cette annonce de mauvais souvenirs chez Oskar Manstein, philologue émérite de l’Université de Berlin. Avec l’aide de son disciple John Ackroyd, lui aussi spécialiste de langues orientales antiques, il entre en contact avec les autorités américaines, qui complotaient afin d’arriver à cette situation.

Car le sous-marin recèle un terrible secret : le journal de bord d’un savant, maître à penser de Manstein, qui faisait donc partie d’une mission ultra-secrète partie en 1941 en quête du mythe du surhomme sur le site de Thulé. Décodé par l’honorable vieillard, le journal livre donc l’effroyable horreur à laquelle dut faire face l’expédition von Mullendorf dans les glaces du grand Nord, et à laquelle Jack et plusieurs autres vont devoir à leur tour être confrontés…

L’avis d’un lecteur sur le Net :

« Ecrit par Romain Garnier, lui-même philologue (spécialiste des langues), L’Héritage de Glace est un thriller compact, qui recèle de nombreux éléments, reflétant la grande érudition de son auteur. Certains passages, passionnants, ont leurs revers.
D’abord un problème de rythme se fait rapidement jour. La période pendant laquelle les deux universitaires décryptent le journal est expédiée en une petite vingtaine de pages, alors qu’elle aurait mérité sans doute plus de place. Il est probable que l’auteur –guidé ou pas par son éditeur- ait voulu éviter d’embrouiller le lecteur par un langage trop technique, ce qui est louable dans l’esprit, mais je pense que Romain Garnier avait les capacités de nous proposer un récit intéressant. Bien sûr la séquence suivante est consacrée à la restitution de ce journal, une séquence ma foi plutôt réussie puisque l’on se retrouve peu ou prou dans le sous-genre lovecraftien, du moins sur le plan du thème puisqu’on n’atteint pas la dimension gothico-paranoïaque des écrits du reclus de Providence.
Je l’ai dit, le roman est compact, dense. Les chapitres, de taille à peu près classique, sont découpés en longs paragraphes ; trop longs parfois. Quelques respirations liminaires eussent été de bon aloi pour une lecture un peu plus agréable.
Les expérimentations nazies avant et pendant la guerre ont créé une sorte de mythe, de légende urbaine les concernant. Du Groenland au Tibet, Hitler aurait envoyé des hommes à la recherche de l’immortalité, de la toute-puissance afin d’assurer les mille ans du IIIème Reich. Romain Garnbier récupère donc cette posture et parle de nombreux mythes indo-européens. Intéressant, mais désordonné parfois.
De même qu’une romance avec une agent de la CIA est amorcée au début du roman ; la façon dont elle est décrite est un peu maladroite. Il en est de même dans une scène de controverse entre sciences dures et sciences molles. L’auteur a probablement mis beaucoup, peut-être trop, de sa personne, de ses opinions, dans le personnage de Jack Ackroyd et ses relations à autrui. Dans ses prochaines aventures –et nul doute qu’il y en aura vue la façon dont le roman s’achève- il faudra mieux doser sa personnalité et prendre du recul. »

Format : Broché
Paru le : 07/04/2011
Nb. de pages : 317 pages
Dimensions : 15,5cm x 24cm x 2,5cm
ISBN : 978-2-259-21119-2
EAN : 9782259211192

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