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LES DOLCE - LA ROUTE DES MAGICIENS

Frédéric Petitjean
Editions Don Quichotte

les_dolce_01Bien écrit. Un plaisir à lire. Merci aux Editions Don Quichotte. Sincèrement !
Nous avons à faire à une trilogie. Le deuxième tome Les Dolce, Les cinq secrets devrait paraître en octobre 2012. Vivement la suite !

Un roman d’aventures dans la lignée des road movies, qui prend la forme d’un thriller politico financier. Une comédie dramatique familiale rendue hilarante par les pouvoirs étonnants des magiciens. Un roman initiatique mettant en scène le drame de la connaissance, de la mémoire et de la filiation.

PRESENTATION

Les aventures de la dernière famille de magiciens au monde.
New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas de gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?
Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce.
Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l’école. C‘est la fin d’un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu’une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféreraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l’aïeul, véritable bible des âges passés, n’a plus toute sa tête.
Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l’abri et inconscients des enjeux planétaires qu’engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n’avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d’un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d’agir à distance sur la matière. Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l’errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant.

EXTRAIT

LA ROUTE DES MAGICIENS

Au centre du hall monumental du Metropolitan Muséum, entièrement dallé de carreaux vénitiens qui illuminaient d’une lueur rosée les somptueux stucs des plafonds, trônait Master Markus, une cloche de plus de six tonnes fondue en 1341 à Venise. Quand Melkandion posa le pied sur le sol rouge, l’énorme vaisseau de bronze émit un bourdonnement presque imperceptible, qui augmenta rapidement. Les deux Dolce n’avaient pas franchi la moitié de la gigantesque salle que l’instrument, comme actionné par une main invisible, se mit à sonner, tout en demeurant parfaitement immobile. Les touristes et étudiants en art crurent à un dispositif audiovisuel ou un effet d’animation, mais les employés de l’institution, surpris, s’agitèrent. La cloche battait sans discontinuer, sur une pulsation cadencée qui comblait l’air et ébranlait chaque visiteur jusqu’aux tréfonds de sa moelle. Melkaridion comprit aussitôt que le fait était inhabituel. Il s’immobilisa et leva les yeux vers Master Markus, connue pour s’adresser à elle.
«Quelque chose ne va pas, grand-père ?» hurla Antonius pour couvrir ce bruit démentiel qui empêchait toute conversation normale.
Mais le vieux magicien restait figé, observant le prodige sans détourner ne serait-ce qu’une seconde son attention.
«Elle devrait être muette», finit-il par dire. Il avait à peine ouvert la bouche, mais Antonius devina ses paroles.
L’intensité sonore augmentait graduellement. La foule des visiteurs dans le hall s’était figée, comme pétrifiée par les ondes vibrantes qui atteignaient un niveau proche de l’intolérable. Des employés, affolés, criaient dans leur talkie-walkie, en vain.
«Elle devrait être muette…» Le vieux Dolce répétait cette phrase de plus en plus vite, comme pour faire monter la colère en lui. Antonius, qui lui tenait le bras, sentit les muscles noueux se crisper d’un seul coup, et Melkaridion hurla : «Elle devrait être muette !» Sa voix se déploya comme un claquement, couvrant même les sons en furie, si bien que des centaines de paires d’yeux, comme délivrées d’un charme, se tournèrent vers Melkaridion.

les_dolce_031La bande annonce sur Youtube, c’est ICI !

Frédéric Petitjean a écrit ses premières pièces de théâtre à l’âge de vingt ans. Après avoir participé à plusieurs festivals d’Avignon, il part s’installer aux États-Unis, où, pendant dix ans, il écrit des longs métrages et des dessins animés au sein des grands studios du pays. De retour en France depuis 2006, il travaille désormais essentiellement pour le cinéma.

Parution : 3 novembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 535 p.
ISBN : 978-2359490190
19 Euros.

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