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LA COMPAGNE DE RUSSIE

Edouard Moradpour
Editions Michalon

la-compagne-de-russie2Confession intime ? Palpitant !
Préface de Jacques Séguéla.

PRESENTATION

Alexandre, brillant publicitaire français, partage son temps entre Moscou et Paris. Rapidement, il s’imprègne de la Russie postcommuniste, attaché à ses femmes découvrant les excès, les tourments de Moscou. Une succession de portraits de nombreuses jeunes femmes russes, toutes, tour à tour, plus ou moins mystérieuses, conquises par Alexandre, incapable de les aimer, mais trop faible pour les quitter.
En pilier et tournant de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va jouer un rôle fondamental dans l’évolution du héros. Cette transformation le conduira dans des voies jusqu’ici méconnues de lui. Parviendra-t-il à s’extraire de l’emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance, de maternité, et auprès de qui elles espèrent trouver enfin un but ?

RESUME

« Je me suis installé à Moscou dans le contexte sulfureux du craquèlement du mur de Berlin. » Alexandre, le héros de La Compagne de Russie, est un séduisant et successful publicitaire français, un peu paumé, qui découvre dans les bras des femmes les excès et tourments de la Moscou postcommuniste, terre adoptive d’Edouard Moradpour.
Personnage attachant et romantique, Alexandre multiplie les rencontres à la recherche de l’amour. En vain. Il est incapable d’aimer toutes ses conquêtes mais trop faible pour les quitter : « Faire l’amour sans amour, j’étais bien le dernier à qui cela pose problème. »
Au cœur de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va bouleverser notre héros et faire évoluer sa quête dans un sens inattendu. Parviendra-t-il à s’extraire de l’emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance et de maternité ?

Emission sur France-Info du Mardi 3 Juillet 2012


LU DANS LA PRESSE

La disparition d’un être aimé peut modifier du tout au tout le regard qu’on porte sur la vie. C’est ce que montre Edouard Moradpour (…) dans un premier roman quasi autobiographique.
Un livre d’amour où se mêlent le spiritisme et la découverte des valeurs éternelles.
(Philippe Vallet - France Info « Le livre du jour »)

Un très bon roman qui plonge son lecteur dans un vrai univers, dans le contexte sulfureux de l’effondrement du mur de Berlin et dans les affres d’un séduisant et successful enfant du siècle, qui, à la suite de l’acte fatal et désespéré de sa compagne, perd sa passion de vivre et sa raison d’être et cherche à comprendre l’incompréhensible
Paradoxalement, grâce au talent de l’auteur, le lecteur éprouve compassion et sympathie pour ce Don Juan (…) Peut-être simplement parce qu’il est sincère, authentique et qu’il émane de ce roman beaucoup d’émotions.
(Catherine Merveilleux - www.lejouretlanuit.net)

EXTRAIT

Treize heures. Sur mon téléphone un message du « Chat » : « Que se passe-t-il si l’on prend sept cachets de Mogadon ? »
Mon électrocardiogramme est plat. Il me faut de longs instants pour réaliser ce que me dit le Chat. Avec un geste mécanique, je replace parallèlement mon stylo contre le bloc de feuilles alignées. Si j’avais agi sous le coup de l’impulsion, j’aurais couru jusqu’à la porte de mon bureau, sauté dans ma voiture et serais retourné chez moi dans la minute même. Je n’ai jamais été un impulsif, mes actions ont toujours été pensées. Alors je réfléchis, mûrement, longuement. Le Mogadon, il s’agit de mes somnifères : j’en prends un chaque soir depuis des années car il m’est impossible de m’endormir sans eux. On ne meurt pas en avalant sept Mogadon. Ma première pensée va à ce chiffre sept et à sa symbolique. Il me faut un peu de temps pour en sortir et rejoindre ma voiture en hâte.
Mon chauffeur, Sacha, somnole toujours. Je me contiens, le secoue doucement et lui demande de me ramener chez moi au plus vite. Moscou est une ville désespérément embouteillée, il faut au moins une heure pour effectuer le court trajet qui sépare mon bureau de mon appartement.
C’est long, trop long, avec ce message et les sept Mogadon. Je parviens difficilement à me contenir. Relire le message rédigé en anglais ; le Chat et moi ne nous écrivons qu’en anglais. C’est une sorte d’accord tacite, mots simples dans une langue neutre. Au bout d’une énième lecture, je me rends compte que le Chat me l’avait envoyé plus de deux heures auparavant. Mon angoisse devient lourde et je sens la panique monter de manière incontrôlable. Aurait-elle vraiment tenté de se tuer ? J’appelle sans relâche son mobile et son téléphone fixe, personne ne décroche… La sonnerie s’éternise, aucune voix de l’autre côté du fil.
Il me revient alors en mémoire une conversation, quelques jours plus tôt. Elle m’avait demandé précisément si sept Mogadon pouvaient provoquer la mort. La question m’avait paru absurde et je lui avais répondu d’un ton détaché qu’il en fallait bien plus pour mettre fin à ses jours. J’avais été ridicule ! N’importe quelle personne sensée aurait émis des doutes, se serait souciée du mental de sa compagne après une telle interrogation. J’ai de plus en plus peur. Je contrôle difficilement le tremblement de mes mains. Je ne voudrais pas que Sacha s’en aperçoive. J’ai horreur d’étaler mes sentiments, surtout devant des personnes dont je désire le respect, car certaines peuvent trahir cette image d’homme fort que les gens croient voir couramment en moi.
Sacha connaît son métier. Il a la bonté de ne poser aucune question et conduit de son mieux pour me ramener au plus vite chez moi sous la pression silencieuse de ma panique. Les files de voitures n’en finissent pas de s’agglomérer, je me sens comme pris dans un terrible piège. La chaleur devient suffocante ; je ne peux que baisser la vitre.
La circulation se dégage, la voiture adopte enfin une allure normale. Mes idées redeviennent claires, je suis comme apaisé. Enfin. Le Chat n’est pas mort. Mon pressentiment est juste. Je me laisse aller au froid qui caresse mes joues et ferme les yeux. Pour un peu, je m’endormirais ici, sur la banquette arrière. La voiture marque un nouvel arrêt, la portière de Sacha claque, la mienne s’ouvre.

L’AUTEUR

Edouard Moradpour est né à Téhéran, d’une mère immigrée russe après la révolution soviétique. Il vit à Paris dès son enfance. Il est le père d’une fille dès l’âge de 18 ans, avant de passer son bac. Il se marie deux fois très jeune et divorce.
Diplômé HEC, il commence sa carrière de publicitaire en 1971 chez NCK (devenu depuis FCB), ECOM (Groupe HAVAS), LEO BURNETT, RSCG (où il devient le “Fils de Pub” de Jacques Séguéla) et SAATCHI & SAATCHI.
En 1982 il fonde et dirige l’agence de publicité MGTB (Moradpour Guilder Treguer Bely), agence indépendante à succès qui se classera en 6 ans dans les 15 premières agences en France.
De mère russe et parlant russe, il sent l’appel de la Russie en 1989, au moment où le mur de Berlin commence à se fissurer. Il commence alors sa carrière de publicitaire dans ce pays qui s’ouvre tout juste à la publicité. Il y travaillera 20 ans. Il est reconnu en Russie comme le « Père de la Publicité » et couramment présenté comme le « Séguéla » russe. Il est notamment connu pour être le créateur du slogan le plus connu en Russie auprès du grand public, « Chistota- chisto Tide », pour la lessive leader de Procter & Gamble, Tide.
Ses différentes créations sont même maintenant montrées en exemple dans les livres d’enseignement de la publicité à l’université.
Il est le fondateur et dirigeant de plusieurs agences de publicité à succès à Moscou, dont LEO BURNETT & MORADPOUR MOSCOW (maintenant dans le Groupe PUBLICIS) et enfin EURO RSCG MORADPOUR MOSCOW (Groupe HAVAS).
Après ces vingt dernières années passées en Russie, l’écriture de son premier roman La Compagne de Russie, s’est imposée à Edouard Moradpour, comme une véritable nécessité et un témoignage inévitable.

Parution : 7 juin 2012
Nb de pages : 256 p.
ISBN : 978-2841866656
Prix : 20 €

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