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GRAVE PANIQUE

Patrick Delachaux
Zoe

grave-paniqueAprès Flic de quartier et Flic à Bangkok, voici le troisième récit de Patrick Delachaux. Grave Panique est la véritable histoire de l’une des dernières missions du policier Delachaux. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 93, dans la couronne parisienne. Il mène l’enquête au cœur d’organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, particulièrement en banlieue.

Patrick plonge dans l’univers des bandes de jeunes et celui d’un commissariat. Son constat est rude : son métier de flic de quartier disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre par une police qui se comporte à ses yeux comme une armée d’occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, inspirée par les défis que doivent relever aujourd’hui les polices d’Europe.

Né à Genève en 1966, policier durant dix-sept années, Patrick Delachaux a participé comme un des principaux personnages au film documentaire d’Ursula Meier, Pas les flics, pas les Noirs, pas les Blancs. Il est l’un des observateurs attentifs des expériences de police de proximité.

PRESENTATION

Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l’univers d’un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre, par une police qui se comporte comme une armée d’occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d’Europe.
Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l’une des dernières missions du policier Delachaux.

Polar, documentaire sur les banlieues françaises, journal de bord de flic, Grave panique est tout cela à la fois. Et c’est aussi le texte d’un ancien vrai flic qui croit à la police de proximité.
Son plaisir à restituer des ambiances et son inquiétude sur l’évolution de la police se conjuguent avec de profondes interrogations sur le rôle de ces « gardiens de la paix » et une empathie communicative pour les petites gens.

REVUE DE PRESSE /
La critique de Joel Jégouzo :

« Paris, 18e arrondissement, Place de Clichy. Appel général : une BM à serrer. Europol sur les dents, à suivre à la trace la filière de la traite des êtres humains, les Chinois dans le collimateur, cette nouvelle mafia international qui vient de mondialiser le crime en lui donnant un tour particulièrement sévère. Ils sont partout. S’implantent partout, y compris dans les banlieues françaises, où les caïds ne font pas le poids, le savent et se contentent des restes, la dope et quelques trafics coutumiers. Flah-balls, Shit City. En pleine convulsion des banlieues. La hiérarchie policière muselée par les politiques, ne songe qu’à équiper ses flics d’armes nouvelles et casser toute proximité entre ses hommes et le terrain, pour y maintenir l’insécurité que les politiques pourront exploiter ensuite sans vergogne.
Plongé dans ce vaste foutoir, le narrateur file amèrement sa dernière enquête. Récit plus que roman, journal de bord d’un flic amer qui observe le délitement d’une société à laquelle on refuse sa détresse. Planques, écoutes, interpellations musclées, avec le stress pour seule prime, au cœur de l’organisation mafieuse des Chinois du 93. La Courneuve, la barre des 4.000. Des identités bancales, petites frappes prises au piège d’une réalité qui les dépasse. La banlieue s’enflamme. Le roman se fait document. Des populations entières passent devant le tribunal de Bobigny en comparution immédiate. La France s’exténue. Rien n’y fonctionne plus, ni la police, ni la justice. Un document écrit avec conviction en phrases simples, courtes, romanesque si l’on peut dire, avec la construction de ses personnages distribuant le drame social des banlieues, et dont le plus convaincant reste bien sûr celui du flic désabusé.
Grave Panique est la véritable histoire de l’une des missions du policier Delachaux.
Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 93, dans la couronne parisienne. Il mène l’enquête au cœur d’organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, particulièrement en banlieues.
Patrick plonge dans l’univers des bandes de jeunes et de celui d’un commissariat.
Son constat est rude : son métier de flic de quartier disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre par une police qui se comporte à ses yeux comme une armée d’occupation.
Après Genève et Bangkok, Patrick Delachaux se trouve dans une France secouée par les émeutes.
Que se passe-t-il en France ?
Nous découvrons les défis devant lesquels se trouvent deux jeunes filles qui doivent trouvent la force de rester en vie. Pour l’une d’elle les études, pour l’autre l’amour d’un jeune policier français, stigmatisé pour les traits de son visage qui rappellent de lointaines origines magrébines.
Les défis de Djamel et de Kader deux jeunes hommes qui luttent à leur manière pour exister.
Une histoire de flics, écrite par un flic, inspirée par les défis que doivent relever aujourd’hui les polices d’Europe. »

REVUE DE PRESSE /
La critique de Elisabeth Jobin :

« C’est par résistance, par rage, que j’ai écrit mon premier roman », déclare Patrick Delachaux. Nous avons donc à faire à une écriture engagée. Ancien policier genevois, indépendant depuis 2008, c’est par le biais de l’écriture que Patrick Delachaux partage et interprète ses propres expériences. Il donne une image revisitée, plus fragile, sociale, de son ancien métier, ceci grâce à ses trois romans et autant d’essais. Ecrire, une manière d’appréhender la profession qui le fait se sentir « plus flic aujourd’hui qu’avant ». A Genève, par matinée ensoleillée d’un début d’été, nous le rencontrons sur une terrasse proche de la gare de Cornavin. Il y parle de son parcours, de son engagement pour l’écriture, un changement qui lui permet de travailler sur d’autres terrains, « tout en reprenant les histoires vécues dans la police ». Son dernier roman en date, Grave panique, navigue ainsi entre fiction et réalité, les observations de l’ex-flic augmentées par une approche romanesque pour se métamorphoser en intrigues.
Une recette qu’il a déjà travaillée dans ses deux premiers romans, Flic de quartier et Flic à Bangkok (Editions Zoé, Points pour la version poche), mais qui atteint ici une pleine maturité. « Le roman permet de poser des questions sociétales sans faire de l’essai, commente Patrick Delachaux. Et si je peux faire bouger quelque chose à travers des textes, inciter les gens à se poser des questions, c’est magnifique ». Il remanie le genre policier : l’enquête se voit submergée par les rencontres, interrompue par d’autres affaires, mille inattendus barrent le chemin à une fluide résolution de l’intrigue. Et, à l’image du crime qui fonctionne en réseau, le dernier roman de Delachaux laisse s’imbriquer deux histoires parallèles qui se retrouvent bientôt par le fait du hasard, des personnages ou du vandalisme.
Grave panique visite ainsi les royaumes et enfers parisiens, partageant de ce fait des impressions variées des troubles en banlieues. Emeutes ? Révoltes ? Le nom qu’il faudrait donner à ces soulèvements dépend du côté que l’on soutient. C’est qu’à Saint-Denis, la jeunesse se cabre sous les matraques et gaz lacrymogènes des forces de l’ordre. Police ou peuple, les deux partis s’affrontent cependant sans jamais rien obtenir d’autre que la peur. La tension s’installe : « vous êtes grave, grave paniqués, les flics », fait remarquer un travailleur social. Et, tandis que « dans ce capharnaüm sont négligées les mères qui comme partout ailleurs attendent les fils et les pleurent, qu’ils soient banlieusards ou flics », Kader et Djamel profitent de la pagaille pour faire du « trafic de pièces détachées, contrefaçons ou stupéfiants. » Et de mener leur propre bataille en établissant d’autres lois, lâches, violentes, celles des affrontements entre gangs.
Second volet : Paris centre. Patrick, policier genevois, se plonge dans un réseau de la prostitution mis en place par un groupe de Chinois sévissant, entre autres, à Paris. Visite, donc, chez ses collègues du Quai des Orfèvres. Filatures dans les rues de la capitale au petit jour, dans l’odeur de croissants, de quoi compléter un dossier débuté à Bruxelles. Objectif : mettre en lumière un réseau qui étend ses ramifications jusqu’à Amsterdam et Francfort. Ainsi Patrick se fait narrateur, raconte la brutalité en phrases courtes, presque scandées, dans un vocabulaire qui emprunte à la rue et au bistrot. Des souvenirs s’insinuent dans son récit, les doutes éclosent quant au tour que prend la politique adoptée par la hiérarchie de la police. Le sordide des affaires rencontrées teinte de gris jusqu’à la vie personnelle de Patrick, dans laquelle il dégage quelques éclaircies à l’heure de l’apéro, ou en admirant une splendide collègue aperçue au détour de l’affaire.
Deux histoires qui s’intriquent et se croisent alors que Kader, jouant les gros bras, décide de s’associer aux Chinois, perpétrant des actes de plus en plus durs et cruels. Elles se rejoignent aussi par le biais des enjeux soulevés : dans la foulée des questions sociétales apparaissent celles touchant aux bases à établir pour atteindre une stabilité sociale, pour offrir d’autres options que le vandalisme et la répression. Car la hiérarchie instaurée dans les gangs est assurée par la terreur et le sexisme. Aussi Djamel s’écroule-t-il lorsqu’il se met à douter de ses décisions, à écouter les discussions tenues dans un café culturel, à avoir une pensée pour sa mère mourante et quelques remords quant à Loubna, qu’il a troquée à Kader contre de la marchandise volée. Ici, le statut se gagne au poing ; la réflexion, au contraire, fait perdre de la crédibilité. La confiance en soi se conquiert par la terreur au terme d’une enfance abusée, comme lorsque Kader séquestre Loubna dans une scène d’une violence inouïe. Et, de même que la remise en question est durement punie, s’éloigner de ce milieu se paie cher.
« Grave panique marque un tournant », explique l’auteur. Car après avoir utilisé la deuxième personne du singulier pour son premier roman, puis la troisième pour le suivant, Delachaux investit la forme du narrateur avec son personnage Patrick. La quarantaine, genevois, celui-ci fait tout de suite penser à un double de l’auteur. Mais Delachaux, s’il lui a donné son deuxième prénom, le perçoit cependant comme un personnage : « Patrick est un aventurier inventé gamin », rigole-t-il. Une vieille connaissance, donc. « Mais Patrick n’écrit pas d’essais », rectifie-t-il. C’est donc de son premier prénom, Yves, que Delachaux signe ses textes de chercheur ; un prénom que porte d’ailleurs un policier affecté à Saint-Denis dans Grave Panique : « Ils se rejoignent maintenant. Mais pour le prochain roman, je reste sur Patrick. Je suis plus à l’aise avec lui », conclut l’auteur. »

Né a Genève en 1966, policier durant dix-sept années, l’auteur a travaillé notamment dans des quartiers chauds et populaires comme « flic de quartier », selon ses termes. Il est l’un des initiateurs de la police de proximité, dont il est un expert européen. Il a été un des principaux personnages dans le film d’Ursula Meier Pas les Flics Pas les Noirs Pas les Blancs coproduit par les chaînes de télévision ARTE et TSR (premier prix du festival Visions du Réel, Nyon, 2002).

Parution: mars 2011
Pages: 285 p.
Format: Broché
Dimensions: 21.0 x 14.3 x 1.7 cm
ISBN: 9782881826887
EAN13: 9782881826887

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