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GIVRE NOIR

Pierre PELOT
Editions La Branche

givre_noir_01Voici un roman qui transpire la machination, qui suinte la vengeance, qui échaude son lecteur. Pierre Pelot nous balade dans ce récit à 100°C, révélant à pas comptés — et pour mieux dérouter — les secrets honteux de ses personnages… que l’on se prend presque à regretter de connaître…
On se laisse prendre pour arriver à une fin étonnante. Ce pourquoi, nous ne sommes pas étonné que Givre noir soit en cours d’adaptation audiovisuelle par Robin Renucci, acteur, réalisateur et directeur des Tréteaux de France, et Chantal Pelletier, auteur, scénariste et directrice de la collection XIX-XXI aux Editions La Branche.

PRESENTATION

Mado aime Dustin, qui aime Nell, que chérit Stany. Mais Mado n’est pas du genre à se laisser faire.
Même à 23h, la chaleur n’en finit pas de faire bouillir les cerveaux. On pourrait croire que tout commence ce soir-là, ce vendredi 13 caniculaire où Mado ramène Dustin à la maison, un jeune type à l’air franchement voyou. On pourrait croire aussi que Mado a un sérieux béguin pour Dustin, tant elle le protège des piques de Stany, son mari.
Mais il y a Nell, la renversante Nell, la nièce de Mado et Stany. C’est elle qui comprend la première que quelque chose cloche. Que Dustin n’est pas celui qu’on prétend. Que sa chère tante Mado a concocté une danse savante et macabre pour le quatuor en ébullition. Et que Stany pourrait bien y rester, comme feu le premier mari de Mado… Nell n’a qu’à tirer sur le fil pour que la vérité se déroule. Impitoyable et cynique.

LU DANS LA PRESSE

C’est dans le descriptif des principaux acteurs, que Pelot trace de piquantes petites esquisses de psychologie qui nous rappelle à sa façon que le mensonge est hélas le ciment du tissu social.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Dans un style nerveux, sans concession, tout en finesse mais rugueux à la fois, l’auteur peint son histoire d’une manière fort habile à la manière de deux tableaux, ou plutôt d’un diptyque (…) Un roman qui décrit la vraie vie et la rend haletante, c’est cela le talent d’un grand écrivain.
(www.onirik.net)

Pelot s’en donne à coeur joie, ne reléguant pas son côté iconoclaste sous le tapis de la souris, dans cette langue qu’il s’est forgée, au ton si juste, au fur et à mesure des romans noirs qu’il a signés au cours de son exceptionnelle carrière littéraire. Ca déménage !
(Vosges Matin)

Pierre Pelot donne le ton d’entrée. Et, qu’il s’agisse de météo ou des différents protagonistes, on navigue en pleines dépressions (…)
Alors que s’articulent les différents éléments de l’histoire, la bascule du sordide au morbide s’effectue dans la finesse et la fluidité jusqu’à la fin, déjà.
Avec un romancier d’une telle qualité, le temps passe toujours trop vite.
(Dominique Bouchard - www.unwalkers.com)

EXTRAIT

Il pleuvait depuis la naissance du monde. Les semelles du Gerbois prenaient l’eau, les épaules de sa veste aussi, c’était parti pour un été pourri. Il s’était demandé en essayant de se mettre les idées en ordre, dans la voiture, sous le déluge qui brouillait le pare-brise, depuis combien d’années le printemps et l’été n’en finissaient pas de foirer, et la réponse qu’il avait finalement différée menaçait de n’être pas reluisante.
Région de merde. Jour après jour, vous entendez les bulletins météo vous dire que tout est magnifique au sud de la Loire, mais qu’au-dessus, par contre… Et vous êtes au-dessus.
Des godasses qui n’avaient pas un an d’usage. La veste, d’accord, elle n’était pas faite pour les cataractes. Et ce parapluie rétractable trouvé sur la banquette arrière avait un sérieux coup de mou dans la détente. Celui ou celle qui l’avait abandonné là ne l’avait peut-être pas fait sans savoir. C’était la voiture de Ballu, qui y faisait monter n’importe qui, qu’il soit ou pas en état de conduire raisonnablement. Depuis un mois Ballu était en maladie, il avait été embarqué contre son gré par un bus, alors que pour une fois il se mouvait à pied, sous la pluie, traversant au plus vite en dehors des clous comme n’importe qui, résultat multiples et diverses fractures, et du coup la caisse était devenue celle du journal, celle du Gerbois en priorité, ce qui tombait plutôt bien, merci Ballu, vu que de voiture il n’en avait même plus, cette garce de Cécile avait réussi à lui mettre la main dessus avec le reste, avec tout le reste. Cette garce. Ce qui est certain c’est que le parapluie n’appartenait pas au Gerbois, ni sans doute à un, ou une, des passagers, ou passagères, qu’il avait pris en charge, il ne se souvenait pas d’avoir invité quiconque à partager sa conduite dans la Fiat, d’aucune façon, depuis belle lurette. Il y avait belle lurette que lurette n’était plus belle, pour le Gerbois. Un peu trop longtemps que les fleuves débordaient, que les rives s’effritaient, que les barques prenaient l’eau de toutes parts, que les ponts branlaient lamentablement et choisissaient d’attendre qu’il les emprunte pour s’effondrer. Presque quatre ans. Depuis le divorce prononcé et le cancer dans la foulée qui lui était tombé dessus, à cette garce, ce qui n’empêchait pas que c’était une sombre garce, et maintenant Delphine qui se retrouvait en Afrique, au Sénégal, avec son grand connard de Sénégalais, et une petite fille plus belle que le jour, en Afrique, une petite fille qu’ils avaient appelée Tulipe - sans déconner.

givre_noir_02-pierre-pelotL’AUTEUR

Pierre Pelot est né en 1945 dans les Vosges où il vit toujours. Dès l’âge de 18 ans, il décide de vivre de sa plume et s’attèle à tous les genres : western, polar, S.F., littérature jeunesse, etc. On lui attribue près de 200 livres. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran, parmi lesquels L’Été en pente douce, réalisé en 1987 par Gérard Krawczyk.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 184 p.
ISBN : 978-2353060474
Prix : 15 €

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