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EUGENE LOUIS-GILLOT ET LES BEAUX-ARTS DE LA MER

Patrick JUDE et Catherine CARRE-MEVEL
Marines Editions

eugene-louis-gillot-et-les-beaux-arts-de-la-merComme toujours les Editions Marines nous proposent un ouvrage de qualité. Décidément, le monde la Mer est une source d’inspiration et de beauté.

Présentation

Devenu peintre officiel de la Marine en 1921, Eugène-Louis Gillot est largement ignoré du grand public aujourd’hui.
A tort ! Né en 1867, cet impressionniste a connu la célébrité de son vivant en France, aux Etats-Unis et en Angleterre. Ses œuvres, présentées dans plusieurs expositions rétrospectives, sont conservées par de nombreux collectionneurs et musées dans le monde.
Par cette première monographie consacrée à Eugène-Louis Gillot, les auteurs apportent une contribution importante, non seulement à la connaissance de l’artiste et de son œuvre, mais aussi à celle de la Société nationale des beaux-arts de la mer dont il fut le créateur.
On découvre aussi comment les idées de Gillot ont fait leur chemin bien après sa mort, avec la création du salon de la Marine et de l’Association des peintres officiels de la Marine…

Extrait de l’introduction

Eugène-Louis Gillot (1867-1925) était un peintre impressionniste de genre et de marine. Il a connu de son vivant une réelle célébrité non seulement en France, mais encore en Angleterre et aux États-Unis. Sa participation aux expositions internationales d’art est loin d’être rare : Barcelone, Liège, Munich, Milan, Gand, Pittsburgh, Saint-Louis, Rome, Londres, Bruxelles, San Francisco… En France, plusieurs musées prestigieux possèdent de ses œuvres, mais on peut aussi en admirer en Angleterre et au Japon.
Aujourd’hui, le grand public ignore Gillot, quatre-vingt-cinq ans après sa mort. Cependant, le musée national de la Marine, la galerie des Orfèvres et la Société nationale des beaux-arts lui ont rendu des hommages et organisé plusieurs expositions rétrospectives.
Le musée national de la Marine reconnaît explicitement en Gillot l’initiateur du Salon de la Marine et de l’Association des peintres officiels de la Marine que nous connaissons aujourd’hui.
La galerie des Orfèvres, créée à Paris par M. Marc Carré, a toujours rendu hommage à Gillot en exposant ses œuvres. M. Carré avait été désigné par Mme Jeanne Okolowicz, nièce de Gillot, pour authentifier les œuvres du peintre et défendre son travail. Dans les années 1950, M. Carré avait confié la rédaction d’une monographie sur Gillot à M. René Montigny, projet qui n’a jamais abouti. En 1976, L’Art et la Mer avait publié un article de M. Roland L. Higgins, neveu américain de Gillot, qui avait bénéficié de l’aide soutenue de Mme Marc Carré.
La Société nationale des beaux-arts, où Gillot exposait régulièrement depuis 1895 (il deviendra membre de son comité), a reçu le legs de sa fortune, et celle de Mme la baronne Dard dont le peintre était devenu le légataire, pour fonder le très important prix Gillot-Dard aujourd’hui tombé en désuétude. Mais il y a vingt ans, la Marine nationale a pris le relais en créant le prix Louis Gillot.
En outre, il convient de noter le rôle du contre-amiral François Bellec, peintre de la Marine et écrivain, membre de l’Académie de marine, actuel président de la Nationale des beaux-arts, ancien directeur du musée national de la Marine. Le nom de Gillot apparaît à différentes reprises sous sa plume, par exemple dans The Oxford Encyclopedia of maritime History, récent ouvrage de référence où il cite quatre «artistes majeurs» devenus peintres de la Marine, Félix Ziem, Paul Signac, Eugène-Louis Gillot et Albert Marquet, lesquels ont «plus ou moins» suivi le mouvement de l’impressionnisme.
La vie et l’œuvre de Gillot semblent marqués par la marine, par les Beaux-Arts de la mer, cette société par lui créée et dont l’importance justifie le sous-titre de la présente monographie, mais n’en négligeons pas pour autant la diversité de ses intérêts ! Ses vues de Paris abondent, celles de Londres et de Venise aussi, les œuvres faites pendant la Grande Guerre sont nombreuses et les industries fumantes ne sont pas rares. Mentionnons encore les portraits, les vues de Rotterdam, les représentations théâtrales avec la Loïe Fuller sur scène… Par ailleurs, Gillot a aussi été reconnu comme rénovateur de la peinture dite «officielle» par Henri Frantz, homme de lettres et critique de la célèbre revue artistique anglaise The Studio.
Outre les rétrospectives et les hommages, il convient de remarquer que Gillot a été, et est parfois présent dans des expositions à thème en France (Saint-Étienne en 2006, Ville franche-sur-Saône en 2009-2010), tout comme à Londres, New York, Tokyo et Barcelone.
Ces rétrospectives, hommages et expositions à thème ont pour l’instant évité à Gillot et à son œuvre d’être totalement engloutis dans l’oubli, cette immense mer invisible et silencieuse qui laisse parfois remonter à sa surface l’un ou l’autre artiste dont le nom est à nouveau prononcé avec admiration et respect.
Certes, mais un visiteur d’exposition dont la curiosité est éveillée par ces Goélettes à quai de Gillot et qui désire en savoir plus sur l’artiste ne peut que se heurter à l’absence d’ouvrages, de «beaux livres» le concernant en librairie. C’est ainsi qu’est née l’idée d’écrire la présente monographie qui souhaite rendre justice à ce très bel artiste.
Gillot a beaucoup, véritablement beaucoup, travaillé et une présentation rigoureusement chronologique de cette vie intense n’est pas parfaitement adaptée pour suivre dans le temps le déroulement d’une activité particulière de l’artiste tant ses actions et intérêts sont divers et simultanés.

Petit-fils du peintre Mathurin Méheut, Patrick Jude s’intéresse depuis longtemps à la peinture du début du XXe siècle. Auteur de plusieurs ouvrages sur son aïeul, il s’est associé à Catherine Carré-Mével pour ce travail sur Eugène-Louis Gillot.

Parution : 17 mai 2011
Nb. de pages : 126 p.
Format : Broché
Dimensions : 21cm x 27cm x 0,9cm
ISBN : 978-2-357-43078-5
EAN : 9782357430785

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