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SCANDALE DES ECOUTES: “MERCI ET ADIEU”, LE NEWS OF THE WORLD TIRE SA REVERENCE SANS HONTE NI REMORDS

(10/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

news-of-the-world-1“Merci et adieu” : le titre barrait ce dimanche 10 juillet  la une de la dernière édition du tabloïde britannique News of the World, rattrapé après 168 ans de scoops sulfureux par un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques aux multiples retombées politiques et judiciaires.

Au moment où son propriétaire Rupert Murdoch était attendu à Londres pour tenter de limiter les dégats, le journal dominical a, dans un dernier baroud d’honneur, consacré son ultime édition à un pot-pourri de ses plus gros succès de vente.

UN “FLORILEGE DE LA PRESSE DE CANIVEAU” SELON L’AFP !

Dans cette sorte de florilège de la presse de caniveau, s’étale sur un encart central de 48 pages ce qui a fait du News of the World le journal à plus fort tirage du Royaume-Uni: “l’enfant caché” du tennisman Boris Becker; les affaires extra-maritales de tel évêque et du footballeur David Beckham; la liste, avec leur domicile, des “pervers sexuels” (des condamnés ayant purgé leur peine)…

“Nous avons fait l’Histoire”, assure sans modestie le tabloïde qui se présente en une comme “le meilleur journal au monde”.
Pour cette “édition-souvenir”, cinq millions d’exemplaires ont été imprimés, soit près du double du tirage normal.

Dans un éditorial couvrant une page entière, le NotW reconnaît cependant “s’être perdu”. Le journal est accusé d’avoir piraté les messageries téléphoniques de milliers de célébrités et de victimes de crimes, et d’avoir payé des policiers-informateurs pour alimenter ses scoops.
Le scandale, qui perdure depuis des années, a récemment rebondi avec la révélation que le NotW aurait également piraté la messagerie d’une écolière assassinée.

news-of-the-world-2“Nous nous félicitons d’un haut niveau de qualité et nous l’exigeons mais, lors d’une période de quelques années allant jusqu’à 2006, certains de ceux qui travaillaient pour nous, ou en notre nom, n’ont pas respecté nos normes, et de manière abominable”, reconnaît l’éditorial.
Samedi soir, dans un discours prononcé devant les quelque 200 employés du NotW, le rédacteur en chef Colin Myler, a assuré: “nous ne voulons pas et nous ne méritons pas d’en être là”, brandissant le journal tandis que fondaient en larmes nombre de journalistes.
Avant d’annoncer, dans ce qui fut longtemps la plus pure tradition des journalistes anglais à la fin d’une journée de travail: “Et maintenant, nous allons au pub”.

La fermeture du journal n’a pas mis un terme au scandale, à tel point que le baron de la presse Rupert Murdoch a décidé de faire le voyage depuis les Etats-Unis afin de prendre lui-même en mains la gestion de la crise.
M. Murdoch devra tenter d’empêcher que l’incendie ne gagne la marque News Corp, son empire de presse transcontinental. Le NotW ne représente qu’une goutte d’eau dans cette nébuleuse médiatique mais le scandale complique la réalisation d’un projet-phare et controversé de Murdoch au Royaume-Uni: le rachat de la totalité du bouquet de chaînes par satellite BSkyB.

Parallèlement, l’enquête policière s’accélère. Scotland Yard a longuement interrogé vendredi trois personnes, dont un ancien rédacteur en chef du journal, Andy Coulson, qui fut également directeur de la communication du Premier ministre David Cameron.
Rebekah Brooks, la directrice générale de News International qui réunit les opérations britanniques de News Corp et donc le NotW, devrait elle aussi être prochainement entendue, selon la presse.
Dans une lettre aux députés publiée samedi, elle a une nouvelle fois nié avoir cautionné ou même avoir été au courant de piratage de messageries au sein du tabloïde.

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MURDOCH FERME LE TABLOÏD BRITANNIQUE « NEWS OF THE WORLD » AU COEUR D’UN SCANDALE

(07/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

murdoch-5Le controversé tabloïd «News of the World», au cœur d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques, va cesser de paraître. Ainsi en a décidé son propriétaire, le groupe News Corporation, détenu par Rupert Murdoch.

LONDRES / Le magnat australo-américain Rupert Murdoch a créé la stupeur jeudi en décidant la fermeture du tabloïd britannique à grand tirage News of the World (NOTW) au centre d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques.
“Le News of the World fermera après publication d’un dernier numéro ce week-end”, a annoncé dans un communiqué James Murdoch, président de News International, la branche britannique du groupe News Corp de son père Rupert Murdoch.

Créé il y a 168 ans, le dominical tabloïd, qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, était le fleuron du groupe News Corp. Son rachat en 1968 par Rupert Murdoch a été décisif dans la stratégie d’implantation du magnat en Grande-Bretagne.
James Murdoch a évoqué une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d’une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu’un tel acte serait “inhumain” s’il était confirmé.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a dit M. Murdoch.

Il a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, “n’avaient pas mis fin aux problèmes”.
Les dernières révélations publiées jeudi, selon lesquelles les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan auraient été écoutés, ont ajouté à l’indignation.
La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées –politiciens, personnalités, sportifs, et victimes de faits divers– pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

murdoch-4RUPERT MURDOCH S’ENVOLE POUR LONDRES AFIN DE DEMINER LE SCANDALE DES ECOUTES

Le baron de la presse Rupert Murdoch était donc en route ce samedi 9 juillet pour Londres, afin de tenter de limiter les dégâts provoqués par le scandale des écoutes au sein d’un de ses titres phares dans le pays, le News of the World, qui a été sacrifié et sortira sa dernière édition dimanche.
Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire “News Corp”, devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l’AFP une source au sein de News International (NI), la société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l’empire Murdoch.

Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse d’enfler. Son fils James, président de News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.
Le NotW sortira ainsi dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d’exemplaires, il est l’un des journaux anglais les plus vendus au monde.
“C’est un jour très difficile pour nous tous”, a résumé l’actuel rédacteur en chef du tabloïde, Colin Myler, dans un courriel envoyé au personnel. L’un d’eux portait un tee-shirt noir, en signe de deuil, où était imprimé: “Goobye monde cruel”.

Le journal prépare un tirage exceptionnel à cinq millions d’exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a indiqué un de ses journalistes à la presse.
“Partons dans un feu d’artifices”, a tweeté sans honte ni remaords un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïde. “On est totalement innocent” (sic), a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour “quelques” coupables.

Aussi traumatisante qu’elle soit, la fermeture du journal n’a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l’ancien rédacteur en chef du tabloïde et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres interpellés.

Le NotW est accusé d’avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d’une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.
Le NotW n’est qu’une goutte d’eau dans l’empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait contraindre un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.

David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l’automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d’être tenu au courant de l’enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l’action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi.
Rupert Murdoch aura fort à faire pour circonscrire l’incendie. Il devrait également devoir épauler son fils James, qui dirige les opérations européennes et asiatiques de News Corp, et donc celles au Royaume-Uni.

David Cameron a estimé vendredi que la police devait interroger toutes les personnes concernées, “peu importe qu’elles se situent en haut ou en bas de la hiérarchie”.
Il a également dit que lui “aurait accepté” la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International, de plus en plus sur la sellette.

Selon le Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de “millions de courriels”. “Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?”, se demande le Guardian. News International a démenti.
L’histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, “dans un an”, ils comprendront pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.

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