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LA CONTROVERSE LEARNING LAS VEGAS

VALERY DIDELON
Mardaga

la-controverse-learning-las-vegasSi Learning from Las Vegas de Denise Scott Brown et Robert Venturi est aujourd’hui un classique des théories architecturales et urbaines, il fut pendant près de vingt ans l’objet d’une controverse sans précédent. Valéry Didelon en retrace l’histoire passionnée, revenant à la fois sur la rédaction et la réception de ce manifeste qui marque la naissance du postmodernisme.

PRESENTATION

La publication par les architectes américains Robert Venturi et Denise Scott Brown de Learning from Las Vegas, d’abord sous forme d’articles puis de livre, a entrainé à partir de 1968 une controverse sans équivalent dans l’histoire moderne de l’architecture. L’historien Stanislaus von Moos a parlé à ce propos d’« une polarisation de pratiquement l’ensemble du champ architectural — et pas seulement en Amérique — entre les opposants et les sympathisants des supposées ou réelles positions des Venturi. »
En revenant sur les nombreux arguments mobilisés alors par les architectes, les critiques et les universitaires, et en observant la dynamique des débats sur une durée de vingt ans, Valéry Didelon éclaire ici d’un jour nouveau l’émergence du postmodernisme en architecture, mouvement culturel dont Learning from Las Vegas allait devenir à tort ou à raison l’un des principaux manifestes.
L’auteur montre aussi comment l’ouvrage des Venturi a inauguré un nouveau genre de livre d’architecte, le manifeste rétroactif, qui s’est depuis imposé notamment grâce à Rem Koolhaas.

LU DANS LA PRESSE

L’ouvrage de Valéry Didelon marque un jalon significatif dans l’historiographie de la controverse qui s’est développée autour du célèbre ouvrage de Robert Venturi, Denise Scott Brown et Steve Izenour, Learning from Las Vegas [1]. L’auteur y retrace cette controverse dans toute sa vitalité durant plus de vingt ans (de 1968 aux années 1990) et, à travers ses interprétations diverses, esquisse une histoire de la critique architecturale. Évitant de donner une lecture univoque des événements autour de l’ouvrage des Venturi, il tente d’en décrypter les enjeux idéologiques. Il clarifie ainsi non seulement le rôle et la position des auteurs dans l’émergence et le développement du postmodernisme en architecture mais, au travers de cette véritable « anatomie » [2], s’efforce d’en élucider les fondements conceptuels pour finalement, dans sa conclusion, nous inviter à « renouveler notre regard sur cette période » et poursuivre « un débat controversé sur la révision du postmodernisme ». (…)
(Lu dans Metropolitiques.eu)

Nb. de pages : 256 p.
Parution : 13 octobre 2011
ISBN : 978-2804700843
Prix : 32 €

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BELGIQUE-BELGIË. UN ETAT, DEUX MEMOIRES COLLECTIVES ?

Sous la direction d’Olivier Luminet
Mardaga

belgique-belgieUne Histoire belge ? Non des histoires wallonnes et flamandes ! Un ouvrage d’actualité.

PRESENTATION

Ces derniers temps, l’entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu’internationale. L’incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l’impasse des négociations et surtout l’apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques – Flamands et francophones – à trouver un terrain d’entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !).
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C’est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n’auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l’originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l’identité collective et de l’action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte.

Deux préfaces complètent le livre : l’une de Marc Reynebeau, journaliste et historien flamand, l’autre de Xavier Mabille, francophone, ancien directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques).

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1
Les rapports entre la mémoire collective et l’érosion des états-nations : le cas exemplaire de la Belgique.
Olivier Luminet, Laurent Licata, Olivier Klein, Valérie Rosoux, Susann Heenen-Wolff, Laurence van Yperseel et Charles B. Stone.

Chapitre 2
Le Collabo et l’Assisté : stéréotypes et mémoires collectives liés au conflit
linguistique belge.
Olivier Klein, Laurent Licata, Nicolas Van der Linden, Aurélie Mercy et Olivier Luminet.

Chapitre 3
Le passé national belge : entre commémoration et silence.
Valérie Rosoux et Laurence van Ypersele.

Chapitre 4
Le souvenir comme parricide.
L’univers commémoratif de la Flandre, produit et producteur de l’histoire belge
Marnix Beyen.

Chapitre 5
Le conflit belge en interviews de fond : la structure traumatique psychodynamique
dans l’histoire belge.
Susann Heenen-Wolff, Anne Verougstraete et Ariane Bazan.

Chapitre 6
Identité et fiction : la prose flamande après 1970.
Elke Brems

Chapitre 7
Perspectives psychologiques sur la mémoire collective et l’identité nationale :
le cas de la Belgique.
William Hirst et Ioana Apetroia Fineberg

LES AUTEURS

L’ouvrage est dirigé par Olivier Luminet, spécialiste des émotions et de la mémoire, et professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles en Belgique.
Il comporte des contributions d’auteurs tant néerlandophones que francophones.
Marc Reynebeau est journaliste et historien flamand. Xavier Mabille, francophone, est président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques).
Son chapitre de conclusion est écrit par William Hirst, grand spécialiste américain de la mémoire collective, notamment de ses rapports avec l’identité nationale.

Parution : 8 mars 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2804700980
Prix : 24,23 €

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LE LIVRE ET L’ARCHITECTE

Jean-Philippe Garric, Estelle Thibault et Émilie d’Orjeix (dir.)
Edition MARDAGA

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Dédié aux relations complexes et fructueuses qui se sont établies depuis la Renaissance entre l’architecture et l’imprimé, Le Livre et l’architecte est une contribution collective majeure aux réflexions sur la médiatisation de l’architecture. En rassemblant une quarantaine d’essais rédigés par des spécialistes de différents domaines : historiens de l’architecture, historiens du livre, historiens des techniques, qui se consacrent à l’étude de différentes périodes, de l’invention de l’imprimerie à nos jours, cet ouvrage se propose d’approfondir la connaissance du rapport entre cet art utile qu’est l’architecture et les ouvrages, tantôt pratiques, tantôt artistiques et somptueux, qu’il produit et qu’il utilise.

De l’architecte auteur à l’architecte collectionneur ; de la conception du livre comme équivalent de la conception architecturale, à la bibliothèque comme autoportrait de son propriétaire ; de l’ouvrage envisagé comme document, à l’architecture considérée comme fiction ; les différentes pratiques analysées renvoient au conflit fondateur et latent d’une discipline « imparfaite », partagée dès l’origine entre un désir récurrent d’explicitation théorique et un déni non moins constant de cette même explicitation.

Dans une variété de formes allant du plus modeste volume de texte au recueil grand format le plus richement élaboré, les productions concernées déclinent tous les types de relations possibles entre l’abstraction des idées et la séduction des figures. Les séances proposées sont consacrées aux usages des ouvrages et aux contenus qu’ils véhiculent, mais également à leur dimension matérielle, portant une attention particulière aux systèmes d’illustrations, à la relation entre le texte et les images, enfin à la composition et à la conception graphique, qui font des livres d’architecture des créations à part entière, aussi importantes pour leurs auteurs que les édifices réalisés. La table des matières se divise en deux grandes parties : technologie du livre d’architecture ; économie du livre d’architecture, pour aborder successivement les enjeux internes qui sont de l’ordre de la mécanique du livre, de la façon dont il s’organise et dont il fonctionne, puis les échanges financiers, intellectuels et symbolique dont il est le support.

Ce volume rend compte de l’état de la réflexion actuelle sur ce domaine, à partir des travaux pilotés par l’Institut national d’histoire de l’art en association notamment avec le Conservatoire national des arts et métiers et le Centre d’études supérieures de la Renaissance.

Cette publication contient notamment des essais de Chiara Baglione (Iuav Venise), Laurent Baridon (Université de Grenoble), Maristella Casciato (Docomomo), Jean-Louis Cohen (New York University), Elena Formia (Polytechnique de Turin), Guy Lambert (Ensa Paris-Belleville), Frédérique Lemerle (CESR Tours), Valérie Nègre (CDHTE-CNAM), Caroline Maniaque (Ensa Paris-Malaquais), Yves Pauwels (CESR Tours), Thierry Verdier (Université de Montepellier). Elle est dirigée par Jean-Philippe Garric, conseiller pour l’histoire de l’architecture à l’Institut national d’histoire de l’art, responsable du programme de recherche sur le livre d’architecture français, Estelle Thibault, enseignante à l’Ecole d’architecture de Paris-Belleville, spécialiste des théories de l’architecture de la première moitié du xxe siècle.

Parution : mai 2011
Nb de pages : 304 p.
180 illustrations en noir et blanc et 4 cahiers couleur
Format : Broché
Dimension : 20,6 X 22,5 cm
ISBN : 978-2-80470047-8

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