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SNCF, HEROS ET SALAUDS PENDANT L’OCCUPATION

Jean-Pierre Richardot
Editions Le Cherche Midi Editeur

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La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150 000 personnes environ ont été déportées, dont 14 000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l’administration préfectorale, toutes subordonnées à l’ennemi sur l’ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, mis en place dès l’été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de « terroristes » et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur « résistance », à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s’est placé au coeur de la Résistance française. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à « passer les lignes », puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l’heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers « la nuit et le brouillard », la Shoah, dont la plupart ignoraient l’existence ?

LU DANS LA PRESSE

La SNCF a joué un rôle considérable pendant l’occupation. Alors que ses dirigeants collaboraient avec les nazis, le peuple cheminot s’est vite retrouvé au coeur de la résistance… C’est ce que montre le journaliste Jean-Pierre Richardot dans son nouveau livre. Une enquête inédite sur le régime de Vichy et la libération.
(Philippe Vallet - France Info)

Ce livre retrace le rôle obscur des élites de la SNCF et met à jour l’héroïsme des cheminots. Un livre pertinent qui dénoue un sujet tabou, surprenant aussi car il a fallu attendre 60 ans pour connaitre enfin la vérité.
(David Assolen - www.ecolesjuives.fr)

AUTEUR

Jean-Pierre Richardot est l’auteur notamment de Une autre Suisse. Un Bastion contre l’Allemagne nazie (Le Félin, 2002) et 100 000 morts oubliés, mai-juin 1940 (le cherche midi, 2009).

Nb. de pages : 312 p.
Parution : 6 septembre 2012
ISBN-13: 978-2749120119
Prix : 19 €

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MON PERE, C’ETAIS TOI ?

Vincent Pichon-Varin
Le Cherche Midi Editeur

mon_pere_c_etait_toiUne écriture dynamique qui donne plaisir à lire. Un plongeons dans la nature humaine qui redonne du baume au cœur.

PRESENTATION

A 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d’un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d’ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.

LU DANS LA PRESSE

Vincent Pichon-Varin corrobore l’assertion d’André Malraux voulant que l’Homme soit un tas de petits secrets (…) Comme quoi la vie des gens fait la matière à de beaux romans.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Ecriture dynamique de l’auteur (…) Ce livre se lit non seulement avec plaisir, mais il a aussi un effet positif sur le moral, et nous réconcilie avec la nature humaine.
(Françoise Bachelet - www.livres-a-lire.net)

Si vous avez aimé “Les Colocs”, vous serez heureux de retrouver leur petite bande dont les liens se sont resserrés autour des plus jeunes. Sinon, faites vite connaissance : vous allez les adopter !
(Jeanne Thiriet - Pleine Vie)

Une intrigue aussi haletante qu’une enquête policière, des personnages attachants, de l’humour juste ce qu’il faut et un univers à la fois fascinant et mystérieux - celui des cabarets parisiens - contrastant avec l’authenticité de la province… tous les ingrédients sont réunis (…) pour que le lecteur ait peine à le lâcher avant la fin.
(Franck Boitelle - Paris Normandie)

EXTRAIT

En ouvrant son courrier ce matin, Gilles a du mal à comprendre pourquoi un notaire de Saint-Aubin, une ville dont il n’a jamais entendu parler et où il ne connaît personne, lui adresse une convocation. À midi, il doit aller déjeuner chez sa mère. Elle pourra sans doute l’aider à éclaircir ce mystère. Il pose la lettre sur le meuble de l’entrée pour penser à l’emporter, et retourne au salon entamer le repassage de ses tenues de scène, en prenant soin de ne réveiller personne.
Gilles travaille au Bon Marché du mardi au samedi dans la journée, il est responsable du rayon chaussures pour femmes; et le soir, du mardi au dimanche, il se produit dans un petit cabaret de Montmartre, Chez Jeanjean. Le lundi, c’est son jour de repos, son dimanche à lui. Il en profite souvent pour entretenir ses tenues, et c’est un travail de titan, car son numéro de transformiste l’amène à changer d’apparence une trentaine de fois en moins de quinze minutes.
Gilles a beau s’appliquer à manier son fer à repasser, il ne peut s’empêcher de repenser à la lettre du notaire. Il quitte sa planche quelques instants et allume son ordinateur pour regarder où se trouve Saint-Aubin.
Après quelques clics, son intuition se confirme : le village se situe en Normandie, près de Bernay, entre Évreux et Lisieux, et il est sûr de ne jamais y avoir mis les pieds. La seule fois où il s’est aventuré dans la région, c’était à Trouville, avec Jean, le patron du cabaret et le colocataire de sa mère. Saint-Aubin se présente sous un agréable aspect : des maisons à colombages et des longères entretenues, un petit moulin qui surplombe un ruisseau et une campagne vallonnée. Ça lui plaît bien ; tout compte fait, il n’a rien contre l’idée d’aller rendre visite à ce notaire, même s’il n’est pas plus avancé sur les raisons de la convocation.
Il hésite à contacter le numéro figurant sur le papier à en-tête, mais préfère finalement attendre d’avoir questionné sa mère. Il range à nouveau la lettre dans l’enveloppe et, en homme un brin tatillon, la place dans la poche intérieure de sa veste.
C’est le moment précis que sa fille choisit pour l’informer en hurlant qu’elle est réveillée. Comme à chaque fois qu’elle montre le moindre signe de contrariété, il se précipite vers sa chambre. Depuis un peu plus d’un an qu’Honorine est née, il n’a jamais pu supporter de l’entendre pleurer et, comme elle l’a bien compris, elle ne se prive pas d’élever la voix dès qu’elle ne veut plus dormir ou qu’elle veut un peu de compagnie.

Emission sur France Inter du lundi 25 juin 2012

Pour écoutez l’émission cliquez ICI

mon_pere_c_etait_toi_02-vincent-pichon-varinL’AUTEUR

Vincent Pichon-Varin est auteur et éditeur ; après Les colocs (le cherche midi, 2011), Mon père, c’était toi ? est son second roman.

Parution : 10 mai 2012
Nb. de pages : 272 p.
ISBN : 978-2749126081
Prix : 17 €

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