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DANS LES ARCHIVES INEDITES DES SERVICES SECRETS. UN SIECLE D’ESPIONNAGE FRANÇAIS (1870-1989)

Bruno Fuligni et Jean-Baptiste Bourrat
L’Iconoclaste

archives-services-secretsL’Iconoclaste est un éditeur pour qui le passé ne s’oublie pas. Il se cultive. A plus forte raison, celui de la France.

« Il n’est point de secrets que le temps ne révèle » (Racine)

Ce panorama d’un siècle d’espionnage français, de 1870 à 1989, a été réalisé à partir des principaux fonds d’archives du Service historique de la Défense, du Bureau central de renseignement et d’action, de la Direction générale de la sécurité extérieure et de la Direction centrale du renseignement intérieur. Les 800 documents sélectionnés donnent aux événements un nouvel éclairage historique.

De 1870 à la fin de la Guerre Froide, un siècle d’espionnage et de contre-espionnage français Un livre monument Deux années auront été nécessaires pour explorer les dizaines de kilomètres d’archives que représentent les fonds français. Des centaines de dossiers ont été consultés, des milliers de documents secrets, mis à jour. Au total, ce sont 800 trésors qui sont sélectionnés et commentés dans ces pages. Un ouvrage de référence Jamais encore un livre de cette ampleur n’avait été réalisé sur les archives du renseignement français. Les principaux fonds ont été consultés, certains ouverts pour la première fois. Des dérogations exceptionnelles ont même pu être obtenues sur des sujets aussi brûlants que l’affaire Georges Pâques, les micros de l’ambassade de Varsovie, l’opération sur Kolwezi, l’affaire Farewell… Dans les arcanes de l’espionnage Les services secrets sont étudiés ici sous tous les angles : naissance des institutions, évolution des techniques, renseignement extérieur, contre-espionnage… mais aussi leur rôle en amont des événements, dévoilant ainsi les dessous de l’affaire Dreyfus, les débuts du nazisme, la psychologie de Staline, les préparatifs du Débarquement, les réseaux d’influence à l’aube de la guerre d’Algérie… Le lecteur croisera les principaux acteurs de cette guerre de l’ombre comme Mata Hari, Joséphine Baker, le colonel Passy, Wybot, Alexandre de Marenches et beaucoup d’autres, aux destins mouvementés et aux identités multiples.

« Ces ouvrages ne constituent pas une vision interne. C’est plus l’histoire de la société française vue à travers les actions des services… L’histoire de la France et du monde vue à travers le regard de nos services de renseignement… Depuis le livre sur le quai d’Orsay, le défi c’est de trouver le rythme et le rapport texte-image très fort pour que le lecteur ait envie de se plonger dedans et de ne pas en sortir…»
Jean-Baptiste Bourrat

AVIS

« Le sérieux apporté aux livres sur le Quai d’Orsay et sur la police a convaincu les responsables des services français de faire une entorse à la règle, sans pour autant violer des secrets qui font partie de notre histoire collective (la sacro-sainte règle anglaise « Keep your secrets secret » a été respectée). Néanmoins, pour la première fois, des documents, sélectionnés avec le plus grand soin, permettent de faire revivre une époque, un climat, et des affaires qui ont défrayé en leurs temps la chronique avec des éléments du dossier, tous authentiques, venant éclairer des zones d’ombre. Au-delà d’affaires célèbres, certains vont en profiter pour découvrir le BCRA,[3] les Jedburgh, des hommes et des femmes d’exception, Jeanne Bohec, Joséphine Baker ou le Colonel Pellé, ou encore découvrir la BCEN ou l’affaire Farewell. »
(Joël-François Dumont dans la revue « Defense »)

ENTRETIEN

Ce beau livre, Dans les archives inédites des Services secrets, fait partie de la collection « Mémoires » lancée par Sophie de Sivry il y a 10 ans, qui comprend des titres tels que Mémoires du monde, Aventuriers du monde, Mémoires de la mer… Vous me disiez, Jean-Baptiste Bourrat, en 2008, que bien souvent, les recherches effectuées pour l’élaboration d’un livre dans les archives des grandes institutions suscitent le sujet du livre suivant. Par exemple, c’est en faisant le livre sur les archives du Quai d’Orsay, (Mémoires du monde) qu’est né, Aventuriers du monde. Qu’en est-il pour cet ouvrage qui vient de paraître ?

Jean-Baptiste Bourrat : Ça s’est passé exactement de la même façon. C’est en travaillant sur l’ouvrage, Dans les archives secrètes de la Police, et en consultant toutes ces enquêtes des services de la Préfecture de police qui faisait du renseignement, que Bruno [Fuligni], directeur scientifique de l’ouvrage, et moi-même, avons rêvé d’un livre sur les archives des Services secrets. Quand nous avons fait part de notre nouveau projet au Préfet de Police qui a bien accueilli notre ouvrage publié, il nous a proposé de revenir faire des recherches dans les archives de la Préfecture de police. Il nous a également donné un coup de pouce pour obtenir un rendez-vous avec Bernard Squarcini qui dirige la DCRI (Direction Centrale du Renseignement intérieur, qui a résulté de la fusion de la DST et des Renseignements généraux en 2008). Ainsi, nous avons eu l’autorisation de faire un livre sur le renseignement, autorisation qu’il a fallu faire valider par le Ministère de l’intérieur, non sans quelques mois d’attente. Puis, nous avons fait la même démarche auprès du ministère de la Défense et de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure). Le livre sur les archives de la Police que nous avons publié en 2008 est bien à l’origine de ce livre sur les archives des Services secrets.

« La pluralité des services induisait la diversité des fonds à consulter » est-il écrit dans la préface… Bruno Fuligni, pour ce livre, vous avez dirigé une équipe de chercheurs et consulté des milliers de documents…

Bruno Fuligni :
En effet. Il y a d’une part les archives de la Préfecture de police, d’autre part les archives du 2e Bureau déposées au Château de Vincennes, le SHD (Service historique de la Défense) qui conserve les dossiers secrets des quatre armes - Terre, Marine, Air, Gendarmerie -, ainsi que les fonds issus de la Résistance et les fonds de ce 2e Bureau constitué pendant la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle en exil à Londres, le BCRA (Bureau central de Renseignement et d’action). Aux Archives nationales, il y a certains éléments et en particulier les archives de l’ancienne Cour de Sûreté de l’Etat qui jugeait les cas d’espionnage. Ces archives sont théoriquement fermées, mais nous avons obtenu deux dérogations sur deux affaires qui nous intéressaient (Georges Pâques, taupe des Soviétiques au sein de l’Otan et le réseau Bammler-Kranick, mis en place par les services est-allemands). Puis, en allant frapper aux portes des différents services, nous avons eu accès à des dossiers qui font partie de leur patrimoine ou de leur documentation. Ces services ont en leur sein des musées qui ne sont pas ouverts au public, mais qui sont des lieux de souvenirs. Ils abritent la mémoire du renseignement français. L’existence même de ces « musées secrets » nous était inconnue. Extraordinaire surprise de pousser des portes, d’arriver dans des enceintes ultra protégées et de voir à travers les vitrines, des faux papiers, des appareils photo miniatures, du matériel réformé d’écoute ou de détection, des rapports, des photographies, des objets qui sont des « prises de guerre » sur des services étrangers… Pour la première fois, nous avons pu, non seulement regarder mais aussi reproduire ce matériel. Au total, nous avons visité cinq musées. Un seul est ouvert au public, le Musée du Plan Sussex à Hochfelden, en Alsace. Parmi les quatre autres qui ne sont donc pas ouverts au public et sont plutôt considérés comme des salles de trophées, créées par des anciens des services, un se trouve dans les locaux de la DCRI et trois dépendent de la DGSE. Avoir accès au musée du service Action, par exemple, était impensable, il y a quelques années. Notre demande a dû coïncider avec un moment où les services français qui ont une tradition du secret absolu ont eu envie d’évoluer. Nous avons donc eu la chance de pouvoir pénétrer dans ces enceintes, de regarder ces collections et surtout de les reproduire pour le public. Les dossiers que nous avons consultés vont jusque dans le milieu des années 1980 avec l’affaire Farewell et avec le musée de la mission Aspiro, la section des nettoyeurs d’ambassade. Des affaires quand même très récentes.
(…)
(Fondation La Poste)

La suite sur le site de la Fondation La Poste.

SOMMAIRE

LES SECRETS DE LA BELLE-EPOQUE 1870-1918
Espionne et courtisane ? Au c?ur de la Chine impériale
Les secrets de la poudre “B”
LES SECRETS DE L’AGE D’ACIER 1918-1947
Le capitaine rouge
Faut-il se méfier d’Adolf Hitler ? Flagrant délit d’espionnage
LES SECRETS DU FRONT INVISIBLE 1947-1989
Le dossier Mittterand
Guerres secrètes en Indochine
Une étoile pour l’Algérie

Bruno Fuligni dirige la Mission éditoriale de l’Assemblée nationale. Ecrivain et historien, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire politique et littéraire. Dans les archives inédites des Services secrets (2010) et Dans les secrets de la police (2008) parus aux éditions L’Iconoclaste, ont été réalisés sous sa direction scientifique.

Jean-Baptiste Bourrat est secrétaire général des éditions L’Iconoclaste et des Arènes. Sous sa direction éditoriale, ont été réalisés notamment, Dans les archives inédites des Services secrets (2010) et Dans les secrets de la police (2008).

Parution : 15 septembre 2011
Nb de pages : 654 p.
Dimension : 24 x 16 cm
ISBN : 978-2-913366-36-7
EAN13 : 9782913366367
24 Euros.

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