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LE CHIEN NOIR DU DESTIN

Peter Balakian
Métis Presses

le-chien-noir-du-destinParler d’avant et d’ailleurs pour mieux définir le présent … américain.
Le chien noir du destin a obtenu un succès considérable aux Etats Unis, où il a obtenu le Pen / Albrand Award, et il a été Best Book of the Year du Los Angeles, Publishers Weekly, Library Journal.

PRESENTATION

Le récit se déroule dans les riches quartiers du New Jersey, où Peter Balakian grandit et s’immerge dans l’enfance typique d’un garçon américain des années 50 et 60. Dans cette atmosphère radieuse gît cependant le spectre du traumatisme que sa famille et ses ancêtres ont subi lors du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915. Dans une prose élégante, spirituelle et poétique, Le chien noir du destin retrace l’éveil progressif de l’auteur à ces événements et à leurs conséquences dans le présent. Dans ce voyage personnel, Balakian apprend à interpréter les mythes folkloriques, les métaphores abruptes et les silences douloureux d’une famille composée de matriarches et de marchands, de médecins et d’évêques, d’une héroïque grand-mère survivante du génocide, et de ses tantes, deux figures connues dans le monde de la littérature. En mettant au jour les secrets passés de sa famille, Le chien noir du destin est aussi l’histoire de ce que signifie être américain.

LU DANS LA PRESSE

Peter Balakian face au passé arménien

Sous-titré : « Un jeune Américain découvre son passé arménien », le Chien noir du destin, mémoires du poète et essayiste Peter Balakian, est un livre majeur. Récompensé par le prestigieux prix littéraire PEN-Martha Albrand, ce best-seller aux Etats-Unis n’est pas un récit de rescapé mais de descendant. Né en 1951 dans le New Jersey, Balakian y raconte avec humour, verve et émotion, comment il a appris, presque par effraction, le sort de sa famille, décimée en 1915, lors du premier génocide du XXe siècle.
Américain de la troisième génération, l’auteur, aîné d’une fratrie de quatre enfants, ignore tout du passé. Pourtant, ses deux parents sont arméniens. Son père, médecin prospère, est issu d’une célèbre famille d’intellectuels d’Istanbul. Sa mère descend d’une lignée de marchands de soie de Diyarbakir. Mais, dans la famille, un silence tenace recouvre le passé. Même sa grand-mère, Afina, survivante des marches de la mort vers le désert syrien de Deir ez-Zor, ne laisse rien filtrer, hormis ses cauchemars. Entre eux, les adultes parlent arménien, et toute question se heurte à un mutisme obstiné. Au point que le jeune Peter se rêve juif et rejette les savoureux repas du dimanche, leur préférant le sport et la junk food.
Le déclic viendra à 23 ans de la lecture d’Henry Morgenthau, ambassadeur américain en Turquie au temps des massacres et auteur d’un témoignage accablant. Balakian exhume alors l’histoire familiale, « un singulier cadeau pour un jeune écrivain » et découvre le négationnisme turc : il en devient un fervent combattant.
(Par Anne Dastakian, le 11 février 2012, Marianne)

EXTRAIT

Préface à l’occasion des dix ans de l’édition américaine.
Lorsque l’occasion s’est présentée pour une nouvelle édition par Basic Books, quelque dix ans après la première publication de Black Dog of Fate, mon ancienne éditrice Gail Winston, qui avait eu vent de mon voyage en Syrie en mai 2005, me proposa d’écrire un nouveau chapitre pour cette nouvelle édition. J’ai trouvé l’idée intéressante, incarnant le soutien de Gail pour que ce récit continue, et nous avons repris contact.
Ce qui avait été une tournée de conférences au Liban et en Syrie s’avéra, d’une manière spontanée et révélatrice, un voyage dans l’univers perdu de ma grand-mère, réfugiée à Alep de 1915 à 1920, suite aux convois de la mort où l’envoya en août 1915 le gouvernement turc. D’Alep, mon périple me conduisit à Deir-es-Zor, dans le désert syrien à plus de deux cents kilomètres à l’est, une zone aride qui fut l’épicentre de mort lors du génocide arménien, un lieu qui a fini par incarner ce qu’Auschwitz signifie désormais dans l’histoire de la Shoah. Deux chapitres - «En route vers Alep, mai 2005» et «Ossements» - prolongent donc le récit. J’espère que le lecteur découvrira en eux la continuation organique de mon exploration à l’intérieur d’un sombre passé et de l’évocation de ma famille disparue.
J’ai saisi aussi cette occasion pour restituer au texte quelques petites choses qui avaient été retirées de mes premiers brouillons. Dans «Liberté, New Jersey», j’ai restitué quelques paragraphes concernant le rock’n'roll, dont un court développement à propos de Bob Dylan. Dans «Enchaînement de mots», je rends à mon père quelques paroles de sagesse qu’il m’a transmises. A l’occasion, j’ai identifié des amis par un ou deux mots de plus. J’ai modifié l’orthographe du nom de l’évêque Balakian, Krikor, son prénom d’origine, en Grigoris, orthographe classique de son prénom, qu’il adopta lors de son ordination et qu’il utilisa comme auteur. Enfin, comme tant de travaux de recherche significatifs sur le génocide arménien sont parus depuis la publication de la première édition, j’ai mis à jour la bibliographie, ajoutant certains ouvrages scientifiques importants publiés ces dernières années.

L’AUTEUR

Peter Balakian est né dans le New Jersey en 1951. Il enseigne à l’Université de Colgate. Il a publié cinq recueils de poèmes, dont le plus récent est June-tree : New and Selected Poems 1974-2000, ainsi que Le tigre en flammes. Le génocide arménien et la réponse de l’Amérique et de l’Occident (éditions Phébus, 2005).

Parution : 6 octobre 2011
Format : Broché
Nombre de pages : 416 p.
ISBN : 978-2940406395
Prix : 24 €

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