Articles contenant le tag François Mitterrand

LE DERNIER TABOU

Denis Demonpion et Laurent Léger
Editions Pygmalion

le_dernier_tabou_01Il s’agit d’un principe : tous les présidents de la Ve république ont menti depuis Pompidou. Ce livre contient de nombreuses révélations : le cancer de Balladur, qu’il aurait rendu public s’il avait été président ; comment la proposition de réforme a été écartée par Chirac, par Sarkozy puis par Balladur dans le Comité de réforme constitutionnelle ; Sarkozy prend des médicaments non homologués, etc.

PRESENTATION

La main sur le cœur, les présidents de la République se sont toujours engagés à être transparents sur leur état de santé pendant leur mandat. Pourtant, ils ont tous, le moment venu, expédié cette promesse aux oubliettes.
Georges Pompidou répétait qu’il avait la « grippe », alors qu’il se mourait d’une leucémie. Valéry Giscard d’Estaing s’est abstenu de publier des bulletins de santé. Quant à ceux de François Mitterrand, ils étaient tous mensongers. Après son accident vasculaire cérébral, Jacques Chirac laissa croire qu’il s’agissait seulement d’un petit « pépin »… Nicolas Sarkozy, lui, avait promis qu’il ferait de son médecin une « vedette » : il n’en a rien été.
Aucun n’a voulu instaurer des procédures claires qui pourraient remettre en cause les capacités du chef de l’État à présider, chose nécessaire dans une démocratie digne de ce nom.
Or le président tient le destin des Français entre ses mains. S’il s’exonère de rendre des comptes publiquement sur une question aussi vitale que sa santé, doit-on lui accorder notre confiance ?
C’est, en somme, à l’un des grands tabous politiques que s’attaque ce livre, dont les nombreuses révélations ne peuvent qu’interpeller et, surtout… inquiéter.

LU DANS LA PRESSE

C’est un des secrets les mieux gardés de la République ! Depuis toujours, le bulletin de santé du chef de l’Etat fait l’objet de toutes les manipulations. Différé, édulcoré ou carrément mensonger, il ne renseigne en rien sur l’état de forme réel du président, comme l’ont montré en leur temps Georges Pompidou et François Mitterrand.
Dans un livre édifiant à paraître cette semaine, les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger explorent ce monde opaque où le secret médical et la raison d’Etat se mêlent.
(De Matthieu Croissandeau - Le Parisien)

La santé des chefs de l’Etat reste un sujet tabou, malgré de nombreuses promesses de transparence. Pendant deux ans, Denis Demonpion et Laurent Léger ont enquêté sur la santé des présidents.
(De Pauline Fréour - www.sante.lefigaro.fr)

Ce livre pointe donc les mensonges à répétition des Présidents et de leur entourage. Il fourmille de révélations et d’anecdotes effrayantes (…)
L’ouvrage jette également une lumière disgracieuse sur les âpres batailles qui se jouent en coulisse, entre médecins et familles, secret médical plus ou moins poreux et stratégie d’évitement de la presse.
(De David Delos - TV5 Monde « Coup de pouce pour la planète »)

le_dernier_tabou_02LES AUTEURS

Denis Demonpion est rédacteur en chef au Nouvel Observateur, Laurent Léger, grand reporter à Charlie Hebdo. Ensemble, ils ont publié Cécilia, la face cachée de l’ex-Première dame, et Tapie-Sarkozy, les clefs du scandale, deux livres édités par Pygmalion.

Parution : 11 avril 2012
Nombre de pages : 320 p.
ISBN : 978-2756405780
Prix : 19,90 €

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DEMAIN LA TUNISIE

Jacques Lanxade
France-Empire

demain-la-tunisie Résumé : L’amiral Jacques Lanxade a été le conseiller militaire du président François Mitterrand avant d’être Chef d’Etat-Major des Armées.
Ambassadeur de France en Tunisie de 1995 à 1999, il a redécouvert avec passion ce pays qu’il avait déjà connu dans sa jeunesse. C’est pourquoi il a suivi, au jour le jour et avec une très grande attention, les événements qui ont conduit au succès de la révolution du jasmin. La révolte de la jeunesse contre un régime dictatorial corrompu et sa quête de liberté, que beaucoup de responsables politiques français ont trop longtemps voulu ignorer, ne l’ont pas surpris car il avait observé la montée de la tension depuis quelques années.
Ce livre est d’abord un rappel de la situation qui a conduit à la révolution, avant de proposer une analyse des enjeux de la transition politique de la Tunisie vers la démocratie et l’état de droit. II formule, à partir des atouts et des faiblesses de l’économie tunisienne, des scenarii d’évolution du pays. Mais cet ouvrage décrit aussi comment la révolution tunisienne a été l’inspiratrice de l’extraordinaire mouvement de libération qu’elle a déclenché dans tout le monde arabe.
Il montre que l’Egypte, d’abord, puis progressivement beaucoup d’autres Etats arabes, ont été touchés. Il analyse les conséquences considérables qui en résulteront pour l’équilibre du monde. Interviewé par Stéphanie Le Bail, l’amiral Jacques Lanxade apporte un témoignage de premier plan pour les Français d’abord, mais aussi pour les Tunisiens qui vont bientôt voter.

LU DANS LA PRESSE

L’amiral Lanxade : « C’est l’armée qui a lâché Ben Ali » (16.01.2011)
Ancien chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade connaît bien la Tunisie, où il a été ambassadeur de France de 1995 à 1999. Il nous aide à comprendre les événements de Tunisie et ce qui va se passer maintenant dans ce pays. Pourquoi Ben Ali a-t-il fui ? Amiral Jacques Lanxade. Face à ce véritable mouvement de fond de la population tunisienne, Ben Ali a fui parce qu’il a pris conscience de l’impossibilité pour lui de rétablir la situation quand tous ceux sur lesquels il comptait l’ont lâché. C’est l’armée qui a lâché Ben Ali quand elle s’est refusée — à l’inverse de la police du régime — à faire tirer sur la foule. Chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar a démissionné en refusant de faire tirer l’armée et c’est probablement lui qui a conseillé à Ben Ali de s’en aller en lui disant : « Tu es fini! » Quel peut être le rôle de l’armée ? L’armée, qui — même sous Ben Ali — a toujours été tenue à l’écart de la politique et n’était pas partie prenante dans la direction des affaires du pays, est une armée assez républicaine. Je crois que l’armée est un élément stabilisateur et modérateur. Ce n’est pas une armée de coup d’Etat, même si je peux me tromper. Mais il ne faudrait pas que — faute de trouver une organisation politique pour assurer la transition — l’armée soit obligée d’apparaître en première ligne. Il ne me semble pas que l’on aille dans ce sens-là et l’armée n’y pousse pas du tout. Qui gouverne désormais en Tunisie ? Ce n’est déjà plus le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, car tous les membres de l’opposition et de la société civile qu’il avait réunis autour de lui ont exigé qu’il renonce à être le dirigeant de la transition, au profit du président du Parlement, Foued Mebazaa. On est donc revenu aux normes constitutionnelles en passant d’un intérim à une vacance officielle du pouvoir. Celui-ci aura pour charge bien entendu d’organiser une élection présidentielle et des législatives après avoir fait modifier la Constitution qui était taillée sur mesure pour Ben Ali et écarter tous ses concurrents. Si l’on veut maintenant que les gens puissent se présenter librement, il faut donc réviser la Constitution. Je crois que cela prendra un certain temps, que cela prendra plutôt six mois que quarante-cinq jours. Y a-t-il un risque de chaos ? Après les scènes de pillage que l’on a vues, il y a toujours un risque de chaos, mais je n’y crois pas beaucoup. J’ai le sentiment qu’on a franchi le moment plus difficile car l’armée et la garde nationale, c’est-à-dire la gendarmerie, ont semble-t-il repris le contrôle de la situation. Et depuis hier, les forces de l’ordre qui se sont déployées dans Tunis s’activent à rétablir l’ordre, empêcher les pillages et rassurer la population. Les Tunisiens sont en général des gens très calmes et, quand leur colère explose, celle-ci peut retomber aussi vite. S’il n’y a pas d’erreur commise par le président du Parlement, les Tunisiens pourront donc attendre et patienter encore quelques mois… Les islamistes représentent-ils un danger ? Jusqu’à présent, la population a écarté systématiquement les islamistes des grandes manifestations, où toutes les classes sociales étaient représentées, à chaque fois qu’ils tentaient de se mettre en avant. Il faut reconnaître que le mouvement islamiste a été sérieusement cassé par le régime Ben Ali. Les islamistes existent probablement dans le pays mais ne sont aujourd’hui ni très nombreux, ni bien organisés. Certains islamistes vont cependant essayer de rentrer de l’étranger et même de France. Les islamistes ne semblent pas représenter pour l’instant un risque vraiment sérieux, mais il faut bien sûr les empêcher de récupérer ce mouvement populaire. Comment jugez-vous la position de la France ? Depuis des années, les autorités françaises, et notamment les gouvernements de droite, ont toujours soutenu excessivement ce régime quasi dictatorial et mafieux et sans même faire de pression sur lui. D’où l’embarras évident des autorités françaises quelque peu gênées aux entournures. Depuis le début de la crise il y a un mois, le gouvernement français a mal jugé l’ampleur du mouvement de contestation populaire et a fait une erreur d’analyse considérable en restant trop longtemps sur l’idée d’aider Ben Ali à se maintenir au pouvoir.

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/l-amiral-lanxade-c-est-l-armee-qui-a-lache-ben-ali-16-01-2011-1229239.php

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 167 p.
Dimensions : 15,6cm x 24,1cm x 1,7cm
ISBN-10: 2704811075
ISBN-13: 978-2704811076

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