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DROGUES STORE

Arnaud Aubron
Editions Don Quichotte

drogues_store_01Sous-titré « dictionnaire rock, historique et politique des drogues », Drogues Store, dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues.
Une lecture qui amène à réfléchir. Le sujet étant trop important pour lire ce livre sans prendre un certain recul des partis pris de l’auteur.

PRESENTATION

« Un monde sans drogue n’existe pas. »

Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’Etat français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ?
Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés.
Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.
De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d’Air Cocaïne, Guerres de l’opium, Salles de shoot ou Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Café, Pécho… ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues, aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique. Après quarante ans d’une guerre mondiale à la drogue qui n’a empêché ni l’envol de la consommation ni la prospérité des mafias, des questions se posent au plus haut niveau.
Faut-il considérer les consommateurs de drogues illicites comme des délinquants ? Les enfermer ? Ou les traiter comme des malades que la société doit protéger d’eux-mêmes ? Partout dans le monde, le débat fait rage, dépassant les clivages politiques traditionnels.

LU DANS LA PRESSE

La collection dicoRock offre une plongée dans un univers singulier. Drôles, déjantés, et très documentés, les dicoRock mêlent petites et grandes sagas, toutes conçues comme un court essai à part entière. Instructifs et distrayants, ces dictionnaires se lisent comme des romans.
(RBH23)

Il fallait y penser. La drogue occupe un champs tellement vaste au plan social, historique et culturel qu’elle méritait bien son dictionnaire. C’est fait avec Arnaud Aubron qui a procédé à un véritable travail de recherche pour constituer son ouvrage qui en sera un de référence à coup sûr.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Arnaud Aubron a choisi d’en parler de manière à la fois drôle et érudite (…) Un ouvrage très rigoureux, qui se joue des frontières géographiques et temporelles, mais aussi très surprenant, au fil des nombreuses anecdotes.
(Martine Freneuil - Le Quotidien du Médecin)

Richement documenté et s’appuyant sur de nombreux ouvrages de référence sur le sujet, le livre présente plus d’une centaine d’entrées aussi diverses que variées (…)
Complété par une sélection des plus belles citations de politiques et journalistes sur le sujet, cet ouvrage stupéfiant explique pourquoi les drogues constituent un indicateur sociétal majeur.
(Olivier Simon - www.myboox.fr)

Pari étonnant mais pari réussi : concevoir une enquête journalistique sur les drogues (…) Arnaud Aubron s’est penché sur cette problématique pour éclairer, avec le pas de côté qui fait la différence, les ressorts de nos sociétés.
(Luc Bronner - Le Monde)

Avec ce dico rock, il fait état de A à Z d’un paysage de la drogue, de son histoire, sa consommation, son commerce, à la délinquance et la science, très détaillé, surprenant, insolite et souvent en contradiction avec les rumeurs, les aprioris, les ignorances.
Sans doute pas exhaustif, l’ouvrage n’en est pas moins réellement encyclopédique tant il recèle d’informations. On parlera vite à son égard de référence en la matière.
(Luc Monge - La Savoie)

EXTRAIT

ABSTINENCE

« Toutes choses égales, ceux qui savent manger sont comparativement de dix ans plus jeunes que ceux à qui cette science est étrangère. Les peintres et les sculpteurs sont bien pénétrés de cette vérité, car jamais ils ne représentent ceux qui font abstinence par choix ou par devoir, comme les avares et les anachorètes, sans leur donner la pâleur de la maladie, la maigreur de la misère et les rides de la décrépitude. » Ce jugement du célèbre gastronome français Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût (1825), résume aujourd’hui encore assez fidèlement le regard que porte la société sur l’abstinence. Et ce, qu’il s’agisse de nourriture, de sexe ou de substances psychotropes.
Contrairement à ce que pensent la plupart des consommateurs de drogues (qu’elles soient légales ou non), il existe en effet sur terre quelques humains ne connaissant jamais d’états de conscience modifiée. Une catégorie extrêmement minoritaire, les seuls buveurs d’alcool suffisant à faire lourdement pencher la balance, sans même parler des consommateurs de café, de cannabis ou d’antidépresseurs. Quoi qu’il en soit, pour un amateur moyen d’ivresses plus ou moins occasionnelles, l’idée que l’on puisse ne jamais connaître cette sensation est une forme d’aberration. A tel point que les abstinents, notamment pour l’alcool, se retrouvent régulièrement obligés de justifier longuement et péniblement leur refus de se «joindre à la fête» («Tu peux quand même bien en boire un petit ! Ça fait pas de mal…»). À l’arrivée, c’est l’étiquette de rabat-joie assurée, à moins de présenter un certificat médical. Subissant la pression du groupe, certains vont jusqu’à faire semblant de boire pour ne pas avoir à s’expliquer. Dans nos sociétés, abstinents et consommateurs de drogues illicites sont ainsi paradoxalement l’objet d’une même méfiance de la part de ceux qui se considèrent comme «normaux» (comprendre «buveurs d’alcool»). Dans d’autres milieux, il peut parfois être délicat de refuser de tirer sur un joint ou de prendre un rail sans passer pour un has been.
D’un point de vue thérapeutique, l’abstinence fut longtemps l’unique objectif des alcoologues et des intervenants en toxicomanie. Et une condition préalable à toute prise en charge médicale. Une stratégie qui s’avéra fort peu payante : les taux de rémission dans les centres de sevrage étaient extrêmement faibles dans les années 1970 et 1980 et les toxicomanes hésitaient à s’adresser à de telles structures tant qu’ils ne se sentaient pas «prêts à arrêter». Avec pour conséquence une mise à l’écart complète du système de soins. L’apparition de l’épidémie de sida chez les toxicomanes injecteurs a largement contribué à modifier cette approche. Face à l’urgence sanitaire, les pouvoirs publics finirent par accepter, dans les années 1990, de mettre en place des mesures de réduction des risques liés à la toxicomanie. Une véritable révolution copernicienne puisque, pour la première fois, la société acceptait de se pencher sur le cas de ceux qui n’avaient pas abjuré leur «déviance». Traitements de substitution, échanges de seringues ou encore centres dits de bas seuils, où sont accueillis les toxicomanes les plus désinsérés, constituaient autant d’exceptions à la sacro-sainte règle d’abstinence. Avec des résultats spectaculaires en matière de diminution des overdoses et de contamination au VIH ou aux hépatites.

drogues_store_02-arnaud-aubronL’AUTEUR

Après dix ans à Libération, Arnaud Aubron a cofondé, en 2007, avec d’autres anciens de Libé, le site d’informations participatif Rue89, dont il était rédacteur en chef adjoint. Il est aujourd’hui rédacteur en chef aux Inrockuptibles. Il anime parallèlement depuis 2005 le blog Drogues News, traitant aussi bien de géopolitique, de culture que de débats de société.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 400 p.
ISBN : 978-2359490664
Prix : 19,90 €

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FINISSONS-EN ! – FAITS ET GESTES DE LA PRESIDENCE SARKOZY (VOL 2)

Mediapart – Sous la direction de Edwy Plenel
Editions Don Quichotte

finissons_en_couvUne radiographie engagée du quinquennat du Président Sarkozy.

PRESENTATION

A quatre mois de la présidentielle, voici le bilan le plus complet de la présidence de M. Sarkozy. Un livre de référence.

Une présidence entachée par les affaires politico-financières : l’affaire Bettencourt (évasion fiscale, dons illicites aux politiques) ou l’affaire Lagarde/Tapie (une justice qui s’efface pour permettre à l’homme d’affaires d’empocher plus de 400 millions d’euros).
Une présidence entachée par les scandales de ses ministres : les conflits d’intérêts d’Éric Woerth, les condamnations pour racisme de Brice Hortefeux, les libertés prises avec l’argent public par Alain Joyandet et Christian Blanc… Une présidence qui a révélé sa vraie nature idéologique avec l’indécent débat sur l’identité nationale, suivi de l’ignoble discours de Grenoble stigmatisant les Roms et les Français d’origine étrangère.
Autant d’indignants épisodes qui ne doivent pas cacher la faillite économique du pays : la dette abyssale de la France n’est pas la conséquence de la crise financière, mais bien plus le fruit d’une politique de gaspillage engendrée par le bouclier fiscal, la multiplication des niches et autres abaissements d’impôts. La Cour des comptes elle-même en a fait le constat. Et pourtant… C’est pour éponger ce gaspillage que les services publics sont démantelés, que 50 % des fonctionnaires partant à la retraite ne sont pas remplacés, que plus de 50 000 postes ont été supprimés dans l’Education nationale, que les mutuelles santé seront surtaxées… Cette présidence est aussi celle de la casse sociale.
Sous le titre N’oubliez pas !, le 1er volume de Mediapart dressait le bilan de la présidence Sarkozy de la nuit au Fouquet’s au lancement du grand emprunt national. La suite de l’inventaire se poursuit dans ce second volume: du débat sur l’identité nationale au budget d’austérité, ce livre recense les changements intervenus dans les dossiers tels que l’emploi, la justice, la constitution, l’environnement, la politique étrangère, la politique en matière d’immigration, la réponse à la crise financière… Sans oublier les affaires qui ont éclaté durant ce quinquennat et ont éclaboussé nombre de proches du Président.

mediapart-photo-equipe1LES AUTEURS

Mediapart est un journal d’information créé autour d’Edwy Plenel, ancien directeur des rédactions du Monde. Le journal a révélé, entre autres, l’affaire Bettencourt, celle des quotas discriminatoires dans le football, l’affaire Tapie/Lagarde, les liens entre le marchand d’armes Ziad Takieddine et les amis du Président.

Signature le 18 mars 2012 au Salon du Livre à Paris, Porte de Versailles.

Parution : 19 janvier 2012
Nb de pages : 400 p.
ISBN : 978-2359490695
Prix : 19,90 €

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AU PAYS DES KANGOUROUS

Gilles Paris
Editions Don Quichotte

au_pays_des_kangourousDrôlerie et tendresse, un livre intimiste  mais faussement léger. L’on passe de l’autre côté du miroir. Une réelle poésie. Un comte moderne.

PRESENTATION

« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »
Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro.
En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé.
L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs des hôpitaux font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide.
Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

EXTRAIT

Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle.
En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir.
J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans.
Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa.
J’en ai oublié mon petit déjeuner. Je ne savais pas quoi faire. Maman était repartie au pays des kangourous et, à chaque fois qu’elle voyage, elle nous demande de pas la déranger à cause du décalage horaire. Quand elle est dans le salon, avenue Paul-Doumer, elle ne veut pas qu’on la dérange non plus à cause du livre qu’elle lit, même que c’est pas un livre que papa a écrit. Ou alors elle parle à une copine sur son portable et elle fait un geste de la main comme si elle chassait une mouche ou un moustique, sauf que la mouche ou le moustique, c’est moi ou papa. On tourne autour, mais on ne sait pas trop comment l’approcher. Et puis des fois qu’il viendrait à maman l’idée de nous écraser entre ses mains… Elle n’embrasse ni papa ni moi. Elle nous éloigne avec ses gestes et le pays des kangourous.
J’ai dit : «Ça va papa ?», papa n’a pas répondu. Il a caché un peu plus sa tête dans ses bras. Alors je suis sorti de la cuisine. J’ai décroché le téléphone et j’ai appelé Lola.
« Papa est dans le lave-vaisselle, je fais quoi ?
- Papa est où ?
- Dans le lave-vaisselle, je crie.
- J’arrive, mon chéri. Ne bouge pas. »
Pour aller où ?

LU DANS LA PRESSE

« Simon, un garçon de 10 ans, nous raconte sa vie : son papa, en cure de repos parce qu’il s’est installé dans le lave-vaisselle, l’hôpital psychiatrique qui ne le laisse pas entrer dans la chambre de son père, sa maman qui occupe un poste important dans une multinationale et vit entre leur appartement parisien et le pays des kangourous. Heureusement, il y a sa grand-mère et ses amies, et surtout ses rêves et Lily ! Ce roman nous décrit la dépression et l’éloignement par les yeux d’un enfant, sans être larmoyant. »
(Christelle Buro pour la Chronique Payot-L’Hebdo)

L’AUTEUR

Gilles Paris est auteur de deux romans, Papa et maman sont morts (Le Seuil, 1991) et Autobiographie d’une courgette (Plon, 2002). Il travaille dans le monde de l’édition.

RENCONTRE

Vous pourrez rencontrer l’auteur au Salon du livre, le dimanche 18 mars 2012 à Paris, Porte de Versailles. Signature de 16h00 à 17h00 sur le stand Seuil N°15.

Parution : 19 janvier 2012
Format : Broché
Nb de pages : 288 p.
ISBN : 978-2359490589
18 Euros.

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LES DOLCE - LA ROUTE DES MAGICIENS

Frédéric Petitjean
Editions Don Quichotte

les_dolce_01Bien écrit. Un plaisir à lire. Merci aux Editions Don Quichotte. Sincèrement !
Nous avons à faire à une trilogie. Le deuxième tome Les Dolce, Les cinq secrets devrait paraître en octobre 2012. Vivement la suite !

Un roman d’aventures dans la lignée des road movies, qui prend la forme d’un thriller politico financier. Une comédie dramatique familiale rendue hilarante par les pouvoirs étonnants des magiciens. Un roman initiatique mettant en scène le drame de la connaissance, de la mémoire et de la filiation.

PRESENTATION

Les aventures de la dernière famille de magiciens au monde.
New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas de gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?
Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce.
Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l’école. C‘est la fin d’un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu’une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféreraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l’aïeul, véritable bible des âges passés, n’a plus toute sa tête.
Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l’abri et inconscients des enjeux planétaires qu’engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n’avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d’un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d’agir à distance sur la matière. Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l’errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant.

EXTRAIT

LA ROUTE DES MAGICIENS

Au centre du hall monumental du Metropolitan Muséum, entièrement dallé de carreaux vénitiens qui illuminaient d’une lueur rosée les somptueux stucs des plafonds, trônait Master Markus, une cloche de plus de six tonnes fondue en 1341 à Venise. Quand Melkandion posa le pied sur le sol rouge, l’énorme vaisseau de bronze émit un bourdonnement presque imperceptible, qui augmenta rapidement. Les deux Dolce n’avaient pas franchi la moitié de la gigantesque salle que l’instrument, comme actionné par une main invisible, se mit à sonner, tout en demeurant parfaitement immobile. Les touristes et étudiants en art crurent à un dispositif audiovisuel ou un effet d’animation, mais les employés de l’institution, surpris, s’agitèrent. La cloche battait sans discontinuer, sur une pulsation cadencée qui comblait l’air et ébranlait chaque visiteur jusqu’aux tréfonds de sa moelle. Melkaridion comprit aussitôt que le fait était inhabituel. Il s’immobilisa et leva les yeux vers Master Markus, connue pour s’adresser à elle.
«Quelque chose ne va pas, grand-père ?» hurla Antonius pour couvrir ce bruit démentiel qui empêchait toute conversation normale.
Mais le vieux magicien restait figé, observant le prodige sans détourner ne serait-ce qu’une seconde son attention.
«Elle devrait être muette», finit-il par dire. Il avait à peine ouvert la bouche, mais Antonius devina ses paroles.
L’intensité sonore augmentait graduellement. La foule des visiteurs dans le hall s’était figée, comme pétrifiée par les ondes vibrantes qui atteignaient un niveau proche de l’intolérable. Des employés, affolés, criaient dans leur talkie-walkie, en vain.
«Elle devrait être muette…» Le vieux Dolce répétait cette phrase de plus en plus vite, comme pour faire monter la colère en lui. Antonius, qui lui tenait le bras, sentit les muscles noueux se crisper d’un seul coup, et Melkaridion hurla : «Elle devrait être muette !» Sa voix se déploya comme un claquement, couvrant même les sons en furie, si bien que des centaines de paires d’yeux, comme délivrées d’un charme, se tournèrent vers Melkaridion.

les_dolce_031La bande annonce sur Youtube, c’est ICI !

Frédéric Petitjean a écrit ses premières pièces de théâtre à l’âge de vingt ans. Après avoir participé à plusieurs festivals d’Avignon, il part s’installer aux États-Unis, où, pendant dix ans, il écrit des longs métrages et des dessins animés au sein des grands studios du pays. De retour en France depuis 2006, il travaille désormais essentiellement pour le cinéma.

Parution : 3 novembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 535 p.
ISBN : 978-2359490190
19 Euros.

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NE QUELQUE PART

Maxime Le Forestier / Sophie Delassein
Editions Don Quichotte

ne_quelque_part_01Présentation : Portrait intime de Maxime Le Forestier, l’un des artistes les plus populaires du paysage musical français.
Dans un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son portrait avec la rigueur, l’honnêteté et la sensibilité qu’on lui connaît. L’enfant, élevé dans une famille musicienne et dont le père disparut pendant quinze ans, fit ses débuts dans l’ombre des deux Georges (Moustaki et Brassens) et connut le triomphe d’un premier album empli de tubes. Après les glorieuses années soixante-dix du succès populaire et de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit le désamour du public et une longue traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa « Né quelque part », chanson incontournable devenue un hymne antiraciste.
Si ce livre est le fruit d’un premier travail entrepris par Maxime Le Forestier avec Sophie Delassein (et paru en 2005 sous forme d’entretiens), il en est surtout une version remaniée et considérablement augmentée. En six ans, les échanges du chanteur et de la journaliste se sont enrichis (une tournée a eu lieu, de nouvelles chansons ont vu le jour, la célébrité de l’artiste n’a cessé de grandir et de s’affirmer…) et Maxime Le Forestier a souhaité se livrer cette fois à un véritable récit, intime et poignant, de sa vie et de son parcours. Né quelque part, un ouvrage en partie inédit, permet au lecteur d’entendre la voix de ce personnage discret, qui brille par sa variété et sa longévité musicale et suscite depuis toujours la curiosité, tant on en sait peu sur sa vie et ses opinions profondes.
L’année 2011 est d’ailleurs importante pour Maxime Le Forestier : au mois de juin, il célébrera les quarante ans de son voyage jusqu’à San Francisco et de son séjour dans la mythique “maison bleue”. À l’occasion de cet anniversaire, un événement colossal est organisé. Il s’agira de repeindre la maison en bleu, d’y apposer une plaque commémorative, et de reprendre, avec de nombreux artistes, l’intégralité du premier album éponyme.

Note de l’éditeur : Le 21 juin 2011, Maxime le Forestier donnera un grand concert à San Francisco avec, comme invités, Joan Baez et Francis Cabrel. Un film documentaire ayant pour thème le retour du chanteur sur la Côte Ouest sera tourné à cette occasion

ne_quelque_part_02Maxime Le Forestier a commencé sa carrière musicale dans les années soixante. L’auteur et interprète de « San Francisco », « Mon frère » et « Né quelque part » compte parmi les plus grands chanteurs français.
Sophie Delassein, journaliste au Nouvel Observateur, est l’auteur de plusieurs biographies, dont Barbara, une vie et Aimez-vous Sagan.

Parution : mai 2011
Nb de pages : 340 p.
Format : Broché
Dimensions : 22.5 x 14.0 x 2.5 cm
ISBN : 9782359490398
EAN13 : 9782359490398

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