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LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

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A L’ENCRE DE CHINE – LIVRE 2

Christian Lejalé
Editions Imagine & Co

a_l_encre_de_chine_livre_2_01Dans les tourments de la Révolution chinoise un amour plus fort que la mort. Des seigneurs de la guerre à la Longue Marche et au règne de Mao, le grand roman de la Chine.

PRESENTATION

1912. Le Céleste Empire est mort. La Chine vacille. Emportée dans le chaos de la révolution, Yuna ne peut plus compter que sur Zhao, l’homme qu’elle aime depuis son enfance.
Tous les deux vont connaître l’amour fou, l’exil, la violence, la peur, le dépassement, mais ils vont aussi participer à la plus grande des épopées qui soient : fonder une nation. Pour y parvenir, ils vont cheminer avec Mao, puis s’opposer à lui en un combat mortel.
Des Seigneurs de la guerre à la Longue Marche et au règne de Mao, toute l’histoire récente de la Chine dévoilée par une femme dont la vie se confond avec celle, démesurée, de son immense pays.

EXTRAIT
(Les premières lignes)

Soumettre l’ennemi sans ensanglanter la lame

Zhao est là, près de moi. Il a posé sa main sur mon épaule et me dit : « Va ! Continue. Ecris. » Cela fait d’innombrables années que j’ai terminé le premier des deux livres qui racontent l’histoire de ma vie. Depuis, j’ai sans cesse reporté le moment d’aborder le second, tant il contient d’événements que j’aimerais ne pas avoir à revivre, mais je sais que Zhao a raison. Il faut que j’aille jusqu’au bout de ce que j’ai commencé, quel qu’en soit le prix. C’est pour cela que j’écris ces mots alors même que je ne sais si je verrai le soleil se lever demain.
Nous sommes le lundi 13 septembre 1971. Il est trois heures du matin et ma vie est désormais suspendue au fait que les roues d’un avion reprennent ou non contact avec le sol. Le compte à rebours a débuté le samedi 11, à vingt heures trente exactement, quand une limousine blindée soviétique de marque ZIS, ornée d’un drapeau rouge, s’est engagée passage des Petites-Misères, dans le district Dongcheng, à Pékin. Quelques minutes plus tôt, des policiers en civil avaient dégagé la rue et ordonné aux habitants de rentrer chez eux et de n’en sortir sous aucun prétexte. Dans la ruelle devenue silencieuse, l’imposante limousine Drapeau rouge eut le plus grand mal à négocier le virage à angle droit menant à la porte de cette vaste demeure où mon père est né.
Wang Dongxing, le responsable de la sécurité de Mao Tsé-toung, est descendu seul de la voiture noire et blindée. Guidé par un secrétaire de la section locale du Parti, il a franchi le seuil de la propriété dont j’aurais dû hériter si elle n’avait été collectivisée par la commune de Pékin dix ans après l’avènement de la République populaire de Chine. Une vingtaine de familles cohabitent là où, il y a un siècle, mon père et mon grand-père étaient seuls à vivre. Je ne trouve rien à redire à cela, ni au fait de disposer dans ce lieu - pour moi chargé d’histoire - que d’une unique et modeste pièce dont l’exiguïté est à mes yeux rassurante. Elle se situe tout au fond de la propriété et Wang Dongxing pesta d’avoir à marcher si longtemps pour venir jusqu’à moi, au point que le secrétaire du Parti qui l’accompagnait redouta un instant d’avoir déplu et se mit à trembler pour la suite de sa carrière.
Âgé de cinquante-cinq ans, de taille moyenne, vêtu du strict costume gris aux larges poches mis en vogue par son maître, Wang Dongxing a un visage faussement poupin, illuminé par le sourire intérieur de celui qui, ayant triomphé de toutes les embûches, se sait désormais indispensable à l’astre le plus brillant de la Chine. Il est au service exclusif de Mao depuis trente ans et, en 1949, après la proclamation de la République populaire de Chine, a pris la tête du Bureau central des gardes, devenu ensuite la célèbre et redoutée Unité 8341, car Mao n’aime rien tant que les chiffres pour désigner les êtres ou les choses réduits par lui au rang de quantité méprisable. Promu vice-ministre de la Sécurité publique, Wang Dongxing n’a depuis cessé d’assurer la protection de Mao, à l’exception d’une période de disgrâce qui a été courte tant le dieu vivant de la Chine a besoin de ce zélé serviteur pour dissimuler ses frasques. Depuis son retour à la tête de l’Unité 8341, Wang Dongxing professe qu’il n’y a qu’une manière de durer quand on parvient au sommet de la montagne : dire oui au soleil qui vous éclaire et ne jamais en contester l’aura. Cette philosophie, si c’en est une, lui a valu d’étendre démesurément son pouvoir.

a_l_encre_de_chine_livre_2_03L’AUTEUR

Né en Bretagne d’une famille d’origine irlandaise, Christian Lejalé a hérité des Celtes un goût prononcé pour l’imaginaire et les voyages.
En 1982, après deux expositions photographiques présentées à Paris, en Haute-Savoie et en Bretagne, Christian Lejalé oriente ses activités de créations vers de grands spectacles. Il collabore avec le compositeur irlandais Shaun Davey pour le Brendan voyage, spectacle mêlant orchestre symphonique et images géantes auquel les cinq mille spectateurs du Festival Interceltique de Lorient et du festival des Tombées de la nuit de Rennes font un triomphe. Deux ans plus tard, c’est avec le compositeur grenoblois Henry Torgue que Christian Lejalé crée Mémoire des écumes, spectacle qu’il produit avec le même succès et qui sera prolongé par un livre et un disque.
En 1985, Christian Lejalé crée ce qui deviendra Imagine & Co et se consacre principalement au cinéma. Producteur, scénariste et réalisateur, ses films sont régulièrement primés dans les festivals et font l’objet de nombreuses diffusions en télévision.
En 1990, il reçoit le grand prix du court-métrage du Festival du film policier de Cognac pour Boomerang. L’année suivante, il tourne Loulou Graffiti (avec Anémone et Jean Reno). Ce long-métrage de fiction, diffusée avec succès en France est ensuite vendue dans quatorze pays.
En 1995, Christian Lejalé signe son premier roman Docker (Denoël) qui obtient le prix des Lycéens de Marseille et le prix René Fallet. Suivent en 1997 Les Abîmes (Denoël), et en 2002 L’Éclipse rouge, (Flammarion) qui reçoit le prix du Salon du livre d’histoire de Senlis. Poursuivant une double activité littéraire et cinématographique, Christian Lejalé écrit, produit et réalise une douzaine de films documentaires entre 1997 et 2010. Il signe également chez Flammarion le très remarqué beau livre Trois étoiles de mer consacré au grand cuisinier Olivier Roellinger. Vendu à plus de dix mille exemplaires ce beau livre est couronné par le prix Antonin Carême.
En 2010, Christian Lejalé étend les activités d’Imagine & Co à l’édition. Trois beaux livres sont publiés : Bourgeon Le Passager du vent, Voyage aux pays des merveilles avec Olivier Roellinger et À l’encre de Chine – Edition originale, illustrée de calligraphies et sceaux chinois.
Christian Lejalé sillonne la planète depuis dix ans pour enrichir la matière de romans, beaux-livres et films, qui ont en commun d’être ouverts sur le monde et seront publiés à intervalle réguliers dans les années qui viennent.

a_l_encre_de_chine_livre_11Le premier tome A l’encre de Chine – Livre 1 est paru le 21 septembre 2011

Parution : 17 janvier 2012
Nb de pages : 256 p.
Format : Broché
ISBN : 978-2953501780
16,70 Euros.

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UN NOUVEL ORDRE MONDIAL MADE IN CHINA ?

Mamoudou Gazibo, Roromme Chantal
Les Presses de l’Université de Montréal

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PRESENTATION :

Le XXIe siècle sera-t-il chinois ? Bien des signes le laissent penser. En quelques décennies, le pays a su rattraper son retard en dépassant toutes les prédictions. Son influence économique, stratégique, diplomatique et idéologique est partout croissante - dans le tiers-monde, en particulier.

L´Occident, et au premier titre les Etats-Unis, observe cette résurgence avec une défiance manifeste. A-t-on raison de s´inquiéter ? Et comment, au juste, cette transition est-elle pilotée ?

Le meilleur moyen de le savoir, c´est d´inscrire l´analyse dans la longue durée et de prêter l´oreille aux discours des spécialistes et des acteurs chinois. Depuis Deng Xiaoping, Beijing a fait du pragmatisme un principe de gouvernement fondamental. C´est l´ère de l’ « ascension pacifique », qui opère un savant dosage entre l´assurance d´une puissance qui entend faire sa marque et le doigté d´un partenaire d´affaires raisonnable et rassurant.

SOMMAIRE

L’ORDRE MONDIAL BOUSCULE
LA PUISSANCE CHINOISE DANS LA LONGUE DUREE
LA DIMENSION ECONOMIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE DE PUISSANCE
LA MODERNISATION MILITAIRE CONVENTIONNELLE DE LA CHINE
UNE REVOLUTION MILITAIRE A LA CHINOISE
LA DIMENSION POLITIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE

Mamoudou Gazibo est professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la politique africaine, la politique comparée et les relations sino-africaines. Roromme Chantal est chroniqueur politique en Haïti et ancien fonctionnaire du PNUD. Il prépare un doctorat de science politique à l’Université de Montréal sur la montée en puissance de la Chine.

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 171 p.
Dimensions : 14cm x 21cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7606-2250-0
EAN : 9782760622500

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EN ESPERANT UN FILS… LA MASCULINISATION DE LA POPULATION CHINOISE

Isabelle Attané
Les cahiers de l’INED : 165
Institut national d’études démographiques

La Chine, pays le plus peuplé au monde (1,3 milliard d’hab.) est aussi celui qui connaît le rapport de masculinité (proportion d’hommes par rapport au nombre de femmes), le plus élevé du monde et qui ne cesse d’augmenter depuis 30 ans. Une situation non conforme aux normes naturelles démographiques, conséquence dramatique dune confrontation entre dune part, la politique de l’enfant unique et d’autre part, un déficit féminin des naissances doublé dune mortalité élevée chez les petites filles.

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Les implications démographiques et sociales de ce déséquilibre commencent à se faire sentir en Chine alors que le pays est entré de plain pied dans l’économie de marché.

Le point de vue de l’éditeur :
« Pandi (littéralement : « en espérant un fils »), Laidi (« un garçon va suivre »), ou Yehao (« ça va aussi »), c’est ainsi que sont nommées, dans les campagnes chinoises, les fillettes qui ont eu la malchance de naître en lieu et place du fils tant attendu… Car en Chine, en dépit de la modernisation économique des dernières décennies, une fille reste investie d’une bien moindre valeur qu’un fils. Dans les représentations sociales, un garçon présente divers atouts inhérents à son sexe, dont les filles sont globalement dépourvues. Victimes de leur statut dévalorisé, les filles naissent moins nombreuses qu’elles ne le devraient et meurent dans des proportions anormalement élevées. Ainsi, contrairement aux évolutions démographiques observées dans le reste du monde s’ensuit une masculinisation de la population chinoise, sa part masculine augmentant plus vite que sa part féminine. D’un point de vue strictement démographique, la situation des Chinoises est donc, relativement à celle des hommes, l’une des plus mauvaises qui soient. Là est l’immense paradoxe de cette société en marche vers la modernisation. Alors que les Chinoises se sont largement émancipées depuis les années 1950, de graves atteintes sont maintenant portées à leur existence. La législation chinoise, pourtant explicite sur la question de la protection des droits et des intérêts des femmes, ne permet pas de garantir leur droit le plus élémentaire : celui de vivre. »

TABLE DES MATIERES

DES DISCRIMINATIONS DEMOGRAPHIQUES VISIBLES
Une vue d’ensemble
Pourquoi y a-t-il plus de garçons que de filles ?
Une géographie des discriminations
Les discriminations des filles dans l’enfance
UN SYSTEME DE NORMES ET DE VALEURS QUI FAVORISE LE MASCULIN
Le statut des femmes dans la société chinoise traditionnelle
Femmes, féminisme et féminités
Des disparités socioéconomiques persistantes
Pratiques discriminatoires et facteurs de masculinisation

LU DANS LA PRESSE :

Avec un rapport de près de 108 hommes pour 100 femmes, la Chine est le pays le plus masculin au monde. Le résultat des avortements sélectifs (voire de la pratique d’infanticides) qui donnent la préférence aux garçons, et d’une surmortalité des filles. Ce phénomène, observé dans l’ensemble des provinces et qui s’accentue depuis une trentaine d’années, est bien antérieur à la politique de l’enfant unique lancée en 1979. Le plus étonnant est sa persistance en dépit des améliorations des conditions de vie et du statut des femmes depuis la révolution maoïste. La faute à Confucius? En un certain sens, oui. Pour l’auteure, cette masculinisation reflète le caractère encore profondément patriarcal de la société chinoise et du monde asiatique en général (le même phénomène s’observe ailleurs). Conscientes du problème (dans certains villages, les hommes ne trouvent plus à se marier), les autorités chinoises ont réagi, notamment en interdisant les échographies et autres pratiques visant à détecter un foetus féminin. Le prochain recensement, qui intervient cette année, dira si ces mesures sont efficaces. A défaut, les hommes célibataires n’auront plus qu’à se tourner vers les veuves (dont le remariage reste encore tabou) ou les femmes divorcées.
Sylvain Allemand dans Alternatives Internationales n° 048 - septembre 2010

Isabelle Attané est chercheuse à lIned, démographe et sinologue rattachée à lunité Démographie, genre et sociétés, spécialiste de la Chine et plus spécifiquement des questions ayant trait à transition démographique, au statut des femmes, ainsi quaux minorités éthniques. Elle a notamment publié Une Chine sans femmes (Perrin, 2005) et La Chine au seuil du XXIe siècle : questions de population, questions de société (Ined, 2002).

Les cahiers de l’INED : 165
Nb de pages : 240 p.
Format: Broché
Dimensions: 24.1 x 15.7 x 1.2 cm
ISBN: 9782733201664
EAN13: 9782733201664

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