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LE GENIE DU CAPITALISME

HOWARD BLOOM
Le Jardins des Livres

le-genie-du-capitalismeUne vision particulière de l’Histoire, typiquement nord-américaine. Occidentalo-centré. Mais des vérités à partager et des positions à écouter même si l’on peut ne pas les partager.

PRESENTATION

Cette crise signifie-t-elle la fin du capitalisme et celle de toutes les idéologies ? Howard Bloom nous montre simplement que le capitalisme a plus fait pour les pauvres en 100 ans que toutes les religions réunies depuis 2000 ans, et aussi que cette crise économique n’est que le passage douloureux vers un nouvel âge d’or… Un livre qui pulvérise toutes les idées reçues sur le capitalisme.

EXTRAITS

Préface à la version française de Howard Bloom (fev. 2012)
La version française du Génie de la Bête, une refonte radicale du capitalisme arrive dans la 10e année de ma relation avec les éditions Le Jardin des Livres et son directeur littéraire, Pierre Jovanovic.
Le Génie de la Bête franchit le fossé entre croyance et science. C’est un livre sur les miracles. Sur les miracles séculiers. Sur les miracles matériels. Sur les miracles qui se dégagent de l’évolution, pas de dieux. Miracles que la science doit être amenée à comprendre si elle veut être à la hauteur de sa mission, une compréhension laïque de chaque phénomène dans cet univers.
Mais est-ce que les miracles et le capitalisme peuvent figurer ensemble dans un même livre ? Oui. Absolument oui. Si vous et moi étions nés en 1850, notre espérance de vie ne serait que de 38 lamentables années et une demie. Si nous sommes nés dans la sphère d’influence de la civilisation occidentale en l’an 2000, notre espérance de vie passe alors à 78 ans. Deux vies pour le prix d’une. Une quarantaine d’années supplémentaires ! Les empereurs chinois avaient pour habitude de dépenser des fortunes chez des “experts” qui prétendaient disposer de techniques pour prolonger la durée de vie. En fait certaines de leurs techniques raccourcissaient leur vie car elles impliquaient l’usage de poisons. Mais le système occidental a réalisé le miracle que les empereurs chinois avaient cherché. Et il ne l’a pas fait pour un seul être humain, privilégié parmi les privilégiés, mais pour plus d’un milliard d’habitants. Et SEUL le système capitaliste a réussi à le faire.
Mais il y a plus. Chaque système de croyance qui fait appel à notre idéalisme prétend qu’il va relever le pauvre et l’opprimé. Mais seul le système occidental a tenu cette promesse. Comment ? En 1850, si vous aviez été l’un des pauvres ouvriers les moins bien payés de Londres, vous auriez alors été un docker d’origine irlandaise travaillant sur les quais pour 4.800 dollars par an ; 4.800 dollars pour nourrir votre femme et vos 5 ou 9 enfants. Mais si vous étiez le plus pauvre des travailleurs de Londres en 2009, vous auriez été un assistant personnel et vous auriez gagné près de 39.000 dollars par an. En d’autres termes, vous, le travailleur le moins bien payé en 2009, vous auriez gagné plus qu’un immeuble entier rempli de dockers de 1850. Le système occidental a sorti tant de gens de la pauvreté que nous avons un nouveau nom pour désigner cette masse des pauvres d’autrefois: on l’appelle la “classe moyenne”.
Aucun autre système n’a jamais pu réussir de tels achèvements extraordinaires par sorcellerie. La civilisation chinoise ne l’a pas fait. La civilisation islamique ne l’a pas fait. Quant au système marxiste, il a lamentablement échoué. Seul le système occidental a réalisé ces miracles séculaires, ces miracles matériels. Des miracles qui ont élevé l’esprit humain et qui ont considérablement élevé le QI moyen. Ce sont des miracles d’un tout nouveau genre. Miracles que vous examinerez à travers les optiques brillantes de la science et de l’histoire dans le Génie de la Bête.
Qu’est-ce que le capitalisme a de commun avec tout cela ? Il est le métabolisme du système occidental. Un métabolisme qui fonctionne à merveille quand il est en équilibre avec les autres éléments clés du système : le gouvernement et le mouvement de protestation.
Pourquoi notre économie s’est-elle effondrée en 2008 ? Pourquoi courrons-nous le danger d’avoir d’autres effondrements aujourd’hui ? Pourquoi une nouvelle période de prospérité est-elle inévitable ? Et que devons nous faire pour que notre système dépasse son grand rival chinois ? Les réponses se trouvent dans nos capacités à fabriquer des miracles. Les réponses sont dans les secrets du système occidental. Les réponses sont dans ce livre.

Howard Bloom

Extrait du prologue
Lame a-t-elle sa place dans cette Machine ?
Pourquoi le capitalisme a-t-il besoin dune révision radicale ?

La première décennie du XXIe siècle aura infligé au monde occidental une fracture du crâne après l’autre. Les attaques du 11 septembre et l’écroulement du World Trade Center de New York, le bourbier en Irak, le Grand Crash de 2008, l’implosion d’entreprises majeures telles que General Motors, Chrysler, Merril Lynch et City Bank, et l’expansion de la Chine au rang de superpuissance ; tous ces événements ont été des coups de poing pour nous réveiller. Ils nous ont apporté, à vous et moi, PDG, chercheurs, artistes, étudiants, et penseurs, ce qui pourrait bien être notre plus grande opportunité et notre plus grande responsabilité depuis la Grande Dépression et la menace nazie de renverser le mode de vie occidental dans les années 1930.
Notre civilisation est attaquée mais la plupart d’entre-nous ne veut pas la défendre. Pourquoi ? Il y a un vide dans notre sens de la signification. On nous a dit que le système occidental est un système dans lequel les riches créent des besoins artificiels pour sucer l’argent, le sang et l’esprit du reste d’entre-nous.
On nous a dit que les requins de l’industrie travaillent sans relâche à transformer les humains sensibles que nous sommes en consommateurs - acheteurs idiots qui regardent passivement la télévision tandis que la mauvaise nourriture aux saveurs artificielles, conservateurs chimiques et sucres bon marché nous rend obèses. Et c’est en partie vrai.
Mais le problème ne se situe pas dans les turbines du mode de vie occidental - il ne réside pas dans l’industrialisation, le capitalisme, le pluralisme, la liberté d’expression ou la démocratie. Le problème vient du prisme par lequel nous voyons les choses.
Les flux émotionnels ont alimenté notre passé et conduiront également notre futur. Mais nous n’avions jamais eu le spectre perceptuel qui les expose au grand jour. Le capitalisme fonctionne. Il fonctionne pour des raisons qui n’apparaissent pas dans les analyses de Marx ou dans les statistiques des économistes. Ça marche maladroitement, tant bien que mal, parfois brillamment, parfois sauvagement. Le Génie de la Bête : une Révision Radicale du Capitalisme tente de nous montrer pourquoi.
Le Génie de la Bête tente de révéler le sens plus profond de ce qui se cache sous ce qu’on nous présente comme du matérialisme grossier. Il sonde comment nos réalisations obsessionnelles et échanges de biens et services élèvent mystérieusement la nature de notre espèce, nous donnent de nouveaux pouvoirs et nous dotent de l’équivalent de nouveaux bras, jambes, yeux et cerveaux.
Le Génie de la Bête sonde un secret non révélé du système occidental - nous ne sommes pas de simples chiffres dans un jeu de nombres. Nous sommes des personnes avec des sentiments et nous sommes cousus d’échanges émotionnels.
Qu’est-ce que La Bête ? C’est la civilisation occidentale. Un monstre avec un métabolisme particulier - le capitalisme. Le capitalisme est un mot qui est devenu un juron pour beaucoup d’entre-nous. Mais sous la surface, le capitalisme et le système occidental cachent des habilités étonnantes. Le Génie de la Bête regarde la dure réalité en face. Beaucoup d’entreprises d’aujourd’hui sont, du point de vue créatif et moral, endormies. Mais vous et moi pouvons les réveiller de la façon la plus ironique qui soit - par une amélioration étrange mais vitale de la richesse de nos vies. Chaque culture a besoin d’un mythe de création, une vision de comment les choses se sont produites. Ce mythe de création définit les valeurs d’une culture et ses aspirations. Le Génie de la Bête tente d’apporter un mythe de création radicalement nouveau - un mythe de création factuel, une histoire de la création basée sur l’histoire et la science. Le Génie de la Bête tente de nous donner une façon complètement nouvelle de comprendre notre société.

ILS EN PARLENT…

« Bloom est en penseur comme Henri Bergson … Un livre incroyable et brillant »
Robin Fox, Rutgers University

« Une création littéraire visionnaire » Avul Pakir Jainulabdeen, Président de la République Indienne (2002 à 2007)

« Un livre extraordinaire … Je n’ai pas pu le poser »
James Burke BBC.

« Un livre impressionnant et stimulant »
James Fallows, New America Foundation.

« Ce livre va vous prendre à la gorge et secouer toutes vos idées reçues sur la vie »
Robert D. Steel, officier de la CIA

Parution : 1 mars 2012
Format : Broché
Nb de pages : 464 p.
ISBN : 978-2914569767
Prix : 24,90 €

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REVUE LES TEMPS NOUVEAUX : CRISE EUROPE RETRAITE

« Crise, Europe, retraite. L’urgence d’une alternative »,
Les temps nouveaux, n° 1, 2010.
Editions Le Bord de l’eau

Trois décennies de mondialisation et de politiques libérales ont conduit au désastre d’une crise globale du système capitaliste. Cette libération des forces du marché, de la concurrence et du profit n’a débouché ni sur le meilleur des mondes, ni sur la fin de l’histoire qui nous étaient pourtant promis.

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Au contraire, se sont développées à l’échelle de la planète des politiques destructrices du progrès social et des libertés, normalisatrices de la pensée et de la culture, génératrices de désastres écologiques, attentatoires à la paix entre les peuples. Les contradictions de la construction européenne éclatent au grand jour.

Responsables syndicaux et associatifs, intellectuels engagés et acteurs du mouvement social, nous enrageons de l’atonie du débat sur les alternatives nécessaires afin que nos sociétés retrouvent la voie de l’émancipation et du progrès humain. Nous voulons contribuer, par nos expériences et nos réflexions au renouveau de la pensée critique du capitalisme, à la reconstruction de perspectives d’espoir, à la fondation d’une politique de transformation.

Dans ce projet, nous voulons réunir celles et ceux qui, engagés au plan syndical, associatif ou politique, veulent réfléchir ensemble sur la transformation radicale des rapports sociaux rendue nécessaire par la situation actuelle. Pour cela, nous décidons de nous donner les outils nécessaires à l’élaboration de propositions, au débat, à la lutte idéologique, aux initiatives à prendre : une revue, un site internet, un réseau d’amis et lecteurs, pour construire des temps nouveaux.

LU DANS LA PRESSE /
Critique de REVUES.ORG :

Igor Martinache, « Crise, Europe, retraite. L’urgence d’une alternative »,
Lectures, Les comptes rendus, 2010, 20 septembre 2010,
« Gageons que si le nom n’avait déjà été pris, cette nouvelle revue se serait intitulée Le Mouvement Social. Car ses fondateurs, militants syndicaux, associatifs ou « altermondialistes » (notamment à ATTAC), et -souvent simultanément économistes, sociologues, politistes ou historiens, emmenés par Claude Debons, entendent en faire un lieu de propositions face à l’hégémonie du capitalisme libéral engagé il y a maintenant trois bonnes décennies. Cette volonté de dépasser les barrières entre mondes syndical, politique et scientifique les conduit à présenter des articles d’un format assez original : assez brefs et au ton incisif, qui ne se veulent ni comptes rendus de recherche, ni reportages à la façon du Monde diplomatique, mais des interventions qui se veulent aussi accessibles et percutantes. Il faut donc leur reconnaître une indéniable accessibilité, mais qui se fait souvent au détriment de l’approfondissement, et parfois même de l’argumentation. Le bloc-notes de Marie-Agnès Combesque ou le libre-propos de Denis Sieffert sur le conflit israélo-palestinien qui invite à ne pas stigmatiser le Hamas laissent ainsi le lecteur sur sa faim. Il en va de même des trois petites pages dans lesquelles les membres du collectif ASPLAN (leurs initiales), Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette - dont les travaux en cours sont au demeurant aussi passionnants qu’essentiels 1-, expliquent que les mouvements actuels des travailleurs sans papiers réinventent le sens de la grève, ou encore de ces morceaux choisis - et traduits- d’un numéro de la revue espagnole Mientras Tanto.
Malgré cette concision, sorte de contrainte choisie, certains contributions méritent malgré tout largement le coup d’œil : c’est le cas par exemple de celle de Dominique Plihon, professeur à Paris-13 et président du Conseil scientifique d’ATTAC, qui propose un rapprochement des crises systémiques majeures de 1873, 1929 et 2008 sur six aspects : une libéralisation poussée du commerce et des mouvements de capitaux, l’irruption de pays « neufs » dans les échanges internationaux ; l’effondrement du système financier ; un excès d’investissement et de production ; une baisse de la demande indissociable d’une hausse des inégalités de revenus et, enfin, des politiques économiques erronées. Face à ce constat, Jean-Claude Branchereau et Jean-Marie Roux, militants de la fédération Banques et Finances à la CGT proposent quelques mesures, de bon sens serait-on tenté de dire face aux dérives récemment mises à jour du secteur bancaire, pour réorienter son activité toujours aussi centrale, malgré la désintermédiation des années 1980, dans le financement de l’activité économique, à commencer par mettre fin aux pratiques d’auto-contrôle qui le caractérisent aujourd’hui. Une volonté qui semble émaner des discours des dirigeants politiques des pays les plus riches, mais qui ne se traduit pour l’heure absolument pas en actes… »

SOMMAIRE :

Déclaration fondatrice et signataires

Editorial par Claude Debons

Le Bloc-notes par Marie-Agnès Combesque

Libre propos
Israël-Palestine : vers une prise de conscience internationale, par Denis Sieffert

MOUVEMENTS - Luttes et résistances sans frontières…
- Les travailleurs sans-papiers réinventent la grève, par Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette
- Espagne : chronique de crise, par la revue Mientras Tanto
- L’avenir d’un mouvement pour la justice climatique, par Maxime Combes et Christophe Aguiton

DOSSIER - La crise n’est pas finie…
- Le capitalisme et ses crises : 1873, 1929, 2008, par Dominique Plihon
- Le rôle du secteur bancaire et financier, par Jean Claude Branchereau et Jean Marie Roux
- Exploitation du travail et transformations de l’emploi, par Jacques Rigaudiat
- Europe, sortir de l’emprise des marchés, par Pierre Khalfa
- Sortie de la crise ou sortie du capitalisme ?, par Jean Marie Harribey
- Quelles réponses progressistes ?, par Michel Husson

EMANCIPATION - La démocratie et l’égalité malmenées…
- Les racines de la disqualification du politique, par Cécile Braconnier
- Réforme des collectivités territoriales et démocratie, par Anicet Le Pors
- Banlieues, police partout, justice nulle part ? par Evelyne Sire-Marin

CONFRONTATION - Les retraites attaquées…
- Les retraites, enjeu social, choix de société par Daniel Rallet
- Femmes, l’enjeu de l’égalité par Christiane Marty
- Retraités, retour à la case pauvreté par Didier Gelot
- Anniversaire : les ROP ont cent ans par Jacques Rigaudiat

ENTRETIEN avec Claire VILLIERS
Social et politique : dépasser la frontière !
Propos recueillis par Dominique Mezzi et Gérard Vidal

Les Temps Nouveaux n°1
Crise, Europe, retraite. L’urgence d’une alternative
Parution : 28 août 2010
Format : 17 x 24
Nb de pages : 122 p.
ISBN-10: 2356870784
ISBN-13: 978-2356870780

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