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DIS ! POURQUOI TU CHANTES ?

Michel Reynaud, Véronique Olivares et TiT
Editions Tirésias

Mise en page 1Les éditions Tirésias  présentent « Dis ! Pourquoi Tu Chantes ? », de Michel Reynaud, Tit et Véronique Olivares. Un ouvrage dédié aux artistes chanteurs, qui trouvent là l’occasion d’expliquer leur vocation. Illustré de 74 photographies originales en noir et blanc, ce livre vous entraînera dans l’intimité de ceux qui ont choisi d’entrer dans la lumière en se confrontant au public.

Avec Alcaz, Batlik, Alex Beaupain, Le Cirque des Mirages, Daphné, Alice Dézailes, Féfé, Manu Galure, Alexis HK, Imbert Imbert, Karimouche, Tchéky Karyo, Mell, Sandra Nkaké, Thomas Pitiot, Oxmo Puccino, Carmen Maria Vega.

RESUME

Aller vers de jeunes artistes ayant choisi de faire un métier difficile, où il y a nombre de prétendants pour ce métier de chanteur, était une gageure plus qu’un pari. Vous avez entre les mains ces séries de rencontres et qui jamais ne se reproduiront. Rencontres rares et sans aucun doute uniques où chacune et chacun se mettent à nu et dévoilent leur cheminement, leur choix, leur douleur, leur fève… ces pages nous dessinent un paysage de notes, une scène, un public, et une relation avec la musique, le papier, la poésie et cette volonté de devenir cet humain qui chante. Ils ont ici à coeur de se découvrir et de donner l’importance de la trace qu’ils veulent laisser. Trace de leur art mais aussi leurs sentiments, leurs amours, la fraternité, leurs tristesses, leurs colères, leur identité mais encore la mémoire des anciens. Métier ou vocation là est aussi l’enjeu au travers de ce livre qui parle plus d’eux dans leur intimité que de leur parcours professionnel. Jeunes ” issus de l’immigration ” dans leur mal-être se retrouvent dans la chanson pour dire et crier aussi, elle est leur catalyseur sinon leur porte-voix, une passerelle d’équité, de paix, de fraternité, de respect de l’autre, mais aussi une expression de révolte du trop plein d’humiliation subi par leurs pères, leurs mères… Féfé, Oxmo Puccino, Carmen Maria Vega, Karimouche nous offrent et nous font partager ce qu’être Noir, Arabe, Musulman, Etranger… encore plus leur volonté de dire et redire qu’ils sont de France. C’est un véritable échange où la joie côtoie le bonheur, le rire les larmes, les soupirs l’aveu, moment de ” folie ” où l’”inconscience” d’exercer un métier ingrat et généreux marque leur cheminement. Et la seule question qui de prime abord parait banale mais qui ne leur est jamais posée: Dis! pourquoi tu chantes ?

EXTRAIT

ALCAZ

Avant de commencer cette rencontre, et comme à chaque fois nous tenons à offrir, à vous offrir ces ouvrages.
Jean-Yves Liévaux : Ça, c’est fantastique !

Voyez, ils savent faire diversion, c’est très marseillais, ça !
JY : Moi je ne suis pas Marseillais, je suis d’ici. J’ai vécu dans ce quartier.

Dans le 18e ?
JY : Oui, j’ai vécu sur le boulevard Ney, dans les années 1979-1980.

Je suis arrivé un peu plus tard, au cours de l’année 1980, mais c’était autre chose qu’aujourd’hui.
JY : On était tout de même chez les gangsters.

Là, on est ici, sur autre chose que j’analyserai par chez les bobos, ce n’est plus pareil.
JY : Il y avait un quartier que j’aimais bien.

Maintenant que nous avons fait la diversion, on y va. J’ai été très intrigué par deux choses : c’est d’abord de vous avoir entraperçus sur scène, c’était au Centre de la chanson, je crois.
Vyvian Cayol : Oui, à l’Entrepôt.

Et je n’ai pas bien compris ce que vous faisiez là, mais nous y reviendrons. Et deuxièmement, quand j’ai étudié et préparé les éléments pour amener de la couleur à cette rencontre, j’avais choisi un poème d’Apollinaire, pour vous Madame, qui s’appelait A La Fenêtre, et puis j’ai changé pour Aquarelliste parce qu’en plus il y a le terme Yvonne et vous avez des V, chacun à vos prénoms.
V : Oh ! là ! là !

Je vous le lirai plus tard. Alors, la question qui me vient, - je sais que vous n’aimez pas que l’on vous pose des questions sur la similitude et sur les influences, aussi je ne vous en poserai pas je ne veux pas vous casser les pieds - pourquoi pratiquez-vous avec autant de sérieux un métier pour amuser ?
V : Je répondrai qu’à la base ce n’est pas un métier, ça l’est devenu par nécessité, mais c’est avant tout un état d’être.

Je pourrais dire une vocation, puis-je le dire en ce qui vous concerne ?
V : Moi, je le dirais, oui, en ce qui me concerne c’est une vocation, une valeur intrinsèque que j’ai toujours ressentie. C’est une nécessité absolue de créativité. Alors ensuite, c’est passé dans la chanson, dans l’écriture et dans la composition, mais je peins également, c’est quelque chose qui est un état, une nécessité. Après, on en fait un métier parce qu’il faut vivre, mais ce n’est pas un métier avant tout, ça l’est devenu.

Monsieur, êtes-vous d’accord ?
JY : Oui, je pense que je ne vois pas ça en terme de sérieux. Je suis présent à ce que je fais, c’est simple.

Que reprochez-vous au terme sérieux ?
JY : Sérieux pour moi ce n’est pas mon métier, c’est quelque chose d’intellectuel.

Mais vous êtes des intellectuels…
JY : O.K. ! nous sommes peut-être des intellectuels, mais quand j’entends parler de créativité, je suis juste en train de regarder comment je peux grandir ma créativité pour qu’elle aille jusqu’à l’autre, je ne suis pas là pour amuser l’autre. Alors, dans les termes, c’est assez délicat mais, j’entends ce qu’elle dit et je fais attention à sa présence, comme elle fait attention à la mienne.

Moi, j’aurais aimé que vous me disiez : «Parce qu’on est des professionnels.»
JY : Mais nous sommes professionnels, c’est ce qu’elle a dit !

Non ! mais nous a-t-elle dit «professionnels» ?
V : J’ai dit d’une nécessité, j’en ai fait un métier, maintenant je puis dire une profession.

Ce n’est pas sur la profession, c’est-à-dire que vous avez une attitude professionnelle.
V : C’est clair.
JY : Ça coule de source.
V : Pour nous, pas forcément pour ceux qui nous écoutent.
JY : Ah oui ! mais quelque part professionnel, c’est un statut, moi la chanson c’est ma vie, cela n’a rien de professionnel, je suis juste là en train de vivre, et de donner tout ce qui passe à travers moi et tout ce que je remercie de connaître. Le reste n’est que structures et société !

Michel Reynaud né à Montpellier en 1951 a publié un nombre considérable d’ouvrages sur les mémoires révélant à chaque fois des catégories d’humains. II a travaillé sur la poésie dans les camps de prisonniers et sur la déportation durant trente années et sa parole aujourd’hui fait référence. Il a écrit entre autres : Une seule pensée Liberté…, La Foire à l Homme. Homocrène, Sommons le somme du sommeil. Elles et Eux l’Algérie. Elles et Eux la Résistance, Elles et Eux la Déportation, Elles et Eux et la chanson. Paul. Matthieu Terre, et foule de poésies et d’expositions. Son dernier ouvrage L’enfant de la rue et la dame du siècle, entretiens inédits avec Germaine Tillion fait une fois encore référence. Véronique Olivares née à Paris XXe en 1953, fille de républicain espagnol a déjà publié chez Tirésias: Les Républicains espagnols au camp nazi de Mauthausen, Vieux compagnons dont la jeunesse est ri la douane, Mémoires espagnoles. Avec Michel Reynaud ils ont écrit: Le roman des Glières, et Elles et Eux et la chanson. Quoi de plus naturel que ce travail sur les jeunes artistes de la chanson. TiT né à la clinique des Lilas en 1983 a participé Elles et Eux et la chanson, Mémoires espagnoles a réalisé Portraits d’humains qui chantent, a illustré photographiquement de nombreux ouvrages et reportages, deux expositions sur une série de chanteurs. Nous avons en plus d’un travail rare et exceptionnel de ces photos qui seront de l’Histoire de la chanson, la participation de l’artiste peintre Emmanuelle Messika au talent incontestable qui a réalisé la couverture. Ce livre pourrait être aussi abordé comme un livre d’art, d’artiste, de musique, de mémoire… Sa place dans les rayons des libraires ou mieux sur leur table est multiple.

Parution : 18 septembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 453 p.
ISBN-10: 2915293708
ISBN-13: 978-2915293708
30 Euros.

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EUGENE LOUIS-GILLOT ET LES BEAUX-ARTS DE LA MER

Patrick JUDE et Catherine CARRE-MEVEL
Marines Editions

eugene-louis-gillot-et-les-beaux-arts-de-la-merComme toujours les Editions Marines nous proposent un ouvrage de qualité. Décidément, le monde la Mer est une source d’inspiration et de beauté.

Présentation

Devenu peintre officiel de la Marine en 1921, Eugène-Louis Gillot est largement ignoré du grand public aujourd’hui.
A tort ! Né en 1867, cet impressionniste a connu la célébrité de son vivant en France, aux Etats-Unis et en Angleterre. Ses œuvres, présentées dans plusieurs expositions rétrospectives, sont conservées par de nombreux collectionneurs et musées dans le monde.
Par cette première monographie consacrée à Eugène-Louis Gillot, les auteurs apportent une contribution importante, non seulement à la connaissance de l’artiste et de son œuvre, mais aussi à celle de la Société nationale des beaux-arts de la mer dont il fut le créateur.
On découvre aussi comment les idées de Gillot ont fait leur chemin bien après sa mort, avec la création du salon de la Marine et de l’Association des peintres officiels de la Marine…

Extrait de l’introduction

Eugène-Louis Gillot (1867-1925) était un peintre impressionniste de genre et de marine. Il a connu de son vivant une réelle célébrité non seulement en France, mais encore en Angleterre et aux États-Unis. Sa participation aux expositions internationales d’art est loin d’être rare : Barcelone, Liège, Munich, Milan, Gand, Pittsburgh, Saint-Louis, Rome, Londres, Bruxelles, San Francisco… En France, plusieurs musées prestigieux possèdent de ses œuvres, mais on peut aussi en admirer en Angleterre et au Japon.
Aujourd’hui, le grand public ignore Gillot, quatre-vingt-cinq ans après sa mort. Cependant, le musée national de la Marine, la galerie des Orfèvres et la Société nationale des beaux-arts lui ont rendu des hommages et organisé plusieurs expositions rétrospectives.
Le musée national de la Marine reconnaît explicitement en Gillot l’initiateur du Salon de la Marine et de l’Association des peintres officiels de la Marine que nous connaissons aujourd’hui.
La galerie des Orfèvres, créée à Paris par M. Marc Carré, a toujours rendu hommage à Gillot en exposant ses œuvres. M. Carré avait été désigné par Mme Jeanne Okolowicz, nièce de Gillot, pour authentifier les œuvres du peintre et défendre son travail. Dans les années 1950, M. Carré avait confié la rédaction d’une monographie sur Gillot à M. René Montigny, projet qui n’a jamais abouti. En 1976, L’Art et la Mer avait publié un article de M. Roland L. Higgins, neveu américain de Gillot, qui avait bénéficié de l’aide soutenue de Mme Marc Carré.
La Société nationale des beaux-arts, où Gillot exposait régulièrement depuis 1895 (il deviendra membre de son comité), a reçu le legs de sa fortune, et celle de Mme la baronne Dard dont le peintre était devenu le légataire, pour fonder le très important prix Gillot-Dard aujourd’hui tombé en désuétude. Mais il y a vingt ans, la Marine nationale a pris le relais en créant le prix Louis Gillot.
En outre, il convient de noter le rôle du contre-amiral François Bellec, peintre de la Marine et écrivain, membre de l’Académie de marine, actuel président de la Nationale des beaux-arts, ancien directeur du musée national de la Marine. Le nom de Gillot apparaît à différentes reprises sous sa plume, par exemple dans The Oxford Encyclopedia of maritime History, récent ouvrage de référence où il cite quatre «artistes majeurs» devenus peintres de la Marine, Félix Ziem, Paul Signac, Eugène-Louis Gillot et Albert Marquet, lesquels ont «plus ou moins» suivi le mouvement de l’impressionnisme.
La vie et l’œuvre de Gillot semblent marqués par la marine, par les Beaux-Arts de la mer, cette société par lui créée et dont l’importance justifie le sous-titre de la présente monographie, mais n’en négligeons pas pour autant la diversité de ses intérêts ! Ses vues de Paris abondent, celles de Londres et de Venise aussi, les œuvres faites pendant la Grande Guerre sont nombreuses et les industries fumantes ne sont pas rares. Mentionnons encore les portraits, les vues de Rotterdam, les représentations théâtrales avec la Loïe Fuller sur scène… Par ailleurs, Gillot a aussi été reconnu comme rénovateur de la peinture dite «officielle» par Henri Frantz, homme de lettres et critique de la célèbre revue artistique anglaise The Studio.
Outre les rétrospectives et les hommages, il convient de remarquer que Gillot a été, et est parfois présent dans des expositions à thème en France (Saint-Étienne en 2006, Ville franche-sur-Saône en 2009-2010), tout comme à Londres, New York, Tokyo et Barcelone.
Ces rétrospectives, hommages et expositions à thème ont pour l’instant évité à Gillot et à son œuvre d’être totalement engloutis dans l’oubli, cette immense mer invisible et silencieuse qui laisse parfois remonter à sa surface l’un ou l’autre artiste dont le nom est à nouveau prononcé avec admiration et respect.
Certes, mais un visiteur d’exposition dont la curiosité est éveillée par ces Goélettes à quai de Gillot et qui désire en savoir plus sur l’artiste ne peut que se heurter à l’absence d’ouvrages, de «beaux livres» le concernant en librairie. C’est ainsi qu’est née l’idée d’écrire la présente monographie qui souhaite rendre justice à ce très bel artiste.
Gillot a beaucoup, véritablement beaucoup, travaillé et une présentation rigoureusement chronologique de cette vie intense n’est pas parfaitement adaptée pour suivre dans le temps le déroulement d’une activité particulière de l’artiste tant ses actions et intérêts sont divers et simultanés.

Petit-fils du peintre Mathurin Méheut, Patrick Jude s’intéresse depuis longtemps à la peinture du début du XXe siècle. Auteur de plusieurs ouvrages sur son aïeul, il s’est associé à Catherine Carré-Mével pour ce travail sur Eugène-Louis Gillot.

Parution : 17 mai 2011
Nb. de pages : 126 p.
Format : Broché
Dimensions : 21cm x 27cm x 0,9cm
ISBN : 978-2-357-43078-5
EAN : 9782357430785

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PARIS DES ARTS 1930-1950

Pierre Daix
RMN

paris-des-arts-1930-1950Durant les deux décennies qui s’étendent des années 1930 à 1950, Paris a été le théâtre d’une vie artistique intense. Paris est, plus encore qu’avant 1914, le rendez-vous des artistes de toutes nationalités. Matisse, Léger, Picasso ou Le Corbusier y croisent Kandinsky, Miró, Chagall, Max Ernst, Klee, Mondrian ou Brancusi.

L’après-guerre et l’explosion de nouveaux talents - De Staël, Pignon, Atlan, Manessier ou Bissière mais aussi Mathieu et Soulages - confirment la place essentielle de Paris comme creuset de la création.
De Montparnasse à Montmartre, de Pigalle à Saint-Germain-des-Prés, écrivains, artistes et
photographes, se rencontrent et multiplient les échanges ; des amitiés se nouent.
L’exposition coloniale de 1931, l’exposition internationale de 1937, les années d’occupation, les exils forcés ou la Libération, sont autant d’évènements qui nourrissent et rythment leurs créations.
Paroles d’artistes, portraits réalisés par des photographes tels que Brassaï, Kertesz, Denis Collomb, Willy Maywald, André Rogi, Man Ray et regard d’historien proposent une vision unique de la Ville Lumière, alors phare de la création artistique.

Historien d’art, journaliste et écrivain Pierre Daix est un témoin majeur de la vie artistique parisienne. Ami de Picasso - auquel il a consacré plusieurs ouvrages -, collaborateur d’Aragon et rédacteur en chef des Lettres françaises, Pierre Daix a côtoyé les plus grands noms de la création de l’après-guerre.

Format: Broché
Paru le : 26/05/2011
Nb. de pages : 223 pages
150 illustrations
Dimensions : 20,6cm x 23,8cm x 2,1cm
ISBN : 978-2-7118-5456-1
EAN : 9782711854561

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