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L’ARMOIRE DES ROBES OUBLIEES

Riikka Pulkkinnen
Albin Michel

larmoire-des-robes-oublieesRévélation finlandaise. Richesse d’écriture qui font de Riikka Pulkkinen une romancières des plus douées de sa génération.

PRESENTATION

Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée.

LU DANS LA PRESSE

“Une écriture ample, d’un hyperréalisme saisissant. Riikka Pulkkinen est une Joyce Carol Oates finlandaise de 30 ans.” (Livres Hebdo)

“Une fresque sans pathos autour des fantômes du passé. Après Sofi Oksanen, la nouvelle découverte venue de Finlande.” (Les inrocks)

EXTRAIT

La femme courait dans sa direction.
Martti avait fait le rêve bien des fois. La femme était sur le point de dire quelque chose, Martti était tout près de comprendre. Il n’avait jamais le temps d’entendre ce qu’elle avait à lui annoncer, et se réveillait toujours avant que la lumière se fasse en lui.
De nouveau il s’éveilla. Son regard tomba sur le cadran de réveil posé sur la table de nuit.
1 h 20
Elsa dormait auprès de lui. Sa respiration était légèrement irrégulière, mais pas plus que celle d’une personne en bonne santé. Martti s’était quand même assoupi, bien qu’il eût pensé, au cours de la soirée, qu’il ne se risquerait pas à fermer les yeux.
C’était la première nuit qu’Elsa passait à la maison depuis plus de deux semaines.
Si Martti avait commencé par s’opposer à son retour, ce n’était pas parce qu’il ne voulait pas de sa femme près de lui. C’était autre chose. - Elsa appartenait à cet endroit. Elle y avait passé plus de cinquante ans. Mais il avait eu peur de la retrouver un matin, morte à côté lui, les jambes froides.
Je suis en train de pourrir. Elle lui avait dit cela la semaine précédente, dans l’unité de soins palliatifs, comme un appel au secours. Ne me laisse pas me putréfier, je veux rentrer à la maison.
C’est ainsi que les choses s’étaient finalement organisées.
Elsa n’était malade que depuis six mois. En décembre, Martti lui avait fait remarquer qu’elle avait tellement maigri qu’elle n’était plus que la moitié d’elle-même. Elle s’était pesée à la piscine, puis avait pris rendez-vous chez le médecin.
Ce n’est rien, avait-elle dit à Martti. Ce n’est certainement pas rien, lui avait-il répondu. D’un baiser, Elsa avait effacé l’inquiétude de son visage.
Tout se passa rapidement : endoscopie, biopsie, verdict.
Martti pleurait quand ils rentrèrent de l’hôpital sous le coup de la nouvelle la plus accablante qui soit. Elsa se taisait, elle étreignit sa main tout le long du chemin, la pressant encore dans l’ascenseur.
Ils se tinrent longtemps face-à-face dans le couloir. Une étoile de Noël à la fenêtre, dans l’appartement la pénombre d’un après-midi d’hiver.
Tâchons de passer un très bon Noël, ce sera déjà ça, dit Elsa.
Le jour de Noël, Eleonoora vint en famille leur rendre visite. Elsa n’avait pas encore eu le cœur de lui parler.

riikka_pulkkinnenL’AUTEUR

Riikka Pulkkinen est née à Tampere le 8 juillet 1980. Elle étudie la littérature et la philosophie à l’université d’Helsinki. En 2006, elle publie son premier roman, « Raja » (La Frontière), qui l’impose d’emblée comme un des jeunes écrivains les plus doués de sa génération. Son second roman, « L’armoire des robes oubliées », publié en 2010, confirme son talent. Sélectionné pour le plus grand prix littéraire finlandais, le Finlandia Prize, encensé par la critique, « L’armoire des robes oubliées », l’une des sensations de la Foire de Francfort 2010, a déjà été vendu dans douze pays.
Elle est traduite pour la première fois en français, chez Albin Michel, avec son dernier livre, sous le titre « L’armoire des robes oubliées ».
Les droits cinématographiques pour ce deuxième roman ont été vendus à Vertigo Production (Finlande), et une pièce inspirée du roman fut jouée pour la première fois en novembre 2011 au KOM Theatre d’Helsinki.

Parution : 4 janvier 2012
Nb de pages : 300 p.
ISBN : 978-2226238405
Prix : 21,20 €

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TUER LE PERE

Amélie Nothomb
Albin Michel

tuer-le-pere« Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur. »
Amélie Nothomb

EXTRAIT

Le 6 octobre 2010, L’Illégal fêtait ses dix ans. J’avais profité de la foire d’empoigne pour infiltrer cet anniversaire auquel je n’étais pas invitée.
Des magiciens du monde entier étaient venus au club cette nuit-là. Paris n’était plus une capitale de la magie, mais la puissance de sa nostalgie agissait toujours. Les habitués échangeaient des souvenirs.
- Habile, votre déguisement d’Amélie Nothomb, me dit quelqu’un.
Je saluai d’un sourire pour qu’il ne reconnaisse pas ma voix. Porter un grand chapeau dans un club de magie, ce n’était pas assurer son incognito.
Je ne voulais pas épier ceux qui montraient leurs nouveaux tours. Munie d’une coupe de Champagne, j’allai dans la salle du fond.
Pour la plupart des magiciens, jouer au poker sans tricher, c’est un peu des vacances. Rencontrer enfin le hasard, c’est s’encanailler et, autour de cette table, les gens avaient l’air détendu. Sauf un, qui ne parlait ni ne riait et qui gagnait.
J’observai. Il pouvait avoir trente ans. Une expression de gravité ne le quittait pas. Dans la pièce, tout le monde le regardait, sauf un homme appuyé au bar. Âgé d’une cinquantaine d’années, il avait une tête magnifique. Pourquoi avais-je l’impression qu’il restait là par défi, pour déranger ?
Je rejoignis les buveurs et interrogeai. On me renseigna : celui qui gagnait au poker était Joe Whip et celui qui évitait de le regarder était Norman Terence. L’un et l’autre étaient de grands magiciens américains.
- Il y a un problème entre eux deux ? demandai-je.
- C’est une longue histoire, commença quelqu’un.

Reno, Nevada, 1994. Joe Whip a quatorze ans. Sa mère, Cassandra, vend des vélos. Quand Joe lui demande où est son père, elle répond :
- Il m’a abandonnée quand tu es né. C’est ça, les hommes.
Elle refuse de lui dire son nom. Joe sait qu’elle ment. La vérité est qu’elle n’a jamais appris qui l’avait mise enceinte. Des hommes, il en a vu défiler tant à la maison. La principale raison pour laquelle ils partent, c’est que Cassandra oublie ou confond leurs prénoms.
Pourtant, elle se sent flouée dans cette affaire.
- Regarde-moi, Joe. Est-ce que je ne suis pas une belle femme ?
- Oui, maman.

LU DANS LA PRESSE

« Ce roman ferait un très bon scénario. Moins bizarre mais plus prenante, Amélie ne fait pas du Nothomb, mais juste un bon roman. » (Elle)

« Amélie Nothomb sait ménager les rebondissements, façonner le suspense, jouer sur les mots et les situations. Elle excelle même dans ce registre. Le résultat est un petit livre cruel et dur, non dénoué de cet humour purement nothombien Attention, ça crépite ! » (L Express)

« On adore. Elle réussit un joli tour de magie et nous envoûte. » (Madame Figaro)

amelie-nothombL’AUTEUR


Amélie Nothomb
est née à Kobé en 1967. Dès son premier roman Hygiène de l’assassin paru en 1992, elle s’est imposée comme un écrivain singulier. En 1999, elle obtient avec Stupeur et tremblements le Grand Prix de l’Académie française. Tuer le père est son 20e roman.

Parution : 17 août 2011
Nb de pages : 150 p.
ISBN: 978-2226229755
Prix: 16,20 €

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L’ADULTE SURDOUE

Monique de KERMADEC
Albin Michel

ladulte_surdoueRESUME

Etre surdoué est une richesse formidable pour réussir sa vie. Alors pourquoi y a-t-il tant d’adultes surdoués malheureux ? Pourquoi tant d’anciens enfants précoces sont-ils en situation d’échec social, professionnel et sentimental ? Pourquoi les femmes et les hommes à fort potentiel vivent-ils si mal leur différence ? Nourri de son expérience de clinicienne et des dernières recherches sur le sujet, le nouveau livre de Monique de Kermadec constitue un guide indispensable pour comprendre les adultes surdoués. Cet ouvrage offre également aux surdoués les clés nécessaires pour réapprendre à s’estimer, se construire, trouver l’âme soeur, s’épanouir enfin dans la plénitude de leurs talents et de leur extraordinaire personnalité, et s’adresse aussi à leurs proches, alliés fondamentaux, pour qu’ils les aident à désamorcer leurs conduites d’échec.

PRESENTATION

Les adultes très doués ne sont pas plus heureux à l’âge adulte qu’ils ne l’ont été enfants, sauf si une passion est devenue le fil conducteur de leur vie. Marginalisés par leur sentiment de différence, nombre d’entre eux n’ont toujours pas trouvé leur chemin et souffrent de l’impasse où les engouffre leur singularité. Alors qu’on a applaudi leurs promesses dans l’enfance, ils n’ont perdu ni leur complexité ni leurs talents mais n’ont pas pu, ou n’ont pas su encore les réaliser.
Monique de Kermadec a rencontré dans sa pratique plus d’un millier d’hommes et de femmes hors normes. Tous partageaient certaines forces, faiblesses, originalités de vues et d’approches, les mêmes problèmes pour analyser leurs souffrances, et résoudre harmonieusement leurs difficultés en amour, en amitié, en famille ou dans le monde du travail. Tous ont été des enfants précoces, dont les complexes, les difficultés, les visions du monde, se sont transformés en un déficit de confiance en soi quand ils ont atteint l’âge adulte. Tous vivent une frustration parce que leurs aspirations fondamentales restent inassouvies, sont censurées dans leur réalisation par leur entourage, que leur « originalité » effraie et que leur différence rebute.
Elle s’appuie sur sa clinique pour leur démontrer qu’il n est pas trop tard pour s’épanouir, accroître l’intelligence émotionnelle, l’intelligence relationnelle, et enfin, l’intelligence créatrice, point fort des adultes surdoués, point faible de toutes les pédagogies. Et elle leur donne la clé des étapes à franchir pour y parvenir.

SOMMAIRE

COMMENT RECONNAITRE UN ADULTE SURDOUE ?
PRENDRE CONSCIENCE DE SES DONS
COMPRENDRE LE PROBLEME POUR LE MAITRISER
QUI SUIS-JE VRAIMENT ? LA QUESTION DE L’IDENTITE PROFONDE
LES RAISONS DE CONSULTER
LES BENEFICES D’UNE THERAPIE

L’AUTEUR

Monique de Kermadec, psychologue clinicienne, psychanalyste, spécialiste des surdoués est très appréciée des journalistes. Chez Albin Michel, elle a publié Pour que mon enfant réussisse dans la collection « Questions de parents ». Elle fait de nombreuses conférences.

Nb de pages : 192 p.
Parution : 5 octobre 2011
ISBN : 978-2226238542
Prix : 14,90 €

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LA VIE EN JEU, UNE BIOGRAPHIE DE VLADIMIR MAÏAKOVSKI

Bengt Jangfeldt
Albin Michel

la-vie-en-jeuLa biographie du grand poète futuriste russe Maïakovski !
« Disons-le d’emblée : cette biographie est un chef-d’œuvre. Un travail de recherches colossal et pénétrant comme on a rarement la chance d’en lire dans une vie. »
(Dagens Nyheter, Stockholm)

English summary at the end.

Poète et révolutionnaire, immense provocateur qui joua sa vie à la roulette russe, Vladimir Maïakovski demeure, quatre-vingts ans après sa mort, une figure mythique du mouvement futuriste. Personnage paradoxal, il incarna l’avant-garde politique et esthétique mais également l’artiste au service du régime soviétique.

Néanmoins, c’est avant tout sa relation tumultueuse avec Lili Brik, la sœur d’Elsa Triolet, qui marquera son destin. Leur passion va durer quinze ans, jusqu’à ce jour d’avril 1930 où Maïakovski se suicide.

Couronnée en Suède par le prestigieux prix August de l’essai, fondée sur les témoignages des derniers proches du poète ainsi que sur des archives privées et des documents récemment rendus accessibles par les services secrets soviétiques et britanniques, cette biographie s’impose comme un ouvrage de référence. Bengt Jangfeldt y retrace le parcours fulgurant d’une comète du XXe siècle, et nous plonge dans les orages politiques, littéraires et privés d’un cercle d’écrivains et d’artistes qui ont marqué une époque.

Poète canonisé dès son vivant, parangon de l’art socialiste, Vladimir Maïakovski est un artiste essentiel de l’art du XXe siècle.
Dans son admirable biographie, Bengt Jangfeldt retrace cette vie extraordinaire, en rendant justice à celui qui fut d’abord un immense poète. Ses aventures sentimentales servent de fil conducteur au récit, en commençant par le surprenant ménage à trois qu’il forma avec Lili Brik, la soeur d’Elsa Triolet, et son mari officiel Osip Brik, théoricien de l’avant-garde futuriste. La famille Brik-Maïakovski était la clé de voute de la culture russe des années 20 et cette biographie exceptionnelle, qui se lit comme un roman, est aussi le vivant portrait d’une époque unique, cruciale pour le XXe siècle.

REVUE DE PRESSE /

La critique de Alain Guillemoles sur laprocure.com :
« Vladimir Maîakovski, ce géant pressé »

« Une biographie très fouillée du poète éclaire la figure de celui qui incarne la littérature russe des années 1920. Grand, violent, gauche, Vladimir Maïakovski est un poète paradoxal qui domine la première décennie de l’Union soviétique. Ses vers font écho à la révolution, à ses élans insensés et ses débordements. Mais, malgré son statut de propagandiste officiel, Vladimir Maïakov ski conserve en même temps en Russie l’image d’un poète « maudit ». Sans doute à cause de son suicide, en avril 1930, à 36 ans.
Bengt Jangfeldt, critique suédois, restitue aujourd’hui cette figure de la littérature russe dans une volumineuse biographie, rythmée de nombreuses photos inédites, de fac-similés de manuscrits, d’images de films ou de photos de l’époque. Ce faisant, il fait apparaître un personnage bien plus complexe que celui dans lequel il avait été figé par l’histoire officielle soviétique, soucieuse de ne conserver de Maïakovski qu’un seul visage : celui du versificateur de la révolution.
Le Maïakovski qu’on découvre est un personnage bien différent de la statue qui orne les abords du Kremlin, à Moscou, sur la place qui porte son nom. D’abord l’œuvre. L’audace des images, le culte de la modernité (il est le chef de file du courant « futuriste »), la perfection des vers que Vladimir Maïakovski se plaît à syncoper en virtuose ont depuis longtemps justifié sa place dans la littérature russe. Mais Bengt Jangfeldt nous rappelle que Vladimir Maïakovski a d’abord écrit des poèmes qui disent ce que c’est d’être au monde, ou parlent d’amour : « Voleuse de mon cœur, auquel tu as tout pris. »
Le biographe évoque la figure d’un artiste complet, passé par les Beaux-Arts, aimant d’abord dessiner avant de se mettre à écrire. Durant des années, Maïakovski gagne sa vie en travaillant dans des agences de publicité. Son sens du mot fait merveille pour produire des slogans concis. Lui-même est loin de mépriser ce travail. Il le considère au contraire comme une partie de son œuvre, allant jusqu’à reprendre ces slogans dans ses poèmes. On découvre ainsi une affiche de publicité pour les magasins Mosselprom qui clame : « Nigdie krome kak Mosselprome ! » (Nulle part comme au Mosselprom !)
Artiste se jetant dans son art avec frénésie, il touche aussi au cinéma et multiplie les lectures publiques de ses œuvres. Il tresse des lauriers à la révolution mais n’a jamais été membre du Parti communiste. Ses audaces formelles, son goût de la provocation lui valent d’ailleurs de nombreux ennemis au sein du régime.
Au fond, il ne comprend pas grand-chose à l’idéologie. Il est fasciné par le projet révolutionnaire, mais ne cesse jamais de vivre comme un dandy et un grand bourgeois, affranchi de toutes les servitudes collectivistes.
On découvre alors l’homme : joueur invétéré, ayant la phobie des microbes et la passion des femmes. Il est tyrannique avec ses proches, passionné, capable de se conduire comme un mufle. Bengt Jangfeldt s’attache à restituer l’importance de Lili Brik dans sa vie. Il ne s’éloignera jamais de celle qui fut son plus grand amour, et avec laquelle il vit dans un étrange ménage à trois, puisqu’elle est l’épouse d’un célèbre critique, Ossip Brik.
C’est par la sœur de Lili, Elsa, que Vladimir Maïakovski rencontre Lili. Plus tard, Elsa s’en va vivre en France et devient connue sous le nom d’Elsa Triolet, épouse de Louis Aragon.
On croise de nombreuses figures artistiques de l’époque dans l’entourage de Vladimir Maïakovski : Gorki, Pasternak. Il n’entretient pas forcément les meilleures relations avec eux. Lors de son premier voyage en France, il rencontre Vladimir Pozner, qui raconte : « Il est si grand que même quand il est assis, on éprouve l’envie de lui demander de s’asseoir. Je suis allé le voir dans une chambre d’hôtel si petite qu’elle ne peut contenir Maïakovski et ses chaussures à la fois. Les souliers sont restés à la porte et pour que je puisse entrer, il a dû se mettre au lit. »
Cette silhouette géante à la voix de basse, une cigarette au coin des lèvres, c’est l’image qui reste de Maïakovski. En Russie, ses lectures rassemblaient des foules. Le 14 avril 1930, il se tire un coup de pistolet dans le cœur. Ennuis privés ? Fatigue de chercher toujours à incarner l’avant-garde ? Sentiment d’étouffement politique ? Il est impossible de répondre à cette question. Sa dernière lettre est en vers : « Je meurs, n’en accusez personne. Et pas de cancans, le défunt avait cela en horreur. » Du pur Maïakovski. »

REVUE DE PRESSE /
La critique de Fabienne Pascaud
Pour Telerama (n° 3179-3180 - 18 déc. 2010) :

« Est-ce parce que c’était une espèce d’ogre poétique et révolutionnaire furieusement romantique que peu de biographes ont jus­qu’alors osé aborder Vladimir Maïa­kovski ? Ayant eu la chance de rencontrer les derniers proches du futuriste bolchévique (1893-1930) et faisant d’emblée le choix (magnifique !) d’associer photos rares et écriture romanesque dans un essai monumental, le Suédois Bengt Jangfeldt, lui, n’a pas craint d’affronter celui qui inspira des années plus tard la Beat generation.
De Maïakovski, on aime à évoquer une image pittoresque : taille de géant, bouche édentée, cent cigarettes fumées chaque jour, folie du jeu, hantise des microbes, passion tumultueuse pour Lili Brik (sœur d’Elsa Triolet) et vie à trois avec le mari de cette dernière, conquêtes féminines à foison et suicide par amour (ou découragement politique ?) d’une balle en plein cœur.
On raconte moins la force créative de ce concasseur de langages, de rythmes, de sons et de sens, engagé dès l’adolescence au service d’une Révolution tous azimuts ; celle du cœur en particulier. C’est chose faite. Des espérances et rêves de toute une génération d’artistes avant et après la révolution d’Octobre, la biographie témoigne aussi avec lyrisme. On y plonge dans un univers frénétique où l’utopie semblait accessible, mais où le poète, pourtant, choisit le suicide, à 37 ans. « Et pas de cancans, exige Maïakovski dans son ultime missive. Le défunt avait cela en horreur. »
http://www.telerama.fr/livres/la-vie-en-jeu-une-biographie-de-vladimir-maiakovski,63537.php

Format : Broché
Nb de pages : 590 p.
ISBN-10: 222621853X
ISBN-13: 978-2226218537

ENGLISH SUMMARY :
Want to hear about a thrilling life in order to start the year off on the right foot?
Then take a look at that of Mayakovsky, the object of a rich and largely illustrated monograph. We can review what we know about the poet, a revolutionary of verse and a fool for speed, a cousin of the Futurists.
But we also discover that the author of Cloud in pants was also very active in other fields, transforming when necessary into a typographer, a movie director or a drawer. During the Revolution, a deep creative pot, the borders between the various forms of art were erased and all the disciplines interpenetrated one another.
While the biography describes his literary work and goes into the gossip as well (Mayakovsky accused by Gorki of transmitting syphilis to a young girl, the love triangles between Lily Brik, the poet and other conquests), it also shows the extraordinary appetite for meeting actors of the European culture, in particular in the visual arts: Rodchenko, Gontcharova, the Delaunay couple, Man Ray and Duchamp whom he met in the staircase of the Istria hotel in Paris.
Even though Mayakovsky died young (after Essenine in 1925, he too committed suicide at the age of 37 in 1930), one has the impression he had the time to live various lives …

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Le Yi Jing : Pratique et interprétation pour la vie quotidienne

ARLETTE DE BEAUCORPS

DOMINIQUE BONPAIX

Albin Michel

Présentation de l’éditeur : Le Yi Jing ou Classique des changements se situe au fondement de la vision chinoise du monde. Plan énergétique de l’univers et manuel d’aide à la décision, il reste difficile d’accès sans un guide pratique qui soit à la fois fidèle à la pensée profonde qu’il véhicule, et adapté à un usage quotidien.

le-yi-jing

Tel est l’objet de cet ouvrage fondé sur la longue expérience des auteurs qui ont travaillé avec Cyrille Javary et d’après sa traduction.

Le lecteur y apprend pas à pas comment analyser les soixante-quatre hexagrammes et les formules qui leur sont associées, tout en les replaçant dans la globalité de la philosophie du Yi Jing et dans la singularité d’une situation donnée.

Cette méthode est illustrée chaque fois par un exemple concret d’interprétation d’un tirage. Cette matrice infinie qu’est le grand classique chinois peut dorénavant servir à tout un chacun pour mieux penser et maîtriser son chemin personnel.

Guide pratique à l’usage du Yi Jing : les auteurs apprennent pas à pas comment analyser, dans leurs détails et leur globalité, les hexagrammes et les formules qui leur sont associées. Ils présentent des exemples concrets pour chaque hexagramme : quel était le problème, quelle a été la réponse du Yi Jing, comment celle-ci a été mise en pratique, quel en a été le résultat.

Format : Poche

Nb de pages : 567 p.

Dimensions: 18.0 x 11.0 x 3.0 cm

ISBN-10: 2226215654

ISBN-13: 978-2226215659

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