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L’OR DU RHIN, HISTOIRE D’UN FLEUVE

Philippe Meyer
Perrin

lor-du-rhinDu Rhin romain, qui détermine une frontière entre Rome et les Barbares, jusqu’au Rhin d’aujourd’hui, fleuve par excellence de l’intégration européenne, une histoire longue, riche et mouvementée.

Fleuve magique, disaient déjà les Romains qui en avaient fait un dieu, le Rhin incarne l’Europe dans ses divisions fratricides comme dans ses aspirations profondes à l’unité. Les meilleurs écrivains de ses deux pays riverains - la France et l’Allemagne - n’ont cessé de clamer leur émotion devant ses paysages et la longue, belle et riche vallée qui le conduit de Bâle à Rotterdam.

Les hommes ont aimé ses rives, y ont prié Dieu dans d’immenses cathédrales, ont été merveilleusement intelligents et artistes. Une même civilisation a réuni sur une voie de passage commune les grandes villes rhénanes, héritières à la fois de l’Antiquité méditerranéenne et des énergies nordiques.

A l’inverse d’une histoire culturelle harmonieuse, l’histoire politique des pays rhénans a été déchirée par d’incessantes rivalités, de puissants nationalismes et des pulsions expansionnistes. Cependant, l’abomination de la Seconde Guerre mondiale a fait resurgir au sein d’une Europe enfin pacifiée l’entente et la parenté de ces territoires. La vallée du Rhin a retrouvé son génie et le Rhin, son or.

Après une longue réflexion sur la philosophie de la médecine, Philippe Meyer se consacre désormais à l’histoire franco-allemande. Il a publié France et Prusse, une histoire croisée, traduit en allemand et, chez Perrin, une Histoire de l’Alsace.

INTERVIEW DE L’AUTEUR :
Pour Le Point.fr - Publiée le 09/06/2011
Propos recueillis par JEAN-MARIE QUEMENER

Les guerres hier, le nucléaire aujourd’hui… Quelles sont les frontières, les idées, les mémoires qui nous séparent de l’Allemagne ? Réponse avec le journaliste et écrivain Philippe Meyer.
Au milieu coule un fleuve, répond Philippe Meyer dans son dernier ouvrage, L’or du Rhin. Une promenade romantique, qui suit le cours de l’eau, a forgé notre réalité, distendu puis rapproché deux nations, deux cultures, deux conceptions de la vie et de l’homme… Avec l’Alsace en dénominateur commun.

Le Point : Le Rhin, un incident géographique ou une culture ?

Philippe Meyer : Difficile de séparer l’un de l’autre. J’ai essayé d’abord de clarifier une géographie éminemment diverse. Le cours du fleuve est long, très long. Il s’est façonné de tronçons d’histoires séparées qui, toutes, relèvent pourtant de la même histoire et de la même culture. On ne peut séparer artificiellement géographie et histoire. Étudier la première, c’est réfléchir à la seconde. Pour tout un chacun, évoquer une histoire, une géographie, c’est renvoyer vers une culture symbolisée par un monument : les Grecs et le Panthéon, les Romains et le Colisée… Le Rhin, lui, sera représenté peut-être par les cathédrales de Bâle, de Strasbourg ou de Cologne. Voir le Rhin encaissé entre Coblence et Mayence, c’est voir la Lorelei, les génies, les mythes, les poètes comme Heinrich Heine, mais aussi le pire des cauchemars comme le nazisme. L’histoire, la culture et la géographie s’en mêlent et s’emmêlent. Et pourtant, le fleuve est long. Il part des Alpes pour rejoindre la mer du Nord. Les hommes, eux, ne changent pas vraiment le long de ses rives. On parle ici de la même culture : une culture rhénane, symbiose de germanité et de culture française. Un beau mélange.

Un “beau mélange” sérieusement mis à mal par le dernier conflit mondial…

Il faut remonter plus loin dans le temps. La guerre du Palatinat, d’abord. Louis XIV a eu l’idée singulière, au XVIIe siècle, d’annexer les pays du Rhin. Peut-être par jeu, certainement par vanité. Les Français ont une très nette tendance à oublier cet épisode de l’histoire. Pourtant, ce fut un massacre. Louis XIV a totalement ravagé le Palatinat. Heidelberg a été saccagée. La région a été sauvagement pillée… Même pour les critères d’alors, cela a été quelque chose de monstrueux. Les Rhénans de la rive droite du fleuve en ont conçu un profond ressentiment à l’encontre de ceux de la rive gauche. Ces faits paraissent oubliés par une mémoire collective française un brin détournée. Pour elle, par exemple, Tolbiac - hormis le fait d’être une rue ou un pont de la capitale - est une victoire des Francs de Clovis sur les Allemands. C’était en fait une lutte entre “Allemands”, en tout cas entre Germains. Clovis ne parlait que le germain, mais cette fameuse mémoire collective n’en a retenu qu’une victoire française. Il faut se souvenir que les rives rhénanes franco-allemandes ont souffert de deux guerres “modernes” avant le dernier conflit. Celle de 1870 laisse la France battue. L’Alsace devient allemande, et pas à moitié. La région n’est pas simplement un protectorat ou une zone vaguement occupée, elle se voit octroyer le statut de Reichsland. Les Alsaciens du XIXe se retrouvent allemands. Ils étaient français depuis 1648… En 1914-1918, la région parcourt le chemin inverse et il est douloureux aussi. Les Allemands avaient envoyé leurs meilleurs universitaires à Strasbourg. Une culture mixte s’était installée ; elle n’a pas été respectée après la Grande Guerre. Pour la France, l’Alsace avait été libérée. Point final. Les Alsaciens en ont aussi payé le prix.

Arrive le nazisme, et le Rhin, cette fois, au moins au départ, apparaît comme une frontière contre la barbarie.

Elle a déferlé sur l’Europe quand même. Dès 1933, d’ailleurs, quand Adolf Hitler, le nouveau chancelier, veut réunir toutes les régions de langue allemande dans le vaste ensemble impérial d’une “Grande Allemagne”. Il ne voulait pas de langue française en Alsace. Pis, il voulait transformer la région de l’est de l’Allemagne, la Lusace slave, en y implantant des Alsaciens. Un déplacement ethnique. On connaît la suite. L’hégémonie germanique, la politique antisémite, les camps de la mort… Les Alsaciens ont eu un État abominable : les Malgré Nous, forcés de collaborer, voire de combattre pour le Reich, puisqu’ils étaient allemands, les résistants envoyés au camp de Schirmeck… Quand, en 1945, les troupes françaises libèrent l’Alsace à nouveau, c’est le chaos. Des familles ne se comprenaient plus entre elles. Certains Alsaciens qui s’étaient installés “vers l’intérieur”, comme on dit pour désigner le reste de la France, ont dû tirer sur leurs propres parents… Beaucoup ne s’en sont jamais remis. Témoin de tout cela : le Rhin et un peuple, partagé entre ses deux rives, totalement déchiré.

L’Europe moderne s’est-elle bâtie sur cette histoire, autour du Rhin ?

Oui, sans doute. Elle a été formidablement déchiquetée, divisée… Le Rhin symbolise cette souffrance et cette formidable résurrection. Pour les gens de ma génération, l’Europe moderne tient du miracle. Une même monnaie, les mêmes valeurs pour des pays indéfectiblement amis, alliés. Cette mutation fabuleuse s’est construite autour du Rhin et on l’oublie trop. Je reste stupéfié par ce qui a été accompli de part et d’autre des rives du fleuve.

La culture rhénane a-t-elle influencé la culture française ?

Je ne pense pas que l’on trouve beaucoup de transferts entre les deux cultures. Bien sûr, certains Alsaciens célèbres, quelques Allemands des rives rhénanes, ont eu un destin en France. Mais leur action était individuelle et ponctuelle. Le cousinage culturel va plutôt se nicher entre Strasbourg, Bâle, Brême, Cologne… Il n’y a pas de différences profondes entre ces peuples ou ces régions. La France intérieure s’est éloignée de l’Alsace. Cela peut s’expliquer : la culture, bien sûr, la façon de parler, le comportement très germanique… Cette façon de manier le fouet et la malice rhénane : on s’amuse, mais on travaille. On batifole, mais on prie… Pour la France, cette association est peu compréhensible. Surtout pour une France centralisée. Mais la même incompréhension existe de l’autre côté du Rhin. Certaines séquelles perdurent entre Allemands et Alsaciens. Autrefois, on faisait des ricochets sur le fleuve vers l’Allemagne. Le jeu, c’était de jeter le caillou en hurlant “les salauds !” Les Teutons sont plus rigides. L’Alsace a finalement le cul entre deux chaises… Aujourd’hui, elle est avant tout européenne. Pas tout à fait française. Pas tout à fait allemande.

Revenons-en au Rhin, qui offre également une mosaïque de religions le long de ses rives.

Il faut bien comprendre d’abord que le Rhin était une voie de passage entre l’Angleterre et l’Italie. Les draps flamands descendaient jusqu’au lac Majeur. Les oeuvres du quattrocento parcouraient le chemin inverse. Les gens se sont arrêtés en route, ce qui a créé ce mélange incroyable le long du fleuve. Un fleuve religieux aussi : le clergé chrétien a uni les gens, et parfois l’architecture, puisqu’on trouve des églises dans le Rhin alpin qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles de la vallée. Le judaïsme a joué également un grand rôle. Dès l’an 1000, sans doute avant, les juifs se sont installés dans la vallée rhénane. Il s’y est créé une relation forte culturelle entre les juifs et le Rhin. Et enfin, le Rhin a été protestant avec Luther… Tous les Rhin n’obéissent pas à la même religion, mais le fleuve est une source de spiritualité. Il traduit un romantisme germain exacerbé par son cours, ses forêts, ses lacs, qui ont fait émerger tant de légendes. Les Nibelungen, par exemple, naissent en partie dans les eaux du Rhin.

Et si le Rhin n’existait pas ?

Pas si théorique que cela, puisque certains géologues expliquent que le Rhin a failli se jeter dans le Danube… Il n’y aurait pas eu d’antagonisme. La région serait devenue un mélange de latin, de celte et de germanique. Sans le Rhin, pas de guerre. Les fleuves contiennent les germes de la guerre. Surtout les fleuves frontaliers. Ce n’est plus le cas du Rhin. Notre histoire démontre que cela n’aura plus jamais lieu.

Passionnant
Il ne suffit pas d’être amateur de ces régions ; comme avec Victor Hugo, on les pénètre, on y vit. Bravo à Philippe Meyer; à aucun moment, l’intérêt ne faiblit

SOMMAIRE

LE RHIN ALPIN
LE RHIN ROMAIN
BALE
ENTRE VOSGES ET FORET-NOIRE
STRASBOURG
LE RHIN IMPERIAL
LE RHIN MEDIEVAL : DE LA PUISSANCE ET DE LA FRAGILITE GERMANIQUES
MYSTIQUES ET HUMANISTES RHENANS
LUTHER SUR LE RHIN
CATHEDRALES IMPERIALES

Après une longue réflexion sur la philosophie de la médecine, Philippe Meyer se consacre désormais à l’histoire franco-allemande. Il a publié France et Prusse, une histoire croisée, traduit en allemand et, chez Perrin, une Histoire de l’Alsace.
1933 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, dans une famille alsacienne exilée en France depuis 1871.
1956 : Concours de l’internat des Hôpitaux de Paris.
1966 : Agrégation de médecine expérimentale.
1970 - 2000 : Professeur, directeur de recherche et chef de service à l’hôpital Necker.
1982 : ” L’homme et le sel ” (Fayard).
1996 : ” Leçons d’histoire de la pensée médicale ” (Odile Jacob).
2002 : professeur invité à l’université de Berlin.
2004 : “Le bonheur de ne pas être américain” (Libella Maren Sell).
2008 : ” Histoire de l’Alsace ” (Perrin).
2009 ” France et Prusse, une histoire croisée ” (Bentzinger).

Format : Broché
Paru le : 14/04/2011
Nb. de pages : 437 pages
Dimensions : 15,5cm x 24cm x 3cm
ISBN : 978-2-262-03258-6
EAN : 9782262032586

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UN NOUVEL ORDRE MONDIAL MADE IN CHINA ?

Mamoudou Gazibo, Roromme Chantal
Les Presses de l’Université de Montréal

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PRESENTATION :

Le XXIe siècle sera-t-il chinois ? Bien des signes le laissent penser. En quelques décennies, le pays a su rattraper son retard en dépassant toutes les prédictions. Son influence économique, stratégique, diplomatique et idéologique est partout croissante - dans le tiers-monde, en particulier.

L´Occident, et au premier titre les Etats-Unis, observe cette résurgence avec une défiance manifeste. A-t-on raison de s´inquiéter ? Et comment, au juste, cette transition est-elle pilotée ?

Le meilleur moyen de le savoir, c´est d´inscrire l´analyse dans la longue durée et de prêter l´oreille aux discours des spécialistes et des acteurs chinois. Depuis Deng Xiaoping, Beijing a fait du pragmatisme un principe de gouvernement fondamental. C´est l´ère de l’ « ascension pacifique », qui opère un savant dosage entre l´assurance d´une puissance qui entend faire sa marque et le doigté d´un partenaire d´affaires raisonnable et rassurant.

SOMMAIRE

L’ORDRE MONDIAL BOUSCULE
LA PUISSANCE CHINOISE DANS LA LONGUE DUREE
LA DIMENSION ECONOMIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE DE PUISSANCE
LA MODERNISATION MILITAIRE CONVENTIONNELLE DE LA CHINE
UNE REVOLUTION MILITAIRE A LA CHINOISE
LA DIMENSION POLITIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE

Mamoudou Gazibo est professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la politique africaine, la politique comparée et les relations sino-africaines. Roromme Chantal est chroniqueur politique en Haïti et ancien fonctionnaire du PNUD. Il prépare un doctorat de science politique à l’Université de Montréal sur la montée en puissance de la Chine.

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 171 p.
Dimensions : 14cm x 21cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7606-2250-0
EAN : 9782760622500

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DEMAIN LA TUNISIE

Jacques Lanxade
France-Empire

demain-la-tunisie Résumé : L’amiral Jacques Lanxade a été le conseiller militaire du président François Mitterrand avant d’être Chef d’Etat-Major des Armées.
Ambassadeur de France en Tunisie de 1995 à 1999, il a redécouvert avec passion ce pays qu’il avait déjà connu dans sa jeunesse. C’est pourquoi il a suivi, au jour le jour et avec une très grande attention, les événements qui ont conduit au succès de la révolution du jasmin. La révolte de la jeunesse contre un régime dictatorial corrompu et sa quête de liberté, que beaucoup de responsables politiques français ont trop longtemps voulu ignorer, ne l’ont pas surpris car il avait observé la montée de la tension depuis quelques années.
Ce livre est d’abord un rappel de la situation qui a conduit à la révolution, avant de proposer une analyse des enjeux de la transition politique de la Tunisie vers la démocratie et l’état de droit. II formule, à partir des atouts et des faiblesses de l’économie tunisienne, des scenarii d’évolution du pays. Mais cet ouvrage décrit aussi comment la révolution tunisienne a été l’inspiratrice de l’extraordinaire mouvement de libération qu’elle a déclenché dans tout le monde arabe.
Il montre que l’Egypte, d’abord, puis progressivement beaucoup d’autres Etats arabes, ont été touchés. Il analyse les conséquences considérables qui en résulteront pour l’équilibre du monde. Interviewé par Stéphanie Le Bail, l’amiral Jacques Lanxade apporte un témoignage de premier plan pour les Français d’abord, mais aussi pour les Tunisiens qui vont bientôt voter.

LU DANS LA PRESSE

L’amiral Lanxade : « C’est l’armée qui a lâché Ben Ali » (16.01.2011)
Ancien chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade connaît bien la Tunisie, où il a été ambassadeur de France de 1995 à 1999. Il nous aide à comprendre les événements de Tunisie et ce qui va se passer maintenant dans ce pays. Pourquoi Ben Ali a-t-il fui ? Amiral Jacques Lanxade. Face à ce véritable mouvement de fond de la population tunisienne, Ben Ali a fui parce qu’il a pris conscience de l’impossibilité pour lui de rétablir la situation quand tous ceux sur lesquels il comptait l’ont lâché. C’est l’armée qui a lâché Ben Ali quand elle s’est refusée — à l’inverse de la police du régime — à faire tirer sur la foule. Chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar a démissionné en refusant de faire tirer l’armée et c’est probablement lui qui a conseillé à Ben Ali de s’en aller en lui disant : « Tu es fini! » Quel peut être le rôle de l’armée ? L’armée, qui — même sous Ben Ali — a toujours été tenue à l’écart de la politique et n’était pas partie prenante dans la direction des affaires du pays, est une armée assez républicaine. Je crois que l’armée est un élément stabilisateur et modérateur. Ce n’est pas une armée de coup d’Etat, même si je peux me tromper. Mais il ne faudrait pas que — faute de trouver une organisation politique pour assurer la transition — l’armée soit obligée d’apparaître en première ligne. Il ne me semble pas que l’on aille dans ce sens-là et l’armée n’y pousse pas du tout. Qui gouverne désormais en Tunisie ? Ce n’est déjà plus le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, car tous les membres de l’opposition et de la société civile qu’il avait réunis autour de lui ont exigé qu’il renonce à être le dirigeant de la transition, au profit du président du Parlement, Foued Mebazaa. On est donc revenu aux normes constitutionnelles en passant d’un intérim à une vacance officielle du pouvoir. Celui-ci aura pour charge bien entendu d’organiser une élection présidentielle et des législatives après avoir fait modifier la Constitution qui était taillée sur mesure pour Ben Ali et écarter tous ses concurrents. Si l’on veut maintenant que les gens puissent se présenter librement, il faut donc réviser la Constitution. Je crois que cela prendra un certain temps, que cela prendra plutôt six mois que quarante-cinq jours. Y a-t-il un risque de chaos ? Après les scènes de pillage que l’on a vues, il y a toujours un risque de chaos, mais je n’y crois pas beaucoup. J’ai le sentiment qu’on a franchi le moment plus difficile car l’armée et la garde nationale, c’est-à-dire la gendarmerie, ont semble-t-il repris le contrôle de la situation. Et depuis hier, les forces de l’ordre qui se sont déployées dans Tunis s’activent à rétablir l’ordre, empêcher les pillages et rassurer la population. Les Tunisiens sont en général des gens très calmes et, quand leur colère explose, celle-ci peut retomber aussi vite. S’il n’y a pas d’erreur commise par le président du Parlement, les Tunisiens pourront donc attendre et patienter encore quelques mois… Les islamistes représentent-ils un danger ? Jusqu’à présent, la population a écarté systématiquement les islamistes des grandes manifestations, où toutes les classes sociales étaient représentées, à chaque fois qu’ils tentaient de se mettre en avant. Il faut reconnaître que le mouvement islamiste a été sérieusement cassé par le régime Ben Ali. Les islamistes existent probablement dans le pays mais ne sont aujourd’hui ni très nombreux, ni bien organisés. Certains islamistes vont cependant essayer de rentrer de l’étranger et même de France. Les islamistes ne semblent pas représenter pour l’instant un risque vraiment sérieux, mais il faut bien sûr les empêcher de récupérer ce mouvement populaire. Comment jugez-vous la position de la France ? Depuis des années, les autorités françaises, et notamment les gouvernements de droite, ont toujours soutenu excessivement ce régime quasi dictatorial et mafieux et sans même faire de pression sur lui. D’où l’embarras évident des autorités françaises quelque peu gênées aux entournures. Depuis le début de la crise il y a un mois, le gouvernement français a mal jugé l’ampleur du mouvement de contestation populaire et a fait une erreur d’analyse considérable en restant trop longtemps sur l’idée d’aider Ben Ali à se maintenir au pouvoir.

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/l-amiral-lanxade-c-est-l-armee-qui-a-lache-ben-ali-16-01-2011-1229239.php

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 167 p.
Dimensions : 15,6cm x 24,1cm x 1,7cm
ISBN-10: 2704811075
ISBN-13: 978-2704811076

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LE GUIDE DU TERRARIUM

Hans-Joachim Herrmann
Marabout

le-guide-du-terrarium1Présentation de l’éditeur : Chaque terrariophile trouvera dans cet ouvrage les espèces qui l’intéressent plus particulièrement et qu’il a envie d’élever et trouvera des conseils adaptés à chaque taille de terrarium, chaque climat et chaque espace vital.

Hans-Joachim Herrmann est docteur en biologie. C’est un expert reconnu en terrariophilie, ainsi que dans l’aménagement d’étangs et l’aquariophilie. Il met son exigence et sa passion au service d’un objectif : créer des conditions d’élevage les plus proches possible des milieux d’origine des animaux. C’est aussi le sujet principal de ses nombreux livres et articles.

Format : Broché
Nb de pages : 144 p.
Parution : mai 2011
ISBN-10: 2501071301
ISBN-13: 978-2501071307

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LE GONCOURT 2011 : TOUT PASSE

Bernard Comment
Christian Bourgois Editeur

tout-passeUne vieille dame qui s’apprête à partir avec ses secrets, dans le calme d’une piscine. Un fils qui s’interroge sur un père qu’il n’a pas connu ou presque. Un veuf qui enterre méthodiquement sa richesse. Les conséquences d’une fausse annonce. Un lecteur dans une bibliothèque numérique, par temps de panne électrique. Dans chacun des neuf récits qui composent ce livre, des bribes de passé se dévoilent, et une interrogation se pose, sur le futur et ce qu’il convient de lui transmettre ou non.

Que retient-on d’une vie ? De sa propre vie ? Qu’en restera-t-il ? Quelles traces laisser ? Comment infléchir le destin ?

Dans un monde qui change, où la continuité est peut-être une illusion qui fait naufrage, les personnages inventés par l’auteur essaient de faire le point (comme on dit aussi d’une caméra). Pas forcément pour y voir clair. Mais pour garder les yeux ouverts, avant la nuit, et dans la nuit.

LE GONCOURT RECOMPENSE
« TOUT PASSE » DE BERNARD COMMENT

Mardi 3 mai 2011, le prix du Goncourt de la nouvelle 2011 a été attribué à l’unanimité à Bernard Comment, pour Tout passe (Bourgois, 2011). Six recueils avaient été sélectionnés.
Tout passe est un recueil de neuf nouvelles. Les personnages donnent un point de vue très différent de leur manière d’être au monde et les rapports qu’ils entretiennent avec les autres.
Tous sont reliés par la même méditation métaphysique, déjà sous-jacente dans Tryptique d’un ongle : comment s’articulent la vie et la mort ? Au moment de mourir, que reste-t-il de la vie ? Que faut-il léguer à la postérité ? Une vieille dame s’interroge sur ses secrets, un veuf sur ses richesses, un fils sur son père, un écrivain sur ses brouillons, un homme sur un fantôme, un couple sur son existence.
D’autres nouvelles sont davantage ancrées dans l’actualité : un entraîneur abandonne son équipe, un lecteur de livres électroniques est surpris par une panne, un personnage est victime d’une fausse annonce. La solitude de ces personnages permet de faire émerger des pensées existentielles ; comme écrit Spinoza, dans l’Éthique, « l’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort , et sa sagesse est une méditation de la mort, mais de la vie. » (1677)

L’esprit Goncourt
Les dix membres du jury du Goncourt, Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun et Didier Decoin, ont récompensé un auteur reconnu.

Né en 1960, Bernard Comment a déjà écrit seize ouvrages et reçu six récompenses. Il est Officier des Arts et des Lettres, écrivain, éditeur, responsable de la fiction sur France Culture, scénariste et président de la Commission Roman du Centre National du Livre. Or, à sa création en 1896, le prix Goncourt ne devait-il pas «assurer la vie matérielle à un certain nombre de littérateurs» et récompenser « la jeunesse » ? Tout passe….

Format : Broché
Paru le : 07/04/2011
Nb. de pages : 140 p.
Dimensions : 12cm x 20cm x 1,2cm
ISBN : 978-2-267-02167-7
EAN : 9782267021677

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THE LONGEST WAR

Inside The Enduring Conflict Between America and Al-Qaeda
Peter L. Bergen
Free Press / 1St Edition

the-longest-warWhat makes “The Longest War,” a new book by Peter L. Bergen, CNN’s national security analyst, particularly useful is that it provides a succinct and compelling overview of these huge, complex subjects, drawing upon other journalists’ pioneering work as well as the author’s own expertise in terrorism and interviews with a broad spectrum of figures including leading counterterrorism officials, members of the Taliban, failed suicide bombers, family and friends of Osama bin Laden and top American military officers.

TEN YEARS HAVE PASSED since the shocking attacks on the World Trade Center, and after seven years of conflict, the last U.S. combat troops left Iraq—only to move into Afghanistan, where the ten-year-old fight continues: the war on terror rages with no clear end in sight. In The Longest War Peter Bergen offers a comprehensive history of this war and its evolution, from the strategies devised in the wake of the 9/11 attacks to the fighting in Afghanistan, Pakistan, and beyond.

Unlike any other book on this subject, here Bergen tells the story of this shifting war’s failures and successes from the perspectives of both the United States and al-Qaeda and its allies. He goes into the homes of al-Qaeda members, rooting into the source of their devotion to terrorist causes, and spends time in the offices of the major players shaping the U.S. strategic efforts in the region. At a time when many are frustrated or fatigued with what has become an enduring multigenerational conflict, this book will provide an illuminating narrative that not only traces the arc of the fight but projects its likely future.

Weaving together internal documents from al-Qaeda and the U.S. offices of counterterrorism, first-person interviews with top-level jihadists and senior Washington officials, along with his own experiences on the ground in the Middle East, Bergen balances the accounts of each side, revealing how al-Qaeda has evolved since 9/11 and the specific ways the U.S. government has responded in the ongoing fight.

EDITORIAL REVIEWS
From Amazon.com Review

Amazon Best Books of the Month, January 2011: At nearly a decade and counting, and with tens of thousands of American troops still at war in Afghanistan and Iraq–and with Osama bin Laden still at large–we remain well within the post-9/11 era, almost to the point where we take its conditions for granted. Many of the aspects of the ongoing, often indirect battles between America and al-Qaeda have been well covered, but there hasn’t until now been a full overview of the conflict, and few are more qualified to write it than Peter Bergen, the print and television journalist who, as a CNN producer, arranged bin Laden’s first interview with the Western press in 1997. He has been on the story ever since, as the author of Holy War, Inc., and The Osama bin Laden I Know, but in The Longest War he synthesizes his knowledge for the first time into an insightful portrait of both sides in this asymmetrical struggle between superpower and shadowy scourge. Readers of reporters like Lawrence Wright, Thomas Ricks, and Bob Woodward will be familiar with much of the story, especially on the American side, but Bergen’s rare understanding of bin Laden’s world–often based on personal interviews with present and former jihadists–along with his sharp assessments of each side’s successes and failures (he considers the 9/11 attacks to have been more of a failure than a success for their perpetrators), make it necessary reading for anyone wanting to understand our times. –Tom Nissley

the-longest-war1EDITORIAL REVIEWS
From Publishers Weekly

Starred Review. Bergen (The Osama bin Laden I Know), CNN’s national security analyst, revisits the personality and career of the al-Qaeda leader and his immediate circle, while delving into the conflict between al-Qaeda and associates and the U.S. and its coalition. Much of the narrative conforms in outline to other recent books on the conflict, but Bergen adds much detail and contour to his analyses. He finds serious miscalculations on the part of the terrorist organization, and sees the “surge” in Iraq signaling a larger decline in al-Qaeda’s potency. At the same time, he argues that the widespread backlash in the Middle East against the September 11 attacks confirms it is mainstream Islam that poses the greatest “ideological threat” to al-Qaeda. The U.S., meanwhile, has let incompetence and a misguided obsession with Iraq undermine its efforts to extinguish al-Qaeda and the enduring influence of bin Laden, who, Bergen argues, is still alive. Drawing on vast firsthand knowledge of the region and mining a huge stock of primary and secondary material, including his own interviews with combatants, the book’s depth of detail and breadth of insight make it one of the more useful analyses of the ongoing conflict. (Jan.)

PRESS REVIEW /
Sunday Book Review (January 16, 2011),
Tyler Hicks/The New York Times:

“For readers interested in a highly informed, wide-angled, single-volume briefing on the war on terror so far, “The Longest War” is clearly that essential book.
Mr. Bergen, who was part of the CNN team that interviewed Mr. bin Laden in 1997, and who has written two earlier books about the Al Qaeda leader, writes with enormous authority in these pages. He gives the reader an intimate understanding of how Al Qaeda operates on a day-to-day basis: he says it’s a highly bureaucratic organization with bylaws dealing with everything from salary levels to furniture allowances to vacation schedules. And he creates a sharply observed portrait of Mr. bin Laden that amplifies those laid out by earlier writers like Lawrence Wright (“The Looming Tower”), Steve Coll (“The Bin Ladens”) and Jonathan Randal (“Osama: The Making of a Terrorist”).
Although some of Mr. Bergen’s conclusions are bound to be controversial, the lucidity, knowledge and carefully reasoned logic of his arguments lend his assessments credibility and weight, even when he is challenging conventional wisdom.
On the matter of the dangers posed by Pakistan, Mr. Bergen says that a rapidly increasing population combined with high unemployment will play into the hands of militants, but adds that “despite years of hysterical analysis by the commentariat in the United States, as the Obama administration came into office Pakistan was not poised for an Islamist takeover similar to what happened in the shah’s Iran.”
“There was no major religious figure around which opposition to the Pakistani government could form,” he writes, “and the alliance of pro-Taliban parties known as the MMA, which had come to power in two of Pakistan’s four provinces in 2002 and had implemented some window-dressing measures such as banning the sale of alcohol to non-Muslims, did nothing to govern effectively and in the election in 2008 they were annihilated in the polls. Ordinary Pakistanis were also increasingly fed up with the tactics used by the militants. Between 2005 and 2008, Pakistani support for suicide attacks dropped from 33 percent to 5 percent.”
In these pages Mr. Bergen also disputes parallels drawn between the experiences of America and the Soviet Union in Afghanistan (an argument invoked by the Pentagon under Donald H. Rumsfeld as a reason for keeping the number of United States troops there to a minimum). Mr. Bergen argues that there is no real analogy since “the Soviets employed a scorched-earth policy,” killing “more than a million Afghans and forcing some five million more to flee the country,” while more American troops have been needed — and wanted by the Afghan people — to secure the country from the Taliban and to “midwife a more secure and prosperous country.”
Mr. Bergen also contends that “the growing skepticism about Obama’s chances for success in Afghanistan” was “largely based on some deep misreadings of both the country’s history and the views of its people, which were often compounded by facile comparisons to the United States’ misadventures” in Vietnam and Iraq.
Skeptics who argue for a reduced American presence in Afghanistan are wrong, he contends, because “the United States had tried this already” twice: first, when it abandoned the country in the wake of the Soviet defeat there, creating a chaotic vacuum in the 1990s from which the Taliban emerged; and second, when the administration of George W. Bush got distracted with the war in Iraq and allowed the resurgence of the Taliban in Afghanistan.
The sections of this book dealing with 9/11, the war in Iraq and the prosecution of the war on terror retrace a lot of ground covered by the important work of other journalists, most notably Thomas Ricks, author of the book “Fiasco”; Bob Woodward of The Washington Post; and Jane Mayer, Seymour M. Hersh and George Packer of The New Yorker. These chapters by Mr. Bergen provide an utterly devastating indictment of the Bush administration on all levels — from its failure to heed warnings about a terrorist threat, to its determination to conduct the war in Afghanistan on the cheap, to its costly, unnecessary and thoroughly misguided invasion and occupation of Iraq.
Mr. Bergen gives us a sampling of the ominous threat reporting distributed to Bush officials in 2001 (not just the famous Aug. 6 brief titled “Bin Laden Determined to Strike in U.S.”) and concludes that the problem “was not a lack of information about Al Qaeda’s intentions and capabilities, but the Bush administration’s inability to comprehend that an attack by Al Qaeda on the United States was a real possibility.” This failure, he says, came about partly because the thinking of the Bush White House was “frozen in a cold war mind-set” and partly because it saw Iraq as the No. 1 danger and “bin Laden and Al Qaeda were politically and ideologically inconvenient to square” with its worldview.
Both Osama bin Laden and George W. Bush, Mr. Bergen argues, made large strategic errors. Just as the Qaeda leader, in Mr. Bergen’s view, misjudged the consequences of the 9/11 attacks — which resulted in his terrorist organization’s losing a secure base in Afghanistan — so, he argues, did Mr. Bush’s decision to go to war in Iraq have the perverse consequence of breathing “new life into bin Laden’s holy war.”
Echoing other experts like the former C.I.A. analyst Michael Scheuer, Mr. Bergen argues that the Iraq war represented “the very type of imperial adventure that bin Laden had long predicted was the United States’ long-term goal in the region.” Moreover, he notes, it “deposed the secular socialist Saddam, whom bin Laden had long despised,” ignited “Sunni and Shia fundamentalist fervor in Iraq” and provoked “a ‘defensive’ jihad that galvanized jihadi-minded Muslims around the world.”
For that matter, Mr. Bergen goes on, none of the war goals articulated by the Bush administration were achieved: “An alliance between Saddam and Al Qaeda wasn’t interrupted because there wasn’t one, according to any number of studies including one by the Institute for Defense Analyses, the Pentagon’s own internal think tank. There was no democratic domino effect around the Middle East; quite the opposite: the authoritarian regimes became more firmly entrenched.” And the war did not pay for itself as Deputy Defense Secretary Paul D. Wolfowitz had predicted, but instead turned Iraq into “a giant money sink for the American economy.”
the-longest-war-1Not only did the war in Iraq divert crucial resources from Afghanistan, but a series of errors made by the Bush administration, Mr. Bergen says, also created a “perfect storm” that gave birth to the bloody Iraqi insurgency and led to the very thing the White House said it wanted to prevent, “a safe haven for Al Qaeda in the heart of the Arab world.”
Those errors, Mr. Bergen observes, included the decision to subject Iraq to a “full-blown American occupation” under the inept Coalition Provisional Authority; failing to provide sufficient troops to secure the country and establish order (which, in turn, led to huge weapons caches’ going unprotected); mandating the removal of some 30,000 Baath party officials from their former positions (which deprived the country of experienced administrators); and dissolving the Iraqi military, thereby taking jobs from hundreds of thousands of young men in an economy already reeling from unemployment.
Although the Sunni Awakening (in which Sunni tribal leaders in Anbar Province began cooperating with American forces in the battle against insurgents) and the surge in United States forces eventually helped put Al Qaeda in Iraq on the defensive, Mr. Bergen warns that the terrorists could still regain a role in that country.
So what is Al Qaeda’s future around the world? On one hand, Mr. Bergen writes that “many thousands of underemployed, disaffected men in the Muslim world will continue to embrace bin Laden’s doctrine of violent anti-Westernism” — he cites a 2008 survey showing that people in countries as diverse as Morocco, Indonesia, Jordan and Turkey expressed more “confidence” in the Qaeda leader than in President Bush by significant margins. On the other, he says that half a decade after 9/11 there emerged powerful new critics of Al Qaeda who had jihadist credentials themselves: Abdullah Anas, who had been a friend of Mr. bin Laden during the anti-Soviet jihad, denounced the 2005 suicide bombings in London as “criminal acts,” and Sheikh Salman al-Awdah, a leading Saudi religious scholar, personally rebuked Mr. bin Laden for killing innocent children, the elderly and women “in the name of Al Qaeda.”
In the end, Mr. Bergen says, Al Qaeda has four “crippling strategic weaknesses” that will affect its long-term future: 1) its killing of many Muslims civilians — acts forbidden by the Koran; 2) its failure to offer any positive vision of the future (“Afghanistan under the Taliban is not an attractive model of the future for most Muslims”); 3) the inability of jihadist militants to turn themselves “into genuine mass political movements because their ideology prevents them from making the kind of real-world compromises that would allow them to engage in normal politics”; and 4) an ever growing list of enemies, including any Muslims who don’t “exactly share their ultra-fundamentalist worldview.”
“By the end of the second Bush term,” Mr. Bergen writes near the end of this valuable book, “it was clear that Al Qaeda and allied groups were losing the ‘war of ideas’ in the Islamic world, not because America was winning that war — quite the contrary: most Muslims had a quite negative attitude toward the United States — but because Muslims themselves had largely turned against the ideology of bin Ladenism”.”

Free Press
January 2011
Illustrated.
496 pages
ISBN-10: 0743278933
ISBN-13: 978074327893

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Conversations with Myself

Foreword by President Barack Obama

Nelson Mandela
Macmillan

nelson-mandelaNelson Mandela is widely considered to be one of the most inspiring and iconic figures of our age. Now, after a lifetime of taking pen to paper to record thoughts and events, hardships and victories, he has bestowed his entire extant personal papers, which offer an unprecedented insight into his remarkable life.
A singular international publishing event, Conversations with Myself draws on Mandela’s personal archive of never-before-seen materials to offer unique access to the private world of an incomparable world leader. Journals kept on the run during the anti-apartheid struggle of the early 1960s; diaries and draft letters written in Robben Island and other South African prisons during his twenty-seven years of incarceration; notebooks from the postapartheid transition; private recorded conversations; speeches and correspondence written during his presidency—a historic collection of documents archived at the Nelson Mandela Foundation is brought together into a sweeping narrative of great immediacy and stunning power. An intimate journey from Mandela’s first stirrings of political consciousness to his galvanizing role on the world stage, Conversations with Myself illuminates a heroic life forged on the front lines of the struggle for freedom and justice.
While other books have recounted Mandela’s life from the vantage of the present, Conversations with Myself allows, for the first time, unhindered insight into the human side of the icon.

Nelson Mandela: Conversations with Myself
Graham Boynton wonders whether we will ever know the truth about Nelson Mandela
By Graham Boynton
It would be easy to dismiss this book on the world’s greatest living statesman as exploitation. Nelson Mandela is nearing the end of his life and one gets the feeling that any book published within some proximity of his drawing his last breath will sell by the lorry load.

So, I have to confess that my first thought was: “Here we go again.” We have, after all, had any number of authorised, semi-authorised and completely unauthorised biographies of the man in recent years – on top of his own Long Walk to Freedom and Mandela: the Authorised Portrait, a coffee-table book that serves as a good photojournalistic record. There are also Mandela cartoon books, Mandela children’s books and the sayings of Mandela.
Despite my misgivings, and the unnecessary foreword by Barack Obama, I found myself drawn into this well-organised and annotated compilation of personal files, correspondence, prison notes, interview transcripts and extracts from the unpublished sequel to his 1994 autobiography.
Whereas all the previous works on the subject seemed controlled, contained and distant – and that applies equally to Long Walk to Freedom, which was written with Time magazine editor Richard Stengel, and thus has rather strange traces of Harvard-speak throughout – this collection reveals the man for what he is: extraordinarily self-disciplined and with a capacity to forgive his persecutors. In other words, the very qualities that enabled him to lead his country out of the apartheid era.
Most compelling about this collection is that it jumps from the mundane (blood pressure readings taken at 7am and again at 2.30pm; trouser size noted as 34R; his disappointment at the ending of the film Amadeus), through to the historic (his arrest by a plain clothes policeman who he describes as being “very, very, very correct and courteous”) with barely a breath taken. As Mandela himself puts it: “In real life we deal, not with gods, but with ordinary people: men and women who are full of contradictions.”
What comes across is that Mandela is an African leader from another age, at once regal, conservative and chivalrous and at the same time emotionally reticent, seemingly unable to express spontaneous warmth about those closest to him. When his friend Ahmed Kathrada raises the subject of how the young Winnie reacted to his marriage proposal, he says: “I am simply not answering that question.”
I have one caveat. Despite the volume of Mandela material now in the public domain, I have a feeling he will go to his grave carrying secrets. For example, how much did he know about his wife Winnie’s reign of terror in Soweto in the late Eighties that brought great shame to the name Mandela? I have it on good authority that he was apprised of the details throughout those terrible days, and yet there is barely a passing mention here or in any of the other authorised books.
Such omissions mean we shall probably never know the whole truth about Nelson Mandela.

01/11/2010
6 x 9 inches
480 pages
ISBN  : 978-0-230-74901-6
EAN : 9780230749016

Enhanced by Zemanta

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Freedom™

Daniel Suarez
Dutton Adult

freedomFreedom is a solid sequel to Deamon and together they form a compelling thriller. For those that like big ideas and technological innovations you are in for a treat. No longer are big ideas and fully realized stories mutually exclusive. This is Michael Crichton meets Michael Chabon meets Joseph Campbell - ideas meets characters meets mythology. You do have to read Daemon first, but together they are a fun, intellectually stimulating joy ride through the near future.

The question on the future of our technologically-complicated world - does it have one? - seems to be DS obsession and maybe it should be everyone’s because dark times may lie ahead. Uncovering the answer or thinking of some viable solution seems to be Suarez’ life’s passion and he has the technical skills, the literary talent and the imagination to engage the reader.

Suarez’ premise is that we can’t keep going this way. We just can’t. Most resources are limited and they are being wasted away and so are our lives, increasingly lacking meaning and purpose. We live in an overpopulated and shrinking world controlled or manipulated by bloated, soulless corporations where increasingly totalitarian and violence-prone states and governments serving their corporate masters or serving the political class unquenchable thirst for ever more power.

Suarez attempts to answer 2 big questions: ‘do we have a future’ or can we even survive in this world that we built? And, ‘can we live free’ and what are the limits to our individual freedom and, given humans’ general inability to resist the temptation of grabbing and exercising power over their fellow humans, who is going to enforce those limits and how?

PRESS REVIEW
From Publishers Weekly:

“Starred Review. Bestseller Suarez’s sequel to Daemon (2009), in which the late, mad-genius game designer Matthew Sobol launched a cyber war on humanity, surpasses its smart, exciting predecessor. This concluding volume crackles with electrifying action scenes and bristles with intriguing ideas about a frightening, near-future world. Sobol’s bots continue to roam the Internet, inciting mayhem and siphoning money from worldwide, interconnected megacorporations out to seize control of national governments and enslave the populace. FBI special agent Roy Merritt is dead, but still manages to make a dramatic comeback, while detective Pete Sebeck, thought to be executed in Daemon, rises from the supposed grave to lead the fight against the corporations. What the trademark letters affixed to the title signify is anyone’s guess. Those who haven’t read Daemon should read it first. The two books combined form the cyberthriller against which all others will be measured.”

PRESS REVIEW
From Booklist:

“Picking up a few months after the end of Daemon (2009), Suarez continues his popular technothriller and SF saga. The computer program Daemon has taken over the Internet, and millions have joined its virtual world. Now the effect is spilling into the real world as Daemon assumes control of financial institutions, and the program’s real-life converts flock to small towns to re-create a sustainable lifestyle amid the agribusiness monoculture of the Midwest. Despite a slow start, Freedom picks up speed by the second half with Daemon’s supporters and detractors facing off for the control of civilization. Only readers who have also read Daemon will be fully able to enjoy and understand Freedom, as most of the characters and plot elements are drawn directly from the previous story, and only so much backstory is possible, given the elaborate premise. On the other hand, Daemon fans will be well be pleased with the exciting conclusion, as will anyone who enjoys lots of gaming elements and virtual worlds in their science fiction. –Jessica Moyer”

PRESS REVIEW
By K. Sampanthar “Inventor of ThinkCube” (Boston, MA)
(VINE VOICE):

“Freedom is Daniel Suarez’s follow up to his 2008/2009 surprise best seller, Daemon. Last year I was blown away by Daemon. Suarez managed to write a compelling thriller around some big ideas. I have been a huge fan of Michael Crichton for years but I always felt his characterizations were weak and the big ideas were shoe horned into a thriller plot. Suarez stays true to the big idea and manages to weave a realistic plot with fully fleshed out characters and situations. This isn’t some made-for-movie screenplay, this is a fully realized thriller with deep ideas and a compelling story. I was sucked in from the first page and devoured the first book and left gasping at the end for the follow up. Freedom, just released, doesn’t disappoint (except maybe I was hoping for a trilogy). Freedom is a different kind of book to Daemon, the plot continuation is smooth, but the atmosphere of Freedom is very different. While Daemon was a techno thriller, Freedom morphs into a hero’s quest/mythological story. The technological ideas are still there and actually they are fully realized in Freedom. Suarez manages to flesh out the technological vision he alluded to Daemon. The convergence of life and augmented reality are smoothly juxtaposed to provide a glimpse of a near future. Suarez is a technologist and it shows. His use of current technology to create his vision is accurate and realistic. He explores the implications of social network theory, augmented reality, game design and ad-hoc network topologies to form a backdrop for a dystopian future. Even his underlying message of governments gone amuck are well researched and realistic; if a little paranoid.
These are tough questions and, if ‘Daemon’ deals mostly with the first question, not necessarily hinting at an answer, in Freedom(tm) there’s Suarez’ answer to both. DS suggests a solution to the survivability dilemma and he wraps it around an engaging, well written, technologically plausible action/techno-thriller Utopian-dystopia. Besides the how-to’s on avoiding the fate of the long gone Maya or Anasazi civilizations, many pages in Freedom(tm) are dedicated to chronicling the emergence of a radically new, technologically advanced but sustainable civilization while the old order crumbles and dies and not without a vicious fight. When it comes to personal freedom… it’s complicated but the author is unafraid to present us his own, intensely geeky but quite original solution.
In the good tradition of H.G. Wells and Orwell, Freedom(tm) chronicles the birth of a brave new world and the struggles and tribulations of a few humans who either play a role in facilitating it or are followed in the story so that we may witness their gradual transformation and evolution. Unlike ‘Daemon’ which was almost exclusively about about struggle, revenge and mayhem, ‘Freedom(tm)’, while keeping the carnage going, introduces us to ‘new growth’. Suarez did an incredible amount of research - how many fiction books come with a bibliography? - and found in himself the talent and the dedication to put together a new world. Yes, it’s Utopian and yes, it’s improbable. DS’ mix of open hostility toward the way we do things today is combined with a love/hate/hope/fear at what might become of us if we just keep going or stampeding the way we are now. Daemon and Freedom fascinating and stimulating reads. Can’t we too dream while reading this beautifully constructed and almost plausible story? Yes, we can and Suarez’ work is a great dream facilitator.
Had he tried philosophy, sociology or religion (as a prophet?), Suarez would have been quickly marginalized. His assessment of today’s world with its senseless but seemingly unstoppable march toward an almost certain catastrophic discontinuity would be ignored or summarily rejected. Today’s opinion makers avoid discussing or even thinking (the unthinkable?) of a future were very little seems to get ‘better’ and where an individual’s quality of life and personal freedom have ceased to improve or expand for a generation already and there’s very little hope left. Suarez did the right thing writing a book - two books. Works such as Suarez’ novels, movies such as Avatar, the very few real life heroes that refuse to compromise their freedom and integrity and do not trade away their individuality in exchange for some false recognition - thinking of people such as Aleksandr Solzhenitsyn (I’m reading him now) or Stephen Hawking or even a politician such as Ron Paul - they inspire and challenge us to transcend our limitations and our inherent smallness and to dare ask questions and sometimes even to suggest answers. Daemon/Freedom are the literary expression of someone who dares suggest an answer. To the extent that these books are read and they make us think and more aware of the world we live in, Suarez’ effort was worthwhile.
My hope is that Daemon/Freedom will be read by many and, because they were read some of the readers’ lives will change, even in small ways. And, as some might have guessed, the hero I was thinking of - see my review’s title - is not a character in the book. I was thinking about the author. He is one of my heroes now.
And, since I mentioned Orwell and Wells a few paragraphs above, I am now wondering if Suarez is going to follow the path of Wells - a prolific and uncompromising writer not much read these days - or, like Orwell, say it all in a few books but not yet forgotten. ‘Nineteen Eighty-Four’ was Orwell’s last book and his peak accomplishment. Is Suarez already working on his next amazing tale of cybergods and freedom-loving humans battling today’s destructive and venal corporations and self-serving ‘authorities’? One can only hope but no matter what Daniel Suarez does for the rest of his life, he’s earned his place as one of my pen-carrying heroes, along with the likes of Solzhenitsyn, Orwell, Dostoevsky, Borges, (yes) Spengler, a few others”.

PRESS REVIEW
From John’s Blog:

“Since I read this two book series back-to-back (in about a week and a half — have been home sick), I figure it’s okay to post about both of them together. I first read about Daemon on Joi’s blog, and it sounded interesting enough to give a try.
Anyway, I liked them both a lot — probably Daemon a little more than Freedom (TM). They’re sort of a mix between Fight Club and World of Warcraft, with maybe some Blade Runner thrown in — lots of great ideas, lots of real implications of the technologies we all use constantly.
I will say that Daemon is the first novel I’ve ever read that included the syntax for a SQL injection attack on a web site — but maybe that’s just me.
There’s a lot of technical jargon for fiction, and lots of solid ideas about how technology works and what the future could hold — and clearly researched extremely well.
Anyway, they’re a fun couple of books — if you’re wondering what World of Warcraft grafted onto our own everyday world might look like, these are a great place to start. (That particular part gets a lot more pronounced in the second book.)”

PRESS REVIEW
From Bav club rating :

“Freedom™ is the greatest ever liberal utopian fantasy featuring autonomous killer motorcycles. Daniel Suarez’s sequel to his popular Daemon, the story of a deeply buried computer program that slowly takes over the world, Freedom™expands on some of the original book’s ideas of how using computer networks as a model for rebuilding society could work, and its vision of a program that turns the world into one big MMORPG is endlessly creative. But the book is also highly problematic, with Suarez biting off more than he can chew throughout.
Suarez has gotten lots of praise for how much he knows about technology. If you can get past the fact that the story’s central notion is patently impossible, Suarez gets everything else right, from near-future inventions to the nuts and bolts of hacking. And while there’s less of this stuff in Freedom™than there was in Daemon, Suarez also knows his way around the progressive political bookshelf, dropping in ideas and concepts pointing to everything from The Populist Moment to The Omnivore’s Dilemma. Again, once you get past some implausibility issues, Suarez knows his stuff, and he has a true believer’s passion for regional sustainability.
Unfortunately, “regional sustainability” isn’t as exciting a premise to build a novel around as “computer program takes over the world.” With most of the horrifying build-up to the revolution in his first novel, Suarez spends a surprising amount of time in the sequel having his characters talk about the virtues of direct democracy or non-factory farming or what have you. Since Suarez isn’t the world’s deftest writer, this consists of lots of scenes of characters standing around, declaiming large swathes of information at each other.
But there’s something so giddy about the way Suarez introduces his concepts or rips through an action setpiece involving a giant battle between privately operated paramilitaries and unmanned vehicles (occasionally equipped with swords) that it’s hard to stop compulsively turning pages, guilty-pleasure fashion. And just when it seems as though the novel is strictly an anti-corporate screed, Suarez adds in new wrinkles that suggest people with too much power can rise anywhere and hurt anyone. Freedom™is undeniably a lot of fun, but it’s too bad Suarez doesn’t write people as well as he writes machines.”

Pages: 416 p.
ISBN-10: 0525951571
ISBN-13: 978-0525951575

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Aux actes, citoyens ! De l’indignation à l’action

Hervé Sérieyx - André-Yves Portnoff
Préfacé par Hugues de Jouvenel
Maxima

aux-actes-citoyensRésumé : L’indignation c’est bien. Mais ce n’est qu’une première étape. Ce livre propose la suivante, celle de l’action. Aujourd’hui, preuve est faite avec l’étincelle tunisienne et son extraordinaire propagation, ou même avec la tempête Wikileaks que l’initiative d’une poignée de femmes et d’hommes suffit à déclencher des forces qui se répandent telles une traînée de poudre et réalisent ce que l’on croyait, la veille encore, impossible. Sachons, à notre nivreau, en tirer les conséquences ! Ce livre ne part pas de théories mais d’exemples réels du monde du travail, de l’école, des régions. Il démontre que chacun peut agir et transformer son environnement immédiat en tant que citoyen, consommateur, professionnel, entrepreneur. En France, des anonymes, des bâtisseurs méconnus rompent avec la routine. Leurs résultats patents prouvent qu’une succession d’initiatives individuelles peut dynamiser l’économie, exploiter pleinement le web 2.0 dans la cité et l’entreprise, pallier les béances de l’enseignement, relancer le développement territorial et notre qualité de vie…Cette Renaissance par l’action, les auteurs en repèrent les prémisses partout. Exploitons les solutions qui marchent réellement et agissons chacun à notre niveau. Lorsque toutes ces initiatives locales se rencontreront, elles se consolideront mutuellement et la société sera transformée en profondeur.

Le Mot de l’éditeur : Stéphane Hessel avec “Indignez-vous!” a dépassé les scores des meilleurs best sellers. Mais l’indignation ne suffit pas ; encore faut-il agir pour tenter de corriger les situations inacceptables.
Et justement, affirment les auteurs, la France bouge. Grâce aux facilités du Web, DE NOMBREUSES INITIATIVES SONT PRISES PAR DES CITOYENS ANONYMES, pour redynamiser la société et l’économie. L’objet de ce livre est de montrer concrètement au lecteur, à partir d’exemples réels, COMMENT IL PEUT DEVENIR DAVANTAGE ACTEUR AU NIVEAU LOCAL, DANS SON ENTOURAGE, DANS SON TRAVAIL etc.. En fait, il ne faut plus seulement s’indigner mais agir.

AVIS (28 février 2011) :
Carton plein pour Stéphane Hessel. Son brûlot « Indignez-vous ! » a dépassé les scores des meilleurs best sellers. Mais l’indignation ne suffit pas ; encore faut-il agir pour tenter de corriger les situations inacceptables qui la justifie. On ne peut pas se contenter de dire indéfiniment que c’est la faute des autres, des pouvoirs publics, des politiques, de la droite, de la gauche, de la Chine, des patrons, des syndicalistes, des banquiers…Là où l’on est, on peut toujours s’efforcer, par sa propre action, de transformer son petit bout de monde.
Et justement, la France bouge. De nombreuses initiatives sont prises par des citoyens anonymes, voire des entrepreneurs méconnus, pour dynamiser l’économie, utiliser toutes les potentialités collaboratives du Web2.0, palier les béances de l’école, relancer le développement territorial. En se multipliant et en se confortant les unes les autres, ces initiatives innovantes, suscitées spontanément par des personnes privées, des groupes, des associations, sont en train de communiquer au pays, d’une façon sous-jacente, une énergie neuve, celle d’une vraie Renaissance.
L’objet de ce livre est d’aider concrètement chaque citoyen, à partir d’exemples réels, à devenir davantage acteur dans quatre domaines privilégiés sur l’évolution desquels il lui est réellement possible de peser : la transformation de nos entreprises pour dynamiser la création d’emplois, l’utilisation intelligente du Web2.0 pour prendre la maîtrise de notre destin collectif, la suscitation de cette passion du savoir qui seule peut fortifier notre système éducatif et sa capacité libératrice, la participation au développement territorial pour que dans cette petite part de monde où nous vivons se multiplient activité, culture et plaisir de vivre ensemble.
Au cours de leurs longues et riches carrières, les deux auteurs, André-Yves Portnoff et Hervé Sérieyx, ont pu mesurer, grâce à de nombreuses observations sur le terrain, toute la puissance de transformation que parvenaient à instiller dans la Société ces centaines d’initiatives. Décidément, l’indignation n’est honorable que si elle conduit chacun à s’engager ; alors « Aux actes, citoyens ! ».

André-Yves Portnoff est un prospectiviste reconnu. Créateur du mensuel Science & Technique, professeur associé à Paris VIII, Angers puis Fribourg, il dirige l’Observatoire de la Révolution de l’intelligence à Futuribles. Il est auteur de nombreux rapports et livres sur l’innovation, l’immatériel et le numérique. Hervé Sérieyx est l’un des meilleurs spécialistes français de la mutation de nos sociétés. Sa carrière en entreprise (DCA de Lesieur, PDG d’Euréquip et Quaternaire), à l’Université (professeur associé à Paris VIII) et dans la Fonction publique (Délégué interministériel à l’insertion des jeunes), lui a donné une expérience inégalée. Auteur - entre autres - de L’entreprise du 3° type et de Confiance mode d’emploi, c’est un essayiste et un conférencier renommé. Hugues de Jouvenel, le Préfacier, est Directeur Général du Groupe Futuribles.

Format : Broché
Nb de pages : 279 p.
Date de parution : 12/05/2011
ISBN-10: 2840016915
ISBN-13: 978-2840016915

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AUTOBIOGRAPHIE EN PASSANT

Murray Head
Editions Fetjaine

L’histoire commence à Londres, pendant la guerre, et elle ne s’achève pas…

autobiographie-en-passantDans les sixties, l’Angleterre est soudain devenue l’endroit le plus cool de la terre ! Murray Head était là, bien avant que l’on forge le cliché “Swinging London”. L’important était de vivre cette révolution, et Murray l’a traversée, avec les Stones, Jimi Hendrix, Rod Stewart, les Pink Floyd ou les Yardbirds… Dès leur premier concert, il fut au cœur de ce tourbillon. Acteur, il joue aux côtés de Brigitte Bardot, Glenda Jackson ou Annie Girardot.
Chanteur, il participe à Hair, crée le rôle de Judas dans Jesus Christ Superstar, enregistre le mythique Say It Ain’t So, souvent mal compris : c’est devenu le slow de l’année alors qu’il s’agissait d’une chanson politique (anti-Nixon). Il décroche ensuite un numéro un mondial avec One Night In Bangkok de la comédie musicale Chess d ‘Abba. Une vie de rencontres, à travers un incessant brassage d’idées, de musique, de sensualité et d’expériences comme il n’y en eut plus jamais. Au fil de ces pages, on est souvent surpris par quelques révélations ; on s’y amuse beaucoup, et on s’y indigne avec lui de toute cette liberté perdue.
Dans cette Autobiographie flegmatique, l’Anglais le plus francophile du show-business revient sur les idéaux et la fièvre des années 60 à 80. Un bouillonnement incessant, un brassage d’idées, de musique, de sensualité, comme il n’y en eut plus jamais. On y est souvent surpris par quelques révélations… aussi flegmatiques qu’explosives, on s’y amuse beaucoup, on s’y indigne avec lui de toute cette liberté perdue. Une plongée rafraîchissante dans une époque rêvée.
Suivez, dans les pas de Murray Head, la chronique de ces années ou tout était « pour la première fois ».

Murray Head égrène ses souvenirs, du Swinging London, à ses succès musicaux en passant par ses incursions en tant qu’acteur dans le cinéma en France et en Grande-Bretagne ; cahier central de photos en noir et blanc et en couleurs.

Table des matières

Autobiographie en passant p.11.
Racines p.112.
Une éducation particulière p.23

Né en 1946 à Londres, Murray Head est le plus français des chanteurs anglais. Egalement acteur (Beaumarchais l’insolent-1996, No pasaran-2009), mondialement connu pour son tube Say It Ain’t So.

Vidéo : Murray Head se livre dans une “Autobiographie en passant” - Culturebox
http://culturebox.france3.fr/all/36217/murray-head-se-livre-dans-une-autobiographie-en-passant#/all/36217/murray-head-se-livre-dans-une-autobiographie-en-passant

Parution : mai 2011
Format : Broché
Dimensions : 14cm x 22,5cm x 2,2cm
ISBN : 978-2-354-25271-7
EAN : 9782354252717

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LE LIVRE ET L’ARCHITECTE

Jean-Philippe Garric, Estelle Thibault et Émilie d’Orjeix (dir.)
Edition MARDAGA

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Dédié aux relations complexes et fructueuses qui se sont établies depuis la Renaissance entre l’architecture et l’imprimé, Le Livre et l’architecte est une contribution collective majeure aux réflexions sur la médiatisation de l’architecture. En rassemblant une quarantaine d’essais rédigés par des spécialistes de différents domaines : historiens de l’architecture, historiens du livre, historiens des techniques, qui se consacrent à l’étude de différentes périodes, de l’invention de l’imprimerie à nos jours, cet ouvrage se propose d’approfondir la connaissance du rapport entre cet art utile qu’est l’architecture et les ouvrages, tantôt pratiques, tantôt artistiques et somptueux, qu’il produit et qu’il utilise.

De l’architecte auteur à l’architecte collectionneur ; de la conception du livre comme équivalent de la conception architecturale, à la bibliothèque comme autoportrait de son propriétaire ; de l’ouvrage envisagé comme document, à l’architecture considérée comme fiction ; les différentes pratiques analysées renvoient au conflit fondateur et latent d’une discipline « imparfaite », partagée dès l’origine entre un désir récurrent d’explicitation théorique et un déni non moins constant de cette même explicitation.

Dans une variété de formes allant du plus modeste volume de texte au recueil grand format le plus richement élaboré, les productions concernées déclinent tous les types de relations possibles entre l’abstraction des idées et la séduction des figures. Les séances proposées sont consacrées aux usages des ouvrages et aux contenus qu’ils véhiculent, mais également à leur dimension matérielle, portant une attention particulière aux systèmes d’illustrations, à la relation entre le texte et les images, enfin à la composition et à la conception graphique, qui font des livres d’architecture des créations à part entière, aussi importantes pour leurs auteurs que les édifices réalisés. La table des matières se divise en deux grandes parties : technologie du livre d’architecture ; économie du livre d’architecture, pour aborder successivement les enjeux internes qui sont de l’ordre de la mécanique du livre, de la façon dont il s’organise et dont il fonctionne, puis les échanges financiers, intellectuels et symbolique dont il est le support.

Ce volume rend compte de l’état de la réflexion actuelle sur ce domaine, à partir des travaux pilotés par l’Institut national d’histoire de l’art en association notamment avec le Conservatoire national des arts et métiers et le Centre d’études supérieures de la Renaissance.

Cette publication contient notamment des essais de Chiara Baglione (Iuav Venise), Laurent Baridon (Université de Grenoble), Maristella Casciato (Docomomo), Jean-Louis Cohen (New York University), Elena Formia (Polytechnique de Turin), Guy Lambert (Ensa Paris-Belleville), Frédérique Lemerle (CESR Tours), Valérie Nègre (CDHTE-CNAM), Caroline Maniaque (Ensa Paris-Malaquais), Yves Pauwels (CESR Tours), Thierry Verdier (Université de Montepellier). Elle est dirigée par Jean-Philippe Garric, conseiller pour l’histoire de l’architecture à l’Institut national d’histoire de l’art, responsable du programme de recherche sur le livre d’architecture français, Estelle Thibault, enseignante à l’Ecole d’architecture de Paris-Belleville, spécialiste des théories de l’architecture de la première moitié du xxe siècle.

Parution : mai 2011
Nb de pages : 304 p.
180 illustrations en noir et blanc et 4 cahiers couleur
Format : Broché
Dimension : 20,6 X 22,5 cm
ISBN : 978-2-80470047-8

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HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT. 2E PARTIE”: UNE FIN EN APOTHEOSE

De l’action à revendre, des effets spéciaux époustoufflants - le tout pour la première fois en relief -, et un baiser enflammé: “Harry Potter et les reliques de la mort. 2e partie”, huitième et dernier film de la saga, clôt en apothéose l’épopée.

potter-juillet-2011-3-cft02dcft03tem02bem02ailcmc06eLe Seigneur des Ténèbres, Lord Voldemort, s’est emparé de la baguette de sureau, une des reliques de la mort qui lui confère le pouvoir absolu: rien ne peut plus l’arrêter, croit-il.
Mais Harry Potter a trouvé son secret: les horcruxes, objets dans lesquels le Maître du Mal conserve des parties de son âme. Le jeune sorcier les détruit un par un, avant de réaliser que le dernier horcruxe, c’est lui. S’il veut tuer Voldemort, Harry doit mourir.

Débarassé des lenteurs de la première grosse moitié du livre, qui a fait l’objet de “Harry Potter et les reliques de la mort. 1ère partie”, la deuxième partie est tendue comme un arc. Les nombreuses scènes d’action, en particulier le mémorable braquage de la banque de Gringotts ou le combat dans la “Salle sur demande” incendiée, atteignent un niveau d’effets visuels encore jamais égalé pour la série.

Les décors très réalistes sont également à la hauteur du récit de l’écrivain britannique J. K. Rowling, créateur des aventures, en particulier lors du combat épique dans l’école de sorcellerie de Poudlard. Le relief en revanche ne fait que rarement forte impression.
“Ca valait le coup d’attendre”, juge le quotidien britannique The Independent.

“Les effets visuels sont tellement adroits et artistiques que la magie en semble commune”, se félicite le magazine américain Variety.

“Cela finit bien”, renchérit le Hollywood Reporter. “Après huit films en dix ans et des recettes mondiales de plus de 6,3 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros), la saga la plus rentable de l’histoire du cinéma se conclut de manière très satisfaisante… C’est un finale qui va tenir en haleine tous les fans”, ajoute le magazine américain spécialisé.

Les Pottermaniaques sont de plus gratifiés du baiser, aussi attendu qu’enflammé, qu’échangent enfin Hermione (Emma Watson) et Ron (Rupert Grint), preuve que le trio de sorciers qui forme la clef de la voûte de la saga est devenu adulte, dix ans après le premier film (”Harry Potter à l’école des sorciers”).
Harry Potter (Daniel Radcliffe) a lui aussi grandi. A 21 ans, sa nouvelle maturité donne au film une profondeur que n’avaient pas ses précédents, parfois qualifiés de “films pour enfants”.”Harry est devenu un homme et il est absolument déterminé dans la tâche qui lui incombe : il doit tuer Voldemort”, souligne David Yates. “Il sait que lui seul peut accomplir cette mission et il est résolu à aller jusqu’au bout”, explique le metteur en scène des quatre derniers films de la saga.

Les réservations de billets très dynamiques font croire à beaucoup que le dernier opus battra le record d’entrées détenu par le premier film, avec près d’un milliard de dollars (700 millions d’euros) de recettes dans le monde.
Mais le succès commercial ne changera rien au fait que la saga est bel et bien finie, assure M. Yates. “Je suis certain que si (J. K. Rowling) écrit d’autres livres, le monde sera heureux de les lire. Mais je pense qu’il y a un lieu et un moment pour toute chose”, a-t-il lâché.
“Harry Potter et les reliques de la mort. 2e partie” sort le 13 juillet en France, Suisse et Belgique et le 15 au Canada.

(avec AFP, Belga)

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DVD : WOMEN WITHOUT MEN

women-without-menRéalisé par Shirin Neshat
Avec Shabnam Tolouei, Arita Shahrzad, Pegah Ferydoni, Akhavan Navid, Azarian Mina, Daneshmand Bijan, Daneshmand Rahi, Daneshmand Salma, Azari Shoja.
KMBO

English summary

Synopsis : 1953, sur fond de coup d’état iranien orchestré par la CIA, le destin de 4 femmes converge vers un magnifique verger synonyme pour elles d’indépendance, de réconfort et d’amitié.

VU PAR LA PRESSE
“Women without men” : imagerie iranienne
Le Monde.fr du 12.04.11

« Le 18 août 1953, date aujourd’hui très largement oubliée, le général Zahedi, avec l’assentiment du Chah d’Iran et l’aide active de la CIA, fait arrêter le Premier ministre Mohammad Mossadegh. Ce jour funeste, le rideau tombe, pour longtemps, sur la démocratie iranienne.
Le premier long métrage de Shirin Neshat, photographe et plasticienne iranienne réputée, situe son action durant cette période, mais n’en fait qu’une toile de fond symbolique destinée à exalter la figure de ses héroïnes, quatre femmes dont son film évoque le destin durant ces jours de trouble.
Fakhri, une épouse de militaire qui se languit d’un amour de jeunesse. Zarin, une prostituée qui fuit le bordel. Munis, victime des sévices d’un frère fondamentaliste. Faezeh, amie de cette dernière et amoureuse cachée de son frère. La rencontre de ces figures féminines avec la mise à mort de la démocratie iranienne aurait pu produire un film captivant, à l’instar par exemple du Cercle de Jafar Panahi. Hélas, la réalisatrice sacrifie et son récit et ses personnages à une esthétique maniériste qui les édulcore, à une volonté d’expression poétique qui se réduit à la joliesse.
Le film est ainsi, à son corps défendant, une bonne illustration de la différence décisive qui existe entre l’imagerie (le soin apporté à l’image en tant que telle et prise isolément) et le cinéma (le rapport entre des plans). »

Date de sortie cinéma : 13 avril 2011

Titre original : Zanan-e Bedun-e Mardan
Long-métrage iranien.
Genre : Comédie dramatique, Historique
Durée : 01h35min
Distributeur : KMBO
2 nominations : Mostra de Venise 2009 edition n° 66

Langues : Persian
Sous Titres : English
Contributeurs     Author - Parsipur Shahrnush
Composer - Sakamoto Ryuichi
Composer - Bakhtiari Abbas
Director of Photography - Gschlacht Martin
Editor - Rabinowitz Jay
Distributeurs     ARTIFICIAL EYE, FUSION MEDIA SALES, SONY DADC
Format image     16:9 Anamorphic Wide Screen

LE SITE DU FILM: http://www.womenwithoutmenfilm.com/

English summary :
Three women come together in a nation on the verge of a revolution in this drama from artist-turned-filmmaker Shirin Neshat. It’s 1953, and political discord has gripped Iran as a military coup d’etat threatens to depose Prime Minister Mohammad Mossadegh. Munis (Shabnam Tolouei) is a thoughtful woman who has been following the news with great interest, though her brother Assad (Bijan Daneshmand) regards her interest in politics as foolish and unbecoming a woman. Munis’ friend Faezeh (Pegah Ferydoni) shares some of her views, but is ultimately more interested in trying to impress Assad. Elsewhere in Tehran, Fakhri (Arita Shahrzad) is a woman who is well into middle age and married to a career military official who has lost interest in her both romantically and intellectually. And Zarin (Orsi Tóth) is a streetwalker who is looking for a life outside of selling her body to men who don’t care about her. Eager to meet like-minded people, Fakhri tries to establish a literary salon for women, and Munis and Zarin join her in trying to find a satisfaction in the written word that has been denied them in life. WOMEN WITHOUT MEN was directed by Neshat in collaboration with Shoja Azari; it is the former’s first feature film.

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LITTERATURE & CINEMA : LONDRES DEROULE LE TAPIS ROUGE POUR LE TOUT DERNIER HARRY POTTER

(07/07/2011 / avec Belga)

potter-1-afficheBravant une météo anglaise, des milliers de fans ont clôturé dans le faste et l’émotion la saga Harry Potter, lors de l’avant-première mondiale jeudi à Londres du dernier film de la série, après près de 15 ans d’aventures et un des plus gros succès de l’édition et du cinéma.

“C’est difficile de vraiment croire” que c’est la fin, a confié Rupert Grint (Ron Weasley à l’écran) en foulant le tapis rouge déroulé sur Trafalgar Square, place monumentale du coeur de Londres envahie par 8.000 fans. “Ca va me manquer. C’a été fabuleux”, a ajouté l’acteur rouquin de 22 ans, tentant de couvrir les cris lancés par les jeunes groupies.

Pour rendre un dernier hommage à leurs aventures préférées, certains fans purs et durs sont là depuis plusieurs jours, au milieu des paquets éventrés de chips ou de bonbons. “C’est le plus beau jour de ma vie”, a confié Lou Ravelli, une Française de 13 ans, baguette “magique” en main. Sa petite famille a pris l’avion à Rodez, dans le sud de la France, et a dormi dans la nuit de mercredi à jeudi à même le pavé de Trafalgar Square.
Aujourd’hui, c’est l’occasion d’”une grande réunion, ça va peut-être être un peu émouvant”, a reconnu Rupert Grint, tandis que défilaient sur grand écran des images choisies de “Harry Potter et les reliques de la mort. 2e partie”, huitième et dernier film basé sur les aventures inventées par l’écrivain britannique J. K. Rowling.

Le deuil sera en effet difficile à faire pour les centaines de millions de passionnés qui voient s’achever une aventure entamée en 1997 avec la sortie du premier livre (”Harry Potter à l’école des sorciers”).
Plus de 400 millions de livres ont été vendus, et les sept adaptations cinématographiques sorties depuis 2001 représentent la saga qui a engrangé le plus de recettes au box-office mondial: 6,4 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros).

potter-3Le dernier opus, qui sort le 13 juillet dans plusieurs pays dont la France, se veut le couronnement de cette épopée. Il dépeint “l’affrontement final” entre le Bien (Harry) et le Mal, incarné par Voldemort. Première version en relief, le film a reçu de premières critiques très enthousiastes, certains Pottermaniaques pariant que le record de recettes encore détenu par le premier film de la série (avec près d’un milliard de dollars) sera battu.

“J’ai eu vraiment beaucoup, beaucoup de chance à l’âge de 11 ans”, a lancé Daniel Radcliffe (Harry Potter), se souvenant n’avoir été qu’un enfant quand il a commencé à jouer le rôle du jeune sorcier, il y a dix ans. “Merci de m’avoir donné le rôle”, a-t-il ajouté sous les vivats de la foule. Aujourd’hui âgé de 21 ans, l’ado est devenu un jeune adulte, en costume trois pièces et cravate tenue par une épingle en argent.
Le jeune acteur n’est à Londres que pour quelques heures, entre deux représentations de la comédie musicale dans laquelle il incarne à New York un jeune entrepreneur aux dents longues.

Emma Watson (Hermione Granger), elle aussi, a bien changé: en fashionista accomplie, elle apparaît sous les hurlements des fans en robe de tulle ivoire du plus bel effet. “J’ai eu les dix ans les plus remarquables de ma vie”, lâche-t-elle, la voie nouée.
Elle aussi a refait sa vie. Devenue mannequin sans renoncer complètement à sa carrière d’actrice, Emma vient d’être choisie, à 21 ans, comme nouvelle égérie de Lancôme.
Mais elle reconnaît: “Hermione, c’est comme ma soeur. Elle va me manquer”, laisse-t-elle tomber.

J. K. Rowling ne sera pas moins émotive, clôturant la cérémonie en larmes. “Peut-être que je vais en écrire un autre”, lâche l’écrivain, épongeant ses yeux du revers de la main. Avant de rectifier: “C’est une blague”.

potter-2EN DIRECT
L’AVANT-PREMIERE MONDIALE DU DERNIER HARRY POTTER AU CINEMA

Harry Potter, c’est fini! C’est au coeur de Londres, sur Trafalgar et Leicester square, que la superproduction de Harry Potter a donné rendez-vous à ses fans pour un adieu à la saga des sorciers de Poudlard. “Tout a une fin!”, ont confié les acteurs pendant leur passage très applaudi sur le tapis rouge. L’émotion était forte et partagée par les fans et les acteurs. Rendez-vous dans les salles le 13 juillet pour la sortie officielle du dernier épisode de la franchise.

20H43 - “Je vous aime tellement!” - JK Rowling termine le bal des remerciements, tâchant de maîtriser son émotion, bien visible. “Vous ne savez pas à quel point je vous aime”, lance-t-elle au casting des acteurs. Puis, s’adressant à la foule: “il n’y a pas d’histoire sans audience. Alors merci d’avoir lu passionnément tous ces livres au fil des ans. Merci à vous. (…) Et maintenant, allons voir le film, merci à vous, énormément”.
20H39 - Vive les roux! - Rupert Grint est très ému au micro à son tour. Il remercie la production “pour tout ce que vous avez fait pour les roux!”, en référence à la couleur de ses cheveux.
Larmes
20H35 - Les larmes d’Hermione - La voix chevrotante et remplie d’émotion, Emma Watson prend le micro. Dans son flot de remerciements, elle s’étrangle avec quelques sanglots. “Merci de m’avoir fait autant aimer” Harry Potter. “Vous êtes un public merveilleux”
20H24 - Discours - Alors que l’impatience est palpable dans la foule, une série de responsables de la superproduction Harry Potter prend la parole, réunis sur une estrade proche du tapis rouge. Derrière eux sont regroupés les principaux acteurs de la franchise ainsi que JK Rowling. “Cela a été une histoire merveilleuse, et ce soir, l’histoire s’arrête”, dit l’un d’entre eux
20H14 - Des cris, des autographes - Alors que la projection du film est imminente, JK Rowling, Emma Watson et Daniel Radcliffe signent des autographes par dizaines, sous les cris et les hurlement des fans. Les acteurs sont néanmoins incités par leur entourage à gagner la salle de projection, tandis que la musique de Harry Potter retentit de toutes parts.
20H00 - La belle nonchalante - Une jeune femme blonde aux mensurations de mannequin joue les prolongations lors du passage devant les photographes du tapis rouge. Chevelure en cascade, vêtue d’une robe à décolleté très plongeant, courte devant et finie par une traîne virevoltante derrière, elle est très appréciée des objectifs, qui la mitraillent.
19H54 - Retardataires - Quelques autres invités de l’avant-première foulent encore le tapis rouge, tandis que le thème musical de Harry Potter retentit dans les hauts-parleurs à pleine puissance sur Leicester square. On voit notamment passer le réalisateur britannique et ex de Madonna, Guy Ritchie, ou encore l’acteur Timothy Spall, alias le hideux Peter Pettigrow.
19H45 - Drôle de robe ! - J.K. Rowling, le cerveau génial derrière Harry Potter, est sur le tapis rouge. Cheveux relevés en chignon classique, on ne voit que sa robe. Vert pré, agrémentée de grandes roses couleur rose macaron. Certaines sont en relief.
19H39 - Foule envoûtée - Daniel Radcliffe, en costume gris souris, cravate anthracite et chemise blanche, sourit à 360 degrés. Le héros, source d’une adulation immense chez les jeunes adolescentes du monde entier, garde un calme olympien face à la déferlante d’émois chez les jeunes filles de la foule. Radcliffe, 22 ans à la fin du mois, a récemment confié dans une interview au mensuel GQ de juillet, avoir été alcoolique et ne plus avoir touché à l’alcool depuis le mois d’août 2010.
19H35 - HARRY POTTER EST LA !potter-5
19H30 - Mais où est Harry Potter ? - La foule s’emballe et hurle à intervalles réguliers. les coeurs palpitent. Mais où est Daniel Radcliffe, alias Harry Potter? L’impatience est à son comble
19H25 - Severus Rogue, en blond - Alan Rickman, le mystérieux et redoutable maître des potions Severus Rogue, signe des autographes à tour de bras. Bien loin de sa coupe au carré et raie au milieu noire de jais, il est étonnamment blond.
19H19 - “On savait que ça allait finir” - Clémence Poésy confie à l’AFP: “Non, je ne suis pas orpheline de Harry Potter. On savait que ça allait finir quand on a commencé”.
19H15 - Rose géante sur la tête. Helena Bonham Carter, qui incarne la méchante Bellatrix, pose sur le tapis rouge, très calme au milieu des emballements incontrôlables de la foule. L’épouse du cinéaste Tim Burton, habituée des tenues extravagantes et gothiques à la ville, arbore un bibi énorme en forme de rose géante, et une robe de soie noire plutôt sobre.
19H05 - Voldemort et Dolores Ombrage - Ralph Fiennes, alias Voldemort, l’ennemi juré d’Harry Potter, est sur le tapis rouge, vêtu d’un costume sombre. Toute de noire vêtue, dans une robe fourreau décolletée, c’est au tour de Dolores Ombrage, la terrifiante sorcière qui a chassé Dumbledore de la direction de Poudlard.
Hermione en danseuse étoile
18H50 - La douce Hermione - Cris, clameurs, stupeur, hystérie! Emma Watson alias Hermione, star de la saga, apparaît à son tour. La jeune femme, qui s’est coupé les cheveux à la garçonne après la fin du tournage d’Harry Potter, est depuis l’égérie de la marque britannique de prêt-à-porter Burberry. Habituée des talons aiguilles et des tenus couture, elle porte une robe blanche qui évoque la tenue d’une danseuse étoile.
18H49 - Organisés - Dans la foule des fans, de plus en plus dense autour du coeur de Leicester square, on aperçoit une technique répliquée par tous: un cahier, un livre dans une main, le portable dans l’autre, pour pouvoir immortaliser l’autographe.
18H45 - Hagriiiiiiiid ! - L’acteur britannique Robbie Coltrane, qui incarne le demi-géant Hagrid, de toutes les aventures dans la forêt qui entoure l’école des sorciers, est chaleureusement applaudi par la foule.
18H40 - Cocorico - L’actrice française Clémence Poésy, la jolie Fleur Delacour de la saga, foule le tapis rouge. Comme toujours très élégante, elle porte une robe crème.
18H35 - Nains haute-couture - Plusieurs acteurs nains, très élégants en costumes et robes de soirée aux couleurs bonbon, sont acclamés à leur passage. Des cris sans commune mesure avec ceux lancés à la rousse Ginny, petite-amie de Harry Potter, délicieuse dans une robe rose pâle et de très longs pendants d’oreille.
18H25 - Une Luna lunaire - Evanna Lynch, alias Luna la jolie sorcière blond platine, est accueillie par les cris d’admiration de ses fans. Souriante, elle marche d’un pas assuré dans une robe courte de couleur ivoire.
18H20 - Robe rouge sang - Julie Walters Molly, la bonne mère de famille des Weasley, signe des autographes. Elle est suivie de Jason Isaacs, alias Lucius Malefoy, le glaçant père de Drago qui fait rire les fans. La ravissante Helen McCrory, qui joue la mère de Drago, est aussi sur le tapis rouge et est au centre de tous les regards, grâce à une magnifique robe fourreau rouge sang.
18H12 - Tapis rouge - Des arrivées se succèdent. Michael Gambon, alias le maître sorcier Dumbledore, fait son entrée en tenue de ville et prend la pose pour les photographes. Le personnage de Drago fait son apparition, avec sa petite-amie à son bras. Des jeunes gens et jeunes femmes, des apprentis sorciers de la saga, foulent le tapis rouge et s’arrêtent très volontiers signer des autographes en série aux fans qui ont la chance d’être sur les bords de l’allée rouge.
18H02 - J’étais “un enfant comme les autres” - Le sorcier Ron Weasley est au micro de la télévision nationale BBC. Il confie des émotions partagées par des milliers de fans: “C’est vraiment dur d’y croire. C’est irréel. C’est tellement bouleversant. Ces derniers mois, j’étais un peu dans le déni, je pense, d’accepter que c’était vraiment fini. Quand je vois des pancartes qui disent +Tout a une fin+, ça s’imprime dans mon esprit. Ca va vraiment me manquer. J’étais un énorme fan des livres, et juste un enfant comme les autres. Et tout d’un coup, j’ai basculé dans ce monde incroyable qui m’a coupé le souffle”.
17H57 - Je suis dévastée! - C’est sa première avant-première. Tiffany Milow, 22 ans, est une Américaine de Dallas qui fait ses études à Londres: “C’est la première fois que j’assiste en vrai à une avant-première. J’ai vu toutes les autres mais par des retransmissions aux Etats-Unis”. Tiffany dévore les tomes d’Harry Potter depuis l’école primaire. “On s’échangeait les livres à l’école. Puis je me suis mise aux films. J’ai le coeur brisé que ce soit le dernier épisode. Je suis dévastée!”
17H50 - En Gryffondor depuis deux jours - Kay Miller, 42 ans, a pris place depuis tôt mercredi matin. Venu en car depuis Stirling en Ecosse, elle porte une écharpe aux couleurs de Gryffondor, l’un des quatre fondateurs de Poudlard, l’école des sorciers, et aussi un grand chapeau de magicien. “Il y a une ambiance géniale ici. C’est très animé malgré la pluie”. Elle espère “être totalement satisfaite du film. J’espère que la saga aura une bonne fin et qu’elle ne va pas nous laisser sur notre faim!”
17H44 - 8.000 ! - Selon les organisateurs, ils sont 8.000 fans à avoir fait le déplacement pour l’avant-première.
17H40 - Weasley dans la place - Rupert Grint, alias Ron Weasley, fait son apparition dans un élégant complet noir, cravate et chemise blanche. Il est accueilli par une foule débordante de sourires et de cris d’émotion.
“Je suis dévastée”
17H23 - Chemin de feu - Des torches brûlent tout le long du tapis rouge qui mène à l’écran géant, sur Leicester square.
17H34 - Le soleil obéit aux sorciers - Interrompant une météo londonienne pluvieuse, le soleil a fait son apparition. Tiendra-t-il jusqu’au passage du casting sur le tapis rouge?
17H26 - Autographe? - Plusieurs fans attendent impatiemment le passage des sorciers stars sur le tapis rouge, dans l’espoir de faire signer leur exemplaire de l’ultime épisode d’Harry Potter. Succès commercial phénoménal, la saga des magiciens est un phénomène de société au cinéma mais aussi dans l’édition, avec plus de 400 millions de livres vendus dans le monde à ce jour, déclinés en 69 langues, pas moins.
17H21 - Marché aux sorciers - En route pour Leicester square, où doit avoir lieu la projection, une allée a été reconstituée dans le style du “Chemin de Traverse”, la rue commerçante où les sorciers de la saga viennent faire leurs emplettes pour concocter potions et sortilèges. On y voit des chaudrons et aussi des citrouilles
potter-417H15 - “J’en pince pour Potter” - Un petit groupe de fans campe depuis hier, malgré la pluie. “On est trempés, mais on s’est faits plein d’amis”, dit l’un d’entre eux. Alors que les fans ont chacun leur favoris parmi les sorciers, le petit groupe brandit une pancarte “I’m potty for Potter” (”J’en pince pour Potter), pour annoncer la couleur. “Elle est un peu détrempée, mais elle devrait tenir le coup!”
17H05 - Le coeur à toute vitesse - Dans la foule, un trio d’adolescents livre ses confidences, en attendant le passage des stars du film sur le tapis rouge. Roxi, une rousse enveloppée dans une cape noire, veut crier à l’actrice Helen Bonham Carter: “tu es la mère que j’ai perdu”. Sa soeur Vicky, qui a arbore le dessin d’une foudre rouge sur son front, n’aura d’yeux que pour Daniel Ratcliffe, alias Harry Potter. Son “coeur va battre à toute vitesse” à son passage. Les deux soeurs, avec le petit-ami de Roxy, patientent depuis 5h30 ce matin.
EN DIRECT - Des milliers de fans d’Harry Potter se sont massés au coeur de Londres, sur Leicester square, pour ne rien rater de l’avant-première mondiale du 8e et dernier épisode au cinéma des aventures du plus célèbre des sorciers, un opus qui met fin à une saga de 15 ans déjà.

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SCANDALE DES ECOUTES: “MERCI ET ADIEU”, LE NEWS OF THE WORLD TIRE SA REVERENCE SANS HONTE NI REMORDS

(10/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

news-of-the-world-1“Merci et adieu” : le titre barrait ce dimanche 10 juillet  la une de la dernière édition du tabloïde britannique News of the World, rattrapé après 168 ans de scoops sulfureux par un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques aux multiples retombées politiques et judiciaires.

Au moment où son propriétaire Rupert Murdoch était attendu à Londres pour tenter de limiter les dégats, le journal dominical a, dans un dernier baroud d’honneur, consacré son ultime édition à un pot-pourri de ses plus gros succès de vente.

UN “FLORILEGE DE LA PRESSE DE CANIVEAU” SELON L’AFP !

Dans cette sorte de florilège de la presse de caniveau, s’étale sur un encart central de 48 pages ce qui a fait du News of the World le journal à plus fort tirage du Royaume-Uni: “l’enfant caché” du tennisman Boris Becker; les affaires extra-maritales de tel évêque et du footballeur David Beckham; la liste, avec leur domicile, des “pervers sexuels” (des condamnés ayant purgé leur peine)…

“Nous avons fait l’Histoire”, assure sans modestie le tabloïde qui se présente en une comme “le meilleur journal au monde”.
Pour cette “édition-souvenir”, cinq millions d’exemplaires ont été imprimés, soit près du double du tirage normal.

Dans un éditorial couvrant une page entière, le NotW reconnaît cependant “s’être perdu”. Le journal est accusé d’avoir piraté les messageries téléphoniques de milliers de célébrités et de victimes de crimes, et d’avoir payé des policiers-informateurs pour alimenter ses scoops.
Le scandale, qui perdure depuis des années, a récemment rebondi avec la révélation que le NotW aurait également piraté la messagerie d’une écolière assassinée.

news-of-the-world-2“Nous nous félicitons d’un haut niveau de qualité et nous l’exigeons mais, lors d’une période de quelques années allant jusqu’à 2006, certains de ceux qui travaillaient pour nous, ou en notre nom, n’ont pas respecté nos normes, et de manière abominable”, reconnaît l’éditorial.
Samedi soir, dans un discours prononcé devant les quelque 200 employés du NotW, le rédacteur en chef Colin Myler, a assuré: “nous ne voulons pas et nous ne méritons pas d’en être là”, brandissant le journal tandis que fondaient en larmes nombre de journalistes.
Avant d’annoncer, dans ce qui fut longtemps la plus pure tradition des journalistes anglais à la fin d’une journée de travail: “Et maintenant, nous allons au pub”.

La fermeture du journal n’a pas mis un terme au scandale, à tel point que le baron de la presse Rupert Murdoch a décidé de faire le voyage depuis les Etats-Unis afin de prendre lui-même en mains la gestion de la crise.
M. Murdoch devra tenter d’empêcher que l’incendie ne gagne la marque News Corp, son empire de presse transcontinental. Le NotW ne représente qu’une goutte d’eau dans cette nébuleuse médiatique mais le scandale complique la réalisation d’un projet-phare et controversé de Murdoch au Royaume-Uni: le rachat de la totalité du bouquet de chaînes par satellite BSkyB.

Parallèlement, l’enquête policière s’accélère. Scotland Yard a longuement interrogé vendredi trois personnes, dont un ancien rédacteur en chef du journal, Andy Coulson, qui fut également directeur de la communication du Premier ministre David Cameron.
Rebekah Brooks, la directrice générale de News International qui réunit les opérations britanniques de News Corp et donc le NotW, devrait elle aussi être prochainement entendue, selon la presse.
Dans une lettre aux députés publiée samedi, elle a une nouvelle fois nié avoir cautionné ou même avoir été au courant de piratage de messageries au sein du tabloïde.

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MURDOCH FERME LE TABLOÏD BRITANNIQUE « NEWS OF THE WORLD » AU COEUR D’UN SCANDALE

(07/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

murdoch-5Le controversé tabloïd «News of the World», au cœur d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques, va cesser de paraître. Ainsi en a décidé son propriétaire, le groupe News Corporation, détenu par Rupert Murdoch.

LONDRES / Le magnat australo-américain Rupert Murdoch a créé la stupeur jeudi en décidant la fermeture du tabloïd britannique à grand tirage News of the World (NOTW) au centre d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques.
“Le News of the World fermera après publication d’un dernier numéro ce week-end”, a annoncé dans un communiqué James Murdoch, président de News International, la branche britannique du groupe News Corp de son père Rupert Murdoch.

Créé il y a 168 ans, le dominical tabloïd, qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, était le fleuron du groupe News Corp. Son rachat en 1968 par Rupert Murdoch a été décisif dans la stratégie d’implantation du magnat en Grande-Bretagne.
James Murdoch a évoqué une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d’une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu’un tel acte serait “inhumain” s’il était confirmé.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a dit M. Murdoch.

Il a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, “n’avaient pas mis fin aux problèmes”.
Les dernières révélations publiées jeudi, selon lesquelles les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan auraient été écoutés, ont ajouté à l’indignation.
La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées –politiciens, personnalités, sportifs, et victimes de faits divers– pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

murdoch-4RUPERT MURDOCH S’ENVOLE POUR LONDRES AFIN DE DEMINER LE SCANDALE DES ECOUTES

Le baron de la presse Rupert Murdoch était donc en route ce samedi 9 juillet pour Londres, afin de tenter de limiter les dégâts provoqués par le scandale des écoutes au sein d’un de ses titres phares dans le pays, le News of the World, qui a été sacrifié et sortira sa dernière édition dimanche.
Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire “News Corp”, devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l’AFP une source au sein de News International (NI), la société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l’empire Murdoch.

Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse d’enfler. Son fils James, président de News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.
Le NotW sortira ainsi dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d’exemplaires, il est l’un des journaux anglais les plus vendus au monde.
“C’est un jour très difficile pour nous tous”, a résumé l’actuel rédacteur en chef du tabloïde, Colin Myler, dans un courriel envoyé au personnel. L’un d’eux portait un tee-shirt noir, en signe de deuil, où était imprimé: “Goobye monde cruel”.

Le journal prépare un tirage exceptionnel à cinq millions d’exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a indiqué un de ses journalistes à la presse.
“Partons dans un feu d’artifices”, a tweeté sans honte ni remaords un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïde. “On est totalement innocent” (sic), a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour “quelques” coupables.

Aussi traumatisante qu’elle soit, la fermeture du journal n’a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l’ancien rédacteur en chef du tabloïde et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres interpellés.

Le NotW est accusé d’avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d’une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.
Le NotW n’est qu’une goutte d’eau dans l’empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait contraindre un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.

David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l’automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d’être tenu au courant de l’enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l’action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi.
Rupert Murdoch aura fort à faire pour circonscrire l’incendie. Il devrait également devoir épauler son fils James, qui dirige les opérations européennes et asiatiques de News Corp, et donc celles au Royaume-Uni.

David Cameron a estimé vendredi que la police devait interroger toutes les personnes concernées, “peu importe qu’elles se situent en haut ou en bas de la hiérarchie”.
Il a également dit que lui “aurait accepté” la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International, de plus en plus sur la sellette.

Selon le Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de “millions de courriels”. “Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?”, se demande le Guardian. News International a démenti.
L’histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, “dans un an”, ils comprendront pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.

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BOB DYLAN. CHRONIQUES

Bob Dylan & Jean-Luc Piningre (Traducteur)
Folio

Bob Dylan replonge avec délices dans le Village de 1961, quand, jeune homme introverti, il découvrait Manhattan. Pour le chanteur folk débutant né dans le Midwest, New York est la ville de tous les possibles, de toutes les passions : nuits blanches enfumées, découvertes littéraires, amours fugaces, amitiés indestructibles.

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Les souvenirs de l’enfance reviennent ici comme autant d’illuminations, composant l’histoire d’un musicien de génie qui aspirait à la gloire mais ne la supportait pas.

Le premier volume d’une autobiographie en roue libre qui devrait comporter trois volets.

L’AUTEUR EN QUELQUES MOTS…

Né en 1941 dans le Midwest, non loin de la frontière canadienne, Bob Dylan, de son vrai nom Robert Zimmerman, est une légende de la folk music.
On le savait poète, on l’aimait musicien, l’Amérique a découvert l’écrivain en 2004, à l’occasion de la parution du premier tome de ses mémoires, immense succès critique et public outre-Atlantique. Il a reçu une mention spéciale du Pulitzer Prize en 2008 pour sa contribution à la culture américaine. Les éditions Fayard ont publié ces Chroniques, volume 1 en 2005, ainsi que l’intégralité des paroles de ses chansons dans Lyrics.

UNE CRITIQUE :

« Ce premier tome des mémoires du bon Robert (en compteront-elles d’autres ?) tient franchement toutes ses promesses quand on a été bercé dès son plus jeune âge, comme moi, par les chansons du maître. Bob Dylan, dans ses chansons comme dans ce livre, c’est d’abord le dynamisme incroyable d’une écriture. Il sait à merveille dresser le portrait d’un type croisé un soir de dèche, décrire la magie que peut dégager une femme (Joan Baez peut rougir, les lignes qui lui sont consacrées sont splendides), planter une atmosphère, le tout en quelques mots, quelques lignes bien senties qui mettent directement le doigt là où ça fait couleur et sens. On applaudissait déjà à la concision dont faisait preuve Dylan dans ses chansons (”Hurricane”, pour ne citer qu’un exemple de portrait fulgurant) ; développée sur un livre entier, on est scié par le numéro d’équilibriste. Pourtant, à première vue, cette autobiographie est écrite au petit bonheur : aucun souci de construction d’ensemble, pensée qui passe très souvent du coq-à-l’âne sans transition, cotoiement décomplexé du réalisme et de la poésie la plus étrange. On a l’impression d’une rêverie en marche, et la sensation est délicieuse : on côtoie une véritable légende en frère, témoin privilégié du fonctionnement de son cerveau presque en direct (cette impression de work in progress qui fait une grande partie de la qualité de la chose). Mais on s’aperçoit pourtant que tout ça n’est pas si relâché que ça, et que sous ses faux airs de dilettante, Dylan maîtrise parfaitement ce qu’il est en train de faire, en terme d’image autant que d’écriture. On ne sait pas ce qu’il prévoit de décrire dans les volumes suivants, mais ici, on sent une application très forte à éviter tout ce qu’on attend de cette biographie : plutôt que de raconter son ascension, la drogue, l’accident de moto, les scandales de comportements, les errances des années 70-80, les relations amoureuses, bref tout ce qu’on connaît de Dylan, il choisit de ramasser tout ça en 5 parties inattendues : la description de New-York quand il y débarquât guitare au dos ; quelques remarques sur l’engagement politique ; puis un saut dans le temps qui décrit son état d’esprit au moment de New Morning, album de la renaissance ; puis à nouveau ellipse pour raconter très précisément la construction du chef-d’oeuvre, Oh Mercy ; et enfin retour aux années des débuts, premiers contrats et concerts. Des grandes étapes repérées de sa vie, on n’aura droit qu’à quelques mots (”Woodstock, j’étais pas là” par exemple) ; par contre, on rentrera dans l’intimité de la musique de Dylan, puisque le gars n’est pas avare en notes techniques et en descriptions des différentes étapes qui conduisent à écrire un disque complet. Tant mieux : hors des sentiers battus, cette autobiographie ramène à l’essentiel : une voix, une écriture, quelques notes de musique, une époque. Un contrepoint parfait au livre de François Bon, qui est très loin d’être un coup commercial ou publicitaire ; un vrai bon bouquin, quoi. »

Pages: 391 p.
Format: Boîte
Dimensions: 19.1 x 13.9 x 3.4 cm
Matériel d’accompagnement: 1CD audio
ISBN: 9782070441570
EAN13: 9782070441570

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J.K ROWLING VEUT FAIRE ENTRER HARRY POTTER DANS L’ERE NUMERIQUE

J.K. Rowling, dont la saga Harry Potter s’est déjà vendue à plus de 400 millions d’exemplaires dans le monde, entend désormais prospérer sur le net: les livres numérisés seront vendus à partir d’octobre et un site ludique doté de nouveaux contenus a été lancé jeudi.

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Comment maintenir l’intérêt, alors que le dernier roman est paru il y a déjà 4 ans, et que l’ultime film tiré de la série sort cet été ? L’auteur milliardaire et ses agences de communication ont plus d’un tour magique dans leur sac: depuis une semaine, le suspense était entretenu par un mystérieux site “Pottermore” sur une annonce spectaculaire le 23 juin.

Jeudi, la blonde J.K Rowling en personne, très élégante en robe fluide imprimée et talons hauts, a expliqué son projet lors d’une rare conférence de presse à Londres.

“Nous savions qu’il y avait une forte demande pour des livres en version numérique, mais je voulais faire plus que celà, et revenir à l’expérience de la lecture”, a-t-elle indiqué.

Le site internet qui est à la fois un jeu et un livre interactif avec vidéos et textes inédits, est “une façon merveilleuse d’initier la génération numérique au livre”, ajoute-t-elle.

S’il est gratuit pour sa partie ludique, le projet, en partenariat avec Sony, est aussi une boutique en ligne, où pour la première fois, J.K Rowling va vendre directement au public ses livres sous forme numérisée.

L’écrivain garde ainsi la totale maîtrise de la version numérique de sa saga, au lieu d’en confier la vente aux circuits traditionnels et aux librairies en ligne, comme Amazon ou Apple. Les “e-book” Harry Potter seront compatibles avec toutes les plate-formes existantes (tels Kindle, iPad, Sony reader).

Ils seront disponibles dans un premier temps en anglais, français, italien, allemand et espagnol, en octobre.

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L’écrivain a confirmé au passage qu’elle “n’envisageait pas d’écrire un autre roman” de la saga.

Elle a toutefois pris un plaisir évident à abonder ses livres avec des détails inédits, pour le site Pottermore.

Le site interactif devrait ravir “moldus” (non sorciers) et mordus de la saga. L’apprenti sorcier va “entrer” littéralement dans le livre, puisqu’en répondant à une batterie de questions, il va être sélectionné pour rejoindre l’une des désormais fameuses “maisons” de sorciers, Poufsouffle, Gryffondor ou Serpentard; jeter des sorts; accéder à de nouveaux chapîtres sur ses personnages préférés.

“Plus de la moitié des nouveaux contenus étaient déjà écrits et non exploités”, explique J.K Rowling. Mais elle s’est remise à écrire pour l’occasion, renouant avec un héros auquel elle est aussi attachée qu’à “un petit ami”, au point que la fin de la série a déclenché chez elle “autant de larmes que pour la mort de ma mère”.

La cérémonie au cours de laquelle chaque candidat est choisi par sa maison d’appartenance et le choix de la baguette magique (parmi 33.000 combinaisons) “m’ont le plus amusé”, sourit-elle.

Et de remarquer qu’elle a testé le choix des maisons “sur sa propre famille” et que chacun a été affecté là où elle le pensait. “Ca marche!” lance-t-elle, hilare.

La plupart des fans devront attendre octobre pour accéder à Pottermore, mais un million de “happy few” inscrits dès aujourd’hui pourront affronter des “défis” et accéder à partir du 31 juillet (date anniversaire d’Harry) au site.

Nouveau suspense ou recette marketing éprouvée? Une internaute pas dupe écrit jeudi sur son compte twitter “Harry Potter et la baguette magique du … marketing”.

(Avec AFP - 23/06/2011)

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LA ROUTE VERS LE NOUVEAU DESORDRE MONDIAL

(50 ans d’ambitions secrètes des Etats-Unis)
Peter Dale Scott
Editions Demi Lune

Présentation de l’éditeur : Depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en oeuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale. Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions, dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer.

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Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont engendré une plus grande insécurité dans le monde, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001. L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

À partir d’exemples précis, il illustre comment ces décisions furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile.

L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit la longue collaboration des principaux services de renseignement des États-Unis avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidés à créer et soutenus, dont la fameuse organisation al-Qaïda.

Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale Scott explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du plan ultra secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours.

D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être.

REVUE DE PRESSE /
L a critique de Bernard Norlain :

« Voilà un livre passionnant, décapant, on pourrait dire terrifiant en ce qu’il dévoile au lecteur, pourtant averti, les dérives et les pratiques mafieuses d’une démocratie emblématique, miroir de nos sociétés.
La thèse de l’auteur est, en gros, que la perte progressive de contrôle sur les décisions politiques majeures aux États-Unis a fait que le pouvoir a été confisqué de façon occulte, non démocratique, par des groupes de pression et que cette situation a totalement perverti le système politique américain et a notamment conduit au drame du 11 septembre 2001.
L’immense mérite de cet ouvrage est de s’appuyer sur un appareil de notes et de références, une bibliographie — près de 150 pages au total — très complètes et variées qui viennent étayer pas à pas la démonstration de l’auteur.
Partant d’une réflexion sur les Etats-Unis où les inégalités sociales, la faiblesse de la société civile au niveau fédéral, la puissance des intérêts particuliers, l’auteur, qui n’est pas particulièrement un néo-conservateur, mais plutôt un libéral, tendance gauche, dresse un tableau saisissant de ce qu’il appelle l’État profond. Il décompose le processus historique où les pouvoirs secrets verticaux se sont emparés de la conduite de l’action publique, et où la prise de décision politique à huis clos accorde la priorité à la sécurité et à la préservation d’intérêts privés particulièrement ceux des exportateurs d’armements et des firmes pétrolières.
Son analyse est particulièrement pertinente et convaincante dans sa description de la politique du trio Nixon-Kissinger-Rockefeller, censée contrer les progressistes et qui a conduit à renforcer les mouvements réactionnaires islamistes, mais aussi à soutenir les intérêts des pétroliers. Il met en évidence le rôle de Nixon ou plutôt sa paranoïa dans la dégradation du processus bureaucratique et démocratique de mise en œuvre de la politique et dans l’amplification du pouvoir secret. En passant il faut noter une analyse intéressante du Watergate.
A ce stade apparaît le couple diabolique, aux yeux de l’auteur, Cheney-Rumsfeld et son implication dans la planification du projet ultrasecret de Continuité du Gouvernement (COG) qui cacherait, selon l’auteur, un programme de prise de pouvoir illégal et dont il traite longuement à propos du déroulement des événements du 11 septembre pour expliquer certaines incohérences dans la version officielle.
Il continue sa démonstration avec Ford-Rumsfeld-Cheney, le virage vers le conservatisme et le début de l’envol des budgets de défense. On parle de la BCCI. Puis l’ère Carter-Brzezinski et l’Irangate. Enfin Reagan, Bush et le triomphe des neocons et du couple Cheney-Rumsfeld. Comment ils ont préparé le renversement de Saddam Hussein et comment ils doivent être considérés comme suspects dans le procès des responsables du 11 septembre.
En conclusion ce livre démêle les intrigues et l’écheveau d’imbrications et de liens, souvent occultes, entre tous les acteurs de ce théâtre d’ombres. On y parle beaucoup de la CIA, en particulier de la collusion historique entre la CIA et l’ISI pour le soutien à l’islamisme dur et aux trafiquants de drogue. Il décrit le long cheminement vers le 11/9. Plus largement ce livre critique le projet américain de domination mondiale, s’appuyant sur une machine de guerre hors de contrôle et dont la recherche d’ordre et de sécurité produit un désordre et une insécurité accrue. Il s’agit de comprendre comment nous sommes arrivés au désastre du nouveau désordre mondial.
Vous l’aurez compris ce livre est passionnant, particulièrement en ces temps de Wikileaks.
(…) cet ouvrage étonne par son originalité et sa puissance d’analyse. Il devrait être un ouvrage de référence pour tous les défenseurs de l’Etat de droit et pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de nos démocraties. »

Docteur en sciences politiques et ancien diplomate, Peter Dale SCOTT est l’auteur de nombreux ouvrages analysant la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ses recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu’il définit comme le « supramonde » (l’État profond dissimulé au sein de l’État public). Porte-parole du mouvement antiguerre lors du conflit vietnamien, il cofonda le programme d’études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans. Primé pour ses recherches en géopolitique, Scott est également un auteur reconnu pour son uvre littéraire dans le domaine de la poésie.

Format : Broché
Nb de pages : 512 p.
Dimensions: 23.0 x 15.0 x 2.5 cm
ISBN-10: 2917112166
ISBN-13: 978-2917112168

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LE FIL DES MISSANGAS

Mia Couto
Traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues
Chandeigne

Recueil de 29 nouvelles lapidaires mettant en scène des personnages soumis aux vicissitudes de destins déterminés par des normes sociales, familiales ou encore intérieures auxquelles ils tentent d’échapper pour exister. La condition des femmes, la religion, le colonialisme, les rapports entre homme et femme, l’art, la création et l’amour sont parmi les thèmes explorés.

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De vibrants portraits de femmes aux prises avec leurs désirs, leurs amours déçues et leurs blessures assassines, des êtres qui réinventent le réel, des enfants qui revisitent leurs rêves : telles sont les perles de verre (missangas) qui composent cette oeuvre où Mia Couto invente un univers singulier et un langage unique, africain et universel.

Mêlant harmonieusement registres littéraires et populaires, jeux de mots et mots-valises, ces nouvelles lapidaires tantôt cruelles, tantôt drolatiques, incarnent ici l’art du conte porté à sa perfection.

Mia Couto, né en 1955 au Mozambique, s’affirme de livre en livre comme le plus inventif et le plus fascinant des écrivains de langue portugaise.

Format : Broché
Nb de pages : 173 p.
Dimension : 17 x 12 cm
ISBN : 978-2-915540-76-5
EAN13 : 9782915540765

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