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MA VIE AVEC MESRINE

Sylvia Jeanjacquot
Plon

ma-vie-avec-mesrineSylvia a d’abord rencontré Jacques. Puis Jacques lui a présenté Mesrine. Elle accepte alors de prendre les deux. Et de faire avec … jusqu’au 2 septembre 1979, jour où l’ennemi public numéro un a été tué par des policiers, dans sa voiture. Sylvia était à ses côtés. Dans son livre Ma vie avec Mesrine, elle raconte sa vérité sur l’homme pour qui elle a accepté de vivre dans la clandestinité.

PRESENTATION

Sylvia Jeanjacquot a été la dernière compagne de Jacques Mesrine. Elle a vécu l’ultime cavale de celui qu’on appelait l’ennemi public numéro un. Depuis le moment où il l’aborde dans le bar de Pigalle où elle travaille jusqu’à la fusillade fatale dont elle réchappe miraculeusement, elle a décidé de tout dire.
Trente ans plus tard, les souvenirs de cette femme sont intacts. Au-delà du mythe, au-delà du cinéma, on découvre dans ces pages un Mesrine inédit et intime, celui que Sylvia Jeanjacquot a aimé au point de s’embarquer à ses côtés dans une folle aventure, façon Bonnie and Clyde.

Emission sur France-Info du dimanche 06 novembre 2011.

Parution : 22 septembre 2011
Nb de pages : 237 p.
ISBN : 978-2259214360
Prix : 18 €

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VIRGINIA ET VITA

Christine Orban
Editions Albin Michel

une_annee_amoureuse_dans_la_vie_de_virginia_woolf_01Une brûlante histoire d’amour, de jalousie et de création littéraire, le tout revisité par le style fiévreux et passionné de Christine Orban. (Madame Figaro)

PRESENTATION

En 1927 Virginia Woolf habite avec son mari éditeur Leonard à Monk’s House. Elle vient de publier La promenade au phare et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l’immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l’opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l’amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l’excentrique Vita qui n’a pour règle que le plaisir de l’instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l’amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire.

Christine Orban a publié avec succès presque tous ses ouvrages aux éditions Albin Michel « Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi » et « n’oublie pas d’être heureuse » se sont vendus à plus de 100 mille exemplaires. Son dernier roman Le pays de l’absence, est paru en janvier 2011. Il y a vingt ans elle publiait sous le nom de Christine Duhon et sous le titre Une année amoureuse de Virginia Woolf, ce qui n’a rien perdu de son actualité.

Virginia Woolf transformée à son tour par Christine Orban en héroïne de roman. On la voit dans les affres de la passion, de l’observation et de l’inspiration, Passionnant portrait du milieu de Bloomsbury et de celui des vieilles demeures anglaises, celui aussi de deux couples aux moeurs bien en avance sur leur temps.
Un thème toujours brûlant : comment s’est écrit un chef d’oeuvre ? Par qui a-t-il été inspiré ? Les grands écrivains peuvent-ils aimer de façon désintéressée ou se nourrissent-ils de leurs amours pour créer ?
Le portrait de Virginia Woolf est si réel qu’on a l’impression que l’auteur s’y retrouve, comme dans une autobiographie déguisée.

EXTRAITS

Et cette fois, le chemin, c’était Vita. Il fallait que Virginia expulse Vita, qu’elle la traite comme un sujet, la construise comme un chapitre, l’étale comme une phrase.
(…)
Vita entrait dans le livre pour s’y figer et Orlando en sortait pour vivre.
(…)
Vita était plus inoffensive dans l’absence que dans la présence. Virginia la maîtrisait mieux dans les songes ; elle la manœuvrait à son gré, lui prêtait paroles et pensées, l’habillait et la déshabillait, souple comme une poupée démantibulée.
(…)
Léonard était penché sur le visage de Virginia, fragile, hanté par la folie : le visage de sa femme. Depuis leur mariage - la date était brodée à l’intérieur de sa veste : 10 août 1912 - il n’avait jamais cessé de veiller sur elle. En cingalais, en tamoul, en langage chiffré de peur d’être lu, Léonard jalonnait son journal de ce leitmotiv : «Virginia tourmentée. Grand tracas. Très mauvaise nuit.»
Il souffrait quand elle souffrait, impuissant devant le spectacle de sa démence. Il voyait ses jambes se raidir, son visage se froisser. Il entendait ses cris, ses crachats, ses grossièretés hurlées par intermittence. Quel diable prenait possession de Virginia ?
Léonard caressa doucement le front moite d’un geste large et puissant, de l’intérieur vers l’extérieur, comme celui d’un exorciste chassant les démons.
- Voilà, voilà, murmura-t-il.
- C’a été long ?
Il appuya un linge blanc imbibé d’eau vinaigrée sur ses tempes.
- Cela a commencé par une très forte migraine.
- C’est terminé maintenant.
- Oui, terminé, dit-elle en ouvrant les yeux.
Elle tira Léonard par la cravate afin de rapprocher son visage du sien. Un sourire se dessinait sur ses lèvres mais les marques de la folie avaient été si lentes à s’effacer qu’elles réapparaissaient par intermittence. L’oeil était vif à présent, l’élocution plus ample, moins saccadée. Aux côtés de Léonard elle reprenait possession d’elle-même. Les médecins qui l’envoyaient au lit avec un grand verre de lait chaud n’avaient rien compris à sa pathologie. Le lait n’était peut-être qu’un placebo, mais il offrait à Léonard cette impression de la nourrir qui n’était point désagréable. La chair douloureuse de sa femme, son imagination perdue au plus noir et au plus profond des océans, était pour lui une souffrance, mais également un lien aussi fort que l’amour physique.
C’était un moment très intense celui où Virginia retrouvait son corps, son esprit, où elle revenait à elle-même. Après une longue bataille, elle et elle enfin réconciliées.
Avec l’impression de s’éveiller d’un long cauchemar, elle redécouvrait le radiateur à gaz, le papier peint jauni par les années, les livres sur les étagères en contreplaqué et cette pièce modeste et sévère lui paraissait soudain harmonieuse, c’était toujours ainsi quand elle revenait des ténèbres. L’extérieur aussi s’apaisait. Elle remarqua un amas de feuilles gisant autour de son lit. Affolée, elle demanda à Léonard :
- Tu as lu ?
- Tu sais bien que je ne lis jamais sans ta permission.

LES MEDIA EN PARLENT

Jean- Paul Enthoven, LE NOUVEL OBSERVATEUR (Lors de sa première parution)
« Ses portraits de Leonard, de Vanessa ou de Harold Nicholson sont exacts et sensibles ; on y devine la fascination ambiguë de Virginia pour une aristocratie dont elle se savait exclue ; on y sent, à chaque page, la saveur véhémente et perverse qui fit le climat d’une tribu unique en son genre. Après tout le temps est peut-être venu pour les romanciers de peupler leur livre avec des êtres engendrés de la littérature elle-même. Il est réjouissant que l’auteur, ici y parvienne avec un tact qui n’aurait guère déplus aux héros dont son ouvrage suggère, sans impudence, la brève résurrection. »

Emission sur France-Info du dimanche 05 février 2012.

RENCONTRE AVEC L’AUTEUR

Le vendredi 16 mars 2012 au Salon du livre de Paris (Porte de Versailles).
Signature de 18h30 à 20h00 sur le stand Albin Michel Stand N69.

L’AUTEUR

Christine Orban a publié avec succès presque tous ses ouvrages aux éditions Albin Michel Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi et N’oublie pas d’être heureuse se sont vendus à plus de 100 000 exemplaires. Son dernier roman Le pays de l’absence, est paru en janvier 2011. Il y a vingt ans elle publiait sous le nom de Christine Duhon et sous le titre Une année amoureuse de Virginia Woolf, ce qui n’a rien perdu de son actualité.

Parution : 4 janvier 2012
Nb de pages : 240 p.
ISBN: 978-2226238450
Prix: 17 €

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SPHERE DE SURVEILLANCE

Stéphane Leman-Langlois
Presses de l’Université de Montréal

sphere-de-surveillanceFaut-il redouter, ou réclamer la surveillance ? Menace-t-elle nos droits, ou réussit-elle à assurer notre sécurité quotidienne ? La réalité est bien plus complexe que l’approche première pourrait laisser le supposer. En effet, la surveillance reste une constante des sociétés occidentales au 21e siècle.

PRESENTATION

Dans un monde où les gestes anodins comme les détails les plus intimes laissent des traces dans les banques de données, sur Internet ou dans l’oeil des caméras, faut-il redouter ou réclamer plus de surveillance ? Les nouvelles technologies sont-elles les solutions aux problèmes de la modernité tardive, ou de nouvelles formes de contrôle des populations ?
La réalité est bien sûr plus complexe que ces oppositions binaires le laissent entendre. De l’univers commercial (marketing) à celui des policiers qui traquent les criminels de carrière, en passant par la surveillance des usagers des transports en commun et des internautes, voilà autant de « sphères » où surveillants et surveillés, dispositifs et processus interagissent pour produire une gamme pratiquement infinie d’agencements.

Avec les textes de : Didier Bigo, Benoît Dupont, Thibault Genessay, Fabien Jobard, Gabriel Larivière-Bélanger, Patrick Laurin, Stéphane Leman-Langlois, Dominique Linhardt, Pierre Margot, Antoine Mégie, Pierre Piazza, Anne-Marie Pratte, Olivier Ribaux

FEUILLETER L’OUVRAGE

C’est ICI !

L’AUTEUR

Stéphane Leman-Langlois est professeur de criminologie à l’Ecole de service social de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque. Entre autres publications, il a dirigé avec Jean-Paul Brodeur Terrorisme et antiterrorisme au Canada (PUM, 2009).

Parution : 18 octobre 2011
Nb de pages : 219 p.
Format : Broché
ISBN : 978-2760622661
27 Euros.

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A CAUSE D’UN BAISER

Brigitte Kernel
Editions Flammarion

a_cause_d_un_baiser_01Peut-on aimer deux personnes à la fois ? C’est la question que pose Brigitte Kernel, productrice et animatrice d’émissions littéraires sur France Inter, dans son nouveau roman. Une femme tiraillée entre deux amours aussi forts l’un que l’autre.

PRESENTATION

« Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser, et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu’est-ce qui m’avait pris de dire aussi vite à Léa : j’ai embrassé une autre femme ?
La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et ses mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m’avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ?
Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l’espace d’un court moment, ou même d’un temps plus long, aimer deux personnes à la fois ? »
Après le succès de Fais-moi oublier, un nouveau roman d’amour, celui d’une femme tiraillée entre Léa, celle qu’elle aime, et l’envoutante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.

Un style qui décrit parfaitement les états d’âmes du couple féminin-féminin, avec de longues introspections, des questionnements, des déclarations sentimentales.
Pour reprendre Karine Flejo de toutelaculture.com « A cause d’un baiser n’est pas un roman de 366 pages que l’on tient entre ses mains, mais un coeur avec 366 pulsations cardiaques… Un coeur battant. Magnifique ! »

LU DANS LA PRESSE

« Un magnifique roman d’amour. Véritable ode à l’amour féminin plein de sensibilité et de mélancolie. »
Patrick Martinez - www.radiocoteaux.com

« Un roman formidable sur le couple féminin-féminin et le couple en général avec une dissection du sentiment amoureux. »
Michel Field, TF1

« Brigitte Kernel fait partie de ces rares romancières qui racontent une histoire d’amour entre femmes, dévoilent leur intimité, osent se livrer avec pudeur et vérité, brisent un tabou (…) Au plus près des émotions, Brigitte Kernel nous offre un magnifique hymne à l’amour. Universel, poignant, sensuel. »
Emmanuelle de Boysson - Marie Claire

Emission sur France-Info du dimanche 16 janvier 2012

L’AUTEUR

Productrice-animatrice d’émissions littéraires sur France Inter, Brigitte Kernel présente « Noctiluque » tous les dimanches soirs. Elle a déjà publié plusieurs romans, dont Autobiographie d’une tueuse, Tout sur elle ou Fais-moi oublier, chez Flammarion.

Parution : 11 janvier 2012
Nb de pages : 364 p.
Format : Broché
ISBN : 978-2081267091

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BERNARD PRINCE. INTEGRALE. TOME 3/3

Greg et Hermann
Le Lombard

bernard_prince_int_03Réunion de quatre albums des aventures de cet ancien agent d’Interpol qui, de Manhattan à l’Afrique du Nord en passant par la Chine et l’Amérique du Sud, parcourt la planète aux côtés de ses amis Barney et Djinn pour défendre la veuve et l’orphelin. Volume assorti d’un dossier illustré.

PRESENTATION

Un dernier tome de l’Intégrale au ton plus sombre. Il voit Bernard Prince et ses compagnons se retrouver dans des situations de plus en plus ambiguës, croisant des personnages aussi dangereux que pourris, jusqu’à la destruction de leur bateau, Le Cormoran. Hermann restitue magnifiquement cette dimension plus misanthrope que prend la série au fil de ces albums.

LES AUTEURS

Greg n’a pas perdu de temps, puisqu’il signe ses premières planches de bande dessinée à 16 ans. Ce n’est que le début d’une des carrières les plus prolifiques de la profession. Au début des années 50, il fait la connaissance de Franquin, pour lequel il écrit quelques gags. Rapidement, via l’agence International Press, il va produire un nombre impressionnant de planches, pour tous les goûts, dans tous les styles.
Capable de passer du gag au western ou à la série d’espionnage, il trouve même encore le temps de dessiner. Et c’est en auteur complet que, en 1963, il crée son personnage le plus célèbre, « Achille Talon », petit bourgeois dont la logorrhée enchante les lecteurs de Pilote. Deux ans plus tard, il entame une nouvelle aventure en devenant rédacteur en chef du journal Tintin. Neuf ans durant, il va moderniser de fond en comble le fleuron des éditions du Lombard, écrivant séries et rubriques, et révélant nombre de jeunes artistes qu’il a fédéré autour du célèbre Studio Greg. Véritable découvreur de talents, il révélera ainsi Hermann, Dany, Dupa et bien d’autres.
Il renonce à ce poste en 1974, pour tenter l’aventure éditoriale chez Dargaud. Aventure qui l’emmènera jusqu’aux Etats-Unis, pays qui le fascine depuis l’enfance. Il revient en France au milieu des années 80, sans jamais avoir arrêté d’écrire des histoires humanistes, aux dialogues aussi touchants que prolixes. Jusqu’à la fin de sa carrière, Greg se sera tout entier dédié au 9e Art, lourdement endeuillé depuis sa disparition, le 29 octobre 1999.

Herman Huppen est né le 17 juillet 1938 dans la région des Fagnes (Belgique). Une enfance en guerre, une adolescence marquée par le souci de s’en sortir très vite tout seul et d’apprendre un métier : ébénisterie, architecture, décoration d’intérieur… A 17 ans, il s’envole pour le Canada. Mais le jeune homme, bien qu’ayant suivi des cours de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles, ne se destine pas encore à la BD. Circonstance étonnante, c’est son mariage, en 1964, qui le rapprochera de sa nouvelle promise de papier : son beau-frère tout neuf, Philippe Vandooren, futur directeur éditorial de Dupuis, dirige alors une revue scoute à laquelle il livrera sa première histoire.
Remarqué par Greg, Hermann, puisque tel devient son nom de plume, est engagé au studio du maître qui écrit pour lui, à partir de 1966, la série qui établira d’emblée son talent incontestable dans la veine réaliste, “Bernard Prince” (Le Lombard). Après un détour par “Jugurtha” (Le Lombard), dont il dessinera les premiers albums, Hermann entreprend une nouvelle série avec Greg, la très western “Comanche” (Le Lombard) dont la publication commence en décembre 1969.
Dix ans plus tard, le débutant a acquis toutes les ficelles du métier, et s’est gagné un large et fidèle public : il a toutes les cartes en main pour lancer et réussir sa première série solo, “Jérémiah” (Dupuis), qu’il assume toujours aujourd’hui avec le même succès. Il s’écartera des thèmes post-atomiques pour créer dès 1982 les “Tours de Bois-Maury” (Glénat), une fresque médiévale.
Exigeant, curieux, bosseur, Hermann ne s’accorde aucune facilité. Enclin à placer la barre toujours plus haut, il signe en 1991 son premier one-shot, “Missié Vandisandi” (Dupuis), qui sera suivi par le cri de révolte “Sarajevo-Tango” (Dupuis), un album réalisé en couleurs directes dont la teneur historique et sociale lui vaut de recevoir le Prix Oesterheld, du nom du célèbre scénariste argentin tragiquement “disparu” en 1977.
Avec “Caatinga” (coll. Signé du Lombard), le crayon d’Hermann se range une nouvelle fois du côté des victimes d’un certain ordre social, celui qui sévissait dans le Nordeste brésilien des années trente.
En 2000, il publie avec J. Van Hamme au scénario, “Lune de Guerre” pour la collection Aire Libre de Dupuis.
Avec son fils, Yves H. au scénario, il réalise pour la coll. Signé du Lombard une trilogie américaine : en 2000, un polar fantastique “Liens de Sang”, en 2002, un superbe roman noir “Manhattan Beach 1957″ et en 2005, “The girl from Ipanema”.
Hermann a reçu de nombreux prix pour couronner son oeuvre et notamment, en 2002, le prix Saint-Michel au premier Comics Festival de Bruxelles et une nomination pour “l’Alph Art du meilleur dessin” pour “Manhattan Beach 1957″ au Festival d’Angoulême 2003.

Nb de pages : 232 p.
ISBN : 978-2803627561
35 Euros.

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L’ORGUE, SOUVENIR ET AVENIR

Jean Guilou
Symétrie

lorgueDans le cadre de l’inauguration des nouvelles grandes orgues de Saint-Eustache à Paris, voici la 4ème édition française, complètement rénovée et augmentée, avec 2 disques exclusifs enregistrés spécialement à la Grange de la Besnardière (2010), rend désormais obsolète toutes les éditions antérieures. Un essai consacré à l’histoire de cet instrument, sa description ainsi que les éléments de sa maîtrise (toucher, interprétation, improvisation, etc.). Une référence !

PRESENTATION

Jean Guillou, organiste, mais aussi compositeur et improvisateur, a livré de nombreux textes sur la musique, des exégèses littéraires et des poèmes – qu’il a parfois mis en musique. Ce musicien complet nous raconte l’histoire de son instrument, des témoignages antiques sur son origine aux perfectionnements techniques contemporains, en passant par les raffinements des écoles nationales de facture à partir du XVIIIe siècle. La description des éléments de l’orgue, les planches d’illustration et les compléments donnés en annexe font de ce livre une référence nécessaire à tous les amoureux de l’orgue.

L’auteur aborde également les éléments de la maîtrise de l’orgue  – toucher, interprétation, improvisation, art de la registration – qu’il illustre, après les avoir expliqués, grâce aux deux disques compacts joints. Enfin, comme concepteur d’une nouvelle pensée organologique (ses idées novatrices ont présidé à la facture de plusieurs orgues), il partage ici sa vision sur l’avenir de la restauration et de la création d’instruments.

Cette quatrième édition a été intégralement relue, corrigée et augmentée de textes complémentaires et d’illustrations nouvelles. Le catalogue du compositeur et sa discographie sont les plus complets établis à ce jour.

Deux disques compacts inédits en exclusivité avec cette édition

Voulant démontrer la validité de ses principes de registration – un choix de timbres solistes radicalement différent d’une optique conventionnelle permet, par des mariages nouveaux, de donner une ampleur de palette sonore inattendue à un orgue de taille moyenne, et donc de jouer tout le répertoire sans frustration –, Jean Guillou fait entendre sur cet enregistrement des pièces de différentes époques et commente ses options de registration, apportant une démonstration sonore et pédagogique d’un instrument sur lequel il n’avait encore jamais enregistré : l’orgue de la Grange de La Besnardière, instrument pleinement représentatif des conceptions de Jean Guillou en matière de registration, ainsi que de la collaboration entre l’artiste et le facteur allemand Detlef Kleuker. Ce document sonore est disponible grâce à une collaboration avec l’association Augure, qui a produit ces disques sous la direction artistique de Sylviane Falcinelli et avec la prise de son de Jean-Claude Bénézech (preneur de son attitré de Jean Guillou depuis 24 ans).

Contenu des disques (entretiens chaque fois suivis des pièces)

Disque 1 :
J. S. Bach  : Sonate en trio no 5
Gesualdo  : Canzon francese del Principe
Scarlatti : sonates
Jean Guillou  : Pensieri
Louis Vierne  : Impromptu (extrait des Pièces de fantaisie)

Disque 2 :
Jean Guillou  : improvisation
Michelangelo Rossi  : Toccata en ré mineur
J. S. Bach  : Duetti de la Clavierübung
Jean Guillou  : Jeux d’orgue et Pièces furtives (extraits ; premier enregistrement de Pièces furtives)

LU DANS LA PRESSE

« Comme toujours aux éditions Symétrie, l’ouvrage est présenté avec le plus grand soin. » La Revue générale

« A l’épreuve de trois décennies et quatre éditions, L’Orgue, souvenir et avenir demeure, parmi les ouvrages généraux sur cet instrument, l’un des plus passionnants. Qui plus est, il procure un vrai plaisir de lecture. »
Paul de Louit, Diapason

« Un livre-bible d’idées personnelles. » L’Organiste

Jean Guillou exprime sa créativité à travers les multiples facettes de son art. Comme interprète, il a su faire reculer considérablement les limites techniques du jeu instrumental à l’orgue. Comme compositeur, il a depuis ses jeunes années élaboré et développé un monde musical singulier, d’une éloquence dramatique puissamment individualisée. Pédagogue, il a enseigné de 1970 à 2005 au Meisterkursus de Zürich.

Parution : 01 octobre 2010
Format : Broché
Nb de pages : 306 p.
ISBN : 978-2914373708
45 Euros

OU SE PROCURER L’OUVRAGE ?

On peut commander l’ouvrage auprès de n’importe quelle librairie, mais par commodité, on trouvera une liste de librairies françaises et étrangères ayant en stock les livres des éditions Symétrie sur la page du site. C’est ICI !

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VIEILLE MERVEILLEUSES

Catherine Hermary-Vieille
Editions Albin Michel

merveilleuses_01Les grands destins de femmes passionnent depuis toujours la romancière et historienne Catherine Hermany-Vieille. Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations…, Catherine Hermany-Vieille restitue avec tout son talent romanesque et sa vivacité d’écriture les mœurs de cette époque charnière incertaine et libertine, qui mène de la Révolution à l’Empire.

PRESENTATION

1794. La Terreur oubliée, une fureur de divertissements et d’excès enfièvre Paris. On rit, on danse, on aime, on revit : jouissance et plaisirs sont les nouveaux mots d’ordre des Merveilleuses. Les égéries du jour, frivoles, légères et charmantes. Elles collectionnent les amants comme d’autres les chapeaux, lancent les modes les plus provocantes. Rose de Beauharnais et Thérésia Cabarrus, les plus merveilleuses d’entre ces Merveilleuses, mènent le bal et les hommes au pouvoir par le bout du nez.
Thérésia épouse Tallien pour devenir la maîtresse de Barras, quitté par Rose pour Bonaparte, un obscur petit général corse qui l’aime à la folie, en partance pour l’Italie, puis l’Egypte. Il en reviendra premier Consul, exigeant de celle qu’il appelle désormais Joséphine qu’elle rompe avec son passé tumultueux. Le temps des Merveilleuses a vécu !
Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations, Catherine Hermary-Vieille mène ce bal des vanités et des voluptés, qui court de la Révolution à l’Empire.

EXTRAIT

Brest, le douze octobre 1779.
Les marins avaient jeté la passerelle et les passagers de la flûte l’Île-de-France mettaient pied à terre avec précaution. Sous un ciel chargé de nuages, une foule se pressait sur les quais, familles venues accueillir un des leurs, portefaix, badauds, hôteliers accourus à la retape, cochers, domestiques, maraudeurs. On hélait, appelait, s’interpellait. Des mains, des mouchoirs s’agitaient. Sous la multitude des mouettes qui, depuis la haute mer, avaient escorté le navire, les marins perchés sur les vergues carguaient et ferlaient les voiles.
Effarée, Euphémie s’accrochait à la main de sa maîtresse qui elle-même ne quittait pas le bras de son père, tandis que la tante Rosette suivait à deux pas. Souffrant, Gaspard Tascher de La Pagerie peinait à discerner au milieu de la bousculade le mouchoir rouge du patron de l’auberge censé venir les accueillir.
Dans cette ruelle du quartier Saint-Louis de Brest, les maisonnettes se pressaient, certaines coquettes, d’autres malpropres, précédées de jardinets où poussaient des herbes folles. Du linge pendait à quelques fenêtres, des chiens, des chats, des poules erraient au hasard. Mais l’auberge avait bon air : deux étages, une porte solide surmontée d’une jolie enseigne où un peintre avait représenté un brick toutes voiles dehors porté par une mer bleu turquoise.
Tandis que monsieur de La Pagerie prenait aussitôt le lit, que Rosette s’effondrait dans un fauteuil et qu’Euphémie vidait la malle, Rose se mit à la fenêtre. Quoique le jour d’arrivée des navires en provenance des Amériques soit toujours incertain, la jeune fille avait vaguement espéré qu’Alexandre de Beauharnais serait là pour l’accueillir. Mais la déception ne pouvait l’emporter sur l’ébahissement que lui causait le spectacle de la ville. Le froid mordant ne semblait en rien affecter les passants qui trottaient sous de larges paletots ou en simples chemises de toile. Parmi eux, pas un Africain, pas même un mulâtre. Les odeurs, la lumière, les bruits, tout était étrange. Qu’avait-elle imaginé à la Martinique ? Sous le bonnet des filles, Rose distinguait des mèches allant du ficelle au châtain tandis que la plupart des hommes, sans perruque ni poudre, portaient leurs cheveux à la hauteur des épaules. Comme son futur époux, beaucoup d’entre eux étaient blonds.
De son fiancé, elle ne gardait aucun souvenir. À cinq ans, Alexandre avait quitté la Martinique avec son frère François, son père et la soeur de Gaspard de La Pagerie, madame Renaudin, qui, séparée de son époux, avait déjà uni son sort à celui de son amant. C’est elle qui avait voulu, arrangé le mariage d’Alexandre avec une des trois filles La Pagerie, la seconde, Catherine, de préférence, la mieux assortie en âge. Mais Catherine emportée par la tuberculose, Manette trop jeune, on avait dû se rabattre sur Rose, l’aînée.

Emission sur France-Info du mercredi 19 octobre 2011

L’AUTEUR

Depuis son Prix Femina en 1981 pour le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille fait alterner biographies et romans avec le même succès. Parmi les plus connus, La Marquise des ombres, L’Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse), La Bourbonnaise, sa saga historique Le Crépuscule des Rois, Les Années Trianon…

Parution : 5 octobre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 419 p.
ISBN: 978-2226220707
22 Euros.

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FEAR AGENT. T.6 - DEPHASE

Rick REMEMDER, Tony MOORE, Mike HAWTHORNE et Jérome OPENA
AKILEOS

fear-agent-t6-dephaseUne série dans un style de SF des années 50. Les extra-terrestres sont bizarres. Le héros est bizarre. Les situations sont souvent comiques bien qu’elles soient dans l’histoire tragiques. Un scénario qui se tient bien et magnifié par un Tony Moore dont le style colle parfaitement à la série. Du hors-norme !

RESUME

L’agent Heath Hudson est mal en point. Heureusement pour lui ses deux compagnons tentent de le sortir de là; mais cela risque d’être trop tard… Malgré le fait qu’ils aient pu s’échapper et rejoindre la fusée, Heath est comme mort. Ils n’ont plus le choix, ils se voient contraint d’utiliser le clone d’Heath : pour cela il suffit de faire passer son esprit dans l’autre corps. Tout reviendra à la normale, si toutefois tout se déroule comme prévu…

PRESENTATION

Après avoir frôlé le happy end, Heath Huston se retrouve une nouvelle fois embarqué dans un combat perdu d’avance. Et alors que son corps commence à le trahir, il doit faire face aux puissants alliés de ses ennemis Tétaldiens… de vieilles connaissances.
Bref, l’avenir du dernier des Fear Agent s’annonce compliqué.
C’est sans compter sur l’apparition d’alliés inattendus et certaines révélations surprenantes. Plus que jamais accroché à sa bonne vieille bouteille de whisky, le dernier des Fear Agent va devoir utiliser toutes les ressources et l’expérience d’un homme brisé pour venger les morts qui hantent sa mémoire.
Le personnage de Rick Remender et Tony Moore est de retour pour mettre de l’ordre dans l’univers et dézinguer du robot : le compte à rebours vers une conclusion épique a commencé…

Les travaux de Rick Remender comprennent de nombreuses BD indépendantes telles que Strange Girl, Captain Dingleberry, Black Heart Bill y, Fear Agent, Sea of Red, Night Mary et Doll and Creature. Il a également travaillé dans l’animation sur des films comme Le Géant de fer, Anastasia, Titan A.E. ou Rocky et Bullwinkle. Egalement doué en dessin, il a réalisé de nombreux numéros de la BD des Tortues Ninjas, ainsi que l’encrage pour des séries telles que Avengers ou Terminator. Il a aussi storyboardé le jeu vidéo Sean Connery 007 pour Electronic Arts. Rick Remender est marié et vit en Californie du Nord avec sa femme Danni et un monstre seulement connu sous le nom de Lester MaGoo. Tony Moore est un petit gars du Kentucky, élevé par une famille de télévisions sauvages. Fan de BD avant même de savoir lire, il s’est rarement imaginé en train de faire autre chose que dessiner des BD. Cette ambition s’est trouvée confortée par le fait qu’aucune université ne dispense de diplôme permettant de devenir loup-garou ou robot. Tony a commencé sa carrière professionnelle en 1999, année où il s’est lancé sur sa première série, Battle Pope. Il s’est depuis fait remarquer sur des séries comme The Masters of the Universe, Brit et surtout The Walking Dead, sans oublier sa série chez Vertigo, The Exterminators.

Dessinateur : Tony Moore, Mike Hawthorne
Scénario : Rick Remender
Coloriste : John Lucas, Lee Loughridge
Traduction et lettrage : Diane Lecerf
Parution : 3 novembre 2011
Format : album
Nb de pages : 150 p.
ISBN-10: 2355740828
ISBN-13: 978-2355740824
15 Euros.

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LE TOUR DU MONDE EN 80 LIVRES

Marc Wiltz
Magellan & Cie Editions

le_tour_du_monde_en_80_livres_01Sous le regard attentif des dieux de l’Olympe, Homère le premier prophète offre une vision double de l’humanité à ses lecteurs. Il y a ceux qui tiennent de L’Iliade, c’est-à-dire de la guerre, l’affrontement, la ruse, la gloire, le pouvoir, les alliances, l’amour considéré comme une conquête ou une possession – et malheur donc à qui s’en empare indûment. Ce sont, résumés en un mot, les politiques, ceux pour lesquels le vaste monde est une question d’organisation, avec des places à défendre et des ambitions à assouvir.
Et il y a ceux qui tiennent de L’Odyssée, avec Ulysse, l’homme seul face à son destin, à ses choix, à ses amours. Ce sont, d’un autre mot, les aventuriers, et c’est d’eux qu’il s’agit dans ce livre.

Depuis « Mythologies » jusqu’aux « Conquérants », en passant par « Du bon usage des moyens de transport », « Les Vagabonds » ou « Partir en mer », Marc Wiltz, éditeur de livres de voyage depuis quinze ans, a « classé » quatre-vingts livres dont il s’est nourri pour ses propres voyages.
Sont ainsi convoqués, dans cette saga de l’aventure par l’écriture, Don Quichotte et Casanova, Henry Miller et André Malraux, Bruce Chatwin et Victor Segalen, Saint-Exupéry et Hemingway… Et le personnage mythique du premier voyageur : Ulysse.
Pour en faire connaître certains ou mieux comprendre d’autres, et pour dire l’affection profonde qu’il ressent pour leurs auteurs, il se livre à un salutaire exercice d’admiration. Quelques lignes suffisent parfois au lecteur pour partager immédiatement une communauté de vues avec les pages qu’il a sous les yeux - ainsi, pour lui, du Don Quichotte de Cervantès ou du Chant des pistes de Bruce Chatwin ; pour comprendre que sous ces mots se trouve le saisissement d’une intelligence qu’on ne côtoiera jamais d’aussi près - ainsi Les Immémoriaux de Victor Segalen ; pour imaginer l’aventure de partir au loin avec ce mimétisme qui rend les choses a priori plus faciles parce que déjà accomplies par d’autres - ainsi La Voie royale d’André Malraux dans les jungles du Cambodge. Et puis, il faut bien rire aussi du monde parce que vivre est une fête - ainsi, avec ses Mémoires, Giacomo Casanova est-il le grand ordonnateur de l’hommage perpétuel rendu à la beauté.
Pour présenter les chapitres de ce grand rassemblement, l’auteur explique par l’exemple en quoi ses propres voyages ont été influencés par les lectures de ces auteurs magnifiques pour lesquels il se livre là à un salutaire exercice d’admiration.

EXTRAIT

Aimer les voyages et les explorateurs

Tout est parti d’Homère, le poète sans yeux, le chantre qui, pour le bonheur ou le soin de l’esprit des autres, a la charge de les distraire, de les sortir de leurs préoccupations, de rassembler dans un verbe social les faits et gestes mythifiés de leur existence. Au commencement était la parole de l’aveugle, celui qui n’existait pas, celui qui ne savait pas écrire… Au commencement était la foi.
Les religions, les cultes et les dogmes sont innombrables, et l’armée des croyants se lève au premier appel de son dieu, quel qu’il soit, lui sacrifiant sa raison, et construisant des histoires, au sens de contes, qui nourrissent les hommes, leurs actes et leurs terres hérissées des manifestations qu’ils ont sublimées. Aux sources qu’on remonte lors des voyages, ces histoires sont omniprésentes, et très variées. Elles dominent le monde et le nombre des dieux qu’elles agitent est infini. Elles sont profondément respectables et souvent superbes. Elles décrivent magnifiquement la conscience que l’homme, seul ou en groupes organisés, a de lui-même sur le morceau de Terre qu’il foule tous les jours. Il a façonné ainsi ses aspirations les plus intimes pour les renforcer, et y croire. Et quand ces manifestations viennent à mourir et se vident de leurs prêtres et de leurs rites quotidiens, les générations suivantes devenues archéologues s’ingénient à les retrouver, les rassembler patiemment, les sortir de la poussière des âges, les préserver et bâtir des musées-mausolées-sanctuaires au gré des chemins de la révélation pour en faire l’Histoire cette fois, et y croire à nouveau, autrement.
Mais je suis un croyant d’un autre genre. L’infini cosmos, les lois de la science, et l’incroyable diversité des puissances naturelles ou culturelles répandues sur la surface de la Terre, m’enseignent autre chose, et notamment la curiosité, indispensable au voyageur. Malgré le doute historique sur la réalité physique d’Homère, que plusieurs lieux ont vu naître et grandir en Turquie ou en Grèce, c’est de son culte que je me réclame, lui qui sans écrire lui-même, dit-on, n’aurait fait «que» concentrer dans ses chants, figés et normes au fur et à mesure du temps (le temps, figure majeure de cette œuvre première), les récits oraux racontés lors des veillées de l’Antiquité. Avant les dieux incarnés, cet autre prophète a ainsi offert quelques clés à l’intelligence des hommes – et je crois en celles-ci plutôt qu’aux fables mâtinées de commandements divins que les prêtres ont longuement laissé mijoter dans leurs marmites de mystères pour mieux impressionner les crédules.
Homère, avec ses œuvres réunies et par lui et par ses compagnons sous les regards attentifs et interventionnistes des dieux de l’Olympe – tout aussi réels que d’autres –, offre une vision double de l’humanité, qui sépare nettement les attentes et l’identification de ses lecteurs. Il y a ceux qui tiennent de L’Iliade, c’est-à-dire de la guerre, l’affrontement, la ruse, la gloire, le pouvoir, les alliances, l’amour considéré comme une conquête ou une possession – et malheur donc à qui s’en empare indûment. Ce sont, résumés en un mot, les politiques, ceux pour lesquels le vaste monde est une question d’organisation, avec des places à défendre et des ambitions à assumer. Et il y a ceux qui tiennent de L’Odyssée, avec Ulysse, l’homme seul face à son destin, à ses choix, à ses amours. Ce sont, d’un autre mot, les aventuriers, et c’est d’eux qu’il s’agit dans ce livre.

Né le 12 septembre 1961 à Saint-Mandé, Marc Wiltz a passé toute son enfance au Havre jusqu’à 22 ans. Diplômé de l’ESC du Havre 1983 (qui lui a appris à gérer des budgets), Marc Wiltz essaye le théâtre, la radio (Porte Océane au Havre), l’édition (Petit Futé en 1983) et un stage de deuxième année à la maison de la Culture (Le Volcan au Havre). Puis il travaille chez IBM, passe deux ans en Afrique, avant de devenir gestionnaire de studios de tournage de cinéma pendant 4 ans.
Marc Wiltz a toujours eu deux passions dans l’existence : les livres et les voyages, ce qui l’a amené à créer MAGELLAN & Cie en 1999 pour les conjuguer. Cette maison d’édition compte aujourd’hui 250 titres au catalogue, pour beaucoup d’entre eux basés sur un montage « cinéma » comme l’éditeur aime à le rappeler, c’est-à-dire en cherchant à trouver l’équivalent des avances sur recettes…

Parution : 8 septembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 264 p.
Dimension : 15,5 x 22,5
ISBN-10: 2350741958
ISBN-13: 978-2350741956
19,5 Euros.

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ROMAIN GARY - JEAN SEBERG : UN AMOUR A BOUT DE SOUFFLE

Pol-Serge Kakon
Hugo&Cie

un-amour-a-bout-de-souffleUne mise en lumière inédite d’un couple de légende. Ce récit biographique met en lumière la rencontre fulgurante en 1959, et l’histoire personnelle de deux êtres d’exception aux destinées tragiques et emblématiques d’une époque ; cahier central de photos en noir et blanc, bibliographie, filmographie.

Vingt-quatre ans les séparent ; la géographie, la langue et la culture aussi, mais, en 1959, le destin va s’attacher à rendre aussi inattendue qu’inéluctable, la rencontre de l’auteur de La promesse de l’aube et de l’actrice américaine, qui deviendra avec le film « A bout de souffle » l’icône de la Nouvelle Vague.
Au gré des événements qui ont fait le vingtième siècle, Romain Gary et Jean Seberg auront connu l’engagement, la célébrité, les grands de ce monde, des passions, des succès, des déchirements et une fin tragique l’un et l’autre.
A la manière d’un roman vrai, ce récit biographique met en lumière la rencontre fulgurante et l’histoire personnelle de deux êtres d’exception, emblématiques d’une époque, dont le couple aux amours tumultueuses, façonné à leur image, est devenu légendaire.

EXTRAIT

A vingt et un ans, elle a déjà tutoyé le succès, connu les brimades et les humiliations, appris à dire, à rire, à pleurer sur demande. A présent, on lui trouve la beauté de l’ange, celle du diable aussi. Des célébrités lui serrent la main, des passants lui sourient dans la rue. Elle a cru connaître l’amour. En fait, tout est arrivé si vite, trop tôt ou trop tard.
Elle a voulu satisfaire aux convenances et s’est mariée peu de temps auparavant. Ce soir-là, elle s’est un peu forcée pour accompagner son mari à ce dîner somme toute protocolaire. Et voilà que son coeur s’est soudain dérobé quand l’homme est entré dans le salon. Cette rencontre, depuis longtemps tapie dans la part d’ombre d’elle-même, elle l’appréhendait, s’y préparait depuis toujours. Le sentiment de panique qui s’est d’abord emparé d’elle a cédé la place au défi. Le dos au mur, elle est prise du vertige de l’actrice qui sent se former dans sa voix l’intonation qui va ensorceler ses mots, et dans ses membres les postures qui feront parler son corps. Cet homme concentre quelque chose d’irréel et d’éperdument vrai, de fort, de libre. Soudain prise d’une ivresse de transgression, elle a envie de se jeter dans ses bras, de dire : emmène-moi
Lui a quarante-cinq ans, l’âge qui se voudrait d’or, sur la ligne jaune entre un passé encore bouillonnant d’exigences et un présent peuplé d’impatiences. Il n’est pas du genre à donner du temps au temps ; il sait bien que cet âge qu’on dit mûr n’est autre qu’un âge ingrat, bardé d’expériences et d’épreuves qui ne sont là que pour vous rappeler à l’ordre, à la raison.
Elle a le teint de l’Amérique de la campagne, sans fard, les cheveux blonds coupés courts. Il y a du bonheur dans ce corps aux formes pleines et déliées à la fois qui rappelle les filles qu’on croise un jour sur les campus de Californie.
Il est grand, bel homme. Mais le prédateur en lui toujours prêt à bondir hésite. Depuis la seconde où cette jeune femme l’a défié du regard, il est en alerte et se hâte de rassembler ses éléments comme un soldat fourbit ses armes : une certaine hauteur exigée par sa fonction, le mot d’esprit, la curiosité, qui attesteront de ses succès, la prestance qui témoignera de sa jeunesse baroudeuse, héroïque.

Emission Livres et Vous du Samedi 25 Juin – Pol-Serge Kakon sur Radio Campus.

Pol-Serge Kakon, écrivain, auteur de chansons, peintre, court le monde entre concerts et expositions, mais revient toujours dans le Quartier Latin, où il a fondé voici près de quarante ans Le Bateau Ivre, qui a été un haut lieu de la chanson poétique.
Auteur de romans, il a publié La porte du lion (Ed. Souffles), Kahéna la magnifique et Rica la Vida aux Éditions Actes Sud, et L’Opéra Plouf (Ed. Flammarion).

Parution : 7 juillet 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 220 p.
Dimensions : 13,1cm x 20,2cm x 1,9cm
ISBN : 978-2-7556-0781-9
EAN : 9782755607819
15 Euros.

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MARSEILLE. LA METROPOLE

Camille Moirenc
Editions Jeanne Laffite

Layout 2Vues aériennes de Camille Moirenc - Texte et légendes de Charles Bové et Pascal Urbain - Préface de Pierre Sansot.

« CETTE VILLE A LA FOLIE DE CEUX QUI IMAGINENT ET QUI OSENT »

Une équipe de passionnés vous entrainent dans les airs pour découvrir le territoire de la Métropole, du Cap Couronne au Bec de l’Aigle.
Vue du ciel, la trame urbaine s’étend au-delà des collines et des massifs, toujours pour rejoindre la mer.
Le photographe, Camille Moirenc, avec la complicité du pilote d’hélicoptère Jacques Ripert, nous offre des images surprenantes, grandioses et d’une qualité tout à fait remarquable.
L’éditrice, Jeanne Laffitte, a choisi le symbole de l’infini pour le plan de cet ouvrage, non pas pour vous faire tourner la tête mais pour affirmer que la Métropole n’a pas de limite, tant en nombre d’habitants qu’en surface.
Tel un piéton volant, vous arriverez par le large vers le Centre Ville pour une grande virée au Sud jusqu’à La Ciotat, vous reviendrez par le Garlaban et plongerez dans la plaine de l’Huveaune jusqu’à la gare Saint Charles. Vous repartirez vers les ports et déroulerez la Côte Bleue vers Marignane pour retrouver les villages des quartiers Nord vers le Centre et La Canebière.
Les urbanistes, Charles Bové et Pascal Urbain, livrent leur analyse sur le développement de la ville, de sa naissance à son futur. Ils ont composé les légendes des images une à une pour mieux apprécier leur contenu.
« Affirmer Marseille comme une ville d’ordre (écrivent-ils), ce n’est pas seulement rappeler une vérité historique, c’est un projet pour l’avenir : maintenir, restituer, restaurer, prolonger, ce qui fit l’admiration des plus illustres visiteurs ; une ville en accord avec sa campagne, une campagne organisée pour s’insérer dans la ville. »
Enfin, le philosophe Pierre Sansot (disparu en 2005), spécialiste de la poétique des villes, sera votre guide pour comprendre et goûter cet espace exceptionnel.

Pour feuilleter l’ouvrage, c’est ICI !

A découvrir en 232 pages dans un grand format. Relié toile, sous jaquette en couleurs. De nombreuses doubles pages et pleines pages superbes et d’une qualité remarquable. Réalisé dans l’une des meilleures imprimeries du monde sur un très beau papier de 170gr.
Cet ouvrage incomparable à ceux déjà publiés, va permettre à chaque lecteur de retrouver son lieu de vie, de travail ou de loisir et de reconnaître l’étendue de notre territoire.

Nb de pages : 232 p.
Parution : Octobre 2011.
Format : Relié.
Dimensions : 37 x 29 x 2.4 cm
ISBN : 9782862764887
EAN13 : 9782862764887
49,50 €

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MATINES DE L’OISELEUR

Gertrud Leutenegger
Editions Zoé

matines-de-loiseleurUne ville au bord d’un lac. Au milieu d’une baie que bordent des rangées d’hôtels, une construction en bois se dresse. Elle est la reproduction d’une tour d’oiseleur dont les montagnes alentour étaient pleines jadis. Les autorités de la ville veulent en faire une attraction touristique, dotée d’un gardien qui serait en même temps un guide afin d’expliquer aux visiteurs l’ancien dispositif de capture des oiseaux au moment des migrations.
La vie dans la tour s’effectue au rythme des livraisons anonymes et quotidiennes d’une ration toujours identique de polenta ; une règle stricte ne laisse rien au hasard, nombre de visiteurs admis, horaires. Ceux-ci, monastiques, prescrivent des sortes de matines.
L’héroïne qui obtient le poste de gardienne et avec laquelle on glisse dans le récit va peu à peu, au fil des jours, faire se lézarder ces règles. Entre cauchemars peuplés d’oiseaux et souvenirs oniriques, tout est sujet à métamorphose pour faire vivre un passé et un présent où la nature et la cruauté sont liées, comme les oiseaux et ceux qui les captent.

LU DANS LA PRESSE

« Une ville au bord d’un lac réintroduit une tour d’oiseleur ; la narratrice en devient la gardienne. Jadis destinée à la capture des oiseaux migrateurs, la tour se saisit de la vie, des couleurs flamboyantes, des gazouillis et de la lumière. Mais, alors que les jours s’égrainent et que le temps se dilate, les souvenirs oniriques et les rêves captifs se libèrent. Le drame de la tour est celui du drame humain où, à parts égales, la souffrance, la solitude et l’obscurité s’unissent à la lumière, à la multitude et à la liberté ! »
(Anne Junker, Libraire, Payot-Lausanne)

Dans une ville qui pourrait être Lugano, une femme garde seule une tour à oiseaux.
« Matines de l’oiseleur » est le premier livre traduit de la Zurichoise Gertrud Leutenegger. Etrange et prenant récit d’une libération, l’ouvrage, paru en allemand en 2008, tient à la fois du conte, de l’allégorie politique et de la poésie.
Il a fallu attendre une quinzaine de livres (tous publiés chez Suhrkamp en Allemagne, depuis 1975) pour qu’un texte de Gertrud Leutenegger paraisse en français. L’entrée dans cet univers très singulier se fait à l’envers, par le dernier titre: Matines de l’oiseleur (2008). Récit, conte, allégorie, le genre n’est pas désigné. «J’ai toujours essayé d’y échapper», dit l’auteure. Ses titres souvent brefs, elliptiques, éveillent des références mythologiques ou bibliques: Ninive, Méduse, Achéron, Pomona. Et ce Matutin qui renvoie à l’ordre du jour des couvents. «Ce sont plutôt des indications, des allusions, pas un programme», précise en souriant Gertrud Leutenegger. Elle a situé Matines de l’oiseleur dans une tour, un monument au bord d’un lac, la copie, par un architecte obsédé de ­rigueur, de ces tours qui servaient à attraper les petits oiseaux. Un lac entre deux montagnes, des palmiers, des hôtels, des églises baroques: on reconnaît Lugano. Mais, remplaçant l’hommage à Borromini conçu par Mario Botta pour les 400 ans du génial bâtisseur, un édifice fatal à la faune ailée, comme il y en avait beaucoup dans les forêts, dit l’auteure, qui a vécu une vingtaine d’années au Tessin, et qui aime ancrer ses récits dans le réel pour mieux s’envoler dans la fiction.
La narratrice a trouvé un emploi de gardienne dans cette tour. Les services municipaux lui imposent des règles très strictes et un régime monacal dans ce bâtiment ouvert sur l’eau et le ciel. Pour toute nourriture, elle reçoit une ration quotidienne de polenta fumante. A la tête d’une documentation exhaustive, la gardienne est supposée renseigner les visiteurs, dès l’aube et en détail, sur les pratiques cruelles des oiseleurs, les techniques de capture, les différentes espèces d’oiseaux. Pendant le mois que dure son contrat, la femme ne reçoit cependant qu’une personne. Il faut dire qu’elle s’ingénie à décourager les éventuels curieux. Victoria, celle qui vient occuper nuit après nuit le lit spartiate à l’étage, est une Péruvienne sans papiers, qui transporte toute sa vie dans quelques sacs en plastique et prétend travailler dans un des hôtels du quai. C’est là qu’elle aurait rencontré la gardienne, quand celle-ci y abritait ses amours. Mais se souvient-on du personnel de maison qui nous sert dans l’anonymat? Victoria représente le volet politique implicite de ce récit, figure de l’étrangère, de l’exil, de la précarité. Existe-t-elle vraiment? Elle finit par disparaître.
(…)
(Lundi 14 novembre 2011, Le Temps, par  Isabelle RÜF)

Gertrud Leutenegger a passé son enfance en Suisse centrale et vit aujourd’hui à Zurich. Dans son œuvre, la nature joue un rôle proche de celui qu’elle revêt auprès des romancières anglaises : une véritable inspiratrice. Auteur d’une dizaine de romans, elle est publiée pour la première fois en français.

Traduit de l’allemand par Yves Guignard
Parution : Septembre 2011.
Nb de pages : 186 p.
Format : Broché.
ISBN : 9782881827044
EAN13 : 9782881827044
18 Euros.

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LA GRAND-MERE DE JADE

Frédérique Deghelt
Editions J’ai lu

la-grand-mere-de-jadeUne histoire d’amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant…

PRESENTATION

Une jeune femme moderne « kidnappe » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite. Frédérique Deghelt livre un intimiste récit à deux voix. A travers le charme délicat de l’aveu, d’une écriture légère, elle procure à ses personnages la force et l’audace de réinventer leur vie.
Pour éviter à sa grand-mère – Mamoune au parfum de violette et de fleur d’oranger – un placement en maison de repos, Jade « l’enlève » et l’installe dans son appartement parisien.
L’octogénaire savoyarde et la jeune femme célibataire, journaliste indépendante, vont tisser avec douceur et simplicité une vie commune nourrie de leurs souvenirs. Mais, derrière les choses ténues du quotidien, c’est l’émouvante tragédie de la vie qui se déroule. Celle-ci se dévoile dans les récits croisés des deux femmes, l’une, écrivain en devenir, l’autre, lectrice passionnée qui a secrètement fait de ses montagnes savoyardes son cabinet de lecture. Se construit alors un échange littéraire au cours duquel elles se livrent et se découvrent. Jade, qui concevait sa vie sans ancrages ni repères, apprend de sa grand-mère que c’est dans la confiance et l’acceptation de l’autre, et seulement là, que l’on a des chances d’être soi. Grâce à Mamoune, touchante dans sa dignité chancelante, l’appartement de Jade devient le lieu de tous les possibles.
Habilement, de sa prose douce et bienveillante, Frédérique Deghelt nous raconte la libération d’une jeune femme perdue dans l’agitation de sa vie. Et livre le portrait étonnant et tendre d’une grand-mère en qui éclot un sentiment amoureux imprévisible.

AVIS DE LIBRAIRES CHEZ DECITRE

« Après le malaise de “Mamoune”, ses filles décident de la placer en maison de retraite mais Jade s’y refuse. Elle décide d’enlever sa grand-mère et de la recueillir chez elle où elle se sent seule depuis sa rupture. Jade va (re)découvrir sa grand-mère. Deux mondes se rencontrent, deux générations cohabitent, s’enrichissent pour notre plus grand bonheur. Un très beau roman aux personnages attachants. »
(Hélène, librairie Decitre Lyon Part-Dieu, le 05 avril 2011)

« Pour lui éviter la maison médicalisée, Jade décide de prendre sa grand mère dans son petit appartement parisien…
Un récit dialogué partagé entre Mamoune et Jade qui prennent chacune la parole à leur tour. Jade redécouvre sa grand mère dont elle gardait une image d’Épinal : la grand mère ardéchoise pieuse et inculte.
Loin d’être un poids, sa grand mère se révèle une femme passionnée, ouverte, qui accepte son âge et pousse Jade à s’affranchir de ses propres limites pour vivre sa vie. »

(Cendrine, librairie Decitre Saint-Genis-Laval, le 19 mars 2011)

Journaliste, réalisatrice de télévision et écrivain française, Frédérique Deghelt est une voyageuse infatigable, avec Paris pour port d’attache. Elle publie son premier roman, La valse renversante, en 1995, aux éditions Sauret. Elle est également l’auteur aux éditions Actes Sud de Je porte un enfant et dans mes yeux l’étreinte sublime qui l’a conçu, 2007, et de La Vie d’une autre (« un endroit où aller », 2007 ; Babel, n°897). La grand-mère de Jade a été récompensé par les prix Solidarité et Chronos 2010.

Format : Broché
Nb de pages : 288 p.
Parution : 2 février 2011
ISBN-10: 2290029114
ISBN-13: 978-2290029114
Prix : 6,70 euros.

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AFGHANISTAN. GAGNER LES COEURS ET LES ESPRITS

Pierre Micheletti
PUG - Presses universitaires de Grenoble

afghanistan« Justice est faite », déclarait le président Barack Obama en mai 2011, en annonçant la mort d’Oussama Ben Laden, mettant fin à dix années de bras de fer entre les autorités américaines et le leader islamiste. Une décennie durant laquelle l’épicentre de cet affrontement s’est situé sur les terres afghanes, dix ans de violence et de guerre qui auront été le quotidien d’un peuple dont les perspectives d’avenir ne se soldent pas dans la mort d’un terroriste. Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains et de leurs alliés occidentaux, celui qui devait conduire à la paix et à la démocratie, à la fin de la production de drogue, à la liberté pour les femmes, celui qui devait, enfin, réussir à « gagner les cœurs et les esprits »… Nous en sommes loin. Dans cet ouvrage écrit à plusieurs mains, des universitaires spécialistes de la question, des journalistes de terrain et des praticiens de l’action humanitaire croisent leurs points de vue sur les mécanismes qui alimentent le conflit, dressent un bilan de la décennie qui s’achève et mettent en lumière quelques chemins possibles pour imaginer d’autres scénarios que ceux de la violence répétée. Pour enfin voir fleurir un espoir sur les cendres des attentats du 11 septembre 2001 comme sur la terre endeuillée de l’Afghanistan.

Entretien de RFI avec Pierre Micheletti, co-auteur de “AFGHANISTAN, gagner les cœurs et les esprits” (26:31)

Petit entretien par Le Monde de Pierre Micheletti et Laurent Corbaz, deux des rédacteurs. C’est ICI !

On peut également réécouter l’interview (ICI) de Pierre Micheletti à l’occasion de la sortie de son précédent ouvrage : « Humanitaire : s’adapter ou renoncer ».

LU DANS LA PRESSE

« Une décennie après le début de leur intervention, les armées occidentales s’apprêtent à se retirer d’Afghanistan sur un constat d’échec de leur stratégie politico-militaire. Dans ce contexte, le pays semble promis à une nouvelle guerre civile meurtrière, et les populations à une situation humanitaire peu enviable. De l’autre côté de la frontière, le Pakistan ne peut se réjouir de cette perspective alors que sur son sol les victimes des combats opposant l’armée aux islamistes alliés des insurgés afghans se comptent, depuis quatre ans, à raison d’une vingtaine par jour. Pour les organisations non-gouvernementales, le bilan de la décennie écoulée n’est guère plus satisfaisant. Devenues pour nombre d’entre elles des auxiliaires des forces de l’Otan ou des substituts à l’administration de Kaboul, elles y ont perdu leur indépendance, pour ne pas dire leur identité. Le constat dressé par dix-sept universitaires, journalistes et praticiens humanitaires lors d’un colloque organisé à Grenoble en octobre 2010 et dont cet ouvrage est le fruit, est sévère. Il offre aussi une réflexion détaillée sur les ressorts de la violence, les rivalités interétatiques ou le peu d’efficacité de l’aide. Un exposé stimulant pour ceux qui s’interrogent sur les modalités du retrait occidental et la nature du dialogue à instituer ou non avec les talibans, sur l’action des ONG dans les plans de stabilisation onusiens, européens et otaniens ou sur le respect du droit international humanitaire. »
(Christian Lechervy  dans Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011)

« AFGHANISTAN : Gagner les cœurs et les esprits »Alors que le sommet de Lisbonne à l’automne 2010 avait entériné le retrait progressif des troupes de l’OTAN à partir de 2011 (mais avec une fin de calendrier très incertaine, qui oscille entre 2014 et 2020), vient le moment d’un bilan de la stratégie mise en place, depuis quelques années, pour « gagner les cœurs et les esprits ». Au fil des chapitres une question dérangeante a peu à peu émergé : qui a véritablement intérêt, parmi les parties au conflit comme parmi les principaux acteurs et bénéficiaires de l’économie de guerre qui prévaut dans le pays, à voir aboutir un processus de paix que la population ne peut qu’appeler de ses vœux ? Autrement dit, où la majorité des afghans, après trente ans de guerre et de violence, pourrait-elle déceler des signes d’espoir ?
La litanie des sujets de préoccupation
Différentes analyses ont égrené au fil des chapitres, telle une litanie, les sujets de préoccupation qui demeurent d’actualité, voire qui traduisent une détérioration qui va crescendo. La violence et l’insécurité gagnent en intensité comme en extension territoriale.
Selon le bureau afghan pour la sécurité des organisations non gouvernementales (ANSO ou Afghan National Safety Office), le nombre de civils tués par les insurgés est passé de 1 755 en 2008 à 2 428 en 20101. De 2006 à 2010, le nombre d’attaques mensuelles menées par l’opposition armée a été en constante progression. Chaque année, c’est durant les mois d’été que le pays connaît un pic de violence. En août 2006, ce pic était de 335 attaques enregistrées. Il a été de 1 541 pour le mois de septembre 2010. Sur un total de trente-quatre provinces, huit sont considérées comme à très haut risque en matière de sécurité, six comme à haut risque ; seules quatre provinces comportent de faibles niveaux de violence, mais même le nord du pays, traditionnellement réputé plus calme, connaît dorénavant une dégradation rapide de la situation. Sur près de trente millions d’habitants, neuf vivent sous le seuil de pauvreté absolue (avec moins de un dollar par jour) et cinq disposent de moins de deux dollars par jour (Donini, mai 2010).
La paysannerie afghane et son modèle économique sont en pleine décomposition, ce qui fait le lit d’une production d’opium florissante ces dernières années. En 2005 l’Afghanistan produisait 4 100 tonnes d’opium. La récolte de 2006 se montait à 6 100 tonnes, puis 8 200 tonnes en 2007, 7 700 tonnes en 2008 et 6 900 tonnes en 2009. Par une sorte de retour ironique de l’histoire, c’est le voisin russe qui se mobilise aux côtés de la coalition et tire la sonnette d’alarme. Le circuit d’approvisionnement par la route depuis Karachi au Pakistan étant devenu extrêmement dangereux pour les camionneurs (Bobin, 19 avril 2011), la Russie pèse maintenant de tout son poids pour qu’une partie de l’énorme logistique nécessaire aux 132 000 hommes que déploie l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) arrive via des États d’Asie centrale qui restent en partie sous sa dépendance. En contrepartie, la Russie demande avec insistance que soit revisitée la stratégie de la coalition pour combattre la drogue (Smolar, 2 avril 2011) : l’occupant d’hier consomme en effet 20 % de l’héroïne produite dans le monde.
Ce n’est en tout cas pas dans la vie politique locale que la population afghane trouvera de flagrants motifs d’espérance : l’élection présidentielle de 2009 a été entachée d’irrégularités majeures, mais finalement entérinée par une coalition embarrassée ; les affaires de corruption vont notoirement jusqu’au sommet de l’État, et on assiste à une fuite massive des capitaux. Les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an (Darronsoro, décembre 2010, p. 122).
Au-delà des résultats militaires, largement problématiques au regard des objectifs initiaux, c’est tout le modèle de l’aide internationale qui est en cause. Très vite après le début de l’offensive militaire de 2001, la rhétorique américaine, que la coalition a faite sienne, a parlé de phase de reconstruction et de post-conflit – comme si les problèmes de fond du pays, multiples et intriqués, s’étaient trouvés résolus d’un coup de baguette magique, en même temps que l’état-major d’al-Qaeda était mis en déroute dans les grottes de Tora Bora.
Mais la réalité des complexités afghanes et de leurs racines est têtue, et les discours, comme les actes belliqueux, ne suffisent pas à la faire mentir. La population, aussi bien que les soldats de la coalition, continue à en faire l’amère expérience. En réalité, l’État afghan est défaillant dans sa capacité à se déployer partout sur le territoire national. Les exemples de corruption s’accumulent, faisant le jeu du mouvement taliban qui s’alimente des dividendes de l’économie de guerre, dont l’énorme logistique lui profite en partie, et de la production de drogue. Cela conduit la coalition à concentrer ses efforts militaires ainsi que son soutien financier et humanitaire vers les zones les plus violentes, celles où l’insurrection est la plus active. La population vit cette situation comme une sorte de paradoxe, une prime octroyée aux zones les plus en révolte (Gompelman, janvier 2011)…Mais ces zones sont aussi, souvent, celles des pachtounes, et ainsi se trouvent renforcées les rivalités tribales dans la mosaïque ethnique afghane – en réalité afghano-pakistanaise – qui a été décrite.
Enfin, le conflit en cours organise, à un niveau jamais atteint, la confusion des genres entre militaires et humanitaires. Cette confusion est de nature à hypothéquer, très au-delà du théâtre afghan, la capacité à agir et la sécurité des organisations non gouvernementales. C’est un vrai changement de paradigme auquel le mouvement humanitaire est ici confronté2. Ce mouvement se voit en effet délibérément, et contre la volonté de quelques grandes organisations non gouvernementale (ONG) internationales et du Comité international de la Croix Rouge (CICR), placé, par l’État-major de la coalition et par une partie des financeurs, comme l’USAID (United Stated Agency for International Development), dans le rôle de voiture-balai des opérations militaires. Le travail des ONG qui se prêtent à cette manipulation est présenté comme un outil au service de la reconstruction. Dans les faits, ce discours et cette stratégie constituent un déni de réalité. On assiste au contraire à la détérioration des conditions de vie et de sécurité. (…)
(Source et suite : Pierre Micheletti, le 2 septembre 2011 : ICI).

« Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays.
« Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? L’Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir.
Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple. »
(Sur RFI)

SOMMAIRE

Préface, par Azim Naim
Prologue, par Frédéric Bobin
Introduction, par Pierre Micheletti

Première partie : Des intérêts multiples qui sont des obstacles à la paix.
Ch. I. Des voisins qui contribuent à l’instabilité, par Jean Paul Burdy.
Ch. II. Une violence alimentée par des conflits tribaux et religieux, par Georges Lefeuvre.
Ch. III. Ceux que le business de la guerre enrichit, par Louis Imbert.
Ch. IV. La production de drogue : un enjeu qui dépasse largement les frontières, par Olivier Maguet.
Ch. V. La contre-insurrection privatisée : les nouveaux mercenaires en Afghanistan, par Sami Makki.

Deuxième partie : Des acteurs internationaux qui ne jouent pas la même partition.
Ch. I. Le leader américain : de la valse-hésitation à la nouvelle doctrine militaro-humanitaire, par Philippe Droz-Vincent.
Ch. II. L’Union européenne aux marges du conflit afghan, par Franck Petiteville.
Ch. III. La coordination de l’aide : entre choc des cultures et risque de manipulation, par Laurent Saillard.
Ch. IV. Les Nations Unies entre démission et compromis, par Antonio Donini.

Troisième partie : Regards d’humanitaires à l’heure du retrait des troupes étrangères.
Ch. I. Entre pauvretés rurales et bombes urbaines, par François Grünwald.
Ch. II. Guerre à la drogue ou guerre aux drogués: le quotidien des usagers de drogues afghans, par Olivier Vandecasteele.
Ch. III. Regarder le passé pour baliser l’avenir, par Pierre Salignon.
Ch. IV. Les conditions du retour dans un contexte à haut risque, par Michiel Hofman.
Ch. V. Aujourd’hui et demain, maintenir une capacité à agir, par Fiona Terry et Laurent Corbaz.

Conclusion : Pierre Micheletti.

Pierre Micheletti est médecin de santé publique, professeur associé à l’IEP de Grenoble, co-responsable du master OIG/ONG. Ancien directeur des programmes et président de Médecins du Monde France, il a notamment publié Humanitaire, s’adapter ou renoncer (Paris, Hachette, 2008).

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 295 p.
Format : Broché.
Dimensions : 21.6 x 14.3 x 2.3 cm
ISBN : 9782706116728
EAN13 : 9782706116728

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GEORGES DE LA TOUR, LE VIELLEUR AU CHIEN

Philippe Beaussant
Ed Invenit

georges-de-la-tour-le-vielleur-au-chienLʼacadémicien Philippe Beaussant, romancier et essayiste, met son amour du baroque au service du joyau du musée de Bergues, Le Vielleur au chien de Georges de La Tour. Ce peintre, décédé brutalement en 1652, ne sera redécouvert quʼau début du XXe siècle, pour être aujourd’hui célébré comme l’un des plus grands peintres français. Philippe Beaussant éclaire pour nous la perception de ce peintre de la lumière qui, grâce à la représentation d’un aveugle, de manière exceptionnelle, peint un homme qui porte la nuit au fond de son âme. Même la musique semble prisonnière de cette vielle, lʼinstrument des pauvres, qui ne permet que quelques notes et quelques mélodies. Pourtant, grâce au regard du chien couché à ses pieds, le peintre parvient à transfigurer la lumière car elle permet au vieil homme « quelque chose de plus serein dans la manière même qu’il a de vous envoyer son chant que vous écoutez sans lʼentendre, comme il vous regarde sans vous voir. »

Georges de La Tour est né à Vic-sur-Seille (Lorraine) en 1593. Fils de boulanger, il accède à la noblesse en se mariant en 1617 avec Diane de Nerf, membre d’une grande famille de Lunéville où il part s’installer. Il y reçoit des commandes de tableaux mais s’enrichit surtout en spéculant sur le grain. Il se met quelques temps à l’abri à Paris pour échapper aux conflits qui sévissent autour de Lunéville durant la Guerre de Trente ans et il est possible, même si les archives royales n’en gardent pas la preuve, qu’il y ait été promu au titre de « peintre ordinaire du roi ». Georges de La Tour meurt en 1652 d’une pleurésie mais c’est bien des siècles plus tard que commença son véritable destin. Jusqu’au début du XXe siècle, le peintre était en effet complètement passé dans l’oubli si bien que ses œuvres, caractéristiques du clair-obscur et de l’esthétiques caravaggienne, étaient recensées dans les collections des musées sous les noms de Guido Reni, Saraceni, Gentileschi, Terbrugghen, Honthorst ou encore Zurbaran ou Velasquez. C’est l’historien Hermann Voss qui le premier perça à jour, en 1915, l’identité du peintre, en lui attribuant deux toiles du musée de Nantes. En 1934, 13 de ses œuvres sont présentées à l’Orangerie et le public découvre émerveillé un des plus grands représentants de la peinture française. Le Vielleur au chien exposé au musée de Bergues fait partie d’une série de toiles présentant des mendiants jouant de cet instrument à cordes dont l’usage, lorsqu’il tomba en désuétude, leur fut souvent réservé. En marge de son œuvre qui privilégia les sujets nocturnes, le tableau représente, dans une mise en scène épurée, un être maudit car le jour est, selon René Char, « l’exemplaire fontainier de nos maux. Georges de La Tour ne s’y est pas trompé. »

Philippe Beaussant, écrivain et musicologue, passionné de musique baroque et spécialiste du XVIIe siècle français, a consacré de nombreux romans et plusieurs essais à la musique. Lully ou le musicien du soleil, dont s’inspira le cinéaste Gérard Corbiau pour réaliser Le Roi danse, a reçu de nombreux prix. Il a publié récemment Le chant du cygne (Fayard, 2009), commentaire éclairé sur l’art du portrait chez Titien. Membre de l’Académie française, Philippe Beaussant a reçu pour l’ensemble de son oeuvre le Prix de la langue française en 2001.

Format : Broché
Nb de pages : 28 p.
Parution : 25 août 2011
ISBN-10: 2918698113
ISBN-13: 978-2918698111

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ON NE PEUT PAS PRIER POUR LA PLUIE ET SE PLAINDRE QUAND ON EST MOUILLE

Simon Collins
Editions Guérin

on-ne-peut-pas-prier-pour-la-pluie-et-se-plaindre-quand-on-est-mouillePrésentation : Simon Collins, financier de la City à Londres, a choisi de vivre « proche du climat et de la terre », dans un hameau que seule la lune éclaire à la nuit tombée. Abasourdi par les beautés de la montagne, dans le silence des grandes chutes de neige, il découvre la simplicité crue du monde paysan et comprend peu à peu, ce que la montagne recèle de violence et de vérité. Il n’en sortira pas indemne. Mais avec la fierté d’être homme.
Ce texte est une ode à la montagne et au courage des hommes qui vivent loin des « imbécillités allègres » de la ville.

Un rêve de citadin : vivre dans la nature, écrire cette aventure. Simon Collins a réalisé les deux avec talent !

LU DANS LA PRESSE

Une ode aux paysans des montagnes
Pays de Savoie “On ne peut pas prier pour la pluie et se plaindre quand on est mouille” II y a dans ce titre toute la contradiction humaine a l’égard de ce relief qui attire et repousse, selon que l’on y vienne ou que l’on y habite Simon Collins était financier a la City de Londres lorsqu’il a choisi de vivre proche du climat et de la terre, dans un hameau du Beaufortain que seule la Lune eclaire a la nuit tombée, dans une ferme sous le mont Mirantin II a d’abord le regard beat du touriste pour ces montagnes a l’esthétique belle Puis, le British va surtout découvrir les hommes qui y vivent, leur simplicité franche II n’est pas question ici d’alpinistes ou de skieurs de l’extrême Non plus de paysans qui ont appris a s’adapter a cette géographie indocile Et comprendre pourquoi, entre le blanc du matin et la naissance d’un veau, peu leur importe le nom des sommets au-dessus
de leur tête Leur courage et leur lien a ces terres inhospitalières se mesurent a l’aune de la sueur qu’ils ont dépensée dans le travail des poutres qui supportent leurs maisons Ils n’ont que faire de connaître les routes qui mènent la-haut Car la montagne dicte une loi violente a la vente crue Comme la moitié de la population du Beufortain au fil des siècles, Simon Collins la quittera a son tour Lui n’aura pas le coeur leger maîs aura le sentiment d’avoir mûn son chemin d’homme Et il ne regardera plus les sommets comme avant “On ne peut pas prier pour la pluie et se plaindre quand on est mouille”, de Simon Collins, aux éditions Guerin
(Le Dauphiné Libéré, Antoine CHANDELLIER)

VIDEO DE L’ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR

Feuilletez un extrait ICI

Né en 1964, Simon Collins a grandi en Afrique et en Asie. Après des études à Oxford, il a travaillé dans la City, à Londres. Il a tout abandonné à 31 ans pour s’installer en Savoie. Plus de dix ans dans le Beaufortain et trois enfants plus tard, il habite aujourd’hui dans l’Aude. Il a été naturalisé français en 2002. Il est auteur de Morts naturelles, chez le même éditeur.

Nb de pages : 300 p.
Parution : Novembre 2011
Format : Broché
Dimensions : 17.0 x 12.0 x 0.8 cm
ISBN : 9782352210528
EAN13 : 9782352210528

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PIERRE BERGE. LE FAISEUR D’ETOILES

Béatrice Peyrani
Editions Pygmalion

le_faiseur_d_etoile_011Les étiquettes lui collent à la peau mais aucune ne tient. Cette biographie est précise avec une abondance de citations et notes de bas de page. Plus qu’une biographie, un travail d’enquête sur la vie d’un homme. A découvrir !

Présentation
Compagnon du génial créateur Yves Saint Laurent, Pierre Bergé reste une personnalité nimbée de mystère. L’on sait qu’il se veut gardien du temple de François Mitterrand, qu’il a lancé la polémique sur le Téléthon, vendu aux enchères une des plus fabuleuses collections d’art du siècle ou vient d’accéder à la présidence du conseil de surveillance du Monde.
Mais ce fils de militants à la Fédération anarchiste se serait bien vu… écrivain, à l’instar d’un Jean Giono ou d’un Jean Cocteau qu’il admire depuis sa jeunesse et qui deviendront pour lui des amis.
Personnalité hors du commun, il s’est lancé dans d’innombrables aventures.
Rédacteur en chef d’un journal politique à 18 ans, courtier en livres puis en tableaux, directeur de théâtres parisiens, président controversé de l’Opéra Bastille, mécène et artisan de coups financiers, rien ne paraît rassasier ce milliardaire « rebelle » si bien installé dans la République.
Il fut aussi l’obstiné chef d’orchestre du succès et de la gloire de Bernard Buffet, puis d’Yves Saint Laurent. Faiseur d’étoiles, il n’aura jamais cessé, pour exister lui-même, de faire exister les autres.
Le nouveau copropriétaire du Monde n’a pas signé le livre du siècle comme il l’aurait rêvé, mais il a fait de sa vie un roman qu’il espère bien laisser à la postérité.

Chef du service économie du Point jusqu’en 2009, Béatrice Peyrani a été grand reporter au Nouvel Économiste, à L’Expansion, puis au JDD. En 2004, elle a publié L’Enfer des riches avec Corinne Tissier aux Editions Albin Michel.

Parution : 21 septembre 2011
Nb de pages : 381 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24.0 x 15.2 x 2.5 cm
ISBN : 9782756403076
EAN13 : 9782756403076

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VAMPIRES, AU-DELA DU MYTHE

Marjolaine Boutet
Ellipses Marketing

6402.inddPrésentation de l’éditeur : Aujourd’hui comme hier, le vampire fascine, interroge ou rebute Qu’y a-t-il donc dans cette créature qui excite autant l’imagination des hommes ? Comment se fait-il qu’en 2011 les histoires de vampires (à commencer par Twilight) aient toujours autant de succès ? Plus d’un siècle après la parution de Dracula de Bram Stoker, après des centaines de films, de romans, d’épisodes de séries télévisées, de chansons, de bandes dessinées et même de jeux vidéo et de comédies musicales, n’a-t-on pas dit tout ce qu’il y avait à dire sur le sujet ? Le but de cet ouvrage est d’explorer, de tenter de comprendre ce qui se cache derrière ces histoires de vampires, d’en révéler les clés, les clichés, les symboles et le sens, d’en exposer les implications idéologiques et culturelles, pour aller au-delà du mythe.

Extrait de la préface de Sandra Laugier

« Que vous vous intéressiez aux fondements historiques de la mythologie des vampires (vous découvrirez ici quelques figures particulièrement terrifiantes et bien réelles), aux classiques admirables de la littérature de vampires, étudiés ici avec une finesse inégalée, aux narrations et gestuelles des films les plus marquants (de Murnau à Polanski, Coppola et Carpenter), à des héros de séries télévisées aussi remarquables que Buffy, Angel ou Bill Compton, mais aussi à des personnages moins connus et tant aimés comme Spike, Eric et Godric, ou au délire Twilight et à la vogue de la bit lit (ou « littérature mordante pour jeunes filles », genre : la vampire accro au shopping), vous trouverez dans Vampires, au-delà du mythe de quoi satisfaire tous vos désirs, même — et peut-être surtout — les plus pervers ! L’érudition diabolique et méticuleuse de Marjolaine Boutet — éminente spécialiste d’histoire contemporaine et remarquable connaisseuse des séries télévisées — touche, dans un grand esprit d’égalité, tous ces sujets, et surtout, en montre, avec une jubilation contagieuse, leur unité et leurs interactions.»

Extraits

« Dans sa représentation des multiples formes de sexualité (y compris la chasteté), le mythe du vampire montre une nouvelle fois son extraordinaire capacité d’adaptation aux désirs des sociétés et des publics qui peuvent à travers lui explorer leurs fantasmes pas toujours avouables. »

« … et propose un mode de vie « alternatif ». La façon dont cette « différence fondamentale » est envisagée dans les fictions en dit long sur le rapport de chaque époque et de chaque société avec la norme et la différence, et révèle sa dimension tolérante ou bien au contraire répressive. »


TABLE DES MATIERES

Introduction

Les origines du mythe
Les vampires et les cadavres : Dans l’Occident médiéval / En Chine
Hystérie collective et mutilations de cadavres : Les rituels slaves contre les vampires / Les cas rapportés par les autorités autrichiennes
Le travail de deuil : Le deuil à l’époque médiévale / Les questionnements contemporains

Le vampire et la mort
Conjurer la mort par la superstition : Les objets / Les rituels
Le vampire et le christianisme : Les vampires et le catholicisme  / Les vampires et le dualisme / Les vampires et les autres religions chrétiennes
Une vie après la mort « tangible » : Une immortalité tentante  / Une immortalité inquiétante
La mort comme alternative : Le repos éternel / La souffrance éternelle

Le vampire et la morale
Le vampire et le Mal : L’origine du Mal / Les personnages historiques ayant inspiré / Les histoires de vampires / Des serial killers inspirés par les histoires de vampires
La morale et la conscience : Les vampires sans âme / Le combat du Bien contre le Mal chez les romantiques / La perversion comme maladie
La difficulté de « faire le Bien » : Faire le Bien (ou pas) / Faire le Bien sans rétribution / La liberté de faire le Bien

Le vampire et la science
Le vampire comme substitut à la science : Les malformations congénitales comme « signes de vampirisme » / Le vampire comme cause des maladies
Le vampire comme reflet des progrès de la pensée scientifique : Les médecins et les scientifiques dans les romans de vampires du XIXe siècle / Virus et génétique au XXe siècle

Le vampire et la peur
Des peurs universelles : Les démons suceurs de sang non occidentaux / La Chupacabra
La peur des animaux nocturnes : La chauve-souris / Le loup
Les peurs de l’adolescence : Buffy contre les vampires et le passage à l’âge adulte / Twilight et la peur de changer / The Vampire Diaries et la quête de soi
Les peurs d’une époque : Les peurs du XIXe siècle / Les peurs de l’entre-deux-guerres / Les peurs des années 1950 / Les peurs post-guerre froide

Le vampire et le désir sexuel
Le mystère du désir : Éros et Thanatos / La morsure comme métaphore de l’acte sexuel / Le rapport à l’Autre
La sexualité réprimée au XIXe siècle : Goethe et la critique de la répression sexuelle / Le premier vampire « sex symbol » / Et Bram Stoker créa Dracula
Les fantasmes : Le sexe à plusieurs / Le viol / L’homosexualité / L’inceste / De l’érotisme à la pornographie
Le vampire abstinent : La réhabilitation de la chasteté / Les risques de la sexualité

Le vampire et la féminité
Des mythes anciens : Lilith / Lamia / Les succubes / Les autres démons femelles
Naissance de la « vamp » : La réinterprétation des mythes au XIXe siècle / Emancipation et répression de la sexualité des femmes à la fin du XIXe siècle / La « vamp », femme fatale sur grand écran
Les vampires et le féminisme : Les fictions de vampire et la culture populaire au féminin / L’exception Twilight / Les fictions de vampires féministes
Des vampires mâles féminisés : « Le plus beau chez un homme viril, c’est un brin de féminité ; le plus beau chez une femme féminine, c’est un peu de masculinité » (Susan Sontag) / Inversion des rôles et érotisation du corps masculin

Le vampire et l’amour
Le vampire comme incarnation des mythes et fantasmes amoureux : L’amour au premier regard / Le vampire, nouveau prince charmant / Le vampire « expérimenté » / L’amour éternel
Des descriptions plus réalistes des relations amoureuses : Les tensions dans le couple / La douleur d’aimer
Les autres sortes d’amour : Les liens du sang / Les liens amicaux

Le vampire et la mémoire
Les vampires héros de romans historiques : Dracula à travers les âges / Le comte de Saint-Germain, d’escroc véritable à héros fictif de romans historiques / Les vampires et l’Histoire
Les vampires et le souvenir : Le rapport au passé dans les séries Buff y et Angel  / La place de la guerre de Sécession dans les séries télévisées récentes
Le vampire et le voyage dans le temps : Le voyage dans le temps comme ressort mélodramatique dans Dark Shadows / Le voyage dans le temps comme expérience religieuse chez Anne Rice

Le vampire et la société
Le vampire comme perturbateur de l’ordre social à la période médiévale et moderne : Le marginal / Le parasite
L’affirmation de l’individualité à l’ère romantique : Une séduisante liberté / Dracula le rebelle
Le vampire, emblème de la contestation des années 1960 et 1970 : Le vampire et la libération sexuelle / Le vampire noir / Le vampire et la crise économique
Affirmation ou contestation de la norme à la période actuelle : Les vampires délinquants des années 1980 / Le vampire « queer » des années 1990 et 2000

Conclusion : le vampire aujourd’hui

Bibliographie indicative

Index des oeuvres littéraires citées

Index des films cités

Index des séries télévisées citées

Marjolaine Boutet est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Picardie-Jules Verne, spécialiste de l’histoire des Etats-Unis, passionnée par la culture populaire en général et les séries télévisées en particulier.

Parution : 01 octobre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 176 p.
ISBN-10: 2729864024
ISBN-13: 978-2729864026

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AMERES VACANCES

Frédéric PICHON
Pélican des isles

ameres-v-webPRESENTATION:

L’histoire se déroule aux Antilles entre la Guadeloupe et la République Dominicaine.  L’auteur Frédéric PICHON raconte la vie d’un couple dont la femme est en proie à la crise de la quarantaine. Hélène Baptiste est prise d’instabilité et va du jour au lendemain détester son mari sans vraiment de raison. Elle va vouloir qu’il disparaisse. Le mari se rend compte que la situation de son couple est précaire. Il va lui offrir un voyage à la République Dominicaine. Une seconde lune de miel en quelque sorte mais qui deviendra un périple infernal. Fiction inspirée de l’actualité et de faits réels, l’auteur a voulu donner corps et vie aux sentiments tumultueux et aux attraits néfastes que certains couples peuvent développer pour le pire.

Ce livre a été un prétexte pour l’auteur de parler des relations conflictuelles qu’entretiennent certains couples pour leur destruction. Au lieu de développer l’amour du départ, ceux-ci arrivent à générer une haine incroyable. Il faut dire que le poids de la vie les écrase. Ils en oublient de s’aimer.  Malheureusement,  cela peut entraîner des extrêmes comme on peut le découvrir dans l’actualité. Certaines femmes ou certains hommes souhaitent voir disparaître leur conjoint.
A travers ce livre, l’auteur a voulu dénoncer également la violence qui se développe un peu partout et qui touche les Antilles. Une violence aveugle, purement égoïste.

RESUME :

La crise de la quarantaine touche aussi les femmes. Et lorsque le démon de minuit les gagne les choses peuvent aller très loin. Suspense, aventure, amour, blessures.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR SUR FLASHMAG (15 OCTOBRE 2011)

Flashmag : Avant de rentrer dans les détails de ton œuvre peux-tu te présenter aux lecteurs de Flashmag ? Qui est Fréderic Pichon ?
Fréderic Pichon : Je suis originaire de Lyon et je réside en Guadeloupe depuis plus de 16 ans. J’enseigne le Français aux Greta.

Flashmag : Parlant de ton œuvre « Amères vacances » d’où t’es venue l’inspiration pour l’écrire et combien de temps a-t-il fallu  pour la produire ?
Fréderic Pichon :J’ai enseigné le français dans la prison de Baie-Mahault en Guadeloupe. Là, j’ai su tirer du milieu carcéral les éléments nécessaires pour écrire mon livre. Les Antilles bien sûr m’ont inspiré ainsi que les couples guadeloupéens.
(…)

Flashmag : Quel est le message de cet œuvre sa portee philosophique ?
Fréderic Pichon : Ce livre a été un prétexte pour moi de parler des relations conflictuelles qu’entretiennent certains couples pour leur destruction. Au lieu de développer l’amour du départ, ceux-ci arrivent à générer une haine incroyable. Il faut dire que le poids de la vie les écrase. Ils en oublient de s’aimer.  Malheureusement,  cela peut entraîner des extrêmes comme on peut le découvrir dans l’actualité. Certaines femmes ou certains hommes souhaitent voir disparaître leur conjoint.
A travers ce livre,  j’ai voulu dénoncer également la violence qui se développe un peu partout et qui touche les Antilles. Une violence aveugle, purement égoïste.

Originaire de Lyon, Frédéric Pichon réside en Guadeloupe depuis plus de 16 ans. Il a enseigné le Français à la prison de Baie-Mahault. Il a su tirer du milieu carcéral les éléments nécessaires pour écrire ce livre. Diplômé de l’Institut Supérieur de la Communication de la presse et de l’Audiovisuel (ISCPA), l’auteur a travaillé en tant que journaliste durant une quinzaine d’années. Il a écrit des articles sur l’archéologie précolombienne notamment dans les pages du National Geographic. C’est un amoureux de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Il a séjourné au Paraguay, a parcouru le Brésil, l’Argentine, la Colombie et la République Dominicaine.
Il est connu dans la Caraïbe pour ses livres à destination de la jeunesse.

L’entretient au complet c’est ici : http://www.flashmagonline.net/blog/698861-flashbook-frederic-pichon-ameres-vacances/

Format : Broché
Parution : avril 2011
Nb. de pages : 214 p.
Dimensions : 14cm x 20,5cm x 1,8cm
ISBN : 978-2-9526847-3-6
EAN : 9782952684736

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HAITI OU L’HISTOIRE D’UN PEUPLE

Jean Marc Lanave
Societe Des Ecrivains

couv Haiti ou l'histoire d'un peuple 16mm.inddAprès avoir évoqué le passé difficile d’Haïti, l’asservissement des masses noires, la colonisation et la lutte pour l’indépendance, l’ouvrage nous rappelle que le peuple haïtien, victime de bien des vicissitudes, est malgré tout parvenu à construire peu à peu sa propre culture.

Expliquant l’ensemble des tares de cette nation, Jean-Marc Lanave se penche sur des problèmes majeurs tels que la déforestation, la pollution, la faiblesse du système économique et les problèmes d’insécurité. La nation défaillante n’est jamais parvenue à sortir le pays du marasme économique et si, à ce jour aucun gouvernement ne réussit jamais ce pari, c’est que des circonstances historiques et des crises politiques successives ne le lui permirent point.

Fruit de recherches minutieuses, Haïti ou l’histoire d’un peuple offre des repères historiques nécessaires et fondamentaux afin d’entendre avec pertinence la situation actuelle du pays. Ouvrage hautement pédagogique, il met en exergue les nombreux problèmes d’Haïti, mais rappelle qu’ils ne l’ont pas empêché d’engendrer en son sein de brillants intellectuels, nombre d’écrivains et d’artistes peintres qui ont toujours été les meilleurs ambassadeurs de cette petite République.

Né en 1959 à Bayonne, Jean-Marc Lanave est resté neuf mois en Haïti dans le cadre d’une mission de sécurisation des Nations Unies.
C’est à Port au Prince en février 2008 au moment des émeutes de la faim, qu’il commence la rédaction de cet ouvrage dont il terminera l’écriture en France en 2009.

Paru le : 01/04/2011
Format : Broché
Nb. de pages : 282 pages
Dimensions : 14,5cm x 21cm x 2cm
ISBN : 978-2-7483-6247-3
EAN : 9782748362473

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