Archives de la catégorie Religions & Spiritualités

Sur les monts du Caucase, dialogue de deux solitaires sur la prière de Jésus

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Hiéromoine Hilarion

Editeur : Syrtes

PRESENTATION

On sait peu de choses de la vie du moine Hilarion (Domratchev) : il naquit vers 1845 dans la région de Viatka, fut enseignant avant de partir pour l’Athos où il vécut plus de vingt ans au monastère russe de Saint-Pantéléimon. Dans les années 1880, il s’en fut au Caucase, où on le rattacha au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos. Dans ce livre, il narre sa rencontre avec un ermite du Caucase, qui lui enseigna la Prière de Jésus.

L’ouvrage est un classique de la littérature orthodoxe. Une controverse fut cependant créée au Mont Athos par l’utilisation abusive qu’en fit un moine, entraînant d’autres frères dans une bataille stérile et parfois violente qui entraîna l’expulsion de nombreux moines russes de la Sainte Montagne, et qui, surtout, dénatura l’objectif initial poursuivi par l’auteur :

« Ce livre, écrit avec l’aide de Dieu, n’a qu’un but : expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsque la Prière atteint les degrés les plus élevés. »

Dans la lignée des Récits d’un pèlerin russe, cet ouvrage offre une excellente introduction à la Philocalie des Pères neptiques. Il dresse le portrait d’une nature exubérante, de moines retirés du monde par amour de la solitude en Dieu et de la Prière de Jésus. Il résume à lui seul un aspect méconnu mais essentiel de la religion orthodoxe.

374 pages.

ISBN: 9782940523443

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DU SUICIDE

Léon Tolstoï, traduction de Bernard Kreise.
L’Herne

du-suicideL’ultime texte de Tolstoï (de son vrai nom le comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï) rédigé en mars 1910 quelques mois avant sa mort sur la folie de la vie. Une charge contre le « progrès », ce cache-sexe de l’idéologie de la technique. Une dénonciation de la folie et de la brutalité de la société o combien contemporaine. Contradictions au rendez-vous mais lectures passionnantes. Tolstoï ce n’est pas seulement Guerre et Paix !

PRESENTATION

Tolstoï commença la rédaction de cet essai, intitulé Du suicide, en mars 1910, peu de temps avant sa mort.
C’est l’un de ses tout derniers textes. Il en reprit la rédaction quelques mois plus tard, après avoir visité deux hôpitaux psychiatriques, orientant sa réflexion sur la folie.
Les nombreux brouillons et les variantes attestent du long travail de l’auteur qui revient une fois encore, avec un ton violent et dépouillé des artifices du style, sur cette tragédie qui l’a souvent hanté.
Tolstoï répond à de nombreux correspondants, candidats au suicide, qui s’adressent à l’écrivain devenu à l’époque un sage universellement connu. Il dénonce la folie du monde, reliant constamment dans son analyse la question politique à la problématique personnelle.
Il ne fait pas reposer la responsabilité de cette folie uniquement sur les contradictions personnelles dans lesquelles se débattent les individus ou sur la perversion des institutions, mais il montre le rapport profond qui existe entre le social et l’individuel.

EXTRAIT

« Il est difficile aux hommes de notre monde non seulement de comprendre la cause de leur situation désastreuse, mais d’avoir conscience du caractère désastreux de cette situation, principale conséquence du désastre essentiel de notre temps qui s’appelle le progrès et qui se manifeste par une angoisse fébrile, une précipitation, une tension dans un travail ayant pour but ce qui est absolument inutile ou à l’évidence nuisible, par une ivresse permanente de soi-même dans des entreprises constamment renouvelées qui dévorent tout le temps dont on dispose et, surtout, par une fatuité sans bornes. […] Les hommes s’enivrent de plus en plus dans des entreprises constamment nouvelles qui n’ont qu’un seul et unique dessein – s’oublier, et ils s’enlisent de plus en plus profondément dans une impasse, dans des contradictions aussi bien politiques et économiques que scientifiques, esthétiques et éthiques insolubles. »
L. Tolstoï

tolstoiL’AUTEUR

A côté de ses grands romans comme La guerre et la paix ou Anna Karénine, Léon Tolstoï (1828-1910) eut une immense activité politique, sociale, philosophique et religieuse. Après avoir renoncé à la littérature, il critiqua toutes les formes de l’art et écrivit jusqu’à la fin de sa longue vie de nombreux livres et articles dans tous ces domaines, se battant aussi bien dans sa vie que dans ses textes pour la paix, la non-violence et l’avènement d’une société plus juste, libérée du mensonge et de l’oppression des institutions civiles et religieuses.

Parution : 18 janvier 2012
Nombre de pages : 73 p.
ISBN : 978-2851979476
Prix : 9,50 €

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LES CATHOLIQUES BELGES ET LA FRANC-MAÇONNERIE

Hervé Hasquin
Avant Propos

les-catholiques-belges-et-la-franc-maconnerieComme l’ouvrage est sous-titré, De la « rigidité Ratzinger » à la transgression ?, on se doute bien qu’il sera aussi question de l’actuel pape, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui, la veille de l’entrée en vigueur du nouveau Code canon en 1983 éclairait l’article 1734 pour rappeler que le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques n’avait pas changé.
Pour en venir à ces dernières années, Hasquin évoque des rapprochements ou tout au moins des dialogues entre catholiques et Francs-Maçons et n’ignore pas non plus certaines « affaires » ou un certain antimaçonnisme non catholique.

PRESENTATION

Pourquoi une telle virulence et cet antagonisme entre catholiques et francs-maçons ? C’est ce que nous nous proposons de comprendre en resituant cette opposition dans le contexte très particulier de l’histoire politique et philosophique du pays du XIXe siècle à nos jours. Vatican II (1965) a constitué une évolution importante dans l’histoire doctrinale de l’Église. Mais si le Code de droit canon de 1983 supprime la peine d’excommunication, l’incompatibilité de l’appartenance d’un catholique à la Franc-maçonnerie demeure. Profitant de l’accalmie des turbulences, des maçons et des catholiques belges instaurèrent des dialogues fructueux, mais ceux-ci ont montré leurs limites. Le cardinal Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, est l’homme-clef du débat depuis 1980. Il a contribué à rigidifier l’attitude de l’Église. Le divorce doctrinal est réel. Le véritable dialogue ne peut s’opérer entre individus qu’à la condition qu’ils portent en eux la capacité de transgresser.

Préface d’Eddy Caekelberghs et d’Eric de Beukelaer.

TABLE DES MATIERES

Une franc-maçonnerie « belge » de souche catholique.
Des révolutions à l’indépendance (1789-1830).
De la rupture catholique à la singularisation (1837-1872).
Des comploteurs (1884-1944).
Apaisement et méprise (1934-1944).

L’AUTEUR

Hervé Hasquin est Docteur en Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles. Il y enseignera l’histoire durant de nombreuses années non sans y avoir exercé les fonctions de recteur de 1982 à 1986 et celle de président du conseil d’administration de 1986 à 1995. Homme politique, il fut notamment Ministre-Président de la Communauté française de Belgique et présida aux destinées du Centre Jean Gol. Ancien président du conseil d’administration du Centre pour l’Égalité des Chances, il a été élu en 2007 Secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Hervé Hasquin est également chevalier de la Légion d’honneur. Il est l’auteur de très nombreuses publications.

Parution : 17 février 2012
Nb. de pages : 272 p.
ISBN : 978-2930627182
Prix : 18,30 €

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LA REVOLUTION DU PASTEUR RAPPEUR

Manou Bolomik et Paul Ohlott
Première partie

la-revolution-du-pasteur-rappeurRESUME

Manou, pasteur d’une Eglise évangélique et chanteur de rap chrétien aborde son histoire personnelle, depuis son enfance difficile dans une famille des bidonvilles du Cameroun jusqu’à sa découverte de Dieu auprès d’un ami chrétien.

PRESENTATION

C’est dans le ghetto camerounais de Mokolo surnommé « Madagascar » que Manou Bolomik voit le jour. Sa mère n a que 17 ans quand il naît. Combats de rue, alcool, malnutrition plantent le décor de ce bidonville où il passera toute son enfance.
Ce contexte et plusieurs deuils familiaux viennent assombrir la vie de Manou qui s’enferme dans la haine, la violence, la pornographie… Le rap devient l’exécutoire de sa colère. Le jour de la rentrée, il est renvoyé de son lycée, malgré tous les efforts de sa mère pour rassembler des économies année après année pour lui offrir d’aller à l’école. Cette sentence irrémédiable réduit en cendres tous ses espoirs de réussite. C’est alors que sa vie bascule totalement au travers d’une rencontre forte, celle de Dieu.
Des bidonvilles du Cameroun aux défis à relever par l’Église de France, ce livre-entretien avec le journaliste Paul Ohlott est un témoignage puissant de rédemption. Plus qu’un récit de vie, il s’intéresse aux enjeux actuels des Églises ethniques en France et de l’évangélisation.

L’AUTEUR

Manou est chanteur de rap chrétien. Son 3e album, « Révolution », le classe définitivement dans les éléments majeurs de la scène rap française. Il se produit régulièrement en concerts (France métropolitaine, Québec, DOM TOM…) et a écoulé plus de 15 000 albums. Installé à Pau, il est pasteur d’une église évangélique et père de deux enfants. Son ministère est très riche et diversifié, et trouve son impact le plus fort auprès des jeunes (prévention contre le suicide, la pornographie, l’avortement, ateliers artistiques…).

Parution : 11 novembre 2011
Nb de pages : 116 p.
ISBN : 978-2916539607
Prix : 12 €

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VAMPIRES, AU-DELA DU MYTHE

Marjolaine Boutet
Ellipses Marketing

6402.inddPrésentation de l’éditeur : Aujourd’hui comme hier, le vampire fascine, interroge ou rebute Qu’y a-t-il donc dans cette créature qui excite autant l’imagination des hommes ? Comment se fait-il qu’en 2011 les histoires de vampires (à commencer par Twilight) aient toujours autant de succès ? Plus d’un siècle après la parution de Dracula de Bram Stoker, après des centaines de films, de romans, d’épisodes de séries télévisées, de chansons, de bandes dessinées et même de jeux vidéo et de comédies musicales, n’a-t-on pas dit tout ce qu’il y avait à dire sur le sujet ? Le but de cet ouvrage est d’explorer, de tenter de comprendre ce qui se cache derrière ces histoires de vampires, d’en révéler les clés, les clichés, les symboles et le sens, d’en exposer les implications idéologiques et culturelles, pour aller au-delà du mythe.

Extrait de la préface de Sandra Laugier

« Que vous vous intéressiez aux fondements historiques de la mythologie des vampires (vous découvrirez ici quelques figures particulièrement terrifiantes et bien réelles), aux classiques admirables de la littérature de vampires, étudiés ici avec une finesse inégalée, aux narrations et gestuelles des films les plus marquants (de Murnau à Polanski, Coppola et Carpenter), à des héros de séries télévisées aussi remarquables que Buffy, Angel ou Bill Compton, mais aussi à des personnages moins connus et tant aimés comme Spike, Eric et Godric, ou au délire Twilight et à la vogue de la bit lit (ou « littérature mordante pour jeunes filles », genre : la vampire accro au shopping), vous trouverez dans Vampires, au-delà du mythe de quoi satisfaire tous vos désirs, même — et peut-être surtout — les plus pervers ! L’érudition diabolique et méticuleuse de Marjolaine Boutet — éminente spécialiste d’histoire contemporaine et remarquable connaisseuse des séries télévisées — touche, dans un grand esprit d’égalité, tous ces sujets, et surtout, en montre, avec une jubilation contagieuse, leur unité et leurs interactions.»

Extraits

« Dans sa représentation des multiples formes de sexualité (y compris la chasteté), le mythe du vampire montre une nouvelle fois son extraordinaire capacité d’adaptation aux désirs des sociétés et des publics qui peuvent à travers lui explorer leurs fantasmes pas toujours avouables. »

« … et propose un mode de vie « alternatif ». La façon dont cette « différence fondamentale » est envisagée dans les fictions en dit long sur le rapport de chaque époque et de chaque société avec la norme et la différence, et révèle sa dimension tolérante ou bien au contraire répressive. »


TABLE DES MATIERES

Introduction

Les origines du mythe
Les vampires et les cadavres : Dans l’Occident médiéval / En Chine
Hystérie collective et mutilations de cadavres : Les rituels slaves contre les vampires / Les cas rapportés par les autorités autrichiennes
Le travail de deuil : Le deuil à l’époque médiévale / Les questionnements contemporains

Le vampire et la mort
Conjurer la mort par la superstition : Les objets / Les rituels
Le vampire et le christianisme : Les vampires et le catholicisme  / Les vampires et le dualisme / Les vampires et les autres religions chrétiennes
Une vie après la mort « tangible » : Une immortalité tentante  / Une immortalité inquiétante
La mort comme alternative : Le repos éternel / La souffrance éternelle

Le vampire et la morale
Le vampire et le Mal : L’origine du Mal / Les personnages historiques ayant inspiré / Les histoires de vampires / Des serial killers inspirés par les histoires de vampires
La morale et la conscience : Les vampires sans âme / Le combat du Bien contre le Mal chez les romantiques / La perversion comme maladie
La difficulté de « faire le Bien » : Faire le Bien (ou pas) / Faire le Bien sans rétribution / La liberté de faire le Bien

Le vampire et la science
Le vampire comme substitut à la science : Les malformations congénitales comme « signes de vampirisme » / Le vampire comme cause des maladies
Le vampire comme reflet des progrès de la pensée scientifique : Les médecins et les scientifiques dans les romans de vampires du XIXe siècle / Virus et génétique au XXe siècle

Le vampire et la peur
Des peurs universelles : Les démons suceurs de sang non occidentaux / La Chupacabra
La peur des animaux nocturnes : La chauve-souris / Le loup
Les peurs de l’adolescence : Buffy contre les vampires et le passage à l’âge adulte / Twilight et la peur de changer / The Vampire Diaries et la quête de soi
Les peurs d’une époque : Les peurs du XIXe siècle / Les peurs de l’entre-deux-guerres / Les peurs des années 1950 / Les peurs post-guerre froide

Le vampire et le désir sexuel
Le mystère du désir : Éros et Thanatos / La morsure comme métaphore de l’acte sexuel / Le rapport à l’Autre
La sexualité réprimée au XIXe siècle : Goethe et la critique de la répression sexuelle / Le premier vampire « sex symbol » / Et Bram Stoker créa Dracula
Les fantasmes : Le sexe à plusieurs / Le viol / L’homosexualité / L’inceste / De l’érotisme à la pornographie
Le vampire abstinent : La réhabilitation de la chasteté / Les risques de la sexualité

Le vampire et la féminité
Des mythes anciens : Lilith / Lamia / Les succubes / Les autres démons femelles
Naissance de la « vamp » : La réinterprétation des mythes au XIXe siècle / Emancipation et répression de la sexualité des femmes à la fin du XIXe siècle / La « vamp », femme fatale sur grand écran
Les vampires et le féminisme : Les fictions de vampire et la culture populaire au féminin / L’exception Twilight / Les fictions de vampires féministes
Des vampires mâles féminisés : « Le plus beau chez un homme viril, c’est un brin de féminité ; le plus beau chez une femme féminine, c’est un peu de masculinité » (Susan Sontag) / Inversion des rôles et érotisation du corps masculin

Le vampire et l’amour
Le vampire comme incarnation des mythes et fantasmes amoureux : L’amour au premier regard / Le vampire, nouveau prince charmant / Le vampire « expérimenté » / L’amour éternel
Des descriptions plus réalistes des relations amoureuses : Les tensions dans le couple / La douleur d’aimer
Les autres sortes d’amour : Les liens du sang / Les liens amicaux

Le vampire et la mémoire
Les vampires héros de romans historiques : Dracula à travers les âges / Le comte de Saint-Germain, d’escroc véritable à héros fictif de romans historiques / Les vampires et l’Histoire
Les vampires et le souvenir : Le rapport au passé dans les séries Buff y et Angel  / La place de la guerre de Sécession dans les séries télévisées récentes
Le vampire et le voyage dans le temps : Le voyage dans le temps comme ressort mélodramatique dans Dark Shadows / Le voyage dans le temps comme expérience religieuse chez Anne Rice

Le vampire et la société
Le vampire comme perturbateur de l’ordre social à la période médiévale et moderne : Le marginal / Le parasite
L’affirmation de l’individualité à l’ère romantique : Une séduisante liberté / Dracula le rebelle
Le vampire, emblème de la contestation des années 1960 et 1970 : Le vampire et la libération sexuelle / Le vampire noir / Le vampire et la crise économique
Affirmation ou contestation de la norme à la période actuelle : Les vampires délinquants des années 1980 / Le vampire « queer » des années 1990 et 2000

Conclusion : le vampire aujourd’hui

Bibliographie indicative

Index des oeuvres littéraires citées

Index des films cités

Index des séries télévisées citées

Marjolaine Boutet est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Picardie-Jules Verne, spécialiste de l’histoire des Etats-Unis, passionnée par la culture populaire en général et les séries télévisées en particulier.

Parution : 01 octobre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 176 p.
ISBN-10: 2729864024
ISBN-13: 978-2729864026

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POUR SURMONTER LA DEPRESSION SAISONNIERE

Alain Héril
Nicole Bussière

pour-surmonter-la-depression-saisonniereLa dépression saisonnière touche de nombreuses personnes dans le monde, notamment dans l’hémisphère nord. C’est une forme atypique de dépression qui s’exprime par une forte anxiété et un état mélancolique dus à la perte d’exposition à la lumière. On estime à environ 7% le nombre d’adultes atteints de ces troubles, avec une prédominance chez les femmes.

Au-delà des difficultés physiques, c’est aussi le psychisme qui est touché. Il est important de savoir le redynamiser pour retrouver un rapport équilibré et serein à soi-même.

Ce livre propose une compréhension du phénomène dépressif, et, à l’aide d’exercices de visualisation et de pratiques actives de méditation, offre des voies nouvelles pour prendre en charge sa santé psychologique et ses relations au monde. Sans recette toute faite, ni vulgarisation hâtive, il aide la personne dépressive à retrouver une réelle autonomie, ainsi que celles et ceux pour qui automne et printemps sont les périodes les plus difficiles de l’année.

Alain Héril est psychothérapeute et sexothérapeute. Il est également formateur et enseigne d l’université.
On lui doit notamment Aimer (Flammorion), Les Continents féminins (Jean-Claude Gawsewitch) et dans la collection “Cooching méditatif” : Pour l’harmonie du couple, Pour garder la ligne, Pour vaincre ses phobies, Pour développer sa libido et Pour vaincre sa timidité. Ses livres sont traduits en plusieurs langues.

Format : Poche
Nb de pages : 127 p.
ISBN-10: 2850903477
ISBN-13: 978-2850903472

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L’OR DU RHIN, HISTOIRE D’UN FLEUVE

Philippe Meyer
Perrin

lor-du-rhinDu Rhin romain, qui détermine une frontière entre Rome et les Barbares, jusqu’au Rhin d’aujourd’hui, fleuve par excellence de l’intégration européenne, une histoire longue, riche et mouvementée.

Fleuve magique, disaient déjà les Romains qui en avaient fait un dieu, le Rhin incarne l’Europe dans ses divisions fratricides comme dans ses aspirations profondes à l’unité. Les meilleurs écrivains de ses deux pays riverains - la France et l’Allemagne - n’ont cessé de clamer leur émotion devant ses paysages et la longue, belle et riche vallée qui le conduit de Bâle à Rotterdam.

Les hommes ont aimé ses rives, y ont prié Dieu dans d’immenses cathédrales, ont été merveilleusement intelligents et artistes. Une même civilisation a réuni sur une voie de passage commune les grandes villes rhénanes, héritières à la fois de l’Antiquité méditerranéenne et des énergies nordiques.

A l’inverse d’une histoire culturelle harmonieuse, l’histoire politique des pays rhénans a été déchirée par d’incessantes rivalités, de puissants nationalismes et des pulsions expansionnistes. Cependant, l’abomination de la Seconde Guerre mondiale a fait resurgir au sein d’une Europe enfin pacifiée l’entente et la parenté de ces territoires. La vallée du Rhin a retrouvé son génie et le Rhin, son or.

Après une longue réflexion sur la philosophie de la médecine, Philippe Meyer se consacre désormais à l’histoire franco-allemande. Il a publié France et Prusse, une histoire croisée, traduit en allemand et, chez Perrin, une Histoire de l’Alsace.

INTERVIEW DE L’AUTEUR :
Pour Le Point.fr - Publiée le 09/06/2011
Propos recueillis par JEAN-MARIE QUEMENER

Les guerres hier, le nucléaire aujourd’hui… Quelles sont les frontières, les idées, les mémoires qui nous séparent de l’Allemagne ? Réponse avec le journaliste et écrivain Philippe Meyer.
Au milieu coule un fleuve, répond Philippe Meyer dans son dernier ouvrage, L’or du Rhin. Une promenade romantique, qui suit le cours de l’eau, a forgé notre réalité, distendu puis rapproché deux nations, deux cultures, deux conceptions de la vie et de l’homme… Avec l’Alsace en dénominateur commun.

Le Point : Le Rhin, un incident géographique ou une culture ?

Philippe Meyer : Difficile de séparer l’un de l’autre. J’ai essayé d’abord de clarifier une géographie éminemment diverse. Le cours du fleuve est long, très long. Il s’est façonné de tronçons d’histoires séparées qui, toutes, relèvent pourtant de la même histoire et de la même culture. On ne peut séparer artificiellement géographie et histoire. Étudier la première, c’est réfléchir à la seconde. Pour tout un chacun, évoquer une histoire, une géographie, c’est renvoyer vers une culture symbolisée par un monument : les Grecs et le Panthéon, les Romains et le Colisée… Le Rhin, lui, sera représenté peut-être par les cathédrales de Bâle, de Strasbourg ou de Cologne. Voir le Rhin encaissé entre Coblence et Mayence, c’est voir la Lorelei, les génies, les mythes, les poètes comme Heinrich Heine, mais aussi le pire des cauchemars comme le nazisme. L’histoire, la culture et la géographie s’en mêlent et s’emmêlent. Et pourtant, le fleuve est long. Il part des Alpes pour rejoindre la mer du Nord. Les hommes, eux, ne changent pas vraiment le long de ses rives. On parle ici de la même culture : une culture rhénane, symbiose de germanité et de culture française. Un beau mélange.

Un “beau mélange” sérieusement mis à mal par le dernier conflit mondial…

Il faut remonter plus loin dans le temps. La guerre du Palatinat, d’abord. Louis XIV a eu l’idée singulière, au XVIIe siècle, d’annexer les pays du Rhin. Peut-être par jeu, certainement par vanité. Les Français ont une très nette tendance à oublier cet épisode de l’histoire. Pourtant, ce fut un massacre. Louis XIV a totalement ravagé le Palatinat. Heidelberg a été saccagée. La région a été sauvagement pillée… Même pour les critères d’alors, cela a été quelque chose de monstrueux. Les Rhénans de la rive droite du fleuve en ont conçu un profond ressentiment à l’encontre de ceux de la rive gauche. Ces faits paraissent oubliés par une mémoire collective française un brin détournée. Pour elle, par exemple, Tolbiac - hormis le fait d’être une rue ou un pont de la capitale - est une victoire des Francs de Clovis sur les Allemands. C’était en fait une lutte entre “Allemands”, en tout cas entre Germains. Clovis ne parlait que le germain, mais cette fameuse mémoire collective n’en a retenu qu’une victoire française. Il faut se souvenir que les rives rhénanes franco-allemandes ont souffert de deux guerres “modernes” avant le dernier conflit. Celle de 1870 laisse la France battue. L’Alsace devient allemande, et pas à moitié. La région n’est pas simplement un protectorat ou une zone vaguement occupée, elle se voit octroyer le statut de Reichsland. Les Alsaciens du XIXe se retrouvent allemands. Ils étaient français depuis 1648… En 1914-1918, la région parcourt le chemin inverse et il est douloureux aussi. Les Allemands avaient envoyé leurs meilleurs universitaires à Strasbourg. Une culture mixte s’était installée ; elle n’a pas été respectée après la Grande Guerre. Pour la France, l’Alsace avait été libérée. Point final. Les Alsaciens en ont aussi payé le prix.

Arrive le nazisme, et le Rhin, cette fois, au moins au départ, apparaît comme une frontière contre la barbarie.

Elle a déferlé sur l’Europe quand même. Dès 1933, d’ailleurs, quand Adolf Hitler, le nouveau chancelier, veut réunir toutes les régions de langue allemande dans le vaste ensemble impérial d’une “Grande Allemagne”. Il ne voulait pas de langue française en Alsace. Pis, il voulait transformer la région de l’est de l’Allemagne, la Lusace slave, en y implantant des Alsaciens. Un déplacement ethnique. On connaît la suite. L’hégémonie germanique, la politique antisémite, les camps de la mort… Les Alsaciens ont eu un État abominable : les Malgré Nous, forcés de collaborer, voire de combattre pour le Reich, puisqu’ils étaient allemands, les résistants envoyés au camp de Schirmeck… Quand, en 1945, les troupes françaises libèrent l’Alsace à nouveau, c’est le chaos. Des familles ne se comprenaient plus entre elles. Certains Alsaciens qui s’étaient installés “vers l’intérieur”, comme on dit pour désigner le reste de la France, ont dû tirer sur leurs propres parents… Beaucoup ne s’en sont jamais remis. Témoin de tout cela : le Rhin et un peuple, partagé entre ses deux rives, totalement déchiré.

L’Europe moderne s’est-elle bâtie sur cette histoire, autour du Rhin ?

Oui, sans doute. Elle a été formidablement déchiquetée, divisée… Le Rhin symbolise cette souffrance et cette formidable résurrection. Pour les gens de ma génération, l’Europe moderne tient du miracle. Une même monnaie, les mêmes valeurs pour des pays indéfectiblement amis, alliés. Cette mutation fabuleuse s’est construite autour du Rhin et on l’oublie trop. Je reste stupéfié par ce qui a été accompli de part et d’autre des rives du fleuve.

La culture rhénane a-t-elle influencé la culture française ?

Je ne pense pas que l’on trouve beaucoup de transferts entre les deux cultures. Bien sûr, certains Alsaciens célèbres, quelques Allemands des rives rhénanes, ont eu un destin en France. Mais leur action était individuelle et ponctuelle. Le cousinage culturel va plutôt se nicher entre Strasbourg, Bâle, Brême, Cologne… Il n’y a pas de différences profondes entre ces peuples ou ces régions. La France intérieure s’est éloignée de l’Alsace. Cela peut s’expliquer : la culture, bien sûr, la façon de parler, le comportement très germanique… Cette façon de manier le fouet et la malice rhénane : on s’amuse, mais on travaille. On batifole, mais on prie… Pour la France, cette association est peu compréhensible. Surtout pour une France centralisée. Mais la même incompréhension existe de l’autre côté du Rhin. Certaines séquelles perdurent entre Allemands et Alsaciens. Autrefois, on faisait des ricochets sur le fleuve vers l’Allemagne. Le jeu, c’était de jeter le caillou en hurlant “les salauds !” Les Teutons sont plus rigides. L’Alsace a finalement le cul entre deux chaises… Aujourd’hui, elle est avant tout européenne. Pas tout à fait française. Pas tout à fait allemande.

Revenons-en au Rhin, qui offre également une mosaïque de religions le long de ses rives.

Il faut bien comprendre d’abord que le Rhin était une voie de passage entre l’Angleterre et l’Italie. Les draps flamands descendaient jusqu’au lac Majeur. Les oeuvres du quattrocento parcouraient le chemin inverse. Les gens se sont arrêtés en route, ce qui a créé ce mélange incroyable le long du fleuve. Un fleuve religieux aussi : le clergé chrétien a uni les gens, et parfois l’architecture, puisqu’on trouve des églises dans le Rhin alpin qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles de la vallée. Le judaïsme a joué également un grand rôle. Dès l’an 1000, sans doute avant, les juifs se sont installés dans la vallée rhénane. Il s’y est créé une relation forte culturelle entre les juifs et le Rhin. Et enfin, le Rhin a été protestant avec Luther… Tous les Rhin n’obéissent pas à la même religion, mais le fleuve est une source de spiritualité. Il traduit un romantisme germain exacerbé par son cours, ses forêts, ses lacs, qui ont fait émerger tant de légendes. Les Nibelungen, par exemple, naissent en partie dans les eaux du Rhin.

Et si le Rhin n’existait pas ?

Pas si théorique que cela, puisque certains géologues expliquent que le Rhin a failli se jeter dans le Danube… Il n’y aurait pas eu d’antagonisme. La région serait devenue un mélange de latin, de celte et de germanique. Sans le Rhin, pas de guerre. Les fleuves contiennent les germes de la guerre. Surtout les fleuves frontaliers. Ce n’est plus le cas du Rhin. Notre histoire démontre que cela n’aura plus jamais lieu.

Passionnant
Il ne suffit pas d’être amateur de ces régions ; comme avec Victor Hugo, on les pénètre, on y vit. Bravo à Philippe Meyer; à aucun moment, l’intérêt ne faiblit

SOMMAIRE

LE RHIN ALPIN
LE RHIN ROMAIN
BALE
ENTRE VOSGES ET FORET-NOIRE
STRASBOURG
LE RHIN IMPERIAL
LE RHIN MEDIEVAL : DE LA PUISSANCE ET DE LA FRAGILITE GERMANIQUES
MYSTIQUES ET HUMANISTES RHENANS
LUTHER SUR LE RHIN
CATHEDRALES IMPERIALES

Après une longue réflexion sur la philosophie de la médecine, Philippe Meyer se consacre désormais à l’histoire franco-allemande. Il a publié France et Prusse, une histoire croisée, traduit en allemand et, chez Perrin, une Histoire de l’Alsace.
1933 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, dans une famille alsacienne exilée en France depuis 1871.
1956 : Concours de l’internat des Hôpitaux de Paris.
1966 : Agrégation de médecine expérimentale.
1970 - 2000 : Professeur, directeur de recherche et chef de service à l’hôpital Necker.
1982 : ” L’homme et le sel ” (Fayard).
1996 : ” Leçons d’histoire de la pensée médicale ” (Odile Jacob).
2002 : professeur invité à l’université de Berlin.
2004 : “Le bonheur de ne pas être américain” (Libella Maren Sell).
2008 : ” Histoire de l’Alsace ” (Perrin).
2009 ” France et Prusse, une histoire croisée ” (Bentzinger).

Format : Broché
Paru le : 14/04/2011
Nb. de pages : 437 pages
Dimensions : 15,5cm x 24cm x 3cm
ISBN : 978-2-262-03258-6
EAN : 9782262032586

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L’ESPERANCE DU CARDINAL

Olivier Le Gendre
Lattès

lesperance-du-cardinalCinq ans après « Confession d’un cardinal », les entretiens entre l’auteur et « le cardinal » ont repris, cette fois sur un ton plus profond et plus spirituel. Le livre évoque la confiance à accorder à l’Eglise et à sa hiérarchie, ainsi que son organisation face au monde actuel.

Il y a cinq ans, le cardinal et Olivier Le Gendre commençaient une discussion d’une étonnante franchise sur l’Église, son fonctionnement et ses principales prises de position jusqu’à la disparition de Jean-Paul II et l’élection dans un climat de panique de son successeur. Ces entretiens ont donné lieu à un ouvrage, Confession d’un cardinal, qui a suscité d’intenses débats dans la communauté catholique.

Ces entretiens ont repris début 2010, mais le climat a changé : Olivier Le Gendre a frôlé la mort à cause d’une grave maladie et le cardinal s’est plongé encore davantage dans le monde des plus défavorisés. Leur ton est donc plus profond, plus spirituel, calme et passionné.

Peut-on encore avoir confiance dans le message de l’Église ? Ne s’est-il pas trop dénaturé pour avoir la capacité de revenir aux principes premiers des Évangiles et du Christ : attention aux plus démunis, humilité, charité…

Le pouvoir de l’Église ne s’est il pas sclérosé à cause d’une hiérarchie vieillotte et accrochée à ses privilèges ? Benoît XVI est-il bien entouré ou, d’une façon plus générale, l’organisation de l’Église est-elle encore adaptée au monde actuel ? Faut-il donner plus d’autonomie aux églises locales ? Y a-t-il encore de l’espérance ?…

Olivier Le Gendre doute, le cardinal est lucide : « Nous sommes dans une Église étrange, capable souvent du meilleur et nous laissant parfois surprendre par le pire. » Au cours de leur dialogue tout aussi passionné que calme, ce sont toutes les problématiques les plus profondes qu’ils exposent sans jamais fermer les yeux.

Ouvre bien renseigné. Le ton reflète l’opinion et les attentes des « petits gens » dont je fais partie. Merci à l’auteur pour les mots qui correspondent à vérité concernant les mouvements ecclésiaux à dérive sectaire. Même si l’engagement des chrétiens doit se concentrer sur le positive, il est bien de faire grande clarté pour que les jeunes ne soient plus manipulés et ne s’enferment plus dans des structures lourdes qui étouffent l’Esprit de Jésus.

Le principe de Poo est une réelle réponse et l’inspiration des conseils régionaux un chemin à parcourir à mon avis pour une vraie nouvelle évangélisation de nos vies et de la vie de l’Eglise. Merci à Olivier Le Gendre et à « son cardinal ».

CRITIQUE /
L’avis de La Procure :

« Le succès de Confession d”un cardinal ne se démentant toujours pas, Olivier Le Gendre propose ici une nouvelle réflexion passionnante avec le cardinal. Des années sont passées et le dialogue reprend plus intensément encore entre l”auteur et son interlocuteur. Ils évoquent sans tabous les problèmes que rencontre l”église, son crédit dans le monde, sa capacité de répondre aux attentes des plus démunis. Ne s”estelle pas éloignée de la saveur première des évangiles, a savoir : la charité, l”humilite ? Son organisation est elle si bien adaptée au monde actuel ? Beaucoup de questions qui interpellent et que les deux hommes abordent en confiance dans un livre o u, envers et contre tout, l”esperance garde toute sa place. »

CRITIQUE /
L’avis de Claire Lesegretain :

« Après le succès des «Confessions d’un cardinal», Olivier Le Gendre poursuit ses conversations fictives sur l’avenir de l’Église avec «son» cardinal.
Il n’était pas facile d’envisager une «suite» aux Confessions d’un cardinal qui, depuis 2007, connaît un réel succès (plus de 100 000 exemplaires vendus). D’autant plus quand on a traversé l’épreuve de la maladie (lire La Croix du 31 mai 2010). L’écrivain catholique et « son » cardinal octogénaire (installé en Asie du Sud-Est où il se consacre aux malades du sida) ont pourtant repris leurs conversations (par «Skype»), avec la même courtoisie lucide et exigeante, mais dans un registre plus grave, plus profond.
« Peut-on encore avoir confiance dans l’Église ? » D’emblée Olivier Le Gendre oblige l’homme d’Église à revenir sur les «incendies» que Benoît XVI a eu à combattre depuis son élection: réintégration controversée des quatre évêques intégristes; scandales de la pédophilie aux États-Unis (où le cardinal avait été envoyé par Jean-Paul II au moment des premières « affaires », sans savoir alors qu’au Vatican des prélats avaient tout fait pour imposer aux évêques une «politique du silence»); concussion de la Curie par les Légionnaires du Christ (rémunérant grassement des conférences dans leur université romaine); scandale qui a suivi les révélations sur leur fondateur…
« La baisse des vocations est un tel sujet d’angoisse pour les gouvernants de l’Église que cela les a poussés à accepter un peu n’importe quel mouvement naissant, pour peu qu’ils affichent une fidélité à la papauté, qu’ils aient des vocations abondantes et des moyens financiers conséquents », résume le cardinal. Poussé par « son » journaliste, le cardinal regrette que l’Église, qui « ne dit pas la vérité sur ses comportements », empêche ceux qui cherchent un lieu d’espérance « d’entrevoir la Vérité qu’elle annonce ».
Selon lui, c’est ce pharisaïsme qui explique la désaffection grandissante à l’égard du catholicisme. Il revient aussi sur la fonction de pape, « devenue physiquement impossible », et sur l’urgente nécessité de proposer «plusieurs conciles simultanés» sur chacun des continents, pour rééquilibrer le pouvoir de la Curie et d’éviter l’épuisement d’un pouvoir centralisé.
Puis les deux hommes se retrouvent à Rome, pendant le consistoire de novembre 2010. Si le cardinal est convaincu que «l’Église doit être pauvre au milieu des pauvres», il explique que c’est au Poverello d’Assise, grâce à la rencontre interreligieuse de 1986, qu’il doit cette conviction. À l’époque, il n’était pas encore cardinal et sans doute n’aurait-il pas accepté la pourpre cardinalice, s’il avait compris alors que seul le manteau de « Dame Pauvreté » permet à l’Église de se mettre « à genoux aux pieds du monde ».
Le livre se termine par un long courriel du cardinal à propos de quelques « papabile » (Gianfranco Ravasi, Ennio Antonelli, Christoph Schönborn, Marc Ouellet…) et de sa « grande inquiétude » pour le prochain conclave: car l’humeur de ses confrères, en comparaison de l’élection de Benoît XVI, est «encore plus frileuse qu’en 2005». »

Olivier Le Gendre est un grand connaisseur des milieux chrétiens, il y exerce de nombreuses responsabilités. Auteur de nombreux livres religieux, c’est avec Confession d’un cardinal qu’il écrit son premier livre qui touche le grand public (plus de 40 000 exemplaires). Un long seller qui se vend encore à plus de 10 000 exemplaires par an.

Format : Broché
Nb de pages : 313 p
Dimension : 23 x 14 cm
ISBN : 978-2-7096-3652-0
EAN13 : 9782709636520

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THEOSOPHIE : « LA DOCTRINE SECRETE »

Helena Petrovna Blavatsky
Adyar Edition

la-doctrine-secreteLa divulgation des Enseignements contenus dans « La Doctrine Secrète » est le plus beau cadeau que l’Humanité ait jamais reçu de la part de Ceux Qui, plus adultes qu’elle, ont appris et pratiqué la Science de l’Esprit…
(with also English summary)

Des hauteurs du Tibet où cette Connaissance des réalités humaines et universelles s’était enfermée et fut donc protégée de toute incursion malveillante, une porte s’ouvrit vers l’Occident à la fin du siècle dernier pour dissiper l’ignorance et permettre aux êtres de se resituer dans un Univers qu’ils méconnaissent.

Qu’une telle Connaissance pût exister fit sourire dédaigneusement les Occidentaux du siècle dernier ; nos contemporains sourient moins, car de nombreux Scientifiques se réfèrent à « La Doctrine Secrète » pour orienter leurs recherches et trouver ce qui y était « dit » en un certain langage était une réalité expérimentable.

MAIS QUELLE EST CETTE CONNAISSANCE QUE RELATE « LA DOCTRINE SECRETE » ?

« Issue du Nord de l’Inde, des centaines de milliers d’années avant J.-C., puis transmise à l’Égypte, à la Chaldée, et, comparativement de façon plus récente, en Grèce, la Connaissance des Lois Universelles régissant l’Univers (le Macrocosme) et l’homme (le Microcosme) ainsi que la mise en œuvre de celles-ci (donc les pratiques liées à l’ascèse fondant l’évolution harmonieuse de l’être) était dispensée dans des Temples auxquels pouvaient accéder tout homme et toute femme instruits et dont l’éthique intègre était solidement établie. »

« Cette Doctrine était secrète et seules les élites en bénéficiaient car les masses, encore incultes car soumises, pour la plupart, à un statut social inférieur empêchant toute instruction, devaient être préservées de toute utilisation destructrice de ce Savoir. Aussi, se manifestait-elle pour le peuple sous la forme d’une “religion”, celle-ci n’étant que l’expression allégorique des Lois Universelles. En réalité cet Enseignement était unique et commun à tous les peuples mais il empruntait, pour se concrétiser, un symbolisme adapté à la nature propre des ethnies contactées. C’est pourquoi, sous des apparences multiples, la même Vérité était diffusée. »

« Ce fut cette Vérité qu’elle redéfinit sous l’ancien nom de “Théosophie” et dans ce même contexte nous détenons d’elle la synthèse la plus brillante qui fût jamais faite des Religions, des Mythes et de toutes les Écoles Philosophiques passées. L’universalité de la véritable Connaissance venait d’être démontrée. »

« A l’instar des Professeurs de la Sagesse Antique, elle s’attacha à recourir sans cesse au stade atteint, dans son siècle, par la Science et l’expression de la spiritualité générale afin de restaurer à nouveau la Philosophie et l’ascèse conduisant aux Mystères. »
Cet Enseignement diffusait, en conséquence, les fondements, non seulement de ce qui est devenu aujourd’hui la “Science Moderne”, dans les multiples domaines de cette dernière, mais aussi de la constitution complexe des êtres et du principe essentiel qu’est, dans l’Univers, le phénomène de la Conscience. »
« De cette exhaustivité résultait un pouvoir d’agir sur la matière ainsi que sur la structure subtile de l’être humain que la Science occidentale et les religions ignorent encore. »
« Toutefois, au cours des millénaires, la transmission de cette Doctrine secrète suivit deux voies divergentes :
En Orient, elle survécut, dans un premier temps, dans les Écoles secrètes Védiques, au Nord de l’Inde —d’où elle fut originairement divulguée— et vers lesquelles s’acheminèrent, d’Égypte, de Grèce et d’Asie Mineure, dès la fin du IIème siècle de notre ère, des manuscrits précieux que les remous de l’Histoire occidentale s’apprêtaient à détruire. »

« Elle se concentra, à partir du VIIème siècle, au Tibet. Ce fut le premier Roi Bouddhiste, Song Tsen Gam-po, qui fit venir de l’Inde, à cette époque, des manuscrits inestimables et sauva donc ceux-ci de la destruction devant frapper par la suite, en Inde même, de nombreuses traces écrites de l’Enseignement. Naropa, l’Instructeur Indien, légua, au XIIème siècle, d’autres manuscrits à Marpa le Traducteur qui les ramena au Tibet. Lorsqu’au XVème siècle, le Grand Tsong Kaparé forma le Bouddhisme Tibétain, cette Doctrine — dans toutes ses disciplines : Cosmogénèse, Anthropogénèse, Médecine, Astronomie, Astrologie, Théurgie, etc. — était déjà entièrement sauvée de l’obscurantisme qui était tombé sur le monde. Le Tibet allait préserver ainsi, dans le silence de ses Monastères inaccessibles, la Mémoire humaine. »

En Occident: par le cours de l’Histoire, cette Connaissance Globale Antique devint éparse et s’occulta de plus en plus car son fondement le plus efficace, la Théurgie, constituait un instrument de destruction aux mains d’hommes à l’éthique peu sûre, qui avaient accès d’une façon ou d’une autre à ce Savoir particulier, — ce pouvait être la caste des prêtres elle-même. »

C’est cette « École Arhat Transhimalayenne » qui, par l’intermédiaire de deux de ces Membres, livra ses Enseignements à l’auteur de « La Doctrine Secrète ».
C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons là la révélation ésotérique la plus brillante et la plus authentique sur les Vérités éternelles exprimées dans toutes les Religions et Traditions occultes. Le Chef d’Œuvre le plus monumental de l’Occultisme.

LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 1 / TABLE

Cosmogénèse (1ère partie) - Évolution Cosmique : les Stances de Dzyan :

Le Temps et le Mental Universel.
Les causes de l’Être.
Les causes de l’existence.
Les Hiérarchies créatrices septénaires.
L’antiquité des Sciences physiques.
Monades et Atomes.
Chimie secrète.
La formation des Mondes et des Univers
Les Grands cycles
Les Chaînes planétaires
Les Globes, les Rondes et les Races.
Les Plans de l’Univers.
LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 2

Cosmogénèse (2ème partie) - Évolution du Symbolisme
Science Occulte et Science Moderne :

Symbolisme et Idéographie
Le langage des Mystères et ses Clefs
Substance Primordiale et Pensée Divine
L’Œuf du Monde
Jours et Nuits de Brahama
la Lune, le Dieu Lunus, Phoebé
La Théologie des Dieux créateurs
Les Quatre Éléments
Vie, force et gravitation
Les Éléments et les atomes
Évolution cyclique et Karma
Le Zodiaque et son antiquité
LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 3

Anthropogénèse
Notes sur les stances archaïques et les 4 continents préhistoriques
Le commencement de la vie
Créations des premières Races
Des Races semi-divines aux races humaines
Évolution des animaux
La première chute
Évolution finale de l’homme
La Cinquième race et ses divins Instructeurs
LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 4

Symbolisme archaïque des Religions du Monde
Principes ésotériques corroborés dans chaque Écriture
Adam-Adami
La légende des Anges déchus
Le Titan Prométhée
Le symbolisme des noms mystérieux d’Iao et de Jéhovah
La Croix et la décade de Pythagore
Les mystères du Septénaire
LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 5

Miscellanées
Origine de la magie
Le secret des initiés
Quelques raisons du secret
Dangers de la magie pratique
Doctrines hermétiques et cabalistiques
Appolonius de Tyane
Magie Égyptienne
L’épreuve de l’Initié solaire
Le dernier des Mystère en Europe
LA DOCTRINE SECRÈTE
D’H.P. BLAVATSKY - VOLUME 6

Miscellanées
Symbolisme du Soleil et des Étoiles
Astrologie et Astrolâtrie
Cycles et Avatars
Cycles secrets
La Doctrine des Avatars
Les Sept Principes
Le mystère de Bouddha
Nirvâna
Moksha

ENGLISH SUMMARY :

Helena Petrovna Blavatsky (1831-91) was perhaps the greatest Occultist of the West in recent times, and an outstanding messenger who presented the Ancient Wisdom for the modern age. With little fanfare she brought to bear powerful influences on human affairs, as is exemplified in her life and works. She did not bring anything new to mankind; in fact she succeeded in the great task of communicating wisdom that is as ancient as mankind.

The Secret Doctrine
In May 1882, a spacious estate was bought at Adyar, near Madras (now Chennai), and the Theosophical Society’s Headquarters was moved there at the end of the year. This centre soon became the radiating point for worldwide activity. In 1884 Col. Olcott left for London to petition the British Government on behalf of the Buddhists of Ceylon. HPB, then in rather poor health, went to Europe with him. By the autumn of 1884 HPB was busily engaged in writing her second work, The Secret Doctrine, which was completed and published in two large volumes in October-December, 1888. The third volume was brought out posthumously. Her indefatigable helpers in the transcription and editing of the MSS were Mr Bertram Keightley and Mr Archibald Keightley.

The Secret Doctrine, based on Stanzas translated from the Secret Book of Dzyan with commentary and explanations by HPB, contains the most comprehensive account of esoteric wisdom or Theosophy available to the public. The preparation of the work was a most difficult task, since the author not only had the responsibility of explaining theosophical concepts and principles as clearly as possible, but also the further assignment of demonstrating the presence of this wisdom in religion, science, and other fields of knowledge.

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LA DEUXIEME FATIHA. L’ISLAM ET LA PENSEE DES DROITS DE L’HOMME.

Yadh Ben Achour
Presses Universitaires de France

la-deuxieme-fatihaLe Mot de l’éditeur :  « Comme toutes les autres religions, l’islam doit prendre conscience d’un fait capital : pour survivre dignement dans le monde moderne, il doit se justifier, d’un point de vue universel. Seul ce point de vue rend une idée ou une proposition acceptable par tous, en tant que moralement supérieure ».

Ali ’ibn ’Abî Tâlib, le quatrième Calife, aurait affirmé dans l’un de ses discours que ce ne sont pas les adeptes, fussent-ils majoritaires, qui justifient le droit, mais ce dernier qui donne aux adeptes leur légitimité, fussent-ils minoritaires. L’idée fut reprise par Ghazâlî, le théologien et philosophe musulman en ces termes, en ces termes : « Qui sonde le droit à travers ses partisans sombre dans l’erreur. Sache le droit, tu connaîtras ses hommes ». Cette démarche peut-elle permettre à l’islam de s’approprier une philosophie des droits de l’homme digne des temps modernes ?

Yadh Ben Achour est professeur en droit public et philosophie du droit (Université de Carthage), chercheur en idées politiques de l’islam, membre de l’Institut de droit international.

UN REGARD SUR L’OUVRAGE :

« 25 – Dieu sait mieux que quiconque ce qui est dans vos cœurs, et si vous êtes bienfaisants. Il pardonne aux repentants.
26 – Donne au proche son dû, et à l’indigent et à l’étranger. Mais ne sois pas prodigue.
30 – Dieu ouvre les voies de la fortune selon ce qui lui plaît. De ses créatures, Il voit tout. Il sait.
33 – Vous ne tuerez point, la vie est sacrée sauf pour la cause du droit. (…)
35 – Si vous mesurez, mesurez justement et pesez avec une balance droite. Ceci est juste et meilleure compréhension.
37 – Ne marche pas sur terre avec suffisance, tu ne pourras jamais fendre la terre et tu n’atteindras pas la hauteur des montagnes. »

« Ces versets 23 à 37 de la sourate Al-’isrâ (sourate des Fils d’Israël) ont la force de ceux de la première sourate du Coran intitulée Fâtiha, ouverture obligatoire de toutes les prières musulmanes. En raison de leur importance, je me permets de les regrouper sous le nom de « Deuxième Fâtiha » : par la majesté de son inspiration, cette section du Livre sacré a en effet le privilège de guider croyants et non-croyants vers une éthique universellement acceptable, potentiellement inspiratrice d’un droit moderne.

Nos fatwas pakistanaises, saoudiennes, égyptiennes ou européennes ne font que susciter la moquerie du monde et le mépris des nations non musulmanes. Leur inspiration est trahison, parce qu’elles condamnent l’islam à n’être plus qu’une religion de parade et d’accoutrements, dans laquelle le signe tient lieu de foi. On ne peut aimer l’islam et accepter un tel abrutissement. Il faut relire les quatorze commandements de cette sourate entrante du Coran pour diriger la pensée musulmane vers un renouveau radical : vers la démocratie, la liberté et l’État de droit. »
(Y. B. A.)

LA CRITIQUE DE MALEK KHADHRAOUI |
22.07.2011

« Un essai essentiel pour comprendre l’esprit des révolutions démocratiques arabes, par l’un des tout premiers juristes du Maghreb, acteur de la reconstruction politique tunisienne.
Comme toutes les autres religions, l’islam doit prendre conscience d’un fait capital : pour survivre dans le monde moderne, il doit se justifier d’un point de vue universel. Seul ce point de vue rend une idée ou une proposition acceptable par tous, en tant que moralement supérieure. L’auteur s’interroge sur une conception moderne des droits de l’homme existant dans l’islam ».

EXTRAIT

Libérer la liberté
Une victoire toujours annoncée, une défaite toujours recommencée. Ce malaise dans la liberté est aussi lointain que l’origine de l’homme. Pour une raison simple : la liberté, il la faut, pour aller de l’avant, pour penser, avant tout, pour espérer, pour défier les forces naturelles ou sociales qui nous enchaînent, pour progresser, dans le domaine de la pensée, de la science, de l’action morale et politique, en un mot pour améliorer la condition humaine.
La difficulté, c’est que l’homme est plutôt enfanté par ses servitudes. La liberté, dans son ampleur maximale, en tant qu’elle signifie l’absence de contraintes, supposerait un être inconditionné, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’homme. En ce sens, l’histoire de la liberté est donc l’histoire d’une impossibilité, et aucune réflexion, aucune philosophie sérieuse n’a jamais prétendu attaquer le problème de la liberté sous cet angle. Elle se heurterait fatalement aux deux facteurs qui enchaînent l’homme en tant que créature.
Le premier est constitué par la chaîne du temps. Si je peux supposer être maître de mon temps présent, sachant que ce temps présent dépend d’un passé qui le conditionne par nécessité, et que ce passé que je ne peux plus gouverner a définitivement échappé à ma maîtrise, je dois en conclure que je ne peux être maître de moi-même et de mon destin.
Le deuxième est constitué par la chaîne de la nature, elle-même déterminée par la chaîne du temps. L’homme constitue un élément de cette nature. Il est, comme on l’a dit, poussière et retournera à la poussière. Naître, vivre, périr constituent les lois immuables de notre espèce, parce qu’elles sont les lois de la nature. Quelle liberté, pour des êtres qui ne peuvent rien espérer de plus que de perpétuellement donner la vie à des condamnés et qui ne cessent de recommencer, toujours recommencer, sans choix possible, le cycle infernal de la vie et de la mort ?
Pour certains penseurs, c’est pour répondre à l’inacceptabilité primordiale de l’humain que ce dernier a inventé la liberté céleste. Cette liberté absolue qui lui a été refusée, l’homme, au cours de sa longue existence, n’a fait que la penser en transférant ses conditions vers le ciel, par un acte d’abandon qui « le pose inéluctablement comme sujet du désir », désir de l’absent, de Dieu et de l’origine innommable(1). C’est au nom de cette liberté qu’une partie de l’humanité, celle du Dieu unique, a compris sa propre existence. La liberté a été posée comme un statut absolument inaccessible qui explique et justifie la condition même de l’humain.
Ce qui est certain, c’est que la religion pense la liberté au-delà du monde. Mais, en procédant ainsi, l’homme a préparé les mécanismes de sa dépendance. Par la suite, le progrès de la science, ainsi que celui de la philosophie, qui l’accompagne, a rendu caduque et inacceptable cette dépendance. La modernité a consisté, précisément, à reconquérir la liberté perdue, dans les limites plus ou moins étroites permises par la condition même de l’homme.
Comment la pensée religieuse a-t-elle théorisé la liberté en dehors du monde ? Comment sur le socle de cette liberté céleste s’est édifiée l’organisation de notre dépendance ? Enfin, comment est-il possible de reconquérir une part de cette liberté, pour la remettre au service de l’humain ?

Penser la liberté, au-delà du monde
Pour admettre le concept même de la liberté, pour le rendre possible, il a fallu ignorer et détruire ce qui le rend impossible dans l’expérience humaine. L’impermanence, le dépérissement, la finitude, sont devenus absolu, éternité et infinité. Un être en dehors du monde a ainsi été placé également en dehors du temps. Pour lui, il n’y a pas d’après, pas d’avant. Il n’est pas engendré. Il n’a pas de fin. Il est souverain – d’une souveraineté absolue. Il est l’intelligence première, à l’origine des intelligences inférieures des anges, des génies et des êtres humains. À ce titre, il devient l’ordonnateur de l’harmonie universelle.
Car, sinon, comment « tout cela » tiendrait-il, sans l’intervention divine, sa volonté, sa grâce, son action, y compris la présence du mal dans l’existence ? Le mal a embarrassé la pensée religieuse. Elle a alors répondu : les actes de Dieu ne sont pas justiciables des catégories de la morale humaine. Ce n’est pas l’affaire de Dieu de plaire aux hommes et de s’adapter à leurs valeurs ou à leur représentations. Il revient à l’homme, exclusivement, de se justifier, par ses œuvres, auprès de Dieu.
Dieu, par conséquent, est libre. Il est la seule liberté concevable. C’est cette liberté qui rend tout le reste possible (2). Mais alors plus de libre arbitre pour l’homme. Avec l’idée de Dieu, il devient en effet inconséquent de croire au libre arbitre inconditionnel, comme l’ont cru les pélagiens ou les mutazilites.
Saint Augustin, qui croyait au libre arbitre de la volonté(3) de choisir entre la passion du mal et la raison du bien, avait reproché à Pélage d’avoir prétendu : « Tous sont régis par leur volonté propre, et chacun est abandonné à son propre désir. »(4) En conséquence, Pélage, sans nier évidemment le rôle de la grâce, faisait prévaloir le libre arbitre. À ce titre, les pélagiens enseignaient que le péché originel ne se transmettait pas aux enfants. Célétius, disciple de Pélage, affirmait : « Le péché ne peut être qu’un délit de notre volonté et non pas de notre nature. » (5). Partant de l’idée que l’homme est doué de raison, et donc de discernement, les pélagiens en ont déduit une faculté humaine qui consiste en la possibilité de choisir entre des contraires, comme le bien et le mal. Cette même raison qui permet à l’homme d’accéder à la connaissance de Dieu et à sa justice devient ainsi la source de sa liberté, y compris la liberté de violer la loi divine (6). La liberté règle les rapports entre les hommes, mais également entre l’homme et Dieu, ce qui exclut la contrainte du péché originel.
Pour les mutazilites, qui réagissent au déterminisme fataliste des jabrites, la liberté procède à la fois de la justice de Dieu et de la raison humaine. La raison devient la source du libre arbitre, c’est-à- dire, comme chez les pélagiens, de la possibilité de choisir entre des contraires. Sans cette liberté, Dieu serait injuste et le Jugement dernier serait absurde. Or, Dieu s’est obligé à être juste. La rationalité de Dieu ainsi que sa justice rendent nécessaire la liberté de l’homme.
Les mutazilites furent combattus et vaincus par les asharites. Ces derniers prétendirent adopter une thèse moyenne entre le déterminisme et le libre arbitre, par leur théorie du kasb. D’après cette théorie, l’homme n’est pas l’auteur de ses actes. Ces derniers sont créés par Dieu, l’homme ne fait que les endosser. Mais Averroès, en véritable philosophe, démasquera les faiblesses de la théorie asharite, qui n’était à ses yeux qu’un déterminisme masqué. Mais il montrera également les contradictions de la théorie mutazilite du libre arbitre, philosophiquement intenable, pour les raisons que nous avons indiquées précédemment. Le temps et la nature, régis par le principe de causalité, disqualifient en effet l’idée d’une liberté humaine.

1- Olfa Youssef, Le Coran au risque de la psychanalyse, Paris, Albin Michel, coll. « L’islam des Lumières », 2007, p. 185 et 186.
2- En posant ces fondements, la philosophie religieuse tombe dans une contradiction indépassable. En effet, pour pouvoir être au-dessus du temps, sans avant ni après, une liberté absolue suppose une immobilité absolue, sans mouvement, sans manifestation, sans communication, sans action. Or, par le fait même de la création, en particulier celle des êtres vivants, par le fait de sa communication avec les anges, avec le diable ou avec les hommes, par la réunification dernière de l’homme et de Dieu, Dieu tombe, en définitive, dans le piège du temps. Il s’inscrit lui-même dans l’avant et dans l’après, il se conditionne lui-même, ce qui limite sa souveraineté et contredit la thèse de départ d’un Dieu libre et absolument souverain, en dehors du temps.
3 -Comme cela ressort des trois livres de son Traité du libre arbitre (Oeuvres complètes de saint Augustin, t. III, Bar-le-Duc, L. Guérin & Cie, 1869), p. 322. Et comme cela ressort encore plus clairement de son livre De la grâce et du libre arbitre (OEuvres complètes, t. XVI, Barle-Duc, L. Guérin & Cie, 1871), p. 268.
4- Dans sa « Lettre à Aurèle, évêque de Carthage », in « Les actes du procès de Pélage », OEuvres complètes de saint Augustin…, tome XV, op. cit., p. 565.
5 -M. Poujoulat, Histoire de saint Augustin, t. III, Paris, J. Labitte, 1845, p. 2.
6- Michel Meslin, article « Pélagianisme », Encyclopædia Universalis.

TABLE DES MATIERES

Avant-propos

Introduction
Les droits modernes
L’islam et la pensée des droits de l’homme
« Sache le droit, tu connaîtras ses hommes »
La norme universellement acceptable
La deuxième Fâtiha

Chapitre premier. — Le cri de la justice et la logique de l’indignation
Le sens du droit précède sa science
L’esprit de justice et ses porteurs
Les trois « vérités-droits »
Du jaillissement de l’esprit de justice
La loi de Hume, ou quand la norme est dans la chose

Chapitre II. — L’homme, « cet animal qui… »
Le corps et sa souffrance
L’islam et l’animal
La question du sacrifice
La preuve autoréférentielle

Chapitre III. — De l’esprit de justice à l’état de droit
Un certain droit
Croyant et citoyen
Un certain État
Les pesanteurs de l’histoire et les ruses de la tyrannie

Chapitre IV. — Les figures de l’homme
L’animal culturel
Imago Dei
Les droits de l’être-homme
Les droits fondamentaux entre les principes et les législations
« Vivre au moindre mal possible »

Chapitre V. — Libérer la liberté
Penser la liberté, au-delà du monde
L’organisation de la dépendance
La meilleure liberté possible

Chapitre VI. — Les trois défis de la dépendance
Défi de l’historicisme
Défi du naturalisme
Défi du culturalisme

Chapitre VII. — L’arc référentiel
Droits de l’homme et droits de Dieu
La parole incréée de Dieu
La parole inspirée
La question cruciale de la législation des droits
Le syndrome de Buridan

Chapitre VIII. — Du concordisme et de ses limites
Droits de l’homme et « révélationnisme »
L’inenvisageable brisure de l’arc
Les cas Jamâl al-Banna et Mohamad Talbi

Chapitre IX. — La lettre et l’esprit
La lettre de la loi et le mouvement de la vie
Protagonistes, enjeux, relecture
Les Maqâçid a-Shari‘a
La liberté de conscience

Chapitre X. — La loi de Dieu et la purification des sociétés impies
La destruction de la société impie (Jâhiliyya)
« Nos droits et libertés nous viennent de Dieu… »
‘Abdelqâdir ‘Ûda et la meilleure loi pénale possible
Égalité, liberté, démocratie islamiques

Conclusion
Les salafistes et « les autres »
Les batailles de la liberté

Yadh Ben Achour est professeur en droit public et philosophie du droit, spécialiste des idées politiques de l’islam, membre de l’Institut de droit international. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et en particulier, dans la même collection, d’Aux fondements de l’orthodoxie sunnite (PUF, « proche Orient », 2008/Tunis, CERES Éditions, 2009). Au lendemain de la Révolution du jasmin, il a été nommé président de la Commission de réforme politique de la Tunisie.

Date de parution : 11/05/2011
Nb de pages : 208 p.
ISBN : 978-2-13-059092-7

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FIDELE A L’AVENIR. A L’ECOUTE DU CARDINAL CONGAR

Frère Emile, de Taizé
Presses de Taizé

fidele-a-lavenirA partir de la pensée d’Yves-Marie Congar, père du Concile Vatican II, frère Emile mène une réflexion sur l’Eglise et ses ressources pour penser l’avenir.

La fidélité au passé ? Nous croyons savoir ce dont il s’agit.
Mais qu’en est-il de l’appel à être fidèle à l’avenir ? Les chrétiens sont-ils toujours conscients de leur responsabilité à cet égard ? Yves Congar (1904-1995), l’un des théologiens les plus importants du XXe siècle, s’est toujours montré attentif à cet appel. Son sens de l’avenir, sa conviction qu’il se passe réellement quelque chose dans l’histoire, l’ont conduit, en véritable sourcier, à remettre en valeur des pans oubliés de la tradition chrétienne, notamment ceux qui valorisent la personne.

Homme profondément enraciné, d’une vaste culture historique, il savait que la tradition n’est pas répétition, mais inventivité et créativité. L’urgence des réformes qu’appelle un monde en mutation caractérise nombre de ses écrits ainsi qu’un sens aigu de la catholicité, c’est-à-dire le sens d’une Eglise qui n’est pas sectaire, mais qui vit et pense ” selon le tout “. Lorsqu’il réfléchit à l’autorité et à son exercice, Yves Congar ne pense pas à un pouvoir bridant les libertés.

Tout attaché à retrouver le spécifique chrétien, il décrit une réalité qui est au service de la croissance où l’attention à l’inconnu, à l’imprévisible joue un rôle de premier plan. L’étude de ces quatre thèmes - tradition, réforme, catholicité, autorité - constitue le coeur de ce livre et permet d’entendre la voix d’Yves Congar. Une voix essentielle pour notre temps: celle d’une audacieuse fidélité.

SOMMAIRE

DES SEMENCES ET UNE TERRE ACCUEILLANTE
TRADITION ET AVENIR
« L’EGLISE NE VIT QU’EN REFORMANT »
VIVRE ET PENSER « SELON LE TOUT »
L’AUTORITE AUTREMENT

Format : Broché
Paru le : 06/05/2011
Nb. de pages : 238 pages
Dimensions : 20,5cm x 14cm x 1,4cm
ISBN : 978-2-85040-309-5
EAN : 9782850403095

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Les enfants de Jocaste

Christiane Olivier
Denoël

les-enfants-de-jocasteEn face d’Oedipe, une psychanalyste pose la figure de Jocaste, la mère qui règne sur son fils en l’absence du père tué, Laïos. Pour elle, l’antagonisme hommes-femmes trouve sa source dans la figure de la mère, différemment ressentie par le petit garçon et la petite fille. Ce procès du maternage se veut un mode d’emploi de la vie de couple.

Présentation de l’éditeur : Voici “l’autre psychanalyse”, la part féminine, celle que Freud n’a pas pu écrire. En face d’Oedipe, il y a Jocaste, sa mère, qui règne sur son fils en l’absence de Laïos, le père tué. Et Jocaste règne toujours, non seulement sur son fils, mais sur sa fille, en l’absence du père qui abandonne avec joie les soins et l’éducation du jeune enfant à sa femme. Soins et éducation qui sont ainsi monosexués alors que les enfants sont de deux sexes.

Pour Christiane Olivier, femme et psychanalyste, c’est l’ombre de la mère, ressentie si différemment par le petit garçon et la petite fille, qui explique et nourrit l’antagonisme séculaire entre l’homme et la femme. Dans un style clair et accessible à tous, elle dresse le procès non pas de la maternité, mais du maternage, procès qui peut aussi se lire comme un mode d’emploi de la vie du couple. Elle démontre, avec humour, que la fameuse “envie du pénis” dont souffriraient les femmes pourrait bien n’être que la projection d’une “envie du sein” ou “envie de l’utérus” dont souffriraient les hommes, et que nos hommes politiques ayant parfois résolu leur Oedipe n’ont presque jamais résolu “leur Jocaste”.

TABLE DES MATIERES

LA CONSPIRATION DU SILENCE
AU COMMENCEMENT ETAIT FREUD
CONTINENT NOIR OU PAGE BLANCHE ?
LE DIFFEREND OEDIPIEN ORIGINE DE TOUTES LES DIFFERENCES
ANATOMIE OU DESTIN ?
SOUVENIR D’ENFANCE (QUI N’EST PAS DE LEONARD DE VINCI)
LE DESERT BLANC DE LA PETITE FILLE
LA TOILE D’ARAIGNEE DU PETIT GARCON
L’IMPOSSIBLE RENCONTRE
WORDS OU WAR

AVIS DE LECTRICES ET LECTEURS :

Pour une “autre psychanalyse”
C. Olivier s’étonne de la “conspiration du silence” faite autour de cette figure mythique de la mère, pourtant tellement présente en l’absence du père, Laïos. Passant de la tragédie classique au drame contemporain, elle repose alors la question de l’Oedipe dans la famille nucléaire actuelle . Passionnant!

Magnifique
Ce livre est splendide. A part le premier chapitre un peu rébarbatif ou elle règle son compte à Freud que je n’ai pas pris plaisir à lire, ce livre est vraiment génial et prenant. Il met au jour le complexe d’Oedipe du garçon et celui de la fille. Cette différence explique bien des comportements masculins/féminins dans la vie adulte et nous sommes amenés à mieux comprendre le comportement de l’autre sexe. Et cela doit nous donner des leçons sur comment éduquer nos enfants pour éviter le cercle infernal. J’ai vraiment beaucoup apris et surtout découvert des choses que l’on ne soupçonnait pas et je me suis aussi beaucoup reconnue dans ses explications. A lire, à lire, à lire, à lire et surtout par les deux sexes .

LA référence!
Vite Jocaste en édition de poche ! Un ouvrage impressionnant que je recommande sans cesse aux apprenti(e)s féministes et aux mères célibataires. Tout aussi capital pour les hommes.

Un livre que toutes les femmes devraient lire !
Enfin une femme donne “l’explication” tant attendue sur le fameux et très machiste complexe d’Oedipe de Mr Freud !!!Pouvoir ENFIN lire noir sur blanc la réalité ! Il était temps…Merci Christiane Olivier ,et ce, au nom de toutes les femmes !!!

Publié en 1980 par Denoël/Gonthier, réédité en 2001, Les Enfants de Jocaste s’est vendu toutes éditions confondues à 270 000 exemplaires. Christiane Olivier est également l’auteur de La Psychafamille (Denoël, 1988), Le Fils d’Oreste (Flammarion, 1994), Filles d’Eve (Denoël, nouvelle édition 2000), L’Ogre intérieur (Fayard, 1998), et Petit livre à l’usage du père (Fayard, 1999).

Format : Broché
Paru le : 21/04/2011
Nb. de pages : 186 p.
Dimensions : 14,2cm x 22,4cm x 1,5cm
ISBN : 978-2-207-11112-3
EAN : 9782207111123

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ACCUEILLIR NOTRE VRAI MOI

Paul Ferrini
Editions Dangles

accueillir-notre-vrai-moi-ferrini-paul-archambaultLa blessure est intimement liée au tableau de la vie. Elle est présente à la naissance, pendant l’enfance et à la puberté mais encore à l’âge adulte et à la vieillesse. La question n’est pas “Avons-nous une blessure ?” mais plutôt “Que faire de cette blessure ? Désirons-nous la guérir…

« Désirons-nous la guérir ou bien la transmettre ?”
Il y a trois ans, Paul Ferrini a élaboré un processus de transformation pour aider les gens à guérir en profondeur, à découvrir leurs dons et à favoriser la guérison des autres. Depuis lors, beaucoup d’hommes et de femmes ont adhéré à ce processus, ont guéri de leurs blessures et se sont lancés dans leur mission de vie.

L’un deux écrit : ” Aujourd’hui ma vie n’est plus comparable à ce qu’elle était quand je suis entré dans cette communauté.
J’ai guéri de ma blessure initiale. Je ne me sens plus trahi ou abandonné. J’ai appris à être présent à ma vie, à être là pour les gens que j’aime. Je ne me sens plus obligé de fuir l’amour. Mon voyage de guérison m’indique clairement : si je peux guérir, vous le pouvez aussi. La guérison est possible à tous ceux qui la désirent. La puissance de l’amour dépasse notre imagination. Lorsque nous avons le courage d’ouvrir notre coeur et d’y inviter l’amour, tous les aspects de notre vie sont transformés.
J’en suis la preuve vivante! “.

Notre processus de guérison nous aide à prendre conscience que, pour rencontrer notre vrai moi, notre faux moi doit impérativement mourir. Cette expérience de mort de l’ego crée dans notre vie une crise psychologique et spirituelle au cours de laquelle il nous est demandé de lâcher les priorités de l’ego et d’affronter nos peurs sans détour. Elle nous invite à entrer en contact avec notre blessure originelle et à guérir de notre sentiment de honte et d’indignité. Ce livre est un itinéraire précis, un guide destiné à surmonter cette crise spirituelle.

Il présente l’histoire authentique de personnes qui ont guéri de leurs blessures trouvé leurs dons et appris à vivre en harmonie avec leur mission spirituelle. Il y a trois ans, Paul Ferrini a élaboré un processus de transformation pour aider les gens à guérir en profondeur, à découvrir leurs dons et à favoriser la guérison des autres ; depuis lors, beaucoup d’hommes et de femmes ont adhéré à ce processus, ont guéri de leurs blessures et se sont lancés dans leur mission de vie.

A propos de l’auteur :
Paul Ferrini a écrit plus de trente livres sur l’amour, la guérison et le pardon. La synthèse unique qu’il fait entre spiritualité et psychologie dépasse le cadre des guides pratiques de développement personnel pour accéder au coeur-même de la guérison. Ses conférences, ses retraites, sa méthode du Groupe d’Affinités ont aidé des milliers de personnes à approfondir leur pratique du pardon et à ouvrir leur coeur à la présence divine, en eux et chez les autres.

Paperback: 192 pages
Publisher: Editions Dangles (16 Nov 2010)
Language French
ISBN-10: 2703308620
ISBN-13: 978-2703308621

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DIRE NON POUR ETRE HEUREUX

Greg Cootsona
L’Opportun


dire-non-pour-etre-heureuxIl n’est pas facile de trouver la voie vers la plénitude et être heureux est une quête souvent ardue.
Dire non pour être heureux est un guide hors pair pour quiconque souhaite être de ce passionnant voyage. Ce livre vous apprend à dire « non » et à faire les bons choix parmi des sollicitations souvent aussi voraces de temps que d’énergie.

Grâce à lui vous dépasserez la frénésie du monde actuel et pourrez réorienter votre vie de façon positive et être heureux ! Souvent avec humour, Greg Cootsona vous encourage à sonder votre coeur sur vos idéaux véritables et vous propose des exercices pratiques pour dire « oui » aux « non ».

Résultat : une vie passée à dire « oui » à ce qui compte vraiment, c’est-à-dire à la famille, aux amis, à l’amour, à la créativité. Alors, qu’attendez-vous pour dire « oui » au bonheur ?

A partir d’exemples simples et de cas réels, G. Cootsona invite à découvrir le pouvoir du non, aussi bien dans le travail que dans la vie quotidienne
Il n’est pas facile de trouver la voie vers la plénitude et être heureux est une quête souvent ardue. Dire non pour être heureux est un guide hors pair pour quiconque…

Greg Cootsona est pasteur à la Bidwell Presbyterian Church, à Chico, en Californie. Il a également exercé à la paroisse presbytérienne de la Cinquième Avenue à New York, où il dirigeait le Centre d’études chrétiennes. Il est marié et père de deux petites filles.

Format : Broché
Nb. de pages : 255 pages
Dimensions : 15cm x 24cm x 1,6cm
ISBN : 978-2-360-75012-2
EAN : 9782360750122

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AU COEUR DU PRESENT - UNE MEDITATION POUR CHAQUE JOUR

Osho
Editions Almasta

365 pages de texte - Une méditation pour chaque jour.
Par le créateur de la “méditation dynamique”.

au-coeur-du-present

« Un jour, quelqu’un demanda à Osho s’il avait un message à transmettre à un ami qui lisait tous ses livres et qui les soulignait minutieusement. Osho répondit : Dites à votre ami que ce que je dis vraiment se trouve entre les lignes, alors, quand il souligne, il barre. Vous êtes assis… la soirée est silencieuse. Le soleil s’est couché et les étoiles apparaîssent. Soyez simplement. Ne dites même pas : «C’est beau», car dès que vous dites que c’est beau, ce n’est plus pareil. Pourquoi faire intervenir le passé ? Le présent est si vaste, le passé si étroit. Pourquoi regarder à travers le trou d’un mur quand on peut sortir et voir le ciel tout entier ? Essayez de ne pas utiliser de mots, car ce qu’il y a de mieux, c’est le silence ».

EXTRAITS DU LIVRE

L’illumination
Au moment où vous vous illuminez, l’existence entière s’illumine. Si vous êtes sombre, toute l’existence est sombre. Tout dépend de vous.
Il y a des milliers d’idées fausses sur la méditation. La méditation est très simple : elle n’est rien d’autre que la conscience. Elle ne consiste pas à psalmodier, à utiliser un mantra ou un rosaire. Ce sont là des méthodes hypnotiques. Elles peuvent vous procurer un certain repos - il n’y a rien de mal à cela; si l’on cherche seulement à se détendre, c’est parfait. N’importe quelle méthode hypnotique peut être utile, mais si l’on veut connaître la vérité, cela ne suffît pas.
La méditation consiste simplement à transformer votre inconscience en conscience. Normalement, seul un dixième de notre esprit est conscient et neuf dixièmes sont inconscients. Seule une petite partie de notre esprit, une mince couche, est éclairée, sinon toute la demeure est dans l’obscurité. Et le défi, c’est de faire croître cette petite lumière jusqu’à ce que toute la demeure en soit inondée, que pas un seul recoin ne reste dans l’obscurité.
Quand toute la demeure est pleine de lumière, la vie est un miracle ; elle devient magique. Elle n’est plus ordinaire - tout devient extraordinaire. Le profane se transforme en sacré et les petites choses de la vie commencent à prendre une signification qu’on n’aurait jamais pu imaginer. Les pierres ordinaires apparaissent belles comme des diamants, l’existence entière s’illumine. Au moment où vous vous illuminez, l’existence entière s’illumine. Si vous êtes sombre, toute l’existence est sombre. Tout dépend de vous.

Le commencement
Où que vous soyez, c’est toujours au commencement. C’est pourquoi la vie est si belle, si jeune, si fraîche.
Quand vous pensez que quelque chose est achevé, vous devenez comme mort. La perfection, c’est la mort, aussi les perfectionnistes sont-ils suicidaires. Vouloir être parfait est une façon détournée de se suicider. Rien n’est jamais parfait. C’est impossible parce que la vie est éternelle. Rien ne se conclut jamais ; il n’y a pas de conclusion dans la vie – juste des sommets de plus en plus hauts. Mais une fois que vous avez atteint un sommet, un autre vous défie, vous appelle, vous invite.
Souvenez-vous que, où que vous soyez, c’est toujours un commencement. Ainsi vous restez toujours un enfant, vous restez vierge. Et tout l’art de la vie est là – rester vierge, rester frais et jeune, non corrompu par la vie, non corrompu par le passé, non corrompu par la poussière qui s’accumule ordinairement sur les chemins au cours du voyage. Souvenezvous que chaque instant ouvre une nouvelle porte.
C’est très illogique, car nous pensons toujours que s’il y a un commencement, il doit y avoir une fin. Mais on n’y peut rien. La vie n’est pas logique. Elle commence, mais ne finit pas. Rien de ce qui vit vraiment ne finit jamais. Cela continue infiniment.

Le défi de la nature sauvage
Ce n’est qu’un début. Vous devrez traverser de plus en plus de pays étranges. La vérité est plus étrange que la fiction. Mais soyez courageux.
Avant d’aller à l’intérieur de vous-même, vous ne savez pas quelle partie de vous ne vous a jamais été révélée. Vous avez vécu avec un petit fragment de votre être. Vous avez vécu comme une goutte d’eau alors que votre être est comme l’océan. Vous n’étiez identifié qu’avec la feuille de l’arbre alors que tout l’arbre vous appartient.
Oui, c’est très étrange, parce qu’on commence à se déployer. Il faut absorber de nouvelles réalités. A chaque instant, on rencontre des faits qu’on n’a jamais rencontrés, chaque instant entraîne l’instabilité et c’est le chaos continuel. On ne peut jamais se fixer. On ne peut jamais devenir certain, car qui sait ce qui va s’ouvrir à vous l’instant suivant ?

Osho était un maître spirituel indien. Il vécut d’abord en Inde puis dans d’autres pays dont, principalement, les États-Unis où il avait fondé un centre spirituel en Oregon. Il a inspiré le mouvement spirituel et philosophique controversé qui a pris son nom : “Osho”. Il est le créateur de la “méditation dynamique”.

Format: Broché
Nb. de pages : 384 pages
Dimensions : 21cm x 14,8cm x 1,9cm
ISBN : 978-2-940095-23-0
EAN : 9782940095230

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AIMER SANS DEVORER

Lytta Basset
Albin Michel

L’anesthésie affective et l’enfermement en soi-même sont des expériences beaucoup plus communes qu’on ne veut bien l’avouer.

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Car, pour la plupart, nous ne croyons pas, ou plus, à la possibilité d’un amour véritable, vivant, puissant sans être dévorant. Et ce n’est pas l’idéologie de l’amour tel que l’a enseigné un certain christianisme qui peut nous être d’un quelconque secours : il nous emprisonne au contraire dans une relation mortifère.

Lytta Basset nous montre pourtant qu’existe en chaque personne une étonnante réceptivité à l’amour, prête à s’épanouir dès lors que l’on consent à accueillir le manque comme une bénédiction.

L’amour qui se sait indigent laisse la place à un ” souffle de vérité ” qui déstabilise, mais pour venir à bout des confusions, blocages et ressentiments. Il mène alors à la découverte d’une ” part de feu ” en soi dont on ne savait rien. Ce feu, ce souffle qui traversent tout être humain, sont ceux dont parle l’Évangile. Nous sommes invités à nous y exposer, hors de toute contrainte sociale, morale ou religieuse, pour accéder à des relations affectives fécondes.

Dans son livre plein de sagesse, Lytta Basset offre un nouveau souffle à nos rencontres sentimentales. De quoi rendre le quotidien plus respirable, tout en sachant apprécier la quintessence de l’affection humaine.

Video sur le livre :
http://www.dailymotion.com/video/xf45ve_lytta-basset-aimer-sans-devorer_news

LU DANS LA PRESSE :

C’est sur un ton personnel que Lytta Basset commence son livre : « j’avoue qu’il m’a fallu du temps, beaucoup de temps. Des combats à répétition, dont je me serais bien passée. Des ornières où je m’enfonçais tant et plus. La pesanteur de situations sans lendemain, quand “l’enfer c’est les autres”. … Tout cela pour parvenir à lâcher la hantise d’être aimée, vraiment aimée. » C’est aussi un livre théologique sur l’amour, la place de l’amour entre Dieu et les hommes ; ce que disent les Evangiles sur l’amour, les liens de fraternité spirituelle, la notion du royaume de l’amour annoncé par Jésus… C’est aussi un livre de psychologie sur l’amour, quand elle cite en références Boris Cyrulnik, ou Jean-Claude Kaufmann. 430 pages pour identifier ce que peut et doit être un amour libre, sans contraintes, un amour qui libère et rend heureux. Elle développe 7 grands aspects de la relation d’amour. D’abord, elle explore le temps de l’anesthésie des sentiments, quand « le cœur n’y est plus », quand l’espérance d’aimer, et même le savoir aimer est perdu, oublié, ignoré. Puis, dans le 2ème chapitre intitulé « La traversée de la haine », elle étudie l’inéluctable séparation, le nécessaire travail de différenciation entre soi et l’aimé. Le 3ème chapitre attire notre attention sur la communication qui se passe « en vérité ». Une relation d’amour ne peut se construire que sur une relation vraie et sincère. Le chapitre 4, « Un partenariat qui a du souffle » explore les notions psychologiques du manque et de la complémentarité de l’autre qui vient combler un manque en soi. Le 5ème chapitre met en rapport deux mots qui ne peuvent s’accorder : l’obligation et l’amour. Ils sont incompatibles comme Evangile et contrainte. Dans ce chapitre, est aussi rappelé la notion du Saint esprit que Lytta Basset choisit d’appeler « souffle d’amour ». Si l’amour n’est pas de l’ordre de l’obligation, comment reconnait-on la présence du Souffle d’amour ? Dans le 6ème chapitre, elle fait un parallèle entre la mort et l’amour, en rappelant selon la tradtion chrétienne que l’amour est aussi (ou plus) fort que la mort. Pâques, la résurrection du Christ « en est le signe éclatant ». Mais que faisons-nous de cet amour ? Doit-on privilégier l’amour de au-delà de tout ? C’est ce qu’elle aborde dans le dernier chapitre « Chérir la relation ».
Cette étude de Lytta Basset est vaste, houleuse, englobante. « Aimer sans dévorer » mais avec des bras grands ouverts qui embrasse la notion de l’amour sous son aspect théologique (surtout), philosophique, psychologique. C’est aussi un livre qui s’est greffé sur de fortes expériences de vie, analysées et reorganisées pour en faire cette synthèse.
http://www.untempspourtout.fr/fiche_3104_Aimer-sans-devorer

Lytta Basset, professeure de théologie protestante en Suisse, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, ainsi qu’un témoignage, Ce lien qui ne meurt jamais (2007). Avec ce nouveau livre où elle s’implique tout entière, elle inaugure un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l’éthique.

Nb de pages : 437 p.
Format: Broché
Dimensions: 22.5 x 14.5 x 3.1 cm
ISBN: 9782226215574
EAN13: 9782226215574

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AGENDA DES FETES JUIVES. AN 5771

Marek Halter,
Arthaud

Pour chaque événement qui jalonne le calendrier hébraïque, Marck Halter explique la tradition ou livre une anecdote, puisée dans son histoire ou héritée des préceptes bibliques. L’ensemble des chroniques de ce passionné de l’histoire du judaïsme permet de suivre pas à pas et de comprendre les grands moments de l’année et les fêtes juives.

agenda-des-fetes-juives-an-5771

Agenda des fêtes juives 5 771 (septembre 2010 - septembre 2011) …
Pour chaque événement qui jalonne le calendrier hébraïque, Marek Halter explique la tradition ou livre une anecdote, puisée dans son histoire ou héritée des préceptes bibliques. L’ensemble des chroniques de ce passionné de l’histoire du judaïsme permet de suivre pas à pas et de comprendre les grands moments de l’année et les fêtes juives.

REVUE DE PRESSE /
La critique de Jean-Pierre Allali sur le site du CRIF :

« Romancier d’exception, Marek Halter nous offre, au fil des ans, des ouvrages aussi variés que passionnants. De la Bible au féminin au Kabbaliste de Prague en passant par les personnages savoureux du « Vent des Khazars ». C’est pourquoi on sera étonné de le voir publier un agenda des fêtes juives. Chaque solennité est expliquée, de Roch Hachana à Tisha Beav. De très jolies illustrations végétales agrémentent ce livre juif des heures, des jours, des semaines et des mois du calendrier hébraïque. Sympa et original. »

L’AUTEUR :

Marek Halter Marek Halter est né en 1936 à Varsovie, d’une mère poétesse yiddish et d’un père imprimeur.
En 1941, la famille fuit le ghetto pour l’URSS et après un bref séjour à Moscou, elle est envoyée à Kokand, en Ouzbékistan, avec des milliers d’autres réfugiés. La dysentrie et la mort frappent. Après la guerre, Marek et ses parents retournent en Pologne, mais l’antisémitisme toujours vivace les empêche de s’y réinstaller.
La famille émigre à Paris. Là, Marek apprend l’art du mime avec Marcel Marceau, puis entre à l’école nationale des beaux-arts. En 1954, il obtient le prix international de Peinture de Deauville et s’envole pour deux ans à Buenos Aires, où on l’a invité à exposer.
De retour en France, il publie des articles, milite, intervient auprès des hommes d’Etat pour le respect des droits de l’homme et la paix au Proche-Orient, contre l’antisémitisme et le racisme. Après la guerre des Six Jours, il fonde le Comité international pour une paix négociée au Proche-Orient, et se rend à plusieurs reprises dans la région pour tenter de convaincre les dirigeants israéliens et arabes de se rencontrer et d’entamer un dialogue. Il relate ses expériences dans un livre, Le Fou et les rois, paru en 1976. Rapidement promu best-seller, ce dernier reçoit le prestigieux prix Aujourd’hui.
Mais le succès ne détourne pas Marek Halter de ses engagements. Dans les années qui suivent, il est à l’origine de nombreuses campagnes internationales et se bat pour diverses causes en Argentine, en URSS, en Afghanistan, au Proche-Orient, sans oublier la France : en 1984, préoccupé par la montée du racisme et de l’antisémitisme, il participe avec quelques jeunes à la création d’un mouvement SOS Racisme, qui compte aujourd’hui près de deux millions de membres.
En 1983, après six années de recherches, paraît La Mémoire d’Abraham, roman deux fois millénaire d’une famille juive, qui rencontre un succès international, restant notamment plus de deux mois sur la liste des best-seller du New York Times.
Après plusieurs autres projets, Marek Halter réalise en 1994 son premier film, Tzedek, les Justes, consacré à ceux qui sous l’occupation nazie ont sauvé des Juifs au péril de leur vie. Le film ouvrira l’année suivante le Festival du cinéma à Berlin.

Ses derniers romans dressent le portrait des grandes personnalités féminines de la Bible et de l’histoire juive, comme Sarah, Marie, la reine de Saba, etc. A ce jour, Marek Halter a publié une vingtaine de livres - romans et essais -, et collabore à une douzaine de journaux et magazines à travers le monde. Il vient de publier un Agenda des fêtes juives et Histoires du peuple juif chez Flammarion.

Format : Relié
Dimension : 20 x 15 cm
ISBN : 978-2-08-124005-6
EAN13 : 9782081240056

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HOBBES ET LE SUJET DU DROIT - CONTRACTUALISME ET CONSENTEMENT

Julie Saada
Jean-François Kervégan (Préfacier)
CNRS Editions

La réflexion sur le droit peut-elle saisir son objet comme s’il se déployait dans une sphère autonome, ou bien doit-elle rapporter la logique juridique aux usages politiques qui en sont faits ? Partant de cette question, Hobbes et le sujet de droit met en lumière la rationalité juridique développée par Hobbes, rarement étudiée comme telle.

hobbes-et-le-sujet-de-droit

Le philosophe rompt en effet avec les doctrines classiques de la loi pour penser l’autonomie du droit et le type de normativité qu’il instaure. Faisant de la volonté de l’individu la racine de l’ordre juridique institué, Hobbes construit une théorie inédite de l’obligation et une pensée du contractualisme centrée sur l’affirmation du sujet de droit, cette autre figure de la subjectivité.

Mais cette pensée d’un sujet fondateur de l’ordre politique n’engendre-t-elle pas de nouvelles formes d’assujettissement ? Inscrit dans un système représentatif, jouissant d’une liberté négative plutôt que d’une absence de dépendance, le sujet de droit n’en vient-il pas à consentir à sa propre servitude ? Telles sont les interrogations qui traversent cet ouvrage et orientent une lecture politique de ce moment décisif de la rationalité juridique moderne.

LE MOT DE L’EDITEUR :
Une étude magistrale, plus actuelle que jamais, sur le grand philosophe du contrat social, à l’heure où la mondialisation atomise les sociétés et déchaîne l’individualisme.
Une pensée juridique qui a révolutionné l’histoire de la philosophie. Un maître ouvrage, le Léviathan, qui fonde l’ordre social sur un pacte entre les individus : animé par la crainte et le désir, l’homme doit sortir de l’état primitif et construire une organisation sociale sur les bases de la raison, et de la raison seule. Passage de l’état de nature à l’état civil. Passage d’une conception providentialiste de la souveraineté à une théorie qui fonde la légitimité du pouvoir sur autre chose que la religion ou la tradition. Hobbes, ou la volonté individuelle comme fondement de l’obligation. Hobbes, ou la tradition sceptique contre Aristote et les stoïciens. Hobbes, notre contemporain.

Faisant dialoguer l’histoire, la philosophie et la théorie du droit, Julie Saada signe une étude de grand style sur le fondateur du positivisme juridique, dont la pensée nourrit aujourd’hui les débats sur la notion d’obéissance, la détention préventive ou l’Etat de droit.
Comprendre Hobbes pour comprendre le présent. Un grand livre de philosophie.

Julie Saada est maître de conférences à l’université d’Artois et directeur de programme au collège international de philosophie.

Format : Broché
Nb. de pages : 250 p.
Dimensions : 15,1cm x 23cm x 2cm
ISBN : 978-2-271-06960-3
EAN : 9782271069603

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CES TROUBLES QUI NOUS TROUBLENT

Les troubles du comportement dans la maladie d’Alzheimer et les autres syndromes démentiels.
Jérôme Pellissier
Erès

Refus de manger, agitation, conflits lors des soins, errance… : nombreux sont, dans la maladie d’Alzheimer et les autres syndromes démentiels, les phénomènes réunis sous l’expression de troubles du comportement “.

ces-troubles-que-nous-troublent

Ces troubles, sources d’épuisement et d’incompréhension, constituent une difficulté majeure pour les professionnels et les proches qui accompagnent et prennent soin des personnes malades. Nous savons aujourd’hui qu’une part importante de ces comportements dépendent du regard que nous portons sur eux : nous dérangent-ils seulement ou nous disent-ils quelque chose ?

Reconnaître ces conduites troublées comme des modes d’expression, en lien avec la manière dont la personne perçoit sort environnement, avec ses difficultés de communication verbale, avec son identité, ses peurs et désirs… permet dans bien des cas de les prévenir et de les apaiser. L’auteur développe ici des pistes de réflexion et d’action destinées à mieux ajuster nos manières de communiquer et de prendre soin des personnes présentant une maladie d’Alzheimer ou un syndrome apparenté, pour diminuer ainsi leur souffrance et celle de leur entourage.

Le Mot de l’éditeur :
« En proposant une approche des « troubles du comportement » (refus de manger, agitation et agressivité, errance, apathie…) centrée sur la compréhension du vécu de la personne malade, cet ouvrage clair et d’une grande lisibilité développe des pistes de réflexion et d’action destinées à mieux ajuster les manières de communiquer et de prendre soin des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées : un ajustement à l’autre qui permet dans bien des cas de prévenir et d’apaiser ces conduites troublées, diminuant ainsi la souffrance de la personne malade comme celle de ceux qui prennent soin d’elle. »

TABLE DES MATIERES

COMPRENDRE LES PERSONNES
Quelques mots sur les troubles cognitifs
Troubles de l’humeur
Troubles de l’environnement et des interactions
PREVENIR ET APAISER
Prévenir et s’organiser
Face aux “comportements troublés” : analyser, comprendre, apaiser

Jérôme Pellisier est écrivain et chercheur en psychogérontologie, auteur de plusieurs ouvrages consacrés au « prendre-soin » et à la place des personnes âgées dans notre société, chargé de projet au sein de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA).

Format : Broché
Nb. de pages : 390 pages
Dimensions : 11cm x 17cm x 2,2cm
ISBN : 978-2-7492-1267-8
EAN : 9782749212678

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LUCY, EVE & MARIANNE

Georges Brianne
Editions Privat

Qui sommes-nous, d’où venons-nous ? Quel sens donner à l’existence ? Qu’advient-il après la mort ? Ces questions n’ont cessé de nous tarauder depuis le début de l’humanité, depuis le début de la conscience, conscience de la vie, de la mort, du temps.

lucy-eve-et-marianne

A ces interrogations, l’Homme propose trois réponses, incarnées en trois figures féminines emblématiques :
Eve, notre mère spirituelle selon nos croyances ;
Lucy, notre ancêtre lointaine selon la science ;
Marianne, notre garante des valeurs républicaines et de notre liberté de pensée.

Face à la montée des croyances, des religions, des courants fondamentalistes de tous bords, cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui, même s’ils ne disposent pas de connaissances spécifiques, veulent tout de même savoir et comprendre afin de se forger leur propre opinion.
Car la liberté de conscience est comme toutes les libertés : elle ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Table des matières

QU’EST-CE QUE L’EVOLUTIONNISME ?
QUE PENSENT ET QUE VEULENT LES CREATIONNISTES ET LES ADEPTES DU DESSEIN INTELLIGENT ?
QU’EST-CE QUE LA LAICITE ?
QU’EST-CE QU’UNE THEORIE SCIENTIFIQUE ?
EXISTE-T-IL UNE MORALE ET UNE SPIRITUALITE LAIQUES ?
ECOLE, LAICITE, EVOLUTION

Interpellé par les questions du créationnisme et de la laïcité, Georges Brianne, de formation scientifique et fortement attaché aux valeurs républicaines, n’a eu de cesse que de trouver les réponses à toutes ses interrogations. N’étant ni spécialiste de la théorie de l’évolution, ni philosophe, ni expert de la laïcité, c’est en qualité de pédagogue qu’il livre ici le fruit de sa longue quête.

Format : Broché
Nb. de pages : 251 p.
Dimensions : 15,1cm x 23,7cm x 1,5cm
ISBN : 978-2-7089-6910-0
EAN : 9782708969100

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