Archives de la catégorie BD, Comics & Mangas

NOE – T.1 : POUR LA CRUAUTE DES HOMMES

HENRICHON, HANDEL et ARANOFSKY
LE LOMBARD

noe-1-4-album-cover-largeLa légende revisitée. Que dire de plus que nous avons aimé.

RESUME

C’était un monde sans espoir, un monde sans pluie et sans récoltes, dominé par des chefs de guerre et leurs hordes barbares.
Dans ce monde cruel, Noé était un homme de bien. Combattant aguerri, mais aussi mage et guérisseur, il ne voulait que la paix pour lui et sa famille. Pourtant, chaque nuit, Noé était assailli par les visions d’un déluge sans fin, symbole de la destruction de toute vie.
Peu à peu, il commença à comprendre le message que lui envoyait le Créateur. Ce dernier avait décidé de punir les hommes et de les exterminer jusqu’au dernier. Mais il donnait à Noé une dernière chance de préserver la vie sur Terre…

PRESENTATION

Cet homme s’appelle Noé. Loin de l’image de patriarche que l’on accole au personnage de la Bible, il ressemble plutôt à un guerrier. On dirait un Mad Max sorti du fond des âges. dans le monde de Noé, la pitié n’a pas sa place. Avec sa femme et ses trois enfants, il vit sur une terre aride et hostile, en proie à la grande sécheresse. Un univers marqué par la violence et la barbarie, livré à la sauvagerie des clans qui puisent leur raison de survivre dans la guerre et la cruauté.
Mais, Noé n’est pas comme les autres. C’est un combattant et c’est aussi un guérisseur. Il est sujet à des visions qui lui annoncent la fin prochaine de la terre, engloutie par les flots d’un déluge sans fin. Noé doit prévenir ses semblables. Si l’homme veut survivre, il lui faut mettre un terme aux souffrances infligées à la planète et “traiter le monde avec miséricorde”. Cependant, personne ne l’écoute. Le tyran Akkad, auquel Noé est allé rendre visite dans la cité de Bal-llim, l’a chassé et condamné à la fuite. Après avoir consulté son grand-père Mathusalem, Noé décide alors de rallier à sa cause les terribles Géants et d’accomplir la tâche que le Créateur lui a confiée…

LA BANDE ANNONCE


Aronofsky - Handel - Henrichon : Noé - Pour la… Par LeLombard

LES AUTEURS

aronofsky-darrenNé à New York en 1969, Darren Aronofsky s’écarte rapidement du cadre traditionaliste de sa famille pour trouver sa voie sur grand écran. Après des études de cinéma à Harvard, il parvient à rassembler les 60.000 dollars (une paille !) nécessaires à la réalisation de son premier film, π. Cet énorme succès critique lui permet d’envisager sereinement l’avenir. Fasciné par les univers oniriques, il en explore la face sombre dans son film suivant, Requiem for a dream, adapté du roman éponyme de Hubert Selby Jr. Il lui faudra ensuite six ans pour mener à bien The Fountain, conte métaphorique qui faillit ne jamais voir le jour… si bien que le réalisateur et son co-scénriste, Ari Handel, se tournent vers la bande dessinée, afin d’assurer la pérennité artistique de leur projet. Si, depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre, et qu’Aronofsky nous a régalé de The Wrestler et Black Swan, les deux hommes n’ont pas abandonné les « romans graphiques » pour autant, conscients que le talent ne saurait se limiter à un seul medium.

handel-ariAri Handel n’est encore qu’un jeune acteur lorsqu’il fait une rencontre qui va changer sa vie, sur le tournage de π. En effet, le contact passe plus que bien avec le réalisateur Darren Aronofsy, à tel point que, depuis, les deux hommes ne se sont guère quittés. Producteur et co-scénariste de tous ses projets suivants (à l’exception de « Requiem for a Dream »), Ari Handel travaille main dans la main avec celui qu’Hollywood considère aujourd’hui comme un de ses réalisateurs les plus prometteurs, toujours sur la corde raide entre cinéma indépendant et grande distribution. Logiquement, Handel est le compère d’Aronofsky sur grand écran comme en planches de bande dessinée, et co-signe également ces dernières.

Dessinateur : Niko Henrichon
Scénario : Darren Aronofsky
Date de parution : 06/10/2011
Illustrations couleur
ISBN : 2803629933
Prix : 15,95 €

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L’APPEL DES ORIGINES - TOME 02

Joël Callède, Gael Sejourne et Jean Verney
Vents d’Ouest

lappel-des-origines-tome-02Construction qui tient la route et album fort bien dessiné, ce deuxième album révèle la complicité du tandem Callède et Séjourné qui fonctionne toujours aussi bien. Sans oublier les couleurs de Jean Verney qui donne du plaisir à la découverte.

PRESENTATION

Tout mettre en péril pour partir en quête de ses origines ?
La vie d’Anna a radicalement changé : exit la petite serveuse de Harlem, place à la belle comédienne sur le pont d’un paquebot à destination de l’Afrique ! L’amour infini qu’elle ressent pour Simon, son rôle de vedette de cinéma, les discussions passionnantes avec le professeur Bradley : Anna est emportée dans un tourbillon de sensations nouvelles et exaltantes. Elle se laisse surtout bercer par l’espoir immense de retrouver son père, tandis que les autres membres de l’expédition découvrent des images d’un autre genre de père : l’un des premiers hommes de l’humanité… Mais ce retour aux origines ne sera pas sans blessures.
Au croisement d’Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure..

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LA BANDE ANNONCE


L'Appel des origines : la bande annonce Par GLENATBD


LES AUTEURS

Dès l’âge de dix ans, Joël Callède écrit des histoires sous forme de BD ! Il se fait plaisir à en écrire et à en lire, ses choix se portant plus volontiers vers les comics. Il suit alors des cours d’histoire à l’université, passe sa licence puis se dirige vers l’IUFM pour embrasser la carrière d’instituteur. Son concours réussi, il entame une deuxième année composée de stages et entrevoit, avec angoisse, sa future vie d’enseignant. Du coup, il claque la porte de l’IUFM et décide de se consacrer à la bande dessinée ! Pendant son service militaire, il rencontre Sylvain Vallée qui lui montre ses travaux et lui fait découvrir le 9ème art sous un jour plus professionnel. Suivent alors quelques ‘boulots alimentaires’ au cours desquels il peaufine ses projets. Deux d’entre eux sont alors envoyés aux éditeurs. ‘Comptine d’Halloween’ est retenu puis retravaillé. Mis en contact avec le dessinateur Denys, les deux jeunes gens se découvrent de nombreux goûts communs, dont celui des récits terrifiants à la ‘Stephen King’. Ce qui passionne Joël Callède : le non-dit, les situations exceptionnelles qui révèlent les failles des personnages, le moment où ils basculent vers la noirceur, vers le chaos… Avec ‘Dans la nuit’, Denys et Callède reprennent à leur compte les émissions radio des noctambules. Qu’ils soient sans espoir, égarés ou en quête de lumière, la voix du Bon Samaritain est là pour les guider.

Son amour du dessin et de la bande dessinée conduit naturellement Gaël Séjourné vers un Bac A3 et la faculté d’Arts Plastiques de Rennes. Son diplôme en poche, il s’installe sur la côte vendéenne où il travaille comme illustrateur dans une maison d’édition Sablaise. Parallèlement à ses activités professionnelles, il se lance dans la bande dessinée. Grand amateur du magazine ‘Fluide Glacial’, il propose à différents éditeurs spécialisés, des projets où la caricature et l’humour tiennent une place de choix. Après plusieurs refus, et suite à sa rencontre avec Serge Perrotin, il change de style, oriente son dessin vers un plus grand réalisme et s’essaie au genre difficile du roman noir. Cette évolution est déterminante. Les éditions Soleil Productions, séduites par son travail, décident de publier ses planches. ‘Lance Crow Dog’ est sa première série.

Jean Verney est infographiste dans la même maison d’édition en sécurité routière que Gaël Séjourné aux Sables d’Olonne. En 1997 il réalise la couleur du tome 7 (Le Mage) de la série Taï-dor dessiné par Luc Foccroule.
Son collègue de travail et ami, le dessinateur Gaël, débute une série policière indianiste du scénariste Serge Perrotin : Lance Crow Dog. Les 2 premiers tomes paraissent en 1998 et 1999 chez « Le Téméraire ». Jean réalise la couleur du tome 1 « Coeur rouge - Cheveux jaunes ». C’est pour nos 3 vendéens leur tout premier album édité. A la disparition des éditions « Le Téméraire » c’est « Soleil » qui reprend la série et Jean sera à nouveau à la couleur du 5eme et dernier tome « Taïna » en 2003.
Il embraye sur la couleur de Terre incognita une histoire, toujours de Perrotin, en 3 tomes dessinés par un autre vendéen, Chami, dont ce sont les premiers albums. Le tome 1 sort chez « Nucléa » en 2003. A la disparition de cet éditeur les éditions « Théloma » reprennent la série, rééditent le tome 1 et sortent le tome 2 la même année en 2005. Le tome 3 sort en 2006. En 2005 « Théloma » éditera aussi une version collector en noir et blanc du tome 2 tiré à 500 exemplaires avec noté page 1 « Vernay à la couleur »… Ils voulaient sans doute écrire « dans la version couleur, Jean Verney », en attendant on peut donc considérer que c’est son seul album en couleur noir et blanc. C’est vraiment un collector du coup !
Jean fait à nouveau la couleur d’une histoire en 5 volumes de Joël Callède, illustrée par Gaël Séjourné : Tatanka un thriller édité par Delcourt dans la collection « Machination ». Les 5 tomes vont sortir à raison d’un par an de 2005 à 2009.
Il continue sa collaboration avec Séjourné et fait la couleur de « Paris, secteur soviétique » 2éme tome de la série Jour J  dont le concepteur est Blanchard, les scénaristes étant Pécau et Duval. « Jour j » est édité chez Delcourt dans la collection « Néopolis », le tome 1 (Buchet/Walter) sort en avril 2010, le tome 2 (Séjourné/Verney) en juin 2010. Vont suivre 2 ou 3 albums avec d’autres coloristes et dessinateurs.
Jean se remet aussitôt au travail sur un projet de Joël Callède dessiné par Gaël Séjourné, signé chez Vents d’ouest et prévu sortir en mars 2011 : « L’appel de » origines ». C’est une histoire en 3 tomes qui démarre fin des années 20 à Harlem avec une jeune fille métis qui décide d’aller sur les traces de son père blanc, disparu quelque part dans le berceau de l’humanité, au Kenya. « Pour cet album, j’ai pris le parti de faire évoluer mon style vers quelque chose de plus “jeté”, en laissant les planches au crayonné » nous a confié Gaël Séjourné.
Le tandem Verney/Séjourné s’affirme de plus en plus comme un tandem gagnant. Depuis ses débuts de coloriste Jean en est à son 13éme album d’édité, gageons que cela portera chance à « Paris, secteur soviétique » Jean Verney faisait partie de l’équipe fondatrice du festival « Abracadabulles » d’Olonne sur Mer en 2000.

Parution : 25 janvier 2012
Nb de pages : 56 p.
ISBN : 978-2749306490
Prix : 13,90 €

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LE PARADIS SUR TERRE - TOME 2 : SATELLITE OF LOVE

Laurent Gnoni et Serge Le Tendre
12 bis

paradis-sur-terre-2-couvUn deuxième album dont l’encrage semi-réaliste de Laurent Gnoni produit un sensation étrange qui sied au scénario de Serge Le Tendre digne d’un triller. Politique fiction vraiment ?

RESUME

Sonam n’est pas la seule à avoir trouvé la mort dans l’explosion du bateau. Elias aussi, le frère d’Anton, y est mort… Fuyant les lieux de la catastrophe, Omer et Miller vont voir la police se lancer à leurs trousses, mais Anton également. Leur route passera par chez Maude et Daniel qu’ils prendront avec eux pour aller jusqu’à Somodo où chercher une discrète retraite. Malheureusement, leur quiétude sera bientôt perturbée…

PRESENTATION

Plusieurs personne âgée sont simultanément victimes des crises de démence, puis meurent brutalement… Étrange coïncidence ? Trois amis d’enfance décident d’enquêter sur ces différentes faits divers sans liens apparents, mais extrêmement troublants. Au fil de leur enquête, ils accumulent des éléments convergents qui vont les mènent à une mystérieuse compagnie de téléphone dont les pratiques semblent pour le moins douteuses…
Omer, garçon simple et tranquille, continue à rêver que d’une chose : conquérir l’amour de Maude. Par malheur, il s’est retrouvé en possession d’une clé informatique capable de bouleverser l’histoire de l’Humanité, après le décès de Sonam… Il n’a désormais plus le choix pour sauver celle qu’il aime d’un tueur lancé à leurs trousses, il va devoir abandonner son innocence et se transformer en justicier.

LU SUR LE NET

« La convoitise d’un “objet-miracle” et les courses-poursuites qui s’organisent autour de cet enjeu sont les moteurs du tome 2 de cette aventure, Le paradis sur Terre, signée par Serge Letendre au scénario et par Laurent Gnoni au dessin. Une aventure qui s’appuie également sur le décalage entre la technologie qui est au centre de l’intrigue et le côté nature protectrice du lieu-dit Somodo, ce contraste mettant en relief la notion de secret trop lourd à porter pour les quidams que sont avant tout les héros de l’histoire. »
(De Sbuoro, sur Sceneario.com, 12 février 2012)

« Dans la suite logique du premier volet, le scénariste Serge Letendre poursuit ici un thriller contemporain à la fois intéressant et quelque peu manichéen. Intéressant dans le sens où il pose la question inquiétante de la surdose de fréquences qui transitent réellement à la surface de la planète: wi-fi, téléphones portables, ondes numériques. (…)
Appliqué à la présente fiction, ces concepts font peur : tandis qu’une « épidémie » d’amnésie frappe la population, un puissant groupe de télécommunication tente d’étouffer sa responsabilité dans l’œuf, au risque de déclencher la fin de l’humanité. C’est en ce sens que le récit est un poil manichéen : le tueur est ici très-très-méchant, avec le sourire et le regard sardoniques qui vont de paire. De même, le PDG est quant à lui aveugle et irresponsable : on ose croire que si pareil cas de figure se présentait, aucun dirigeant sensé ne poursuivrait l’émission d’ondes néfastes… Cela donne lieu à un thriller tout de même agréable à suivre, qui se joue des clichés et des fausses pistes (…) »

(De Benoît Cassel, sur planète BD, 25 janvier 2012)

LES AUTEURS

Le Tendre Serge – Scénariste.
Serge Le Tendre publie ses premiers scénarios en 1975 dans Pilote. La même année, il débute La Quête de l’oiseau du temps avec Régis Loisel. Il crée ensuite avec Pierre Makyo et Alain Dodier en 1985 Jérôme K. Jérôme, un détective dans la plus pure veine du polar à l’ “ancienne”. Sa dernière grande série est Chinaman, inauguré avec TaDuc en 1997 et publiée chez Dupuis.

Gnoni Laurent – Dessinateur.
Laurent Gnoni découvre en 1995 l’atelier de BD : Marseil’BD. Il y fait la connaissance de son mentor, Franck Biancarelli. Il signe là sa seconde série après L’Ombre du cinéphage parue chez Soleil en 2004.

Parution : 26 janvier 2012
Format : Album
Nb de pages : 47 p.
ISBN : 978-2356483041
Prix : 13,90 Euros

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LE BEL AGE T.1 : DESORDRE

Merwan
Dargaud

belaget1-couvDésordre est le premier tome du Bel Âge, premier volet d’une histoire sentimentale désenchantée qui croise le destin de trois jeunes femmes, dans ce moment de la vie entre la fin de l’adolescence et l’entrée dans le monde adulte.
Un récit écrit et mis en images par Merwan chez Dargaud.

PRESENTATION

Au départ, il y a trois filles : Violette, Lila et Hélène. Elles ne se connaissent pas. Elles ont une vingtaine d’années et pas grand-chose d’autre en commun. Ou plutôt si : chacune se cherche, hésite, prend des décisions, doute et les regrette. Chacune fait ses premières expériences, douloureuses, en terres adultes. Il y a trois petits morceaux du début d’un après. Trois fils qui courent, qui se croisent, s’entrecroisent, puis se mêlent. Trois fils qui, peut-être, tricoteront une nouvelle histoire de celles qui font aimer la vie ?

Il y a Violette qui déprime, Hélène qui angoisse et Lila qui ment. Ces trois jeunes femmes ont la petite vingtaine. Le bel âge quoi. Mais à l’âge des possibles, de la fin de l’adolescence, des premiers pas dans la vie d’adulte, des engagements, nos trois héroïnes semblent bien larguées.
Violette vient de se séparer de son petit ami Damien, vit chez ses parents, a arrêté la fac, bosse à mi-temps dans le laboratoire d’analyse de sa mère et cache sa dépression à ses proches.
Hélène en est à sa troisième année de thèse avec un directeur de recherche qui la pousse plus qu’il ne la motive, est en constant décalage avec son petit ami un brin désinvolte par rapport à ses études et a une peur bleue d’être noyée dans tout ce marasme.
Lila raconte ses plans d’un soir à sa meilleure copine Marion, mais couche avec le petit ami de cette dernière, elle se raconte des histoires à elle-même, passe pour une allumeuse, refuse d’assumer le regard de son père et même son prénom.
Trois filles perdues, qui se perdent dans cette grande introduction qui est le premier tome d’une trilogie prévue sur l’année. Trois histoires croisées, lointaines, mais si proches dans leurs fragilités, leurs incapacités à se confier entièrement à quelqu’un de disponible, à trouver l’écoute. Ces tentatives de sauvetages ratées font très vraies.

Merwan maîtrise ces instants manqués, ces silences lourds. Avec son trait fin qui rappelle celui de Bastien Vivès (son camarade sur « Pour l’Empire » chez le même éditeur), il donne corps au réalisme des poses, des regards qui témoignent de la détresse et des sentiments lourds qui envahissent les personnages.
Le lecteur est témoin de cette spirale dépressive, jusqu’aux dernières pages de l’album : un éclaircie se dessine pour ces trois là. Une lueur dans la rencontre, les destins ne vont plus juste se croiser, elles vont se rencontrer.
Si Merwan part sur un rythme ternaire dans sa construction on peut s’attendre à un deuxième tome plus axé sur ces difficultés à se reconstruire, à vivre ensemble, à trouver un but. Quels choix et quels sacrifices vont devoir faire ces personnages ? Et comment vont-elles, dans le troisième tome, réussir à s’assumer complètement ? Vont-elles toutes y arriver ? Voici d’autres questions qui nous maintiennent dans l’attente du prochain épisode.

LU SUR LE NET

« (…) Pour ces 3 jeunes femmes qui se trouvent à l’âge où il faut quitter l’adolescence pour la sphère adulte, le scénario est aussi simple que la vie de tous les jours. Néanmoins, Merwan a la subtilité de souligner ce moment charnière de la vie à travers des problématiques fortes, très authentiques et variées.
(…) Mais au-delà de ces micro-intrigues de vie, que l’on suit avec grand intérêt, Merwan fait surtout une formidable analyse sociologique. Ce faisant, le jeune auteur se positionne dans la lignée de l’œuvre (déjà géniale) de son pote Bastien Vivès (et de la trilogie Celle que… de Vanyda). D’une belle modernité, l’écriture graphique de Merwan, qu’on peut qualifier de cinématographique, est parfaitement aboutie. Des cadrages originaux, des masses de noir côtoyant un trait fin et juste, des décors tantôt chiadés, tantôt en aplats de couleurs, et une mise en scène dynamique, qui joue à merveille des silences pour exprimer énormément de choses. Sans doute ce qui se fait de mieux sur la « nouvelle scène BD ». Le second tome se fait déjà cruellement attendre ! »
(Lu sur Planète BD)

« Changement de registre pour Merwan, il délaisse les soldats de l’Empire pour s’aventurer seul dans une histoire plus réelle, une histoire de filles, des filles plongées dans un quotidien trouble et instable. Des histoires d’amours, d’amitiés brisées et de futurs incertains. Merwan est plutôt à l’aise dans le domaine, on passe, après une introduction bien rythmée, d’un personnage à l’autre sans problème et la fluidité du récit rend le tout efficace.
Après, l’histoire ne fait pas preuve d’une grand originalité et même si le traitement des personnages est bien réalisé, notamment en évitant les gros clichés et les agaçants réchauffés du genre (il trouve d’ailleurs une belle résonance avec la série Les Autres Gens, le 1er tome ne m’a pas laissé suffisamment de matière pour être complètement séduit.
La curiosité de voir comment évoluera la série étant de mise, c’est une affaire à suivre ! »
(Placido sur Sceneario.com, 07 février 2012)

Parution : 6 janvier 2012
Format : Broché
Nb de pages : 72 p.
ISBN : 978-2205068238

belaget1-extrait-jan2012Un extrait du « Bel âge »
© Merwan – Dargaud

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LA DOUCEUR DE L’ENFER – TOMES 1 ET 2

Grenson
Le Lombard

la-doudeur-de-lenfer-01La guerre du Vietnam est une plaie encore vive dans les mémoires américaines. Mais juste avant, un autre conflit a provoqué des milliers de morts dans l’armée US. La Corée était la première bataille chaude de la guerre froide.
Cette guerre oubliée est au centre de « La douceur de l’enfer », diptyque signé Olivier Grenson. Billy va faire face à une incroyable révélation sur son grand-père. Sa vie, son passé, ses certitudes, seront ébranlées.
Le dessinateur de Nikos Kodla se lance en solo et le résultat est étonnant de maîtrise. Il se révèle un excellent scénariste-dialoguiste. Ces tomes prennent place au sein de la collection de prestige Signé aux Editions du Lombard.

PRESENTATION

En quittant San Francisco pour la Corée, Billy Summer pensait simplement exécuter le dernier vœu de sa grand-mère, qui n’aura jamais pu se rendre à la cérémonie d’adieu à un mari tombé au front de Corée, 60 ans plus tôt. De plus, Billy n’est pas mécontent de prendre quelques jours pour réfléchir à sa relation avec Emily, ou aux rapports ambigus qu’entretient la vie avec le destin. Mais ce dernier est facétieux, et peut emmener très loin celui qui sait le suivre…
Découvrez en version crayonnée cette histoire poignante réalisée par Olivier Grenson.

LU SUR LE WEB

« La narration se montre patiente, lente et non linéaire, étayée par des flashbacks. La lecture de vieilles lettres sont également l’occasion de focaliser sur la guerre en elle-même. Le feu purificateur et rédempteur (celui de la guerre, du mystérieux incendie de son enfance, de l’immolation de la grand-mère) est un élément graphique récurrent qui permet aussi au héros de se ressourcer (tel le phénix).
(Vincent Cassel sur PLANETE BD)

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L’AUTEUR

Né le 27 mai 1962 à Charleroi. C’est à 10 ans que Olivier a su qu’il ferait de la BD. C’est « Lucky Luke », « Tintin » et le journal « Spirou » qui le mèneront à suivre les cours de Vittorio Leonardo entre 14 et 17 ans.
Après des humanités scientifiques, il étudie le cinéma d’animation à L’école de recherche graphique de Bruxelles. Le soir, il rejoint l’atelier d’Eddy Paape, cours de Bande Dessinée où il rencontre notamment Wurm, Lumer, Cayman, Durieux… Il s’attaque déjà à ses propres projets et publie sous l’impulsion de Paape « Aldose et Glucose » dans le journal Tintin de 1984 à 1986. Ces histoires courtes de SF humoristique seront suivies des premiers récits réalistes et fantastiques publiés en 1987 et 1988. Des projets d’albums suivront, les refus s’enchaîneront.
Véritable boulimique, Grenson cumule les fonctions, il enseigne le dessin puis la Bande Dessinée et la narration à l’ERG, école supérieure artistique de Bruxelles et anime pendant six ans (de 1989 à 1995) la rubrique BD pour l’émission « Clip Clap » sur RTL-TVI.
Après une adaptation avortée de « Malvira » en BD et deux histoires courtes de « Jack et Lola » avec Patrick Chaboud, pour le journal Circus, Olivier Grenson rencontre Claude Lefrancq et Michel Oleffe. C’est le début des aventures de « Carland Cross »… Le premier album « Le Golem » reçoit le prix avenir 1991 par le CBBD (Centre belge de la Bande Dessinée). « La Goule de Shadwell », sixième opus, reçoit le prix du meilleur dessin en 1996 par le CBBD. La série s’arrête en 1998 avec « Les Pendus de Manhattan ».
Le succès de « Carland Cross » a valu à Olivier l’adaptation de son personnage en une série de 26 épisodes de 26 minutes dessins animés (RTBF, TF1, Canal+…).
C’est en 1999 que naît, de l’association Dufaux et Grenson, « Niklos Koda », au Lombard (7 titres et 4 tirages de tête) dans la collection Troisième Vague Lombard. Les albums « Magie Noire » et « Magie Blanche » constituent le dernier diptyque en date.

Son Site.

Parution : 13 janvier 2012
Nb de pages : 192 p.
Format : Relié
ISBN : 978-2803630257
25,50 Euros.

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L’OR SOUS LA NEIGE #2

Stalner & Vanier
Editions 12 bis

couv-orsousneiget2couvMatt s’installe dans un coin isolé de l’Alaska, éduque ses chiens à tirer un traineau et passe un premier hiver fort difficile. Un superbe « western écolo » tiré de l’œuvre de Nicolas Vanier et mettant en avant les pionniers des chiens de traineau.

RESUME

Matt Bowers a bien décidé de rester dans cet enfer blanc que constitue l’Alaska de 1898 et subsiste comme il peut, isolé de tout, malgré les tentatives de découragement de celui qui l’épie sournoisement, le trappeur Mersh. Toujours habité par sa soif de faire fortune à l’instar de Marie ou de Stevens, le jeune homme finit peu à peu par s’acclimater à la dure réalité du milieu naturel jusqu’à, à force d’erreurs et de dangers vécus, trouver une exaltation insoupçonnée. Est-ce que Matt aurait trouvé enfin sa voie dans cet environnement on ne peut plus sauvage et ingrat ? Et pourquoi Mersh veut à tout prix qu’il quitte le pays ?

PRESENTATION

1897. Matt, un jeune paysan américain. fuit la ferme familiale pour vivre l’aventure. Il part à la recherche du Klondike, une rivière inconnue d’Alaska qui sera bientôt l’objet de tous les fantasmes. On y a trouvé beaucoup d’or. Peu à peu, le jeune homme va se fondre clans le Grand Nord. Cette histoire est inspirée d’une odyssée inouïe où cinquante mille hommes, parmi lesquels l’écrivain Jack London, sont allés se perdre clans un désert de neige et de glace, à cause d’un simple titre clans les journaux : « Des tonnes d’or en Alaska ».

Adapté du roman éponyme de Nicolas Vanier, L’Or sous la neige fera l’objet d’une adaptation au cinéma de l’auteur lui-même. Le film dont Robert Redford jouera l’un des protagonistes devrait sortir sur les écrans en 2013. Après Le Dernier Trappeur et Loup, L’Or sous la neige sera le prochain grand film de Nicolas Vanier. 12bis, après avoir donné vie à Loup publiera cette adaptation en trois tomes.

LU DANS LA PRESSE

« Ce deuxième volet de l’adaptation du roman de Nicolas Vanier, le fameux écrivain/explorateur/réalisateur, installe d’avantage Matt Bowers, le candidat à l’aventure aurifère, dans son exode dans le Grand Nord. Toujours basée sur l’odyssée authentique vécue par des milliers d’hommes à la fin du 19ème siècle à la recherche d’un nouvel Eden, cette histoire soutenue par le tandem ô combien payant des frères Stalner, reste d’une consistance toujours aussi probante.
(…) Le Grand Nord sous le trait de Jean-Marc Stalner est d’une beauté extraordinaire et également redoutable.
(…) Un deuxième tome excellemment mené dont un passage n’est pas sans rappeler Construire un feu de Chabouté, pour une adaptation aux effets réfrigérants garantis. »
(Lu sur Sceneario.com, 04 février 2012)

« Le premier tome mettait en place une aventure de chercheurs d’or dans le Klondike, plus proche du western que des considérations écolos. Dans ce second volet, on partage plus volontiers les composantes de la vie de Nicolas Vanier, explorateur contemporain et réalisateur de cinéma, spécialiste des périples dans le grand nord avec des chiens de traineaux. Proche des œuvres de Jack London (qu’on croise d’ailleurs dans le récit !), cette BD prévue en 3 tomes est en effet tirée de l’œuvre de Vanier, en amont d’un film qui devrait sortir sur les écrans fin 2012.
(…) Au-delà de l’aventure palpitante, l’œuvre propose de réfléchir sur la place de l’homme sur la planète. Après quoi court donc le héros Matt ? Par extension, bottons-nous tous un minimum les fesses pour respecter notre nature… Enneigés et immaculés, ces vastes paysages sauvages superbement rendus par le dessin réaliste méticuleux de Jean-Marc Stalner donnent furieusement envie d’endosser un sac à dos… »
(Lu sur planète BD, 13 janvier 2012)

LES AUTEURS

eric-stalnerEric Stalner - Dessinateur, Scénariste

Né en 1959, Eric Stalner commence par dessiner à quatre mains avec son frère Jean-Marc (Les Poux, Le Boche, Le Fer et le Feu, Malheig, Fabien M). C’est en 1999 qu’il débute une carrière en solo avec la création de La Croix de Cazenac avec Pierre Boisserie chez Dargaud. De nouveau chez Glénat, il signe seul Le Roman de Malemort. En 2003, il dessine À la recherche de Blanche chez BDEmpher, puis en 2005 Ange-Marie avec Aude Ettori chez Dupuis. En 2004 paraît Blues 46 co-scénarisé par Laurent Moënard chez Dargaud où il débute en 2006 La Liste 66.
En 2007, Stalner lance deux sagas d’envergure, sur lesquelles il assure à la fois scénario et dessin, avec son complice Pierre Boisserie : Flor de Luna et Voyageur.
Sa puissance de travail lui permet de signer un nombre d’albums impressionnant tout en conservant une grande qualité graphique à ses œuvres, tels que Ils étaient 10 et Loup aux éditions 12bis.

Son Blog.

nicolas-vanier1Vanier Nicolas
- Scénariste

Nicolas Vanier fait une partie de ses études à l’école Saint-Erembert de St-Germain-en-Laye. Passionné par le grand nord dès l’adolescence, il commence ses expéditions en traversant à pied la Laponie en 1982. En 1983, il s’attaque au Grand Nord québécois sur les traces des indiens Montagnais. Il explore plus avant le nord canadien en traversant la péninsule du Nouveau-Québec-Labrador avec des traîneaux à chiens. Cette exploration fera l’objet d’un premier ouvrage, Grand Nord et d’un documentaire télévisé pour Antenne 2 (depuis devenue France 2).
Il parcourt en 1986 et 1987 les montagnes Rocheuses et l’Alaska, en trois étapes, avec les moyens de locomotion traditionnels de ces régions. Une partie est effectuée à cheval, partant du Wyoming jusqu’à la Colombie-Britannique. Douze chevaux suivent l’expédition, cinq servent de monture à l’équipe, composée de quatre hommes et une femme, les sept autres portent l’équipement. Cette première partie du voyage, faute d’expérience en matière de bât, fut pour grande partie effectuée à pied. La deuxième étape s’effectue sur l’eau, avec la descente du Yukon en radeau de sapin et le passage des lacs et rivières en canoë. La troisième étape jusqu’au détroit de Béring s’effectue avec des attelages de chiens de traîneau.
En 1990 et 1991, il entreprend la traversée de la Sibérie, partant de Mongolie pour rejoindre l’océan Arctique, pour une expédition de 7 000 kilomètres. Soucieuse d’adopter les moyens de déplacement locaux, plus adaptés à ces voyages de l’extrême, son équipe utilise le cheval, le poney, le traîneau à chiens, les rennes et les canoës pour se déplacer. En 1993, il retourne en Sibérie, où il partage le quotidien d’une famille d’éleveurs nomades évènes.
De 1994 à 1995, il entreprend avec sa femme et sa fille alors âgée d’un an et demi, un voyage d’un an à travers les Rocheuses et le Yukon jusqu’en Alaska. Ils commencent leur périple à cheval, passent l’hiver dans une cabane de bois qu’ils construisent eux-mêmes et finissent leur périple en traîneaux à chiens.
Tout au long de ses périples, Nicolas Vanier a développé pour les chiens de traîneau une passion et une expérience qu’il met à l’épreuve en 1996 en participant à la Yukon Quest, course de 1 600 kilomètres à travers le grand nord canadien et l’Alaska, réputée pour être la plus difficile au monde.
Pendant les années qui suivent, il se prépare à l’Odyssée blanche, un voyage de 8 600 kilomètres qu’il effectue en 1999 avec son équipe en traîneau à chiens. Il part de Skagway en Alaska pour arriver jusqu’à Québec moins de 100 jours plus tard. Il rencontre lors de ce voyage Norman Winther, qui jouera plus tard dans son film le Dernier Trappeur.
Il participe en 2000 à la mise en place de l’association Les Fauteuils glissants, qui a pour objet de rendre accessible aux personnes handicapées moteur la pratique de la randonnée en traîneaux à chiens dans le monde. En 2002 et 2003, il participe à plusieurs course en traîneau à chiens, dont à nouveau la Yukon Quest.
En 2005, il participe au lancement dans les Alpes, sur le domaine skiable des Portes-du-Soleil et de la Haute-Maurienne-Vanoise, de la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc, une course de chiens de traîneau, première de cette envergure en Europe. La cinquième édition a eu lieu en janvier 2009.
En 2008, il tourne en Sibérie, pour le film Loup, qui sort en salle en décembre 2009. De cette expérience naîtront le roman et la BD (avec Pierre Boisserie et Eric Stalner) éponymes. La collaboration reprendra pour L’Or sous la neige en 2011 avec Eric et Jean-Marc Stalner

Son Site.

Parution : 12 janvier 2012
Nb de pages : 48 p.
Format : Album
ISBN : 978-2356483034
13,90 Euros.

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CUBITUS T.7 - LE CHAT DU RADIN

Rodrigue et Erroc
LE LOMBARD

cubitus-t7-couvLe pauvre Sénéchal a l’air si malheureux que même Cubitus en perd l’envie de lui flanquer des baffes. Angoissé par la crise, son maître est devenu d’une extrême radinerie et ne nourrit plus le matou qu’avec de vieux restes.

PRESENTATION

Après Aucaigne c’est au tour d’Erroc (scénariste des profs, les musicos, plan de carrière, etc. chez bamboo) de s’atteler au septième tome des nouvelles aventures du plus burlesque cabot de la bande dessinée, le bien nommé Cubitus. Nous assistons à un véritable retour aux gags comme le faisait le grand Dupa. Les nostalgique de cette époque retrouverons leurs protagonistes dans toute leur splendeur humoristique. Quand à Rodrigue, le dessinateur attitré, il restitue une fois de plus et je dirais même avec encore plus de talent, le graphisme qui ravit les fan du gros toutou blanc. Cerise du gâteau, les auteurs nous offrent les tribulations de nouveaux personnages tels que l’escargot nommé Médor ou encore l’apparition délicieusement cocasse d’Helmut le nain de jardin. J’ai passé un moment de lecture qui constitue un excellent remède contre le marasme grâce aux étirements nombreux de zygomatiques et la joie de découvrir de bons gags comme on les faisait dans le bon vieux temps. Voici donc un nouveau tandem d’auteur qui font prendre admirablement bien cette sauce qui agrémente parfaitement le menu du chat du radin. A se procurer sans plus attendre.

APERCU

C’est ICI !

LU DANS LA PRESSE

« Gags à gogo
Créée par Dupa, en avril 1968 dans les pages du journal Tintin, la série de gags « Cubitus » a été reprise graphiquement par Michel Rodrigue, en 2005, aux éditions du Lombard. Le dessinateur avait fait appel, pour l’écriture des gags, à l’humoriste Pierre Aucaigne qui vient de laisser la place à Erroc, le scénariste des « Profs » ! Rien d’extraordinaire à cela, Rodrigue et Erroc avait déjà collaboré sur la délirante série de gag « Les Amours Compliqués Roméo et Juliette ». Pourtant récompensée par Le Grand Prix des lecteurs du Journal de Mickey, la série n’avait cependant pas rencontré le public espéré !
Qu’à cela ne tienne, les deux auteurs remettent ça avec cette très bonne reprise des gags mettant en scène le célèbre chien bedonnant à la drôle de petite queue jaune. Erroc en a profité pour alimenter la veine délirante, très cartoon tendance Tex Avery, que Dupa avait utilisée à ses débuts, tout en imposant d’emblée sa patte humoristique, en particulier dans les jeux de mots qui illuminent chaque titre de page, à l’instar de celui qui donne son titre à l’album : « Le Chat du radin » !!! »
(Lu sur bdselection.com)

« 7eme tome de ces nouvelles aventures de Cubitus qui ne cesse de répéter, en gros, les anciennes ! Toutefois, car oui, il y a quand même un toutefois, le nouveau scénariste, Erroc, est nettement moins bavard que les autres, ce qui rend les gags bien plus digestes en fin de compte.
Et c’est une très bonne chose tant à la longue la lecture de cette série commençait à devenir quelque peu pénible. Ici, on avance tranquillement dans ces gags en une page, on reste dans du Cubitus des grands jours, les dessins continuent d’être fidèles à eux même et le niveau général de l’humour suit la même logique. Simplement, comme c’est plus agréable à lire on entre mieux dans tout ça et je me suis même vu rire à deux ou trois occasions, c’est dire l’évolution.
Néanmoins, cela reste une série jeunesse des plus honnête, qui se maintient depuis pas mal d’année sur le même créneau, les gags de chienchien qui se fritte avec son copain chat. Là on a des variantes amenées par l’introduction du nain de jardin colérique, ça donne l’occasion de rire sur deux ou trois autres pistes. Intéressant !
Toujours réservée aux fans de longue date, Cubitus peut aussi se glisser dans des paquets cadeaux pour les plus petits qui veulent fouiller dans les BD de papa, par exemple ! »
(Sur Sceneario.com, 15 Janvier 2012)

LES AUTEURS

Gilles Corre dit Erroc est né en 1961 et il est d’origine Française.
Après avoir été un lycéen normal et un étudiant nonchalant, Gilles Corre aurait bien aimé devenir critique de cinéma pour voir les films à l’oeil ou sillonner les océans avec l’équipe Cousteau.
Il se tourne plutôt vers la BD et commence à publier quelques histoires courtes en 87 dans le défunt mensuel BD pour adultes ”Censuré”.
Il abandonne ensuite lâchement l’administration qui le nourrissait pour travailler de 88 à 91 comme dessinateur et scénariste aux éditions Vaillant (Pif Gadget).
Il travaille aujourd’hui pour le journal de Mickey et comme illustrateur dans l’édition.
En 1998, il commence une collaboration avec Pica sous le pseudo de Erroc, qui n’est autre que son nom a l’envers, sur une série nommée ‘ Les Profs ‘. L’album sortira deux ans plus tard chez Bamboo Editions.
En 1999, il crée les personnages de ‘ Raoul et Fernand ‘ dont l’album sortira en Janvier 2001.

Michel Rodrigue a vu le jour dans la nuit du 1er avril 1961 à Lyon, dans l’hôpital où naquit le grand René Pellos.
Adolescent, il visite plusieurs lycées où seules ses qualités d’athlète lui assurent l’estime de certains professeurs. Grâce au sport, mais aussi à ses talents de dessinateur, il obtient toutefois son bac. Il s’inscrit alors à l’Ecole nationale des Beaux-Arts. Contraint cependant de vider les lieux, il opte pour une licence en archéologie médiévale qu’il passe tout en travaillant comme marionnettiste. De 1983 à 1985, il fait partie de l’équipe de France de rugby, mais il se produit en outre sur les planches avec la troupe de Jacques Weber et anime des spectacles de marionnettes. Il entre ensuite à l’Ecole du Cirque où il rencontre la Famille Gruss qui l’accueille parmi ses membres…
Sa vocation de dessinateur de BD, il l’a découverte après une représentation de « Cyrano de Bergerac ». En 1986, son adaptation en bandes dessinées du chef-d’oeuvre d’Edmond Rostand (Vents d’Ouest) remporte un fort beau succès.
En 1987, il crée la masquotte officielle de la 1ère Coupe du Monde de rugby et l’année suivante, il signe avec Bom « Les Conspirateurs », une série de gags pour le journal « Tintin ».
A partir de 1990, succédant à René Pellos, il produit trois albums des « Pieds Nickelés », collabore au mensuel « Rugbyman », l’organe de la Fédération Française de Rugby, et illustre des affiches de festivals et de cirques. En 1998, il réalise un « Manuel de survie du bricoleur » (Albin Michel).
En janvier 1999, il publie au Lombard le premier des trois albums parus de « Doggyguard », une série de courtes histoires burlesques conçues avec Bob de Groot.
2003 verra le retour de « Clifton » grâce à son dessin : « Jade », le 18ème tome de cette fabuleuse série est scénarisé par de Groot.
Avec son complice Pierre Aucaigne, il poursuit les « Nouvelles Aventures de Cubitus » : « En avant toute ! » sort en septembre 2005.
En novembre 2005, le Festival BÉDÉCINÉ d’Illzach lui a décerné le Prix Jeunesse, prix récompensant le meilleur auteur de bandes dessinées destinés aux jeunes.
Le Festival d’Illzach a décerné à Michel Rodrigue son Grand Prix en 2006.

Parution : 13 janvier 2012
Format : Cartonné
Nb de pages : 48 p.
ISBN : 978-2803629558

cubitus-t7-extrait© Erroc / Rodrigue / Le Lombard

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BERNARD PRINCE. INTEGRALE. TOME 3/3

Greg et Hermann
Le Lombard

bernard_prince_int_03Réunion de quatre albums des aventures de cet ancien agent d’Interpol qui, de Manhattan à l’Afrique du Nord en passant par la Chine et l’Amérique du Sud, parcourt la planète aux côtés de ses amis Barney et Djinn pour défendre la veuve et l’orphelin. Volume assorti d’un dossier illustré.

PRESENTATION

Un dernier tome de l’Intégrale au ton plus sombre. Il voit Bernard Prince et ses compagnons se retrouver dans des situations de plus en plus ambiguës, croisant des personnages aussi dangereux que pourris, jusqu’à la destruction de leur bateau, Le Cormoran. Hermann restitue magnifiquement cette dimension plus misanthrope que prend la série au fil de ces albums.

LES AUTEURS

Greg n’a pas perdu de temps, puisqu’il signe ses premières planches de bande dessinée à 16 ans. Ce n’est que le début d’une des carrières les plus prolifiques de la profession. Au début des années 50, il fait la connaissance de Franquin, pour lequel il écrit quelques gags. Rapidement, via l’agence International Press, il va produire un nombre impressionnant de planches, pour tous les goûts, dans tous les styles.
Capable de passer du gag au western ou à la série d’espionnage, il trouve même encore le temps de dessiner. Et c’est en auteur complet que, en 1963, il crée son personnage le plus célèbre, « Achille Talon », petit bourgeois dont la logorrhée enchante les lecteurs de Pilote. Deux ans plus tard, il entame une nouvelle aventure en devenant rédacteur en chef du journal Tintin. Neuf ans durant, il va moderniser de fond en comble le fleuron des éditions du Lombard, écrivant séries et rubriques, et révélant nombre de jeunes artistes qu’il a fédéré autour du célèbre Studio Greg. Véritable découvreur de talents, il révélera ainsi Hermann, Dany, Dupa et bien d’autres.
Il renonce à ce poste en 1974, pour tenter l’aventure éditoriale chez Dargaud. Aventure qui l’emmènera jusqu’aux Etats-Unis, pays qui le fascine depuis l’enfance. Il revient en France au milieu des années 80, sans jamais avoir arrêté d’écrire des histoires humanistes, aux dialogues aussi touchants que prolixes. Jusqu’à la fin de sa carrière, Greg se sera tout entier dédié au 9e Art, lourdement endeuillé depuis sa disparition, le 29 octobre 1999.

Herman Huppen est né le 17 juillet 1938 dans la région des Fagnes (Belgique). Une enfance en guerre, une adolescence marquée par le souci de s’en sortir très vite tout seul et d’apprendre un métier : ébénisterie, architecture, décoration d’intérieur… A 17 ans, il s’envole pour le Canada. Mais le jeune homme, bien qu’ayant suivi des cours de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles, ne se destine pas encore à la BD. Circonstance étonnante, c’est son mariage, en 1964, qui le rapprochera de sa nouvelle promise de papier : son beau-frère tout neuf, Philippe Vandooren, futur directeur éditorial de Dupuis, dirige alors une revue scoute à laquelle il livrera sa première histoire.
Remarqué par Greg, Hermann, puisque tel devient son nom de plume, est engagé au studio du maître qui écrit pour lui, à partir de 1966, la série qui établira d’emblée son talent incontestable dans la veine réaliste, “Bernard Prince” (Le Lombard). Après un détour par “Jugurtha” (Le Lombard), dont il dessinera les premiers albums, Hermann entreprend une nouvelle série avec Greg, la très western “Comanche” (Le Lombard) dont la publication commence en décembre 1969.
Dix ans plus tard, le débutant a acquis toutes les ficelles du métier, et s’est gagné un large et fidèle public : il a toutes les cartes en main pour lancer et réussir sa première série solo, “Jérémiah” (Dupuis), qu’il assume toujours aujourd’hui avec le même succès. Il s’écartera des thèmes post-atomiques pour créer dès 1982 les “Tours de Bois-Maury” (Glénat), une fresque médiévale.
Exigeant, curieux, bosseur, Hermann ne s’accorde aucune facilité. Enclin à placer la barre toujours plus haut, il signe en 1991 son premier one-shot, “Missié Vandisandi” (Dupuis), qui sera suivi par le cri de révolte “Sarajevo-Tango” (Dupuis), un album réalisé en couleurs directes dont la teneur historique et sociale lui vaut de recevoir le Prix Oesterheld, du nom du célèbre scénariste argentin tragiquement “disparu” en 1977.
Avec “Caatinga” (coll. Signé du Lombard), le crayon d’Hermann se range une nouvelle fois du côté des victimes d’un certain ordre social, celui qui sévissait dans le Nordeste brésilien des années trente.
En 2000, il publie avec J. Van Hamme au scénario, “Lune de Guerre” pour la collection Aire Libre de Dupuis.
Avec son fils, Yves H. au scénario, il réalise pour la coll. Signé du Lombard une trilogie américaine : en 2000, un polar fantastique “Liens de Sang”, en 2002, un superbe roman noir “Manhattan Beach 1957″ et en 2005, “The girl from Ipanema”.
Hermann a reçu de nombreux prix pour couronner son oeuvre et notamment, en 2002, le prix Saint-Michel au premier Comics Festival de Bruxelles et une nomination pour “l’Alph Art du meilleur dessin” pour “Manhattan Beach 1957″ au Festival d’Angoulême 2003.

Nb de pages : 232 p.
ISBN : 978-2803627561
35 Euros.

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LA TIBETIERE

TIBET
Le Lombard

la-tibetiereLa caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu’était « La Tibetière ».

PRESENTATION

La caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu était « La Tibetière ».

LU DANS LA PRESSE

« Les (vieux) lecteurs du Journal de Tintin le savent : Tibet, le célèbre dessinateur de Ric Hochet et auteur de Chick Bill, était aussi un redoutable caricaturiste. Sans doute même, sans exagérer, l’un des meilleurs de son époque. En couverture, Louis de Funès en plein éclat de rire, donne l’humeur exacte : satirique et grotesque (par définition), le trait n’en était pas moins juste, fendard et d’une immense tendresse pour ses victimes. 177 autres tronches immédiatement reconnaissables suivent au sein de ce recueil qui n‘est donc pas une bande dessinée à proprement parler. Un petit commentaire présent au pied de chaque tronche permet de resituer la personnalité de la vedette, voire souvent le contact qu’il a eu avec Tibet. Mais il n’est pas réellement utile, tant le besoin impérieux nous titille de tourner la page, pour découvrir la truculence que l’auteur aura forcément glissé dans les traits du suivant. Une (ré)édition de bon augure, pour honorer la mémoire et le violon d’Ingres d’un grand du 9e art… »
(Sur Planète BD)

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, pays de la galéjade et du soleil, le petit Gilbert Gascard devient Tibet par la grâce d’un frère aîné, de 18 mois, qui prononce plus facilement ” ‘ti ‘bet ” que Gilbert. II a 10 ans lorsque sa famille s’installe au centre de Bruxelles, tout près de la petite rue du Bon-Secours où figure maintenant une fresque murale illustrant sa BD fétiche Pic Hochet. A 16 ans, il collabore comme assistant-dessinateur à Mickey Magazine et se lie d’amitié avec le jeune auteur de polars André-Paul Duchâteau. En 1949, l’hebdo Héroïc-Albums accueille son premier héros personnel, Dave O’Flynn. En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal Tintin et, sur un scénario (non signé) de Duchâteau, il crée la première histoire complète jamais publiée dans ce périodique : Yoyo s’est évadé. En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie dans la revue Chez Nous - Junior, un western mettant en scène des personnages à tête d’animaux : Les Aventures de Chick Bill en Arizona. Dès le troisième épisode, les héros prennent les visages humains qu’on leur connaît aujourd’hui. Le dernier (70°!) album de la série Chick Bill a été édité par Le Lombard en 2010. En 1955, sur un scénario d’André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de Pic Hochet, petit crieur de journaux puis reporter au quotidien La Rafale. D’abord personnage d’énigmes illustrées, le perspicace et téméraire journaliste d’investigation connaît ses premières affaires policières à suivre à partir de 1961. Parallèlement, en 1956 et 1957, Tibet dessine les éphémères Globul le Martien et Alphonse (avec René Goscinny), et Mouminet (avec Greg). Fin 1958, Tibet et Greg imaginent Le Club des Peur-de-Rien, une série qui se poursuit dans Tintin jusqu’en 1979. Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa fameuse Tibetière où il croque les vedettes de la BD, du spectacle, du sport, de la politique, des médias. En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a lancé une nouvelle série chez Glénat, La Révolte dAldo Remy. En 1998, la Poste belge a émis un timbre Chick Bill/Pic Hochet. En 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont il a fait preuve à son égard, Le Lombard a édité Tibet, la Fureur de Pire, une monographie rédigée par Patrick Gaumer (auteur, entre autres, de l’incontournable Larousse de la BD). La même année, Jack Lang, alors ministre français de l’Education nationale, lui a remis les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres. En 2005, Tibet a été fait Citoyen d’Honneur de la Ville de Bruxelles. En 2006, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture, l’a élevé au rang d’Officier des Arts et des Lettres. Ajoutons à ces prestigieuses distinctions, une multitude de ” Grand Prix ” décernés dans la plupart des Festivals de la BD en Belgique, en France et au Québec. En 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre Qui fait peur à Maman ? (Editions ” L’Esprit des Péninsules “), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d’humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence. Le 2 janvier 2010, Tibet s’est éteint à La Tibetière, sa résidence de Roquebrune-sur-Argens (Var), son lieu de villégiature préféré (un boulevard Pic Hochet y a été inauguré en 2002). Sur sa table à dessin, il laissait 28 planches presque achevées d’un 78′ Pic Hochet…

Nb de pages : 120 p.
ISBN : 978-2803627554
20,50 Euros.

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LA PLANETE DES SAGES. ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES PHILOSOPHES ET DES PHILOSOPHIES.

Charles Pépin, Jul
DARGAUD

La-planete-des-sages-couvVoici l’histoire de la philo la plus rigolote qui soit. Sur une page, un texte signé de notre philosophe préféré, qui expose en un brillant résumé les théories les plus complexes, et sur l’autre page, la vision hilarante du même philosophe par le dessinateur Jul. Cet album devrait être au programme de terminale. On aime !

PRESENTATION

Les plus grands philosophes de l’humanité réunis en un seul ouvrage ? C’est le pari fou de cette encyclopédie : rendre vivants les personnages et les concepts qui ont bouleversé notre perception de l’existence !

Pénétrez avec légèreté dans l’existentialisme, le taoïsme, la mystique chrétienne ou le postmodernisme… Baby-sitting avec Foucault, football avec Freud, jardinage avec Voltaire… Découvrez toute la variété de la pensée humaine, mise en scène avec l’humour mordant de Jul et la malice de Charles Pépin.

3 000 ans de pensée mondiale rendus accessibles à tous : en refermant ce livre, vous ne verrez plus jamais le monde de la même façon !

la-planete-des-sages-012Cosignée par Charles Pépin (pour les textes), journaliste et universitaire, et Jul (pour les dessins), l’auteur de Silex and the City, La Planète des Sages fait oeuvre d’utilité publique en rendant accessibles les grands philosophes de l’histoire et leurs idées.
Actuelle, décalée, elle propose deux approches : celle, humoristique et irrésistible, de Jul et celle, analytique et pédagogique, de Charles Pépin. Ensemble, les deux auteurs ressuscitent et rendent accessibles les découvertes et les parcours de presque tous les penseurs qui ont fait la philosophie depuis trois mille ans.
Dans une époque en quête de sens, ce livre de philosophie pas comme les autres concilie l’humour et le sérieux sans jamais se laisser aller – la nuance est de taille – à l’esprit de sérieux. Le talent de pédagogue de Pépin est en effet servi à merveille par la drôlerie gentiment impertinente de Jul : ses dessins nous donnent une vision décalée et inattendue de Diogène (reconverti en agent immobilier spécialisé dans les tonneaux à louer), de Bourdieu (qui confond théorie de la reproduction et usage immodéré de la photocopieuse) ou encore de Pascal (plus à l’aise pour parier sur l’existence de Dieu que sur la 7e course à Auteuil).
Idéal pour les profs de philo à la recherche de nouveaux outils pour enseigner leur discipline, pour les lycéens intimidés par la philosophie, ou encore par les adultes qui souhaitent « se remettre à la philo » mais ne savent pas par quel bout la prendre, cet album mérite de figurer dans toute bibliothèque digne de ce nom.
Comme aurait pu dire Epicure (voir notice page 109) s’il avait maîtrisé un peu mieux l’anglais : Enjoy ! La sagesse et le bonheur sont au rendez-vous de La Planète des Sages…

AVIS

Une double page pour connaître les grandes lignes des principes du philosophe et des illustrations toutes plus drôles les unes que les autres. Beaucoup de découvertes à faire. Un livre à la fois ludique et instructif à mettre entre toutes les mains et qui suscite l’intérêt et le plaisir de lire.

LU DANS LA PRESSE

Selon Dominique Bry dans Mediapart : « La Planète des sages, la seule véritable « Sartre Academy » en bande dessinée. »

Parution : 26 août 2011
Nb de pages : 80 p.
ISBN : 978-2205068528
19,99 Euros.

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FEAR AGENT. T.6 - DEPHASE

Rick REMEMDER, Tony MOORE, Mike HAWTHORNE et Jérome OPENA
AKILEOS

fear-agent-t6-dephaseUne série dans un style de SF des années 50. Les extra-terrestres sont bizarres. Le héros est bizarre. Les situations sont souvent comiques bien qu’elles soient dans l’histoire tragiques. Un scénario qui se tient bien et magnifié par un Tony Moore dont le style colle parfaitement à la série. Du hors-norme !

RESUME

L’agent Heath Hudson est mal en point. Heureusement pour lui ses deux compagnons tentent de le sortir de là; mais cela risque d’être trop tard… Malgré le fait qu’ils aient pu s’échapper et rejoindre la fusée, Heath est comme mort. Ils n’ont plus le choix, ils se voient contraint d’utiliser le clone d’Heath : pour cela il suffit de faire passer son esprit dans l’autre corps. Tout reviendra à la normale, si toutefois tout se déroule comme prévu…

PRESENTATION

Après avoir frôlé le happy end, Heath Huston se retrouve une nouvelle fois embarqué dans un combat perdu d’avance. Et alors que son corps commence à le trahir, il doit faire face aux puissants alliés de ses ennemis Tétaldiens… de vieilles connaissances.
Bref, l’avenir du dernier des Fear Agent s’annonce compliqué.
C’est sans compter sur l’apparition d’alliés inattendus et certaines révélations surprenantes. Plus que jamais accroché à sa bonne vieille bouteille de whisky, le dernier des Fear Agent va devoir utiliser toutes les ressources et l’expérience d’un homme brisé pour venger les morts qui hantent sa mémoire.
Le personnage de Rick Remender et Tony Moore est de retour pour mettre de l’ordre dans l’univers et dézinguer du robot : le compte à rebours vers une conclusion épique a commencé…

Les travaux de Rick Remender comprennent de nombreuses BD indépendantes telles que Strange Girl, Captain Dingleberry, Black Heart Bill y, Fear Agent, Sea of Red, Night Mary et Doll and Creature. Il a également travaillé dans l’animation sur des films comme Le Géant de fer, Anastasia, Titan A.E. ou Rocky et Bullwinkle. Egalement doué en dessin, il a réalisé de nombreux numéros de la BD des Tortues Ninjas, ainsi que l’encrage pour des séries telles que Avengers ou Terminator. Il a aussi storyboardé le jeu vidéo Sean Connery 007 pour Electronic Arts. Rick Remender est marié et vit en Californie du Nord avec sa femme Danni et un monstre seulement connu sous le nom de Lester MaGoo. Tony Moore est un petit gars du Kentucky, élevé par une famille de télévisions sauvages. Fan de BD avant même de savoir lire, il s’est rarement imaginé en train de faire autre chose que dessiner des BD. Cette ambition s’est trouvée confortée par le fait qu’aucune université ne dispense de diplôme permettant de devenir loup-garou ou robot. Tony a commencé sa carrière professionnelle en 1999, année où il s’est lancé sur sa première série, Battle Pope. Il s’est depuis fait remarquer sur des séries comme The Masters of the Universe, Brit et surtout The Walking Dead, sans oublier sa série chez Vertigo, The Exterminators.

Dessinateur : Tony Moore, Mike Hawthorne
Scénario : Rick Remender
Coloriste : John Lucas, Lee Loughridge
Traduction et lettrage : Diane Lecerf
Parution : 3 novembre 2011
Format : album
Nb de pages : 150 p.
ISBN-10: 2355740828
ISBN-13: 978-2355740824
15 Euros.

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J’ETAIS UN SALE PHALLOCRATE

Wolinski
Drugstore

jetais-un-sale-phallocrateRecueil de dessins parus en 1977 qui croquent avec humour les rapports hommes-femmes dans la société française de l’époque.

Au moins, il y en a qui l’admettent…

Lorsqu’on goûte le travail de Wolinski, on aurait plutôt spontanément tendance à le qualifier d’obsédé sexuel que de phallocrate… Serait-il un peu dur avec lui-même ? Ou est-ce le dialogue avec son épouse Maryse, journaliste féministe, qui l’a fait peu à peu rougir de la vision qu’il avait de la femme ? Lui, timide jeune homme qui exprimait ses désirs dans ses dessins, avant d’embrasser la vague libertaire…
Voici la réédition d’un recueil de dessins paru en 1977, à une époque où les hommes ont pris un sacré coup de pied au derrière de la part de leurs femmes, de leurs filles et de leurs sœurs ! Relire Wolinski offre l’opportunité de contempler les rapports hommes-femmes à 35 ans de distance avec un regard d’une honnêteté et d’un humour sans pareils !

Quelques planches à visionner. C’est ICI !

Parution : 26 octobre 2011
Format : Album
Nb. de pages : 80 p.
Dimensions : 21,5cm x 29,3cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7234-8629-3
EAN : 9782723486293
15 Euros.

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LES APHRODITES 2 : LE MASQUE AVEUGLE

Andréa DE NERCIAT et Emmanuel MURZEAU
Tabou Editions

les-aphrodites-2Alors que Madame Durut tient les comptes de l’hospices des Aphrodites, un homme se présente pour lui remettre une lettre. Le dessin signé Emmanuel Murzeau rend encore toute sa grâce au texte de Nerciat.

Ecrit en 1793, Les Aphrodites est, à l’origine, un de ces romans « qu’on ne lit que d’une main» dont l’univers est une joyeuse débauche. En un siècle où les sociétés secrètes abondent, il fut un groupe de libertins, près de Paris, qu’on nommait « Les Aphrodites ». L’auteur y place l’intrigue de son marivaudage et décrit ses contemporains en véritable humaniste: les hommes sont jugés sur leur calibre et leurs performances, les femmes sur leurs qualités et leur expérience. Libertin donc, mais surtout hédoniste car Nerciat est aux antipodes de la morgue du marquis de Sade.
Au seuil de « la terreur », en ces temps de jacobinisme, toute la noblesse se déplace vers l’Allemagne et l’Autriche. Les castes sont sans dessus dessous et jusqu’au sein des Aphrodites, une société secrète à seule vocation de plaisir, les usages s’en ressentent. Mme Durut, l’intendante de cet hospice, tient pourtant bien ses comptes et veille à la tenue de son personnel, surtout celle de Loulou, son protégé. Un coup d’œil en coulisse, tandis qu’un étrange gascon vient se présenter à l’entrée des artistes. On jugera de ses qualités, surtout certaines, comme il se doit, mais après avoir fait la connaissance d’une marquise, sur le départ, elle aussi, et bien décidée à prendre dans son sillage un jeune gentilhomme français, fût-ce au prix de savants stratagèmes. Agathe Durut arrivera-t-elle à l’en dissuader ?
Après Intrigante Agathe, ce second tome des Aphrodites nous replonge dans l’univers libertin d’une cette société secrète en marge du tumulte politique de la révolution. On y retrouvera les personnages principaux de la première partie, avec quelques nouveaux acteurs pour s’adonner sans retenue aux plaisirs de l’intrigue, du mensonge, du sophisme et naturellement du sexe. On l’aura compris, Les Aphrodites est une sorte de vaudeville, une histoire de placards où la langue fine du 18e siècle est mise en valeur par le dessin de grande qualité d’Emmanuel Murzeau.

Andréa de NERCIAT(1739-1800), écrivain du 18e siècle, a réalisé une œuvre tout érotique typique des œuvres libertines comme celles de Sade, sans cruautés criminelles, Nerciat est joyeux, convivial, imaginatif et débordant de vitalité vigoureuse. Rarement, jamais peut-être, la sexualité ne fut plus simple, plus disponible, plus immédiate et avec un bonheur d’arc-en-ciel. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Les Aphrodites(1793) et à titre posthume Le Diable au corps(1803).

Emmanuel Murzeau né à Niort en 1970, vit et travaille à Berlin, en Allemagne, comme illustrateur et dessinateur de bandes dessinées. Titulaire de diplômes des Beaux-Arts de Poitiers et Nantes, il se consacre depuis 1995 au 9e Art, qu’il enseigne d’abord aux enfants lors de séminaires dans diverses institutions, puis, en 2006, à de jeunes adultes à la Games Academy de Berlin. Il est l’auteur de « Northmen » avec Mathieu Gabella (éd. Petit à Petit) et de « Mitreya » avec Holger Kersten (à paraître). « Les Aphrodites » sont la concrétisation d’un projet déjà vieux de 15 ans.

Parution : 28 octobre 2011
Format : Album
Nb de pages : 46 p.
ISBN-10: 2359540513
ISBN-13: 978-2359540512
15 Euros.

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FREUD. UNE BIOGRAPHIE DESSINEE

Corinne Maier et Anne Simon
DARGAUD

freudCette biographie dessinée retrace la vie du psychanalyste, dans un univers graphique inspiré de Vienne dans les années 1920.

RESUME

Il est aussi connu que Shakespeare ou Einstein. Il a plus de trois millions de références sur Google… « Je m’appelle Sigmund Freud. Je suis né dans une petite ville d’Autriche-Hongrie, j’ai vécu à Vienne et je suis mort en 1939 à Londres. Mais je ne suis pas vraiment mort… » Qui était Sigmund Freud ? C’est dans la Vienne du début du XXe siècle qu’il découvre un continent encore inexploré : l’esprit humain. Il inventé la psychanalyse nous dit-on. En toute modestie, il le déclare : « Je cherche à libérer l’humanité ! » Voici l’histoire d’un des hommes les plus importants du XXe siècle…

PRESENTATION

La biographie dessinée d’une des personnalités les plus importantes du XXe siècle, dont l’actualité reste, un siècle plus tard, toujours brûlante. Freud, une valeur sûre de l’édition.
L’auteur des best-sellers Bonjour paresse et No kids raconte la vie de Sigmund Freud dans une bande dessinée à la fois drôle et sérieuse, servie par un graphisme plein de charme et d’imagination. Onirique ! Chaque case est un voyage amusant et psychédélique dans le monde freudien.

LU DANS LA PRESSE

Sigmund Freud en bande dessinée ? Pourquoi pas, à condition de ne pas tomber dans le pensum édifiant et didactique, traité dans un style réaliste ennuyeux propre à certaines bios en BD. Anne Simon et Corinne Maier (devenue célèbre avec ‘Bonjour paresse’ et ‘No Kid’) ont relevé le défi avec brio, mêlant récit historique et fantaisie bienvenue. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, c’est oncle Sigmund himself qui fait office de narrateur à travers une succession de petites scènes comme le cas Dora, le complexe d’Œdipe ou l’homme aux rats - bref, les grands classiques de la saga freudienne, traités avec une légèreté réjouissante qui n’empêche pas le sérieux. Au-delà de l’aspect pédagogique – la vie et l’œuvre de Freud racontées à ceux qui ne les connaissent pas vraiment -, c’est le graphisme qui donne tout son charme à cet album. Le trait d’Anne Simon est tout en humour et en finesse. Et la dessinatrice propose d’excellentes astuces graphiques pour traduire en images certains concepts freudiens ou certains épisodes de l’existence du grand homme, confirmant ainsi l’adage selon lequel un bon dessin vaut toujours mieux qu’un discours alambiqué. Comme le rappelle Freud, son nom est synonyme de « joie ». Et justement, voilà un album joyeux qui fait preuve d’une bienveillance typiquement freudienne à l’égard de son sujet. Tiens, si ça se trouve, même Michel Onfray va l’apprécier…
(Critique sur le site Evene par Christophe Quillien)
http://www.evene.fr/livres/livre/anne-simon-et-corinne-maier-freud-une-biographie-dessinee-45175.php?critiques#critique-evene

Corinne Maier est née en 1963 à Genève. Essayiste, historienne, économiste, psychanalyste, elle est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages de “non-fiction”, dans des domaines différents mais qui, à ses yeux, se recoupent : psychanalyse, société, histoire, humour et pamphlets. Certains de ces ouvrages ont été des best-sellers traduits dans de nombreuses langues (entre autres, Bonjour Paresse, 2004, et No Kid, 2007).
Ses travaux récents ont porté sur le triptyque “travail-famille-patrie” cher au maréchal Pétain. Désignée comme icône de la contre-culture par le New York Times, elle assume tranquillement le fait de n’être membre de rien, d’aucun courant de pensée, d’aucune société savante, d’aucune tendance politique, d’aucun groupe psy, et de n’être salariée par personne.

Anne Simon est née en 1980 dans les Deux-Sèvres. Elle étudie aux Beaux-Arts d’Angoulême et à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle reçoit en 2004 le prix “Jeunes Talents” au FIBD d’Angoulême et sort sa première bande dessinée “Perséphone aux Enfers” en 2006.
Très active au sein des éditions Misma, elle collabore régulièrement à la revue de bande dessinée indépendante Dopututto. Elle prépare actuellement un livre sur Freud, en collaboration avec Corinne Maïer et travaille en parallèle pour la presse et l’édition jeunesse (Bayard, Gallimard, Albin Michel, Actes Sud…).

Format : Album
Parution : 28 octobre 2011
ISBN : 978-2-205-06828-3
EAN : 9782205068283
Nb. de pages : 54 p.
Dimensions : 22,7cm x 29,8cm x 1,2cm
13,95 euros.

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SECTION TRIDENT - TOME 1: DOMINO DAY

Patrice Buendia, Dams et Sylavaine Scomazzon
Zéphyr Editions

section-trident-domino-dayPatrice Buendia (Thomas Silane) scénarise dans cet album un “NCIS” à la française. Assez séduisant. Le charme s’opère tant par les personnages que sur le lieu ou se situe l’action : un porte-avion nucléaire. La colorisation est une vrai réussite. L’éditeur Zéphyr tient sa future série phare.

Stéphane Bergam, pilote de Rafale Marine, Nathalie Mercier, scientifique de haut vol, et Khamel Khoun, issu de la gendarmerie maritime, unissent leurs forces pour résoudre une affaire d’Etat. La section Trident se met en route, direction le porte-avions Charles-de-Gaulle.

Un meurtre sur un bateau en pleine mer, c’est toujours délicat. Sur un porte-avions nucléaire, c’est une affaire d’Etat. La Marine nationale préparait depuis quelque temps la constitution d’une nouvelle unité d’investigation spéciale. Le genre d’escouade qu’on envoie lorsque ça va vraiment mal et qu’on ne veut pas que cela se sache. Le type d’équipe capable d’enquêter vite et bien, mais aussi de “nettoyer” si nécessaire. On avait déjà repéré et sélectionné quelques talents d’exception, comme Stéphane Bergam, pilote de Rafale Marine émérite et leader naturel, comme Nathalie Mercier, scientifique de haut vol qui a du mal à redescendre parmi le commun des mortels, et comme Kamel Khoun, un homme d’action et d’idéaux issu de la gendarmerie maritime. Mais il est désormais l’heure de lancer cette nouvelle formation car un homme vient de disparaître sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Il est temps pour la Section Trident…

Scénariste : Patrice Buendia
Dessinateur : Dams
Couleurs : Sylvaine Scomazzon
Parution : 20 octobre 2011
Format : Album
Nb de pages : 48 p.
ISBN-10: 2361180294
ISBN-13: 978-2361180294
14 euros.

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TRAITS RESISTANTS

LIBEL Editions

tratis-resistantsLa Résistance dans la bande dessinée de 1944 à nos jours. Un retour sur soixante ans de création artistique. Des illustrés à la BD contemporaine.

PRESENTATION

Dès la Libération, lorsque les résistants sortent de la clandestinité, la diffusion d’affiches et d’imprimés, de photographies sur les maquis et la période insurrectionnelle cristallise pour des décennies l’archétype du résistant. Dans les illustrés pour la jeunesse, un trait particulier permet alors de définir son image : celle du maquisard, fier et courageux, surgissant de l’ombre.
Des illustrés pour la jeunesse de la Libération aux mangas d’aujourd’hui, la Seconde Guerre mondiale n’a jamais quitté les vignettes de nos bandes dessinées.
Sous-titré « La Résistance dans la bande dessinée de 1944 à nos jours », TRAITS RESISTANTS est le fruit du travail commun du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (Lyon) et du Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne). L’exposition Traits résistants et l’ouvrage qui l’accompagne interrogent l’image du résistant dans la bande dessinée.
Pour la première fois, historiens, journalistes, bibliothécaires et professionnels de musées reviennent sur la présence du thème dans la bande dessinée et rendent compte de l’importance réelle et symbolique de la Résistance dans nos consciences et notre imaginaire collectif.
Très richement illustré, l’ouvrage dévoile, parmi d’autres documents inédits, des crayonnés d’Edmond-François Calvo et l’histoire d’un résistant italien magistralement croqué par Guido Crepax.

RESUME

Aux planches des auteurs-acteurs de la Seconde Guerre mondiale (Calvo, Marijac, Albert Uderzo) répondent les œuvres d’auteurs contemporains comme Sylvain Vallée, Fabien Nury et Jean-Pierre Gribat. Les aventures des héros d’un autre temps et les récits plus distanciés d’aujourd’hui témoignent de la permanence du sujet dans la bande dessinée.
Fifi gars du maquis, Marc le téméraire, Colonel X, le capitaine invisible et tant d’autres reprennent vie dans ce travail inédit et richement illustré. Traits résistants présente également différentes planches originales d’auteurs majeurs de la BD, ainsi qu’une histoire inédite de Guido Crépax “L’attentato”.

Ouvrage édité à l’occasion de l’exposition organisée par le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (Lyon) et du Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne) du 31 mars au 18 septembre 2011.

Format : Cartonné
Dimension : 16,5 x 24 cm
Nb de pages : 176 p.
130 illustrations N&B et couleur
Parution : 31 mars 2011
ISBN-10: 2917659149
ISBN-13: 978-2917659144
19 euros.

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NI DIEU NI BETES. HISTOIRES DE SINGES

Ptilic
Les Humanoïdes Associés

ni-dieu-ni-betesL’humanité vue par deux chimpanzés philosophes.

Un maître chimpanzé et son disciple devisent philosophiquement sur la nature de cet étrange animal qu’est l’homme : comment expliquer la formidable ascension de ce bipède somme toute assez quelconque, et, question corollaire, comment prendre exemple pour arriver aux mêmes sommets ? Le maître pense avoir identifié les pistes à suivre pour réussir aussi bien que le cousin humain : la guerre, le consumérisme, la télévision et la technologie, voilà où réside le génie de l’homme ! On aura reconnu, derrière ces présupposés et leurs développements hilarants, le coup d’œil incisif de Ptiluc, qui s’en donne à cœur joie pour brocarder nos comportements humains, trop humains.

AVIS

Voici une (deuxième) réédition en intégrale d’une série publiée il y a quasiment 20 ans (de 1992 à 1995). Fidèle à sa ligne de conduite, Ptiluc nous offre une nouvelle série « animalière » : après les rats et les cochons, ce sont les chimpanzés qui tiennent la vedette de ces opus. L’objectif est d’apporter une réflexion pseudo-philosophique sur l’Homme en général : son comportement et son mode de vie, à travers le regard de singes bien plus intelligents qu’il n’y paraît. Le truchement de ce regard est une façon de rendre l’homme bestial et immonde. Comme toujours, les animaux sont fascinés par leurs cousins humains, mais c’est une fascination totalement ironique : l’homme pollue avec des camions dégueulasses, massacre les baleines, est victime de l’argent dans le temple de la consommation (le supermarché) et se prend pour le roi du monde… Sans parler de la femme et de sa libido ! Du coup, les « réflexions » et les rencontres amorcées par les chimpanzés sont autant de coups portés à l’homme et à son égoïsme. L’animal est finalement bien plus engageant et sympathique. Ce duo du vieux singe et de son élève spirituel, donne lieu à des dialogues savoureux, amusante parodie du langage psychologico-philosophico-sociétal réservé à l’homme. Bien plus intelligent que la série des Rats, cette trilogie est une véritable dynamite contre les intellectuels de tous poils. En revanche, et comme souvent chez Ptiluc, la narration est décousue et l’on suit sans réelle passion les mésaventures de ces deux singes. Le tome deux est à l’image de cette faiblesse de scénario, où l’action est peu crédible et franchement peu intéressante. Le dessin est par contre toujours délié et agréable : Ptiluc allie dynamisme et clarté du trait (proche des dessins animés ou d’un autre dessinateur de BD animalière, Calvo) à un style sanglant et cradingue. On pourra aussi s’amuser à repérer les nombreuses références à l’art : de Tintin à Tina Turner en passant par King Kong ou Gargamel… Une série originale et agréable, en dépit de la légèreté de son scénario. On n’apprend pas aux vieux singes à faire des grimaces !
(Sur planète BD)

Parution : Octobre 2011
Pages : 148 p.
Format : Album
Dimensions : 29.5 x 23.0 x 1.8 cm
ISBN : 9782731623154
EAN13 : 9782731623154
19,95 Euros.

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THORGAL – VOLUME 33 – LE BATEAU-SABRE

G. ROSINSKI et Y. SENTE
Le Lombard

thorgal-v33Alors qu’il est à la recherche de son fils Aniel, Thorgal va croiser la route de curieux marchands pour lesquels il acceptera de remplir une mission très particulière à bord du Bateau-Sabre. Cet album replace Thorgal au centre de l’action, dans des conditions climatiques extrêmes, tandis que Jolan et ses compagnons arrivent au bout du parcours orchestré par Manthor.

Les Magiciens Rouges ont enlevé Aniel et l’emmènent vers leur “capitale” : Bagh Dhad !
Une fois de plus Thorgal a donc dû laisser femme et enfants aux village pour reprendre la route.
Celle-ci le mène au bord des fleuves du Nord qu’empruntent les marchands viking qui font du commerce avec l’Orient en empruntant les voies fluviales. Ces voies étant gelées sur une bonne portion de route, les marchands utilisent des bateaux-sabre (sortes de brise-glace de l’époque).
Thorgal se fait engager comme “défenseur” sur l’un de ces bateaux. En contrepartie, ce travail lui permet de voyager et de suivre les magiciens rouges. Avec l’aide de Petrov, un nouveau compagnon de route, il se lance sur les pistes de glace et de neige à la poursuite des ravisseurs d’Aniel.
Le voyage ne pouvait évidemment pas se dérouler sans heurts…

Le scénariste Yves Sente, qui a également repris ‘XIII‘, une autre série créée par Jean Van Hamme , évoque ‘Thorgal’ et ‘Les mondes de Thorgal’.

VIDEO DE PRESENTATION

Yves Sente découvre Tintin au Congo à l’âge de 6 ans et La Marque jaune à 11 ans. Et si ses études lui offriront l’occasion de scénariser quelques planches en amateur, c’est pourtant vers le droit qu’il se tourne dans un premier temps, sans que la bande dessinée ne soit jamais bien loin, toutefois.
En 1992, il est nommé Directeur Editorial de la prestigieuse maison, et entame une rénovation de fond, qui replacera l’éditeur au premier rang de la profession. Il n’a néanmoins pas abandonné ses ambitions artistiques et, en 1997, sous couvert d’anonymat, il remet aux éditions Dargaud un scénario de Blake et Mortimer, qui deviendra « La Machination Voronov », énorme succès qui lui ouvre les portes de l’écriture en grand. Il mène de front ses deux activités pendant un temps, développant des scénarios pour des artistes aussi prestigieux que Boucq (Le Janitor) ou Rosinski (La vengeance du comte Skarbek, puis Thorgal). Il choisit finalement de se consacrer pleinement à l’écriture, mais garde un oeil attentif et un rôle de conseil au sein du Lombard. Entre Thorgal, Blake et Mortimer et, bientôt XIII, il n’est pas indu de dire qu’Yves Sente est aujourd’hui le dépositaire d’un pan non négligeable du patrimoine franco-belge.

Né en Pologne en 1941, Grzegorz Rosinski découvre très tôt la bande dessinée occidentale à travers un exemplaire du journal “Vaillant”. A 16 ans, il publie ses premiers dessins. A cette époque, il fréquente le lycée des Beaux-Arts puis l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie dont il sort, en 1967, avec un diplôme d’arts graphiques en poche.
Pendant dix ans, pour un éditeur polonais, il signe les aventures d’un détective et d’un pilote d’hélicoptère, puis devient vite la vedette du premier magazine polonais de BD “Relax” dont il assure aussi la direction artistique.
Dans le souci de se perfectionner, Rosinski débarque en 1976 en Belgique. Il place quelques histoires dans le “Trombone…

Parution : 04 novembre 2011
Collection : Thorgal
Nb de pages : 48 p.
ISBN : 978-2-8036-2995-4
EAN13 : 9782803629954
12 Euros.

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BLACK BIRDS. LES AILES SECRETES DE LA C.I.A. 1 - IDEALIST

Giuseppe De Luca, Pierre Veys et Patrice Buendia
Zéphyr Editions

black-birds-0Le monde de l’aviation a toujours été une source d’inspiration pour la BD. Une nouvelle série à suivre !

Les années 50. La guerre froide ne l’est pas tant que ça. On vient de passer très près de l’affrontement nucléaire avec la Guerre de Corée. Désormais, il est évident que l’information est une arme de premier plan. La CIA connaît l’importance du renseignement humain, mais elle ne peut négliger le développement de moyens techniques pour obtenir ce que l’ennemi veut lui cacher. C’est donc dans la plus grande discrétion qu’Allen Dulles, son directeur, veut créer une véritable unité aérienne au sein de la CIA, avec des machines conçues dans un seul but : espionner. Frank et Dash sont les pilotes qui vont devoir dompter ces machines. Le défi est technologique, puisqu’ils vont devoir atteindre des altitudes inédites, mais aussi militaire : les territoires qu’ils
devront survoler sont hostiles et lourdement armés.

Parution : 20 octobre 2011.
Dessinateur : Giuseppe De Luca.
Scénaristes : Pierre Veys et Patrice Buendia.
Format : Album.
Nb de pages : 48 p.
ISBN-10: 2361180340
ISBN-13: 978-2361180348
14 Euros.

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GELUCK ENFONCE LE CLOU

Philippe Geluck
Editions Casterman

geluck_enfonce_le_clou_01Un recueil d’images et de textes inédits de Philippe Geluck. Dans la lignée de Oh toi, le Belge, ta gueule et de Geluck se lâche. Un concentré d’humour vache mais jamais vulgaire et toujours intelligemment saupoudré ou ciblé.

Le jardin secret de Geluck semble envahi de ronces et d’orties. La face cachée du prolifique créateur du Chat est décidément bien sombre. Héritier de l’humour noir et iconoclaste de ses maîtres (Siné, Cavanna, Reiser, Choron, Gébé, Chaval…), Geluck canarde à tout-va. Il (nous) touche là où ça fait mal et, quand il le faut, donne un bon coup de marteau, pour enfoncer le clou.

Deux ans après Geluck se lâche, best-seller réjouissant dans lequel l’auteur du Chat dévoilait sa part la plus sombre, il en remet une couche avec Geluck enfonce le clou. Rien ni personne n’échappe à la férocité de ce Geluck déjanté qui crucifie le politiquement correct à coups de plume rageurs.
Ses dessins n’ont jamais été aussi libres et percutants et chaque texte est un modèle de férocité vacharde dont il est devenu le champion incontesté.

LU DANS LA PRESSE

« Textes et dessins inadmissibles” est-il dit en couverture. Parole tenue à 200%. Héritier de l’humour noir et de iconoclaste des Siné, Cavanna, Reiser, Choron et autres Gébé, Geluck l’enfonce bien, le clou! Avec au passage, pages 34-35, un bijou de texte sur les origines de la BD, selon lui…. Poilant ! »
Jean-Luc Fournier - Magazine OrNorme (Strasbourg)

« Chez Geluck, tout est sujet à la franche rigolade sans limite. Le ton est celui de la chronique, écrite à la première personne. Les histoires sont puisées dans le quotidien du dessinateur (…)
Les textes sont bien ficelés, agréables à lire, l’écriture est enlevée (…) le trait précis vient croquer des scènes ubuesques (…)
Au final, la série de nouvelles apparait comme un ras-le-bol général de la société et de ses petites manies, mais aussi, pour y porter dans l’attention comme une nécessaire déclaration d’amour. Après tout, on ne charrie que ce que l’on aime ! »

Amélie Blaustein Niddam - www.toutelaculture.com

« Ce livre montre à nouveau la part obscure du dessinateur, loin du traditionnel humour pince-sans-rire de son chat, Geluck manie ici le politiquement incorrect, avec une jubilation manifeste. »
www.metrofrance.com

geluck_enfonce_le_clou_03Geluck se moque de tout (et d’abord de lui-même) et ne respecte rien (sauf son lecteur qui en redemande). Quand on l’espère réfléchi, il fait l’andouille ; quand on l’attend rageur, le voilà tendre ou mélancolique. Mais ne nous y trompons pas : s’il baisse la garde un instant, c’est pour mieux nous piéger à la ligne suivante. Il y a du Desproges chez ce Geluck-là.
35 chroniques au vitriol et 65 dessins coup de boule, le Geluck nouveau est arrivé ! Et il a un goût de subversion.

Parution : 25 octobre 2011
Format : Album.
Nb de pages : 143 p.
ISBN-10 : 2203038454
ISBN-13 : 978-2203038455
18 Euros.

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