Archives de la catégorie 1 - ACTU "LE MONDE EN MARCHE"

VERS UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE ?

Alessia Biava
ACADEMIA

vers-une-culture-strategique-europeenneLa notion de culture stratégique est appliquée à l’étude de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Celle-ci est analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé des interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude de documents et d’entretiens. Ce livre est issu d’une thèse de Doctorat soutenue en 2009.

PRESENTATION

S’interrogeant sur les caractéristiques de l’approche de l’UE en matière de sécurité et de défense, cet ouvrage applique de manière novatrice la notion de culture stratégique à l’étude de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE.
La recherche se base sur un cadre analytique ad hoc en mesure d’identifier les éléments avant-coureurs d’une culture stratégique européenne. La PSDC est ainsi analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé de toutes ses interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude des principaux documents et grâce à des entretiens. Sur le plan théorique, l’ouvrage explique l’émergence d’une culture stratégique européenne de manière multi-causale, à travers une grille heuristique à plusieurs variables des matrices réaliste, libérale et constructiviste.
Par le biais du concept de culture stratégique, cet ouvrage permet de mieux cerner la spécificité de la PSDC et de contribuer ainsi à sa théorisation et à sa compréhension.

TABLE DES MATIERES

LA DEFINITION DU CADRE ANALYTIQUE ET DE L’APPROCHE THEORIQUE

1. La culture stratégique : quelle définition ? Analyse sélective de la littérature
- La difficile définition de la notion « culture stratégique » : revue de la littérature.
- Un élargissement de perspectives : vers une conceptualisation de la notion de culture stratégique applicable à l’Union européenne.

2. Vers une culture stratégique européenne ? Analyse du débat académique
- La définition du cadre analytique et de l’approche théorique
- Une culture stratégique européenne est-elle possible ? De quelle manière peut-elle être qualifiée ?
- Comment analyser la culture stratégique européenne ? Quels sont les résultats des études empiriques ?

3. La définition du cadre analytique et de l’approche théorique.
- L élargissement de la notion de stratégie et la nouvelle définition de culture stratégique.
- Un cadre d analyse pour l étude de la culture stratégique de l’Union européenne.
- Vers une explication théorique de l émergence d une culture stratégique au sein de la PSDC ?

LES ELEMENTS D’UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE EN EMERGENCE

4. L’engagement de l’Union européenne sur le terrain : vers des modèles de comportement cohérent ? L’étude du niveau opérationnel
- Une grille d analyse pour l étude des interventions de l’UE sur le terrain dans le cadre de la PSDC
- L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : les Balkans.
- L’analyse des interventions de lUE sur le terrain depuis 2003 : l’Afrique.
L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : le Proche et le Moyen-Orient.
- L analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : la Géorgie, Aceh et l Afghanistan.
- Conclusions : vers des modèles de comportement cohérent ? Analyse des résultats de l’étude des missions civiles et des opérations militaires de la PSDC.

5. Vers des idées partagées ? L’étude du niveau institutionnel top-down.
- L’étude du niveau institutionnel top-down : repères méthodologiques.
- L’analyse du niveau institutionnel top-down.
- Comparaison entre niveau opérationnel et niveau institutionnel top-down.

6. Vers des visions et des attentes partagées ? L’étude du niveau institutionnel bottom-up.
- Vers un processus de socialisation européenne au sein du COPS ?
- Présentation et analyse des résultats de l’étude sociologique du COPS.
- Synthèse et résultats de l’étude sociologique du COPS.

CONCLUSION
L’émergence d’une culture stratégique européenne : analyse théorique des résultats.
- Mise en relation des résultats de l’analyse du niveau institutionnel bottom-up et des éléments de convergence et de décalage entre impulsion institutionnelle et pratique sur le terrain.
- La nature de la culture stratégique européenne.
- Analyse théorique de la nature de la culture stratégique de l’UE dans le cadre de la PSDC.
- Les caractéristiques de l’approche européenne en matière de sécurité et de défense.

L’AUTEUR

Docteur en Sciences Economiques et Sociales (mention Science Politique) de l’Université de Genève, Alessia Biava est chercheuse post-doctorale à l’Institut européen de l’Université de Genève depuis 2010. Ses recherches portent sur la Politique de sécurité et de défense commune et sur la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, ainsi que sur l’action de l’UE pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique et pour la lutte contre le changement climatique.
Alessia Biava est également coordinatrice académique ainsi que co-responsable des séminaires de Méthodologie du Master of Advanced Studies in International and European Security et du Certificate of Advanced Studies in European Security organisés conjointement par l’Institut européen de l’Université de Genève et par le Geneva Centre for Security Policy.
Entre septembre 2007 et février 2008 elle a été chercheuse visiteuse à l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles grâce à une bourse du Fonds national suisse de la recherche scientifique pour chercheurs- débutants. Entre 2004 et 2009 elle a été Assistante d’enseignement à l’Institut européen de l’Université de Genève dans le cadre des disciplines relevant du domaine de science politique. Ses enseignements portaient sur l’architecture sécuritaire en Europe, sur les pères fondateurs de l’Union européenne ainsi que sur les principales organisations européennes.
Elle fait également partie du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et du Energy Law Research Forum.

Parution : 4 janvier 2012
Format : Broché
Nb. de pages : 291 p.
Collection : Publications de l’Institut européen de l’Université de Genève
ISBN : 978-2806100252
Prix : 35 €

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LE JOUR OU LA BELGIQUE A DISPARU

Serge Schick
INA / Editions La Muette

le-jour-ou-la-belgique-a-disparuUne blague journalistique qui a déverrouillée un mouvement de fond sous-jacent. Aujourd’hui la fiction est devenu une anticipation. Cela est devenu une affaire sérieuse et non plus un scénario loufoque.

RESUME

Ce document revient sur l’émission de fausse actualité Bye bye Belgium, qui a défrayé la chronique le 14 décembre 2006 en annonçant en direct la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre.

PRESENTATION

Le 13 décembre 2006, la première chaîne de la télévision belge francophone présente une émission intitulée « Bye Bye Belgium ». Si la RTBF a clairement annoncé qu’il s’agissait d’une fiction, la forme de cette fausse émission d’actualité – le plateau du journal télévisé, son présentateur vedette, l’intervention d’hommes et de femmes politiques, des micro-trottoirs… – fait croire à de nombreux téléspectateurs que ce qui est annoncé – la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre – est une réalité qui justifie bien une édition spéciale du JT.
La comparaison avec la fameuse émission de radio d’Orson Welles, qui annonçait, en 1939, la Guerre des Mondes, est évidente.
Comment une chaîne de télévision publique a-t-elle pu réaliser une telle émission ? Imagine-t-on, en France, que le présentateur du JT de France 2, avec la complicité d’élus, puisse annoncer l’indépendance de la Corse ? Ou que dans la Russie de Poutine, la télévision tchétchène diffuse une fausse déclaration d’indépendance du Parlement ?
« Bye Bye Belgium » opère une alchimie stupéfiante entre information et fiction. Véritable moment de gloire de la télévision, l’émission a provoqué une prise de conscience publique. Quant à la réalité qui a suivi, et dont la longue formation d’un gouvernement fédéral belge a été l’illustration, elle a, selon la formule consacrée, parfois dépassé la fiction.
Un tel « traitement » a enflammé les débats sur le rôle de la télévision : on lui a reproché d’avoir manipulé l’opinion en propageant une fausse nouvelle, tout en lui reconnaissant une inventivité exceptionnelle ; on a critiqué la spectacularisation de l’information. En racontant la fiction de la fin de la Belgique selon un mode narratif, mais avec les moyens utilisés pour décrire des faits, « Bye Bye Belgium a ouvert un nouveau territoire télévisuel. Une nouvelle façon de raconter une histoire. Une Histoire belge.

TABLE DES MATIERES

- IMPOSSIBLE N’EST PAS BELGE
- GENEALOGIE D’UN ACTE
- KARINE ET REBECCA
- STUPEFACTION ET TREMBLEMENTS
- LE JOUR D’APRES
- DROITS DE SUITE
- LE SPECTRE DU MUR

L’AUTEUR

Serge Schick est directeur délégué à l’enseignement supérieur, la recherche et la formation professionnelle de l’Ina.

Parution : 19 janvier 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 141 p.
ISBN : 978-2356871602
Prix : 16 €

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BELGIQUE-BELGIË. UN ETAT, DEUX MEMOIRES COLLECTIVES ?

Sous la direction d’Olivier Luminet
Mardaga

belgique-belgieUne Histoire belge ? Non des histoires wallonnes et flamandes ! Un ouvrage d’actualité.

PRESENTATION

Ces derniers temps, l’entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu’internationale. L’incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l’impasse des négociations et surtout l’apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques – Flamands et francophones – à trouver un terrain d’entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !).
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C’est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n’auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l’originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l’identité collective et de l’action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte.

Deux préfaces complètent le livre : l’une de Marc Reynebeau, journaliste et historien flamand, l’autre de Xavier Mabille, francophone, ancien directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques).

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1
Les rapports entre la mémoire collective et l’érosion des états-nations : le cas exemplaire de la Belgique.
Olivier Luminet, Laurent Licata, Olivier Klein, Valérie Rosoux, Susann Heenen-Wolff, Laurence van Yperseel et Charles B. Stone.

Chapitre 2
Le Collabo et l’Assisté : stéréotypes et mémoires collectives liés au conflit
linguistique belge.
Olivier Klein, Laurent Licata, Nicolas Van der Linden, Aurélie Mercy et Olivier Luminet.

Chapitre 3
Le passé national belge : entre commémoration et silence.
Valérie Rosoux et Laurence van Ypersele.

Chapitre 4
Le souvenir comme parricide.
L’univers commémoratif de la Flandre, produit et producteur de l’histoire belge
Marnix Beyen.

Chapitre 5
Le conflit belge en interviews de fond : la structure traumatique psychodynamique
dans l’histoire belge.
Susann Heenen-Wolff, Anne Verougstraete et Ariane Bazan.

Chapitre 6
Identité et fiction : la prose flamande après 1970.
Elke Brems

Chapitre 7
Perspectives psychologiques sur la mémoire collective et l’identité nationale :
le cas de la Belgique.
William Hirst et Ioana Apetroia Fineberg

LES AUTEURS

L’ouvrage est dirigé par Olivier Luminet, spécialiste des émotions et de la mémoire, et professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles en Belgique.
Il comporte des contributions d’auteurs tant néerlandophones que francophones.
Marc Reynebeau est journaliste et historien flamand. Xavier Mabille, francophone, est président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques).
Son chapitre de conclusion est écrit par William Hirst, grand spécialiste américain de la mémoire collective, notamment de ses rapports avec l’identité nationale.

Parution : 8 mars 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2804700980
Prix : 24,23 €

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LE GENIE DU CAPITALISME

HOWARD BLOOM
Le Jardins des Livres

le-genie-du-capitalismeUne vision particulière de l’Histoire, typiquement nord-américaine. Occidentalo-centré. Mais des vérités à partager et des positions à écouter même si l’on peut ne pas les partager.

PRESENTATION

Cette crise signifie-t-elle la fin du capitalisme et celle de toutes les idéologies ? Howard Bloom nous montre simplement que le capitalisme a plus fait pour les pauvres en 100 ans que toutes les religions réunies depuis 2000 ans, et aussi que cette crise économique n’est que le passage douloureux vers un nouvel âge d’or… Un livre qui pulvérise toutes les idées reçues sur le capitalisme.

EXTRAITS

Préface à la version française de Howard Bloom (fev. 2012)
La version française du Génie de la Bête, une refonte radicale du capitalisme arrive dans la 10e année de ma relation avec les éditions Le Jardin des Livres et son directeur littéraire, Pierre Jovanovic.
Le Génie de la Bête franchit le fossé entre croyance et science. C’est un livre sur les miracles. Sur les miracles séculiers. Sur les miracles matériels. Sur les miracles qui se dégagent de l’évolution, pas de dieux. Miracles que la science doit être amenée à comprendre si elle veut être à la hauteur de sa mission, une compréhension laïque de chaque phénomène dans cet univers.
Mais est-ce que les miracles et le capitalisme peuvent figurer ensemble dans un même livre ? Oui. Absolument oui. Si vous et moi étions nés en 1850, notre espérance de vie ne serait que de 38 lamentables années et une demie. Si nous sommes nés dans la sphère d’influence de la civilisation occidentale en l’an 2000, notre espérance de vie passe alors à 78 ans. Deux vies pour le prix d’une. Une quarantaine d’années supplémentaires ! Les empereurs chinois avaient pour habitude de dépenser des fortunes chez des “experts” qui prétendaient disposer de techniques pour prolonger la durée de vie. En fait certaines de leurs techniques raccourcissaient leur vie car elles impliquaient l’usage de poisons. Mais le système occidental a réalisé le miracle que les empereurs chinois avaient cherché. Et il ne l’a pas fait pour un seul être humain, privilégié parmi les privilégiés, mais pour plus d’un milliard d’habitants. Et SEUL le système capitaliste a réussi à le faire.
Mais il y a plus. Chaque système de croyance qui fait appel à notre idéalisme prétend qu’il va relever le pauvre et l’opprimé. Mais seul le système occidental a tenu cette promesse. Comment ? En 1850, si vous aviez été l’un des pauvres ouvriers les moins bien payés de Londres, vous auriez alors été un docker d’origine irlandaise travaillant sur les quais pour 4.800 dollars par an ; 4.800 dollars pour nourrir votre femme et vos 5 ou 9 enfants. Mais si vous étiez le plus pauvre des travailleurs de Londres en 2009, vous auriez été un assistant personnel et vous auriez gagné près de 39.000 dollars par an. En d’autres termes, vous, le travailleur le moins bien payé en 2009, vous auriez gagné plus qu’un immeuble entier rempli de dockers de 1850. Le système occidental a sorti tant de gens de la pauvreté que nous avons un nouveau nom pour désigner cette masse des pauvres d’autrefois: on l’appelle la “classe moyenne”.
Aucun autre système n’a jamais pu réussir de tels achèvements extraordinaires par sorcellerie. La civilisation chinoise ne l’a pas fait. La civilisation islamique ne l’a pas fait. Quant au système marxiste, il a lamentablement échoué. Seul le système occidental a réalisé ces miracles séculaires, ces miracles matériels. Des miracles qui ont élevé l’esprit humain et qui ont considérablement élevé le QI moyen. Ce sont des miracles d’un tout nouveau genre. Miracles que vous examinerez à travers les optiques brillantes de la science et de l’histoire dans le Génie de la Bête.
Qu’est-ce que le capitalisme a de commun avec tout cela ? Il est le métabolisme du système occidental. Un métabolisme qui fonctionne à merveille quand il est en équilibre avec les autres éléments clés du système : le gouvernement et le mouvement de protestation.
Pourquoi notre économie s’est-elle effondrée en 2008 ? Pourquoi courrons-nous le danger d’avoir d’autres effondrements aujourd’hui ? Pourquoi une nouvelle période de prospérité est-elle inévitable ? Et que devons nous faire pour que notre système dépasse son grand rival chinois ? Les réponses se trouvent dans nos capacités à fabriquer des miracles. Les réponses sont dans les secrets du système occidental. Les réponses sont dans ce livre.

Howard Bloom

Extrait du prologue
Lame a-t-elle sa place dans cette Machine ?
Pourquoi le capitalisme a-t-il besoin dune révision radicale ?

La première décennie du XXIe siècle aura infligé au monde occidental une fracture du crâne après l’autre. Les attaques du 11 septembre et l’écroulement du World Trade Center de New York, le bourbier en Irak, le Grand Crash de 2008, l’implosion d’entreprises majeures telles que General Motors, Chrysler, Merril Lynch et City Bank, et l’expansion de la Chine au rang de superpuissance ; tous ces événements ont été des coups de poing pour nous réveiller. Ils nous ont apporté, à vous et moi, PDG, chercheurs, artistes, étudiants, et penseurs, ce qui pourrait bien être notre plus grande opportunité et notre plus grande responsabilité depuis la Grande Dépression et la menace nazie de renverser le mode de vie occidental dans les années 1930.
Notre civilisation est attaquée mais la plupart d’entre-nous ne veut pas la défendre. Pourquoi ? Il y a un vide dans notre sens de la signification. On nous a dit que le système occidental est un système dans lequel les riches créent des besoins artificiels pour sucer l’argent, le sang et l’esprit du reste d’entre-nous.
On nous a dit que les requins de l’industrie travaillent sans relâche à transformer les humains sensibles que nous sommes en consommateurs - acheteurs idiots qui regardent passivement la télévision tandis que la mauvaise nourriture aux saveurs artificielles, conservateurs chimiques et sucres bon marché nous rend obèses. Et c’est en partie vrai.
Mais le problème ne se situe pas dans les turbines du mode de vie occidental - il ne réside pas dans l’industrialisation, le capitalisme, le pluralisme, la liberté d’expression ou la démocratie. Le problème vient du prisme par lequel nous voyons les choses.
Les flux émotionnels ont alimenté notre passé et conduiront également notre futur. Mais nous n’avions jamais eu le spectre perceptuel qui les expose au grand jour. Le capitalisme fonctionne. Il fonctionne pour des raisons qui n’apparaissent pas dans les analyses de Marx ou dans les statistiques des économistes. Ça marche maladroitement, tant bien que mal, parfois brillamment, parfois sauvagement. Le Génie de la Bête : une Révision Radicale du Capitalisme tente de nous montrer pourquoi.
Le Génie de la Bête tente de révéler le sens plus profond de ce qui se cache sous ce qu’on nous présente comme du matérialisme grossier. Il sonde comment nos réalisations obsessionnelles et échanges de biens et services élèvent mystérieusement la nature de notre espèce, nous donnent de nouveaux pouvoirs et nous dotent de l’équivalent de nouveaux bras, jambes, yeux et cerveaux.
Le Génie de la Bête sonde un secret non révélé du système occidental - nous ne sommes pas de simples chiffres dans un jeu de nombres. Nous sommes des personnes avec des sentiments et nous sommes cousus d’échanges émotionnels.
Qu’est-ce que La Bête ? C’est la civilisation occidentale. Un monstre avec un métabolisme particulier - le capitalisme. Le capitalisme est un mot qui est devenu un juron pour beaucoup d’entre-nous. Mais sous la surface, le capitalisme et le système occidental cachent des habilités étonnantes. Le Génie de la Bête regarde la dure réalité en face. Beaucoup d’entreprises d’aujourd’hui sont, du point de vue créatif et moral, endormies. Mais vous et moi pouvons les réveiller de la façon la plus ironique qui soit - par une amélioration étrange mais vitale de la richesse de nos vies. Chaque culture a besoin d’un mythe de création, une vision de comment les choses se sont produites. Ce mythe de création définit les valeurs d’une culture et ses aspirations. Le Génie de la Bête tente d’apporter un mythe de création radicalement nouveau - un mythe de création factuel, une histoire de la création basée sur l’histoire et la science. Le Génie de la Bête tente de nous donner une façon complètement nouvelle de comprendre notre société.

ILS EN PARLENT…

« Bloom est en penseur comme Henri Bergson … Un livre incroyable et brillant »
Robin Fox, Rutgers University

« Une création littéraire visionnaire » Avul Pakir Jainulabdeen, Président de la République Indienne (2002 à 2007)

« Un livre extraordinaire … Je n’ai pas pu le poser »
James Burke BBC.

« Un livre impressionnant et stimulant »
James Fallows, New America Foundation.

« Ce livre va vous prendre à la gorge et secouer toutes vos idées reçues sur la vie »
Robert D. Steel, officier de la CIA

Parution : 1 mars 2012
Format : Broché
Nb de pages : 464 p.
ISBN : 978-2914569767
Prix : 24,90 €

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LES REVOLTES ARABES : GEOPOLITIQUE ET ENJEUX

Masri Feld
Studyrama

les-revoltes-arabesVision classique des « révoltes » arabes ; entendues dirons-nous. De bonnes analyses mais il manque les bonnes questions. Cela étant dit, de nombreux repères et informations pour se faire ensuite sa propre opinion.

PRESENTATION

Le monde arabe connaît depuis plusieurs décennies des problèmes politiques, économiques et stratégiques d’une grande ampleur.
C’est dans un climat marqué par l’autoritarisme, la mauvaise gouvernance et la corruption à grande échelle qu’ont surgi les révoltes populaires qui secouent depuis plusieurs mois la plupart des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Certains des régimes en place se sont effondrés, après avoir épuisé tous les moyens de recours coercitifs dont ils disposaient. D’autres continuent à résister, suscitant de graves crises humanitaires.
Quelles sont les causes et conséquences de cet élan révolutionnaire ? Est-il annonciateur d’une nouvelle ère de démocratie pour les peuples arabes, ou au contraire, d’une montée en puissance de l’islamisme ? Quel sera son impact sur le processus de paix au Proche-Orient, sur la sécurité d’Israël, sur la situation des minorités religieuses, sur le marché pétrolier ou encore sur le problème nucléaire iranien ?
Ce livre a pour objet de fournir des faits et des données de base indispensables pour comprendre les profondes transformations que vit le monde arabe aujourd’hui.

SOMMAIRE

L’ORIGINE
Un autoritarisme politique sur fond d’oppression policière
Une corruption généralisée et d’importantes inégalités sociales
Une démocratisation des moyens d’information

LE DECLENCHEMENT
La Tunisie et l’Egypte, des républiques fortes et stables
La Syrie, un régime à part dans le monde arabe
Le Yémen et la Lybie, des pays à forte dimension tribale

L’IMPACT
Le sort de l’islamisme et des mouvements intégristes
L’avenir des minorités religieuses
La sécurité d’Israël et le processus de paix Israël-arabe

masri-fekiL’AUTEUR

Masri Feki, chercheur à Paris 8, natif du Caire, est chercheur en géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient. Partisan d’un Moyen-Orient pluriel et démocratique, il a fondé en janvier 2008 le Middle East Pact (MEP), afin de mobiliser autour d’un projet de construction régionale les acteurs réformistes de la société civile moyen-orientale.
Engagé politique en France.

Sa bibliographie :
Les frontières (avec Charles Tafanelli), Studyrama, Paris, 2011.
Les conflits du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2010.
L’Iran et le Moyen-Orient, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2010.
L’Iran paradoxal, dogmes et enjeux régionaux (Collectif), L’Harmattan, Paris, 2008.
Géopolitique du Liban, constats et enjeux, Studyrama, Paris, 2008 (réédité en 2011).
Géopolitique du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2008.
Israël, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2008.
L’axe irano-syrien, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2007.
A l’ombre de l’Islam, minorités et minorisés (Collectif), Filipson, Bruxelles, 2005.

Parution : 5 septembre 2011
Nb de pages : 144 p.
ISBN : 978-2759014026
Prix : 12 €

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LES NOUVELLES GUERRES ECONOMIQUES

Christophe-Alexandre Paillard
Editions Ophrys

les-nouvelles-guerres-economiquesLes livres géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques sont nécessaires pour appréhender le monde. Ouvrage didactique. Un rappel des principaux points sur ces questions oh combien importantes en ce XXIeme siècle.

PRESENTATION

Les liens entre les problématiques économiques et les questions de sécurité ont toujours été étroits. Avec la mondialisation et l’extrême sophistication des rapports économiques mondiaux, il est de plus en plus nécessaire de disposer de points de repère clefs pour comprendre les nouveaux enjeux géo-économiques du monde.

Cet ouvrage est à la fois :
- un précis exhaustif.
- un ensemble d’exposés, de fiches techniques et de fiches de lecture couvrant l’ensemble des thématiques liées aux enjeux de sécurité et d’économie du monde contemporain.
- un aide mémoire indispensable sur les questions d’économie et de sécurité.
- une référence pour les étudiants, les auditeurs des instituts spécialisés ou les élèves de l’école de guerre.
- Il permet également de satisfaire la curiosité de tout un chacun sur ces questions éminemment complexes.

EXTRAIT

Cet ouvrage a clairement pour objectif d’offrir une approche didactique et synthétique, par grands thèmes, aux personnes, étudiantes ou non, qui s’intéressent aux questions d’économie et de sécurité et qui souhaitent établir des liens entre ces deux matières d’apparence dissemblable. Il est divisé en cinq grands chapitres réunissant des thèmes présentant un enjeu stratégique certain pour le monde économique d’aujourd’hui.
Cet ouvrage est aussi le fruit de pratiquement seize ans d’enseignement commencé à la Ville de Paris, poursuivi à l’Institut de gestion et de développement économique (IGPDE) du ministère de l’Economie et des finances, et approfondi à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’université Bernardo O’Higgins de Santiago du Chili et, plus récemment, à l’Ecole nationale d’administration.
Face aux demandes croissantes des étudiants de disposer d’analyses nombreuses sur des sujets touchant aux industries de défense, aux marchés des matières premières ou aux grands enjeux de la criminalité économique, il est apparu nécessaire de réaliser ce précis pour proposer quelques pistes d’analyse et faire des choix quant aux thèmes qui peuvent être abordés dans un tel cadre.
Il faut en effet souligner que les liens entre les questions d’économie et de sécurité sont de plus en plus au cœur de l’actualité internationale économique et stratégique.
A titre d’exemple, en matière énergétique, les risques pour les dix prochaines années restent majeurs. En l’absence d’alternative crédible aux hydrocarbures, à l’exception notable de l’industrie nucléaire d’ailleurs touchée par l’accident de Fukushima, la nécessité d’assurer une plus grande sécurité et/ou une meilleure régularité des approvisionnements en matières premières énergétiques va rester un impératif majeur de sécurité nationale dans de nombreux pays du monde.
De même, dans le secteur des minerais rares (titane, platine ou autres) ou communs (cuivre par exemple) ayant de nombreuses applications industrielles, leur utilisation croissante dans de nombreux produits intéressant la défense, le spatial ou l’aéronautique renforce leur intérêt.
Certaines activités économiques peuvent être mises en danger en cas de rupture d’approvisionnement d’une matière première minérale ou minière dont les ressources sont extrêmement localisées ou concentrées dans des pays où la situation politique est instable.
L’arrivée de nouveaux acteurs grands consommateurs de matières premières (Chine, Inde ou Brésil) fait craindre des risques de pénurie à l’horizon 2030-2040. Certains experts estiment que la disponibilité des matières premières les plus critiques diminue à grande vitesse ; sans tenir compte toutefois de la capacité industrielle ou technologique des pays producteurs de biens intermédiaires ou de biens de consommation à réduire la part occupée par les matières premières dans le processus de production. Il est donc nécessaire d’analyser ces processus pour évaluer la part de risque stratégique liée aux équilibres de ces marchés.
Plus globalement, nous assistons depuis le début de ce siècle à une augmentation constante du prix de la plupart des matières premières, notamment sous l’effet de l’accélération de la demande asiatique et particulièrement chinoise. Ce phénomène conduit à des comportements spéculatifs amenant des variations importantes et rapides des coûts des ressources naturelles vendues sur les marchés mondiaux.
Les questions liant économie et sécurité présentent donc deux questions simples : que faut-il regarder pour comprendre ce qui est à l’oeuvre dans le monde ? Quelles analyses faut-il retenir pour faire face aux défis économiques et sécuritaires présents et futurs ?

SOMMAIRE

- LES GRANDS PRINCIPES REGISSANT LES NOUVELLES GUERRES ECONOMIQUES.
-LE MONDE DES MATIERES PREMIERES.
- LES RISQUES COMMUNS AUX QUESTIONS ECONOMIQUES ET AUX PROBLEMES DE SECURITE.
- LA CHINE BOULEVERSE LES GRANDS EQUILIBRES GEOECONOMIQUES.
- LES GRANDS ENJEUX INDUSTRIELS ET TECHNOLOGIQUES.

paillard-christophe-alexandreL’AUTEUR

Christophe-Alexandre Paillard est directeur des affaires juridiques, des affaires internationales et de l’expertise technologique de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Il est également maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, enseignant à l’ENA (politique européenne de l’énergie), chercheur associé de l’université Bernardo O’Higgins (Santiago, Chili) et intervenant régulier au sein d’organismes tels que l’IHEDN, la FRS ou l’HCFDC. Administrateur civil hors classe, ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, ancien auditeur de l’Institut diplomatique des Affaires étrangères (2004), il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’un DESS de sociologie des organisations et d’une maîtrise d’histoire russe (Paris IV Sorbonne).
Il est l’auteur ou co-auteur d’ouvrages sur les questions économiques et les matières premières comme géopolitique du pétrole publié aux Editions Technip en 2005. Il est également l’auteur de nombreux articles sur les questions économiques et de défense dans de nombreuses revues spécialisées comme Géoéconomie, le Journal of International Affairs de l’Université de Columbia, Moyen-Orient, Questions internationales, Sécurité globale, etc.

Parution : 30 septembre 2011
Nb de pages : 633 p.
ISBN : 978-2708013223
Prix : 30 €

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REPUBLICANISME

Maurizio Viroli
Editions Le Bord de l’Eau

republicanismeDe l’humanisme civique florentin au républicanisme européen. Face à la crise globale de nos sociétés européennes contemporaines, cet ouvrage est un puissant revivifiant.

Les éditions Le bord de l’eau viennent de publier la traduction française de son opus magnum Repubblicanesimo (1999), c’est-à-dire Républicanisme. La notion de républicanisme n’a eu de cesse de déchaîner les passions de ses partisans, mais également de ses détracteurs. Ce très court ouvrage du spécialiste de Machiavel témoigne de l’intérêt grandissant de la communauté scientifique à l’égard de la tradition républicaine. Républicanisme vise en effet à renouveler la théorie de la république, laquelle serait mise à mal par Silvio Berlusconi en Italie. La visée de l’auteur serait donc tant théorique que pratique et… politique.
(Lectures, Les comptes rendus, 2011)

PRESENTATION

Depuis les années 1980, on assiste en France à un retour progressif de la référence à la République, comme si une certaine idéologie républicaine pouvait prendre le relais du libéralisme, du marxisme et du socialisme. Cependant, le consensus croissant autour de la République a pour envers un flou conceptuel de plus en plus embarrassant. Un décentrement dans le temps et l’espace pourrait clarifier les choses. La grande vertu du livre de Maurizio Viroli sur le républicanisme est de dresser la généalogie d’une vieille tradition – depuis la Rome républicaine jusqu’à Jean-Jacques Rousseau, et bien au-delà – afin de réfléchir à ce que le républicanisme signifie aujourd’hui pour une pensée politique qui veut promouvoir la liberté individuelle et collective. La République ou res publica, que Cicéron assimilait à la « chose du peuple » (res populi), a souvent été définie par le gouvernement de la loi et la recherche du bien commun. Elle suppose aussi une idée de la liberté comme « non-domination » : être libre, c’est ne pas vivre dans l’humiliation, la flatterie ou la peur sous la domination arbitraire d’un maître ou d’un supérieur. Ces catégories, forgées pour désigner l’opposition entre « hommes libres » et « esclaves », restent pertinentes, montre Viroli, si l’on veut comprendre et soutenir le combat des femmes et des hommes pour l’émancipation.

La pensée républicaine est de retour, et tout indique qu’elle sera au centre du débat public dans les années qui viennent. Tout particulièrement lors des prochaines échéances électorales (Election présidentielle).
La publication du célèbre ouvrage de Maurizio Viroli était donc devenue urgente pour mieux définir ce que l’on entend par « philosophie républicaine » : théorie du bien commun, de la liberté comme émancipation vis-à-vis des pouvoirs arbitraires, de l’auto-gouvernement démocratique, de l’impartialité, elle se veut un contre-poison aux tendances à la corruption des démocraties contemporaines.
L’importance de cet essai, traduit notamment aux Etats-Unis et en Allemagne, tient à sa dimension historique, qui cerne les grands moments du républicanisme – l’Antiquité, la Renaissance, Machiavel, Rousseau, etc. – et à sa dimension plus théorique, qui montre en quoi les théories de la République se séparent du libéralisme et du socialisme.

COMPLEMENT D’INFORMATION

Superbe étude pour compléter la lecture de l’ouvrage ou pour donner envie de se le procurer. C’est ICI !

L’AUTEUR

maurizio_viroliMaurizio Viroli, professeur à l’Université de Princeton et à l’Université de la Suisse Italienne de Lugano, est aujourd’hui l’un des principaux théoriciens du républicanisme. Il s’est également fait connaître en Italie par son combat contre le berlusconisme.

Parution : 8 juillet 2011
Nb de pages : 237 p.
ISBN : 978-2356871169
Prix : 20 €

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ATLAS GEOSTRATEGIQUE DE LA MEDITERRANEE CONTEMPORAINE

Pierre Vallaud
L’Archipel

atlas-geostrategique-de-la-medUn ouvrage de géopolitique qui adosse les situations mouvantes d’aujourd’hui à l’Histoire. Essentiel pour comprendre ce qui est en jeu.

PRESENTATION

Longtemps « centre du monde », la Méditerranée qui avait perdu, au fil des siècles, l’importance considérable qui était la sienne, demeure aujourd’hui l’un des centres névralgiques de la planète. Lieu de passage essentiel pour le commerce international, voisine de zones pétrolières et gazières fondamentales, ligne de contact entre Nord et Sud, mais aussi entre Orient et Occident, elle concentre nombre des contradictions du monde.
Les « printemps arabes » qui se jouent sur ses rives, la crise en Europe, et singulièrement en Grèce, confèrent à cet espace géopolitique un rôle renouvelé. De sa capacité à embrasser un nouvel ordre politique et à organiser une coopération internationale harmonieuse dépend la stabilité d’une région au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.
Cet atlas présente et analyse les grandes dynamiques de la Méditerranée. Frontière ou passerelle naturelle ? « Choc des civilisations » ou « dialogue des cultures » ? Cohabitation harmonieuse entre populations riveraines ou flux migratoires menaçants ? Autant de questions abordées de manière thématiques ou à travers l’analyse des situations par pays et illustrées de documents et de nombreuses cartes originales.

SOMMAIRE

L’ESPACE MEDITERRANEEN
LES RESSOURCES EN QUESTION
L’HOMME ET LA MER
TECTONIQUE DES FORCES
PERSPECTIVES MEDITERRANEENNES

L’AUTEUR

Pierre Vallaud, historien, a enseigné les relations internationales au XXe siècle à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et dirigé le Centre d’études stratégiques (Cerges). Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire des conflits contemporains, il a publié un Atlas géopolitique du Proche et du Moyen-Orient (avec Xavier Baron, PUSJ/Perrin, 2009) et dirigé l’Atlas historique de la Méditerranée (PUSJ/Fayard, 2009).

Parution : 15 février 2012
Nb de pages : 160 p.
ISBN : 978-2809806182
Prix : 19,95 €

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HISTOIRE DE L’ANARCHIE

Max Nettlau
Editions LAVILLE

anarchie-ed-lavilleSynthèse de l’évolution des idées anarchistes dans le temps et de leurs différents visages à travers le monde. Elle évoque la naissance des plus anciennes manifestations de l’anarchie liée selon l’historien aux aspirations des peuples à la liberté, Proudhon, Bakounine, Fourier et Elisée Reclus, les libertaires anglo-saxons, l’anarchisme communiste en Italie ou les idées anarchistes en Australie.

« Etre gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, oppressé, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. »

PRESENTATION

Cette profession de foi, essai de définition de l’idéal anarchiste, par Proudhon, date du milieu du 19ème siècle, mais pourrait être reprise à leur compte par les mouvements libertaires d’aujourd’hui.

Cette brève Histoire de l’anarchie est l’œuvre d’un historien considéré comme le plus grand spécialiste du monde libertaire : Max Nettlau, qui a consacré sa vie à rassembler archives, témoignages et documents sur les divers mouvements anarchistes du monde entier et a été l’ami de bon nombre de militants.
Il résume ainsi dans ce livre l’évolution des idées anarchistes dans le temps et de leurs différents visages à travers le monde. En 18 chapitres, l’auteur évoque la naissance des plus anciennes manifestations de l’anarchie liée, pour lui, aux aspirations des peuples à la liberté : « Une histoire de l’idée anarchiste est inséparable de l’histoire de toutes les évolutions progressives et des aspirations à la liberté » est la phrase d’ouverture du livre.
On y rencontre aussi bien Proudhon que Bakounine, Fourier ou Elisée Reclus, les libertaires anglo-saxons que l’anarchisme communiste en Italie ou les idées anarchistes en Australie. Nettlau s’est arrêté en 1934. Il avait eu le projet d’écrire une monumentale et exhaustive histoire de l’anarchie et de tous ses avatars dans le monde, qui aurait comporté plusieurs tomes. Il n’en a eu ni le temps ni les moyens.
Ecrite par un historien, linguiste et chercheur, donc en scientifique, cette brève Histoire de l’anarchie étonne pourtant par un ton personnel et le récit à la première personne du singulier des événements évoqués rend le texte proche du lecteur. Nettlau partageait les idées libertaires, bien qu’il n’ait jamais été un homme d’action. Mais c’est en intellectuel le plus objectif possible qu’il relate les faits qu’il a passé sa vie à rassembler. Et ce mélange du je, du nous avec l’Histoire donne une grande modernité au style.

L’AUTEUR

Max Nettlau est né en 1865 près de Vienne, dans une famille prussienne assez fortunée, ce qui lui a permis de pouvoir toute sa vie travailler à ses recherches et d’écrire sans avoir à se préoccuper de gagner sa vie. Il a toujours vécu de façon modeste, consacrant l’essentiel de son temps à voyager pour recueillir témoignages et documents auprès de militants des mouvements anarchistes.
Il s’intéresse très tôt aux idées révolutionnaires russes et se passionne pour une grande figure libertaire, Bakounine, dont il écrira la biographie, ainsi que celles d’autres anarchistes, comme Malatesta ou Reclus. Très doué pour les langues, il fait des études de linguistique et d’histoire et obtient un doctorat en langues celtiques à 23 ans. Son don pour les langues lui sera d’une grande utilité pour traduire les textes se rapportant à ce qui devient le thème principal de son étude : la naissance et le développement des idées anarchistes dans le monde.
Il partage les idéaux libertaires mais n’est pas un homme d’action : « Toutes mes opinions se trouvent dans mes écrits », dit-il. Mais c’est en historien qu’il travaille et non en prosélyte, même s’il croit en l’avenir de l’anarchisme. Il a très vite été reconnu comme l’historien spécialiste du mouvement libertaire.
En 1895, Nettlau publie une Bibliographie de l’anarchie, qui recense jusqu’à la moindre revue existant sur le sujet. Il met en chantier la grande oeuvre de sa vie, une Grande histoire de l’anarchie. Le premier volume paraît en 1925 en allemand, sa langue maternelle. Trois volumes paraîtront, l’arrivée au pouvoir du nazisme empêchera la publication du quatrième et les trois autres resteront à l’état de projet, il y travaillera jusqu’à la fin de sa vie. Très affecté par l’échec de l’Espagne libertaire de 36, dont il se sentait très proche, il continue ses recherches à l’Institut d’Histoire Sociale d’Amsterdam en 38, mais ne peut rejoindre Vienne à cause de la guerre. Il réussit à rassembler ses archives et manuscrits à l’Institut, mais ils y sont saisis par les nazis. Il meurt d’un cancer en 1944.

Parution : 25 octobre 2011
Nb de pages : 316 p.
ISBN : 979-1090134027
Prix : 14 €

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POURQUOI L’OCCIDENT DOMINE LE MONDE… POUR L’INSTANT

Ian Morris
L’Arche Editeur

pourquoi-loccidentParu en 2010, ce livre compare la civilisation occidentale et la civilisation asiatique en retraçant leur histoire sur les 15.000 dernières années. L’historien défend l’idée selon laquelle c’est la géographie physique plus que la culture, la religion ou la politique qui explique la domination de la première sur le monde. Mais cette hégémonie pourra-t-elle continuer ?

PRESENTATION

Comment l’Occident est-il parvenu à dominer un jour le monde ? Pourquoi n’en a-t-il pas été autrement ? Ian Morris, professeur d histoire ancienne à l’université de Stanford, fait ici se croiser la géographie, la sociologie et la biologie pour jeter un regard transversal sur l’histoire. En remontant la piste de l’homme de Neandertal, puis en démêlant les événements qui ont lié l’Occident et l’Orient, il émet l’hypothèse que notre supposée grandeur serait moins le fait d’une puissance occidentale que d’un déclin de l’Orient. Il met aussi en lumière tout un pan de l’histoire des civilisations orientales que nous connaissons mal pour nous apporter des éclairages nouveaux : « Je fus étonné de découvrir combien les parallèles étaient frappants entre l’expérience occidentale prétendue unique et l’histoire d’autres régions du monde, en particulier des grandes civilisations de la Chine, de l’Inde et de l’Iran. » Ian Morris nous offre ici une réflexion incontournable sur le passé de notre civilisation et lance des pistes sur ce qui arrivera sans doute demain.

Presque tous nous nous accordons à dire que l’Occident domine le monde parce que c’est là, et non en Orient, que la révolution industrielle a commencé. Au XVIIIe siècle, les entrepreneurs britanniques libérèrent l’énergie du charbon et de la vapeur. Usines, chemins de fer et canonnières donnèrent aux Européens et aux Américains du XIXe siècle la capacité d’étendre leur pouvoir au monde entier ; avions, ordinateurs et armes nucléaires permirent à leurs successeurs d’asseoir cette puissance au XXe siècle. En 1908, le poète et politicien Hilaire Belloc résumait joliment la situation : Quoi qu’il arrive, nous l’avons, L’fusil « Maxim », les autres non. Fin de l’histoire. Sauf, bien sûr, que ce n’est pas la fin de l’histoire. Cela invite seulement une autre question : pourquoi l’Occident avait-il entre les mains le fusil-mitrailleur Maxim, et les autres pas ? Armés de cette réponse, nous pourrons poser une seconde question. L’une des raisons pour lesquelles les gens se soucient de la cause de l’hégémonie de l’Occident est qu’ils veulent savoir si cela va continuer, pour combien de temps et de quelle manière - en un mot, que va-t-il se passer maintenant ?

Parution : 24 novembre 2011
Nb de pages : 768 p.
ISBN : 978-2851817488
Pris : 39 €

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CONTRE LE VIDE MORAL : RESTAURONS LA SOCIAL-DEMOCRATIE

Tony Judt
Editions Heloise d’Ormesson

contre-le-vide-moralUne réflexion intelligente en ces années de crise et de remise en question de nos systèmes économiques et financiers ultra-libéraux. Un testament intellectuel optimiste.

Livre-manifeste incontournable, Contre le vide moral fournit les outils indispensables â l’élaboration d’une nouvelle forme de gouvernante. Fervent défenseur de l’héritage de la social-démocratie, Tony Judt y clame la nécessité de repenser l’Etat et en prône un rôle accru, qui ne menacerait pas nos libertés. En déplorant l’absence de considérations éthiques dans le débat public, il incite les prochaines générations à retrouver le sens du politique. Un testament intellectuel fulgurant et optimiste.

Privilégier l’équité au lieu de la rentabilité et cesser d’appliquer à la politique publique le dogme de l’intérêt individuel sans aucune régulation. La notion de fraternité doit être réinvestie en tant qu’objectif politique, insiste Judt qui a foi dans l’engagement citoyen.

« J’espère avoir tracé quelques lignes directrices à l’intention de ceux, surtout des jeunes, qui essaient de formuler leurs objections à notre mode de vie. Mais cela ne suffit pas. En tant que citoyens d’une société libre, nous avons le devoir de jeter un œil critique sur notre monde. Et si nous pensons savoir ce qui ne va pas, encore faut-il agir en conséquence. Les philosophes, suivant un mot célèbre, se sont contentés d’interpréter le monde de diverses manières ; il s’agit aujourd’hui de le changer. »

SOMMAIRE

LA FAÇON DONT NOUS VIVONS AUJOURD’HUI
LE MONDE QUE NOUS AVONS PERDU
L’INSOUTENABLE LEGERETE DE LA POLITIQUE
ADIEU A TOUT CELA?
QUE FAIRE ?
LA FORME DES CHOSES A VENIR

Né à Londres en 1948, Tony Judt est l’auteur de douze essais, dont Après-guerre, Prix du Livre européen 2008, et Retour sur le XXe siècle. Etudiant au King’s College de Cambridge et à l’Ecole normale supérieure, il a enseigné à Cambridge, Oxford, Berkeley et New York University. Depuis 1995, il dirigeait l’Institut Remarque. Spécialiste de l’histoire européenne, intellectuel engagé, Tony Judt est décédé en 2010.

Parution : Novembre 2011.
Pages : 202 p.
Format : Broché
Dimensions : 20.6 x 14.1 x 1.8 cm
ISBN : 9782350871769
EAN13 : 9782350871769
19 Euros

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ENGAGEMENTS, REBELLIONS ET GENRE DANS LES QUARTIERS POPULAIRES EN EUROPE (1968-2005)

Sophie Béroud, Boris Gobille, Abdellali Hajjat, Michelle Zancarini-Fournel
Archives contemporaines Editions

engagements-rebellions-et-genre-dans-les-quartiers-populaires-en-europe-1968-2005Ce livre fait le pari d’analyser en profondeur les rébellions urbaines sur la moyenne durée (de 1968 à 2005) et de croiser la question des engagements et du genre ce qui implique des approches comparatiste et pluridisciplinaire, histoire, science politique et sociologie sont ainsi convoquées - ainsi que jeux d’échelles, quartier, entreprise, ville, pays, espace européen. Ce qui pourrait apparaître à première vue comme une fragmentation, permet en réalité, tel un kaléidoscope, de recomposer des configurations en désenclavant les phénomènes de rébellions pour leur donner sens et de mettre en lumière la circulation des représentations, des pratiques, des modalités d’action d’un espace et d’une révolte à l’autre. Ainsi se dessinent les processus d’identification et les enjeux identitaires comme les processus d’association et de politisation dans les moments de rupture et de recomposition individuelle et collective.

Relancés par les événements de l’automne 2005 en France, les travaux scientifiques sur les épisodes de rébellions urbaines ont centré leur attention sur le moment émeutier en tant que tel. En inscrivant la réflexion dans une perspective temporelle, ouverte au moins depuis 1968, en adoptant une approche comparée (à la fois dans le temps et dans l’espace), l’objectif de ce colloque est de comprendre les rébellions urbaines en les confrontant à d’autres dynamiques d’engagements et de mobilisations, en restituant la diversité des trajectoires des acteurs et des actrices engagés, et en les replaçant dans leur contexte historique et géographique.

SOMMAIRE

REBELLIONS URBAINES ET MOBILISATIONS
A la frontière du politique ; action et discours des “jeunes de cité” de SOS Avenir, Minguettes (1981-1983).
Les raisons de la colère ; sur l’émeute de novembre 2005.
Quand les jeunes d’un quartier populaire interprètent les émeutes urbaines.

GENRE ET MOBILISATIONS
Zaâma d’Banlieue (1979-1984) : les pérégrinations d’un collectif féminin au sein des luttes de l’immigration.
Des mobilisations de femmes en tant que femmes “racisées” : les militantes des mouvements Ni putes ni soumises et des Indigènes de la République.
Le loisir, moteur de la rébellion silencieuse des descendantes de l’immigration maghrébine dans les quartiers populaires en France.

QUELLES ISSUES POLITIQUES ET SYNDICALES ?
La destruction de la cité Olivier-de-Serres à Villeurbanne (1978-1984).
Charles Hernu précurseur de la politique de la ville ? L’ethnicité en politique.
Eléments sur le rapport au politique des jeunes issus de l’immigration dans les quartiers populaires.
Jeunes et précaires dans l’action syndicale : modalités d’engagement et processus d’apprentissage.

PERSPECTIVES EUROPEENNES COMPAREES
Comment expliquer l’absence de violences urbaines en Allemagne ? Mise en perspective historique.
Les mutations des désordres urbains au Royaume-Uni au cours des trente dernières années.
De l’usine au quartier : les luttes sociales des immigrés et de leurs descendants en Belgique.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages :211 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24 x 17 x 2 cm
ISBN : 9782813000477
EAN13 : 9782813000477
24 Euros.

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LECTURES MILITANTES AU XXE SIECLE - SIECLES, N° 29

Nathalie Ponsard, Sabine Rousseau, Agnès Roche, Vincent Flauraud
PRESSES UNIVERSITAIRES BLAISE PASCAL

lectures-militantes

Très intéressante étude. Un angle original pour comprendre l’influence de la lecture, l’utilité de celle-ci dans la sphère intellectuelle de la citoyenneté active : le militantisme !

PRESENTATION

A la croisée des sciences humaines, ce numéro contribue à une réflexion sur la construction d’une histoire des lectures militantes. Celle-ci se propose d’explorer les relations entre engagements et pratiques de lecture et tout particulièrement d’appréhender la place de la lecture autant dans les pratiques militantes que dans la construction d’univers culturels à l’échelle de militants appartenant à des sphères syndicales, politiques, religieuses diversifiées.
Si elle prend en compte les prescriptions de lectures normatives des structures syndicales et politiques, elle cherche aussi à cerner la réalité des pratiques de lecture dans l’itinéraire militant pour en étudier les modalités diverses d’appropriation. Enfin, elle réexamine le rôle du livre dans « l’agir militant », et se faisant incite à dépasser les seules références philosophiques, à porter attention à d’autres supports que le livre et à d’autres finalités telles que la construction identitaire.
En somme, c’est une histoire des lectures militantes inscrite dans une histoire sociale des idées qui se dessine à travers ce numéro.

SOMMAIRE

Nathalie Ponsard et Sabine Rousseau, « Pour une histoire des lectures militantes au 20e siècle en France » ;
Agnès Roche, « Emile Guillaumin : du lecteur au prescripteur de lectures militantes » ;
Vincent Flauraud, « Lectures jacistes. Les ressorts de la prescription dans un mouvement rural de jeunesse catholique » ;
Nicolas Defaud, « Lectures militantes et difficultés du travail théorique à la CFDT dans les années 1970 » ;
Blaise Magnin, « Fluctuations des lectures militantes et transformations du Parti socialiste. Le cas de la fédération de la Vienne (1971-2005) » ;
Nathalie Ponsard, « Lectures militantes en milieu ouvrier de la Libération aux années 1970 : entre appropriations et résistances » ;
Simon Luck, «  » Lis des livres anarchistes et tu seras un homme  » : les lectures comme de´clencheurs et matrices de l’engagement libertaire » ;
Bernard Pudal, « La bibliothèque de Maurice Thorez, un intellectuel de type nouveau (premiers éléments d’enquête) » ;
Gerd-Rainer Horn, « Influences bibliographiques sur la  » génération 68  » ;
Gérard Mauger, « Les origines intellectuelles de Mai-Juin 68 ».

Revue : Siècles, n° 29.
Parution : Mai 2011.
Nb de pages : 134 p.
Format : Broché.
Dimensions : 17.0 x 17.0 x 1.0 cm
ISBN : 9782845165076
EAN13 : 9782845165076

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EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?

Michel Nazet, Roger Favry
Editions Ellipses

europe-et-russie

Une approche didactique, claire et précise ! De nombreuses cartes pour agrémenter les analyses et explications. Un ouvrage à se procurer absolument !

PRESENTATION

Une Europe toujours en construction ; une Russie en recomposition… un nouveau jeu géopolitique mondial s’engage, au cœur du Vieux Continent, autour d’un incontournable partenariat.
Un cours complet composé de tous les outils nécessaires pour réviser les données essentielles, acquérir la méthode… et réussir les concours :

L’essentiel : une introduction pour recadrer les problématiques.
Les dates indispensables : une chronologie pour aborder le sujet.
Les chiffres incontournables : les statistiques pour mémoriser les données essentielles.
Des cartes étapes : pour assimiler les grands repères.
Des cartes de synthèse : pour faire un bilan du thème abordé.
Des dissertations et des sujets de colle : pour se préparer efficacement au concours.
Les 100 mots du continent : un lexique pour maîtriser le vocabulaire indispensable.
Les lieux de la géopolitique : pour cibler les points stratégiques du continent.
Une bibliographie enrichie : livres, sites, films, musique… pour étudier le continent  autrement.

EXTRAIT

« Chapitre 1
Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeurs
L’essentiel
L’Europe a une configuration particulière. Considérée parfois comme une presqu’île du continent asiatique, elle forme un continent morcelé qui rend sa géographie incertaine. Cette géographie est aussi mouvante selon les époques qui générèrent la constitution d’empires éphémères, sa fausse simplicité mettant en évidence une histoire riche où se mêlent une multitude de peuples, lesquels forgèrent des identités successives ou antagonistes.
Cette histoire productrice de valeurs construisit une identité singulière qui tire son origine de la guerre et de la colonisation comme des expériences des nationalismes et des totalitarismes. Elle justifie enfin, après 1945, la recherche d’un projet politique fondé avant tout sur la paix, dans un contexte où l’Europe, rendue exsangue par deux guerres mondiales qu’elle a provoquées, doit se reconstruire grâce à l’immigration. La construction européenne est l’aboutissement ultime de cette logique.

- Comment la géographie physique de l’Europe façonne-t-elle ce continent ?
- Quels sont les apports de l’histoire sur les identités de l’Europe ?
- En quoi les nationalismes ont-ils pu rendre nécessaire et engendré la construction européenne ?

Les dates indispensables
– A l’échelle protohistorique…
– 800 000 à 400 000 ans avant J .-C. : « Anténéandertaliens », populations représentées notamment par l’homme de Tautavel (-450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
– 300 000 à 30 000 ans avant J.-C. : premières traces de peuplement néandertalien en Europe.
– 6900 avant J.-C. : formation de la mer Baltique.
– 6000 avant J.-C. : la Méditerranée pénètre l’actuel détroit des Dardanelles, puis celui du Bosphore. Il s’ensuit, vers -5500, la formation de la mer Noire qui était auparavant un lac d’eau douce.
– 5500 à 4800 avant J.-C. : première culture indoeuropéenne dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. La langue de ses habitants, les Proto-indo-européens, est à l’origine d’une grande majorité des langues parlées en Europe (Albanais, Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves, Arméniens).
– VIe siècle avant J.-C. : apparition du mot « Europe » qui désigne d’abord pour les Grecs qui l’inventent la région continentale située au nord de Corinthe, puis les terres qu’ils découvrent peu à peu au nord du Bassin méditerranéen. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques, essentiellement les Celtes et les Germains.

Les chiffres incontournables
– Superficie de l’Europe : 10 392 855 km² (= 1/3 de l’Afrique ou 1/4 de l’Asie ou de l’Amérique, près de 7 % des terres émergées du monde)
– Densité : 71 habitants/km²
– L’Europe est constituée de 49 pays (en comparaison, les États-Unis d’Amérique sont constitués de 50 États fédérés auxquels s’ajoutent le district de Columbia)
– Population : 733 millions d’habitants (2007)
– Principales langues : albanais, allemand, anglais, espagnol, français, grec, hongrois, italien, néerlandais, polonais, portugais, roumain, russe, langues scandinaves, serbo-croate, ukrainien
– Principales chaînes de montagne européennes : l’Oural, le Caucase, les Carpathes, les Alpes, les Apennins, les Pennines, les Alpes scandinaves. »

SOMMAIRE

IDENTITES ET DIVERSITES DU CONTINENT EUROPEEN
- Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeur.
- L’Europe : identité géographique et diversités nationales et régionales.

L’UNION EUROPEENNE : PUISSANCE, FRAGILITES ET DEFIS D’UNE CONSTRUCTION IMPROBABLE
- L’Union européenne : un OPNI résultat de logiques multiples et d’ajouts de composantes hétérodoxes.
- Une construction d’abord économique.
- Des mutations économiques et sociales de grande ampleur au gré de la haute croissance et des perturbations depuis les années 1970.

LA RUSSIE AUX MARGES DE L’EUROPE MAIS AU CENTRE DU CONTINENT EURASIATIQUE

- La renaissance d’un vieil Etat au défi d’un jeune nationalisme.
- Entre pays en transition et pays émergent : une économie, une société, des espaces en recomposition.
- Un rêve de puissance qui l’écarte de l’UE, une réalité qui l’en rapproche.

Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé de Sciences Po Paris. II est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont 30 Questions d’histoire-géographie et géopolitique et La Géopolitique pour tous (Ellipses, 2009 et 2010). Olivier Favry est docteur de l’EHESS et travaille au ministère des Affaires étrangères. II est l’auteur de Tout savoir sur l’Europe. Glossaire de l’Union européenne (Ellipses, 2005), traduit en chinois en 2008 avec une préface de Michel Rocard. Roger Favry est agrégé de lettres modernes et a enseigné le français pendant plus de 30 ans. II est l’auteur de nombreux ouvrages parus chez PEMF.

Parution : Juin 2011
Nb de pages : 264 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24.0 x 19.0 x 1.8 cm
ISBN : 9782729866150
EAN13 : 9782729866150

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VERS UNE NOUVELLE MONDIALISATION ?

Gabriel Wackermann
Editions Ellipses

couv_6621.inddPrésentation : Jusqu’à présent, tous les processus économiques mondiaux se sont appuyés sur des visions à court terme. Serait-il possible, désormais, d’envisager le devenir du globe à plus long terme ? De mettre en place une économie plus équilibrée, soutenable, ” durable “? Et donc de développer… une nouvelle mondialisation ?

EXTRAIT

« Introduction
L’ordre des choses et l’ordre mondial

« La notion d’obligation prime celle de droit, qui lui est subordonnée et relative. Un droit n’est pas efficace par lui-même, mais seulement par l’obligation à laquelle il correspond ; l’accomplissement effectif d’un droit provient non pas de celui qui le possède, mais des autres hommes qui se reconnaissent obligés à quelque chose envers lui… Une obligation ne serait-elle reconnue par personne, elle ne perd rien de la plénitude de son être. Un droit qui n’est reconnu par personne n’est pas grand’chose ».
Simone Weil, L’Enracinement, 1949, Paris, Gallimard, coll. « Idées-NRF », p. 9.

Nous sommes constamment invités à passer de la nature à l’ordre des choses. Schopenhauer considère la finalité et la perfection comme la parfaite organisation des tendances au sein de l’univers, qui n’auraient pu être réalisées que par la volonté maîtresse la plus libre, dirigée par l’intelligence la plus pénétrante et le raisonnement le plus accompli. Il contre les philosophies finalistes, après Hume et Kant, qu’il assimile à des philosophies théologiques, notamment la Théodicée de Leibniz. Pour Schopenhauer, le monde est parfait dans ses détails, absurde dans son ensemble ; chez Leibniz, il est imparfait dans ses détails, parfait dans son ensemble. C’est, parmi l’ensemble des philosophies théologiques et finalistes, celle de Hegel qui est la plus opposée aux représentations de Schopenhauer.
La liberté, le libre choix sont-ils une illusion ? Machiavel nous dit, dans sa comédie Clitia : « Si les mêmes hommes revenaient au monde, comme y reviennent les mêmes événements, il ne se passerait jamais cent ans sans que nous nous retrouvions ensemble, à faire les mêmes choses qu’à présent ».
Ou encore Diderot qui, dans Jacques le Fataliste, parle d’« un château immense, au frontispice duquel on lisait [que] je n’appartiens à personne, et j’appartiens à tout le monde : vous y étiez avant que d’y entrer, vous y serez encore quand vous en sortirez ».
Dans le cadre de cette liberté, il nous est loisible de donner ou de ne pas donner sens à notre parcours terrestre, de préciser une ou des finalités dès lors que nous optons pour la première éventualité. Il serait inutile de méditer sur les fondements d’une mondialisation à base de valeurs éthiques si nous considérions d’emblée que l’existence est absurde, que nous ne pouvons rien y faire, qu’il faut vivre le moment sans aucune autre préoccupation. »

SOMMAIRE

Avant-propos
Vers une nouvelle mondialisation ?

Introduction

L’ordre des choses et l’ordre mondial
I. Retour aux sources et recherche d’identité première
II. Maîtrise des énergies
III. De la raison du plus fort ou du soutien
pour le plus faible ? Quel pari pour l’homme ?

Première partie
De l’internationalisation aux ordres mondiaux
et aux mondialisations

1 De l’internationalisation aux ordres mondiaux
I. Du territoire à la frontière internationale
II. L’internationalisation
III. Les « ordres » mondiaux
2 Les mondialisations
I. Les fondements
II. Mobilités, brassages et répercussions
III. L’évolution chronologique et territoriale
3 Pensée, doctrines et idéologies à travers le temps et l’espace
I. Origines antiques et médiévales des ouvertures mondiales
II. De l’époque moderne au temps présent
III. À la recherche du monde et de repères
IV. Sens et non-sens

Deuxième partie
Des fragiles équilibres aux disparités de la mondialisation actuelle

1 Le mythique équilibre, un état transitoire
I. Équilibre et mouvement
II. Des disparités aux dysfonctionnements
III. La nature et l’homme : l’exigence d’une étroite interaction
IV. Vers des tendances équilibrantes, toujours renouvelées
2 Hasard et nécessité ? Mise en garde contre l’emblématique
I. Dérives de l’esprit
II. Dérives politiques et géopolitiques
III. Dérives scientifiques et technologiques
IV. Une socio-économie obérée par la pauvreté et le privilège du savoir
3 La perversion de la puissance
I. Puissance et chaos
II. La légitimité en question ?
III. Coeur, raison et droit

Troisième partie
Prises de conscience d’exigences mondiales soutenables

1 Interrogations sur les provocations déclencheuses de sursauts
I. Remonter aux sources
II. L’incitation au changement
III. Nouvelles gouvernances
2 Les crises et leurs effets novateurs
I. Le rôle des petites et des grandes crises
II. Les effets rénovateurs
3 La question existentielle de l’humanité
I. L’équivoque civilisatrice
II. De la relative brève sortie du rang, l’Occident y est rentré avec un bilan mitigé
III. L’Occident et sa rentrée dans le rang ?

Quatrième partie
Des démarches évolutives aux mutations

1 Les évolutions font-elles sens ?
I. Les degrés d’évolution
II. Les mutations subies
III. Les mutations consenties
2 L’équivoque du progrès
I. Le progrès, une nécessité constante pour l’humanité
II. De l’optimisme depuis les Lumières jusqu’à la mise en cause
III. Pas de vrai progrès sans éthique
3 Tradition et mouvement
I. Identités et appartenances
II. De la toute-puissance des frontières physiques à l’explosion des barrières sociétales
III. Le génie des lieux, un thème rassembleur
4 Culture historique et bouillonnement technologique
I. Ruptures et déconstructions sociéto-territoriales
II. Nouvelles rencontres sociéto-territoriales
III. De la primauté de l’économie à celle de l’écosociété ?
IV. D’une mondialisation à l’autre ?

Cinquième partie
De la force des sources à celle de la science contemporaine

1 De la science des origines aux sources des cultures
I. Recherche fondamentale et recherche appliquée Savoir et savoir-faire
II. Sciences et technologies avancées accélèrent la mondialisation de la connaissance
III. Science, culture et territoires
IV. Le patrimoine scientifique et technologique
2 Une science du dépassement disciplinaire
I. Les démarches multi- et transdisciplinaires démultiplicatrices d’un progrès à plus long terme
II. La science au carrefour de préoccupations sociéto- et transterritoriales
3 Le devenir environnemental
I. La science, pivot du progrès de l’humanité et des humanités
II. Le rôle déterminant des sciences environnementales
III. La géographie, un acteur de la symbiose entre sciences dites « douces » et sciences dites « dures »
4 Une science nécessairement engagée
I. Constats de carence sociéto-territoriaux
II. Fondements des ruptures naturelles et sociétales
III. D’une science humaine et sociétale à une science engagée
IV. La nouvelle géographie active : d’autres temps, d’autres dimensions

Sixième partie
Vers des dynamiques sociéto-territoriales acceptables ?

1 Pertinence et impertinence des régimes en place
I. Déviances et puissance des pesanteurs perverses
II. Sources de renouveau
2 De l’inadaptation à l’adaptation
I. La démocratie est-elle la solution ?
II. De la démocratie formelle à la démocratie réelle
3 Les potentialités régulatrices de la géopolitique
I. Forces et territoires en mutation
II. État présent des lieux
III. La pertinence de l’État et du service public
IV. Utopie et réalisme

Conclusion générale

La mondialisation éthique saurait-elle éclore d’un nouvel ordre mondial ?

Gabriel Wackermann, professeur émérite à la Sorbonne, riche de ses nombreuses missions internationales d’enseignement et de recherche et de son rôle d’expert auprès des plus grandes institutions internationales, offre ici au lecteur une analyse globale et approfondie.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 429 p.
Format : Broché
Dimensions : 24.0 x 16.5 x 2.3 cm
ISBN : 9782729866211
EAN13 : 9782729866211

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L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE NATIONALE. ADAPTATIONS ET RESISTANCES EN PERSPECTIVE COMPAREE

Mathieu Petithomme
PUG - Presses universitaires de Grenoble

europeanisation-de-la-competition_cvPrésentation : Comment les partis nationaux s’adaptent-ils au développement de l’intégration européenne ? C’est la question traitée empiriquement et en perspective comparée par cet ouvrage.
Le livre réunit les travaux de 17 chercheurs sur les questions de l’insertion des enjeux européens au sein des programmes partisans ; sur les débats internes aux partis sur l’Union européenne ; sur l’insertion des débats européens au sein de la compétition politique en Europe centrale et orientale ; et enfin sur la gestion des enjeux européens au sein des pays candidats à l’Union européenne.
Résolument comparatif et novateur, cet ouvrage contribue au débat sur les effets de l’intégration européenne sur les partis et les logiques nationales de compétition politique. Il est destiné tant aux chercheurs en sciences sociales qu’aux étudiants et au grand public en général.

SOMMAIRE

L’EUROPEANISATION DES PLATEFORMES PROGRAMMATIQUES DES PARTIS
- L’européanisation dans le texte : la place et le traitement de l’EUROPE dans les euromanifestes des partis français (1979-2002).
- L’UE dans la compétition électorale en Allemagne, en France et au Royaume-Uni (1986-2009) : un enjeu consensuel, « propriétal » ou positionnel ?
- Les usages de l’Europe dans la compétition électorale et parlementaire : les cas de l’Italie et de l’Espagne (1987-2006).

L’EUROPEANISATION DES DYNAMIQUES INTRAPARTISANES
- « En parler sans se déchirer » : une analyse de la saisie de l’Union européenne au sein des partis politiques suédois.
- L’européanisation conditionnelle de l’Irlande : le rôle de Fianna Fail.
- Contenir le « géant endormi ».
- Les partis pro-européens d’opposition et leurs stratégies de confinement du clivage européen : une comparaison entre le RPR et Fine Gael.

L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
- De l’euro-enthousiasme à l’euro-contestation ? Les méandres de l’européanisation de la compétition politique en Pologne.
- Influence de l’UE et compétition partisane nationale : la lutte contre la corruption comme enjeu de l’européanisation du système de partis en Roumanie.
- Une européanisation de façade ? Les mutations du système partisan bulgare dans le contexte de l’adhésion à l’UE.

L’EUROPEANISATION DES SYSTEMES PARTISANS A LA PERIPHERIE DE L’UE
- L’européanisation d’un système de partis en dehors de l’Union européenne : le cas suisse 1990-2010.
- L’européanisation et la mécanique des systèmes partisans : une comparaison entre la Croatie, la Serbie et le Monténégro.
- L’impact de l’UE sur le système partisan turc.

Mathieu Petithomme est diplômé de relations internationales de l’université libre d’Amsterdam et de sociologie politique de Science-Po Paris. Spécialiste de l’analyse comparée des systèmes partisans et de la sociologie de l’intégration européenne, il est actuellement chercheur en sciences sociales à l’Institut universitaire européen de Florence.

Les contributeurs : Guillaume Duseigneur, Jonathan Fallon, Danica Fink-Hafner, Katy Hayward, Fabio García Lupato, Tania Gosselin, Petia Gueorguieva, Isabelle Guinaudeau, Anna Pacze´sniak, Simon Persico, Andrea Pilotti, Marina Popescu, Hervé Rayner, Emmanuelle Reungoat, Odette Tomescu- Hatto, Umit Yazmaci.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 380 p.
Format : Broché
Dimensions : 24.0 x 16.0 x 2.1 cm
ISBN : 9782706116780
EAN13 : 9782706116780

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AFGHANISTAN. GAGNER LES COEURS ET LES ESPRITS

Pierre Micheletti
PUG - Presses universitaires de Grenoble

afghanistan« Justice est faite », déclarait le président Barack Obama en mai 2011, en annonçant la mort d’Oussama Ben Laden, mettant fin à dix années de bras de fer entre les autorités américaines et le leader islamiste. Une décennie durant laquelle l’épicentre de cet affrontement s’est situé sur les terres afghanes, dix ans de violence et de guerre qui auront été le quotidien d’un peuple dont les perspectives d’avenir ne se soldent pas dans la mort d’un terroriste. Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains et de leurs alliés occidentaux, celui qui devait conduire à la paix et à la démocratie, à la fin de la production de drogue, à la liberté pour les femmes, celui qui devait, enfin, réussir à « gagner les cœurs et les esprits »… Nous en sommes loin. Dans cet ouvrage écrit à plusieurs mains, des universitaires spécialistes de la question, des journalistes de terrain et des praticiens de l’action humanitaire croisent leurs points de vue sur les mécanismes qui alimentent le conflit, dressent un bilan de la décennie qui s’achève et mettent en lumière quelques chemins possibles pour imaginer d’autres scénarios que ceux de la violence répétée. Pour enfin voir fleurir un espoir sur les cendres des attentats du 11 septembre 2001 comme sur la terre endeuillée de l’Afghanistan.

Entretien de RFI avec Pierre Micheletti, co-auteur de “AFGHANISTAN, gagner les cœurs et les esprits” (26:31)

Petit entretien par Le Monde de Pierre Micheletti et Laurent Corbaz, deux des rédacteurs. C’est ICI !

On peut également réécouter l’interview (ICI) de Pierre Micheletti à l’occasion de la sortie de son précédent ouvrage : « Humanitaire : s’adapter ou renoncer ».

LU DANS LA PRESSE

« Une décennie après le début de leur intervention, les armées occidentales s’apprêtent à se retirer d’Afghanistan sur un constat d’échec de leur stratégie politico-militaire. Dans ce contexte, le pays semble promis à une nouvelle guerre civile meurtrière, et les populations à une situation humanitaire peu enviable. De l’autre côté de la frontière, le Pakistan ne peut se réjouir de cette perspective alors que sur son sol les victimes des combats opposant l’armée aux islamistes alliés des insurgés afghans se comptent, depuis quatre ans, à raison d’une vingtaine par jour. Pour les organisations non-gouvernementales, le bilan de la décennie écoulée n’est guère plus satisfaisant. Devenues pour nombre d’entre elles des auxiliaires des forces de l’Otan ou des substituts à l’administration de Kaboul, elles y ont perdu leur indépendance, pour ne pas dire leur identité. Le constat dressé par dix-sept universitaires, journalistes et praticiens humanitaires lors d’un colloque organisé à Grenoble en octobre 2010 et dont cet ouvrage est le fruit, est sévère. Il offre aussi une réflexion détaillée sur les ressorts de la violence, les rivalités interétatiques ou le peu d’efficacité de l’aide. Un exposé stimulant pour ceux qui s’interrogent sur les modalités du retrait occidental et la nature du dialogue à instituer ou non avec les talibans, sur l’action des ONG dans les plans de stabilisation onusiens, européens et otaniens ou sur le respect du droit international humanitaire. »
(Christian Lechervy  dans Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011)

« AFGHANISTAN : Gagner les cœurs et les esprits »Alors que le sommet de Lisbonne à l’automne 2010 avait entériné le retrait progressif des troupes de l’OTAN à partir de 2011 (mais avec une fin de calendrier très incertaine, qui oscille entre 2014 et 2020), vient le moment d’un bilan de la stratégie mise en place, depuis quelques années, pour « gagner les cœurs et les esprits ». Au fil des chapitres une question dérangeante a peu à peu émergé : qui a véritablement intérêt, parmi les parties au conflit comme parmi les principaux acteurs et bénéficiaires de l’économie de guerre qui prévaut dans le pays, à voir aboutir un processus de paix que la population ne peut qu’appeler de ses vœux ? Autrement dit, où la majorité des afghans, après trente ans de guerre et de violence, pourrait-elle déceler des signes d’espoir ?
La litanie des sujets de préoccupation
Différentes analyses ont égrené au fil des chapitres, telle une litanie, les sujets de préoccupation qui demeurent d’actualité, voire qui traduisent une détérioration qui va crescendo. La violence et l’insécurité gagnent en intensité comme en extension territoriale.
Selon le bureau afghan pour la sécurité des organisations non gouvernementales (ANSO ou Afghan National Safety Office), le nombre de civils tués par les insurgés est passé de 1 755 en 2008 à 2 428 en 20101. De 2006 à 2010, le nombre d’attaques mensuelles menées par l’opposition armée a été en constante progression. Chaque année, c’est durant les mois d’été que le pays connaît un pic de violence. En août 2006, ce pic était de 335 attaques enregistrées. Il a été de 1 541 pour le mois de septembre 2010. Sur un total de trente-quatre provinces, huit sont considérées comme à très haut risque en matière de sécurité, six comme à haut risque ; seules quatre provinces comportent de faibles niveaux de violence, mais même le nord du pays, traditionnellement réputé plus calme, connaît dorénavant une dégradation rapide de la situation. Sur près de trente millions d’habitants, neuf vivent sous le seuil de pauvreté absolue (avec moins de un dollar par jour) et cinq disposent de moins de deux dollars par jour (Donini, mai 2010).
La paysannerie afghane et son modèle économique sont en pleine décomposition, ce qui fait le lit d’une production d’opium florissante ces dernières années. En 2005 l’Afghanistan produisait 4 100 tonnes d’opium. La récolte de 2006 se montait à 6 100 tonnes, puis 8 200 tonnes en 2007, 7 700 tonnes en 2008 et 6 900 tonnes en 2009. Par une sorte de retour ironique de l’histoire, c’est le voisin russe qui se mobilise aux côtés de la coalition et tire la sonnette d’alarme. Le circuit d’approvisionnement par la route depuis Karachi au Pakistan étant devenu extrêmement dangereux pour les camionneurs (Bobin, 19 avril 2011), la Russie pèse maintenant de tout son poids pour qu’une partie de l’énorme logistique nécessaire aux 132 000 hommes que déploie l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) arrive via des États d’Asie centrale qui restent en partie sous sa dépendance. En contrepartie, la Russie demande avec insistance que soit revisitée la stratégie de la coalition pour combattre la drogue (Smolar, 2 avril 2011) : l’occupant d’hier consomme en effet 20 % de l’héroïne produite dans le monde.
Ce n’est en tout cas pas dans la vie politique locale que la population afghane trouvera de flagrants motifs d’espérance : l’élection présidentielle de 2009 a été entachée d’irrégularités majeures, mais finalement entérinée par une coalition embarrassée ; les affaires de corruption vont notoirement jusqu’au sommet de l’État, et on assiste à une fuite massive des capitaux. Les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an (Darronsoro, décembre 2010, p. 122).
Au-delà des résultats militaires, largement problématiques au regard des objectifs initiaux, c’est tout le modèle de l’aide internationale qui est en cause. Très vite après le début de l’offensive militaire de 2001, la rhétorique américaine, que la coalition a faite sienne, a parlé de phase de reconstruction et de post-conflit – comme si les problèmes de fond du pays, multiples et intriqués, s’étaient trouvés résolus d’un coup de baguette magique, en même temps que l’état-major d’al-Qaeda était mis en déroute dans les grottes de Tora Bora.
Mais la réalité des complexités afghanes et de leurs racines est têtue, et les discours, comme les actes belliqueux, ne suffisent pas à la faire mentir. La population, aussi bien que les soldats de la coalition, continue à en faire l’amère expérience. En réalité, l’État afghan est défaillant dans sa capacité à se déployer partout sur le territoire national. Les exemples de corruption s’accumulent, faisant le jeu du mouvement taliban qui s’alimente des dividendes de l’économie de guerre, dont l’énorme logistique lui profite en partie, et de la production de drogue. Cela conduit la coalition à concentrer ses efforts militaires ainsi que son soutien financier et humanitaire vers les zones les plus violentes, celles où l’insurrection est la plus active. La population vit cette situation comme une sorte de paradoxe, une prime octroyée aux zones les plus en révolte (Gompelman, janvier 2011)…Mais ces zones sont aussi, souvent, celles des pachtounes, et ainsi se trouvent renforcées les rivalités tribales dans la mosaïque ethnique afghane – en réalité afghano-pakistanaise – qui a été décrite.
Enfin, le conflit en cours organise, à un niveau jamais atteint, la confusion des genres entre militaires et humanitaires. Cette confusion est de nature à hypothéquer, très au-delà du théâtre afghan, la capacité à agir et la sécurité des organisations non gouvernementales. C’est un vrai changement de paradigme auquel le mouvement humanitaire est ici confronté2. Ce mouvement se voit en effet délibérément, et contre la volonté de quelques grandes organisations non gouvernementale (ONG) internationales et du Comité international de la Croix Rouge (CICR), placé, par l’État-major de la coalition et par une partie des financeurs, comme l’USAID (United Stated Agency for International Development), dans le rôle de voiture-balai des opérations militaires. Le travail des ONG qui se prêtent à cette manipulation est présenté comme un outil au service de la reconstruction. Dans les faits, ce discours et cette stratégie constituent un déni de réalité. On assiste au contraire à la détérioration des conditions de vie et de sécurité. (…)
(Source et suite : Pierre Micheletti, le 2 septembre 2011 : ICI).

« Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays.
« Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? L’Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir.
Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple. »
(Sur RFI)

SOMMAIRE

Préface, par Azim Naim
Prologue, par Frédéric Bobin
Introduction, par Pierre Micheletti

Première partie : Des intérêts multiples qui sont des obstacles à la paix.
Ch. I. Des voisins qui contribuent à l’instabilité, par Jean Paul Burdy.
Ch. II. Une violence alimentée par des conflits tribaux et religieux, par Georges Lefeuvre.
Ch. III. Ceux que le business de la guerre enrichit, par Louis Imbert.
Ch. IV. La production de drogue : un enjeu qui dépasse largement les frontières, par Olivier Maguet.
Ch. V. La contre-insurrection privatisée : les nouveaux mercenaires en Afghanistan, par Sami Makki.

Deuxième partie : Des acteurs internationaux qui ne jouent pas la même partition.
Ch. I. Le leader américain : de la valse-hésitation à la nouvelle doctrine militaro-humanitaire, par Philippe Droz-Vincent.
Ch. II. L’Union européenne aux marges du conflit afghan, par Franck Petiteville.
Ch. III. La coordination de l’aide : entre choc des cultures et risque de manipulation, par Laurent Saillard.
Ch. IV. Les Nations Unies entre démission et compromis, par Antonio Donini.

Troisième partie : Regards d’humanitaires à l’heure du retrait des troupes étrangères.
Ch. I. Entre pauvretés rurales et bombes urbaines, par François Grünwald.
Ch. II. Guerre à la drogue ou guerre aux drogués: le quotidien des usagers de drogues afghans, par Olivier Vandecasteele.
Ch. III. Regarder le passé pour baliser l’avenir, par Pierre Salignon.
Ch. IV. Les conditions du retour dans un contexte à haut risque, par Michiel Hofman.
Ch. V. Aujourd’hui et demain, maintenir une capacité à agir, par Fiona Terry et Laurent Corbaz.

Conclusion : Pierre Micheletti.

Pierre Micheletti est médecin de santé publique, professeur associé à l’IEP de Grenoble, co-responsable du master OIG/ONG. Ancien directeur des programmes et président de Médecins du Monde France, il a notamment publié Humanitaire, s’adapter ou renoncer (Paris, Hachette, 2008).

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 295 p.
Format : Broché.
Dimensions : 21.6 x 14.3 x 2.3 cm
ISBN : 9782706116728
EAN13 : 9782706116728

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LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE

Ledent et Burny
Presses agronomiques de Gembioux

la-politique-agricole-communePrésentation : Lors de l’élaboration du traité instituant la Communauté économique européenne et dès son application, en 1958, l’agriculture n’a cessé de susciter d’âpres débats, renouvelés et renforcés par les élargissements successifs et à l’occasion des négociations commerciales multilatérales.
Cependant, la politique agricole commune est restée longtemps la seule construction élaborée par les Etats membres et l’agriculture est toujours une activité importante dans l’Union européenne. Outre son rôle nourricier, elle participe intensément au commerce international et compose le fondement de nombre d’industries d’amont et d’aval (agro-industries). Elle est aussi un facteur essentiel du développement rural, de l’aménagement des territoires, de la préservation et de la réhabilitation des paysages qu’elle a souvent façonnés.
L’ouvrage reconstitue l’historique de la PAC. De manière critique, il en décrit les péripéties multiples et complexés, retracé ses succès mais aussi ses échecs et ses contradictions.
Il relève de nombreux défis auxquels l’agriculture et la politique ont dû et doivent faire face : progrès technique spectaculaire, mondialisation de l’économie, négociations commerciales projetées dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce, élargissement à nombre d’Etats candidats, sécurité alimentaire du monde, respect de l’environnement et insertion au sein du développement durable, sûreté et qualité des denrées.
Enfin, il se soucie de la pérennité du modèle agricole européen dans un monde sans cesse changeant.
Cet ouvrage est le fruit de l’expérience d’A. Ledent, président du Conseil supérieur wallon de l’agriculture, l’agroalimentaire et l’alimentation, recteur honoraire de la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux où il a enseigné l’économie rurale durant 40 ans, ancien directeur général de l’Office belge chargé de l’intervention sur des marchés agricoles et de P Burny, son ancien élève, chercheur qualifié, maître de Conférence à la même faculté et attaché au cabinet du Ministre wallon de l’agriculture et de la ruralité.

SOMMAIRE

Des projets d’intégration des agricultures européennes au traité de Rome
Les secteurs de la politique agricole commune ; Nécessité, objectifs et principes de la PAC
L’organisation commune des marchés et la politique des prix agricoles
Les premières révisions et réformes de la PAC - l’aménagement d’organisations communes de marchés
Les négociations multilatérales (GATT) et l’agriculture
L’accord d’Uruguay sur l’agriculture et la PAC des marchés
De l’Agenda 2000 à la réforme de la PAC en vue du troisième millénaire
Les mesures connexes à la politique des marchés et des prix
Un monde en mouvement, une agriculture et une politique agricole en adaptation constante

Format : Broché
Nb de pages : 600 p.
Dimensions : 24.0 x 17.0 x 2.7 cm
ISBN-10: 2870160666
ISBN-13: 978-2870160664

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GEOGRAPHIE ET GEOPOLITIQUE DE LA MONDIALISATION

Annette Ciattoni
Hatier

geographie-et-geopolitique-de-la-mondialisationPrésentation
En quoi la mondialisation est-elle un objet géographique ? Quels en sont les contours et les spécificités ? Plusieurs géographes spécialistes tentent ici de répondre à ces questions à travers 10 chapitres. La démarche thématique de chaque chapitre propose une réflexion sur des sujets d’actualité : alimentation, technologies de l’information, mobilités, commerce illégal, sport, culture et patrimoine… Cet ouvrage aborde ainsi les enjeux économiques, géopolitiques, culturels et sociaux de la mondialisation.

Sommaire

MONDIALISATION ET SYSTEME PRODUCTIF
MONDIALISATION ET SECURITE ALIMENTAIRE
MOBILITES ET MONDIALISATION : LE MONDE EN MOUVEMENT ?
MONDIALISATION ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
MONDIALISATION, ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
VILLES GLOBALES, VILLES MONDIALES
CONTOURNER, FRAUDER, TRAFIQUER : LES AUTRES VOIES DE LA MONDIALISATION
PATRIMOINE ET CULTURE AU RYTHME DE LA MONDIALISATION
LE SPORT, UN REFLET DE LA MONDIALISATION
MONDIALISATION ET GEOPOLITIQUE

Anette Ciattoni est professeur de chaire supérieure. Yvette Veyret est professeur à l’université de Paris Ouest - Nanterre la Défense. Laurent Carroué est Inspecteur général de l’Education Nationale, Directeur de recherche au l’institut français de Géopolitique de Paris VIII. Jean-Paul Charvet est correspondant national de l’Académie d’agriculture de France et professeur émérite à l’université de Paris Ouest - Nanterre la Défense

Parution : janvier 2011
Nb de pages : 255 p.
Format : Broché
Dimensions : 19.0 x 12.5 x 1.2 cm
ISBN : 9782218952098
EAN13 : 9782218952098

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UN MONDE SANS EUROPE ?

Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot, Philippe Esper
Fayard

un-monde-sans-europe Suite aux travaux du Conseil économique de la Défense sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles puissances : quels enjeux, et, éventuellement, quelles opportunités pour la France et l’Europe face à un monde en mutation ? », nous avons comme synthèse la publication d’un livre : « Un Monde sans Europe ? » aux Editions Fayard.

Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, dans le monde sur l’Europe, dans l’Europe sur la France : sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…

Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’Henry Kissinger observait, avec ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four ; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven. » Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de l’Europe.

Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’ « un monde sans Europe ».

L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France dans l’Europe, d’y faire face.

L’Union européenne, ses Etats-membres, ses populations sont doublement affectés. D’une part, bien qu’étant au premier rang du classement des Pib, légèrement devant les Etats-Unis et largement devant l’Inde et la Chine, les deux « empires du milliard », ils sont engagés par rapport à eux dans un déclin relatif, accéléré par la crise économique et financière. D’autre part, ils sont exposés à de multiples dangers, sinon des menaces, de toute nature, le terrorisme étant la plus spectaculaire, mais non la seule.

En conformité avec l’approche dynamique du Conseil et avec son parti-pris européen, les auteurs du livre proposent dans le dernier chapitre une vingtaine de conclusions précises et positives, sur des sujets, tels que la place de l’Europe dans la gouvernance économique et politique mondiale, l’éthique internationale des affaires et l’éradication de la corruption, le maintien d’une option électronucléaire avec une priorité sans concession aux pratique de sûreté, un rôle moteur et persévérant dans la lutte contre la prolifération nucléaire, un plaidoyer pour une politique industrielle moderne devant encourager un emploi durable de qualité et enfin l’appel de quelques pays “qui le peuvent et qui le veulent” à une relance de l’Europe de la défense.

Pour ce livre au titre interrogatif, le Président du Conseil, Philippe Esper a animé un éminent Comité de rédaction composé de  Christian de Boissieu, Jean-François Bureau, le général Robert Creuzé, Pierre Delvolvé, Pierre Hassner, Christophe Jaffrelot, l’amiral Jacques Launay, Claude Mandil, Philippe Méchet, et le général Patrick de Rousiers.

Cette étude propose, à partir d’analyses factuelles, des solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent. »

« Un Monde sans Europe ? » est le troisième ouvrage public du Conseil après « Défendre la France et l’Europe » (Perrin, avril 2007) et « Eurodéfense, pour une relance d’une Europe de la défense » (Unicomm, juin 2009).

Christophe Jaffrelot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’université Paris I-Sorbonne et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du sud. Directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l’un des meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud en France.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais - pour la plupart traduits dans plusieurs pays. Il a notamment publié La Démocratie en Inde (Fayard, 1998), Le Pakistan (Fayard, 2000), Inde : la démocratie par la caste (2005) et L’Inde contemporaine (Fayard, 2006).

Parution : 8 juin 2011
Format : Broché
Nb de pages : 260 p.
ISBN-10: 2213662959
ISBN-13: 978-2213662954

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