Archives de la catégorie Livres : Géopolitique & géostratégie

QUE RESTE-T-IL DE L’INFLUENCE FRANÇAISE EN EUROPE ?

François-Xavier Priollaud et David Siritzky
La documentation française

que-reste-t-il-de-linfluence-francaise-en-europe La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne.
Dans « Que reste-t-il de l’influence française en Europe ? », les deux auteurs savent présenter les réalités du temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Connaître pour comprendre ! Comprendre pour agir ! Une collection à mettre entre toutes les mains.

Longtemps habituée à concevoir l’Europe comme un jardin à la française, en raison de son rôle fondateur dans la construction européenne et de son poids politique, économique et démographique, la France craint aujourd’hui de voir son influence décliner au sein des institutions européennes. S’il est vrai qu’elle pèse moins dans l’Union à Vingt-Sept que dans l’Europe des Six, est-elle pour autant moins présente que d’autres grands États aux atouts comparables ?

Sans céder au discours « décliniste » ambiant, les auteurs répondent à cette question en examinant méthodiquement les déterminants de l’influence française. Plutôt que de nier le recul de celle-ci, attesté par des éléments objectifs, ils en relativisent l’ampleur et esquissent les stratégies qui permettraient de redonner à la France le rôle de premier plan qu’elle a eu en Europe.

SOMMAIRE

PARTIE 1 - La France et l’Europe: une histoire dans l’Histoire
La France et l’idée européenne
L’ambivalence française face aux premiers pas de l’Europe unie
1958-1995: de l’alliance de raison au mariage d’amour?
1995-2011: de l’amour au désamour ?
PARTIE 2 - La fin d’un âge d’or ?
La thèse du déclin: une vieille rengaine
La présence française au sein des institutions européennes
De nouveaux leviers d’influence
De nouvelles règles du jeu
PARTIE 3 - Les stratégies d’influence
Influencer pour résister
Influencer pour exister
Influencer pour entraîner
Conclusion
Rappel des références
Pour aller plus loin…
Liste des encadrés
Table des matières

François-Xavier Priollaud et David Siritzky sont administrateurs de l’Assemblée nationale.
François-Xavier PRIOLLAUD est ancien auditeur de l’Institut diplomatique. Il a enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
David Siritzky est actuellement référendaire à la Cour de justice des Communautés européennes. Il enseigne les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
Ils ont enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Ecole nationale d’administration et à l’université de Paris II, et ont publié de nombreux ouvrages spécialisés ou grand public sur l’Union européenne, tous parus aux éditions de La Documentation française, notamment : « La Constitution européenne : texte et commentaires » 2005 ; « Le traité de Lisbonne. Texte et commentaire article par article des nouveaux traités européens (TUE-TFUE) » 2008 ; « Les traités européens après le traité de Lisbonne. Textes comparés » 2010.

Préface de Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris.

Parution : 30 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 192 p.
ISBN-10: 2110085347
ISBN-13: 978-2110085344

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UN NOUVEL ORDRE MONDIAL MADE IN CHINA ?

Mamoudou Gazibo, Roromme Chantal
Les Presses de l’Université de Montréal

un-nouvel-ordre-mondial-made-in-china

PRESENTATION :

Le XXIe siècle sera-t-il chinois ? Bien des signes le laissent penser. En quelques décennies, le pays a su rattraper son retard en dépassant toutes les prédictions. Son influence économique, stratégique, diplomatique et idéologique est partout croissante - dans le tiers-monde, en particulier.

L´Occident, et au premier titre les Etats-Unis, observe cette résurgence avec une défiance manifeste. A-t-on raison de s´inquiéter ? Et comment, au juste, cette transition est-elle pilotée ?

Le meilleur moyen de le savoir, c´est d´inscrire l´analyse dans la longue durée et de prêter l´oreille aux discours des spécialistes et des acteurs chinois. Depuis Deng Xiaoping, Beijing a fait du pragmatisme un principe de gouvernement fondamental. C´est l´ère de l’ « ascension pacifique », qui opère un savant dosage entre l´assurance d´une puissance qui entend faire sa marque et le doigté d´un partenaire d´affaires raisonnable et rassurant.

SOMMAIRE

L’ORDRE MONDIAL BOUSCULE
LA PUISSANCE CHINOISE DANS LA LONGUE DUREE
LA DIMENSION ECONOMIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE DE PUISSANCE
LA MODERNISATION MILITAIRE CONVENTIONNELLE DE LA CHINE
UNE REVOLUTION MILITAIRE A LA CHINOISE
LA DIMENSION POLITIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE

Mamoudou Gazibo est professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la politique africaine, la politique comparée et les relations sino-africaines. Roromme Chantal est chroniqueur politique en Haïti et ancien fonctionnaire du PNUD. Il prépare un doctorat de science politique à l’Université de Montréal sur la montée en puissance de la Chine.

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 171 p.
Dimensions : 14cm x 21cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7606-2250-0
EAN : 9782760622500

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NOUVELLES GUERRES ET THEORIE DE LA GUERRE JUSTE

Jean-Marc Flukiger
Infolio

nouvelles-guerres-et-theorie-de-la-guerre-juste1PRESENTATION :

Au début des années 1990, plusieurs auteurs proposent une nouvelle thèse sur la guerre : la multiplication des guérillas, du terrorisme et des guerres civiles révèlent une transformation de sa nature.

Les Etats sont en train de perdre le monopole de la guerre. Du coup, les instruments d’évaluation morale de la guerre, qui sont proposés par la « théorie de la guerre juste » et sont focalisés autour des conflits entre Etats, sont mis en cause.

Est-ce vraiment le cas ? La théorie classique de la guerre est-elle impuissante à rendre compte de ses formes nouvelles ? Ce livre tente de répondre à ces questions à la lumière de l’actualité géo-stratégique.

RESUME :

Une bonne et brève synthèse, mariant information et réflexion sur le dossier du terrorisme et sur la manière de conduire les guerres aujourd’hui.

SOMMAIRE

Introduction

GUERRES ET CONFLITS
Les anciennes guerres
Les nouvelles guerres

LA THEORIE
La théorie de la guerre juste
Les principes du jus ad bellum
Les principes du jus in bello

LE DEFI
Résistance sans leader et principe de discrimination des non-combattants

Conclusion

Docteur en philosophie, Jean-Marc Flükiger a effectué des séjours de recherche à l’université Humboldt de Berlin et auprès de l’Institute for Advanced Study de Princeton. Il collabore régulièrement au site d’études sur le terrorisme, www.terrorisme.net et ses articles ont paru dans des journaux tels que Studies in Conflict and terrorism et Journal for the Study of Radicalism.

Parution : mai 2011
Nb de pages : 120 p.
Dimension : 18 x 11 cm
ISBN : 978-2-88474-808-7
EAN13 : 9782884748087

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DEMAIN LA TUNISIE

Jacques Lanxade
France-Empire

demain-la-tunisie Résumé : L’amiral Jacques Lanxade a été le conseiller militaire du président François Mitterrand avant d’être Chef d’Etat-Major des Armées.
Ambassadeur de France en Tunisie de 1995 à 1999, il a redécouvert avec passion ce pays qu’il avait déjà connu dans sa jeunesse. C’est pourquoi il a suivi, au jour le jour et avec une très grande attention, les événements qui ont conduit au succès de la révolution du jasmin. La révolte de la jeunesse contre un régime dictatorial corrompu et sa quête de liberté, que beaucoup de responsables politiques français ont trop longtemps voulu ignorer, ne l’ont pas surpris car il avait observé la montée de la tension depuis quelques années.
Ce livre est d’abord un rappel de la situation qui a conduit à la révolution, avant de proposer une analyse des enjeux de la transition politique de la Tunisie vers la démocratie et l’état de droit. II formule, à partir des atouts et des faiblesses de l’économie tunisienne, des scenarii d’évolution du pays. Mais cet ouvrage décrit aussi comment la révolution tunisienne a été l’inspiratrice de l’extraordinaire mouvement de libération qu’elle a déclenché dans tout le monde arabe.
Il montre que l’Egypte, d’abord, puis progressivement beaucoup d’autres Etats arabes, ont été touchés. Il analyse les conséquences considérables qui en résulteront pour l’équilibre du monde. Interviewé par Stéphanie Le Bail, l’amiral Jacques Lanxade apporte un témoignage de premier plan pour les Français d’abord, mais aussi pour les Tunisiens qui vont bientôt voter.

LU DANS LA PRESSE

L’amiral Lanxade : « C’est l’armée qui a lâché Ben Ali » (16.01.2011)
Ancien chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade connaît bien la Tunisie, où il a été ambassadeur de France de 1995 à 1999. Il nous aide à comprendre les événements de Tunisie et ce qui va se passer maintenant dans ce pays. Pourquoi Ben Ali a-t-il fui ? Amiral Jacques Lanxade. Face à ce véritable mouvement de fond de la population tunisienne, Ben Ali a fui parce qu’il a pris conscience de l’impossibilité pour lui de rétablir la situation quand tous ceux sur lesquels il comptait l’ont lâché. C’est l’armée qui a lâché Ben Ali quand elle s’est refusée — à l’inverse de la police du régime — à faire tirer sur la foule. Chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar a démissionné en refusant de faire tirer l’armée et c’est probablement lui qui a conseillé à Ben Ali de s’en aller en lui disant : « Tu es fini! » Quel peut être le rôle de l’armée ? L’armée, qui — même sous Ben Ali — a toujours été tenue à l’écart de la politique et n’était pas partie prenante dans la direction des affaires du pays, est une armée assez républicaine. Je crois que l’armée est un élément stabilisateur et modérateur. Ce n’est pas une armée de coup d’Etat, même si je peux me tromper. Mais il ne faudrait pas que — faute de trouver une organisation politique pour assurer la transition — l’armée soit obligée d’apparaître en première ligne. Il ne me semble pas que l’on aille dans ce sens-là et l’armée n’y pousse pas du tout. Qui gouverne désormais en Tunisie ? Ce n’est déjà plus le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, car tous les membres de l’opposition et de la société civile qu’il avait réunis autour de lui ont exigé qu’il renonce à être le dirigeant de la transition, au profit du président du Parlement, Foued Mebazaa. On est donc revenu aux normes constitutionnelles en passant d’un intérim à une vacance officielle du pouvoir. Celui-ci aura pour charge bien entendu d’organiser une élection présidentielle et des législatives après avoir fait modifier la Constitution qui était taillée sur mesure pour Ben Ali et écarter tous ses concurrents. Si l’on veut maintenant que les gens puissent se présenter librement, il faut donc réviser la Constitution. Je crois que cela prendra un certain temps, que cela prendra plutôt six mois que quarante-cinq jours. Y a-t-il un risque de chaos ? Après les scènes de pillage que l’on a vues, il y a toujours un risque de chaos, mais je n’y crois pas beaucoup. J’ai le sentiment qu’on a franchi le moment plus difficile car l’armée et la garde nationale, c’est-à-dire la gendarmerie, ont semble-t-il repris le contrôle de la situation. Et depuis hier, les forces de l’ordre qui se sont déployées dans Tunis s’activent à rétablir l’ordre, empêcher les pillages et rassurer la population. Les Tunisiens sont en général des gens très calmes et, quand leur colère explose, celle-ci peut retomber aussi vite. S’il n’y a pas d’erreur commise par le président du Parlement, les Tunisiens pourront donc attendre et patienter encore quelques mois… Les islamistes représentent-ils un danger ? Jusqu’à présent, la population a écarté systématiquement les islamistes des grandes manifestations, où toutes les classes sociales étaient représentées, à chaque fois qu’ils tentaient de se mettre en avant. Il faut reconnaître que le mouvement islamiste a été sérieusement cassé par le régime Ben Ali. Les islamistes existent probablement dans le pays mais ne sont aujourd’hui ni très nombreux, ni bien organisés. Certains islamistes vont cependant essayer de rentrer de l’étranger et même de France. Les islamistes ne semblent pas représenter pour l’instant un risque vraiment sérieux, mais il faut bien sûr les empêcher de récupérer ce mouvement populaire. Comment jugez-vous la position de la France ? Depuis des années, les autorités françaises, et notamment les gouvernements de droite, ont toujours soutenu excessivement ce régime quasi dictatorial et mafieux et sans même faire de pression sur lui. D’où l’embarras évident des autorités françaises quelque peu gênées aux entournures. Depuis le début de la crise il y a un mois, le gouvernement français a mal jugé l’ampleur du mouvement de contestation populaire et a fait une erreur d’analyse considérable en restant trop longtemps sur l’idée d’aider Ben Ali à se maintenir au pouvoir.

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/l-amiral-lanxade-c-est-l-armee-qui-a-lache-ben-ali-16-01-2011-1229239.php

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 167 p.
Dimensions : 15,6cm x 24,1cm x 1,7cm
ISBN-10: 2704811075
ISBN-13: 978-2704811076

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La Russie 1598-1917 : Révoltes et mouvements révolutionnaires

Korine Amacher
Infolio

la-russie-1598-1917Un petit livre remarquable, une synthèse exhaustive des révolutionnaires russes !
Cet ouvrage retrace l’histoire du « mouvement de libération » russe, entendu comme le regroupement des différents types de contestations du pouvoir autocratique, des révoltes populaires qui jalonnèrent l’histoire des XVIIe et XVIIIe siècles aux révolutions de 1905 et 1917, en passant par l’émergence au XIXe siècle d’une critique de l’ordre social et politique et par l’histoire du mouvement révolutionnaire proprement dit.

Ce récit montre que, contrairement au schéma imposé par les historiens du XXe siècle, les mouvements qui ont agité la Russie étaient faits de tendances extrêmement diverses et ne tendaient pas inéluctablement vers la révolution d’octobre 1917. Un livre érudit qui se lit comme un roman.

Cet ouvrage retrace l’histoire des révoltes, des courants révolutionnaires et des diverses formes d’opposition au pouvoir autocratique en Russie : y sont évoqués les révoltes populaires qui ont ponctué les XVIIe et XVIIIe siècles, l’émergence d’une critique de l’ordre social et politique, le mouvement révolutionnaire du XIXe siècle, les révolutions de 1905 et 1917.

Korine Amacher montre que contrairement au schéma adopté par l’historiographie soviétique (schéma souvent repris par l’historiographie occidentale) ; les mouvements révolutionnaires qui ont agité la Russie ne convergeaient pas nécessairement vers la prise du pouvoir par les bolcheviks en 1917.

Table des matières

REVOLTES POPULAIRES (XVIIE-XVIIIE SIECLES)
DE RADICHTCHEV AUX DECEMBRISTES : L’EMERGENCE DU POLITIQUE
LE DEVELOPPEMENT DES IDEOLOGIES SOCIALES ET POLITIQUES (1825-1848)
LA NAISSANCE DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE (1848-1863)
LES GRANDES TENDANCES DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE RUSSE
LE POPULISME: DE LA “MARCHE VERS LE PEUPLE” A L’ASSASSINAT D’ALEXANDRE II (1873-1881)
LE TEMPS DE L’ORGANISATION (1881-1904)
LE TEMPS DES REVOLUTIONS (1905-1917)

Korine Amacher est historienne et docteur ès lettres de l’Université de Genève, où elle enseigne l’histoire et la civilisation de la Russie et de l’URSS.
Ses recherches et ses publications portent sur les mouvements révolutionnaires et politiques, sur l’idée d’Europe en Russie, sur les usages du passé dans la Russie post-soviétique.

Format : Broché
Paru le : 26/05/2011
Nb. de pages : 222 p.
Dimensions : 11cm x 17,5cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-88474-229-0
EAN : 9782884742290

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LA ROUTE VERS LE NOUVEAU DESORDRE MONDIAL

(50 ans d’ambitions secrètes des Etats-Unis)
Peter Dale Scott
Editions Demi Lune

Présentation de l’éditeur : Depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en oeuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale. Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions, dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer.

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Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont engendré une plus grande insécurité dans le monde, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001. L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

À partir d’exemples précis, il illustre comment ces décisions furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile.

L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit la longue collaboration des principaux services de renseignement des États-Unis avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidés à créer et soutenus, dont la fameuse organisation al-Qaïda.

Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale Scott explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du plan ultra secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours.

D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être.

REVUE DE PRESSE /
L a critique de Bernard Norlain :

« Voilà un livre passionnant, décapant, on pourrait dire terrifiant en ce qu’il dévoile au lecteur, pourtant averti, les dérives et les pratiques mafieuses d’une démocratie emblématique, miroir de nos sociétés.
La thèse de l’auteur est, en gros, que la perte progressive de contrôle sur les décisions politiques majeures aux États-Unis a fait que le pouvoir a été confisqué de façon occulte, non démocratique, par des groupes de pression et que cette situation a totalement perverti le système politique américain et a notamment conduit au drame du 11 septembre 2001.
L’immense mérite de cet ouvrage est de s’appuyer sur un appareil de notes et de références, une bibliographie — près de 150 pages au total — très complètes et variées qui viennent étayer pas à pas la démonstration de l’auteur.
Partant d’une réflexion sur les Etats-Unis où les inégalités sociales, la faiblesse de la société civile au niveau fédéral, la puissance des intérêts particuliers, l’auteur, qui n’est pas particulièrement un néo-conservateur, mais plutôt un libéral, tendance gauche, dresse un tableau saisissant de ce qu’il appelle l’État profond. Il décompose le processus historique où les pouvoirs secrets verticaux se sont emparés de la conduite de l’action publique, et où la prise de décision politique à huis clos accorde la priorité à la sécurité et à la préservation d’intérêts privés particulièrement ceux des exportateurs d’armements et des firmes pétrolières.
Son analyse est particulièrement pertinente et convaincante dans sa description de la politique du trio Nixon-Kissinger-Rockefeller, censée contrer les progressistes et qui a conduit à renforcer les mouvements réactionnaires islamistes, mais aussi à soutenir les intérêts des pétroliers. Il met en évidence le rôle de Nixon ou plutôt sa paranoïa dans la dégradation du processus bureaucratique et démocratique de mise en œuvre de la politique et dans l’amplification du pouvoir secret. En passant il faut noter une analyse intéressante du Watergate.
A ce stade apparaît le couple diabolique, aux yeux de l’auteur, Cheney-Rumsfeld et son implication dans la planification du projet ultrasecret de Continuité du Gouvernement (COG) qui cacherait, selon l’auteur, un programme de prise de pouvoir illégal et dont il traite longuement à propos du déroulement des événements du 11 septembre pour expliquer certaines incohérences dans la version officielle.
Il continue sa démonstration avec Ford-Rumsfeld-Cheney, le virage vers le conservatisme et le début de l’envol des budgets de défense. On parle de la BCCI. Puis l’ère Carter-Brzezinski et l’Irangate. Enfin Reagan, Bush et le triomphe des neocons et du couple Cheney-Rumsfeld. Comment ils ont préparé le renversement de Saddam Hussein et comment ils doivent être considérés comme suspects dans le procès des responsables du 11 septembre.
En conclusion ce livre démêle les intrigues et l’écheveau d’imbrications et de liens, souvent occultes, entre tous les acteurs de ce théâtre d’ombres. On y parle beaucoup de la CIA, en particulier de la collusion historique entre la CIA et l’ISI pour le soutien à l’islamisme dur et aux trafiquants de drogue. Il décrit le long cheminement vers le 11/9. Plus largement ce livre critique le projet américain de domination mondiale, s’appuyant sur une machine de guerre hors de contrôle et dont la recherche d’ordre et de sécurité produit un désordre et une insécurité accrue. Il s’agit de comprendre comment nous sommes arrivés au désastre du nouveau désordre mondial.
Vous l’aurez compris ce livre est passionnant, particulièrement en ces temps de Wikileaks.
(…) cet ouvrage étonne par son originalité et sa puissance d’analyse. Il devrait être un ouvrage de référence pour tous les défenseurs de l’Etat de droit et pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de nos démocraties. »

Docteur en sciences politiques et ancien diplomate, Peter Dale SCOTT est l’auteur de nombreux ouvrages analysant la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ses recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu’il définit comme le « supramonde » (l’État profond dissimulé au sein de l’État public). Porte-parole du mouvement antiguerre lors du conflit vietnamien, il cofonda le programme d’études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans. Primé pour ses recherches en géopolitique, Scott est également un auteur reconnu pour son uvre littéraire dans le domaine de la poésie.

Format : Broché
Nb de pages : 512 p.
Dimensions: 23.0 x 15.0 x 2.5 cm
ISBN-10: 2917112166
ISBN-13: 978-2917112168

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GEOPOLITIQUE & ARCHEOLOGIE : LA GUERRE DES RUINES. ARCHEOLOGIE ET GEOPOLITIQUE

Jean-Pierre Payot
Choiseul

Eclairant et original, « La Guerre des ruines » explore une face longtemps ignorée de l’archéologie : sa dimension géopolitique.

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Celle-ci remonte à la nuit des temps avec le dernier roi de l’Empire néobabylonien, Nabonide, premier souverain à se préoccuper des vestiges religieux. Auguste (1er siècle) fit de l’archéologie une science « utile » pour la politique : lieux de mémoire, mais aussi construction d’une identité et de son corollaire, la falsification.

Avec la montée des nations puis des nationalismes, les ruines ont pris une indéniable valeur politique. L’Allemagne nazie a voulu y trouver les preuves de sa supériorité et les justifications pour étendre son territoire.

Avec la mondialisation, cette archéopolitique n’a pas faibli, bien au contraire. Touchant au divin, aux symboles et à la culture, l’archéologie est devenue un outil d’influence et de séduction dans la compétition internationale.

INTERVIEW DE JEAN-PIERRE PAYOT :

Sylvie Blanchet (professeur d’histoire géographie à Paris) rencontré Jean-Pierre Payot pour lui poser trois questions au sujet de son livre, La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique,

Sylvie Blanchet : Quelle est l’originalité de votre livre ?
Jean-Pierre Payot : L’originalité de La guerre des ruines tient essentiellement au fait d’aborder l’archéologie sous un angle qui n’a pas été éclairé jusqu’à maintenant. Les relations existantes entre archéologie et politique ont certes déjà pu être abordées dans un certain nombre d’articles parus dans des revues plus ou moins spécialisées. En particulier, les liens avec le nationalisme parfois très virulent dans certains pays ont pu être mis en évidence. Mais au-delà de ces aspects, l’apport de l’ouvrage vient de ce qu’il met en exergue la dimension géopolitique de l’archéologie. Une dimension largement ignorée dans l’ensemble. Entendons-nous. Par géopolitique, il faut comprendre l’ensemble des enjeux de pouvoir, mais aussi d’identité, relatifs à des territoires. Ces enjeux peuvent prendre la forme d’une revendication, d’une domination, ou d’un contrôle sur l’espace. De tels enjeux mettent aux prises des acteurs d’origine et de statuts très variés. Le plus souvent, il s’agit d’Etats. Mais pas seulement. Des organismes internationaux comme de simples citoyens regroupés en association peuvent à leur niveau jouer un rôle dans une certaine configuration géopolitique. Bien sûr, à ce stade, les échelles doivent être prises en compte. Quoiqu’il en soit, au cœur du problème se trouve le territoire. Ce dernier est l’entité de référence à laquelle se rapporte toute analyse géopolitique. Le territoire peut être physique, réel. Mais il peut aussi être « vécu », « représenté » par ceux qui l’occupent. Il existe donc une dimension fortement symbolique du territoire. Or, l’archéologie participe de plein droit de cette approche symbolique du territoire. Les artefacts mis régulièrement au jour, du fait de leur historicité ainsi que de leur patrimonialisation plus ou moins immédiate, renvoie en effet directement au territoire, c’est-à-dire au « sol » compris comme une strate quasi affective à laquelle se réfèrent les populations en général.
“Nos ancêtres les Gaulois…”
Il y a bien longtemps, dans une histoire nationale, on pouvait voir apparaître les Gaulois comme « nos ancêtres ». Une telle affirmation, longtemps inscrite dans les manuels scolaires français, relève d’évidence d’une vision pour le moins simpliste et déformée de l’histoire et renvoie davantage à un « lieu de mémoire » qu’à une véritable histoire scientifique. Il en va de même pour l’archéologie. Un vase, des ossements, des outils ou tout autre objet sorti du sol, évoque pour beaucoup d’entre nous -souvent à tort- une forme de généalogie abstraite propre à créer un lien, un fil conducteur entre les vies passées et la nôtre. Or, un tel lien se déploie sur le territoire, celui là même que nous partageons avec nos aïeux… Prenant acte de telles considérations, nombre de gouvernements ou d’entités diverses, n’ont pas hésité jusqu’à maintenant à jouer sur le ressort géopolitique de l’archéologie. Instrumentaliser cette discipline afin d’affirmer une domination ou un contrôle sur un territoire, tel a été, reste, et sans doute, sera encore l’objectif de bien des dictateurs ou groupes dépourvus d’arguments d’autres natures pour arriver à des fins similaires. L’instrumentalisation peut d’ailleurs prendre plusieurs formes. Il n’est par rare que la science archéologique soit elle-même directement manipulée dans un sens conforme aux intérêts géopolitiques de ceux qui en tirent les ficelles. Dans ce cas, il est instamment demandé aux archéologues d’abandonner toute forme de probité scientifique… si certains archéologues se soumettent volontiers à ce type d’injonction, l’immense majorité d’entre eux ont cependant à cœur de respecter la déontologie de leur discipline. Dans d’autres cas, ce sont les vestiges retirés des fouilles ou déjà entreposés dans des musées qui font l’objet de manipulations. Par leur forte dimension identitaire, ces vestiges peuvent alors se trouver au centre d’intentions franchement géopolitiques. Par exemple, des ossements d’un type particulier ne fournissent-ils pas une preuve d’antériorité sur le territoire d’un groupe politique social ou culturel par rapport à un autre ? On le voit bien, l’archéologie, au cours de sa longue histoire, s’est souvent trouvée et se trouve encore au cœur d’enjeux de nature spécifiquement géopolitique.

S. B. Pouvez-vous donner un exemple significatif ?
J.-P. P. Mille exemples peuvent venir étayer la thèse de l’instrumentalisation de l’archéologie à des fins géopolitiques. Les cas sont si nombreux qu’il a fallu dans l’ouvrage les organiser par catégories. Une telle construction est d’ailleurs parfois apparue comme abstraite, tant l’ensemble des situations analysées relèvent systématiquement de la même démarche. A l’origine, une entité de nature politique, religieuse ou culturelle s’oppose à une autre à propos de tout ou portion d’un territoire. Dans chacun des cas l’archéologie fait irruption à un moment du conflit qui met aux prises les deux parties. Quelle que soit le contexte, l’archéologie est systématiquement appelée à fonder une sorte de « droit historique ». La convocation de la science archéologique ou des vestiges issus des fouilles, dans le cadre d’une sorte de « tribunal géopolitique », permet aux uns et aux autres de se fournir en arguments historiques –donc « dignes de foi »- pour légitimer telle ou telle revendication sur un territoire. Dans de tels cas de figure, l’archéologie est instrumentalisée pour attester d’une priorité, d’une prééminence et au total d’un droit sur le territoire fondé sur un pseudo-ancrage dans le temps. Ce droit peut d’ailleurs avoir un contenu politique, mais aussi culturel et religieux. Nombre d’artefacts, nombre de monuments archéologiques revêtent en effet une dimension religieuse. Souvent d’ailleurs cette dimension renvoie à des religions encore « vivantes » de nos jours. La tentation est grande alors pour ceux qui se réclament de ces religions de faire valoir les objets archéologiques comme preuve indiscutable d’un droit à dominer sans partage le territoire.

Le conflit israélo-palestien, un cas d’école
A cet égard, le Moyen-Orient peut figurer comme un cas d’école. Le conflit israélo-palestinien illustre au premier chef ce type de contentieux géopolitique dont l’archéologie est partie-prenante. Souvenons-nous. La naissance de l’Etat d’Israël en 1948 avait entrainé une première guerre avec ses voisins et en particulier avec les Palestiniens. Le conflit s’était soldé par une victoire israélienne mais a légué aux générations actuelles un conflit qui semble s’aggraver dans un contexte de mondialisation accélérée. Ce point de cristallisation n’est pas sans susciter de nombreuses réactions « identitaires » ou même ceux qui ne présentent pas de proximité immédiate avec l’une ou l’autre des deux parties, réagissent parfois de manière passionnée. Ce caractère émotionnel s’accroit en particulier avec l’utilisation parfois douteuse de l’archéologie. Une archéologie qui met au jour des vestiges rappelant la fondation du royaume de David, ou attestant de la présence de populations non juives dans des temps reculés… Jérusalem, en particulier, cité « universelle », triplement sainte, reste l’objet de toutes les convoitises. Comment des fouilles sous la ville pourraient-elles passer inaperçues ? Sous le feu des projecteurs, les campagnes archéologiques menées dans les quartiers les plus sensibles, ne peuvent paraître anodines tant elles représentent un enjeu géopolitique considérable. Outre le statut de la ville, c’est, pour certains, de l’existence même de l’Etat d’Israël dont il est question. Mais le Moyen-Orient ne se limite pas à la question israélo-palestinienne. L’Irak, à l’époque où le pays était encore sous la domination de Saddam Hussein, a fait la preuve lui aussi qu’il était possible de tirer un grand profit géopolitique de l’archéologie. Le rais irakien n’a-t-il pas remis au goût du jour l’épopée de l’empire de Nabuchodonosor ? Quel fut son objectif si ce n’est, à travers en particulier la reconstitution de la cité de Babylone, d’affirmer à la face du monde le caractère irakien de la « 21e province » de l’Irak, à savoir le petit Koweït voisin ? Simple déduction : si on admettait que les frontières de l’ancien empire intégraient celles du Koweït actuel, n’était-il pas dès lors légitime de revendiquer ce territoire au nom de l’histoire ? Malheureusement, le Proche Orient n’est pas la seule région du monde où l’archéologie est mise à contribution dans un sens géopolitique…

S. B. : Quelle a été votre surprise ?
J.-P. P. : De toute évidence, ce qui m’a le plus surpris est le caractère historique du phénomène. Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’archéologie est déviée de sa trajectoire. Son instrumentalisation dans un sens politique et en particulier nationaliste est apparu il y a longtemps. Du point de vue géopolitique, il en va de même. J’ai pu faire remonter ce mécanisme à la très haute Antiquité. Nabonide, ultime roi de Babylone savait déjà tirer profit de l’archéologie. Il est d’ailleurs connu comme le premier chef d’Etat à s’intéresser de près à cette discipline. Issu d’un milieu obscur, largement influencé par sa mère, grande prêtresse de Sîn , Nabonide est très vite entré en conflit avec les tenants du dieu Marduk, principale divinité à cette époque. Dans sa soif d’élever le dieu Sîn en concurrent de Marduk, il est évident que Nabonide a voulu affirmer son autorité impériale. Pour ce faire, il n’a pas hésité à lancer une vaste campagne de réhabilitation des temples dédiés à son dieu favori. Mais au-delà de l’affrontement religieux, Nabonide a sans doute cherché, par sa politique archéologique, à se mettre dans le sillage de son ancêtre Hammourabi et par là réaffirmer son emprise sur un immense territoire sujet à de nombreuses séditions. Comme son célèbre prédécesseur, Nabonide a cherché à dessiner une empreinte ineffaçable et originale sur le territoire. Après lui, les empereurs romains ont eux aussi usé du levier archéologique. S’appuyant sur l’héritage mythologique qui voulait que le fondateur de Rome, Romulus se soit établi sur le Palatin, Auguste, fils adoptif de César et premier empereur romain, n’a pas hésité à bâtir son palais à l’endroit même où son illustre devancier avait bâti le sien. Autant dire que, dans ce cas de figure, l’archéologie a servi à assurer un lien de continuité dans le temps. Un lien de prestige propre à confirmer une emprise politique sur l’espace.
L’archéologue et le médecin légiste
Un autre aspect tout aussi étonnant consiste dans le rôle attribué à l’archéologie dans le cadre des missions d’expertise médico-légale des charniers. Comme les chantiers archéologiques plus classiques, les charniers relèvent en effet de méthodes et de démarches propres à la discipline archéologique. L’approche stratigraphique, l’exigence de relevés précis… Toutes les techniques de base se retrouvent dans l’expertise des charniers. Ces derniers se sont multipliés dans l’histoire récente. Que l’on songe à ceux édifiés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale ou, ceux scandaleux, plus proches de nous, qui ont procédé de la récente guerre de Yougoslavie ou du génocide rwandais. Dans chaque cas de figure, les crimes ont été commis dans des contextes géopolitiques précis. Les charniers constituent donc des preuves a postériori de massacres commis par telle ou telle partie, motivée par tel ou tel enjeu géopolitique. L’archéologue, aux côtés du médecin légiste, intervenant à la demande d’Etats ou d’organismes internationaux, est donc sommé après coup de dire « le droit ». Or, dire qui est coupable, une fois le conflit achevé, ne revient-il pas à nourrir dans un sens ou dans un autre le contentieux géopolitique préalable au conflit, tout en lui donnant une dimension nouvelle fondée sur l’accumulation d’arguments légaux nouveaux ? Comme on peut le constater, le détournement géopolitique de l’archéologie présente de multiples facettes. Des facettes dignes d’étonner le scientifique le plus averti.

Sylvie BLANCHET, le 22 septembre 2010
Copyright septembre 2010-Payot-Blanchet/Diploweb.com.

TABLE DES MATIERES

ARCHEO-POLITIQUE
UNE HISTOIRE ANCIENNE
LE PREMIER HOMME
OBJETS DE LA SOUVERAINETE
LE TRAFIC DES RUINES
L’ARCHEOLOGIE DU DIVIN
DE L’INSTRUMENTALISATION DES RUINES
“L’EFFACEMENT DE L’AUTRE”
DOMMAGES COLLATERAUX
LE RETOUR DES MORTS
GEOPOLITIQUES DE L’ARCHEOLOGIE EN FRANCE
L’EXHUMATION DE LA PASSION POLITIQUE

Passionné d’archéologie, Jean-Pierre Payot est agrégé d’histoire-géographie et formateur au CEPEC International.

Format : Broché
Nb. de pages : 188 p.
Dimensions : 15cm x 21cm x 1,5cm
ISBN : 978-2-361-59002-4
EAN : 9782361590024

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LE SECURITE GLOBALE N° 10. DOSSIER CONTRE-INSURRECTION(S)

Camille GRAND

Choiseul

Le Sécurité globale N°10/Hiver 2009-2010 présente un dossier consacré à la contre-insurrection(s), coordonné par Georges-Henri Bricet des Vallons et Stéphane Taillat.

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L’armée française l’appelait déjà, en Algérie, la guerre contre-révolutionnaire. Mais c’est après l’échec de la guerre du Vietnam que l’armée américaine a commencé à développer les théories de contreinsurrection (counterinsurgency).

Comment, en effet, à la fois occuper un pays et défaire les insurgés locaux qui, sur leur propre terrain, utilisent les techniques de guérilla ? Les théories de la contreinsurrection répondent en substance : gagnez les coeurs et les esprits des populations locales, contre les insurgés.

Utilisant toutes les techniques de guerre psychologique, renseignement, quadrillage, désinformation, infiltration, etc., la doctrine de contreinsurrection brasse un large champ de disciplines et de compétences pour des résultats toujours incertains.

Plus que jamais d’actualité, ce dossier de Sécurité globale laisse la parole aux théoriciens comme aux hommes de terrain.

Voici les résumés des articles que vous pourrez y lire :

• Editorial

Jean-François Daguzan, maître de recherche, Fondation pour la recherche stratégique

Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul

• Point de vue

Comprendre et gérer la complexité

Camille Grand, Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

Nous sommes entrés dans un monde incertain. Il s’agit donc, en premier lieu, de chercher à éviter que l’une des crises régionales -dont la multiplicité et la grande variété sont une des caractéristiques du monde d’aujourd’hui– ne dégénère en une crise stratégique majeure impliquant deux ou plusieurs grandes puissances, voire l’emploi d’une arme nucléaire ou d’une autre arme de destruction massive.

En second lieu, la prévention d’une telle crise majeure passe par deux voies également nécessaires: le succès des efforts pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive et le maintien du rôle de régulateur stratégique détenu par les États-Unis et leurs alliés occidentaux. Dans l’un ou l’autre cas, un échec signifierait l’entrée dans un système beaucoup plus imprévisible et dangereux.

• Contre-insurrection(s)

Les forces armées occidentales à la croisée des chemins

Stéphane Taillat, Agrégé d’histoire, titulaire d’un master 2 en relations et sécurité internationales et doctorant en histoire militaire et études de défense

Si l’euphorie initiale de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak a semblé apporter enfin la consécration de la pensée technologique, les lendemains ont déchanté, faisant voler en éclat le vernis protecteur des discours et des stratégies officiels, révélant ce que le général d’armée Sir Rupert Smith a baptisé depuis «la guerre au milieu des populations».

Dans ce cadre opérationnel particulièrement mouvant et perturbateur, la contre-insurrection a fini par émerger comme un nouveau format normatif pour l’action militaire en Irak et en Afghanistan.

• Contre-insurrection(s)

Les mythes de la contre-insurrection et leurs dangers : une vision critique de l’US Army

Gian P. Gentile, Colonel (US Army), directeur du département d’histoire militaire de West Point

Les mises en récit ou narrations jouent sur plusieurs plans dans une campagne de contre-insurrection. D’un côté, le contre-insurgé use d’une narration contre les insurgés qu’il combat pour tenter de modifier la manière dont les uns et les autres sont perçus au sein de la population qu’il tente de gagner à sa cause. D’un autre côté, le contre-insurgé bâtit très souvent sa propre narration interne –son propre «mythe» –à destination de l’opinion publique afin d’appuyer l’idée que la campagne militaire emprunte la voie la plus acceptable d’un point de vue éthique, celle de la protection de la population et de la conquête «des cœurs et des esprits». Cette «fiction» fonctionne comme une structure de méconnaissance qui masque les conditions réelles dans lesquelles ces guerres sont effectivement menées et nous permet d’examiner la face sombre de l’histoire de la contre-insurrection.

Narratives play multiple parts in a Counterinsurgency campaign. On one hand Counterinsurgent forces often deploy a narrative against the insurgents that they are fighting to try to create their own identity of positive change within the local population they are trying to win over. However, Counterinsurgents often construct their own internal narrative for domestic public consumption to create the image that their Counterinsurgent Campaign is winning hearts and minds and is conducting the war in a kinder and gentler way because the focus is on protecting the population. This other narrative shows the dark side of Counterinsurgencies because it conceals the actual conditions of what happens on the ground when these wars are fought.

• Contre-insurrection(s)

Les dilemmes de la doctrine de contre-insurrection américaine : répétition, pertinence et effet

David UCKO, Docteur en sciences politiques du King’s College de Londres, chercheur à la Stiffung Wissenschaft und Politik de Berlin et à la RAND corporation

Peu de temps après l’invasion de l’Irak en 2003, l’armée américaine a commencé à publier une doctrine consacrée spécifiquement aux opérations de contre-insurrection. Les manuels sont depuis devenus de plus en plus nuancés et insistent sur la nécessité d’accorder aux opérations de stabilisation une priorité égale à celle des opérations de combat. Cependant, quels effets ont réellement eu ces publications sur le département de la Défense (DoD), sur l’US Army et sur le corps des Marines en particulier? Cet article évalue le niveau d’apprentissage au sein de l’armée américaine et constate, qu’en dépit de nombreuses évolutions, d’importants pans de ces institutions restent marqués par des priorités datant de plusieurs décennies. Si l’armée américaine souhaite développer une force qui soit vraiment capable d’agir «sur tout le spectre des opérations» (full spectrum dominance), la publication de manuels doctrinaux doit s’accompagner d’ajustements et d’un effort de rééquilibrage dans l’allocation des ressources. Ce faisant, il est également crucial de contester les narrations montantes qui cherchent une fois encore à reléguer la contre-insurrection (COIN) à l’arrière-plan des priorités de l’armée américaine.

Shortly after its invasion of Iraq in 2003, the U.S. military began to release doctrine for counterinsurgency operations. The field manuals have since then become increasingly nuanced and emphasized the need to prioritize stability operations on the same level as major combat. Yet how much of an effect have these publications had on the wider Department of Defense and on the Army and Marine Corps in particular? This article assesses the current state of learning within the U.S. military and finds that while changes are taking place, there are still many important areas marked by continuity with decade-old priorities. If the U.S. military wants to develop a force that is truly ‘full-spectrum’, the publishing of field manuals must be complemented by difficult trade-offs and more balanced resource-allocation. As part of this process, it will also be critical to engage with the growing narratives that are once again seeking to push counterinsurgency off the table as a U.S. military priority.

• Contre-insurrection(s)

L’expérience militaire britannique dans la province afghane du Helmand (2006-2009)

Michel GOYA, Colonel (armée de terre), directeur de la chaire «Nouveaux conflits» de l’IRSEM

Plus vaste province d’Afghanistan, poumon de la culture d’opium du pays, le Helmand a été la plus meurtrière pour la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). L’article suivant dresse un bilan des opérations menées par les forces britanniques depuis leur déploiement en 2005 dans cette province et montre à quel point la guerre de contre-insurrection, loin de toute logique «magique» et immédiate, est travaillée en profondeur par des forces contradictoires, tiraillée en permanence entre la stabilisation douce et des opérations de contre-guérilla classiques. Si les perspectives sont sombres, l’espoir est permis de voir la Coalition réussir là où elle a échoué précédemment, à condition de déployer un nombre de troupes dimensionné aux enjeux d’une telle occupation.

Largest province of Afghanistan, heart of opium culture of the country, Helmand has been the most deadly zone for the International Security Assistance Force (ISAF). The following article assesses the operations conducted by the British forces since their deployment in 2005 in this province and shows how the counterinsurgency warfare, far from any “magical” and immediate logic, is worked in depth by contradictory forces, pulled permanently between the soft stabilization and conventional operations of counter-guerrilla. Despite bleak prospects, hope is allowed to see the Coalition succeed where it has failed previously, providing that a sufficient number of troops is deployed to face the challenges of such occupation.

• Contre-insurrection(s)

Contre-insurrection et « responsabilité de protéger » : panacée ou supercherie ?

Christian OLSSON, Docteur en science politique et diplômé de Sciences Po Paris, attaché temporaire d’enseignement et de recherche en science politique à l’Université de Lille 2 et chercheur associé au Centre d’études sur les conflits, à l’IRSEM et au CREC/Saint-Cyr

La nomination du général Stanley McChrystal à la tête de l’ISAF en Afghanistan en juin 2009 a coïncidé avec un recentrage du discours officiel de l’Otan sur l’idée que sa mission première y serait de «protéger les populations afghanes». À l’instar de la stratégie prétendument «population-centrée» de la coalition en Irak au moment où le général David Petraeus en prenait le commandement en février 2007, l’argument de McChrystal ne consiste pas tant à affirmer que la «protection des populations locales» viendrait désormais se surajouter à l’objectif de «vaincre» les Taleban, qu’à postuler que cette première constituerait le moyen le plus efficace pour atteindre le second. Le pari de cet article est de prendre ce discours sur la «protection des populations locales» au mot pour nous intéresser à la question des conditions de possibilité de sa mise en application: qui protéger ? Contre quoi ? Comment ?

The nomination of General Stanley McChrystal to the position of ISAF commander in Afghanistan coincided with a refocusing of NATO ’s official discourse around the idea that its main mission would now be to “protect the Afghan population”. Following the presumably “population-centric” strategy on the part of the Coalition in Iraq at the time when General Petraeus took over its command in February 2007, General McChrystal’s argument is not to say that the objective of “protecting the local population” would now be added to the previous one of “defeating the Taleban”. It rather postulates that the first objective would allow reaching the second. This article analyses this discourse in order to highlight the conditions of possibility of its application as well as its assumptions and limits: who is to be protected? Against what or whom? How?

• Contre-insurrection(s)

L’action intégrale ou la contre-insurrection à la mode colombienne

Jérôme Cario, Lieutenant-colonel, armée de Terre, chef du bureau recherche du Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF)

Antonin Tisseron, chercheur-associé auprès de l’Institut Thomas More

Alors que l’approche globale s’est imposée comme le meilleur moyen de combattre les Talibans en Afghanistan, la Colombie expérimente depuis plusieurs années une stratégie similaire dans sa lutte contre les groupes armés. L’action intégrale, mise en place au niveau national en 2003 par Alvaro Uribe à la demande notamment des forces armées, associe en effet étroitement l’outil militaire aux autres composantes de l’État. La sécurité n’est qu’un moyen, un point de départ. Seule l’action dans les champs politiques, économiques et sociaux peut permettre l’éradication de la violence dans des régions longtemps délaissées. En cela, l’approche colombienne de la contre-insurrection offre à voir la manière dont un gouvernement peut adapter les outils à sa disposition pour combattre une violence insurrectionnelle, mais aussi certaines des difficultés rencontrées.

While the comprehensive approach has emerged as the best way to fight the Taliban in Afghanistan, Colombia has been testing out a similar strategy in its fight against armed groups for several years. The integral action, set up at the national level in 2003 by Alvaro Uribe at the request of the military among others, closely associates the military tool to other parts of the state. Security is a means, a starting point. Only action in the political, economic and social fields may help to eradicate violence in areas long neglected. In this regard, Colombia’s approach against insurrection is an opportunity to see how a government can adapt its available tools to fight insurrectionary violence, but also some of the difficulties it faces.

• Une maffya symbiotique : traditions et évolutions du crime organisé en Turquie

Xavier Raufer, chargé de cours à l’Institut de criminologie de Paris, université Paris II – Panthéon-Assas et directeur des études au département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (MCC), Paris II

Dans cet article, Xavier Raufer propose une description détaillée et unique de la maffya turque, dans toutes ses dimensions (historiques, sociologiques ou politiques). Une enquête inédite sur le Milieu turc, la corruption et les évolutions du système du crime organisé, pourtant caractérisé par son attachement à la tradition.

Xavier Raufer proposes a detailed an unusual descritpion of the Turkish maffya in all its dimensions (historic, sociological ans political). An unpublished investigation on the Turkish underwolrd, the corruption and the evolutions of organized crime, yet characterized by its attachement to the tradition.

• La vision chinoise du terrorisme

He Bingsong, éminent pénaliste et criminologie chinois, professeur d’Université, directeur du centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé de l’Université de droit et de sciences politiques de Pékin et directeur du centre de législation criminelle de l’Université de Shandong

La Chine doit faire face à plusieurs menaces terroristes, dont voici les principales :

- le terrorisme du « Turkestan oriental » (abrégé en « Turkestan oriental »)

- le « Congrès de la jeunesse tibétaine » (abrégé en CJT)

- les « Trois forces »

- le terrorisme international.

Devant la menace terroriste à l’échelle globale, le gouvernement chinois s’engage activement dans la lutte antiterroriste lancée par les Nations unies en offrant un soutien inlassable à cette lutte, en cherchant la coopération large avec d’autres pays à l’échelle internationale.

Au sein de la Chine, la lutte antiterroriste s’organise selon divers moyens : politique, économique, diplomatique, militaire, culturel.

Le 15 juin 2006, le Conseil des États membres de l’OCS a signé la «Déclaration commune du 5e anniversaire de l’Organisation de coopération de Shanghai» en déclarant que l’Organisation apportera une contribution constructive afin d’établir un nouveau cadre de sécurité pour la confiance, l’avantage, l’égalité et le respect mutuels. pour l’OCS «la tâche essentielle est de lutter contre le terrorisme, le séparatisme, l’extrémisme et le trafic illicite des drogues».

La coopération économique est l’une des deux fonctions principales de l’OCS et le facteur clé de sa consolidation.

• La polémosphère

Laurent DANET, doctorant à l’université Lyon III en sciences politiques, option relations internationales. Enseignant chercheur affilié au CLESID (Centre lyonnais d’études en sécurité internationale et défense)

L’immense majorité des auteurs de stratégie militaire ou de politique internationale s’accorde pour reconnaître le brouillage actuel des codes et des cadres traditionnels du conflit collectif armé. Guerres interétatiques, de prédation, civiles, asymétriques, irrégulières, terrorisme, tout succède à tout, se chevauche, se mélange, pour disparaître dans le grand fourre-tout du générique «instabilité». La polémosphère désigne ce brouillard. L’article qui lui est consacré ne tente pas de l’analyser en le déconstruisant, mais en invoquant d’autres perspectives que sont l’intégration planétaire, l’inconscient collectif, les concurrences mémorielles. Mais la prudence analytique reste de mise : comme dans toute période intermédiaire, la gestation se passe la nuit.

The vast majority of international, military strategy, or international politics authors agree to concede the present interference of traditional codes and frameworks of collective armed conflict. Irregular, asymmetrical, civil, and interstate wars, as well as terrorism, everything succeeds everything, overlaps and blends to vanish in a great jumble of “instability”. The socalled polemosphere points out this murk. This article, which develops this concept, doesn’t aim to analyze it, while un-knitting it, but makes an attempt to evoke other perspectives which are: world integration, collective recklessness, memorial concurrence. Somehow, it requires to keep in mind some sort of analitycal caution: like any other intermediate period, gestation occurs at night.

Le Sécurité globale n° 10 - Dossier Contre-insurrection(s)

Parution : février 2010

Nombre de pages : 144 p.

Dimension : 19 cm x 26 cm

ISBN 2916722750

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LE SYSTEME ALIMENTAIRE MONDIAL CONCEPTS ET METHODES, ANALYSES ET DYNAMIQUES

le-systeme-alimentaire-mondial

Jean-Louis Rastoin, Gérard Ghersi

Editions Quae


Avec pour double objectif d’aider à la décision et de donner un éclairage pédagogique sur les multiples aspects du système alimentaire mondial, cet ouvrage présente les théories, les méthodes, les concepts fondateurs et les plus récents, ainsi que des analyses empiriques et historiques sur la question très actuelle de l’alimentation d’une population croissante, dans un contexte de crise technologique, économique et sociale.

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L’AFRIQUE POUR PASSION. 10 PLAIDOYERS EN SUISSE ET AILLEURS


l-afrique-pour-passion

Christine von Garnier

Saint-Augustin


L’Afrique est à la recherche d’une identité mondiale. Nous ne doutons pas qu’elle ait de l’avenir. Elle n’est pas une Afrique de la mort, mais une Afrique de la vie. Elle a affronté les affres de l’esclavagisme, les dures contraintes de la colonisation, les conflits de la guerre froide sur son sol, et maintenant le joug de la mondialisation commerciale.

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L’ÂGE D’OR DE LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE. GÉOÉCONOMIE N°56, HIVER 2010-2011

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Une REVUE de l’Institut Choiseul


Présentation de l’éditeur : Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’économie accapare une part grandissante des relations diplomatiques. Alors qu’elle était auparavant essentiellement commerciale ou servait de moyen de pression dans le cadre de négociations politiques ou militaires, il semble évident aujourd’hui que les sujets politiques reculent en faveur des grandes questions économiques.

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LE TEMPS DE L’AFRIQUE

Jean-Michel Severino et Olivier Ray

le-temps-de-lafrique

Odile Jacob

Le XXIe siècle sera celui de l’Afrique !

On la croyait vide, rurale, animiste, pauvre, oubliée du monde. Or, cinquante ans après les indépendances, la voilà pleine à craquer, urbaine, monothéiste. Si la misère et la violence y sévissent encore, la croissance économique y a repris ; les classes moyennes s’y développent. Elle est désormais au centre de nouveaux grands enjeux mondiaux. Bref, elle était “mal partie” ; la voilà de retour - à grande vitesse.

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PENSER LE POLITIQUE EN AMERIQUE LATINE – LA RECREATION DES ESPACES ET DES FORMES DU POLITIQUE

penser-le-politique-en-amerique-latine

Natacha Borgeaud-Garciandia, Bruno Lautier, Ricardo Penafiel, Ania Tizziani, Collectif.

Karthala


Le temps de la politique aurait-il expiré ? Ou alors, le politique ne se serait-il pas déplacé ailleurs que dans les lieux historiquement établis pour le domestiquer ? C’est autour de ces questions que s’organise cet ouvrage réunissant des chercheurs d’horizons disciplinaires variés, soucieux de réfléchir à la question du politique en l’Amérique latine de ce début de millénaire.

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REVUE « TUMULTES » : EDWARD SAID, THEORICIEN CRITIQUE

Tumultes N° 35, numéro dirigé par Sonia Dayan-Herzbrun
Editions Kimé

Référence centrale dans beaucoup de pays du monde, Edward Said reste mal lu et mal connu en France. Ce numéro de Tumultes entend donc combler une lacune. Il présentera les principaux aspects de la pensée de celui qui se présentait comme un disciple d’Adorno et qui comme ce dernier pensait ensemble politique et œuvres de culture dans la perspective d’une critique radicale de la domination.

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Les articles porteront de préférence sur les aspects les moins connus en France de l’œuvre d’Edward Said, notamment sur ceux de ses livres majeurs qui n’ont pas encore été traduits.

Rashid Khalidi : Edward Said et la Palestine.
Entre université et politique, public et privé
Moustafa Bayoumi : Réconciliation sans contrainte.
Said, Adorno et l’intellectuel autonome
Laetitia Zecchini : «Je suis le multiple».
Exil historique et métaphorique dans la pensée d’Edward Said
Alexis Tadié : Edward Said et Joseph Conrad : la critique de l’illusion coloniale
Orazio Irrera : Discours et subjectivation chez Edward Said.
De la technoéthique de l’écriture à la «carrière» dans L’Orientalisme
Maria-Benedita Basto : Corps poétique et critique démocratique.
Vico et l’humanisme engagé d’Edward Said
Iain Chambers : La temporalité, le territoire et le plan du discontinu.
Le pessimisme matérialiste d’Antonio Gramsci et Edward Said
Ferial J. Ghazoul : L’écho de l’héritage arabo-islamique dans l’oeuvre d’Edward Said
Youssef Yacoubi : Edward Said, Eqbal Ahmad et Salman Rushdie.
La résistance à l’ambivalence de la théorie postcoloniale
Daisuke Nishihara : Said, l’orientalisme et le Japon.
Sonia Dayan-Herzbrun : Edward Said avec Sigmund Freud.
D’un bon usage du palimpseste
Hamid Dabashi : Je ne suis pas subalterniste

Tumultes N° 35
27 Novembre 2010
Format : Broché
Nb de Pages : 235 p.
Dimension : 21 x 15 cm
ISBN : 978-2-84174-535-7
EAN13 : 9782841745357

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BURMA/MYANMAR. WHAT EVERYONE NEEDS TO KNOW

burma-myanmar

David I. Steinberg

Bookshot


Description: In the past two decades, Burma/Myanmar has become a front-page topic in newspapers across the world. This former British colony has one of the most secretive and repressive regimes on the planet, yet it houses a Nobel Peace Prize winner who is and in and out of house arrest. It has an ancient civilization that is mostly unknown to Westerners, yet it was an important–and legendary–theater in World War II.

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AFGHANISTAN . LES VICTOIRES OUBLIEES DE L’ARMEE ROUGE

afghanistan

Mériadec Raffray

Éditeur: conomica

Collection:Stratégies & Doctrines

 

Le 25 décembre 1979, il y a exactement trente ans, l’Union soviétique lâchait ses divisions blindées et ses bataillons parachutistes sur l’Afghanistan. C’était l’opération « Prague ». Ce coup de force devait permettre de rétablir l’ordre chez l’allié défaillant et, au passage, rapprocher Moscou des mers chaudes. En quelques semaines, les 100 000 hommes du contingent d’invasion se retrouvent happés dans l’engrenage d’une guerre de contre-guérilla pour laquelle ils n’avaient été ni formés, ni préparés. Le choc avec la réalité est douloureux.

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HISTOIRE DE L’UNION EUROPEENNE. FONDATIONS, ELARGISSEMENTS, AVENIR

histoire-de-lunion-europeenne

Gérard Bossuat

 

Comment comprendre l’Union européenne du xxie siècle sans en faire l’histoire ?

De Coudenhove-Kalergi avant guerre, à Monnet, d’Adenauer à de Gaulle, Mitterrand et Kohl, Merkel et Sarkozy, des personnalités parfois extraordinaires ont marqué l’histoire du processus d’intégration ou de coopération. Leurs ambitions ainsi que les réactions des nations et des peuples européens sont rappelées à travers les grands événements de l’histoire de l’Europe.

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LE MARCHE NOIR DE LA BOMBE . ENQUETE SUR LA PROLIFERATION NUCLEAIRE

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Bruno Tertrais

 

Pendant longtemps, l’arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsqu’ Israël, puis l’Inde, se sont également dotés de l’arme atomique. Le Pakistan s’est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l’un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe.

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PENSER L’ESPACE POLITIQUE

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Stéphane Rosière, Kevin R. Cox, Céline Vacchiani-Marcuzzo, Carl Dahlman

 

Penser l’espace politique est une nécessité aussi bien pour les pouvoirs que les acteurs sociaux. Or, les dimensions spatiales du pouvoir ou de la société ont été analysées et perçues en fonction de valeurs et d’enjeux qui varient selon les acteurs, les lieux et les époques.

Un livre important, notamment au cœur de la problématique et des débats actuels sur la question des frontières de l’UE.

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QUAND LA CHINE S’ESSOUFFLERA . ATTERRISSAGE EN DOUCEUR OU CRASH ?

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Gérard-Marie Henry

 

Le point de vue de l’éditeur : ” Un seul grain de beauté peut masquer des centaines de taches de laideur “, dit un proverbe chinois. Or à l’heure actuelle, pour les organes d’information chinois complaisamment relayés par les agences de presse internationales, il n’y a rien de plus beau que la croissance économique accélérée de leur pays.

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