Archive pour juillet 2012

ASGARD TOME 1 – PIED DE FER

Xavier Dorison & Ralf Meyer
Editions Dargaud

asgard-couv-i400x523Depuis l’épisode « La Mangouste » de la série XIII, les deux auteurs semblent ne plus vouloir se séparer. Dans le sillage de Thorgal, voici Asgard le Viking. Une belle série en perspective. Embarquez dans l’aventure !

RESUME

Un scénario au souffle épique et au dessin magistral.

Pour les Vikings, un « skräeling » est un infirme de naissance, autant dire une malédiction. Pourtant, Asgard, ancien guerrier de la Hilde, surnommé « Pied-de-fer » à cause de sa jambe d’acier, est le plus grand chasseur du Fjördland. Embarqué sur un drakkar de fortune, Asgard se lance à la poursuite d’un monstre marin mystérieux qui massacre les pêcheurs. Tandis qu’ils s’enfoncent dans les fjörds glacés, ses compagnons de voyage se persuadent que la créature qu’ils poursuivent est le serpent-monde, dont la venue annonce la fin du monde viking… Le Ragna Rök.

PRESENTATION

Une aventure pleine de dangers qui aborde de façon inattendue le thème de la différence. Les notions de classe sont battues en brèches face au danger et les personnages perdent leurs repères. Naître skraëling est la pire malédiction que les dieux puissent infliger à un mortel. Comme tous les héros de légende, Asgard fera des choix difficiles aux conséquences parfois tragiques. Luttant contre le plus terrible des monstres, il sera aussi confronté à ses démons intérieurs. Le récit ainsi que l’indomptable nature dans lesquels il prend place sont magnifiés par un dessin réaliste puissamment évocateur.

BANDE ANNONCE

Emission sur France-Info du dimanche 08 juillet 2012

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meyer-ralphLES AUTEURS

Ralph Meyer est né en 1971 (précision : le 11 août).
Quand il voit le jour à Paris et que le démon de la bande dessinée hante ses rêves d’enfant, que faire ? A Paris, pas d’école pour parfaire un apprentissage à la B.D. ; il y a Angoulême, bien sûr, mais il entend parler de l’Institut Saint-Luc, à Liège. 1990 : Ralph Meyer débarque à Liège.
Il commence la tournée des éditeurs, sans grand succès. Comme il a confiance en son dessin, il se dit qu’il le marierait bien avec un excellent scénario. Et c’est la rencontre (pas du tout fortuite) avec Tome. Il en sortira “Berceuse assassine”
Entre-temps, Bruno Gazzotti avait quitté Bruxelles pour retourner à Liège et ils ont sympathisés, grâce à Tome. Très vite est née l’idée de fonder un atelier réunissant ces grands solitaires que sont les dessinateurs de bande dessinée.
Leurs styles s’accordent-ils vraiment ? C’est ça qui est passionnant ! Gazzotti est plutôt du genre humoristique, tandis que celui de Ralph Meyer, c’est le réalisme. Ils ont pu s’entraider, tantôt sur “Soda”, tantôt sur “Berceuse assassine”.
Tome partage avec tous les grands scénaristes un trait qui ne trompe pas : il fournit ses pages au compte-gouttes. On imagine ce que peuvent faire des dessinateurs dans un atelier tandis qu’ils attendent le scénariste : s’adonner aux joies du Pictionary, affiner le carénage d’avions en papier, réinventer le sourire de la Joconde, etc. Gazotti a eu l’idée des “Lendemains sans Nuage” (Le Lombard).
En 2002, il termine la trilogie de ” Berceuse Assassine “.

dorisonXavier Dorison est né en 1972. Après 3 années passées en école de commerce, durant lesquelles il réalisera le festival BD des grandes écoles, il commencera, en 1997, l’écriture du scénario du premier tome de la série « Le Troisième Testament », dessinée par Alex Alice. Le succès sera immédiat. Par la suite, il travaillera avec Christophe Bec sur la série « Sanctuaire », puis avec Mathieu Lauffray à la série « Prophet ». Trois séries, trois succès. En peu de temps, Xavier Dorison s’est taillé une place de choix dans la bande dessinée.
Il ne s’arrête pas au monde de la bande dessinée, et en 2006 sort le film Les Brigades du Tigre, adaptation de la série télévisuelle du même nom, qu’il a co-scénarisé avec Fabien Nury. Le succès et total. Par la suite, Xavier Dorison continue sa collaboration avec Fabien Nury sur le scénario de la série « W.E.S.T. », dessinée par Christian Rossi. Puis, en 2007, il retrouve Mathieu Lauffray, et se lance dans l’aventure « Long John Silver ». En 2008, les éditions Dargaud font appel à lui, pour l’écriture du scénario du premier tome du spin off de la célèbre série XIII Mystery. Auteur très prolifique, il travaille en même temps sur plusieurs séries de bandes dessinées, tout en continuant en parallèle à écrire des scénarii pour la télévision et le cinéma.
Prix et récompenses :
- 2009 : Prix de la meilleure série au festival de Solliès-Ville pour Long John Silver
- 2009 : Sélection offcielle au Festival d’Angoulême pour Long John Silver
- 2008 : Prix du meilleur album au Festival de Nîmes pour Long John Silver
- 2007 : Prix des rédacteurs par le site Scénario.com pour le tome 1 de Long John Silver
- 2007 : Meilleure couverture par le site BDGest.com pour le tome 1 de Long John Silver
- 2001 : Prix de la meilleure série pour Le Troisième Testament au Festival de Soliès
- 2000 : Prix de la meilleure bande dessinée pour Ante Genesem au Salon de l’Imaginaire ISC
- 2000 : Coup de coeur des libraires FNAC pour Ante Genesem
- 1999 : Grand prix pour Le Troisième Testament au Festival d’Audincourt

Parution : 2 mars 2012
Nb. de pages : 56 p.
ISBN : 978-2505013822
Prix : 13,99 €

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LE REDOUTABLE & L’HISTOIRE DES TECHNIQUES SOUS-MARINS

André LAISNEY
Marines Editions

le-redoutableDétails et histoire du premier sous-marin lanceur nucléaire français. Photos de qualité comme toujours chez Marines Editions.

PRESENTATION

Il y a 40 ans, en février 1972, le premier sous-marins nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Redoutable, plongeait pour sa première patrouille, ajoutant un volet maritime à la force de dissuasion française. Un peu moins de trente ans plus tard, en 1991, il effectue sa dernière patrouille et recueille un naufragé après un cyclone. Le narrateur est ce naufragé qui parle longuement avec les membres de l’équipage, découvre peu à peu toutes les spécificités du sous-marin et les détails de son fonctionnement.
L’ouvrage est illustré de 270 photos et schémas dont 150 photographies en couleur prises sur les SNLE type Le Redoutable.

Rappelons que le sous-marin Le Redoutable est exposé et ouvert à la visite à la Cité de la mer à Cherbourg où il fut lancé.

LU DANS LA PRESSE

On imagine mal quelle a pu être la prouesse technologique qu’a représenté la mise au point du Redoutable, premier sous-marin nucléaire lance-engin de la Marine nationale. Apprenti devenu ingénieur à ce qui était encore la DCAN, André Laisney le sait particulièrement bien et nous offre, sous la forme d’un roman qui serait en même temps une visite guidée, un aperçu inouï de détails sur la conception et le fonctionnement du bâtiment, sous tous ses aspects et ne lésinant absolument ni sur les données ni sur l’abondante iconographie.
A titre d’exemple, 21 pages sont uniquement consacrées au système d’armes, étude complète des sonars comprises. Dépassant cette seule approche centrée sur le Redoutable, il la positionne également dans une perspective comparative, en évoquant notamment les travaux réalisés sur des bâtiments plus anciens : de quoi mesurer le chemin accompli.
Ce faisant, il offre un véritable « guide du fonctionnement » des sous-marins, lorsqu’il est question des différents types de barres de plongée avant utilisables, de leurs avantages et de leurs inconvénients – un exemple parmi d’autre. Pour autant, si l’ouvrage est technique, la forme narrative utilisée par André Laisney – celle du récit d’un naufragé récupéré à bord et découvrant le bâtiment – allège le propos, permettant de lire l’ouvrage à plusieurs niveaux et de le rendre accessible à toute personne s’intéressant aux sous-marins. Dans sa catégorie, une petite Bible, assurément.
(Magazine DSI, http://www.dsi-presse.com/)

Pour feuilleter quelques pages, cliquer ici

L’AUTEUR

Né en 1936 en Normandie, André Laisney a commencé sa carrière professionnelle comme apprenti à la DCAN de Cherbourg. Devenu ingénieur militaire, il a participé, pendant vingt-cinq ans à l’entretien des sous-marins à Lorient, Brest et Paris. Modéliste, il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur les maquettes plongeantes de sous-marins.

Parution : 14 février 2012
Nb. de pages : 166 p.
ISBN : 978-2357430976
Prix : 39,55 €

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LES CIVILISATIONS A L’EPREUVE DU CLIMAT

Vincent BOQUEHO
Editions DUNOD

les-civilisations-climatNous vous recommandons cet auteur. Explications simples, claires et toujours suivis d’exemples !

PRESENTATION

Cette analyse de l’impact du climat sur l’histoire des sociétés humaines interroge les liens entre l’évolution du climat et le développement des civilisations. Selon l’auteur, si l’industrialisation et les progrès agronomiques ont rendu les hommes plus indépendants, le climat conserve un rôle non négligeable dans l’évolution des sociétés.

RESUME

Comment le climat a-t-il évolué ? Peut-on établir un lien entre cette évolution et le développement des civilisations humaines ? Pourquoi certaines régions ont-elles connu un essor économique tandis que d’autres sont restées à l’écart du développement ? Vincent Boqueho présente dans cet ouvrage une intéressante analyse de l’impact du climat sur l’histoire humaine.
Il démontre que l’apparition des foyers de civilisation coïncide avec une notion essentielle : l’existence d’un fort stress climatique, qui tend à développer la culture d’innovation. Sans nier que l’industrialisation et les progrès agronomiques aient rendu l’homme moins dépendant du climat, l’auteur soutient que le climat reste toujours aujourd’hui un facteur explicatif essentiel.

TABLE DES MATIERES

De la préhistoire à l’histoire.
Les foyers d’innovation.
Le rôle du climat à l’époque historique.
Et demain?

CONSULTEZ L’EXTRAIT DU LIVRE

Veuillez cliquer ici.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR

Vous vous interrogez sur les causes du rayonnement de telle ou telle civilisation ? Vous voulez comprendre pourquoi l’Europe a conquis l’Amérique et pas l’inverse ? Les civilisations à l’épreuve du climat (Dunod, 2012) de Vincent Boquého répond de façon argumentée à ces questions, en mettant en avant le rôle du climat. Il s’adresse à tous les amateurs d’histoire ou de géographie, ainsi qu’à tous ceux qui veulent comprendre la répartition actuelle et passée des civilisations dans le monde.

- Comment avez-vous mené cette analyse sur l’incidence du climat sur le développement des civilisations ?
Ce projet est parti d’un constat : d’une part, le passage de la Préhistoire à l’histoire a été permis grâce au réchauffement postglaciaire. D’autre part, le développement des civilisations historiques a été basé sur la pratique intensive de l’agriculture. Il m’est donc apparu que le facteur climatique devait avoir joué un grand rôle pour expliquer l’essor inégal des différentes régions du monde à l’époque historique. J’ai alors dressé une carte des civilisations du monde étant apparues de façon autonome, afin de vérifier si un dénominateur commun d’origine climatique pouvait les relier. Certaines se trouvent dans des régions sèches, d’autres dans des régions humides. Certaines sont dans des contrées froides, d’autres dans des contrées chaudes. Cependant, un détail m’a frappé : tous ces foyers de civilisation furent caractérisés par une très forte variabilité annuelle de précipitations. C’est ce qui m’a amené à mettre en évidence la notion essentielle de « stress climatique », qui pousse aux innovations matérielles. Sur une carte, l’adéquation entre le développement des premières civilisations et l’existence d’un fort stress environnemental est remarquable. Par la suite, j’ai pu constater que la « culture d’innovation » acquise se transmettait de proche en proche, permettant à de nouvelles civilisations, au contact des précédentes, d’émerger. Là encore, il m’est apparu que le climat avait joué un grand rôle dans cette diffusion sélective : elle s’est faite prioritairement dans les régions climatiquement similaires au foyer originel (chaud et sec pour les civilisations du blé, chaud et humide pour les civilisations du riz, etc.)

La suite de l’entretien sur le site des éditions DUNOD

L’AUTEUR

Ingénieur Supaero de formation, docteur en astrophysique, Vincent Boqueho est agrégé de sciences physiques et enseigne en classes préparatoires au lycée Les Eucalyptus à Nice. Il est auteur de Toute la physique sur un timbre poste (2010) et de La vie, ailleurs? (2011)

Parution : 4 avril 2012
Nb. de pages : 192 p.
ISBN : 978-2100575688
Prix : 18 €

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LE LABYRINTHE DES PYRAMIDES

Philippe Flandrin & Patrick Chapuis
Actes Sud Editions

le-labyrinthe-des-pyramidesSuperbes photographies ! Reconstitutions plus qu’intéressantes. L’on sort du simple descriptif pour entrer dans l’imagination.

PRESENTATION

Au IIIe millénaire, une avancée technologique majeure, le passage de l’architecture en brique à l’architecture en pierre de taille, et l’unification du pays sous l’égide de la double monarchie de Haute et de Basse-Egypte créent les conditions d’une révolution culturelle, sociale et politique, dont le symbole et l’expression sont les pyramides de l’Ancien Empire. L’Egypte bâtit alors la civilisation qu’elle léguera au monde. Ambition d’un peuple et de son souverain, véritable absolu de la création, la pyramide – tombeau royal – est un grand atelier où s’épanouissent à la fois les arts et les sciences, et dont les réussites permettent une constante évolution des formes et des conceptions. Quatre siècles durant, les pyramides ne cessent d’évoluer : conçues « à degrés » par Djoser et ses successeurs de la IIIe dynastie, elles sont à « face lisse » à partir du règne de Snefrou. Gigantesques sous Kheops et Khephren, ramenées à l’échelle humaine sous Mykérinos, elles abritent, à la fin de l’Ancien Empire, les Textes des Pyramides, le plus ancien corpus sacré de l’histoire de l’humanité. Quarante-cinq siècles après leur construction, les pyramides irritent la curiosité des savants de l’Expédition d’Egypte, au point de les conduire à fonder une science, l’égyptologie. Elles sont ainsi redevenues le grand atelier où, à force de recherches, elles livrent, désormais, leurs mystères au monde. Elles sont enfin un jardin secret dont les portes se referment à l’ère du tourisme de masse et de la défense du patrimoine. C’est dans ce monde souterrain que nous sommes entrés avec Jean-Philippe Lauer, son gardien, il y a vingt-cinq ans. Sur ses murs il était écrit : « Non, ce n’est pas mort que tu es entré ici, c’est vivant que tu t’en es allé ! ».

Une iconographie exceptionnelle

De 1987 à 2009, Philippe Flandrin et Patrick Chapuis ont suivi les travaux et les découvertes des plus grands égyptologues, tels Jean Leclant, Jean-Philippe Lauer et Audran Labrousse, travaillant sur les sites des pyramides d’Egypte. Les auteurs ont effectué neuf campagnes.
Ils ont rassemblé une documentation totalement inédite sur les extérieurs, le mobilier et l’environnement, mais surtout sur les souterrains et l’agencement intérieur de l’ensemble des pyramides de l’Ancien Empire : à Giza, Abousir, Saqqarah et Dahchour, au musée du Caire et au musée Imhotep.

Emission sur France-Info du Jeudi 29 Décembre 2011


LES AUTEURS

Philippe Flandrin, docteur en science politique, est journaliste et écrivain, formé au Centre iconographique de l’Univers des formes, sous la direction d’André Malraux et d’André Parrot. Il a effectué de nombreux reportages sur l’Egypte antique, publiés par Match, Figaro Magazine, GEO, National Geographic France, etc. Il a écrit Saqqarah une vie. Entretiens avec Jean-Philippe Lauer (Rivages 1988-1989-1992) et Le Roman vrai des pyramides (Rocher 2000).

Patrick Chapuis, diplômé des Arts décoratifs de Paris, est photojournaliste. Photographe officiel du musée du Louvre et de la mission française du Bubasteion à Saqqarah, il a réalisé de nombreux reportages sur l’Egypte antique, également publiés dans la presse nationale. Il est le photographe des Tombeaux retrouvés de Saqqarah avec Alain Zivie (Le Rocher 2003).

Parution : 16 novembre 2011
Nb. de pages : 220 p.
180 illustrations quadri
ouvrage cartonné
ISBN : 978-2330001254
Prix : 42.6 €

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LA COMPAGNE DE RUSSIE

Edouard Moradpour
Editions Michalon

la-compagne-de-russie2Confession intime ? Palpitant !
Préface de Jacques Séguéla.

PRESENTATION

Alexandre, brillant publicitaire français, partage son temps entre Moscou et Paris. Rapidement, il s’imprègne de la Russie postcommuniste, attaché à ses femmes découvrant les excès, les tourments de Moscou. Une succession de portraits de nombreuses jeunes femmes russes, toutes, tour à tour, plus ou moins mystérieuses, conquises par Alexandre, incapable de les aimer, mais trop faible pour les quitter.
En pilier et tournant de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va jouer un rôle fondamental dans l’évolution du héros. Cette transformation le conduira dans des voies jusqu’ici méconnues de lui. Parviendra-t-il à s’extraire de l’emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance, de maternité, et auprès de qui elles espèrent trouver enfin un but ?

RESUME

« Je me suis installé à Moscou dans le contexte sulfureux du craquèlement du mur de Berlin. » Alexandre, le héros de La Compagne de Russie, est un séduisant et successful publicitaire français, un peu paumé, qui découvre dans les bras des femmes les excès et tourments de la Moscou postcommuniste, terre adoptive d’Edouard Moradpour.
Personnage attachant et romantique, Alexandre multiplie les rencontres à la recherche de l’amour. En vain. Il est incapable d’aimer toutes ses conquêtes mais trop faible pour les quitter : « Faire l’amour sans amour, j’étais bien le dernier à qui cela pose problème. »
Au cœur de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va bouleverser notre héros et faire évoluer sa quête dans un sens inattendu. Parviendra-t-il à s’extraire de l’emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance et de maternité ?

Emission sur France-Info du Mardi 3 Juillet 2012


LU DANS LA PRESSE

La disparition d’un être aimé peut modifier du tout au tout le regard qu’on porte sur la vie. C’est ce que montre Edouard Moradpour (…) dans un premier roman quasi autobiographique.
Un livre d’amour où se mêlent le spiritisme et la découverte des valeurs éternelles.
(Philippe Vallet - France Info « Le livre du jour »)

Un très bon roman qui plonge son lecteur dans un vrai univers, dans le contexte sulfureux de l’effondrement du mur de Berlin et dans les affres d’un séduisant et successful enfant du siècle, qui, à la suite de l’acte fatal et désespéré de sa compagne, perd sa passion de vivre et sa raison d’être et cherche à comprendre l’incompréhensible
Paradoxalement, grâce au talent de l’auteur, le lecteur éprouve compassion et sympathie pour ce Don Juan (…) Peut-être simplement parce qu’il est sincère, authentique et qu’il émane de ce roman beaucoup d’émotions.
(Catherine Merveilleux - www.lejouretlanuit.net)

EXTRAIT

Treize heures. Sur mon téléphone un message du « Chat » : « Que se passe-t-il si l’on prend sept cachets de Mogadon ? »
Mon électrocardiogramme est plat. Il me faut de longs instants pour réaliser ce que me dit le Chat. Avec un geste mécanique, je replace parallèlement mon stylo contre le bloc de feuilles alignées. Si j’avais agi sous le coup de l’impulsion, j’aurais couru jusqu’à la porte de mon bureau, sauté dans ma voiture et serais retourné chez moi dans la minute même. Je n’ai jamais été un impulsif, mes actions ont toujours été pensées. Alors je réfléchis, mûrement, longuement. Le Mogadon, il s’agit de mes somnifères : j’en prends un chaque soir depuis des années car il m’est impossible de m’endormir sans eux. On ne meurt pas en avalant sept Mogadon. Ma première pensée va à ce chiffre sept et à sa symbolique. Il me faut un peu de temps pour en sortir et rejoindre ma voiture en hâte.
Mon chauffeur, Sacha, somnole toujours. Je me contiens, le secoue doucement et lui demande de me ramener chez moi au plus vite. Moscou est une ville désespérément embouteillée, il faut au moins une heure pour effectuer le court trajet qui sépare mon bureau de mon appartement.
C’est long, trop long, avec ce message et les sept Mogadon. Je parviens difficilement à me contenir. Relire le message rédigé en anglais ; le Chat et moi ne nous écrivons qu’en anglais. C’est une sorte d’accord tacite, mots simples dans une langue neutre. Au bout d’une énième lecture, je me rends compte que le Chat me l’avait envoyé plus de deux heures auparavant. Mon angoisse devient lourde et je sens la panique monter de manière incontrôlable. Aurait-elle vraiment tenté de se tuer ? J’appelle sans relâche son mobile et son téléphone fixe, personne ne décroche… La sonnerie s’éternise, aucune voix de l’autre côté du fil.
Il me revient alors en mémoire une conversation, quelques jours plus tôt. Elle m’avait demandé précisément si sept Mogadon pouvaient provoquer la mort. La question m’avait paru absurde et je lui avais répondu d’un ton détaché qu’il en fallait bien plus pour mettre fin à ses jours. J’avais été ridicule ! N’importe quelle personne sensée aurait émis des doutes, se serait souciée du mental de sa compagne après une telle interrogation. J’ai de plus en plus peur. Je contrôle difficilement le tremblement de mes mains. Je ne voudrais pas que Sacha s’en aperçoive. J’ai horreur d’étaler mes sentiments, surtout devant des personnes dont je désire le respect, car certaines peuvent trahir cette image d’homme fort que les gens croient voir couramment en moi.
Sacha connaît son métier. Il a la bonté de ne poser aucune question et conduit de son mieux pour me ramener au plus vite chez moi sous la pression silencieuse de ma panique. Les files de voitures n’en finissent pas de s’agglomérer, je me sens comme pris dans un terrible piège. La chaleur devient suffocante ; je ne peux que baisser la vitre.
La circulation se dégage, la voiture adopte enfin une allure normale. Mes idées redeviennent claires, je suis comme apaisé. Enfin. Le Chat n’est pas mort. Mon pressentiment est juste. Je me laisse aller au froid qui caresse mes joues et ferme les yeux. Pour un peu, je m’endormirais ici, sur la banquette arrière. La voiture marque un nouvel arrêt, la portière de Sacha claque, la mienne s’ouvre.

L’AUTEUR

Edouard Moradpour est né à Téhéran, d’une mère immigrée russe après la révolution soviétique. Il vit à Paris dès son enfance. Il est le père d’une fille dès l’âge de 18 ans, avant de passer son bac. Il se marie deux fois très jeune et divorce.
Diplômé HEC, il commence sa carrière de publicitaire en 1971 chez NCK (devenu depuis FCB), ECOM (Groupe HAVAS), LEO BURNETT, RSCG (où il devient le “Fils de Pub” de Jacques Séguéla) et SAATCHI & SAATCHI.
En 1982 il fonde et dirige l’agence de publicité MGTB (Moradpour Guilder Treguer Bely), agence indépendante à succès qui se classera en 6 ans dans les 15 premières agences en France.
De mère russe et parlant russe, il sent l’appel de la Russie en 1989, au moment où le mur de Berlin commence à se fissurer. Il commence alors sa carrière de publicitaire dans ce pays qui s’ouvre tout juste à la publicité. Il y travaillera 20 ans. Il est reconnu en Russie comme le « Père de la Publicité » et couramment présenté comme le « Séguéla » russe. Il est notamment connu pour être le créateur du slogan le plus connu en Russie auprès du grand public, « Chistota- chisto Tide », pour la lessive leader de Procter & Gamble, Tide.
Ses différentes créations sont même maintenant montrées en exemple dans les livres d’enseignement de la publicité à l’université.
Il est le fondateur et dirigeant de plusieurs agences de publicité à succès à Moscou, dont LEO BURNETT & MORADPOUR MOSCOW (maintenant dans le Groupe PUBLICIS) et enfin EURO RSCG MORADPOUR MOSCOW (Groupe HAVAS).
Après ces vingt dernières années passées en Russie, l’écriture de son premier roman La Compagne de Russie, s’est imposée à Edouard Moradpour, comme une véritable nécessité et un témoignage inévitable.

Parution : 7 juin 2012
Nb de pages : 256 p.
ISBN : 978-2841866656
Prix : 20 €

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COEURS DE NATURE EN FRANCE

Terre Sauvage et SIPA PRESS

coeur-de-natureLa plus grande production de photos de nature en France.

PRESENTATION

Pour accompagner l’exposition présentée par le Sénat sur les grilles du Jardin du Luxembourg, Terre sauvage publie un numéro hors-série de prestige spécial Cœurs de nature.
Découvrez les coulisses de la mission photo, des reportages dans les espaces naturels, les acteurs, de nombreux portfolios…

TABLE DES MATIERES

PHOTOREPORTAGES En direct du parc national de Guyane, du parc naturel marin de la Mer d’Iroise, de la réserve des Coussouls de Crau, de la forêt du Kertoff, avec les photographes de Sipa Press…

EXPLORATIONS Cinq pérégrinations à travers les joyaux de nature du territoire français, avec les journalistes de Terre Sauvage…

PORTFOLIOS Vertiges… Ciels… Fleurs… Faune… Monstres… Les cœurs de nature recèlent des secrets insoupçonnés…

DECRYPTAGE L’image de nature est aussi une image de l’actualité… pour peu qu’elle échappe aux standards du genre ! Démonstration avec les enseignants du CLEMI, spécialistes de l’éducation 
aux médias…

ACTEURS Qui sont les 5 000 agents des Cœurs de nature, qui accueillent, surveillent, gèrent, sensibilisent, protègent ?

AUTOPORTRAITS Jean-Pierre Feuvrier et François Letourneux ont vécu, aux premières loges, l’aventure des Cœurs de nature. Ils (se) racontent…

CARTE BLANCHE 12 photographes d’actualité lâchés, au sens strict, dans la nature ! Pour chacun d’eux, une aventure excitante, et une expérience décapante ! Récits…

QUESTIONS Peut-on cueillir des fleurs dans un parc national ? Qu’est-ce qu’une réserve naturelle ? En 24 questions/réponses, tout savoir sur les Cœurs de nature.

Parution : 15 septembre 2011 (Chez les marchands de journaux)
Nb. de pages : 244 p.
Papier de qualité supérieure, couverture renforcée avec rabats et vernis sélectif.
Prix : 19 €

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MON PERE, C’ETAIS TOI ?

Vincent Pichon-Varin
Le Cherche Midi Editeur

mon_pere_c_etait_toiUne écriture dynamique qui donne plaisir à lire. Un plongeons dans la nature humaine qui redonne du baume au cœur.

PRESENTATION

A 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d’un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d’ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.

LU DANS LA PRESSE

Vincent Pichon-Varin corrobore l’assertion d’André Malraux voulant que l’Homme soit un tas de petits secrets (…) Comme quoi la vie des gens fait la matière à de beaux romans.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Ecriture dynamique de l’auteur (…) Ce livre se lit non seulement avec plaisir, mais il a aussi un effet positif sur le moral, et nous réconcilie avec la nature humaine.
(Françoise Bachelet - www.livres-a-lire.net)

Si vous avez aimé “Les Colocs”, vous serez heureux de retrouver leur petite bande dont les liens se sont resserrés autour des plus jeunes. Sinon, faites vite connaissance : vous allez les adopter !
(Jeanne Thiriet - Pleine Vie)

Une intrigue aussi haletante qu’une enquête policière, des personnages attachants, de l’humour juste ce qu’il faut et un univers à la fois fascinant et mystérieux - celui des cabarets parisiens - contrastant avec l’authenticité de la province… tous les ingrédients sont réunis (…) pour que le lecteur ait peine à le lâcher avant la fin.
(Franck Boitelle - Paris Normandie)

EXTRAIT

En ouvrant son courrier ce matin, Gilles a du mal à comprendre pourquoi un notaire de Saint-Aubin, une ville dont il n’a jamais entendu parler et où il ne connaît personne, lui adresse une convocation. À midi, il doit aller déjeuner chez sa mère. Elle pourra sans doute l’aider à éclaircir ce mystère. Il pose la lettre sur le meuble de l’entrée pour penser à l’emporter, et retourne au salon entamer le repassage de ses tenues de scène, en prenant soin de ne réveiller personne.
Gilles travaille au Bon Marché du mardi au samedi dans la journée, il est responsable du rayon chaussures pour femmes; et le soir, du mardi au dimanche, il se produit dans un petit cabaret de Montmartre, Chez Jeanjean. Le lundi, c’est son jour de repos, son dimanche à lui. Il en profite souvent pour entretenir ses tenues, et c’est un travail de titan, car son numéro de transformiste l’amène à changer d’apparence une trentaine de fois en moins de quinze minutes.
Gilles a beau s’appliquer à manier son fer à repasser, il ne peut s’empêcher de repenser à la lettre du notaire. Il quitte sa planche quelques instants et allume son ordinateur pour regarder où se trouve Saint-Aubin.
Après quelques clics, son intuition se confirme : le village se situe en Normandie, près de Bernay, entre Évreux et Lisieux, et il est sûr de ne jamais y avoir mis les pieds. La seule fois où il s’est aventuré dans la région, c’était à Trouville, avec Jean, le patron du cabaret et le colocataire de sa mère. Saint-Aubin se présente sous un agréable aspect : des maisons à colombages et des longères entretenues, un petit moulin qui surplombe un ruisseau et une campagne vallonnée. Ça lui plaît bien ; tout compte fait, il n’a rien contre l’idée d’aller rendre visite à ce notaire, même s’il n’est pas plus avancé sur les raisons de la convocation.
Il hésite à contacter le numéro figurant sur le papier à en-tête, mais préfère finalement attendre d’avoir questionné sa mère. Il range à nouveau la lettre dans l’enveloppe et, en homme un brin tatillon, la place dans la poche intérieure de sa veste.
C’est le moment précis que sa fille choisit pour l’informer en hurlant qu’elle est réveillée. Comme à chaque fois qu’elle montre le moindre signe de contrariété, il se précipite vers sa chambre. Depuis un peu plus d’un an qu’Honorine est née, il n’a jamais pu supporter de l’entendre pleurer et, comme elle l’a bien compris, elle ne se prive pas d’élever la voix dès qu’elle ne veut plus dormir ou qu’elle veut un peu de compagnie.

Emission sur France Inter du lundi 25 juin 2012

Pour écoutez l’émission cliquez ICI

mon_pere_c_etait_toi_02-vincent-pichon-varinL’AUTEUR

Vincent Pichon-Varin est auteur et éditeur ; après Les colocs (le cherche midi, 2011), Mon père, c’était toi ? est son second roman.

Parution : 10 mai 2012
Nb. de pages : 272 p.
ISBN : 978-2749126081
Prix : 17 €

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NEIGE FONDATION – TOME 01 : LE SANG DES INNOCENTS

Eric ADAM, Didier CONVARD, Jean-Baptiste HOSTACHE & Didier POLI
Glénat BD

neige-fondation-e28093-tome-01-01Neige Fondation, la naissance d’un mythe. Une science-fiction post-apocalyptique et humaniste. Premier Tome d’une série qui verra en octobre son troisième sortir chez Glénat BD.

PRESENTATION

Le Sang des Innocents est le premier tome du préquel de la série culte créée par Didier Convard et Christian Gine, qui avait révolutionné les règles de la science-fiction dans les années 80.
Neige, le héros de cette grande saga écologique, conservait cependant sa part d’ombre…
Toute quête a ses racines, celles de l’enfant sans mémoire plongeaient déjà dans le sang avant sa naissance…
Avec la touche de profond humanisme que l’on connaît à Didier Convard, et la poésie de son coauteur Éric Adam, Neige offre une vision lucide et implacable de l’Homme placé dans des conditions de survie extrême, illustrée par le trait inspiré et expressif de Didier Poli et Jean-Baptiste Hostache.

VIDEO


NEIGE FONDATION T1 / Bande-annonce par GLENATBD

Parution : 25 août 2010
Nb. de pages : 56 p.
ISBN : 978-2723470810
Prix : 13,90 €

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IZNOGOUD - 25 histoires de Goscinny et Tabary 1962-1978

René Goscinny et Jean Tabary
IMAV Editions

iznogoudA l’occasion du 50eme anniversaire d’Iznogoud, l’album propose des bonus et autres surprises. Impossible de ne pas l’avoir dans sa bibliothèque !

PRESENTATION

« Deux personnages sont les vedettes de cette série : Haroun El  Poussah, calife de Bagdad, qui est très bon, très gros, pas très  intelligent, qui ne fait rien, et le fait bien. Le grand vizir  Iznogoud, qui est petit, maigre, et horriblement méchant. Iznogoud n’a qu’un rêve : devenir calife à la place du calife. »
René Goscinny

JOYEUX ANNIVERSAIRE IZNOGOUD !

Voilà 50 ans que l’ignoble vizir tente désespérément de devenir « calife à la place du calife ». Une telle persévérance dans la méchanceté et la bêtise méritait d’être célébrée !
À l’occasion de ce 50e anniversaire de la création d’Iznogoud, IMAV éditions publie l’album anniversaire de ce héros mythique de la bande dessinée.
Réunies en un seul volume, voici vingt-cinq histoires écrites par René Goscinny et dessinées par Jean Tabary.
Publiées dans les magazines Record et Pilote, elles sont ensuite éditées en albums. Parues entre 1962 et 1978, ces histoires de 2 à 16 planches sont des bijoux d’humour et de dérision.
280 pages de complots et d’intrigues ainsi que plusieurs surprises inédites :
• la première aventure d’Iznogoud dans sa version recolorisée,
• la dernière histoire de René Goscinny, « Les OEufs d’Ur »,
• le scénario original complet des «OEufs d’Ur», mis en regard des planches dessinées par Tabary,
• les mille et un calembours,
• le who’s who des personnages…

LES AUTEURS

René Goscinny (1926-1977) : Iznogoud est le dernier personnage créé par le célèbre scénariste, déjà auteur d’Astérix avec Uderzo, de Lucky Luke avec Morris, du Petit Nicolas avec Sempé… Il est l’un des auteurs français les plus lus dans le monde.
Jean Tabary (1930-2011) : il est le co-créateur, avec René Goscinny, d’Iznogoud et de Valentin le vagabond. Il est également l’auteur de Totoche, Grabadu, Corinne et Jeannot. Jean Tabary a marqué son époque d’une façon magistrale.

Parution : 23 février 2012
Nb. de pages : 280 p.
ISBN : 978-2915732405
Prix : 29,90 €

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IN THE LAND OF THE FREE

Pierre Saint-Arnaud
Presses de l’Universitaire Laval

in-the-land-of-the-freeLe paradoxe racial à travers le roman social africain-américain.

PRESENTATION

« In the Land of the Free and the Home of the Brave » : la phrase ferme chacun des couplets de l’hymne national américain The Star-Spangled Banner, composé en 1814 par Francis Scott Key (1779-1843), avocat et poète amateur de race blanche. Cri du cœur patriotique, elle magnifie aussi on ne peut mieux le « rêve américain ». Celui-ci est-il accessible à toutes les personnes qui peuplent le territoire ? En principe, oui, depuis les amendements apportés en ce sens à la Constitution de 1787. De facto, la route est infiniment plus facile si l’on a eu l’immense chance d’appartenir par la naissance à la « bonne » race, celle de Francis Scott Key. La divergence entre le principe démocratique d’égalité et ce qui se donne à voir dans la pratique a inspiré notre sous-titre : le paradoxe racial.
Dans une perspective sociologique et non pas d’abord littéraire, ce livre examine l’œuvre romanesque courageusement bâtie par les écrivains africains-américains, des hommes et des femmes, depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Avec leur plume, ces ouvriers de l’imaginaire s’attaquent d’entrée de jeu à l’arbitraire de la stigmatisation raciale, font tout pour réduire les effets du paradoxe ci-dessus et aider leur minorité à pouvoir légitimement participer au « rêve américain ». Ils aspirent en même temps à se gagner une place au sein de la littérature universelle afin d’y être reconnus et respectés comme des artistes de haut niveau, s’exprimant à partir de leur situation particulière de Noirs américains.
Une profonde leçon d’humanité se dégage de cette trajectoire intellectuelle hors du commun, remarquablement illustrée entre autres par la grande figure de Toni Morrison, fière récipiendaire du prix Nobel de littérature pour l’année 1993.

VIDEO

L’AUTEUR

Pierre Saint-Arnaud
est professeur associé au Département de sociologie de l’Université Laval. Il a publié aux Presses de l’Université Laval : William Graham Sumner et les débuts de la sociologie américaine (1984) ; Park – Dos Passos – Metropolis. Regards croisés sur la modernité urbaine aux États-Unis (1997) ; L’invention de la sociologie noire aux États-Unis d’Amérique. Essai en sociologie de la connaissance scientifique (2003).  Ce dernier ouvrage a été publié en anglais par les Presses de l’Université de Toronto sous le titre African American Pioneers of Sociology: A Critical History (2009).

Parution : mars 2012
Nb. de pages : 838 p.
ISBN : 978-2763790220
Prix : 35 €

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DROGUES STORE

Arnaud Aubron
Editions Don Quichotte

drogues_store_01Sous-titré « dictionnaire rock, historique et politique des drogues », Drogues Store, dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues.
Une lecture qui amène à réfléchir. Le sujet étant trop important pour lire ce livre sans prendre un certain recul des partis pris de l’auteur.

PRESENTATION

« Un monde sans drogue n’existe pas. »

Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’Etat français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ?
Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés.
Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.
De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d’Air Cocaïne, Guerres de l’opium, Salles de shoot ou Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Café, Pécho… ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues, aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique. Après quarante ans d’une guerre mondiale à la drogue qui n’a empêché ni l’envol de la consommation ni la prospérité des mafias, des questions se posent au plus haut niveau.
Faut-il considérer les consommateurs de drogues illicites comme des délinquants ? Les enfermer ? Ou les traiter comme des malades que la société doit protéger d’eux-mêmes ? Partout dans le monde, le débat fait rage, dépassant les clivages politiques traditionnels.

LU DANS LA PRESSE

La collection dicoRock offre une plongée dans un univers singulier. Drôles, déjantés, et très documentés, les dicoRock mêlent petites et grandes sagas, toutes conçues comme un court essai à part entière. Instructifs et distrayants, ces dictionnaires se lisent comme des romans.
(RBH23)

Il fallait y penser. La drogue occupe un champs tellement vaste au plan social, historique et culturel qu’elle méritait bien son dictionnaire. C’est fait avec Arnaud Aubron qui a procédé à un véritable travail de recherche pour constituer son ouvrage qui en sera un de référence à coup sûr.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Arnaud Aubron a choisi d’en parler de manière à la fois drôle et érudite (…) Un ouvrage très rigoureux, qui se joue des frontières géographiques et temporelles, mais aussi très surprenant, au fil des nombreuses anecdotes.
(Martine Freneuil - Le Quotidien du Médecin)

Richement documenté et s’appuyant sur de nombreux ouvrages de référence sur le sujet, le livre présente plus d’une centaine d’entrées aussi diverses que variées (…)
Complété par une sélection des plus belles citations de politiques et journalistes sur le sujet, cet ouvrage stupéfiant explique pourquoi les drogues constituent un indicateur sociétal majeur.
(Olivier Simon - www.myboox.fr)

Pari étonnant mais pari réussi : concevoir une enquête journalistique sur les drogues (…) Arnaud Aubron s’est penché sur cette problématique pour éclairer, avec le pas de côté qui fait la différence, les ressorts de nos sociétés.
(Luc Bronner - Le Monde)

Avec ce dico rock, il fait état de A à Z d’un paysage de la drogue, de son histoire, sa consommation, son commerce, à la délinquance et la science, très détaillé, surprenant, insolite et souvent en contradiction avec les rumeurs, les aprioris, les ignorances.
Sans doute pas exhaustif, l’ouvrage n’en est pas moins réellement encyclopédique tant il recèle d’informations. On parlera vite à son égard de référence en la matière.
(Luc Monge - La Savoie)

EXTRAIT

ABSTINENCE

« Toutes choses égales, ceux qui savent manger sont comparativement de dix ans plus jeunes que ceux à qui cette science est étrangère. Les peintres et les sculpteurs sont bien pénétrés de cette vérité, car jamais ils ne représentent ceux qui font abstinence par choix ou par devoir, comme les avares et les anachorètes, sans leur donner la pâleur de la maladie, la maigreur de la misère et les rides de la décrépitude. » Ce jugement du célèbre gastronome français Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût (1825), résume aujourd’hui encore assez fidèlement le regard que porte la société sur l’abstinence. Et ce, qu’il s’agisse de nourriture, de sexe ou de substances psychotropes.
Contrairement à ce que pensent la plupart des consommateurs de drogues (qu’elles soient légales ou non), il existe en effet sur terre quelques humains ne connaissant jamais d’états de conscience modifiée. Une catégorie extrêmement minoritaire, les seuls buveurs d’alcool suffisant à faire lourdement pencher la balance, sans même parler des consommateurs de café, de cannabis ou d’antidépresseurs. Quoi qu’il en soit, pour un amateur moyen d’ivresses plus ou moins occasionnelles, l’idée que l’on puisse ne jamais connaître cette sensation est une forme d’aberration. A tel point que les abstinents, notamment pour l’alcool, se retrouvent régulièrement obligés de justifier longuement et péniblement leur refus de se «joindre à la fête» («Tu peux quand même bien en boire un petit ! Ça fait pas de mal…»). À l’arrivée, c’est l’étiquette de rabat-joie assurée, à moins de présenter un certificat médical. Subissant la pression du groupe, certains vont jusqu’à faire semblant de boire pour ne pas avoir à s’expliquer. Dans nos sociétés, abstinents et consommateurs de drogues illicites sont ainsi paradoxalement l’objet d’une même méfiance de la part de ceux qui se considèrent comme «normaux» (comprendre «buveurs d’alcool»). Dans d’autres milieux, il peut parfois être délicat de refuser de tirer sur un joint ou de prendre un rail sans passer pour un has been.
D’un point de vue thérapeutique, l’abstinence fut longtemps l’unique objectif des alcoologues et des intervenants en toxicomanie. Et une condition préalable à toute prise en charge médicale. Une stratégie qui s’avéra fort peu payante : les taux de rémission dans les centres de sevrage étaient extrêmement faibles dans les années 1970 et 1980 et les toxicomanes hésitaient à s’adresser à de telles structures tant qu’ils ne se sentaient pas «prêts à arrêter». Avec pour conséquence une mise à l’écart complète du système de soins. L’apparition de l’épidémie de sida chez les toxicomanes injecteurs a largement contribué à modifier cette approche. Face à l’urgence sanitaire, les pouvoirs publics finirent par accepter, dans les années 1990, de mettre en place des mesures de réduction des risques liés à la toxicomanie. Une véritable révolution copernicienne puisque, pour la première fois, la société acceptait de se pencher sur le cas de ceux qui n’avaient pas abjuré leur «déviance». Traitements de substitution, échanges de seringues ou encore centres dits de bas seuils, où sont accueillis les toxicomanes les plus désinsérés, constituaient autant d’exceptions à la sacro-sainte règle d’abstinence. Avec des résultats spectaculaires en matière de diminution des overdoses et de contamination au VIH ou aux hépatites.

drogues_store_02-arnaud-aubronL’AUTEUR

Après dix ans à Libération, Arnaud Aubron a cofondé, en 2007, avec d’autres anciens de Libé, le site d’informations participatif Rue89, dont il était rédacteur en chef adjoint. Il est aujourd’hui rédacteur en chef aux Inrockuptibles. Il anime parallèlement depuis 2005 le blog Drogues News, traitant aussi bien de géopolitique, de culture que de débats de société.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 400 p.
ISBN : 978-2359490664
Prix : 19,90 €

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GIVRE NOIR

Pierre PELOT
Editions La Branche

givre_noir_01Voici un roman qui transpire la machination, qui suinte la vengeance, qui échaude son lecteur. Pierre Pelot nous balade dans ce récit à 100°C, révélant à pas comptés — et pour mieux dérouter — les secrets honteux de ses personnages… que l’on se prend presque à regretter de connaître…
On se laisse prendre pour arriver à une fin étonnante. Ce pourquoi, nous ne sommes pas étonné que Givre noir soit en cours d’adaptation audiovisuelle par Robin Renucci, acteur, réalisateur et directeur des Tréteaux de France, et Chantal Pelletier, auteur, scénariste et directrice de la collection XIX-XXI aux Editions La Branche.

PRESENTATION

Mado aime Dustin, qui aime Nell, que chérit Stany. Mais Mado n’est pas du genre à se laisser faire.
Même à 23h, la chaleur n’en finit pas de faire bouillir les cerveaux. On pourrait croire que tout commence ce soir-là, ce vendredi 13 caniculaire où Mado ramène Dustin à la maison, un jeune type à l’air franchement voyou. On pourrait croire aussi que Mado a un sérieux béguin pour Dustin, tant elle le protège des piques de Stany, son mari.
Mais il y a Nell, la renversante Nell, la nièce de Mado et Stany. C’est elle qui comprend la première que quelque chose cloche. Que Dustin n’est pas celui qu’on prétend. Que sa chère tante Mado a concocté une danse savante et macabre pour le quatuor en ébullition. Et que Stany pourrait bien y rester, comme feu le premier mari de Mado… Nell n’a qu’à tirer sur le fil pour que la vérité se déroule. Impitoyable et cynique.

LU DANS LA PRESSE

C’est dans le descriptif des principaux acteurs, que Pelot trace de piquantes petites esquisses de psychologie qui nous rappelle à sa façon que le mensonge est hélas le ciment du tissu social.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Dans un style nerveux, sans concession, tout en finesse mais rugueux à la fois, l’auteur peint son histoire d’une manière fort habile à la manière de deux tableaux, ou plutôt d’un diptyque (…) Un roman qui décrit la vraie vie et la rend haletante, c’est cela le talent d’un grand écrivain.
(www.onirik.net)

Pelot s’en donne à coeur joie, ne reléguant pas son côté iconoclaste sous le tapis de la souris, dans cette langue qu’il s’est forgée, au ton si juste, au fur et à mesure des romans noirs qu’il a signés au cours de son exceptionnelle carrière littéraire. Ca déménage !
(Vosges Matin)

Pierre Pelot donne le ton d’entrée. Et, qu’il s’agisse de météo ou des différents protagonistes, on navigue en pleines dépressions (…)
Alors que s’articulent les différents éléments de l’histoire, la bascule du sordide au morbide s’effectue dans la finesse et la fluidité jusqu’à la fin, déjà.
Avec un romancier d’une telle qualité, le temps passe toujours trop vite.
(Dominique Bouchard - www.unwalkers.com)

EXTRAIT

Il pleuvait depuis la naissance du monde. Les semelles du Gerbois prenaient l’eau, les épaules de sa veste aussi, c’était parti pour un été pourri. Il s’était demandé en essayant de se mettre les idées en ordre, dans la voiture, sous le déluge qui brouillait le pare-brise, depuis combien d’années le printemps et l’été n’en finissaient pas de foirer, et la réponse qu’il avait finalement différée menaçait de n’être pas reluisante.
Région de merde. Jour après jour, vous entendez les bulletins météo vous dire que tout est magnifique au sud de la Loire, mais qu’au-dessus, par contre… Et vous êtes au-dessus.
Des godasses qui n’avaient pas un an d’usage. La veste, d’accord, elle n’était pas faite pour les cataractes. Et ce parapluie rétractable trouvé sur la banquette arrière avait un sérieux coup de mou dans la détente. Celui ou celle qui l’avait abandonné là ne l’avait peut-être pas fait sans savoir. C’était la voiture de Ballu, qui y faisait monter n’importe qui, qu’il soit ou pas en état de conduire raisonnablement. Depuis un mois Ballu était en maladie, il avait été embarqué contre son gré par un bus, alors que pour une fois il se mouvait à pied, sous la pluie, traversant au plus vite en dehors des clous comme n’importe qui, résultat multiples et diverses fractures, et du coup la caisse était devenue celle du journal, celle du Gerbois en priorité, ce qui tombait plutôt bien, merci Ballu, vu que de voiture il n’en avait même plus, cette garce de Cécile avait réussi à lui mettre la main dessus avec le reste, avec tout le reste. Cette garce. Ce qui est certain c’est que le parapluie n’appartenait pas au Gerbois, ni sans doute à un, ou une, des passagers, ou passagères, qu’il avait pris en charge, il ne se souvenait pas d’avoir invité quiconque à partager sa conduite dans la Fiat, d’aucune façon, depuis belle lurette. Il y avait belle lurette que lurette n’était plus belle, pour le Gerbois. Un peu trop longtemps que les fleuves débordaient, que les rives s’effritaient, que les barques prenaient l’eau de toutes parts, que les ponts branlaient lamentablement et choisissaient d’attendre qu’il les emprunte pour s’effondrer. Presque quatre ans. Depuis le divorce prononcé et le cancer dans la foulée qui lui était tombé dessus, à cette garce, ce qui n’empêchait pas que c’était une sombre garce, et maintenant Delphine qui se retrouvait en Afrique, au Sénégal, avec son grand connard de Sénégalais, et une petite fille plus belle que le jour, en Afrique, une petite fille qu’ils avaient appelée Tulipe - sans déconner.

givre_noir_02-pierre-pelotL’AUTEUR

Pierre Pelot est né en 1945 dans les Vosges où il vit toujours. Dès l’âge de 18 ans, il décide de vivre de sa plume et s’attèle à tous les genres : western, polar, S.F., littérature jeunesse, etc. On lui attribue près de 200 livres. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran, parmi lesquels L’Été en pente douce, réalisé en 1987 par Gérard Krawczyk.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 184 p.
ISBN : 978-2353060474
Prix : 15 €

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