Archive pour janvier 2012

BERNARD PRINCE. INTEGRALE. TOME 3/3

Greg et Hermann
Le Lombard

bernard_prince_int_03Réunion de quatre albums des aventures de cet ancien agent d’Interpol qui, de Manhattan à l’Afrique du Nord en passant par la Chine et l’Amérique du Sud, parcourt la planète aux côtés de ses amis Barney et Djinn pour défendre la veuve et l’orphelin. Volume assorti d’un dossier illustré.

PRESENTATION

Un dernier tome de l’Intégrale au ton plus sombre. Il voit Bernard Prince et ses compagnons se retrouver dans des situations de plus en plus ambiguës, croisant des personnages aussi dangereux que pourris, jusqu’à la destruction de leur bateau, Le Cormoran. Hermann restitue magnifiquement cette dimension plus misanthrope que prend la série au fil de ces albums.

LES AUTEURS

Greg n’a pas perdu de temps, puisqu’il signe ses premières planches de bande dessinée à 16 ans. Ce n’est que le début d’une des carrières les plus prolifiques de la profession. Au début des années 50, il fait la connaissance de Franquin, pour lequel il écrit quelques gags. Rapidement, via l’agence International Press, il va produire un nombre impressionnant de planches, pour tous les goûts, dans tous les styles.
Capable de passer du gag au western ou à la série d’espionnage, il trouve même encore le temps de dessiner. Et c’est en auteur complet que, en 1963, il crée son personnage le plus célèbre, « Achille Talon », petit bourgeois dont la logorrhée enchante les lecteurs de Pilote. Deux ans plus tard, il entame une nouvelle aventure en devenant rédacteur en chef du journal Tintin. Neuf ans durant, il va moderniser de fond en comble le fleuron des éditions du Lombard, écrivant séries et rubriques, et révélant nombre de jeunes artistes qu’il a fédéré autour du célèbre Studio Greg. Véritable découvreur de talents, il révélera ainsi Hermann, Dany, Dupa et bien d’autres.
Il renonce à ce poste en 1974, pour tenter l’aventure éditoriale chez Dargaud. Aventure qui l’emmènera jusqu’aux Etats-Unis, pays qui le fascine depuis l’enfance. Il revient en France au milieu des années 80, sans jamais avoir arrêté d’écrire des histoires humanistes, aux dialogues aussi touchants que prolixes. Jusqu’à la fin de sa carrière, Greg se sera tout entier dédié au 9e Art, lourdement endeuillé depuis sa disparition, le 29 octobre 1999.

Herman Huppen est né le 17 juillet 1938 dans la région des Fagnes (Belgique). Une enfance en guerre, une adolescence marquée par le souci de s’en sortir très vite tout seul et d’apprendre un métier : ébénisterie, architecture, décoration d’intérieur… A 17 ans, il s’envole pour le Canada. Mais le jeune homme, bien qu’ayant suivi des cours de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles, ne se destine pas encore à la BD. Circonstance étonnante, c’est son mariage, en 1964, qui le rapprochera de sa nouvelle promise de papier : son beau-frère tout neuf, Philippe Vandooren, futur directeur éditorial de Dupuis, dirige alors une revue scoute à laquelle il livrera sa première histoire.
Remarqué par Greg, Hermann, puisque tel devient son nom de plume, est engagé au studio du maître qui écrit pour lui, à partir de 1966, la série qui établira d’emblée son talent incontestable dans la veine réaliste, “Bernard Prince” (Le Lombard). Après un détour par “Jugurtha” (Le Lombard), dont il dessinera les premiers albums, Hermann entreprend une nouvelle série avec Greg, la très western “Comanche” (Le Lombard) dont la publication commence en décembre 1969.
Dix ans plus tard, le débutant a acquis toutes les ficelles du métier, et s’est gagné un large et fidèle public : il a toutes les cartes en main pour lancer et réussir sa première série solo, “Jérémiah” (Dupuis), qu’il assume toujours aujourd’hui avec le même succès. Il s’écartera des thèmes post-atomiques pour créer dès 1982 les “Tours de Bois-Maury” (Glénat), une fresque médiévale.
Exigeant, curieux, bosseur, Hermann ne s’accorde aucune facilité. Enclin à placer la barre toujours plus haut, il signe en 1991 son premier one-shot, “Missié Vandisandi” (Dupuis), qui sera suivi par le cri de révolte “Sarajevo-Tango” (Dupuis), un album réalisé en couleurs directes dont la teneur historique et sociale lui vaut de recevoir le Prix Oesterheld, du nom du célèbre scénariste argentin tragiquement “disparu” en 1977.
Avec “Caatinga” (coll. Signé du Lombard), le crayon d’Hermann se range une nouvelle fois du côté des victimes d’un certain ordre social, celui qui sévissait dans le Nordeste brésilien des années trente.
En 2000, il publie avec J. Van Hamme au scénario, “Lune de Guerre” pour la collection Aire Libre de Dupuis.
Avec son fils, Yves H. au scénario, il réalise pour la coll. Signé du Lombard une trilogie américaine : en 2000, un polar fantastique “Liens de Sang”, en 2002, un superbe roman noir “Manhattan Beach 1957″ et en 2005, “The girl from Ipanema”.
Hermann a reçu de nombreux prix pour couronner son oeuvre et notamment, en 2002, le prix Saint-Michel au premier Comics Festival de Bruxelles et une nomination pour “l’Alph Art du meilleur dessin” pour “Manhattan Beach 1957″ au Festival d’Angoulême 2003.

Nb de pages : 232 p.
ISBN : 978-2803627561
35 Euros.

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LA TIBETIERE

TIBET
Le Lombard

la-tibetiereLa caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu’était « La Tibetière ».

PRESENTATION

La caricature était le violon d’Ingres de Tibet. Croqueur infatigable, il aimait à capturer, puis déformer tous les visages qui lui passaient sous les yeux.. De Morris à Hergé, de Belmondo à Cloclo… en noir et blanc ou en couleurs, avec son inimitable « ligne claire », l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet » a noirci bien des cahiers. En guise d’hommage à cet artiste regretté, Le Lombard rouvre ce coffre aux trésors qu était « La Tibetière ».

LU DANS LA PRESSE

« Les (vieux) lecteurs du Journal de Tintin le savent : Tibet, le célèbre dessinateur de Ric Hochet et auteur de Chick Bill, était aussi un redoutable caricaturiste. Sans doute même, sans exagérer, l’un des meilleurs de son époque. En couverture, Louis de Funès en plein éclat de rire, donne l’humeur exacte : satirique et grotesque (par définition), le trait n’en était pas moins juste, fendard et d’une immense tendresse pour ses victimes. 177 autres tronches immédiatement reconnaissables suivent au sein de ce recueil qui n‘est donc pas une bande dessinée à proprement parler. Un petit commentaire présent au pied de chaque tronche permet de resituer la personnalité de la vedette, voire souvent le contact qu’il a eu avec Tibet. Mais il n’est pas réellement utile, tant le besoin impérieux nous titille de tourner la page, pour découvrir la truculence que l’auteur aura forcément glissé dans les traits du suivant. Une (ré)édition de bon augure, pour honorer la mémoire et le violon d’Ingres d’un grand du 9e art… »
(Sur Planète BD)

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, pays de la galéjade et du soleil, le petit Gilbert Gascard devient Tibet par la grâce d’un frère aîné, de 18 mois, qui prononce plus facilement ” ‘ti ‘bet ” que Gilbert. II a 10 ans lorsque sa famille s’installe au centre de Bruxelles, tout près de la petite rue du Bon-Secours où figure maintenant une fresque murale illustrant sa BD fétiche Pic Hochet. A 16 ans, il collabore comme assistant-dessinateur à Mickey Magazine et se lie d’amitié avec le jeune auteur de polars André-Paul Duchâteau. En 1949, l’hebdo Héroïc-Albums accueille son premier héros personnel, Dave O’Flynn. En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal Tintin et, sur un scénario (non signé) de Duchâteau, il crée la première histoire complète jamais publiée dans ce périodique : Yoyo s’est évadé. En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie dans la revue Chez Nous - Junior, un western mettant en scène des personnages à tête d’animaux : Les Aventures de Chick Bill en Arizona. Dès le troisième épisode, les héros prennent les visages humains qu’on leur connaît aujourd’hui. Le dernier (70°!) album de la série Chick Bill a été édité par Le Lombard en 2010. En 1955, sur un scénario d’André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de Pic Hochet, petit crieur de journaux puis reporter au quotidien La Rafale. D’abord personnage d’énigmes illustrées, le perspicace et téméraire journaliste d’investigation connaît ses premières affaires policières à suivre à partir de 1961. Parallèlement, en 1956 et 1957, Tibet dessine les éphémères Globul le Martien et Alphonse (avec René Goscinny), et Mouminet (avec Greg). Fin 1958, Tibet et Greg imaginent Le Club des Peur-de-Rien, une série qui se poursuit dans Tintin jusqu’en 1979. Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa fameuse Tibetière où il croque les vedettes de la BD, du spectacle, du sport, de la politique, des médias. En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a lancé une nouvelle série chez Glénat, La Révolte dAldo Remy. En 1998, la Poste belge a émis un timbre Chick Bill/Pic Hochet. En 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont il a fait preuve à son égard, Le Lombard a édité Tibet, la Fureur de Pire, une monographie rédigée par Patrick Gaumer (auteur, entre autres, de l’incontournable Larousse de la BD). La même année, Jack Lang, alors ministre français de l’Education nationale, lui a remis les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres. En 2005, Tibet a été fait Citoyen d’Honneur de la Ville de Bruxelles. En 2006, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture, l’a élevé au rang d’Officier des Arts et des Lettres. Ajoutons à ces prestigieuses distinctions, une multitude de ” Grand Prix ” décernés dans la plupart des Festivals de la BD en Belgique, en France et au Québec. En 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre Qui fait peur à Maman ? (Editions ” L’Esprit des Péninsules “), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d’humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence. Le 2 janvier 2010, Tibet s’est éteint à La Tibetière, sa résidence de Roquebrune-sur-Argens (Var), son lieu de villégiature préféré (un boulevard Pic Hochet y a été inauguré en 2002). Sur sa table à dessin, il laissait 28 planches presque achevées d’un 78′ Pic Hochet…

Nb de pages : 120 p.
ISBN : 978-2803627554
20,50 Euros.

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LA PLANETE DES SAGES. ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES PHILOSOPHES ET DES PHILOSOPHIES.

Charles Pépin, Jul
DARGAUD

La-planete-des-sages-couvVoici l’histoire de la philo la plus rigolote qui soit. Sur une page, un texte signé de notre philosophe préféré, qui expose en un brillant résumé les théories les plus complexes, et sur l’autre page, la vision hilarante du même philosophe par le dessinateur Jul. Cet album devrait être au programme de terminale. On aime !

PRESENTATION

Les plus grands philosophes de l’humanité réunis en un seul ouvrage ? C’est le pari fou de cette encyclopédie : rendre vivants les personnages et les concepts qui ont bouleversé notre perception de l’existence !

Pénétrez avec légèreté dans l’existentialisme, le taoïsme, la mystique chrétienne ou le postmodernisme… Baby-sitting avec Foucault, football avec Freud, jardinage avec Voltaire… Découvrez toute la variété de la pensée humaine, mise en scène avec l’humour mordant de Jul et la malice de Charles Pépin.

3 000 ans de pensée mondiale rendus accessibles à tous : en refermant ce livre, vous ne verrez plus jamais le monde de la même façon !

la-planete-des-sages-012Cosignée par Charles Pépin (pour les textes), journaliste et universitaire, et Jul (pour les dessins), l’auteur de Silex and the City, La Planète des Sages fait oeuvre d’utilité publique en rendant accessibles les grands philosophes de l’histoire et leurs idées.
Actuelle, décalée, elle propose deux approches : celle, humoristique et irrésistible, de Jul et celle, analytique et pédagogique, de Charles Pépin. Ensemble, les deux auteurs ressuscitent et rendent accessibles les découvertes et les parcours de presque tous les penseurs qui ont fait la philosophie depuis trois mille ans.
Dans une époque en quête de sens, ce livre de philosophie pas comme les autres concilie l’humour et le sérieux sans jamais se laisser aller – la nuance est de taille – à l’esprit de sérieux. Le talent de pédagogue de Pépin est en effet servi à merveille par la drôlerie gentiment impertinente de Jul : ses dessins nous donnent une vision décalée et inattendue de Diogène (reconverti en agent immobilier spécialisé dans les tonneaux à louer), de Bourdieu (qui confond théorie de la reproduction et usage immodéré de la photocopieuse) ou encore de Pascal (plus à l’aise pour parier sur l’existence de Dieu que sur la 7e course à Auteuil).
Idéal pour les profs de philo à la recherche de nouveaux outils pour enseigner leur discipline, pour les lycéens intimidés par la philosophie, ou encore par les adultes qui souhaitent « se remettre à la philo » mais ne savent pas par quel bout la prendre, cet album mérite de figurer dans toute bibliothèque digne de ce nom.
Comme aurait pu dire Epicure (voir notice page 109) s’il avait maîtrisé un peu mieux l’anglais : Enjoy ! La sagesse et le bonheur sont au rendez-vous de La Planète des Sages…

AVIS

Une double page pour connaître les grandes lignes des principes du philosophe et des illustrations toutes plus drôles les unes que les autres. Beaucoup de découvertes à faire. Un livre à la fois ludique et instructif à mettre entre toutes les mains et qui suscite l’intérêt et le plaisir de lire.

LU DANS LA PRESSE

Selon Dominique Bry dans Mediapart : « La Planète des sages, la seule véritable « Sartre Academy » en bande dessinée. »

Parution : 26 août 2011
Nb de pages : 80 p.
ISBN : 978-2205068528
19,99 Euros.

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L’ORGUE, SOUVENIR ET AVENIR

Jean Guilou
Symétrie

lorgueDans le cadre de l’inauguration des nouvelles grandes orgues de Saint-Eustache à Paris, voici la 4ème édition française, complètement rénovée et augmentée, avec 2 disques exclusifs enregistrés spécialement à la Grange de la Besnardière (2010), rend désormais obsolète toutes les éditions antérieures. Un essai consacré à l’histoire de cet instrument, sa description ainsi que les éléments de sa maîtrise (toucher, interprétation, improvisation, etc.). Une référence !

PRESENTATION

Jean Guillou, organiste, mais aussi compositeur et improvisateur, a livré de nombreux textes sur la musique, des exégèses littéraires et des poèmes – qu’il a parfois mis en musique. Ce musicien complet nous raconte l’histoire de son instrument, des témoignages antiques sur son origine aux perfectionnements techniques contemporains, en passant par les raffinements des écoles nationales de facture à partir du XVIIIe siècle. La description des éléments de l’orgue, les planches d’illustration et les compléments donnés en annexe font de ce livre une référence nécessaire à tous les amoureux de l’orgue.

L’auteur aborde également les éléments de la maîtrise de l’orgue  – toucher, interprétation, improvisation, art de la registration – qu’il illustre, après les avoir expliqués, grâce aux deux disques compacts joints. Enfin, comme concepteur d’une nouvelle pensée organologique (ses idées novatrices ont présidé à la facture de plusieurs orgues), il partage ici sa vision sur l’avenir de la restauration et de la création d’instruments.

Cette quatrième édition a été intégralement relue, corrigée et augmentée de textes complémentaires et d’illustrations nouvelles. Le catalogue du compositeur et sa discographie sont les plus complets établis à ce jour.

Deux disques compacts inédits en exclusivité avec cette édition

Voulant démontrer la validité de ses principes de registration – un choix de timbres solistes radicalement différent d’une optique conventionnelle permet, par des mariages nouveaux, de donner une ampleur de palette sonore inattendue à un orgue de taille moyenne, et donc de jouer tout le répertoire sans frustration –, Jean Guillou fait entendre sur cet enregistrement des pièces de différentes époques et commente ses options de registration, apportant une démonstration sonore et pédagogique d’un instrument sur lequel il n’avait encore jamais enregistré : l’orgue de la Grange de La Besnardière, instrument pleinement représentatif des conceptions de Jean Guillou en matière de registration, ainsi que de la collaboration entre l’artiste et le facteur allemand Detlef Kleuker. Ce document sonore est disponible grâce à une collaboration avec l’association Augure, qui a produit ces disques sous la direction artistique de Sylviane Falcinelli et avec la prise de son de Jean-Claude Bénézech (preneur de son attitré de Jean Guillou depuis 24 ans).

Contenu des disques (entretiens chaque fois suivis des pièces)

Disque 1 :
J. S. Bach  : Sonate en trio no 5
Gesualdo  : Canzon francese del Principe
Scarlatti : sonates
Jean Guillou  : Pensieri
Louis Vierne  : Impromptu (extrait des Pièces de fantaisie)

Disque 2 :
Jean Guillou  : improvisation
Michelangelo Rossi  : Toccata en ré mineur
J. S. Bach  : Duetti de la Clavierübung
Jean Guillou  : Jeux d’orgue et Pièces furtives (extraits ; premier enregistrement de Pièces furtives)

LU DANS LA PRESSE

« Comme toujours aux éditions Symétrie, l’ouvrage est présenté avec le plus grand soin. » La Revue générale

« A l’épreuve de trois décennies et quatre éditions, L’Orgue, souvenir et avenir demeure, parmi les ouvrages généraux sur cet instrument, l’un des plus passionnants. Qui plus est, il procure un vrai plaisir de lecture. »
Paul de Louit, Diapason

« Un livre-bible d’idées personnelles. » L’Organiste

Jean Guillou exprime sa créativité à travers les multiples facettes de son art. Comme interprète, il a su faire reculer considérablement les limites techniques du jeu instrumental à l’orgue. Comme compositeur, il a depuis ses jeunes années élaboré et développé un monde musical singulier, d’une éloquence dramatique puissamment individualisée. Pédagogue, il a enseigné de 1970 à 2005 au Meisterkursus de Zürich.

Parution : 01 octobre 2010
Format : Broché
Nb de pages : 306 p.
ISBN : 978-2914373708
45 Euros

OU SE PROCURER L’OUVRAGE ?

On peut commander l’ouvrage auprès de n’importe quelle librairie, mais par commodité, on trouvera une liste de librairies françaises et étrangères ayant en stock les livres des éditions Symétrie sur la page du site. C’est ICI !

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JEAN-LOUIS FLORENTZ, L’ŒUVRE D’ORGUE. TEMOIGNAGES CROISES

Marie-Louise Langlais
Symétrie

jean-louis-florentz-le28099oeuvre-de28099orgue-temoignages-croisesMarie-Louise Langlais a recueilli plusieurs témoignages de ceux qui ont accompagné Jean-Louis Florentz dans son cheminement artistique – aînés, confrères ou élèves – et les croise avec les écrits du compositeur. Ce texte à plusieurs voix dessine ainsi le portrait de Florentz dans le contexte de son œuvre d’orgue dont on découvrira, dans les deux disques compacts inclus, les premières versions enregistrées par leurs créateurs : Michel Bourcier (Laudes, Debout sur le soleil) , Olivier Latry (La Croix du Sud) et Béatrice Piertot (Prélude de L’Enfant noir).

Jean-Louis Florentz (1947-2004) compte aujourd’hui beaucoup d’admirateurs de sa musique d’inspiration orientale et africaine, aux polyrythmies incantatoires, aux sonorités soudanaises ou éthiopiennes qui appellent au voyage. En son temps, le compositeur traversa la vie musicale en solitaire et en autodidacte. Voici un regard particulier sur celui qui fut élu à l’Académie des beaux-arts, en compagnie de Marie-Louise Langlais et de Gilles Cantagrel, correspondant de cette Académie, qui se penchent particulièrement sa musique pour orgue.

LU DANS LA PRESSE

« Ouvrage complet, riche en documentations et photos, le livre disque de Marie-Louise Langlais s’avère indispensable. Savamment illustré et foisonnant de précieux témoignages, il en décrypte les couleurs inouïes et nous plonge dans l’univers métaphysique de l’auteur, livrant les clefs des multiples préoccupations dont se nourrit sa musique. » Zibeline

« Cet ouvrage remarquable vient nous rappeler qui fut cet artiste d’exception. » Resmusica.com

« On ne peut trop recommander la lecture de ce livre remarquable qui permet d’approcher une personnalité rare, désarmante, et de mieux appréhender les arcanes de la composition musicale d’un polymathe hors du commun. » Concertonet.com

Parution : 2 juillet 2009
Format : Broché
Nb de pages : 216 p.
ISBN: 978-2914373494
29.00 €

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VIEILLE MERVEILLEUSES

Catherine Hermary-Vieille
Editions Albin Michel

merveilleuses_01Les grands destins de femmes passionnent depuis toujours la romancière et historienne Catherine Hermany-Vieille. Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations…, Catherine Hermany-Vieille restitue avec tout son talent romanesque et sa vivacité d’écriture les mœurs de cette époque charnière incertaine et libertine, qui mène de la Révolution à l’Empire.

PRESENTATION

1794. La Terreur oubliée, une fureur de divertissements et d’excès enfièvre Paris. On rit, on danse, on aime, on revit : jouissance et plaisirs sont les nouveaux mots d’ordre des Merveilleuses. Les égéries du jour, frivoles, légères et charmantes. Elles collectionnent les amants comme d’autres les chapeaux, lancent les modes les plus provocantes. Rose de Beauharnais et Thérésia Cabarrus, les plus merveilleuses d’entre ces Merveilleuses, mènent le bal et les hommes au pouvoir par le bout du nez.
Thérésia épouse Tallien pour devenir la maîtresse de Barras, quitté par Rose pour Bonaparte, un obscur petit général corse qui l’aime à la folie, en partance pour l’Italie, puis l’Egypte. Il en reviendra premier Consul, exigeant de celle qu’il appelle désormais Joséphine qu’elle rompe avec son passé tumultueux. Le temps des Merveilleuses a vécu !
Amours, ambitions, secrets d’alcôves, conspirations, Catherine Hermary-Vieille mène ce bal des vanités et des voluptés, qui court de la Révolution à l’Empire.

EXTRAIT

Brest, le douze octobre 1779.
Les marins avaient jeté la passerelle et les passagers de la flûte l’Île-de-France mettaient pied à terre avec précaution. Sous un ciel chargé de nuages, une foule se pressait sur les quais, familles venues accueillir un des leurs, portefaix, badauds, hôteliers accourus à la retape, cochers, domestiques, maraudeurs. On hélait, appelait, s’interpellait. Des mains, des mouchoirs s’agitaient. Sous la multitude des mouettes qui, depuis la haute mer, avaient escorté le navire, les marins perchés sur les vergues carguaient et ferlaient les voiles.
Effarée, Euphémie s’accrochait à la main de sa maîtresse qui elle-même ne quittait pas le bras de son père, tandis que la tante Rosette suivait à deux pas. Souffrant, Gaspard Tascher de La Pagerie peinait à discerner au milieu de la bousculade le mouchoir rouge du patron de l’auberge censé venir les accueillir.
Dans cette ruelle du quartier Saint-Louis de Brest, les maisonnettes se pressaient, certaines coquettes, d’autres malpropres, précédées de jardinets où poussaient des herbes folles. Du linge pendait à quelques fenêtres, des chiens, des chats, des poules erraient au hasard. Mais l’auberge avait bon air : deux étages, une porte solide surmontée d’une jolie enseigne où un peintre avait représenté un brick toutes voiles dehors porté par une mer bleu turquoise.
Tandis que monsieur de La Pagerie prenait aussitôt le lit, que Rosette s’effondrait dans un fauteuil et qu’Euphémie vidait la malle, Rose se mit à la fenêtre. Quoique le jour d’arrivée des navires en provenance des Amériques soit toujours incertain, la jeune fille avait vaguement espéré qu’Alexandre de Beauharnais serait là pour l’accueillir. Mais la déception ne pouvait l’emporter sur l’ébahissement que lui causait le spectacle de la ville. Le froid mordant ne semblait en rien affecter les passants qui trottaient sous de larges paletots ou en simples chemises de toile. Parmi eux, pas un Africain, pas même un mulâtre. Les odeurs, la lumière, les bruits, tout était étrange. Qu’avait-elle imaginé à la Martinique ? Sous le bonnet des filles, Rose distinguait des mèches allant du ficelle au châtain tandis que la plupart des hommes, sans perruque ni poudre, portaient leurs cheveux à la hauteur des épaules. Comme son futur époux, beaucoup d’entre eux étaient blonds.
De son fiancé, elle ne gardait aucun souvenir. À cinq ans, Alexandre avait quitté la Martinique avec son frère François, son père et la soeur de Gaspard de La Pagerie, madame Renaudin, qui, séparée de son époux, avait déjà uni son sort à celui de son amant. C’est elle qui avait voulu, arrangé le mariage d’Alexandre avec une des trois filles La Pagerie, la seconde, Catherine, de préférence, la mieux assortie en âge. Mais Catherine emportée par la tuberculose, Manette trop jeune, on avait dû se rabattre sur Rose, l’aînée.

Emission sur France-Info du mercredi 19 octobre 2011

L’AUTEUR

Depuis son Prix Femina en 1981 pour le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille fait alterner biographies et romans avec le même succès. Parmi les plus connus, La Marquise des ombres, L’Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse), La Bourbonnaise, sa saga historique Le Crépuscule des Rois, Les Années Trianon…

Parution : 5 octobre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 419 p.
ISBN: 978-2226220707
22 Euros.

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LES DOLCE - LA ROUTE DES MAGICIENS

Frédéric Petitjean
Editions Don Quichotte

les_dolce_01Bien écrit. Un plaisir à lire. Merci aux Editions Don Quichotte. Sincèrement !
Nous avons à faire à une trilogie. Le deuxième tome Les Dolce, Les cinq secrets devrait paraître en octobre 2012. Vivement la suite !

Un roman d’aventures dans la lignée des road movies, qui prend la forme d’un thriller politico financier. Une comédie dramatique familiale rendue hilarante par les pouvoirs étonnants des magiciens. Un roman initiatique mettant en scène le drame de la connaissance, de la mémoire et de la filiation.

PRESENTATION

Les aventures de la dernière famille de magiciens au monde.
New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas de gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?
Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce.
Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l’école. C‘est la fin d’un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu’une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféreraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l’aïeul, véritable bible des âges passés, n’a plus toute sa tête.
Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l’abri et inconscients des enjeux planétaires qu’engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n’avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d’un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d’agir à distance sur la matière. Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l’errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant.

EXTRAIT

LA ROUTE DES MAGICIENS

Au centre du hall monumental du Metropolitan Muséum, entièrement dallé de carreaux vénitiens qui illuminaient d’une lueur rosée les somptueux stucs des plafonds, trônait Master Markus, une cloche de plus de six tonnes fondue en 1341 à Venise. Quand Melkandion posa le pied sur le sol rouge, l’énorme vaisseau de bronze émit un bourdonnement presque imperceptible, qui augmenta rapidement. Les deux Dolce n’avaient pas franchi la moitié de la gigantesque salle que l’instrument, comme actionné par une main invisible, se mit à sonner, tout en demeurant parfaitement immobile. Les touristes et étudiants en art crurent à un dispositif audiovisuel ou un effet d’animation, mais les employés de l’institution, surpris, s’agitèrent. La cloche battait sans discontinuer, sur une pulsation cadencée qui comblait l’air et ébranlait chaque visiteur jusqu’aux tréfonds de sa moelle. Melkaridion comprit aussitôt que le fait était inhabituel. Il s’immobilisa et leva les yeux vers Master Markus, connue pour s’adresser à elle.
«Quelque chose ne va pas, grand-père ?» hurla Antonius pour couvrir ce bruit démentiel qui empêchait toute conversation normale.
Mais le vieux magicien restait figé, observant le prodige sans détourner ne serait-ce qu’une seconde son attention.
«Elle devrait être muette», finit-il par dire. Il avait à peine ouvert la bouche, mais Antonius devina ses paroles.
L’intensité sonore augmentait graduellement. La foule des visiteurs dans le hall s’était figée, comme pétrifiée par les ondes vibrantes qui atteignaient un niveau proche de l’intolérable. Des employés, affolés, criaient dans leur talkie-walkie, en vain.
«Elle devrait être muette…» Le vieux Dolce répétait cette phrase de plus en plus vite, comme pour faire monter la colère en lui. Antonius, qui lui tenait le bras, sentit les muscles noueux se crisper d’un seul coup, et Melkaridion hurla : «Elle devrait être muette !» Sa voix se déploya comme un claquement, couvrant même les sons en furie, si bien que des centaines de paires d’yeux, comme délivrées d’un charme, se tournèrent vers Melkaridion.

les_dolce_031La bande annonce sur Youtube, c’est ICI !

Frédéric Petitjean a écrit ses premières pièces de théâtre à l’âge de vingt ans. Après avoir participé à plusieurs festivals d’Avignon, il part s’installer aux États-Unis, où, pendant dix ans, il écrit des longs métrages et des dessins animés au sein des grands studios du pays. De retour en France depuis 2006, il travaille désormais essentiellement pour le cinéma.

Parution : 3 novembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 535 p.
ISBN : 978-2359490190
19 Euros.

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JE SUIS NE SAUVAGE, PAYSAN… ET ENTREPRENEUR !

Eric Favre
Editions Terre d’Hommes

je-suis-ne-sauvage-paysan-et-entrepreneurFidèle à ses racines de paysan, l’auteur, autodidacte, montre qu’il est possible de réussir encore simplement et pose les bases d’une nouvelle économie soucieuse de ses PME.
Dirigeant d’une entreprise spécialisée dans les compléments alimentaires et les produits de bien-être bio, l’auteur retrace son parcours et évoque les valeurs et les convictions qui ont fait sa réussite.

PRESENTATION

On dit que pour devenir patron, il faut avoir fait des études. Eric Favre est autodidacte. On dit que pour créer son entreprise, il faut des aides publiques. Eric Favre ne s’est jamais tourné vers l’Etat providence. On dit que pour obtenir un crédit de son banquier, il vaut mieux porter costume et cravate. Eric Favre s’habille jean et santiag. On dit que pour être un bon businessman, il faut rester dans la norme. Eric Favre n’est pas un businessman, c’est un entrepreneur.
Ce livre tonique et direct, à l’image d’Eric Favre, montre comment on peut rester fidèle à ses racines de paysan, droit dans ses santiags et porté par l’amour du vivant et du naturel, et devenir patron d’une des PME de produits naturels de santé et de bien-être les plus dynamiques du pays, présente dans une cinquantaine de pays de par le monde.
Attention toutefois : si vous préférez les personnages lisses et prévisibles, Eric Favre est hors normes et instinctif ; si vous pensez que la réussite passe par des étapes obligées, Eric Favre n’a jamais établi de plan de carrière ni de stratégie de marché ; si vous préférez le monde économique qui fait toujours de la même chose et se rassure en obtenant toujours du même résultat, passez votre chemin car Eric Favre est de ceux qui posent les bases d’une nouvelle économie, de celle que les humains pris dans la mondialisation anarchique appellent de leurs voeux.
Rencontre avec un patron rock’n roll ébouriffant et visionnaire…

SOMMAIRE

Préface de François TURCAS

Introduction à l’entretien par Ronald MARY

Préambule : Hommage à Sitting Bull par Eric FAVRE

ABECEDAIRE DE MES VALEURS FONDAMENTALES

Amour / Argent / Audace / Bodybuilding et culturisme / Courage, Education, développement personnel et formations / Famille, solidarité familiale et patriarche / Johnny HALLYDAY / Leader et Patron / Loyauté / Non ! Savoir dire non / Pardon / Partage / Persévérance / Pouvoir / Respect, reconnaissance et tolérance / Rêve / Santé / Simplicité / Travail / Trois chênes / Vision / Mes objectifs.

COUPS DE GUEULE !

- Hypocrisie et incompétence des politiques face aux laboratoires pharmaceutiques et à l’industrie agroalimentaire
- Médias et surinformation négative
- Les conglomérats qui se préparent sont inévitables… peut être…
- Mon monde d’hier et d’aujourd’hui
- Immigration
- Les politiques, l’Etat et le peuple français

CONCLUSION
France bouge-toi !

Secrets d’alchimistes.

Un sourire, un espoir pour la vie

L’AUTEUR

Ayant déserté les bancs de l’école une bonne partie de sa scolarité pour travailler à la ferme avec son grand-père, le héros de son enfance, Eric Favre obtient un BEP agricole. Pourtant, il remet en cause cet avenir tout tracé et quitte l’exploitation agricole au grand dame de son aïeul.
Il n’a guère le profil de l’homme d’affaires classique. Pourtant, ce battant s’est imposé sur un marché très convoité, celui du bien-être. A 48 ans, Eric Favre incarne la génération des entrepreneurs sans complexes, sans tabous, tournés vers la créativité et la conquête des marchés internationaux.

Parution : 10 novembre 2011
Format : Broché
Nb de pages : 210 p.
ISBN : 978-2-917764-13-8
EAN13 : 9782917764138
12 Euros.

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NOUVELLES PETITES LEÇONS D’ECONOMIE POUR CEUX QUI DOUTENT DES PROMESSES QU’ON LEUR FAIT

Jean-Marc Sylvestre
Editions Flammarion

nouvelles_petites_lecons_d_economiePour tous ceux qui veulent jauger la cohérence des promesses électorales à l’occasion de la prochaine élection présidentielle. Au-delà des discours, une méthode instructive avec les techniques pour comprendre le langage politique, souvent obscur. Aucune directive de vote, il décortique l’économie et les problèmes liés à la crise comme les délocalisations, la politique industrielle, la politique énergétique et la filière nucléaire, la désindustrialisation, etc.
Didactique mais pas « barbant ». Très actuel !

PRESENTATION

Une campagne présidentielle. c’est un festival de publicités mensongères. Chaque candidat y va de sa promesse pour séduire sa “clientèle” ou en appâter une nouvelle. Ces Nouvelles Petites Leçons sont là pour y voir clair : qu’est-ce qui est vrai ? qu’est-ce qui est faux ? L’économie ne ment pas. Mais elle a ses contraintes. Ceux qui les ignorent exposent le pays à de sérieux déboires. Voyez la Grèce. le Portugal… Beaucoup de réformes sont possibles. Encore faut-il qu’elles soient cohérentes. Encore faut-il qu’elles tiennent compte des réalités européennes et mondiales. Avec le talent de pédagogue qu’on lui connaît et son expertise de l’actualité économique., Jean-Marc Sylvestre explique les changements dans lesquels noms sommes pris. Il démonte les utopies dangereuses - la démondialisation. la décroissance. le nationalisme, la xénophobie. la sortie de l’Euro. Il donne les clés pour comprendre les enjeux. notamment européens et franco-allemands. devant lesquels se trouvera celui ou celle que les Français éliront. Ces Nouvelles Petites Leçons sons un outil de décryptage des discours politiques et offrent un “Quiz de la cohérence” des affirmations économiques en période de campagne présidentielle. Grâce à cet ouvrage, les lecteurs pourront faire leur choix en connaissance de cause.

EXTRAITS

Citations

« En cette fin d’année 2011, la situation est objectivement simple à décrire. Elle se caractérise en France par une croissance molle, un chômage élevé, de l’inflation et une diminution du pouvoir d’achat. Pourtant, l’Allemagne affiche une santé éclatante,  les pays émergents offrent des potentialités insolentes et l’Amérique se rit de ses fragilités. La moitié des pays de la zone euro sont en quasi-faillite : on peut se féliciter d’aller mieux qu’eux, mais  s’ils sombrent ils risquent de nous entraîner dans leur naufrage. »

« Financièrement, le RSA, pris dans son ensemble, coûte cher aux finances publiques – près de 10 milliards d’euros pour l’année 2011. Mais le but recherché est d’encourager ceux qui n’ont pas d’emploi à en accepter un, même s’il est peu payé, puisque le RSA – dit « d’activité »- va intervenir en complément. En théorie, il serait une incitation à reprendre un travail, une forme de prime à l’effort. »

« L’augmentation du pouvoir d’achat ne sera réelle que si la majoration de revenu trouve sa source dans des entreprises qui savent produire plus et mieux. Dans ce cas-là, on crée de la valeur.  Se pose alors la question, très politique, du partage de cette valeur entre le capital et le travail… »

LES PIEGES DE LA SITUATION ECONOMIQUE

Pour des candidats à la présidentielle, l’économie recèle les pièges les plus redoutables. Le premier d’entre eux, c’est que pour offrir des perspectives, il faut savoir d’où l’on part. Or personne n’est jamais sûr de la réalité d’une situation. L’appréciation que l’on en a est très différente d’un groupe social à l’autre. Le chômeur en fin de droits n’espère pas les mêmes choses et n’est pas sensible aux mêmes problèmes que le diplômé d’HEC qui arrive sur le marché du travail. Compte tenu de la diversité des situations individuelles, la tentation de l’homme politique en campagne est d’adapter son discours, son programme et ses promesses aux différents groupes sociaux auxquels il s’adresse en priorité. Mais, s’il est élu, il sera le président de tous. Il ne lui sera pas facile de changer de costume et de rendre compatibles les promesses faites aux uns avec les contraintes imposées aux autres.
L’économie tend aussi des pièges parce que la plupart des évolutions ne dépendent pas du pouvoir politique ni même de l’environnement sur lequel il a la possibilité d’agir. La mondialisation, la multiplication des échanges de capitaux, de produits et de services, les nouvelles technologies qui sont à l’oeuvre dans le monde entier - en un mot : l’interdépendance - font que 80 % de l’économie échappe à l’Hexagone. La conjoncture, c’est un peu comme les nuages radioactifs : ça ne connaît pas les frontières. Les fluctuations de l’économie mondiale ne s’arrêtent pas à la douane ! La seule ressource que nous ayons, dans ce domaine, c’est de comprendre l’environnement international et de nous y adapter. Nous ne changerons pas le monde et le monde ne changera pas pour nous faire plaisir. C’est à nous d’évoluer sans pour autant abandonner nos priorités et notre modèle. Voilà un discours qui n’est pas facile à vendre à des électeurs.
Enfin, les situations économiques évoluent de façon très souvent imprévisible. Par conséquent, même si la science de la prévision a fait des progrès, les promesses de campagne sont toujours difficiles à concrétiser. Pas seulement parce qu’elles sont utopiques ou incohérentes, mais tout simplement parce que l’activité économique est fondée sur la confiance et que celle-ci ne se décrète pas.
Nous produisons des biens et des services parce que nous croyons que des clients en auront besoin. Nous les achetons parce que nous pensons en avoir besoin - ce qui n’est pas prouvé - et surtout parce que nous avons confiance dans le vendeur qui nous les propose. La confiance est donc à la base de toute l’activité économique. La gravité de la crise que la planète tout entière a traversée depuis 2007 est certes imputable aux dérives incontrôlées du système financier, aux dérapages de quelques banquiers cupides de New York, mais elle est surtout le résultat d’une perte de confiance. En septembre 2008, toute la planète a pris conscience qu’une grande banque américaine pouvait faire faillite. Ce jour-là, tout s’est arrêté et la crise a démarré. Sans crédit, pas de sang pour l’économie… Sans crédit, pas d’activité de production. Donc pas de consommation. Donc pas d’emplois, ni de pouvoir d’achat.

L’AUTEUR

Docteur en sciences économiques, Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l’information économique sur TF1 et LCI jusqu’en 2010. Aujourd’hui éditorialiste sur i-télé, il est l’auteur de Petites Leçons d’économie à la portée de tous (Buchet-Chastel, 2007), Le Roman vrai de la crise financière (Perrin, 2008) et On nous ment (Fayard, 2011), écrits en collaboration avec Olivier Pastré, du Cercle des économistes.

Parution : 14 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 350 p.
ISBN : 978-2-08-126506-6
EAN13 : 9782081265066
18 Euros.

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UN JOUR JE SERAI ROI

Jean-Michel Riou
Flammarion

un_jour_je_serai_roi_01Un jour, je serai roi est le premier volume d’une saga fascinante où se mêlent amour et argent, vengeance et trahison, consacrée à la construction du plus beau des palais, Versailles. Une trame romanesque plus qu’historique sur l’époque de Louis XIV.

PRESENTATION

Versailles : 3.000 pièces décorées par une armée d’artistes, 8.000 hectares de marais domestiqués, 6.000 serviteurs pour assister le Roi-Soleil. Cinquante années de travaux acharnés, et des dizaines de milliers d’hommes et de femmes accourant vers ce nouvel Eldorado. Architectes, maçons, aventuriers, soldats, ouvriers, filles de mauvaise vie, voici leur histoire. Celle du Palais de Toutes les Promesses, de 1638, jour de la naissance du futur Louis XIV, à sa mort en 1715.
A travers le destin de trois clans celui du marquis de La Place, de Pontgallet, maçon du roi, et de Toussaint Delaforge, bâtard, de Paris à Versailles, se déroule la saga du plus fabuleux des palais, celui où le soleil ne se couche jamais.
Qui est le père de Toussaint Delaforge, orphelin ? Convaincu qu’on lui cache la vérité, Delaforge s’échappe du terrible collège de Montcler pour percer le secret de ses origines. Livré à la rue, il est recueilli par Pontgallet, bâtisseur du roi qui lui propose une nouvelle vie. Dix ans plus tard, Delaforge a réussi : il construit à Versailles, avant d’autres chantiers prestigieux, les auberges où logent les ouvriers se présentant en masse. Il triche, ment, vole afin de parvenir à ses fins : être un jour assez puissant pour obliger le marquis de La Place à le reconnaître comme son fils. Mais la vérité est-elle toujours où l’on croit ? Comment accomplir cette vengeance sur le chantier même du Roi ?

Une grande saga au rythme haletant, pleine de rebondissements, sur la construction de Versailles, le plus prestigieux et le plus visité des châteaux.
L’auteur, de son style éblouissant, nous entraîne au coeur des métiers d’art et d’artisanat qui ont contribué à la naissance du plus bel édifice au monde.
Trois volumes pour relater avec brio la construction d’un palais pas comme les autres.

EXTRAIT

Le Palais de toutes les promesses

En juin 1693, le vent du nord rugissait tant sur Paris que l’on vit les femmes des faubourgs sortir leurs vêtements d’automne, et personne n’aurait su dire de quel mois surgissait ce ciel d’apocalypse. Au cours de cette année, aucune saison n’allait idéalement, délivrant la douceur puis la rudesse et toujours excessivement sans que rien ne domine ou ne dure. Ainsi, le 2 juillet, tout changea brusquement : à la tombée du jour, une tempête brûlante, saturée de sable sang et or, s’engouffra dans le couloir de la Seine recouverte jusque-là d’une bruine aux allures de Toussaint. Ce vent-ci appelé sirocco était chaud. L’été vint donc d’un coup, soudainement, flamboyant. Un assaut sans nuance, déchirant peu à peu, ça et là, le voile de nuages, libérant pour finir un ciel d’azur aux rayons si ardents qu’à midi l’esprit capricieux du Parisien quémandait la fraîcheur qu’il détestait la veille.
L’époque du Roi-Soleil avait déjà connu des phénomènes pareillement extravagants. En hiver, le vin gelait ; au moment de la débâcle, les fleuves s’arrachaient de leur lit, charriant dans un chaos abyssal, poissons, arbres, ragondins et toutes sortes de bêtes méconnaissables sorties de l’enfer, boursouflées par la mort, et, à Versailles, la Cour grelottait. Certains printemps, l’orge pourrissait sur pied, le pain se faisait rare. Sans raison, l’été enfantait l’hiver. L’équilibre de la nature se rompait-il ? Dieu punissait-il Ses enfants ? Ce désordre était tel et durait depuis si longtemps que la terre de certaines régions du royaume de France renonçait à livrer sa manne. Des voyageurs racontaient que, dans les vallées des Alpes, la neige tenait bon en été, qu’il n’y avait rien à manger pour les hommes et les animaux, que la glace ne voulait pas fondre, qu’on mourait de faim, et qu’eux-mêmes, ces êtres fiers devenus vagabonds, avaient déserté leur village, errant depuis, sébile en main, quémandant chaque matin de misère l’obole d’une vie désormais maudite. Mais en janvier de cette année-là, 1693, dans le pays du grand roi Louis XIV, c’était pire encore. Il faisait si froid, le sol était si dur, que l’on renonça à enterrer les morts.
Le laboureur Judicaël Goulwen et son épouse Soizick étaient de ceux que le malheur avait frappé cruellement. Ils avaient perdu leurs trois fils au cours de cet hiver. Audren, l’aîné, n’avait que dix ans. Rien de bon ne pouvant jamais plus se produire sur leurs terres de Benac’h, ils fuirent les lieux dès le premier jour de l’été, poussés par la faim, tournant le dos à l’océan, à l’Ouest, aux racines des Anciens. Un moine du monastère voisin de Loc-Maria leur avait parlé de Versailles où l’on cherchait continûment des bras pour construire et agrandir le château fabuleux de Louis XIV, le Roi-Soleil. Et l’épithète d’un tel monarque n’était-elle pas plus prometteuse que tout l’or de l’Eldorado, ce monde d’aventures dont les marins échoués de Beg Meil à Locquirec parlaient d’un air entendu, en claquant du gosier et en faisant briller leurs yeux ?

L’AUTEUR

Jean-Michel Riou a publié plusieurs best-sellers chez Flammarion, dont Le Secret de Champollion - L’Insoumise du Roi-Soleil - 1630, La Vengeance de Richelieu et 1658, L’Éclipse du Roi-Soleil prouve une nouvelle fois sa maîtrise du roman et de l’Histoire.

Format : Broché
Nb de pages : 622 p.
Parution : 2 novembre 2011
ISBN : 978-2081240902
23 Euros.

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MICROBES DE DIEU

Mélanie Talcott
L’Ombre du Regard

couvmicrobesdedieuInstallez-vous confortablement et dégustez Les Microbes de Dieu, un  livre décapant pour les neurones. Passionnant et passionnée !

PRESENTATION

Un roman atypique, à ne pas manquer dans le foisonnement littéraire de cette rentrée, édité par une jeune maison d’édition, L’Ombre du Regard.
Son auteur, Mélanie Talcott, brouille les pistes, laissant au lecteur des indices afin que le lecteur se forge sa propre opinion sur la part de réalité et de fiction, qui nous entraînent sur les traces d’une femme, Sasha Miller, photographe de guerre, dont l’histoire est aussi partie prenante de la nôtre.
Comme le rappelle la quatrième de couverture, toutes les horreurs qu’elle a visionnées, les mêmes que l’on digère quotidiennement entre la poire et le fromage, l’ont dépouillé d’elle-même, la laissant au bord de la folie. Shamaël, un personnage hors du temps et de tous les temps, va lui donner l’opportunité de se battre pour que sa vie retrouve ses marques. A travers l’histoire d’une puissante organisation anonyme, Ming Men, - en proie à des luttes intestines et en butte à des opposants plus déterminés -,  dont Neill, médecin à la retraite, est le responsable, Sasha va entreprendre un voyage extérieur qui la conduira d’Espagne jusqu’en Cappadoce, parallèlement à un autre plus intérieur, étoilé de rencontres avec Marta, Birgit, Anton, Richard, Lady Eben et bien d’autres, riches en rebondissements et remises en question, qui lui redonneront l’appétit de vivre.
Fort bien écrit, ce roman se révèle en prise totale avec l’actualité et nous rappelle - avec tendresse mais sans concession - que ne pouvons imaginer une autre société si nous ne rêvons pas d’abord à ce que nous pouvons être - acte créateur s’il en est - fondé sur l’adage simple mais galvanisant : du bien-être de tous, dépend celui de chacun.

EXTRAITS

Chapitre 1 - C’est un beau jour pour mourir
Il n’y avait rien à faire. Il n’y avait rien à dire. Du moins me semblait-il. Le ciel filait pluvieux sous les nuages gris plomb. Encore un de ces jours sans fonds, un jour pour pas grand-chose, un de ceux où je regretterais au soir que la soie du matin ait filé trop tôt. Rien ne me pressait à me lever, mais je craignais trop l’ennui pour me laisser aller à ne rien faire. Depuis presque quinze ans, je couvrais les conflits internationaux et c’était fou comme la planète s’y rétrécissait. Des milliers d’images. De la destruction enchaînée. Des maisons qui s’effondrent dans un bruit de poussière, des meubles en fagots éparpillés, là un livre dont les pages tournent solitaires au vent, ici des débris d’intimité éventrée, les balles traçantes comme une flambée d’artifice dans le ciel nocturne, le feu qui crépite, bouffe les arbres et fait des corps de magnifiques gerbes d’or. Mais le plus vendeur est toujours le plus obscène, des cadavres abandonnés, des corps déchiquetés, des vivants éperdus qui cherchent les leurs avec leurs mains et n’en étreignent que l’écorché. Des cris. Terribles les cris, ça vous pulvérise les tripes. La douleur qui s’incarne dans la chair. Une farce macabre qui endeuille définitivement les cœurs. Des pleurs qui vous glacent jusqu’à l’âme. Et puis ensuite le silence. Il n’y a rien de plus bruyant que le silence dans une guerre. Avant, il est menace. Après, il est néant. Le sourire édenté de la mort. Enfin, l’odeur du sang chaud. Entêtante, qui vous colle aux narines et se mêle à la sueur qui imprègne les vêtements. Je repoussais du pied une bouteille vide, mon adrénaline contre l’insomnie. Mon ivresse était toujours aussi éphémère que mon abrutissement. Le sommeil en effaçait l’ardoise et me livrait à la terreur de mes cauchemars, j’en sortais toujours lessivée mais indemne. Je n’en pouvais plus de cette vie là, mais j’en avais besoin pour survivre. J’aurais pu changer d’optique et de paradigme. Chasser les ours en voie d’extinction ou faire honte à nos déchets. Le revirement écologique était à la mode et j’étais suffisamment reconnue pour me le permettre. Mais la nostalgie me poursuivait trop. Je regrettais mes enthousiasmes de débutante, quand j’étais encore militante de l’humain, surtout et avant tout des opprimés. Et je devais sans doute être la seule à savoir que j’étais devenue une fonctionnaire de l’image. La douche était tiédasse, l’hôtel trop chic et ma panoplie de baroudeuse, impatiente. J’enfilais mon jean, chaussait mes boots et mit mon gilet multipoches bourré de films, toujours des Tri X 400 Asa, prêtes à boire la variabilité de la lumière sans se soucier de la folie des hommes. Je vérifiais mes deux Leicas et mon Nikon F2, réglais mon Summicron de 35mm sur l’hyper-focale. Aujourd’hui, je ne prendrais pas des photos racoleuses, je ferais des images, juste pour moi, qui finiraient en archives numérotées sur mes étagères. J’irais à pied, j’en prendrais le risque et tant pis pour les check point. L’inconscience rend souvent invisible. Je sortis. J’étais en colère contre moi.

Chapitre 3 - Accepter sans questionner, c’est mourir sans vivre.
Ne pas céder ! En face de moi, morceau d’ouate rivé sur une chaise, le docteur Martin fignolait ma délivrance. Je le savais, malgré mes préjugés, excellent professionnel, mais je refusais farouchement à ce que ses souvenirs soient tissés de l’intimité des miens. Une sorte de compassion retenait mes aveux. Il n’était qu’un homme et non un démiurge. Comment s’arrangeait-il de la mémoire excisée de tous nos esprits mutilés ? Priait-il ce Dieu là-haut qui n’en finissait plus d’annoncer sa météo sanguine comme une béatitude définitivement crucifiée ? Croyait-il au Grand Recouseur qui ajustait les points de croix et brodait les motifs de nos douleurs dans un inventaire incessant?
Doc, inutile d’essayer. On ne peut rien partager, sinon se livrer à une débauche de sons, à un lupanar verbal dans l’inexactitude de nos émotions qui se dérobent. On ne peut rien partager, sinon tenter, chacun, d’assembler jusqu’à notre dernier souffle, les morceaux de notre puzzle personnel en se servant des autres. Mais sa voix s’éleva insistante et mon silence, encore plus obstiné.
– Sasha, êtes-vous consciente que vous avez eu une crise hallucinatoire ?
Vous dites, Doc ?… J’ai aussi des hallucinations ? Ah oui !, je me rappelle, j’ai eu une fièvre de cheval. Et quoique vous puissiez en penser, je n’ai pas rêvé. Vous ne me croyez pas ? Le fruit de mon délire ? Une sur-chauffe aléatoire de mon cerveau ? Mon esprit dérangé a créé cette fem-me ? Ce n’est pas parce que vous ne l’avez pas vue qu’elle n’existe pas. D’ailleurs en ce moment même, je la vois. Elle m’observe derrière la porte vitrée de votre bureau. Une belle gitane. Vous ne signerez pas mon bon de sortie ? Allez-vous faire foutre… Je m’en moque. Elle m’attend. Elle s’appelle Shamaël…
– Soit. Alors que vous dit-elle ?
Ce que vous n’osez pas me dire, sans doute par précaution et je ne suis pas certaine que vous apprécieriez sa mise en jambes thérapeutique. Mes justifications, mes excuses, même la raison profonde de ma déprime ? Elle n’en n’a cure, Doc. Elle s’en fout.

AUTO-INTERVIEW : ECRIRE, C’EST CESSER D’ETRE ECRIVAIN !

L’AUTEUR

Par elle-même : Je ne vis ni à Gaza, ni en Somalie. Je ne connais de la guerre que le bruit télévisuel des bombes et de la mort, qu’une image figurée. La faim n’a jamais lâché sur moi ses loups. J’ignore son lent épuisement physique autant que mental, tout comme celui de la maladie qui vous ronge jusqu’à l’os. Je ne suis pas riche, mais je ne suis pas pauvre non plus, même s’il m’est arrivée de tirer le diable par la queue, comme l’on a coutume de dire. Par contre, au cours de mes voyages (de l’Europe jusqu’en Asie), j’ai vu la nudité de la pauvreté, celle qui se demande au crépuscule si l’aurore la trouvera encore vivante. J’ai une super famille, une que jamais aucun livre n’aurait pu me construire et aujourd’hui, je peux écrire parce que ma famille, mon clan, travaille et donc, me donne cette liberté. Cela aussi est un luxe. J’ai toujours bossé et pendant longtemps, j’ai exercé un métier dont je ne vous dirais rien, une écriture quotidienne du corps et de ses souffrances. Cela valait bien toutes les bibliothèques. Ce sont des choses en regard desquelles écrire est insignifiant. Confrontée à cela, la célébrité est toujours médiocre.
Je suis une nomade de la vie (que j’ai toujours détesté mettre en fiche anthropobiographique) et de l’écrit.

Parution : Décembre 2011
Dimension : 152 x 240
Nb de pages : 522 p.
ISBN : 979-10-90624-00-9
17€50

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ELOGE DE LA VULGARITE

Claude Cabanes
Rocher

eloge_de_la_vulgarite_01« Je suis un dandy et je vomis la vulgarité. J’appelle à un soulèvement de l’esprit pour la défense du style, de la droiture et de l’élégance. »

PRESENTATION

« Descends, si t’es un homme ! ». Il n’est pas descendu. Mais l’apostrophe du Président de la République à un inconnu qui l’agressait verbalement au cours d’une sortie publique, ponctuait et officialisait en quelque sorte une autre descente : la dégringolade générale vers les cloaques de la vulgarité. Oh certes, ce type de mise en demeure sonore est plutôt banal dans la vie ordinaire. Il ne l’est pas, asséné par le Chef suprême de l’Etat : un langage et une posture grossières affectent la plus solennelle des fonctions. Piétinent sa dignité. Comme si une sentinelle, la dernière face à l’obscénité générale, désertait…
Bien sûr, nous n’allons pas jouer les chochottes coincées ni les puritains blêmes. Mais enfin, quand les troupes de la trivialité, de l’impudeur et du cynisme occupent nos écrans, défilent dans les salons les plus huppés, exhibent le spectacle de revenus indécents comme on promeut de la barbaque, corrompent les esprits, pourrissent la langue, notre langue – notre langue chérie – font étalage de l’intimité jusqu’à transformer le « moi » en porcherie, financent l’immondice sur papier glacé ou en « prime time », hissent sur le podium des héros du « people game », nous appelons à un front contre la vulgarité (ah, ce « nous », comme si j’entendais des voix…).

EXTRAIT

La sentinelle

« Descends, si t’es un homme ! » Il n’est pas descendu. Mais l’apostrophe du président de la République à un inconnu qui l’agressait verbalement au cours d’une sortie publique ponctuait et officialisait en quelque sorte une autre descente : la dégringolade générale vers les cloaques de la vulgarité. Le «casse-toi, pauvre con !», dans la même bouche et dans une circonstance identique, consacrait la mauvaise pente. Oh ! certes, ce type de mise en demeure sonore est plutôt banal dans la vie ordinaire. Il ne l’est pas, asséné par le chef suprême de l’État : un langage et une posture grossières affectent la plus solennelle des fonctions. Piétinent sa dignité. Comme si une sentinelle, la dernière face à l’obscénité générale, désertait…
Bien sûr, nous n’allons pas jouer les chochottes coincées ni les puritains blêmes. Nous ne bramons pas au retour de l’œillet à la boutonnière, nous ne gémissons pas de la disparition des glaïeuls du paysage floral, nous ne rêvons pas de curés en soutane de soie ni d’enfants de chœur amidonnés dans l’encens, qui chantent dans les rues. Mais enfin, quand les troupes de la trivialité, de l’impudeur et du cynisme occupent nos écrans, défilent dans les salons les plus huppés, exhibent le spectacle de revenus indécents comme on promeut de la barbaque, corrompent les esprits, pourrissent la langue - notre langue chérie… - font étalage de l’intimité jusqu’à transformer le «moi» en porcherie, financent l’immondice sur papier glacé ou en prime time, hissent sur le podium des héros du people game ceux qui se traînent à genoux vers la pâtée et vers la niche… Donc, nous appelons à un front contre la vulgarité (ah, ce «nous», comme si j’entendais des voix…). «Il est éloquent comme un bœuf et beau comme un boucher», écrivait Hugo d’un de ces affairistes nouveaux qui faisaient ventre de tout dans Paris après la Commune. Les revoilà : les faiseurs de fric à la louche, qui dégomment les capitaines d’industrie. Dans l’Histoire, les Restaurations sont toujours des affaissements : plus rien ne va droit; les dindons nihilistes tiennent la rampe et démolissent les colonnes vertébrales; le cynisme provincial instille son poison : on ne vit plus, on calcule.

L’AUTEUR

Claude Cabanes est né le 29 avril 1936 dans le Gers. Chef de la rubrique culture, puis rédacteur en chef adjoint de l’Humanité dimanche, il est devenu rédacteur en chef de l’Humanité pendant seize ans quand celle-ci était encore l’organe central du Parti communiste français. Le 11 décembre 1998, il est promu à la direction de la rédaction. En 2006, il devient éditorialiste de ce quotidien, ainsi que chroniqueur de l’émission « On refait le monde » sur RTL. Depuis sa création en 2007, il écrit régulièrement dans le journal Service littéraire et donne également des chroniques sur I-Télé. Il se définit lui-même comme communiste et a fait paraître en 2005 son premier roman, Le Siècle dans la peau aux éditions Buchet-Chastel.

LA COLLECTION ELOGE DES EDITIONS DU ROCHER

C’est une évidence, tout vice a sa vertu. Notamment celle de susciter des commentaires. En fait, tout est dans tout. Le revers de la médaille, le défaut de la cuirasse, l’envers du décor : voilà ce qui compose - ou décompose - admirablement l’âme humaine. Ces défauts, cela va de soi, sont des péchés. Capitaux ou capiteux, ils contreviennent aussi bien aux lois religieuses et à l’éthique philosophique qu’aux volontés divines. Mais ils sont l’apanage de l’homme. Cette collection ne se propose évidemment pas de plébisciter la vulgarité, l’imposture, le nihilisme, la trahison, la sauvagerie, la tricherie, la luxure, l’arrogance, la duplicité, le snobisme, la perversité, la lâcheté, l’infidélité, l’indiscrétion, l’indifférence ou tout autre travers que l’on trouve en si grande abondance dans le panier de la ménagère, lequel est aussi le coeur des hommes. Elle se propose tout simplement de savoir tirer le meilleur du pire ou, mathématiquement, le plus du moins. Sous le voile transparent de l’ironie, c’est chose faite. Avec « Éloge », une certaine morale y trouve son compte. On peut même dire qu’elle est bien servie. Et cela grâce à l’humour, au talent et au style d’écrivains qui, par l’alchimie du paradoxe, ont su dénicher la qualité d’un défaut, le défaut d’une qualité, ou encore le défaut d’un défaut, ce dont nul ne pourra se plaindre François Cérésa

Titre déjà paru : Éloge du contraire, de FRANÇOIS BOTT.

Parution : 13 mai 2011
Format : Broché
Nb de pages : 135 p.
ISBN-10: 2268071359
ISBN-13: 978-2268071350
12,90 Euros.

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L’EVANGILE DES ASSASSINS

Adam Blake
MA Editions

l_evangile_des_assassins_01Qui aurait intérêt à faire disparaître des chercheurs spécialisés en paléographie ? C’est à résoudre cette énigme que s’attelle l’inspectrice Heather Kennedy. Elle va découvrir rapidement l’objet commun de leurs études : les manuscrits de la Mer Morte. L’Evangile des Assassins est le premier thriller à s’intéresser à ces textes anciens et profondément mystérieux.

Dans les Manuscrits de la mer Morte, se cache le secret lié à la mort du Christ…
A mesure que l’ex-mercenaire Leo Tillman (qui n’a de cesse de retrouver sa famille) et Heather Kennedy, une flic ambitieuse, enquêtent sur une série de morts déroutantes, la piste qu’ils poursuivent les conduit jusqu’aux manuscrits de la mer Morte et au secret funeste qu’ils recèlent.
Mais bientôt, Tillman et Kennedy doivent lutter pour échapper à de sinistres assassins qui pleurent des larmes de sang et se disent les descendants de Judas. Rien n’arrêtera ces anges déchus dont la mission est de préserver à tout prix le secret caché dans les manuscrits, et qui pourrait changer la face du monde… un secret qui entoure la mort du Christ.
Passant d’un spectaculaire accident d’avion dans le désert américain à un meurtre brutal dans une université londonienne, puis plongeant au cœur d’une ville fantôme au Mexique, L’évangile des Assassins est un thriller captivant et riche en révélations.

EXTRAIT

La photo montrait un homme mort étendu au pied d’un escalier. Elle était parfaitement nette et cadrée, et personne ne semblait avoir remarqué ce qui était réellement intéressant sur cette photo. Pourtant, elle était loin de susciter l’enthousiasme d’Heather Kennedy.
Elle referma le dossier en papier kraft et le repoussa de l’autre côté du bureau. Il n’y avait pas grand-chose d’autre à regarder de toute façon.
- Je ne veux pas de ce dossier, dit-elle.
Face à elle de l’autre côté du bureau, l’inspecteur divisionnaire Summerhill haussa les épaules : un haussement d’épaules qui signifiait la vie n’est pas toujours une partie de plaisir.
- Je n’ai personne d’autre à qui le confier, Heather, lui dit-il, sur le ton d’un homme compréhensif qui ne faisait que son devoir. Tout le monde est débordé dans le service, vous êtes celle qui a le moins d’affaires en cours.
Il n’ajouta pas, mais il aurait pu le faire, vous savez pourquoi c’est vous à qui on a confié le moins d’affaires, et vous savez aussi ce que vous devez faire pour y remédier.
- Très bien, dit Kennedy, je ne suis pas débordée, alors laissez-moi aider Ratner ou Denning. Ne me donnez pas un dossier qui a atterri ici par hasard, n’a aucune chance d’aboutir et va rester dans les affaires non élucidées jusqu’à l’heure du jugement dernier.
Summerhill ne se donna même pas la peine de paraître sympathique.
- Si ce n’est pas un meurtre, dit-il, bouclez le dossier. Je soutiendrai votre décision, dans la mesure où vous parvenez à l’étayer.
- Et comment suis-je censée le faire alors que les preuves datent de trois semaines ? répliqua Kennedy sur un ton acerbe.
Elle allait perdre la partie. Summerhill avait déjà pris sa décision. Mais elle n’allait pas simplifier la tâche à ce vieux salaud.
- Personne n’a inspecté la scène de crime. Personne n’a examiné le corps sur les lieux. Et tout ce dont je dispose, ce sont quelques photos prises par un bleu du poste de la police locale.
- Oui, et vous avez aussi le rapport d’autopsie, dit Summerhill. Le labo de Londres a soulevé assez de questions non élucidées pour faire rouvrir le dossier, et peut-être même trouver de nouvelles pistes.
Il poussa le dossier vers elle de façon ferme et irrévocable.
- Pourquoi y a-t-il eu une autopsie, si personne ne pensait que la mort était suspecte ? demanda Kennedy, sincèrement perplexe.
Et comment cela était-il devenu notre problème ?
Summerhill ferma les yeux, se massa les paupières et grimaça d’un air las. De toute évidence, il voulait qu’elle prenne ce dossier et qu’elle déguerpisse.

l_evangile_des_assassins_02Mike Carey, qui écrit sous le pseudonyme d’Adam Blake, est un écrivain à succès reconnu dans le monde entier. Diplômé d’Oxford, il a déjà à son actif cinq romans et est l’auteur principal de deux des séries de bande dessinée les plus populaires au monde : X-Men et Fantastic Four ; il écrit également pour le cinéma et la radio.

Format : Broché
Nb de pages : 473 p.
Parution : 23 novembre 2011
ISBN-10: 2822400539
ISBN-13: 978-2822400534
19,90 Euros.

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LES MERVEILLES DE LA CUISINE AFRICAINE DU NORD AU SUD

Danielle Ben Yahmed
Les Editions du Jaguar

cuisine-africaine-2011La cuisine africaine est méconnue !
Du Maghreb jusqu’à l’Afrique du Sud, ces recettes vous invitent à découvrir tout un art de vivre. Pour la première fois, les plus belles recettes de la cuisine africaine, rassemblées en un seul volume.

Originales, savoureuses, à la portée de tous ceux qui aiment la bonne cuisine, ces recettes vous feront découvrir aussi tout un art de vivre.
Les recettes sont présentées d’une façon claire, avec les ingrédients, les proportions et le temps de préparation et accompagnées de nombreux conseils pratiques, de suggestions de menus, d’adresses.
En Afrique, on cuisine grand, on cuisine large car la famille, les amis sont nombreux et le mot hospitalité a conservé tout son sens.
Partez à la rencontre des saveurs africaines !

Ce livre, nous l’avons voulu essentiellement pratique et chaque recette a été étudiée pour vous faciliter la tâche au maximum :

* les temps de préparation et de cuisson sont indiqués, en tête de chaque recette,
* les proportions sont données, chaque fois que cela est possible, en cuillerées, verres, bols…,
* la recette par elle-même est une véritable fiche d’organisation,
* un index alphabétique vous permettra de retrouver facilement ce que vous cherchez,
* 288 pages, 184 recettes, de nombreuses illustrations couleur.

Du Maghreb à l’Afrique du Sud, les plus belles recettes de la cuisine africaine, poulet yassa, mulet au gingembre, bamiia, riz au poisson, briouats au miel…, elles vous feront découvrir un monde gourmand et festif.

Paru le : 8 avril 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 288 p.
Dimensions : 17,5cm x 22,5cm x 1,6cm
ISBN : 978-2-86950-449-3
EAN : 9782869504493
20 Euros.

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UN GOUTER A NEW YORK

Marc GROSSMAN
MARABOUT

un-gouter-a-new-yorkUn succulent petit ouvrage, moins cher qu’un billet d’avion et qui permet de bruncher sans bouger de chez soi. Savoureux !

Les 35 pâtisseries new-yorkaises incontournables : brownie, muffin, cheesecake, carrot cake, pancake, cookies, apple pie, pecan pie…, exactement comme à New-York : à chaque fois la vraie recette new yorkaise, celle d’un américain à Paris. Des classiques du goûter, du brunch et du petit déj, à cuisiner comme là-bas.

Lu sur le site paris-newyork.tv

Marc Grossman est américain. Il a grandi à New York. Il porte des jeans Levis, des t-shirts American Apparel et des chemises Steven Alan. Il habite à Paris. Il a déjà écrit un livre sur les muffins et les smoothies. Et aujourd’hui, il vous livre ses recettes spéciales 4 heures ! Vous y apprendrez comment concocter certains classiques de l’en-cas new-yorkais comme les pancakes, les muffins, les cookies, les cupcakes… mais découvrirez aussi de nouvelles “délicioseries” comme les greenies ou les blondies (non non, on ne vous dit pas ce que c’est, on vous laisse découvrir par vous-même!) ou le pudding aux nouilles. Marc Grossman parle avec poésie et gourmandise des textures moelleuses à souhait -la chewy sensation!- invite ses deux fils sur les photos du bouquin, confie ses astuces perso -utiliser sa carte de bibliothèque pour découper une forme dans la pâte – et a à coeur de ressusciter de vieilles recettes d’antan, des pâtisseries typiques juives new-yorkaises. Avec le choix icono, cela confère au livre une esthétique joyeusement rétro. Comme un vieil ami qui nous livrerait ses secrets de fournaux, on sent qu’il n’a pas fait du copier-coller de recettes sur l’internet, mais a concocté les plats un à un dans sa cuisine. Il nous transmet ses secrets de cuisson, au détail près. Faites-vous offrir des moules à cupcakes, procurez-vous du bicarbonate de soude, de la mélasse, des flocons d’avoine et de la purée de citrouille. Fournissez-vous également en paquets d’Oreo® et de fromage à tartiner Philadelphia®, produits américains nécessaires à la culinaire entreprise. Avec “Un goûter à New York”, la cuisine se fait réjouissante, et addictive. Fermez les yeux, New York est là.

Marc grossman tient le Bob’s juice bar dans le 10e. Il a grandi à New York city et vit aujourd’hui à Paris. Dans son bar, il propose une petite restauration (sandwiches, salades, soupes, sans oublier des muffins « à tomber ») et bien sûr des smoothies.

Parution : 5 octobre 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 72 p.
Dimensions : 19cm x 19cm x 1,2cm
ISBN : 978-2-501-07445-2
7,90 Euros.

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FEAR AGENT. T.6 - DEPHASE

Rick REMEMDER, Tony MOORE, Mike HAWTHORNE et Jérome OPENA
AKILEOS

fear-agent-t6-dephaseUne série dans un style de SF des années 50. Les extra-terrestres sont bizarres. Le héros est bizarre. Les situations sont souvent comiques bien qu’elles soient dans l’histoire tragiques. Un scénario qui se tient bien et magnifié par un Tony Moore dont le style colle parfaitement à la série. Du hors-norme !

RESUME

L’agent Heath Hudson est mal en point. Heureusement pour lui ses deux compagnons tentent de le sortir de là; mais cela risque d’être trop tard… Malgré le fait qu’ils aient pu s’échapper et rejoindre la fusée, Heath est comme mort. Ils n’ont plus le choix, ils se voient contraint d’utiliser le clone d’Heath : pour cela il suffit de faire passer son esprit dans l’autre corps. Tout reviendra à la normale, si toutefois tout se déroule comme prévu…

PRESENTATION

Après avoir frôlé le happy end, Heath Huston se retrouve une nouvelle fois embarqué dans un combat perdu d’avance. Et alors que son corps commence à le trahir, il doit faire face aux puissants alliés de ses ennemis Tétaldiens… de vieilles connaissances.
Bref, l’avenir du dernier des Fear Agent s’annonce compliqué.
C’est sans compter sur l’apparition d’alliés inattendus et certaines révélations surprenantes. Plus que jamais accroché à sa bonne vieille bouteille de whisky, le dernier des Fear Agent va devoir utiliser toutes les ressources et l’expérience d’un homme brisé pour venger les morts qui hantent sa mémoire.
Le personnage de Rick Remender et Tony Moore est de retour pour mettre de l’ordre dans l’univers et dézinguer du robot : le compte à rebours vers une conclusion épique a commencé…

Les travaux de Rick Remender comprennent de nombreuses BD indépendantes telles que Strange Girl, Captain Dingleberry, Black Heart Bill y, Fear Agent, Sea of Red, Night Mary et Doll and Creature. Il a également travaillé dans l’animation sur des films comme Le Géant de fer, Anastasia, Titan A.E. ou Rocky et Bullwinkle. Egalement doué en dessin, il a réalisé de nombreux numéros de la BD des Tortues Ninjas, ainsi que l’encrage pour des séries telles que Avengers ou Terminator. Il a aussi storyboardé le jeu vidéo Sean Connery 007 pour Electronic Arts. Rick Remender est marié et vit en Californie du Nord avec sa femme Danni et un monstre seulement connu sous le nom de Lester MaGoo. Tony Moore est un petit gars du Kentucky, élevé par une famille de télévisions sauvages. Fan de BD avant même de savoir lire, il s’est rarement imaginé en train de faire autre chose que dessiner des BD. Cette ambition s’est trouvée confortée par le fait qu’aucune université ne dispense de diplôme permettant de devenir loup-garou ou robot. Tony a commencé sa carrière professionnelle en 1999, année où il s’est lancé sur sa première série, Battle Pope. Il s’est depuis fait remarquer sur des séries comme The Masters of the Universe, Brit et surtout The Walking Dead, sans oublier sa série chez Vertigo, The Exterminators.

Dessinateur : Tony Moore, Mike Hawthorne
Scénario : Rick Remender
Coloriste : John Lucas, Lee Loughridge
Traduction et lettrage : Diane Lecerf
Parution : 3 novembre 2011
Format : album
Nb de pages : 150 p.
ISBN-10: 2355740828
ISBN-13: 978-2355740824
15 Euros.

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J’ETAIS UN SALE PHALLOCRATE

Wolinski
Drugstore

jetais-un-sale-phallocrateRecueil de dessins parus en 1977 qui croquent avec humour les rapports hommes-femmes dans la société française de l’époque.

Au moins, il y en a qui l’admettent…

Lorsqu’on goûte le travail de Wolinski, on aurait plutôt spontanément tendance à le qualifier d’obsédé sexuel que de phallocrate… Serait-il un peu dur avec lui-même ? Ou est-ce le dialogue avec son épouse Maryse, journaliste féministe, qui l’a fait peu à peu rougir de la vision qu’il avait de la femme ? Lui, timide jeune homme qui exprimait ses désirs dans ses dessins, avant d’embrasser la vague libertaire…
Voici la réédition d’un recueil de dessins paru en 1977, à une époque où les hommes ont pris un sacré coup de pied au derrière de la part de leurs femmes, de leurs filles et de leurs sœurs ! Relire Wolinski offre l’opportunité de contempler les rapports hommes-femmes à 35 ans de distance avec un regard d’une honnêteté et d’un humour sans pareils !

Quelques planches à visionner. C’est ICI !

Parution : 26 octobre 2011
Format : Album
Nb. de pages : 80 p.
Dimensions : 21,5cm x 29,3cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7234-8629-3
EAN : 9782723486293
15 Euros.

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LES APHRODITES 2 : LE MASQUE AVEUGLE

Andréa DE NERCIAT et Emmanuel MURZEAU
Tabou Editions

les-aphrodites-2Alors que Madame Durut tient les comptes de l’hospices des Aphrodites, un homme se présente pour lui remettre une lettre. Le dessin signé Emmanuel Murzeau rend encore toute sa grâce au texte de Nerciat.

Ecrit en 1793, Les Aphrodites est, à l’origine, un de ces romans « qu’on ne lit que d’une main» dont l’univers est une joyeuse débauche. En un siècle où les sociétés secrètes abondent, il fut un groupe de libertins, près de Paris, qu’on nommait « Les Aphrodites ». L’auteur y place l’intrigue de son marivaudage et décrit ses contemporains en véritable humaniste: les hommes sont jugés sur leur calibre et leurs performances, les femmes sur leurs qualités et leur expérience. Libertin donc, mais surtout hédoniste car Nerciat est aux antipodes de la morgue du marquis de Sade.
Au seuil de « la terreur », en ces temps de jacobinisme, toute la noblesse se déplace vers l’Allemagne et l’Autriche. Les castes sont sans dessus dessous et jusqu’au sein des Aphrodites, une société secrète à seule vocation de plaisir, les usages s’en ressentent. Mme Durut, l’intendante de cet hospice, tient pourtant bien ses comptes et veille à la tenue de son personnel, surtout celle de Loulou, son protégé. Un coup d’œil en coulisse, tandis qu’un étrange gascon vient se présenter à l’entrée des artistes. On jugera de ses qualités, surtout certaines, comme il se doit, mais après avoir fait la connaissance d’une marquise, sur le départ, elle aussi, et bien décidée à prendre dans son sillage un jeune gentilhomme français, fût-ce au prix de savants stratagèmes. Agathe Durut arrivera-t-elle à l’en dissuader ?
Après Intrigante Agathe, ce second tome des Aphrodites nous replonge dans l’univers libertin d’une cette société secrète en marge du tumulte politique de la révolution. On y retrouvera les personnages principaux de la première partie, avec quelques nouveaux acteurs pour s’adonner sans retenue aux plaisirs de l’intrigue, du mensonge, du sophisme et naturellement du sexe. On l’aura compris, Les Aphrodites est une sorte de vaudeville, une histoire de placards où la langue fine du 18e siècle est mise en valeur par le dessin de grande qualité d’Emmanuel Murzeau.

Andréa de NERCIAT(1739-1800), écrivain du 18e siècle, a réalisé une œuvre tout érotique typique des œuvres libertines comme celles de Sade, sans cruautés criminelles, Nerciat est joyeux, convivial, imaginatif et débordant de vitalité vigoureuse. Rarement, jamais peut-être, la sexualité ne fut plus simple, plus disponible, plus immédiate et avec un bonheur d’arc-en-ciel. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Les Aphrodites(1793) et à titre posthume Le Diable au corps(1803).

Emmanuel Murzeau né à Niort en 1970, vit et travaille à Berlin, en Allemagne, comme illustrateur et dessinateur de bandes dessinées. Titulaire de diplômes des Beaux-Arts de Poitiers et Nantes, il se consacre depuis 1995 au 9e Art, qu’il enseigne d’abord aux enfants lors de séminaires dans diverses institutions, puis, en 2006, à de jeunes adultes à la Games Academy de Berlin. Il est l’auteur de « Northmen » avec Mathieu Gabella (éd. Petit à Petit) et de « Mitreya » avec Holger Kersten (à paraître). « Les Aphrodites » sont la concrétisation d’un projet déjà vieux de 15 ans.

Parution : 28 octobre 2011
Format : Album
Nb de pages : 46 p.
ISBN-10: 2359540513
ISBN-13: 978-2359540512
15 Euros.

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FREUD. UNE BIOGRAPHIE DESSINEE

Corinne Maier et Anne Simon
DARGAUD

freudCette biographie dessinée retrace la vie du psychanalyste, dans un univers graphique inspiré de Vienne dans les années 1920.

RESUME

Il est aussi connu que Shakespeare ou Einstein. Il a plus de trois millions de références sur Google… « Je m’appelle Sigmund Freud. Je suis né dans une petite ville d’Autriche-Hongrie, j’ai vécu à Vienne et je suis mort en 1939 à Londres. Mais je ne suis pas vraiment mort… » Qui était Sigmund Freud ? C’est dans la Vienne du début du XXe siècle qu’il découvre un continent encore inexploré : l’esprit humain. Il inventé la psychanalyse nous dit-on. En toute modestie, il le déclare : « Je cherche à libérer l’humanité ! » Voici l’histoire d’un des hommes les plus importants du XXe siècle…

PRESENTATION

La biographie dessinée d’une des personnalités les plus importantes du XXe siècle, dont l’actualité reste, un siècle plus tard, toujours brûlante. Freud, une valeur sûre de l’édition.
L’auteur des best-sellers Bonjour paresse et No kids raconte la vie de Sigmund Freud dans une bande dessinée à la fois drôle et sérieuse, servie par un graphisme plein de charme et d’imagination. Onirique ! Chaque case est un voyage amusant et psychédélique dans le monde freudien.

LU DANS LA PRESSE

Sigmund Freud en bande dessinée ? Pourquoi pas, à condition de ne pas tomber dans le pensum édifiant et didactique, traité dans un style réaliste ennuyeux propre à certaines bios en BD. Anne Simon et Corinne Maier (devenue célèbre avec ‘Bonjour paresse’ et ‘No Kid’) ont relevé le défi avec brio, mêlant récit historique et fantaisie bienvenue. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, c’est oncle Sigmund himself qui fait office de narrateur à travers une succession de petites scènes comme le cas Dora, le complexe d’Œdipe ou l’homme aux rats - bref, les grands classiques de la saga freudienne, traités avec une légèreté réjouissante qui n’empêche pas le sérieux. Au-delà de l’aspect pédagogique – la vie et l’œuvre de Freud racontées à ceux qui ne les connaissent pas vraiment -, c’est le graphisme qui donne tout son charme à cet album. Le trait d’Anne Simon est tout en humour et en finesse. Et la dessinatrice propose d’excellentes astuces graphiques pour traduire en images certains concepts freudiens ou certains épisodes de l’existence du grand homme, confirmant ainsi l’adage selon lequel un bon dessin vaut toujours mieux qu’un discours alambiqué. Comme le rappelle Freud, son nom est synonyme de « joie ». Et justement, voilà un album joyeux qui fait preuve d’une bienveillance typiquement freudienne à l’égard de son sujet. Tiens, si ça se trouve, même Michel Onfray va l’apprécier…
(Critique sur le site Evene par Christophe Quillien)
http://www.evene.fr/livres/livre/anne-simon-et-corinne-maier-freud-une-biographie-dessinee-45175.php?critiques#critique-evene

Corinne Maier est née en 1963 à Genève. Essayiste, historienne, économiste, psychanalyste, elle est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages de “non-fiction”, dans des domaines différents mais qui, à ses yeux, se recoupent : psychanalyse, société, histoire, humour et pamphlets. Certains de ces ouvrages ont été des best-sellers traduits dans de nombreuses langues (entre autres, Bonjour Paresse, 2004, et No Kid, 2007).
Ses travaux récents ont porté sur le triptyque “travail-famille-patrie” cher au maréchal Pétain. Désignée comme icône de la contre-culture par le New York Times, elle assume tranquillement le fait de n’être membre de rien, d’aucun courant de pensée, d’aucune société savante, d’aucune tendance politique, d’aucun groupe psy, et de n’être salariée par personne.

Anne Simon est née en 1980 dans les Deux-Sèvres. Elle étudie aux Beaux-Arts d’Angoulême et à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle reçoit en 2004 le prix “Jeunes Talents” au FIBD d’Angoulême et sort sa première bande dessinée “Perséphone aux Enfers” en 2006.
Très active au sein des éditions Misma, elle collabore régulièrement à la revue de bande dessinée indépendante Dopututto. Elle prépare actuellement un livre sur Freud, en collaboration avec Corinne Maïer et travaille en parallèle pour la presse et l’édition jeunesse (Bayard, Gallimard, Albin Michel, Actes Sud…).

Format : Album
Parution : 28 octobre 2011
ISBN : 978-2-205-06828-3
EAN : 9782205068283
Nb. de pages : 54 p.
Dimensions : 22,7cm x 29,8cm x 1,2cm
13,95 euros.

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SECTION TRIDENT - TOME 1: DOMINO DAY

Patrice Buendia, Dams et Sylavaine Scomazzon
Zéphyr Editions

section-trident-domino-dayPatrice Buendia (Thomas Silane) scénarise dans cet album un “NCIS” à la française. Assez séduisant. Le charme s’opère tant par les personnages que sur le lieu ou se situe l’action : un porte-avion nucléaire. La colorisation est une vrai réussite. L’éditeur Zéphyr tient sa future série phare.

Stéphane Bergam, pilote de Rafale Marine, Nathalie Mercier, scientifique de haut vol, et Khamel Khoun, issu de la gendarmerie maritime, unissent leurs forces pour résoudre une affaire d’Etat. La section Trident se met en route, direction le porte-avions Charles-de-Gaulle.

Un meurtre sur un bateau en pleine mer, c’est toujours délicat. Sur un porte-avions nucléaire, c’est une affaire d’Etat. La Marine nationale préparait depuis quelque temps la constitution d’une nouvelle unité d’investigation spéciale. Le genre d’escouade qu’on envoie lorsque ça va vraiment mal et qu’on ne veut pas que cela se sache. Le type d’équipe capable d’enquêter vite et bien, mais aussi de “nettoyer” si nécessaire. On avait déjà repéré et sélectionné quelques talents d’exception, comme Stéphane Bergam, pilote de Rafale Marine émérite et leader naturel, comme Nathalie Mercier, scientifique de haut vol qui a du mal à redescendre parmi le commun des mortels, et comme Kamel Khoun, un homme d’action et d’idéaux issu de la gendarmerie maritime. Mais il est désormais l’heure de lancer cette nouvelle formation car un homme vient de disparaître sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Il est temps pour la Section Trident…

Scénariste : Patrice Buendia
Dessinateur : Dams
Couleurs : Sylvaine Scomazzon
Parution : 20 octobre 2011
Format : Album
Nb de pages : 48 p.
ISBN-10: 2361180294
ISBN-13: 978-2361180294
14 euros.

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