Archive pour octobre 2011

AMERES VACANCES

Frédéric PICHON
Pélican des isles

ameres-v-webPRESENTATION:

L’histoire se déroule aux Antilles entre la Guadeloupe et la République Dominicaine.  L’auteur Frédéric PICHON raconte la vie d’un couple dont la femme est en proie à la crise de la quarantaine. Hélène Baptiste est prise d’instabilité et va du jour au lendemain détester son mari sans vraiment de raison. Elle va vouloir qu’il disparaisse. Le mari se rend compte que la situation de son couple est précaire. Il va lui offrir un voyage à la République Dominicaine. Une seconde lune de miel en quelque sorte mais qui deviendra un périple infernal. Fiction inspirée de l’actualité et de faits réels, l’auteur a voulu donner corps et vie aux sentiments tumultueux et aux attraits néfastes que certains couples peuvent développer pour le pire.

Ce livre a été un prétexte pour l’auteur de parler des relations conflictuelles qu’entretiennent certains couples pour leur destruction. Au lieu de développer l’amour du départ, ceux-ci arrivent à générer une haine incroyable. Il faut dire que le poids de la vie les écrase. Ils en oublient de s’aimer.  Malheureusement,  cela peut entraîner des extrêmes comme on peut le découvrir dans l’actualité. Certaines femmes ou certains hommes souhaitent voir disparaître leur conjoint.
A travers ce livre, l’auteur a voulu dénoncer également la violence qui se développe un peu partout et qui touche les Antilles. Une violence aveugle, purement égoïste.

RESUME :

La crise de la quarantaine touche aussi les femmes. Et lorsque le démon de minuit les gagne les choses peuvent aller très loin. Suspense, aventure, amour, blessures.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR SUR FLASHMAG (15 OCTOBRE 2011)

Flashmag : Avant de rentrer dans les détails de ton œuvre peux-tu te présenter aux lecteurs de Flashmag ? Qui est Fréderic Pichon ?
Fréderic Pichon : Je suis originaire de Lyon et je réside en Guadeloupe depuis plus de 16 ans. J’enseigne le Français aux Greta.

Flashmag : Parlant de ton œuvre « Amères vacances » d’où t’es venue l’inspiration pour l’écrire et combien de temps a-t-il fallu  pour la produire ?
Fréderic Pichon :J’ai enseigné le français dans la prison de Baie-Mahault en Guadeloupe. Là, j’ai su tirer du milieu carcéral les éléments nécessaires pour écrire mon livre. Les Antilles bien sûr m’ont inspiré ainsi que les couples guadeloupéens.
(…)

Flashmag : Quel est le message de cet œuvre sa portee philosophique ?
Fréderic Pichon : Ce livre a été un prétexte pour moi de parler des relations conflictuelles qu’entretiennent certains couples pour leur destruction. Au lieu de développer l’amour du départ, ceux-ci arrivent à générer une haine incroyable. Il faut dire que le poids de la vie les écrase. Ils en oublient de s’aimer.  Malheureusement,  cela peut entraîner des extrêmes comme on peut le découvrir dans l’actualité. Certaines femmes ou certains hommes souhaitent voir disparaître leur conjoint.
A travers ce livre,  j’ai voulu dénoncer également la violence qui se développe un peu partout et qui touche les Antilles. Une violence aveugle, purement égoïste.

Originaire de Lyon, Frédéric Pichon réside en Guadeloupe depuis plus de 16 ans. Il a enseigné le Français à la prison de Baie-Mahault. Il a su tirer du milieu carcéral les éléments nécessaires pour écrire ce livre. Diplômé de l’Institut Supérieur de la Communication de la presse et de l’Audiovisuel (ISCPA), l’auteur a travaillé en tant que journaliste durant une quinzaine d’années. Il a écrit des articles sur l’archéologie précolombienne notamment dans les pages du National Geographic. C’est un amoureux de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Il a séjourné au Paraguay, a parcouru le Brésil, l’Argentine, la Colombie et la République Dominicaine.
Il est connu dans la Caraïbe pour ses livres à destination de la jeunesse.

L’entretient au complet c’est ici : http://www.flashmagonline.net/blog/698861-flashbook-frederic-pichon-ameres-vacances/

Format : Broché
Parution : avril 2011
Nb. de pages : 214 p.
Dimensions : 14cm x 20,5cm x 1,8cm
ISBN : 978-2-9526847-3-6
EAN : 9782952684736

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LE PRESIDENT DE TROP

Edwy Plenel
Don Quichotte

un-president-de-tropEn 2012, il ne suffira pas d’écarter l’homme. Encore faudra-t-il inventer une République démocratique et sociale.

Dans le Dorian Gray d’Oscar Wilde, un gentleman distingué se fait faire son portrait. Et voilà que le portrait se décompose, lui révélant sa propre corruption. Le sarkozysme et les mécanismes de pouvoir qu’il convoque, sa violence sociale, politique et symbolique, nous renvoie à notre responsabilité : comment avons-nous permis qu’un personnage si excessif multiplie les dérives – dont certaines préexistaient à son avènement : abus de pouvoir et bons plaisirs, passe-droits et conflits d’intérêts, confiscation oligarchique et privatisation partisane ?

Ce livre veut faire le portrait du sarkozysme : le pouvoir de nomination du président de la République ; l’extension du domaine du secret ; la logique verticale du pouvoir exécutif ; la corruption du milieu journalistique ; les courtisans ; la façon, au fond, de ne pas aimer l’irruption de l’information irrévérencieuse, du désordre, de l’événement ; la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir…

Ces mécanismes qui existaient avant lui, Nicolas Sarkozy les exacerbe, aggravant les vices du présidentialisme français : il en ressort un pouvoir sans équilibre, portant en lui le risque d’un absolutisme. En cette époque troublée, il est urgent d’ouvrir les yeux sur la fragilité de notre République. Nous traversons une crise historique du capitalisme, vivons par le numérique une nouvelle révolution industrielle, voyons finir un cycle de domination de notre culture occidentale sur le monde.

L’histoire du siècle précédent nous a appris combien ces périodes incertaines pouvaient mal tourner. Derrière le réquisitoire se posent des questions fondamentales : quel est le sens de ce pouvoir qui demande au peuple de sortir de sa servitude tous les cinq ans pour choisir son maître et, entre-temps, le contraint au silence et à la peur ? Le sarkozysme porte en germe le refus de la démocratie.

REVUE DE PRESSE /
Coups de cœur des vendeurs de la FNAC / GULAY de FNAC Aubervilliers :

« République à vendre!
Le rédacteur en chef de Médiapart nous peint une république et une démocratie en déclin depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’ère Sarkozy, une régression?
ENGUERRAND de FNAC Croix-Blanche
Edwy Plenel
L’ex-directeur du monde revient ici sur une présidence unique : l’extension du domaine du secret, la logique verticale du pouvoir exécutif, la corruption du milieu journalistique, les courtisans… Ces mécanismes qui existaient avant Nicolas Sarkozy aggravent les vices du présidentialisme français. »

L’INTRODUCTION D’EDWY PLENEL /
« LE CRIEUR DE JOURNAUX » :

Dans l’un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d’introduire un discret hommage au traité de son ami Étienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission . On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr’Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.
Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu’il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l’insécurité sociales s’étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l’avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l’avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.
À mesure que s’approche l’échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d’intérêts leur tient lieu d’intérêt général et l’inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. À l’été 2010, l’affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l’argent et de la politique, d’une politique soumise à l’argent. En ce début de l’année 2011, c’est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d’un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.
« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l’Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l’ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c’est à lui qu’il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d’un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu’elle prolongea en l’aggravant.
Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu’on nomme révolution, ce mot qu’a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu’il avait été, au XIXe, synonyme de pain, de paix et de liberté. À lui parce qu’il est temps d’accomplir la promesse d’une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l’origine et désormais minée par la contre-réforme d’un pouvoir soumis aux intérêts d’une minorité de privilégiés.
Le peuple, donc, parce que, s’il ne s’en mêle pas, s’il ne s’en charge pas lui-même, s’il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l’habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. À trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?
À mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu’ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l’indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l’importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l’esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu’eux-mêmes.

Du journalisme comme chien de garde
Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d’un sursaut populaire et d’une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. À ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume les textes, articles et chroniques que j’ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d’un entêtement et d’une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d’un pouvoir réduit à la personne qui l’incarne. Cohérence d’une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d’abandons professionnels.
Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d’instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l’élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C’est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart .
Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d’indépendance aux pouvoirs, de résistance à l’air du temps et d’invention d’un possible professionnel, ce livre est donc d’abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l’ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d’alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n’a eu de cesse d’être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l’énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l’homme du 27 mars 1996 .
Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. À l’heure de l’information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d’être au rendez-vous de son métier : l’événement non plus comme répétition, mais comme création. L’événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. À l’opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l’enquête, le reportage ou l’analyse, Mediapart s’est efforcé d’être au rendez-vous de cette exigence.
Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d’une presse sans papier – ni frontière, d’ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d’une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d’indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d’édition créée à l’enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d’emblée l’enseigne . C’était en 1958, en pleine guerre d’Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d’une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.
Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d’énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l’insoumission et de l’indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu’incontrôlable. Péguy qui, dans l’article manifeste du premier numéro desdits « Cahiers », en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».
Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n’y a pas de débat d’opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leurs révélations. Symbole d’intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l’ombrageux : « Ces “ Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis. » Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout et sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d’élévation.

Vertus de l’antisarkozysme
« Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s’il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Écrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public ». « Qu’est-ce qu’un journaliste ? », demandait-il dans l’éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s’accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse, qui n’est simple qu’en apparence : « C’est un homme qui d’abord est censé avoir des idées . »
Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L’antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. À première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n’agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.
Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d’idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n’est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d’une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter, au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.
Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d’une personne privée, il fallut bien s’interroger. Rencontre d’institutions dangereuses et d’un individu excessif, l’élection de 2007 obligeait à envisager d’autres accidents, d’autres dérives, d’autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d’un clan et les abus d’un personnage, nous subissions aussi l’excessif pouvoir que leur donne la place qu’ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.
Moment d’abaissement et d’égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitués. Cette réalité-là s’appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.

Vices du présidentialisme
Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l’intégrisme est aux religions, ce que l’absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n’est pas le fait qu’il y ait une présidence de la République, c’est que la République soit aux mains du président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d’une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d’exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l’excès n’a cessé de s’étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.
On le sait, les tragédies qui font l’histoire se répètent en farces. Ce n’est pas un progrès, loin s’en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d’une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d’une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l’onction, pas la conviction. L’apparence, pas l’essence. Les mots, pas la culture. Condition d’une République sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d’être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d’une classe politique qui en souffre autant qu’elle en profite. Mais, le plus souvent, c’est un point de vue de circonstance : d’opposants ruminant leurs défaites et qui s’empresseront de l’oublier à l’approche d’éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.
À chaque revers des oppositions du moment, qu’elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu’elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l’excès d’un président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l’étable, courbant l’échine et changeant d’allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l’approche de l’échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts . Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l’aventure mitterrandienne plutôt que de l’exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s’approprier cette présidence plutôt que la réfuter.
Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clef de voute du système est la clef de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l’état en se disant qu’il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu’existe ce système organiquement déséquilibré, tous les présidents qui se sont succédés n’ont cessé d’envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d’une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l’irresponsabilité, de l’entre-soi et de l’entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu’eux, puisqu’ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D’un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.
Aurons-nous, enfin, le courage qu’ils n’ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s’éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c’est l’habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d’un seul comme s’il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l’ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »

Puisse ce livre y aider.
Edwy Plenel, Paris, le 8 février 2011.

Journaliste, ancien directeur des rédactions du Monde, Edwy Plenel est cofondateur et président de Mediapart.

un-president-de-trop-2REVUE DE PRESSE /
La critique de Livres à lire :

« Hier, je vous proposais de revenir sur le passé, en se remémorant le 10 mai 1981 et les années Mitterrand. Aujourd’hui, à un an des élections présidentielles,  je pense qu’il est opportun de réfléchir à ce que nous voulons pour notre avenir. A l’heure où les différents partis politiques cherchent à se montrer sous leurs meilleurs jours, pour séduire les électeurs, il est important de garder les yeux grands ouverts et de ne pas se laisser avoir par les belles promesses des uns et des autres.
Le livre d’Edwy Plenel ” Le président de trop ” nous met en garde contre les dérives des institutions de la Ve République dont la constitution a permis que l’essentiel du pouvoir soit concentré entre les mains du président de la République. Et selon la personnalité, la moralité et les réelles motivations de celui qui incarne la fonction, cela peut poser problème et ceci d’autant plus si l’opposition ne joue pas son rôle. L’hyper-présidence sarkozyste en a démontré les failles.
Condition d’une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous sommes confrontés en permanence aux prérogatives étendues à l’excès d’un Président irresponsable et intouchable, à l’absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, l’extension du domaine du secret, un pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, une  représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, un pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir, un système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Les différents articles d’Edwy Plenel, réunis ici et publiés entre septembre 2006 et février 2011 dans  Le Soir, Marianne ou Mediapart, sont autant de piqures de rappel pour nous renvoyer à nos responsabilités de citoyen. Voter est un devoir, ne pas l’exercer, c’est permettre à des personnages peu soucieux de vos intérêts de se hisser au plus haut de l’Etat et d’y faire ce que bon leur semble.  Ne l’oubliez pas lorsqu’il sera temps de mettre votre bulletin dans l’urne. Faute de quoi, il faudra arrêter de se plaindre ! »
http://www.livres-a-lire.net/article-livre-le-president-de-trop-edwy-plenel-don-quichotte-73639668.html

Parution : 10 mars 2011
Format : Broché
Nb de pages : 516 p.
ISBN-10: 2359490338
ISBN-13: 978-2359490336

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LA PETITE FILLE DU JOUR DEVINT UNE FEMME DANS LA NUIT

Corinne Braux
Persée

la-petite-fille-du-jour-devint-une-femme-dans-la-nuitUn grand livre sur l’espérance ! Malgré tout …

Corinne n’est pas une femme ordinaire. Atteinte très jeune de rétinite pigmentaire, elle fait le récit de sa vie avec l’hypersensibilité des personnes éprouvées par la cécité.

Elle vécut la mort de son père, le remariage de sa mère, le chagrin de voir son demi-frère handicapé à cause de la négligence d’un médecin, la maladie éprouvante de sa maman suivi du décès de celle-ci.

Les deux mariages de Corinne furent des échecs Mais les espérances subsistent malgré tout !

Parution : 20 mars 2010
Format : Broché
Nb de pages : 120 p.
ISBN-10: 2352163501
ISBN-13: 978-2352163503

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LIVRE JEUNESSE / THEO LE BALEINEAU. SAUVE LE LAGON

Sebastien Gannat
Editions ORPHIE

theo-le-baleineauRien ne va plus dans le récif !
Des boîtes de conserve, des sachets en plastiques, des bouteilles en verre polluent le lagon et menacent la vie de ses habitants.
Théo le Baleineau va-t-il parvenir à sauver le lagon.

Sébastien Gannat revient pour un deuxième album avec son personnage fétiche, Théo le Baleineau. Après Les vacances de Théo le Baleineau (Orphie, 2008), voici Théo le baleineau sauve le lagon.

Un album vif, dynamique, qui a à cœur de faire passer un message civique et écologique pour préserver le lagon des détritus jetés par l’homme. Une fiction marine cohérente et efficace destinée aux plus jeunes.

Sébastien GANNAT occupe la profession de Psychologue du Travail sur l’Ile de la Réunion où il vit depuis 7 ans avec sa compagne d’origine Réunionnaise. Proche de la communauté Indienne, ses rencontres professionnelles et personnelles lui inspirent l’écriture de son premier ouvrage de Bande Dessinée « Goyave de France », qui raconte, sur le ton de l’humour, l’arrivée d’un métropolitain dans l’Ile.
Passionné par le monde sous marin, la naissance de son enfant le conduira à imaginer une histoire intitulée « Les vacances de Théo le Baleineau ».

Format : Album
Illustration : Couleur
Dimension : 200 x 170 mm
Nb de pages : 48 p.
ISBN 978-2-87763-599-8
EAN 9 782877 63 5998

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THE RELENTLESS REVOLUTION: A HISTORY OF CAPITALISM

Joyce Appleby
Reed Business Information, a division of Reed Elsevier Inc.

the-relentless-revolutionArguing that capitalism is a cultural—rather than purely economic—phenomenon, Appleby (Liberalism and Republicanism in the Historical Imagination) traces its trajectory through European, American, and Asian successes and setbacks, its unhappy experiments in colonization, the world wars, and into contemporary India and China.

She narrates the rise of capitalism as a process of accretion, starting with Dutch agricultural innovations that were adopted and improved upon by the British. This set England on the path to controlling famine and, ultimately, freed capital and labor for trade.

Appleby turns Marxism on its head as she proposes that the new social relations introduced in England as a result of converting common land into freeholds were the consequence, not the cause, of the transformation in English farming.

If this sounds like breathless global time travel, it is still a laudable effort at demonstrating that there was nothing inevitable about the rise of capitalism.

Both scholarly and accessible, this book unpacks a complex web of seemingly unrelated events; its dazzling achievements are tarnished only by multiple misnomers: there is no city called Calico in India (there’s a Calicut) and no language called Hindu (it’s Hindi). (Jan.)

Historian Appleby traces capitalism (a system based on individual investments in the production of marketable goods) from early industrialization to the present global economy. She explores the benchmarks in capitalism’s ascent, looking at how this system transformed politics while churning up practices, thoughts, values and ideals that had long prevailed within the cocoon of custom. It changed the way people thought and planned, and the author shows how different societies respond to its challenges up to the twenty-first century and the world recession of 2008–09.

She explains that the 2008 financial crisis was caused by the era of deregulation from the late 1970s to 1999, while vast sums of money circulated through global markets and the growth in financial assets outpaced real economic activity. Appleby concludes that since capitalism is a set of practices and institutions that permits billions of people to pursue their interests in the marketplace, it is highly likely that panics and bubbles will occur again. This is an excellent book. –Mary Whaley

In this stimulating history, Appleby insists that, far from being inevitable, the advent of capitalism was “a startling departure from the norms that had prevailed for four thousand years,” and required a radical reconception of human nature.

Her early chapters, which trace the peculiar factors that caused capitalism to flourish in eighteenth-century England first, rather than in another of the world’s merchant behemoths, are the strongest. Appleby excels at stripping away revisionist layers to give the reader the perspective of past actors. As for the present, she recommends globalized capitalism as a remedy for easing poverty, but warns that mathematical models often ignore the messiness of social relations. Capitalism, she argues, “is as much a cultural as an economic system,” dependent on turbulence and risk, yet, once established, “poised to crush any opposition to its expansion.”

Politics and technology fill many pages, yet Appleby insists that capitalism is above all a matter of culture.  (I might almost say “mentalité” although the Annales school remains outside the author’s ken.) For this reason, she chooses Max Weber over both Adam Smith and Karl Marx as the prophet of Capitalism.  She situates the decisive mental turn that produced capitalism in the political upheavals that swept England between 1640 and the Glorious Revolution.

Having previously written on English economic thought in this period, she argues that England emerged from the time of troubles with at least some share of power in the hands of people who viewed economic activity as legitimate and not as demeaning or morally suspect.  Furthermore, economic calculation and forward-thinking action had become relatively pervasive on the part of producers and even of consumers.  Institutions favorable to economic development grew out of the changed attitudes, while progress in agriculture and the expansion of commerce played important supporting roles as necessary conditions for sustained expansion.

With the industrial revolution underway, the new spirit of inquiry having hatched scientific discoveries as well as the familiar “wave of gadgets,” the rest was a matter of diffusion and imitation and of leapfrogging in later waves of technological change.  Most attention in the next phase centers on the U.S. and secondarily on Germany.  In the later nineteenth century, the subject of imperialism gets a good airing.  As with slave-worked plantation agriculture earlier, Appleby tries hard to bring the Western land grab in Africa and elsewhere under the umbrella of capitalism, but to this reader less than convincingly.

In fact, nineteenth century imperialism, like the wars of the first half of the twentieth century, owes more to militant nationalism, in my view, than to capitalism.  The chapter title, “rulers as capitalists,” is clever but does not add greatly to the force of the argument.  This is not to deny that the colonial powers strove to turn a profit from their ventures, but that falls short of making profit the dominant motive for the last great expansion overseas.

Appleby manages to devote fully a hundred pages to the period since the end of fast postwar growth, say from 1973 on.  All the expected bases are touched, from the emerging economies of Asia to the explosion in information technology and the recent (current?) financial crisis.  While many crisp set pieces here (as elsewhere) enliven the account, Appleby has little new to add, and I would have wished that the space had been devoted to more detailed and nuanced treatment of the earlier material, some of which flew by like the near landscape from a high-speed European train.  A botched reference to J. de Vries’ industrious revolution, a single dismissive reference to D. Landes and none to F. Braudel, and almost nothing on pre-factory industry seems to me to leave out too much.   There is also, in my view, too great an emphasis on nation states as units of analysis, and too little on the role of cities and regions.

REVIEW:
‘THE RELENTLESS REVOLUTION’ BY JOYCE APPLEBY
for Chicago Tribune :

“In ‘The Relentless Revolution’ Professor Joyce Appleby, a past president of the American Historical Association, offers a sweeping new history of capitalism, from its origins in the trading empires of the late Middle Ages all the way through to the Great Crisis of 2008.Appleby’s capitalism, in the spirit of Schumpeter, is defined by change, by “creative destruction,” driven by private initiative rather than state power. She locates its origins, preeminently, in 18th century England, where command of the seas meshed with the first application of industrial energy sources to large machines. In this, she seems to agree with Karl Marx, who in the Communist Manifesto wrote:
“The bourgeoisie…has created more massive and more colossal productive forces than have all preceding generations together. Subjection of Nature’s forces to man, machinery, application of chemistry to industry and agriculture, steam-navigation, railways, electric telegraphs, clearing of whole continents for cultivation, canalisation of rivers, whole populations conjured out of the ground…”The difference is that Marx was a critic and Appleby, frankly, is a booster. Here is her take on the late 18th century potter Josiah Wedgwood who “approached pottery making like a scientist, an artist, and a taskmaster”:“Wedgwood took the mixed bag of humanity on his payroll and shaped it into a modern workforce. He used bells and clocks to instill punctuality. Exact record keeping enabled him to identify and fine refractory employees. … He had no tolerance for the easy work habits of his father’s generation, but he did take care of his workers’ material needs, paying high wages, looking after their health…Their health? In Capital, Marx visits the same scene in the full flush of 19th century industrialization. Here he quotes an official inquiry, from 1863: “The potters, as a class…are stunted in growth, ill-shaped, and frequently ill-formed in the chest; they become prematurely old, and …certainly short-lived; they are phlegmatic and bloodless, and exhibit their debility of constitution by obstinate attacks of dyspepsia, and disorders of the liver and kidneys, and by rheumatism. But in all diseases they are especially prone to chest-disease, to pneumonia, phthisis, bronchitis and asthma. One form … is known as potter’s asthma, or potter’s consumption.”Why doesn’t Appleby talk about this? Marx was no gadfly, and he had the facts. Whether progress in the industrial art of bone china was worth the cost in human bones can be debated – up to a point. But a text which glamorizes the Staffordshire pottery sheds without even noting — let alone disputing — the evidence so famously brought against them in Capital is, properly, to be suspected of cleaning things up. On American slavery, Appleby does confront what she calls the “ugly face” of capitalism, “made uglier by the facile justifications that Europeans offered for using men until they literally dropped dead.” Fair enough. But then … was American slavery really “capitalism?” The classical political economists – Adam Smith and David Ricardo – didn’t think so. The main class conflict in their world was between factory men and landlords; to them slaveholders were a feudal throwback. Even Josiah Wedgwood was an abolitionist — yet he and his successors did not scruple at using “free” workers “until they literally dropped dead.” But Appleby needs slavery as capitalism, for comparison’s sake. The comparison helps her to argue that industrial capitalism was relatively “benign.”Consistently uncritical, Appleby passes over the Great Crash of 1929 and even the Great Depression with banalities. Of the crash, she states inaccurately that the “experts do agree” that it “didn’t trigger the Depression.” Actually, they don’t. Of the Depression, its causes are “hidden” and they “elude experts.” (John Maynard Keynes would not agree with that.) Of the New Deal, she states that the “National Industrial Recovery Act ran afoul of one of the strongest and most distinctive American values, the commitment to freedom over social planning.” In fact, the NIRA was highly popular, especially among businesses desperate to keep their prices up. They displayed the Blue Eagle with enthusiasm, until the Supreme Court shot it down.It would have been better – more manageable, more clear — to end the history of capitalism in 1930. For Keynesianism, the Wagner Act, Social Security, the alphabet agencies and the WWII mobilization gave us economic recovery in new forms, in which the private sector was – once again — reshaped by the state. The modern economy – regulated and guided by public policy, for better or worse – is capitalist in name only. Appleby’s attempt to discuss today’s United States – let alone China – as though they are capitalist in the same sense as in Wedgwood’s day serves mainly to empty the word of meaning.This brings us, finally, to the Great Crisis of 2008. Here Appleby’s treatment of some details isn’t bad — for instance she recognizes that financial deregulation was disastrous. But we do not get what we deserve, after reading so far: thoughtful closure on a grand theme. Instead, there is a certain jaded, seen-it-all-before quality to the prose. After all, isn’t capitalism all about change, and what is the crisis, if not just another round of change? Move along, nothing to see here.There is something about this book that doesn’t gel, and I think the problem is, the author never quite decided what argument to make. As a result, ‘The Relentless Revolution’ is, well, dull. In the late 1800s, the emerging discipline of economics was riven by conflict between a “Historical School” and the torchbearers of what would become modern economic theory, eventually rendered in mathematics. The Historicists favored factual narrative, and Joyce Appleby’s work represents an extreme expression of their view. Still, pure narrative needs theory to give it theme. Appleby is rightly wary of facile models – however fancy their math – that fail to come to grips with technological and social change. But to shovel bits and pieces of everything into the kitchen sink — labeling it all “change” and occasionally repeating the title phrase, “relentless revolution” – is no solution either.’The Relentless Revolution’ by Joyce Appleby
WW. Norton, 494 pagesJames K. Galbraith is the author of ‘The Predator State’ and most recently of a new foreword to ‘The Great Crash, 1929′ by John Kenneth Galbraith. He teaches at the LBJ School of Public Affairs, The University of Texas at Austin.”
http://featuresblogs.chicagotribune.com/printers-row/2010/01/review-relentless-revolution-appleby.html

Politics and technology fill many pages, yet Appleby insists that capitalism is above all a matter of culture.  (I might almost say “mentalité” although the Annales school remains outside the author’s ken.) For this reason, she chooses Max Weber over both Adam Smith and Karl Marx as the prophet of Capitalism.  She situates the decisive mental turn that produced capitalism in the political upheavals that swept England between 1640 and the Glorious Revolution.  Having previously written on English economic thought in this period, she argues that England emerged from the time of troubles with at least some share of power in the hands of people who viewed economic activity as legitimate and not as demeaning or morally suspect.  Furthermore, economic calculation and forward-thinking action had become relatively pervasive on the part of producers and even of consumers.  Institutions favorable to economic development grew out of the changed attitudes, while progress in agriculture and the expansion of commerce played important supporting roles as necessary conditions for sustained expansion.
With the industrial revolution underway, the new spirit of inquiry having hatched scientific discoveries as well as the familiar “wave of gadgets,” the rest was a matter of diffusion and imitation and of leapfrogging in later waves of technological change.  Most attention in the next phase centers on the U.S. and secondarily on Germany.  In the later nineteenth century, the subject of imperialism gets a good airing.  As with slave-worked plantation agriculture earlier, Appleby tries hard to bring the Western land grab in Africa and elsewhere under the umbrella of capitalism, but to this reader less than convincingly.  In fact, nineteenth century imperialism, like the wars of the first half of the twentieth century, owes more to militant nationalism, in my view, than to capitalism.  The chapter title, “rulers as capitalists,” is clever but does not add greatly to the force of the argument.  This is not to deny that the colonial powers strove to turn a profit from their ventures, but that falls short of making profit the dominant motive for the last great expansion overseas.
Appleby manages to devote fully a hundred pages to the period since the end of fast postwar growth, say from 1973 on.  All the expected bases are touched, from the emerging economies of Asia to the explosion in information technology and the recent (current?) financial crisis.  While many crisp set pieces here (as elsewhere) enliven the account, Appleby has little new to add, and I would have wished that the space had been devoted to more detailed and nuanced treatment of the earlier material, some of which flew by like the near landscape from a high-speed European train.  A botched reference to J. de Vries’ industrious revolution, a single dismissive reference to D. Landes and none to F. Braudel, and almost nothing on pre-factory industry seems to me to leave out too much.   There is also, in my view, too great an emphasis on nation states as units of analysis, and too little on the role of cities and regions.
Perhaps I am underestimating the appeal this book might have for, say, a history undergraduate or a general reader looking for a survey and preferring a literate narrative to an account filled with tables and graphs (there are none).  But for the economic historian, despite pithy accounts of particular episodes, the stress on the overly familiar and the inability to engage closely with the hard questions causes the book to fall a bit short.

Paul Hohenberg, Professor Emeritus of Economics at Rensselaer Polytechnic Institute, is past president of the Economic History Association.  The book he co-wrote with Lynn Hollen Lees, The Making of Urban Europe, 1000-1994 (Harvard University Press, 1995), recently appeared in a Chinese edition.

Pages: 494 p.
Publisher: W. W. Norton & Company; First Edition; First Printing edition (January 4, 2010)
Product Dimensions: 9.5 x 6.5 x 1.5 inches
ISBN-10: 0393068943
ISBN-13: 978-0393068948

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SOUS LES MAINS SANGLANTES

Val McDermid
J’ai Lu

sous-les-mains-sanglantesAlors qu’il travaille tard à l’hôpital, Tony entend du bruit dans l’escalier. Il décide d’aller voir ce qui se passe et il se rend compte qu’un des patient s’est échappé de sa cellule et qu’il est entrain de menacer les infirmières. N’écoutant que son courage, Tony essaye d’arrêter celui ci mais c’est peine perdu, et il se retrouve à l’hôpital.

En effet, le patient l’a blessé au genou avec une hache, mais il a réussi à faire diversion et le personnel hospitalier a pu s’échapper.
Tony est donc cloué au lit et ne doit pas bougé. Sa blessure est grave et il peut même avoir des séquelles à vie. Mais au réveil de l’opération, il découvre à son chevet sa mère qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui n’a pas vraiment de sentiment pour lui. Mais que cherche t elle?

De son coté, Carol est sur l’affaire de l’assassinat du célèbre footballeur Robbie Bishop, qui semble avoir été empoisonné. Son patron a une énorme pression car il était une star et les gens veulent savoir ce qu’il lui est arrivé. Elle va donc devoir sollicité Tony pour l’aider dans cette enquête. Mais pourra t il être aussi efficace que d’habitude? Les médicaments et le retour de sa mère ne l’aide pas dans cette tache.

Le profileur Tony Hill, grièvement blessé par un patient forcené de l’hôpital psychiatrique, affronte, de son lit de douleur, la rapacité de sa garce de mère. Quant à Carol Jordan, elle doit élucider plusieurs meurtres ayant pour point commun une liste de plantes vénéneuses. La première victime étant la vedette du football-club de Bradfield, l’émotion du public frôle l’hystérie. Et cela atteint son comble lorsqu’une bombe explose au stade un jour de match de Première Ligue…

Encore des terroristes? Seul Tony Hill, pourtant affaibli, sera capable de déceler un lien ténu entre des affaires apparemment étrangères l’une à l’autre. Voici la cinquième enquête du tandem fétiche de Val McDermid: “Avec Tony et Carol, je peux creuser en profondeur dans ces régions considérées par certains comme la quintessence du Mal et par d’autres comme la déchéance absolue de l’humanité.”

REVUE DE PRESSE /
La critique de Sharon :

« C’est un thriller passionnant mettant en scène Carol Jordan et Tony Hill. C’est aussi le dernier tome disponible en français, un autre est sortie l’an dernier aux États Unis mais pas encore chez nous. Je vous avoue que j’ai hâte car ces deux la me manque déjà.
L’histoire est bien ficelé et le suspens présent jusqu’à la dernière page. Le début de celle ci viens nous renseigner sur les conséquences du précédent tome. On se demande si certains enquêteurs se sont remis de leurs mésaventures et c’est avec plaisir qu’on les retrouve.
Comme dans les précédent tomes, l’auteur ne fait pas dans la dentelle et malmène ces personnages mais c’est pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que l’on va de surprise en surprise.
Ce tome est aussi tourné sur la vie de Tony et on apprend plein de choses sur lui. Grâce à sa mère, on découvre son enfance difficile et on comprend pourquoi il peut agir de certaines manière parfois. C’est très enrichissant car c’était un personnage assez mystérieux, qu’on apprend à mieux connaître pour mieux s’attacher à lui.
Il y a aussi le suspens autour du personnage de Youssef. On suit ces investigation et on se demande ce qu’il prépare et quels sont ces buts. Le dénouement se trouve dans les dernières pages et là aussi, on vit un très bon suspens.
Au final, c’est un excellent roman et Val McDermid ne me déçoit pas du tout. Elle est arrivé encore une fois à me tenir en haleine jusqu’au bout et j’ai vraiment hâte de connaître la suite de leurs aventures.
Ce livre marque ma deuxième lecture d’un roman de Val Mc Dermid, après « Quatre garçons dans la nuit ». Une différence de taille apparaît cependant : Sous les mains sanglantes fait partie d’une série, il s’agit de la cinquième enquête mettant en scène le duo Carol Jordan (inspecteur principal)/Tony Hill (psychologue et profileur). Prendre une série en cours de route ne m’a jamais dérangé, surtout que Val McDermid distille suffisamment d’éléments de leur passé commun pour donner de l’épaisseur aux personnages, sans que jamais ses allusions soient obscures au point que l’on se dise “flûte ! j’ai dû rater quelques chose”.
Gageure supplémentaire : l’auteur aime nous lancer sur une fausse piste. En effet, en découvrant les premières pages, et l’acte héroïque de Tony, j’avais en tête de nombreux clichés sur la folie et l’influence des éléments extérieurs et je pensais qu’elles prendraient place dans l’action. De folie, il en sera bien question, mais pas du tout comme je m’y attendais. Même l’immobilisation de Tony, qui fait irrésistiblement penser à Jeff, le héros de Fenêtre sur cour, sera exploitée de manière très particulière : Tony ne sera pas un héros passif, obligé de sans cesse déléguer.
Si je compare ce roman à un film, c’est parce que son efficacité fait immédiatement penser à une adaptation possible à la télévision (ce qui a d’ailleurs été réalisé : Tony et Carol furent les héros pendant six ans d’une série télévisée outre-Atlantique). La narration, découpée en journée, alterne deux points de vue principaux, l’équipe des enquêteurs d’un côté, Youssef Aziz de l’autre, et j’ai bien sûr tenté de créer des liens entre ses deux récits parallèles et linéaires, en m’appuyant sur des indices, et tourné les pages rapidement, tant j’avais envie d’en savoir plus.
Carol et Tony ? Toujours par opposition avec d’autres couples d’enquêteurs célèbres, ils vivent ensemble (ils partagent le même appartement et la garde du chat, très régulièrement nourri ou autorisé à chasser de petits rongeurs – vous ne pensez tout de même pas que j’aurai passé Nelson sous silence ?) mais nous savons qu’une histoire d’amour est difficilement possible entre ces deux êtres aux blessures visibles par eux seuls.
Autre manière de se démarquer des lieux communs policiers : cette équipe qui n’en est pas vraiment une. La plupart des membres jouent les francs-tireurs (et tant pis pour les risques qu’ils prennent) ou passent outre les volontés de leur chef pour obéir à Tony – d’où des scènes mémorables qui font dire à Carol que Tony est bien heureux d’être à l’hôpital (pas parce qu’il évite ainsi une belle dispute, non, parce qu’il pourra être soigné immédiatement). Le point commun entre les membres de l’équipe ? Une vie sentimentale hors-norme, mis à part Kévin, marié et père de famille et qui ne leur pose pas de problème : même les lesbiennes ont des problèmes de couples, et la petite génie de l’informatique a une façon très « moderne » d’envisager une soirée d’amour.
Peu importe leur volonté de faire cavalier seul (très utile finalement quand une unité anti-terroriste entière vous retire une de vos enquêtes juste sous votre nez), les meurtres qu’ils ont à résoudre sont à la fois modernes et classiques. Moderne, l’attentat au stade municipal rappelle notre crainte du terrorisme et la peur de l’autre. Il montre aussi le poids des préjugés, et comment il est nécessaire aux enquêteurs de s’en défaire. Classiques, les empoisonnements rappellent les intrigues des romans d’Agatha Christie, entraînant proximité et éloignement de la victime. Tous deux entraînent une planification implacable, qui fait froid dans le dos, rétrospectivement.
Sous les mains sanglantes est un roman policier que je vous conseille chaudement. »
http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-sous-les-mains-sanglantes-de-val-mcdermid-74985872.html

Date de parution : mai 2011
ISBN :    9782290024751

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QUELLE ECOLOGIE POUR DEMAIN ?

Jean-Marie Pelt
L’Esprit du temps

quelle-ecologie-pour-demain« Lorsqu’on veut comprendre les relations de l’homme et de la biosphère, on s’aperçoit très vite qu il faut de la culture pour comprendre la nature. » Jean-Marie Pelt nous fait une véritable profession de foi naturaliste sur les grands équilibres naturels et les valeurs fondamentales qui les organisent : compétition, collaboration, solidarité, des valeurs que l’homme devrait lui-même cultiver pour sa propre survie.

Une profession de foi naturaliste sur les grands équilibres naturels et les valeurs fondamentales qui les organisent et que l’homme devrait lui-même cultiver pour sa propre survie : compétition, collaboration, solidarité.

« Le cri d’alarme a été lancé il y a quelques décennies, puis relancé maintes fois au cours des toutes dernières années : la terre est malade. Elle est malade de fièvre avec le réchauffement dû sans doute pour une bonne part à l’effet de serre. Elle souffre de désertification, comme si sa peau végétale desquamait. Elle est malade du mouvement grandissant des mégalopoles qui s’étendent comme un cancer, et de la densité des populations. Elle a, en fait, de nombreuses maladies et elle est intoxiquée par la chimie (…) Réconcilier l’homme et la nature, c’est à mon sens la tâche de ce siècle et cela demande des dispositions particulières de l’esprit et du coeur. Car l’avenir de l’homme, malgré toutes les apparences, ce n’est pas la technologie, ni le progrès matériel, mais bien l’élévation morale et spirituelle. »

L’AUTEUR

Professeur de biologie végétale et de botanique à l’université de Metz, Jean Marie Pelt est Président de l’Institut Européen d Ecologie qu’il a fondé en 1971 et cofondateur, en 1999, du Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN).
Il est l’un des premiers en France à avoir fait comprendre l’écologie à travers ses nombreuses conférences, ses émissions médiatiques et ses publications.

Il est en outre Ambassadeur bénévole de l’Environnement pour l’Union Européenne. Jean-Marie Pelt est ainsi très actif en ce qui concerne les questions de sécurité alimentaire, notamment celles qui concernent les organismes génétiquement modifiés (OGM), contre lesquels il s’oppose fermement. Il est enfin l’un des premiers en France à avoir fait comprendre l’écologie à travers ses conférences, émissions de radio (CO2 mon amour sur France Inter), de télévision (L’Aventure des plantes sur TFI, disponible sur le site internet de l’INA), et ses publications.

Il a publié plus de 50 ouvrages traduits en de nombreuses langues, dont récemment : Nature et Spiritualité (Fayard 2008), Le monde s’est-il créé tout seul ? (Albin Michel 2008), La raison du plus faible (Fayard, 2009) et Les Dons précieux de la nature (Fayard, 2010) (cf. la bibliographie complète page 87). Le présent texte reprend pour partie Une Leçon de nature publié aux éditions l’Esprit du Temps avec les Lettres sur la botanique de Jean-Jacques Rousseau en 1993.

Format : Relié
Nb. de pages : 88 pages
Dimensions : 14cm x 19cm x 0,8cm
ISBN : 978-2-84795-189-9
EAN : 9782847951899

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POUR SURMONTER LA DEPRESSION SAISONNIERE

Alain Héril
Nicole Bussière

pour-surmonter-la-depression-saisonniereLa dépression saisonnière touche de nombreuses personnes dans le monde, notamment dans l’hémisphère nord. C’est une forme atypique de dépression qui s’exprime par une forte anxiété et un état mélancolique dus à la perte d’exposition à la lumière. On estime à environ 7% le nombre d’adultes atteints de ces troubles, avec une prédominance chez les femmes.

Au-delà des difficultés physiques, c’est aussi le psychisme qui est touché. Il est important de savoir le redynamiser pour retrouver un rapport équilibré et serein à soi-même.

Ce livre propose une compréhension du phénomène dépressif, et, à l’aide d’exercices de visualisation et de pratiques actives de méditation, offre des voies nouvelles pour prendre en charge sa santé psychologique et ses relations au monde. Sans recette toute faite, ni vulgarisation hâtive, il aide la personne dépressive à retrouver une réelle autonomie, ainsi que celles et ceux pour qui automne et printemps sont les périodes les plus difficiles de l’année.

Alain Héril est psychothérapeute et sexothérapeute. Il est également formateur et enseigne d l’université.
On lui doit notamment Aimer (Flammorion), Les Continents féminins (Jean-Claude Gawsewitch) et dans la collection “Cooching méditatif” : Pour l’harmonie du couple, Pour garder la ligne, Pour vaincre ses phobies, Pour développer sa libido et Pour vaincre sa timidité. Ses livres sont traduits en plusieurs langues.

Format : Poche
Nb de pages : 127 p.
ISBN-10: 2850903477
ISBN-13: 978-2850903472

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POUR GRANDIR, IL FAUT …

Catherine Grive, Jean-François Spricigo
Editions du Rouergue

pour-grandir-il-fautPour grandir, il faut… naître, d’abord ! Puis manger, bouger, courir, jouer, réfléchir, s’étonner, aimer, détester et, surtout, imaginer… A travers une galerie de portraits en noir et blanc se déclinent l’enfance et ses étapes.

Pour grandir, il faut être de ces entreprises qui prétendent – et démontrent – que la photographie noir et blanc a une vocation sans égale à rendre compte de la situation de l’humain entre le commun et le particulier, le collectif et l’individuel.

Les images s’y insèrent dans une lignée artistique associable au nom de Doisneau. Mais (car il y a sans doute un « mais » concernant cette référence très partagée et sa fraîcheur parfois perdue) leur association avec un  texte aussi choisi que laconique donne à l’ensemble un statut comme réinventé de poème et de récit.

La dernière page ouvre sur une photo un peu floue et le verbe : « S’imaginer ».

Format : Broché
Nb de pages : 24 p.
ISBN-10: 2812601779
ISBN-13: 978-2812601774

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LES TRESORS DES ABYSSES

Daniel Desbruyères
Quae

les-tresors-des-abyssesRésumé : Désert stérile ou Eldorado ?
Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. C’est l’immense majorité des eaux océaniques et plus de 90 % de notre biosphère, un vaste “continent” sombre où, selon Monod, “tout communique”.

Débutée dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’étude de ce milieu a progressé au rythme des innovations technologiques, puis, à partir de la moitié du XXe siècle, du développement des engins submersibles, habités, télé-opérés ou autonomes.

Durant les trente dernières années, une petite communauté de scientifiques a montré que ce milieu, loin d’être un immense désert hostile, peuplé de rares organismes, peut parfois se révéler riche de vie, et receler d’importantes ressources minérales et énergétiques. Les limites de la vie ont été bousculées, de nouvelles théories sur son origine ont été proposées et des voies biologiques originales ont été décrites.

Ce livre entraîne le lecteur à plonger parmi ces “peuples de la nuit” : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d’eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d’épongés et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. Bonne exploration !

« Il est effet de notre responsabilité collective de protéger ce milieu [les abysses] difficile d’accès, souvent énigmatique et un peu terrifiant, contre l’agression de la civilisation moderne. […] … sa biodiversité élevée peut-être une source future de ressources génétiques pour l’homme et constitue un capital pour l’évolution de la vie sur notre planète. »

Les trésors des Abysses mêle la science, l’histoire et l’anecdote. Le lecteur explore, apprend, permet de découvrir un univers insolite et exceptionnel. Un livre qui séduira à la fois les passionnés à la recherche d’informations scientifiques et les amateurs curieux. Abordable, précis, pour tous (sans tomber dans la vulgarisation réductrice), Les trésors des Abysses est un ouvrage à s’offrir et à offrir.

Pour en savoir plus : http://www.quae.com

REVUE DE PRESSE :
La critique de Daniel Desbruyères pour « Café de la librairie » :

« Les trésors des Abysses de Daniel Desbruyères, dans la coll. Carnets de sciences des éditions Quae, n’est pas seulement un beau livre magnifiquement éclairé par des photographies des grands fonds et des illustrations claires et accessibles, c’est aussi le moyen d’approcher au plus près les abysses, ces lieux obscurs que nous connaissons si peu. Luminescence, curieux organismes en suspension, luxuriance des sources froides et hydrothermales, récifs de coraux, exubérance d’une vie foisonnante, jardins d’éponges ou cétacés en décomposition… un milieu profond qu’il est difficile de pénétrer et dans lequel Daniel Desbruyères nous invite.
Dans Les trésors des Abysses on croise aussi bien des poissons (souvent étranges) — Mycine (poisson sans mâchoire de la forme d’une anguille) ou encore l’empereur (un poisson d’une longévité exceptionnelle) — que des crustacés, des éponges, des vers, des coraux, des protéines, du plancton… Les abysses sont une réserve naturelle de biodiversité, qui pour la plus grande partie reste à découvrir. Dans cette nouvelle ère qu’est l’anthropocène, où la sixième grande extinction de masse est en cours, les abysses représentent une chance et un sanctuaire à préserver de l’activité humaine, surtout de celle qui consiste à forer, détruire, polluer et surpêcher ces grands fonds. »

Daniel Desbruyères a été, durant plus de trois décennies, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dont il a longtemps dirigé le département ” Étude des écosystèmes profonds “. Auteur de plus de quatre-vingt-dix articles et ouvrages scientifiques, il a été l’un des acteurs d’une des découvertes majeures de l’océanographie du XXe siècle : les sources hydrothermales profondes et les peuplements d’organismes qui y sont associés.

Format : Broché
Nb de pages : 181 p.
ISBN-10: 275920605X
ISBN-13: 978-2759206056

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LES AS DE L’ATLANTIQUE NORD

Agnès De Palmaert
Editions du Rocher

les-as-de-latlantique-nordDans la lignée de La grande Épopée de la traversée de la Manche, ce livre raconte l’aventure aérienne de l’Atlantique Nord. Un rêve qui s’est transformé en réalité au sortir de la guerre de 1914.

En 1919 a eu lieu la première liaison, d’une traite, de Terre-Neuve à l’Irlande, à bord d’un avion terrestre. Quelques jours auparavant un hydravion américain l’avait réussie en plusieurs jours et plusieurs escales.

Mais la traversée de l’Atlantique Nord a donné de nombreuses autres “premières”, comme la liaison New York-Paris, par un certain Lindbergh, en 1927. Pourtant, il n’était pas le premier : Alcock et Brown ont été, eux, les premiers à l’avoir effectuée, au lendemain de la guerre de 1914. Cet exploit souvent ignoré a été dépassé en notoriété par celui de Lindbergh.

Il y a aussi l’exploit d’une femme, Amelia Earhart, qui traversa une première fois comme passagère puis comme pilote, mais aussi des échecs dramatiques, comme celui de Nungesser et Coli ou celui d’Inchliffe et de sa passagère, ou des tentatives avortée-comme celle de Fonck, l’as français, et enfin celle de Saint-Exupéry, comme passager de Guillaumet…

Un livre qui fourmille d’anecdotes dont certaines sont des vraies révélations.

Albéric de Palmaert est journaliste, écrivain et pilote. Il est rédacteur en chef de Aéroports et compagnies. Il parcourt le monde pour divers reportages. Parallèlement, il mène une carrière d’écrivain. Il a publié une trentaine d’ouvrages dans les domaines religieux et aéronautiques. Sa Fabuleuse aventure des débuts de l’aviation fait autorité.

Format : Broché
Nb de pages : 304 p.
ISBN-10: 2268070239
ISBN-13: 978-2268070230

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LE MANUSCRIT DES CHIENS III

Jon Fosse
L’Arche

le-manuscrit-des-chiensLe Fou de Bassan, c’est le nom du bateau, et lui il est chien de bateau.
Oui c’est lui, le célèbre chien de bateau du caboteur le Fou de Bassan, c’est lui et personne d’autre, se dit avec satisfaction le chien de bateau Haktor, et il frappe doucement le plancher avec sa queue, alors qu’il est couché aux pieds du capitaine Phosphore dans la timonerie du caboteur qui navigue tranquillement de villes en villages sur un fjord quelconque avec sa cargaison de sable et gravier.

Le capitaine déjà un peu fatigué et las du train-train quotidien sur son bateau aimerait un peu de distraction. Un deuxième chien n’interromprait-il pas la monotonie des vagues qui se soulèvent et s’abaissent à l’horizon ? Et puis, pense-t-il, quand il y a deux chiens à bord, un mâle et une femelle, ils finissent en général par faire des chiots, et des chiots ça peut se vendre ! Haktor n’en croit pas ses oreilles.
Encore un capitaine qui pense pouvoir régler l’addition sans se soucier de l’avis de son chien.

Le vieux chien Haktor vit paisiblement avec son vieux maître, le capitaine Phosphore, sur son vieux caboteur, le long des côtes de Norvège… Mais Phosphore a soudain l’idée saugrenue de prendre à bord une jeune et belle chienne, Loliletta ! Pourquoi cette lubie ?! Est-ce vraiment pour se lancer dans les affaires ? Car le Capitaine affirme que « quand il y a deux chiens à bord, un mâle et une femelle, ils finissent en général par faire des chiots ! Et des chiots, ça peut se vendre ! »

Et voilà comment la vie paisible d’Haktor vire au cauchemar… Que va-t-il devenir, lui qui a voué sa vie à son maître et qui se voit ainsi trahi ? Est-ce parce qu’il est devenu vieux qu’on le croit inutile et incapable de se défendre, comme ce vaurien de cuistot Einar, qui cherche aussi à se débarrasser de lui… ?!

Figure incontournable de la littérature norvégienne, joué et lu dans le monde entier, Jon Fosse s’adresse indifféremment aux adultes et aux enfants. Avec son style si caractéristique, tout en douces répétitions, au langage faussement simple, il sait entraîner son lecteur/spectateur au-delà des mots, là où les humains et les choses vibrent encore de toute leur puissance d’être, avant d’être réduits à un seul rôle, à une seule signification : comme une quête infinie de l’enfance du monde…

Format : Broché
Nb. de pages : 42 pages
Dimensions : 13,5cm x 21cm x 0,5cm
ISBN : 2-85181-514-8
EAN : 9782851815149

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LE BICARBONATE ET SES VERTUS

Pierre Ripert
Editeur Presses Chatelet

le-bicarbonate-et-ses-vertusFréquemment cité parmi les remèdes dits « de grand-mères », le bicarbonate de soude est réputé pour faciliter la digestion, redonner couleur et saveur aux légumes secs, préserver la fraîcheur et la teneur en éléments nutritifs des légumes verts, rendre les pâtes à gâteaux légères, réduire l’acidité des confitures, faire pétiller les jus de fruits…

Ce produit 100% naturel, peu onéreux, peut aussi être utilisé à la maison pour laver, récurer, polir, assainir ou désodoriser. À son efficacité, il ajoute une qualité essentielle : il ne présente aucune toxicité et ne nuit pas à l’environnement. C’est donc la solution écologique parfaite pour l’entretien de la maison.

Le bicarbonate de soude est utile à tout : des recettes de cuisine (du cassoulet à la salade de fruits) au toilettage des animaux domestiques, des masques de beauté et soucis digestifs à l’hygiène dentaire et au bien-être musculaire, de l’entretien des sanitaires à la protection des plants de tomates ou au nettoyage de votre auto… Plus de 500 trucs et recettes sont ici rassemblés par grands thèmes.

DES CONSEILS ET DES ASTUCES POUR UTILISER LE BICARBONATE DE SOUDE AU QUOTIDIEN :

Des recettes de cuisine au toilettage des animaux domestiques, des masques de beauté à l’hygiène, de l’entretien de la maison à la protection des plantes.

Connaissez-vous une substance qui : adoucit la peau, blanchit les dents, rafraîchit l’haleine, facilite la digestion, fait lever les gâteaux, fait briller l’argenterie, réduit l’acidité des plats, fait pétiller les jus de fruits, blanchit et désodorise le linge, nettoie les surfaces en émail, carrelage ou inox ?

Ce produit étonnant n’est autre que le bicarbonate de soude. D’une totale innocuité, respectueux de l’environnement, il est utilisé depuis l’Antiquité. Redécouvrez la façon optimale de l’utiliser tant pour la toilette, l’hygiène, la cuisine, le ménage, que pour soigner ses animaux domestiques et ses plantes d’intérieur.

Une foule de conseils et d’idées, ainsi que des recettes, pour utiliser au quotidien cette « poudre à tout faire » qui n’a pas fini de vous surprendre…

Format : Broché
Nb de pages : 190 p
Dimension : 23 x 14 cm
ISBN : 978-2-84592-325-6
EAN13 : 9782845923256

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L’OPERA DE PARIS (1749-1790). POLITIQUE CULTURELLE AU TEMPS DES LUMIERES

Solveig Serre
CNRS Editions

le28099opera-de-parisNaissance d’un mythe : quand l’Opéra de Paris donnait le ton à l’Europe …

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’Opéra de Paris est le premier des théâtres français. La plupart des œuvres de Rameau et de Gluck, emblèmes du répertoire, y sont créées.

Erigé en académie depuis sa création, géré par la ville (1749) puis pris en mains par le roi (1780), il jouit du monopole des représentations en musique, emploie un personnel nombreux, met en jeu des sommes considérables et bénéficie de l’immense ferveur du public. L’envers du décor est moins brillant. Il révèle des luttes internes, des jalousies, des difficultés de fonctionnement. Comment expliquer alors la longévité d’une institution qui, en dépit de ses multiples problèmes, parvient à durer et à symboliser la France musicale ?

Fondé sur de nombreux documents d’archives, pour la plupart inédits, l’ouvrage de Solveig Serre retrace l’histoire singulière de l’Opéra, à travers les artistes et les hommes qui le font vivre, ses finances, mais aussi son répertoire et son public. La découverte d’un lieu unique dans l’Europe des Lumières, représentatif de son époque, où l’art et l’argent se conjuguent pour le plus grand bonheur de la création.

Archiviste paléographe, docteur en histoire moderne de l’Université Paris 1, Solveig Serre est chercheuse collaboratrice à l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (CNRS), chercheuse associée à l’École nationale des chartes et chargée de cours à l’École Polytechnique. Ses recherches portent sur la musique et le pouvoir dans les institutions lyriques parisiennes à l’époque des Lumières.

Format : Broché
Parution : 17 mars 2011
Illustration : Illustrations couleur
ISBN-10: 2271068150
ISBN-13: 978-2271068156

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JE BOIS DONC JE SUIS

Roger Scruton
Stock

je-bois-donc-je-suisLes anciens avaient trouvé une solution au problème de l’alcool: ils l’intégraient aux rituels religieux, le considéraient comme l’incarnation d’un dieu et écartaient le comportement perturbateur comme étant le fait du dieu et non de l’adorateur. Peu à peu, grâce à la discipline du rituel, de la prière et de la théologie, le vin s’est séparé de ses origines orgiaques pour devenir avant tout une libation solennelle aux Olympiens puis à l’Eucharistie chrétienne – cette brève rencontre avec le sacré qui a pour but la réconciliation.

Nous connaissons l’opinion médicale selon laquelle boire un verre ou deux par jour est bon pour la santé, ainsi que l’opinion concurrente qui veut que boire plus d’un verre ou deux nous soit fatal. Qu’il soit bon ou non pour le corps, Roger Scruton soutient que le vin, bu dans le bon état d’esprit, est incontestablement bon pour l’âme. Et la philosophie est ce qui existe de mieux pour accompagner le vin. En pensant avec le vin, vous n’apprenez pas seulement à boire en pensant mais à penser en buvant.

Le vin philosophe
Pour lutter contre le “déclin du monde” et la “grossièreté ambiante”, le philosophe britannique Roger Scruton a trouvé une solution. Son dernier livre, Je bois donc je suis, est un éloge aux vertus du vin, un manifeste pour le savoir vivre, une tentative pour apprendre à ses lecteurs à apprécier le breuvage. Le Guardian salue son sens de la pédagogie et ses bonnes idées. “Saviez-vous, par exemple, demande le quotidien britannique, que le meilleur plat pour accompagner un Hermitage blanc est un hérisson cuit au four ou un écureuil au feu de bois ?”

Mais les réflexions philosophiques de l’auteur sur les bienfaits du vin, qui aiderait les individus à se révéler, ne sont pas s’en laisser perplexe le mensuel américain Times of Higher Education, pour qui tout cela “relève plus du dîner un peu arrosé que de l’essai philosophique”.

Roger Scruton est universitaire résident à l’American Enterprise Institute (Washington) et chargé de recherche supérieure à Blackfriars Hall (Oxford). Il a également publié Sexual Desire, The West and the Rest, England : An Elegy, News from Somewhere et Gentle Regrets (tous parus chez Continuum).

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Elsa Boyer
Parution : 30 mars 2011
Format : Broché
Nb de pages : 300 p.
Dimension : 12 cm x 20 cm
ISBN-10: 2234064945
ISBN-13: 978-2234064942

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HAITI OU L’HISTOIRE D’UN PEUPLE

Jean Marc Lanave
Societe Des Ecrivains

couv Haiti ou l'histoire d'un peuple 16mm.inddAprès avoir évoqué le passé difficile d’Haïti, l’asservissement des masses noires, la colonisation et la lutte pour l’indépendance, l’ouvrage nous rappelle que le peuple haïtien, victime de bien des vicissitudes, est malgré tout parvenu à construire peu à peu sa propre culture.

Expliquant l’ensemble des tares de cette nation, Jean-Marc Lanave se penche sur des problèmes majeurs tels que la déforestation, la pollution, la faiblesse du système économique et les problèmes d’insécurité. La nation défaillante n’est jamais parvenue à sortir le pays du marasme économique et si, à ce jour aucun gouvernement ne réussit jamais ce pari, c’est que des circonstances historiques et des crises politiques successives ne le lui permirent point.

Fruit de recherches minutieuses, Haïti ou l’histoire d’un peuple offre des repères historiques nécessaires et fondamentaux afin d’entendre avec pertinence la situation actuelle du pays. Ouvrage hautement pédagogique, il met en exergue les nombreux problèmes d’Haïti, mais rappelle qu’ils ne l’ont pas empêché d’engendrer en son sein de brillants intellectuels, nombre d’écrivains et d’artistes peintres qui ont toujours été les meilleurs ambassadeurs de cette petite République.

Né en 1959 à Bayonne, Jean-Marc Lanave est resté neuf mois en Haïti dans le cadre d’une mission de sécurisation des Nations Unies.
C’est à Port au Prince en février 2008 au moment des émeutes de la faim, qu’il commence la rédaction de cet ouvrage dont il terminera l’écriture en France en 2009.

Paru le : 01/04/2011
Format : Broché
Nb. de pages : 282 pages
Dimensions : 14,5cm x 21cm x 2cm
ISBN : 978-2-7483-6247-3
EAN : 9782748362473

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GRAVE PANIQUE

Patrick Delachaux
Zoe

grave-paniqueAprès Flic de quartier et Flic à Bangkok, voici le troisième récit de Patrick Delachaux. Grave Panique est la véritable histoire de l’une des dernières missions du policier Delachaux. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 93, dans la couronne parisienne. Il mène l’enquête au cœur d’organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, particulièrement en banlieue.

Patrick plonge dans l’univers des bandes de jeunes et celui d’un commissariat. Son constat est rude : son métier de flic de quartier disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre par une police qui se comporte à ses yeux comme une armée d’occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, inspirée par les défis que doivent relever aujourd’hui les polices d’Europe.

Né à Genève en 1966, policier durant dix-sept années, Patrick Delachaux a participé comme un des principaux personnages au film documentaire d’Ursula Meier, Pas les flics, pas les Noirs, pas les Blancs. Il est l’un des observateurs attentifs des expériences de police de proximité.

PRESENTATION

Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l’univers d’un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre, par une police qui se comporte comme une armée d’occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d’Europe.
Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l’une des dernières missions du policier Delachaux.

Polar, documentaire sur les banlieues françaises, journal de bord de flic, Grave panique est tout cela à la fois. Et c’est aussi le texte d’un ancien vrai flic qui croit à la police de proximité.
Son plaisir à restituer des ambiances et son inquiétude sur l’évolution de la police se conjuguent avec de profondes interrogations sur le rôle de ces « gardiens de la paix » et une empathie communicative pour les petites gens.

REVUE DE PRESSE /
La critique de Joel Jégouzo :

« Paris, 18e arrondissement, Place de Clichy. Appel général : une BM à serrer. Europol sur les dents, à suivre à la trace la filière de la traite des êtres humains, les Chinois dans le collimateur, cette nouvelle mafia international qui vient de mondialiser le crime en lui donnant un tour particulièrement sévère. Ils sont partout. S’implantent partout, y compris dans les banlieues françaises, où les caïds ne font pas le poids, le savent et se contentent des restes, la dope et quelques trafics coutumiers. Flah-balls, Shit City. En pleine convulsion des banlieues. La hiérarchie policière muselée par les politiques, ne songe qu’à équiper ses flics d’armes nouvelles et casser toute proximité entre ses hommes et le terrain, pour y maintenir l’insécurité que les politiques pourront exploiter ensuite sans vergogne.
Plongé dans ce vaste foutoir, le narrateur file amèrement sa dernière enquête. Récit plus que roman, journal de bord d’un flic amer qui observe le délitement d’une société à laquelle on refuse sa détresse. Planques, écoutes, interpellations musclées, avec le stress pour seule prime, au cœur de l’organisation mafieuse des Chinois du 93. La Courneuve, la barre des 4.000. Des identités bancales, petites frappes prises au piège d’une réalité qui les dépasse. La banlieue s’enflamme. Le roman se fait document. Des populations entières passent devant le tribunal de Bobigny en comparution immédiate. La France s’exténue. Rien n’y fonctionne plus, ni la police, ni la justice. Un document écrit avec conviction en phrases simples, courtes, romanesque si l’on peut dire, avec la construction de ses personnages distribuant le drame social des banlieues, et dont le plus convaincant reste bien sûr celui du flic désabusé.
Grave Panique est la véritable histoire de l’une des missions du policier Delachaux.
Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 93, dans la couronne parisienne. Il mène l’enquête au cœur d’organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, particulièrement en banlieues.
Patrick plonge dans l’univers des bandes de jeunes et de celui d’un commissariat.
Son constat est rude : son métier de flic de quartier disparaît pour ne laisser place qu’au seul maintien de l’ordre par une police qui se comporte à ses yeux comme une armée d’occupation.
Après Genève et Bangkok, Patrick Delachaux se trouve dans une France secouée par les émeutes.
Que se passe-t-il en France ?
Nous découvrons les défis devant lesquels se trouvent deux jeunes filles qui doivent trouvent la force de rester en vie. Pour l’une d’elle les études, pour l’autre l’amour d’un jeune policier français, stigmatisé pour les traits de son visage qui rappellent de lointaines origines magrébines.
Les défis de Djamel et de Kader deux jeunes hommes qui luttent à leur manière pour exister.
Une histoire de flics, écrite par un flic, inspirée par les défis que doivent relever aujourd’hui les polices d’Europe. »

REVUE DE PRESSE /
La critique de Elisabeth Jobin :

« C’est par résistance, par rage, que j’ai écrit mon premier roman », déclare Patrick Delachaux. Nous avons donc à faire à une écriture engagée. Ancien policier genevois, indépendant depuis 2008, c’est par le biais de l’écriture que Patrick Delachaux partage et interprète ses propres expériences. Il donne une image revisitée, plus fragile, sociale, de son ancien métier, ceci grâce à ses trois romans et autant d’essais. Ecrire, une manière d’appréhender la profession qui le fait se sentir « plus flic aujourd’hui qu’avant ». A Genève, par matinée ensoleillée d’un début d’été, nous le rencontrons sur une terrasse proche de la gare de Cornavin. Il y parle de son parcours, de son engagement pour l’écriture, un changement qui lui permet de travailler sur d’autres terrains, « tout en reprenant les histoires vécues dans la police ». Son dernier roman en date, Grave panique, navigue ainsi entre fiction et réalité, les observations de l’ex-flic augmentées par une approche romanesque pour se métamorphoser en intrigues.
Une recette qu’il a déjà travaillée dans ses deux premiers romans, Flic de quartier et Flic à Bangkok (Editions Zoé, Points pour la version poche), mais qui atteint ici une pleine maturité. « Le roman permet de poser des questions sociétales sans faire de l’essai, commente Patrick Delachaux. Et si je peux faire bouger quelque chose à travers des textes, inciter les gens à se poser des questions, c’est magnifique ». Il remanie le genre policier : l’enquête se voit submergée par les rencontres, interrompue par d’autres affaires, mille inattendus barrent le chemin à une fluide résolution de l’intrigue. Et, à l’image du crime qui fonctionne en réseau, le dernier roman de Delachaux laisse s’imbriquer deux histoires parallèles qui se retrouvent bientôt par le fait du hasard, des personnages ou du vandalisme.
Grave panique visite ainsi les royaumes et enfers parisiens, partageant de ce fait des impressions variées des troubles en banlieues. Emeutes ? Révoltes ? Le nom qu’il faudrait donner à ces soulèvements dépend du côté que l’on soutient. C’est qu’à Saint-Denis, la jeunesse se cabre sous les matraques et gaz lacrymogènes des forces de l’ordre. Police ou peuple, les deux partis s’affrontent cependant sans jamais rien obtenir d’autre que la peur. La tension s’installe : « vous êtes grave, grave paniqués, les flics », fait remarquer un travailleur social. Et, tandis que « dans ce capharnaüm sont négligées les mères qui comme partout ailleurs attendent les fils et les pleurent, qu’ils soient banlieusards ou flics », Kader et Djamel profitent de la pagaille pour faire du « trafic de pièces détachées, contrefaçons ou stupéfiants. » Et de mener leur propre bataille en établissant d’autres lois, lâches, violentes, celles des affrontements entre gangs.
Second volet : Paris centre. Patrick, policier genevois, se plonge dans un réseau de la prostitution mis en place par un groupe de Chinois sévissant, entre autres, à Paris. Visite, donc, chez ses collègues du Quai des Orfèvres. Filatures dans les rues de la capitale au petit jour, dans l’odeur de croissants, de quoi compléter un dossier débuté à Bruxelles. Objectif : mettre en lumière un réseau qui étend ses ramifications jusqu’à Amsterdam et Francfort. Ainsi Patrick se fait narrateur, raconte la brutalité en phrases courtes, presque scandées, dans un vocabulaire qui emprunte à la rue et au bistrot. Des souvenirs s’insinuent dans son récit, les doutes éclosent quant au tour que prend la politique adoptée par la hiérarchie de la police. Le sordide des affaires rencontrées teinte de gris jusqu’à la vie personnelle de Patrick, dans laquelle il dégage quelques éclaircies à l’heure de l’apéro, ou en admirant une splendide collègue aperçue au détour de l’affaire.
Deux histoires qui s’intriquent et se croisent alors que Kader, jouant les gros bras, décide de s’associer aux Chinois, perpétrant des actes de plus en plus durs et cruels. Elles se rejoignent aussi par le biais des enjeux soulevés : dans la foulée des questions sociétales apparaissent celles touchant aux bases à établir pour atteindre une stabilité sociale, pour offrir d’autres options que le vandalisme et la répression. Car la hiérarchie instaurée dans les gangs est assurée par la terreur et le sexisme. Aussi Djamel s’écroule-t-il lorsqu’il se met à douter de ses décisions, à écouter les discussions tenues dans un café culturel, à avoir une pensée pour sa mère mourante et quelques remords quant à Loubna, qu’il a troquée à Kader contre de la marchandise volée. Ici, le statut se gagne au poing ; la réflexion, au contraire, fait perdre de la crédibilité. La confiance en soi se conquiert par la terreur au terme d’une enfance abusée, comme lorsque Kader séquestre Loubna dans une scène d’une violence inouïe. Et, de même que la remise en question est durement punie, s’éloigner de ce milieu se paie cher.
« Grave panique marque un tournant », explique l’auteur. Car après avoir utilisé la deuxième personne du singulier pour son premier roman, puis la troisième pour le suivant, Delachaux investit la forme du narrateur avec son personnage Patrick. La quarantaine, genevois, celui-ci fait tout de suite penser à un double de l’auteur. Mais Delachaux, s’il lui a donné son deuxième prénom, le perçoit cependant comme un personnage : « Patrick est un aventurier inventé gamin », rigole-t-il. Une vieille connaissance, donc. « Mais Patrick n’écrit pas d’essais », rectifie-t-il. C’est donc de son premier prénom, Yves, que Delachaux signe ses textes de chercheur ; un prénom que porte d’ailleurs un policier affecté à Saint-Denis dans Grave Panique : « Ils se rejoignent maintenant. Mais pour le prochain roman, je reste sur Patrick. Je suis plus à l’aise avec lui », conclut l’auteur. »

Né a Genève en 1966, policier durant dix-sept années, l’auteur a travaillé notamment dans des quartiers chauds et populaires comme « flic de quartier », selon ses termes. Il est l’un des initiateurs de la police de proximité, dont il est un expert européen. Il a été un des principaux personnages dans le film d’Ursula Meier Pas les Flics Pas les Noirs Pas les Blancs coproduit par les chaînes de télévision ARTE et TSR (premier prix du festival Visions du Réel, Nyon, 2002).

Parution: mars 2011
Pages: 285 p.
Format: Broché
Dimensions: 21.0 x 14.3 x 1.7 cm
ISBN: 9782881826887
EAN13: 9782881826887

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DEVELOPPEMENT DURABLE. OU LE GOUVERNEMENT DU CHANGEMENT TOTAL

Yannick Rumpala
Le Bord de l’eau

developpement-durable-ou-le-gouvernement-du-changement-totalLe « développement durable » est partout à l’ordre du jour et pèse de plus en plus comme référence apparemment incontournable. Beaucoup d’emballage rhétorique entoure encore cette thématique alors que sa circulation semble avoir des effets pratiques qui commencent à devenir visibles, notamment dans les activités de gouvernement.

Au point même que l’ordre et le fonctionnement institutionnels peuvent paraître à une période de basculement, sous l’effet précisément de transformations, de reconfigurations, d’ajustements qui semblent s’accumuler. C’est donc à un autre stade de la réflexion qu’il faut dorénavant passer pour appréhender plus précisément cette apparente dynamique d’adaptation générale.

L’auteur nous invite à dépasser les effets de mode et les slogans. Il nous invite à penser l’émergence d’une nouvelle configuration historique. L’évolution en jeu touche le cœur des institutions contemporaines, précisément leur rapport au changement et à sa prise en charge collective. Au-delà des mots, c’est bien un nouveau grand dessein commun qu’il devient urgent d’inventer…

Il faut surtout saisir les effets pratiques du « développement durable », autrement dit examiner attentivement ce que cette dynamique peut induire comme transformations des modes de gouvernement et de régulation des activités humaines.

POUR PRECISER L’ORIENTATION DU LIVRE :

Un auteur est toujours impatient de voir sortir en librairie son dernier livre, a fortiori lorsqu’il résulte d’un long travail. Sort donc en ce moment un nouvel ouvrage qui permet de rassembler différents travaux entrepris depuis quelques années autour du « développement durable ». Il aidera, j’espère, à mieux comprendre les logiques et les implications des politiques qui se réclament de ce label ou qui prétendent se placer dans ce sillage.

En guise de présentation, voici quelques lignes de l’introduction pour préciser l’orientation du livre :

« Faire changer l’ensemble de la société. Tel est le grand but qui semble devenu impératif avec la mise à l’ordre du jour du « développement durable ». Il faut reconnaître que l’enjeu présenté est fort : il en irait du devenir de la planète elle-même, soumise à des pressions de plus en plus lourdes à supporter. De multiples échos, médiatiques, scientifiques, politiques, répercutent des séries de menaces, écologiques notamment, qui paraissent suffisamment nombreuses, graves et étendues pour justifier le besoin d’une réaction collective ferme.
Le thème du « développement durable » s’est trouvé progressivement construit comme un axe majeur de réponse. L’emballage normatif et rhétorique de cette problématique a été abondamment souligné, notamment par ceux qui se sont efforcés d’en retracer l’origine ou la diffusion. Mais l’analyse doit maintenant aller au-delà. Pourquoi ? Parce que la saisie de plus en plus fréquente de l’enjeu semble quitter le simple registre rhétorique et que les effets pratiques de la circulation de cette thématique commencent à s’accumuler. Au point même que l’ordre et le fonctionnement institutionnels peuvent paraître à une période de basculement, sous l’effet précisément de transformations cumulatives. C’est donc à un autre stade de la réflexion qu’il faut dorénavant passer pour appréhender plus précisément le mouvement d’adaptation apparemment ébauché.
En prenant pour objet le « développement durable », l’objectif de cet ouvrage n’est pas en effet de refaire l’analyse d’une production idéologique, de se limiter à l’interprétation du sens d’un concept ou à l’histoire de son implantation, ce qui reviendrait à répéter des travaux qui commencent à devenir redondants. Il s’agit ici davantage de cerner les prolongements, les implications, les incarnations de ce grand but en terme de tâches et d’activités gouvernementales. Dans la manière dont est institutionnellement saisi et mis en chantier l’objectif de « développement durable » pourrait en effet bien se jouer une mutation historique d’importance, liée au réarrangement des capacités collectives pour tenter de répondre aux enjeux convergents mis sur le devant de la scène.
En quoi s’agirait-il alors d’un nouveau moment historique ? La réponse renvoie notamment au rapport des institutions au changement et à la manière de le prendre en charge collectivement. Avec l’impératif de « durabilité » ou de « soutenabilité » du développement, ce rapport paraît notablement évoluer. Derrière les multiples ajustements et repositionnements qui s’effectuent, semblent prendre forme et s’assembler les pièces d’un nouveau grand dessein commun, qui serait non seulement de promouvoir un changement profond et général mais aussi désormais de piloter et de gérer ce changement. C’est principalement ce réagencement, ses logiques organisatrices et les processus le rendant possible que cette étude propose d’interpréter. Précisément parce que les activités et stratégies de gouvernement, en pénétrant sur ce nouveau terrain, semblent changer de registre.
La suite dans le livre. Et pour ceux que le sujet intéresserait, une occasion de soutenir sa librairie de quartier…»

Issu du rapport Brundtland et validé par les chefs d’Etat lors du sommet de la Terre de Rio en 1992, « le développement durable » trouve des ancrages de plus en plus nombreux dans les sphères politico-administratives et sur les agendas des institutions publiques. Face aux menaces écologiques, à l’inégalité et à la pauvreté, un nombre croissant d’acteurs provenant d’horizons divers : technocrates, militants, scientifiques souhaitent un changement profond.

Le développement durable ouvre des espaces de discussion pour construire un projet collectif de transformation. Il pourrait y avoir là une mutation historique dans nos fonctionnements institutionnels et ce sont ces éléments de changement organisationnel que se propose de saisir Yannick Rumpala dans ce travail. Il s’appuie sur un ensemble des matériaux extraits des productions discursives (rapports, brochures, plaquettes, articles, sites Internet). Au-delà de l’analyse du processus, il souhaite également comprendre quelles sont les interconnexions et les dynamiques d’engendrement réciproques des différentes politiques qu’elles soient définies au plan international, européen ou national.

La spécificité de l’analyse proposée est de rester au niveau de la conception de la politique publique sans entrer dans les débats autour de la définition du développement durable, sans prendre en compte non plus ce qui se passe dans la mise en œuvre au niveau local. Il s’agit plutôt de décrypter un « métarécit » qui a pour but de « gouverner en pensant aux conséquences ». L’auteur montre, par exemple, en quoi les indicateurs construits pour perfectionner la connaissance (passage désormais obligé vers la décision politique), produisent une représentation non neutre des défis à affronter.

Un important travail conceptuel est réalisé. Ainsi, l’idée du Rhizome est empruntée à Gilles Deleuze pour analyser la dynamique des réseaux d’acteurs constitués autour du développement durable. Le concept de réflexivité d’Antony Giddens occupe une place centrale dans le questionnement sur le degré de changement dans le processus en cours. Si la nécessité de faire évoluer la situation générale pour mieux prendre en compte la crise écologique et sociale oblige à une remise en question à l’échelle collective, l’auteur montre que celle-ci est faible et conclut à une réflexivité limitée pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, on observe un décalage entre les discours volontaristes et des avancées plus modestes, alors que les menaces se font plus précises. Ensuite, le refus du fatalisme et l’attitude critique par rapport à certaines dynamiques économiques, scientifiques ou techniques jugées non durables ne semblent être que superficiels. L’idée de « maîtrisabilité du monde » reste dominante car globalement, on continue de croire que les inventions technologiques, les régulations du marché et l’intervention des gouvernements nous permettront de résoudre les problèmes.

Par ailleurs, du point de vue du gouvernement (pris dans le sens général de pilotage des affaires de la cité), les anciennes logiques jugées trop sectorielles ou trop verticalisées sont remises en question et la régulation se fait à partir de réseaux. Si l’esprit de vigilance qui se développe est indispensable, il peut néanmoins sous-tendre des logiques de contrôle et de moralisation de l’Action Publique.

Enfin, la composante rhétorique du développement durable tend à véhiculer l’impression que les contradictions antérieures peuvent être résolues. Or, dans la pratique, on constate d’importantes tensions puisque les acteurs doivent répondre à une triple injonction : prendre simultanément en compte les dimensions économiques, sociales et environnementales. Le développement durable entre en compétition avec d’autres enjeux sur les agendas gouvernementaux et ce sont souvent les impératifs du court terme qui prédominent, imposant ainsi un « pilotage à vue » contradictoire avec la prise en considération du temps long que demande le développement durable (les générations futures). L’invocation du levier technique devient alors le moyen de réguler ces tensions.

L’ambition d’un « développement durable » ne repose pas sur une vision claire du changement vers lequel il faudrait aller. Nous sommes pour le moment dans une période intermédiaire et non dans le changement radical attendu. La conclusion de Yannick Rumpala est finalement plutôt pessimiste. Selon lui, la logique gestionnaire actuellement dominante qui laisse croire à l’efficacité de son action, risque d’être débordée par l’aggravation de la crise écologique et sociale. À l’avenir, l’Etat risque de prendre une attitude de résignation et, plutôt que d’imposer les mesures correctives, se limiter à construire des politiques d’adaptation.

Yannick Rumpala est maître de conférences en science politique à l’Université de Nice. Dans le prolongement d’un précédent travail Régulation publique et environnement. Questions écologiques, réponses économiques, L’Harmattan, 2003, ses recherches portent sur les reconfigurations de la régulation publique, notamment dans le domaine de l’environnement et dans la perspective d’un « développement durable ».

Format : Broché
Nb de pages : 436 p.
Dimension : 13 x 20
ISBN-10: 2356870806
ISBN-13: 978-2356870803

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LIVRE JEUNESSE : COULEURS A SENSATION

Isabelle Gil
Editions du Rouergue

couleurs-a-sensationUne palette de douze couleurs pour partir à la découverte de ses sens.

Rose ? La mousse trouée d’une éponge ou le nuage nacré d’une barbe à papa.

Orange ? La pulpe acide du fruit ou la peluche soyeuse d’un jouet.

Rouge ? Le goût sucré des fraises ou les pétales veloutés d’une rose rouge…

Car voir, c’est aussi sentir, toucher, goûter et… imaginer !

12 couleurs en 24 matières :
ce nouveau titre de la collection Yapasphoto, sans texte, offre aux tout-petits une infinité de possibilités sensorielles, à travers l’exploration des couleurs et des matières de l’univers qui les entoure.

Format : Broché
Nb. de pages : 32 pages
Dimensions : 15cm x 15,2cm x 0,8cm
Illustration : Illustrations couleur
ISBN : 978-2-8126-0196-5
EAN : 9782812601965

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CEREALES ET SANTE

Jean-Luc Darrigol
Dangles Editions

cereales-et-santeBlé, riz, maïs, seigle, orge, avoine, millet, sarrasin, quinoa… les céréales constituent une base de notre alimentation, sous une forme ou sous une autre, par exemple le pain chez nous. Or ces céréales ne sont pas seulement une source de glucides lents et de calories. Elles renferment des acides aminés, des acides gras, des minéraux, des oligo-éléments, des vitamines… Ce livre vous informe sur leur valeur nutritionnelle.

A une condition : consommer des céréales complètes (non raffinées, non dénaturées), issues de culture biologique et de semences non génétiquement modifiées que l’on trouve dans les magasins de produits naturels qui en proposent un large choix.
Deux chapitres importants sont consacrés au germe de blé et au son.
Vous apprendrez ainsi comment faire germer vous-même le blé afin de bénéficier des multiples vertus thérapeutiques des composants du germe. Et nul doute que vous serez convaincu de l’intérêt du son loué à raison par les gastro-entérologues et les cancérologues.
Cet ouvrage pratique vous donne la recette pour fabriquer à la maison un pain complet au levain qui ravira votre famille sur un double plan, gustatif et diététique. Sans oublier d’autres recettes succulentes : escalopes de céréales, pâtés végétaux, pâtes fraîches, polenta, kasha, pizza, quenelles, crêpes, porridge, muesli, pudding… Un livre qui trouvera une place majeure dans votre bibliothèque et votre cuisine !

Né en 1944 à Villenave-d’Ornon (Gironde), Jean-Luc Darrigol, après ses études au lycée Montaigne de Bordeaux, suit une année de propédeutique à la Sorbonne avant d’obtenir une Licence ès lettres à la Faculté des Sciences humaines de Lyon, puis un DES de géomorphologie avant d’enseigner l’histoire et géographie pendant sept ans à l’Ecole franco-canadienne de Sainte-Foy-lès-Lyon.
En 1971, il fonde l’ACRN (Association pour la Connaissance et le Respect de la Nature). Ce pionnier de l’écologie fut l’un des premiers à sensibiliser les gens à des préoccupations fondamentales pour l’avenir de notre planète.
Il organisa à cette époque une exposition à vocation informative et pédagogique qui eut un grand retentissement en France : « La Nature en péril ». Dans la continuité de son combat pour défendre et promouvoir l’écologie, il quitte alors l’enseignement en 1973 pour entamer une nouvelle carrière orientée vers les médecines douces.
Il entre aux Editions Dangles en 1976 et fonde la collection Santé Naturelle en 1978. Il acquiert peu à peu une somme impressionnante de connaissances sur les plantes médicinales, les huiles essentielles, les produits de la ruche et les nutriments, étant l’auteur de plusieurs livres publiés aux Editions Dangles visant à informer le grand public sur les méthodes naturelles de santé.
Il a eu 4 fils dont un, Régis, emporté à l’âge de 27 ans par un cancer, pour lequel il fondera l’association « Activital », organisant des expéditions au Mont-blanc et au Kilimandjaro pour les enfants cancéreux.
Jean-Luc Darrigol est aujourd’hui écrivain public, rédacteur de documents destinés à la promotion de la nutrithérapie et de la phytothérapie pour le compte de plusieurs laboratoires européens de compléments alimentaires.

Pages: 192 p.
Format: Broché
Dimensions: 20.8 x 15.0 x 1.4 cm
ISBN: 9782703307235
EAN13: 9782703307235

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