Archive pour mai 2011

PHILOSOPHIE DE L’ECOLOGIE POLITIQUE - DE 68 A NOS JOURS

Eva SAS
Les Petits Matins

Un parcours dans l’histoire des idées du XXe siècle, pour comprendre comment est né le concept d’écologie politique, comment il s’est développé et quel est son avenir.
L’écologie est désormais l’un des thèmes phares du débat d’idées.
Mais derrière la prise en compte de la crise environnementale, y a-t-il une pensée susceptible de structurer un véritable projet de société, de proposer une vision du monde ?

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La philosophie de l’écologie politique cherche à répondre à plusieurs questions clés de notre temps :
comment libérer l’épanouissement de l’être humain tout en faisant société et en respectant une planète finie ?
Comment penser l’éthique et la responsabilité après Auschwitz et Hiroshima ?
Comment envisager le besoin de différenciation de l’être humain au-delà de la société de consommation ?

Mobilisant les analyses de Illich, Gorz, Baudrillard, Guattari, Jonas, Habermas, ce livre présente la philosophie de l’écologie politique en l’inscrivant dans le mouvement d’idées depuis 1968.

Un parcours dans l’histoire des idées du XXe siècle, pour comprendre comment est né le concept d’écologie politique, comment il s’est développé et quel est son avenir.

L’écologie politique est une jeune science. Elle est née dans la mouvance de 1968, s’appuyant sur la critique de l’aliénation qu’exercent sur nous la société de consommation, la technique, les institutions. Elle a été théorisée par des penseurs tels qu’André Gorz, Ivan Illitch ou Jacques Ellul, qui ont puisé eux-mêmes leur inspiration dans le passé, notamment chez les philosophes des Lumières.

L’écologie politique aurait pu s’épuiser dans une dénonciation contestataire ou dériver vers une simple esthétique individuelle. Il n’en est rien, nous dit l’auteur, car cette pensée se renouvelle et construit une dimension collective, notamment par l’usage de la démocratie participative.

A l’heure où les questions écologiques sont plus que jamais cruciales, et où l’opinion manifeste, par son bulletin de vote et ses comportements de consommation, un vif intérêt pour les thèses des écologistes, ce livre, au-delà de son approche historique, répond à des questions très actuelles : l’écologie politique est-elle de gauche ?
Sur quelle vision de l’homme se fonde-t-elle ?
Qu’est-ce qui la différencie, dans ses valeurs, des autres formations politiques ?

Table des matières

La pensée 68 contre une société en perte de sens
La refondation de l’éthique : retrouver du sens
Un nouveau paradigme : l’écologie politique

Diplômée de l’Essec et de Paris-IV, Eva Sas anime la réflexion économique et sociale, services publics des Verts depuis 2009. Eva Sas est expert auprès des comités d’entreprise.
Alain Lipietz est économiste et ancien député Vert européen. II a récemment publié Face à la crise : l’urgence écologiste (Textuel, 2009).

Preface : Alain LIPIETZ
Format : Broché
Nb. de pages : 133 pages
Dimensions : 13cm x 20cm x 0,9cm
ISBN : 978-2-915879-79-7

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LUCY, EVE & MARIANNE

Georges Brianne
Editions Privat

Qui sommes-nous, d’où venons-nous ? Quel sens donner à l’existence ? Qu’advient-il après la mort ? Ces questions n’ont cessé de nous tarauder depuis le début de l’humanité, depuis le début de la conscience, conscience de la vie, de la mort, du temps.

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A ces interrogations, l’Homme propose trois réponses, incarnées en trois figures féminines emblématiques :
Eve, notre mère spirituelle selon nos croyances ;
Lucy, notre ancêtre lointaine selon la science ;
Marianne, notre garante des valeurs républicaines et de notre liberté de pensée.

Face à la montée des croyances, des religions, des courants fondamentalistes de tous bords, cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui, même s’ils ne disposent pas de connaissances spécifiques, veulent tout de même savoir et comprendre afin de se forger leur propre opinion.
Car la liberté de conscience est comme toutes les libertés : elle ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Table des matières

QU’EST-CE QUE L’EVOLUTIONNISME ?
QUE PENSENT ET QUE VEULENT LES CREATIONNISTES ET LES ADEPTES DU DESSEIN INTELLIGENT ?
QU’EST-CE QUE LA LAICITE ?
QU’EST-CE QU’UNE THEORIE SCIENTIFIQUE ?
EXISTE-T-IL UNE MORALE ET UNE SPIRITUALITE LAIQUES ?
ECOLE, LAICITE, EVOLUTION

Interpellé par les questions du créationnisme et de la laïcité, Georges Brianne, de formation scientifique et fortement attaché aux valeurs républicaines, n’a eu de cesse que de trouver les réponses à toutes ses interrogations. N’étant ni spécialiste de la théorie de l’évolution, ni philosophe, ni expert de la laïcité, c’est en qualité de pédagogue qu’il livre ici le fruit de sa longue quête.

Format : Broché
Nb. de pages : 251 p.
Dimensions : 15,1cm x 23,7cm x 1,5cm
ISBN : 978-2-7089-6910-0
EAN : 9782708969100

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LES PLANTES CARNIVORES. ESPECES ET VARIETES, CULTURE ET REPRODUCTION, PREVENTION ET TRAITEMENT DES MALADIES

Gérard Blondeau

De Vecchi

50 fiches détaillées expliquent comment démarrer facilement une collection de plantes carnivores, leur fonctionnement, leurs modes de culture, les lieux de développement, les techniques de multiplication et les problèmes pouvant être rencontrés.

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Plus de 500 espèces de plantes carnivores sont réparties dans le monde entier. Ces plantes, qui souvent séduisent l’imagination des hommes, absorbent les insectes qui viennent « se noyer » aux creux de leurs feuilles !

Savez-vous que l’on peut démarrer facilement, en suivant les conseils fondamentaux, une collection de plantes originales, alliant beauté et respect de la nature ?

Dans ce livre richement illustré, vous découvrirez :

- le fonctionnement des plantes carnivores (pièges passifs et pièges actifs) ;

- les modes de culture (température idéale par espèces, luminosité et humidité désirées, etc.) ;

- les lieux de développement (tourbière extérieure, serre, vivarium, pots et bacs) ;

- les techniques de multiplication (fécondation artificielle, semis, multiplication végétative naturelle et artificielle) ;

- les problèmes rencontrés lors de leur culture (champignons, insectes, virus, etc.) et comment y remédier.

En 50 fiches très détaillées, l’auteur nous fait voyager des Drosera capillaris aux Utriculaires livides, en passant par les Byblis à fleur de lin ou les plantes cobra !

Gérard Blondeau, photographe professionnel naturaliste, est journaliste spécialisé en faune, flore, activités de la nature et artisanat. Il anime l’association Climax qui a pour but d’apprendre l’observation de la nature, l’apprentissage à l’écologie, à l’entomologie et aux principales sciences naturelles, et est l’auteur de très nombreux articles sur la nature, les insectes et les plantes carnivores. Toutes ces informations et les superbes photographies qui les accompagnent vous permettront de créer une véritable collection de plantes carnivores alliant beauté et respect de la nature.

Format : Broché

Nb de pages : 157 p.

Dimension : 24 x 17 cm

ISBN : 978-2-7328-9495-9

EAN13 : 9782732894959

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LES GENTLEMEN DE LA NUIT

Béatrice NICODEME
Gulf Stream Editeur

ILE DE WIGHT, 1786 : Sur l’île de Wight, on est contrebandier de père en fils depuis des générations. Une des bandes de ces gentlemen de la nuit est dirigée d’une poigne de fer par Ebenezer Curtis, secondé par ses deux fils et sa fille, Elizabeth. Mais les affaires sont difficiles. Les gardes-côtes surgissent souvent à point nommé pour confisquer la marchandise et procéder à des arrestations.

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Alors que les gentlemen s’efforcent de démasquer le traître dans leurs rangs, un officier des douanes est retrouvé mort au pied d’une falaise. On soupçonne Gabriel Howard, le médecin récemment installé sur l’île avec son fils Thomas. Tout le monde s’en félicite, sauf Elizabeth, qui ne supporte pas l’idée que cet homme soit accusé à tort.

Le seul moyen d’innocenter celui qu’elle aime serait de révéler tout ce qu’elle sait, et donc de trahir les siens. Elle n’a d’autre choix que de démasquer l’assassin, aidée par le jeune Thomas, déterminé à sauver son père. Or elle devra faire vite : un débarquement se prépare et ses compagnons pourraient bien encore une fois tomber dans un piège.

Des pistes de réflexion sur la question du bien et du mal, le secret et la vérité, le monde de l’enfant et celui de l’adulte, celui monde de la loi et de la fraude, le monde de l’intellect et celui du labeur, la camaraderie, l’amitié et l’amour. Un portrait de la société anglo-saxonne dans une contrée reculée au 18e siècle.

Se partageant entre le lectorat adulte et la littérature jeunesse, Béatrice Nicodème est tombée dans le roman policier avec Conan Doyle et ne l’a plus quitté. Parfois considérée par la critique comme la Ruth Rendell française, elle a reçu le prix Groom de la société Sherlock Holmes de France pour Wiggins et Sherlock contre Napoléon et le prix Val-Cérou du roman médiéval pour la jeunesse pour Le Secret de la cathédrale. Pour la collection Courants noirs, elle a signé Ami, entends-tu, récompensé, lui, par le prix des collégiens de l’Hérault. Ami, entends-tu sera édité en poche par Le Livre de poche jeunesse en septembre 2010.

Format : broché
Nb de pages : 247 p.
Dimensions: 22.0 x 14.0 x 1.8 cm
ISBN-10: 2354880766
ISBN-13: 978-2354880767

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Le Yi Jing : Pratique et interprétation pour la vie quotidienne

ARLETTE DE BEAUCORPS

DOMINIQUE BONPAIX

Albin Michel

Présentation de l’éditeur : Le Yi Jing ou Classique des changements se situe au fondement de la vision chinoise du monde. Plan énergétique de l’univers et manuel d’aide à la décision, il reste difficile d’accès sans un guide pratique qui soit à la fois fidèle à la pensée profonde qu’il véhicule, et adapté à un usage quotidien.

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Tel est l’objet de cet ouvrage fondé sur la longue expérience des auteurs qui ont travaillé avec Cyrille Javary et d’après sa traduction.

Le lecteur y apprend pas à pas comment analyser les soixante-quatre hexagrammes et les formules qui leur sont associées, tout en les replaçant dans la globalité de la philosophie du Yi Jing et dans la singularité d’une situation donnée.

Cette méthode est illustrée chaque fois par un exemple concret d’interprétation d’un tirage. Cette matrice infinie qu’est le grand classique chinois peut dorénavant servir à tout un chacun pour mieux penser et maîtriser son chemin personnel.

Guide pratique à l’usage du Yi Jing : les auteurs apprennent pas à pas comment analyser, dans leurs détails et leur globalité, les hexagrammes et les formules qui leur sont associées. Ils présentent des exemples concrets pour chaque hexagramme : quel était le problème, quelle a été la réponse du Yi Jing, comment celle-ci a été mise en pratique, quel en a été le résultat.

Format : Poche

Nb de pages : 567 p.

Dimensions: 18.0 x 11.0 x 3.0 cm

ISBN-10: 2226215654

ISBN-13: 978-2226215659

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LIVRE JEUNESSE / LE SAIS-TU? EN QUESTIONS/REPONSES

Collectif

Caractere

Dans ce livre, tu trouveras les réponses à des questions aussi passionnantes que surprenantes. Quel est le plus long fleuve d’Europe? Quel serait ton poids sur la Lune? Pourquoi la mer est-elle salée? Qu’est-ce qu’un pachyderme? De quoi est constitué le corps humain? Qu’a découvert Archimède?

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Huit grands thèmes abordés sous forme de questions/réponses pour apprendre tout en s’amusant et tester ses propres connaissances… mais aussi celles des autres!

Table des matières

- Ce monde qui nous entoure

- Les animaux

- La géographie

- Les peuples et l’Histoire

- Les personnages historiques

- L’architecture

- Les inventions et les découvertes

- Le corps humain

Format : Relié

Nombre de pages : 187

ISBN : 978-2-89642-256-2

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LE PRIX A PAYER

Joseph Fadelle
Editions de l’Œuvre

Le point de vue de l’éditeur : Lors de son service militaire, Mohammed, jeune musulman irakien issu d’une grande famille chiite, découvre avec effroi que son voisin de chambrée est chrétien. Une relation paradoxale se noue entre les deux hommes. Mohammed en sortira métamorphosé.

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Joseph Fadelle : “L’islam et la société qui émane de cette religion m’auront privé de la plus élémentaire liberté. Elle seule m’aurait permis de vivre en paix sur cette terre d’Orient qui est aussi celle des chrétiens.”

Revenu à la vie civile, il n’aura qu’une idée en tête : se convertir au christianisme. Une pure folie ! Pour ses parents et ses proches, c’est impensable. En Islam, le changement de religion est un crime. Tout est mis en oeuvre par son clan pour le faire revenir sur sa décision. Rien n’y fait. Après les intimidations et les coups, viennent la prison et la torture…

Mohammed, devenu Joseph par son baptême, vit un long calvaire mais ne cède pas. Une fatwa est prononcée contre lui. Ses frères lui tirent dessus, en pleine rue. Grièvement blessé, il s’effondre… Le prix à payer est une histoire vraie.

Acte de Foi
Récit d’une conversion au christianisme en terre d’islam. Mohammed devenu Joseph vit un véritable enfer, persécuté, humilié, torturé. Une fatwa est lancée contre lui. Témoignage poignant, dérangeant.

Jusqu’au bout
Mohammed Moussaoui, fils aîné d’une grande famille chiite, se destine à la vie aisée d’homme d’affaires lorsqu’il fait la connaissance de Massoud, un chrétien. Cette rencontre le transforme au point de se convertir. Une fatwa est lancée contre lui. Récit d’une conversion au christianisme en terre d’islam!

REVUE DE PRESSE /
La critique de Francis Richard :

« La liberté religieuse est un bien qu’on ne mesure pas à sa juste valeur quand nous en disposons sans avoir à lutter, comme c’est le cas dans nos pays occidentaux.
Un homme, Joseph Fadelle, a souffert cruellement de cette absence de liberté dans son pays d’origine, l’Irak. Il nous le raconte dans un livre qui fait froid dans le dos.
Cette autobiographie est intitulée Le prix à payer et a été publiée l’an passé aux éditions de L’Oeuvre ici. La première édition date de mars 2010, la deuxième de novembre 2010.
Moammed est le fils de Fadel-Ali, chef tout-puissant du clan irakien des Massaoui. Bien que n’étant pas l’aîné des fils, Moammed a été désigné par Fadel-Ali pour lui succéder à la tête du clan. Moammed a donc tout pour lui sur Terre, et plus précisément le pouvoir et l’argent, qui forcent le respect à ceux qui n’en ont pas.
A 23 ans, en ce début de 1987, il part à Bassorah pour accomplir son service militaire de trois ans dans l’armée du sunnite Saddam Hussein, qui a entraîné l’Irak dans une guerre contre l’Iran. Avant de partir, son père lui a demandé de repérer les lieux, de lui dire s’il est exposé aux zones de combat, auquel cas il le fera exempter, grâce à la longueur de son bras.
Son service sous les drapeaux commence sous de bien mauvais auspices. Lui, le chiite, et fier de l’être, va devoir partager sa chambre de la caserne avec un chrétien, un modeste agriculteur dénommé Massoud,  qui ne devrait même pas être conscrit à son âge, 44 ans.
Les choses se passent cependant mieux que de prime abord. Massoud est en effet un homme bon et cultivé. Ils discutent. Moammed raconte sa courte vie avec suffisance. Massoud l’écoute avec bienveillance.
Lors d’une absence de Massoud, Moammed déniche, dans la chambre, dans le coin du chrétien, sur une étagère, un livre intitulé Les miracles de Jésus. Moammed le dévore littéralement et au retour de Massoud il lui avoue son forfait. Sa curiosité piquée, il aimerait en savoir plus sur ce Jésus qui accomplit des miracles. Car ce personnage lui “procure une joie bienfaisante”.
Massoud, méfiant, répond laconiquement aux questions que Moammed lui pose sur les chrétiens. Alors que Moammed se fait fort de démontrer à Massoud la supériorité de l’islam sur le christianisme, ce dernier l’incite, avant de lui apporter l’Evangile, à relire le Coran, qu’il lit pourtant chaque année pendant le Ramadan, “en essayant vraiment d’en déchiffrer le sens avec son intelligence”, en étant honnête, sans tricher.
Moammed se prête à l’expérience et il tombe de haut. Le musulman observant qu’il était ne peut plus l’être après cette lecture qui lui dessille les yeux sur la réalité de l’islam. Il découvre avec son intelligence un islam dépourvu d’amour que son observation machinale et aveugle ne lui permettait pas de découvrir.
Cette désillusion ne le conduit certes pas à rejeter l’existence de Dieu, dont il est convaincu de la bonté, mais à émettre des doutes sur toutes les religions, y compris celle de Massoud, ce qui aurait pour avantage d’épargner à son amour-propre d’être complètement blessé pour s’être fourvoyé ainsi ausi longtemps.
Un matin il se réveille et se souvient d’un rêve qu’il a fait dans la nuit. C’est la première fois que cela lui arrive de se souvenir d’un rêve. Il en est tout heureux. Dans ce rêve un bel homme aux yeux bleu gris, à la barbe peu fournie, aux cheveux mi-longs lui a dit cette parole énigmatique :
“Pour franchir le ruisseau, tu dois manger le pain de vie.”
Ce jour-là Massoud lui tend enfin l’Evangile, car le moment est venu d’en prendre connaissance. Il commence par celui de Jean alors que Massoud lui a conseillé de commencer par celui de Mathieu. Au chapitre 6 il tombe en arrêt sur un passage où Jésus dit :
“Je suis le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim…”
C’est la même expression mystérieuse qu’il a entendu en rêve et qu’il n’a pas comprise.
Son destin est scellé. Il se rend. Il ne s’agit plus de convertir Massoud à l’islam. C’est Massoud, au contraire, qui ,”par des images simples, tirées de son bon sens paysan”, va lui enseigner les mystères de la foi chrétienne. Les tribulations vont pouvoir commencer et Joseph Fadelle va nous faire le récit tout au long de ce livre du prix qu’il devra payer, lui le musulman, pour s’être converti.
Massoud disparu, Moammed va connaître ainsi le rejet de l’Eglise qui se méfie de lui, puis a peur de l’accueillir en son sein. En terre d’islam on ne badine pas avec le prosélytisme. Lui-même est en danger de mort du fait de sa conversion.
Sa famille finit par découvrir son secret dans lequel il a conduit femme et fils. Elle le rejette et le fait mettre en prison, où il est torturé et dont il ne sort, amaigri, qu’après seize mois de tourments. La leçon doit être suffisante pour le ramener à la raison.
En fait la leçon a porté d’une tout autre manière. Il a compris qu’il ne pourrait vivre, libre d’exercer sa religion chrétienne, qu’en quittant l’Irak et qu’en prenant le chemin de l’exil. Il finit par gagner la Jordanie avec femme et enfants - une petite fille est née entre-temps.
L’Eglise a fini par les aider. C’est elle qui a organisé leur fuite, qui va les aider à survivre en Jordanie où la mort guette tout autant qu’en Irak les musulmans convertis. La famille de Moammed finit même par l’y retrouver. Son oncle Karim va même ouvrir le feu sur lui et il n’en réchappe que par miracle.
Il n’est plus possible pour lui et sa petite famille de demeurer en Jordanie. Jusqu’au dernier moment les embûches se dressent sur leur route et ils ne les surmontent qu’avec l’aide de Dieu par une de ses interventions improbables, par ses petits coups de pouce dont Il a le secret et qui changent un destin.
Le 15 août 2001 un avion se pose à Paris. Il y a à bord une petite famille qui ne connaît pas un mot de français, mais dont les membres portent des prénoms chrétiens depuis qu’ils ont été baptisés en Jordanie. Moammed a choisi Jean pour prénom de baptême mais se fait prénommer Youssef, puis Joseph. Sa femme, Anouar, est devenue Marie. Leur fils, Azhar, Paul, et leur fille, Miamy, Thérèse. »

Joseph Fadelle vit en France avec sa famille depuis 2001. Il est désormais citoyen français.

Parution: 25 mars 2010
Pages: 221 p.
Format: Broché
Dimensions: 20.5 x 14.7 x 1.6 cm
ISBN: 9782356310606
EAN13: 9782356310606

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LE MOUVEMENT OUVRIER JUIF - RECIT DES ORIGINES

Henri Minczeles
Syllepse

Les origines du mouvement ouvrier juif sont une page d’histoire aussi méconnue que passionnante.

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Au 19e siècle, les Juifs d’Europe orientale emprisonnés dans la « prison des peuples » de l’Empire tsariste sont pris en étau entre l’obscurantisme religieux et l’antisémitisme d’Etat qui se manifeste par les discriminations, les vexations et les pogromes. Devant les promesses impossibles de l’émancipation, les Juifs jetés dans les rangs de la classe ouvrière et l’intelligentsia se révoltent contre leurs conditions d’existence et revendiquent des droits civiques.

Caisses de solidarité et d’entraide soutiennent les premiers grévistes. Cercles et groupes, d’abord clairsemés, s’imprègnent des idées du moment : populisme puis marxisme mais aussi territorialisme ou sionisme.

Le corset religieux se desserre, une contre-culture dont le yiddish est le vecteur naît, tandis que les croyances d’antan font progressivement place à un nouveau messianisme. Des profondeurs d’une société figée et méprisée surgissent des hommes nouveaux qui apprennent à façonner le « révolutionnaire professionnel ».

Les militants du mouvement ouvrier juif ont substitué à leurs sentiments de peur et de révolte une conscience croissante de leur rôle historique grâce à une combativité, une opiniâtreté et une inflexibilité conjuguant luttes au quotidien et espérance en avenir meilleur. Cet ouvrage retrace leur histoire.

Table des matières

SOUS LE JOUG TSARISTE
MORPHOLOGIE DES COMMUNAUTES JUIVES
LE REVEIL DU PROLETARIAT JUIF
DU POPULISME AU MARXISME
NAISSANCE DE LA SOCIAL-DEMOCRATIE
SOUS D’AUTRES LATITUDES
VERS UNE CONSCIENCE NATIONALE
LA CREATION DU BUND
1897, ANNEE CHARNIERE

Henri Minczeles est historien et journaliste, spécialiste des communautés juives d’Europe orientale.

Format : Broché
ISBN : 978-2-84950-282-2
EAN : 9782849502822
Nb. de pages : 220 p.
Dimensions : 15cm x 21,8cm x 1,3cm

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CUISINE VEGETARIENNE LOCALE

Terry Walters
Modus Vivendi

Nourrissez-vous des fruits et de la beauté de la nature et faites que chaque jour soit une célébration des rythmes des saisons!
Conçu et développé pour vous permettre de profiter du riche profil nutritionnel des produits cultivés à l’échelle locale.

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Ce livre comprend 223 délicieuses recettes à base d’aliments complets, transformés le moins possible, et susceptibles d’améliorer de façon durable votre santé.
Des recettes organisées selon les saisons et comprenant de nombreux plats que vos proches apprécieront hiver comme été.

L’objectif de l’auteur est de présenter des plats sucrés et salés à base d’aliments complets, transformés le moins possible et bons pour la santé.

En première partie, des techniques sur les modes de cuisson, un glossaire de A à Z sur des produits et ingrédients (Agar agar, galanga, grenade, nori, rutabaga…), expliquant les valeurs nutritionnelles, les modes d’utilisation, la digestibilité…

Les recettes sont claires et aérées (sans photos), classées par saison, avec de petits commentaires associés mais sans temps de préparation.

Printemps : Vinaigrette crémeuse au miso, Soupe à la laitue et à la coriandre parfumée d’huile de sésame piquante, Fenouil grillé au citron, Gâteau à la semoule et aux petits fruits…
Eté : Infusion glacée, Roulés au pesto de basilic citronnelle, Galettes de haricots noirs et guacamole à l’ananas, Tarte aux fraises et rhubarbe sur fond de noix…
Automne : Pâté de lentilles et noix, Chou frisé aux oigons caramélisés, Tofu brouillé, Croustade aux pommes…
Hiver: Soupe aux pois cassés, Crêpes de patates douces et de panais, Pain aux lentilles, aux prunes et aux noix, Boulettes à l’amande et au sésame…

Jean-Robert Saucyer (Traducteur)
Format : Broché
ISBN : 978-2-89523-643-6
EAN : 9782895236436
Nb. de pages : 290 p.
Dimensions : 20,5cm x 23cm x 3cm

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NE QUELQUE PART

Maxime Le Forestier / Sophie Delassein
Editions Don Quichotte

ne_quelque_part_01Présentation : Portrait intime de Maxime Le Forestier, l’un des artistes les plus populaires du paysage musical français.
Dans un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son portrait avec la rigueur, l’honnêteté et la sensibilité qu’on lui connaît. L’enfant, élevé dans une famille musicienne et dont le père disparut pendant quinze ans, fit ses débuts dans l’ombre des deux Georges (Moustaki et Brassens) et connut le triomphe d’un premier album empli de tubes. Après les glorieuses années soixante-dix du succès populaire et de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit le désamour du public et une longue traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa « Né quelque part », chanson incontournable devenue un hymne antiraciste.
Si ce livre est le fruit d’un premier travail entrepris par Maxime Le Forestier avec Sophie Delassein (et paru en 2005 sous forme d’entretiens), il en est surtout une version remaniée et considérablement augmentée. En six ans, les échanges du chanteur et de la journaliste se sont enrichis (une tournée a eu lieu, de nouvelles chansons ont vu le jour, la célébrité de l’artiste n’a cessé de grandir et de s’affirmer…) et Maxime Le Forestier a souhaité se livrer cette fois à un véritable récit, intime et poignant, de sa vie et de son parcours. Né quelque part, un ouvrage en partie inédit, permet au lecteur d’entendre la voix de ce personnage discret, qui brille par sa variété et sa longévité musicale et suscite depuis toujours la curiosité, tant on en sait peu sur sa vie et ses opinions profondes.
L’année 2011 est d’ailleurs importante pour Maxime Le Forestier : au mois de juin, il célébrera les quarante ans de son voyage jusqu’à San Francisco et de son séjour dans la mythique “maison bleue”. À l’occasion de cet anniversaire, un événement colossal est organisé. Il s’agira de repeindre la maison en bleu, d’y apposer une plaque commémorative, et de reprendre, avec de nombreux artistes, l’intégralité du premier album éponyme.

Note de l’éditeur : Le 21 juin 2011, Maxime le Forestier donnera un grand concert à San Francisco avec, comme invités, Joan Baez et Francis Cabrel. Un film documentaire ayant pour thème le retour du chanteur sur la Côte Ouest sera tourné à cette occasion

ne_quelque_part_02Maxime Le Forestier a commencé sa carrière musicale dans les années soixante. L’auteur et interprète de « San Francisco », « Mon frère » et « Né quelque part » compte parmi les plus grands chanteurs français.
Sophie Delassein, journaliste au Nouvel Observateur, est l’auteur de plusieurs biographies, dont Barbara, une vie et Aimez-vous Sagan.

Parution : mai 2011
Nb de pages : 340 p.
Format : Broché
Dimensions : 22.5 x 14.0 x 2.5 cm
ISBN : 9782359490398
EAN13 : 9782359490398

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LONGTEMPS J’AI REVE D’ELLE

Thierry Cohen
Editions Flammarion

longtemps_j_ai_reve_d_elleNote : A mon ultime lectrice, Penses-tu qu´un homme puisse tomber amoureux d´une femme qui n´existe que dans ses rêves ? Crois-tu possible que cette femme veille sur lui, l´accompagne, le guide et un jour lui apparaisse dans la vraie vie ? Voudras-tu encore m´écouter quand je t´aurai dit que je suis cet homme et que, cette femme, c´est toi ? Que ton âme et mon âme étant issues d´une même étincelle, nous n´avons pas d´autre choix que de nous aimer ? Je dispose seulement de mes mots pour te convaincre qu´il ne s´agit pas du délire d´un écrivain en veine de romantisme. Alors, je vais raconter l´histoire de ma vie, qui est aussi, en partie, l´histoire de la tienne. Je vais l´écrire comme s´il s´agissait d´un roman. Le roman que tu attendais. C´est une histoire d´amour entre un homme et une femme rongés par la solitude. Lui, parce qu´il attend de rencontrer le véritable amour. Elle, parce que les hommes l´ont toujours déçue. C´est une histoire d´amour entre un auteur et une lectrice qui se rencontrent dans une librairie, autour d´un roman. Pour s´aimer, il leur faudra tomber les masques et oublier leur peur.

Présentation : C’est une histoire d’amour entre un homme et une femme rongés par la solitude. L’homme seul est Jonas. Réservé, intègre, il a toujours refusé de se compromettre dans des histoires sentimentales sans lendemain. Il attend celle qui lui est destinée et qui, parfois, lui apparaît en rêve.
La femme seule est Lior. Trop romantique, elle s’est toujours fait avoir par les hommes et, épuisée, désabusée, a fini par renoncer à l’amour. Elle s’occupe de Serena, une jeune malade, en fin de vie à qui elle tient compagnie et fait la lecture. C’est une histoire d’amour entre un auteur et une lectrice. L’auteur est Jonas. Suite à un drame, pour mettre des mots sur sa douleur, il a autrefois écrit un roman. Remis à un éditeur à son insu, ce roman a été publié sous le nom d’emprunt de Raphaël Scali et a connu un succès d’estime. Mais parce qu’il se veut intègre et ne croit pas en son talent, Jonas a abandonné l’écriture. Pour faire face à ses problèmes financiers, Jonas entre au service de monsieur Hillel, libraire original possédant une vision particulière de son métier.
La lectrice est Lior. Pour répondre à la demande de Serena, Lior se rend dans la librairie. Elle achète le roman de Jonas et tombe amoureuse de Raphaël Scali, cet auteur qui sait si bien parler des femmes, de leur solitude, de leurs espoirs. C’est une histoire d’amour entre un libraire et sa cliente. Quand Jonas voit entrer Lior dans la librairie, il tombe éperdument amoureux d’elle. Elle est celle qui lui apparaît en rêve depuis de nombreuses années. Mais il refuse de lui révéler qu’il est l’auteur du roman qu’elle a tant aimé. En quête d’un amour absolu, il souhaite que Lior l’aime pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a autrefois été.
Pour s’aimer il leur faudra laisser tomber leurs certitudes, les masques derrières lesquels ils dissimulent leurs âmes et leur peur d’une déception qui les renverrait à leur insupportable solitude. Mais ils ne sont pas seuls à espérer cet amour. D’autres personnages agissent dans l’ombre, pour leur montrer le chemin qui doit les conduire à leur destin.

Une promotion novatrice

Pour la première fois dans le monde de l’édition, un éditeur diffuse une bande-annonce pour présenter un roman… au cinéma !
Une bande-annonce, réalisée dans des conditions cinématographiques, sera diffusée dans 160 salles UGC à Paris et en Province du 18 mai au 02 juin.
Thierry Cohen n’en est pas à son coup d’essai. En effet, l’auteur a été le premier à réaliser une bande annonce, sur le mode cinématographique, pour la sortie de son premier roman, J’aurais préféré vivre (jusqu’alors les bandes-annonces étaient constituées de montage d’images fixes). Opération renouvelée pour Je le ferai pour toi, son deuxième roman, en 2009. Cependant, ces deux films avaient seulement été diffusés sur Internet.
Ayant vendu les droits de ses deux premiers romans au cinéma et parce que son écriture est souvent qualifiée de cinématographique par les critiques, les éditions Flammarion et Thierry Cohen ont décidé de sauter le pas et de diffuser ce film de 35 secondes dans les salles obscures.

Des clips réalisés par les lectrices

Première également sur Internet : Thierry Cohen proposera une série de petits films réalisés par ses lectrices.
L’idée vient d’un échange sur Facebook : à la suite des réactions suscitées par la présentation de la couverture de son roman, Thierry Cohen a proposé à ses lectrices de se filmer afin de confier les émotions qu’elles espéraient trouver à la lecture de ce roman, en prenant appui sur leur connaissance de l’auteur mais également sur ce que leur inspiraient le titre et la couverture.
A travers ces clips réalisés avec leurs propres moyens (webcam, mobile, caméscope, etc.), elles ont répondu avec humour, tendresse, folie ou sérieux mais toujours avec enthousiasme.
Ces clips seront diffusés sur le site de Thierry Cohen www.thierry-cohen.fr, sur son profil Facebook http://www.facebook.com/thierrycohen5 et celui de ses lectrices à partir du 20 avril.

Thierry Cohen a déjà publié deux romans très remarqués, dont les droits cinématographiques ont été achetés : J’aurais préféré vivre (Plon) et Je le ferai pour toi (Flammarion).

Date de parution : 01 mai 2011
Nb de pages : 448 p.
ISBN : 2081255596

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LES NOUVEAUX CONTES DE LA CITE PERDUE

Richard Bohringer
Flammarion

les-nouveaux-contes-de-la-cite-perduePrésentation de l’éditeur : Des personnages attachants et magnifiques se retrouvent au comptoir d’Au bout du monde, le bar de la 300e Rue où se croisent ceux qui voudraient que la vie les fasse encore rêver. Il y a là John, marié deux fois et deux fois abandonné. Ce n’est pas son vrai prénom mais certains soirs il préfère s’appeler John pour voir si ça fait revenir l’amour. Il y rencontre Solange qui vit sans sexe et sans petit ami. Sauf lorsqu’elle devient Betty, Betty qui aime l’amour et les hommes. Avec Paulo, ils ont en commun un immense savoir de l’ivresse, un dégoût du monde voué au culte de l’argent, bouffi d’orgueil et de préjugés. Ensemble, ils vont prendre la route pour conquérir de nouveaux territoires à l’abri des vanités et des malveillances de l’ancien monde.

Note de l’éditeur :
Richard Bohringer nous livre peut-être son texte le plus intime et le plus engagé. Il y parle des hommes tels qu’ils sont et tels qu’ils voudraient être, il n’a jamais autant décrit le monde d’aujourd’hui ni autant éclairé les pistes que nous donnent à voir les provocateurs et leurs lumières.

Richard Bohringer parle de son nouveau roman sur France Info :
http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2011-06-07-les-nouveaux-contes-de-la-cite-perdue-de-richard-bohringer-541648-81-176.html#

Richard Bohringer nous livre peut-être son texte le plus intime et le plus engagé. Il y parle des hommes tels qu’ils sont et tels qu’ils voudraient être, il n’a jamais autant décrit le monde d’aujourd’hui ni autant éclairé les pistes que nous donnent à voir les provocateurs et leurs lumières.

Format : Broché
Nb de pages : 174 p.
Parution : 11 mai 2011
ISBN-10: 2081260913
ISBN-13: 978-2081260917

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LA DERNIERE BAGNARDE

Bernadette Pecassou-Camebrac
Editions Flammarion

Résumé : Marie Bartête, sans être une criminelle, est envoyée au bagne à 25 ans pour conduite et moralité détestables. Cette orpheline mariée à 15 ans, veuve à 20 ans, est l’une des reléguées de Guyane, où elle subit la condition des femmes-forçats encadrées par les bonnes sœurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. Albert Londres lui rendit visite en 1923 et relata son entretien dans « Au bagne ».

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Présentation : Marie Bartête serait sans doute restée à jamais une inconnue si elle n’avait reçu la visite d’Albert Londres en 1923 qui relata cet entretien dans son livre intitulé Au Bagne. Elle est pourtant la dernière femme morte au bagne de Guyane, dans les années 1930, après y avoir passé un demi-siècle. Née en 1863 dans les Pyrénées atlantiques, abandonnée par sa mère, orpheline à 9 ans, mariée à 15, elle est veuve à l’âge de 20 ans. Voilà tout pour sa vie de femme libre. Marie n’est pas une criminelle : condamnée à plusieurs reprises à quelques mois de prison pour vol, elle est envoyée au bagne après qu’on l’eut accusée de « conduite et moralité détestables ». En fait, tout à son projet de purger la société des honnêtes gens, l’administration pénitentiaire a besoin de forces vives pour repeupler les colonies.
C’est la figure de cette « reléguée » au bagne de Saint-Laurent du Maroni que fait revivre Bernadette Pécassou dans son nouveau roman. Elle nous fait découvrir le destin tragique d’une jeune femme abandonnée de tous et la terrible condition des « femmes forçats », encadrées par les bonnes sœurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. En 1923, lorsque Albert Londres la rencontre, Marie Bartête, pourtant relevée de relégation, vivait toujours en Guyane, faute d’argent pour payer le voyage du retour.

Un peu d’histoire
L’histoire des bagnes commence avec la loi du 30 mai 1854, qui décrète que toute personne condamnée aux travaux forcés sera envoyée en Guyane, y compris les femmes. Le but est d’écarter de la métropole les citoyens indésirables, mais aussi de repeupler les colonies. Les femmes déportées auront la possibilité, pour ne pas dire l’obligation, de convoler avec un bagnard et de disposer d’un terrain. C’est la seule façon de recouvrer une certaine liberté. Ce qu’on ne leur dit pas, c’est que le terrain est un lopin de terre perdu en brousse, et qu’aucun moyen de subsistance ne leur sera donné.
Entre-temps, la troisième république s’installe. Pour la première fois depuis près d’un siècle, un gouvernement stable est créé. La politique des bagnes est renforcée, et tous les petits délinquants condamnés deux fois, hommes et femmes, seront expédiés au bagne.

Bernadette Pécassou-Camebrac est journaliste, et réalisatrice pour la télévision. Elle a publié cinq romans chez Flammarion : La Belle Chocolatière (2001), Le Bel Italien (2003), L’Impératrice des roses (2005), La Villa Belza (2007) et La Passagère du France (2009).

Format : Broché
Nb de pages : 312 p.
Parution : 13 avril 2011
ISBN-10: 2081221411
ISBN-13: 978-2081221413

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ELOGE DU CONTRAIRE

Francois Bott
Editions du Rocher

Présentation : « Pourquoi cet éloge du contraire et l’apologie du paradoxe ? Parce que le paradoxe est une façon particulière de ressentir les choses et de regarder le monde. Presque une philosophie de la vie, une manière de (mieux) respirer. »

eloge-du-contrairePourquoi cet éloge du « contraire » et dans le même mouvement, l’apologie du paradoxe ? Sans doute parce que toute vérité porte en elle son contraire… Le paradoxe est une façon particulière de ressentir les choses et de regarder le monde. Presque une philosophie de la vie, presque une manière de (mieux) respirer. Très éloignée du politiquement ou du moralement « correct », cette façon de penser, moqueuse et légère, presque frivole, déplaît à beaucoup de gens, notamment à la gardienne de mon immeuble, rue de Buci. Cela heurte et contrarie le bon sens de la brave dame, ses croyances et ses opinions. Orson le magnifique, plus fastueux que jamais, faisait à sa façon l’éloge du contraire, superbe éloge : « Il est dur de ne pas obtenir ce qu’on désire. Il est encore plus dur de l’avoir obtenu. » Merci, monsieur Welles. Nous sommes tous ambigus, nous-mêmes et le contraire. Des vivants improbables qui trichent pour se rendre évidents. Il n’empêche : s’agissant de la vie, je ne ferai pas l’éloge du contraire, de la mort.
Après une licence de philosophie, François Bott débute comme journaliste à France-Soir. Il dirige ensuite les pages littéraires de L’Express puis fonde Le Magazine littéraire en 1967. L’année suivante, il rejoint l’équipe du journal Le Monde où il dirige Le Monde des livres pendant une dizaine d’années et au sein duquel il tiendra une chronique d’histoire littéraire. C’est en 1995 qu’il décide de quitter le journalisme pour se consacrer à l’écriture. François Bott est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans et des essais littéraires, comme La Demoiselle des Lumières, Sur la planète des sentiments, des ouvrages sur les écrivains, les femmes de lettres ou les femmes d’exception. Membre du jury du prix Roger Vailland, il est aussi collaborateur de la revue Service littéraire, il y publie régulièrement des textes sur des écrivains comme Roger Vailland, Jules Supervielle, Gustave Flaubert, Louis Calaferte.

Introduction de François Cérésa
Tout vice a sa vertu. Notamment celle de susciter des commentaires. En fait, tout est dans tout. Le revers de la médaille, le défaut de la cuirasse, l’envers du décor : voilà ce qui compose - ou décompose - admirablement l’âme humaine.
Ces défauts sont des péchés. Capitaux ou capiteux, ils contreviennent aussi bien aux lois religieuses et à l’éthique philosophique qu’aux volontés divines. Mais ils sont l’apanage de l’homme.
Cette collection ne se propose évidemment pas de plébisciter la vulgarité, l’imposture, le nihilisme, la trahison, la sauvagerie, la tricherie, la luxure, l’arrogance, la duplicité, le snobisme, la perversité, la lâcheté, l’infidélité, l’indiscrétion, l’indifférence ou tout autre travers que l’on trouve en si grande abondance dans le panier de la ménagère, lequel est aussi le coeur des hommes.
Elle se propose tout simplement de savoir tirer le meilleur du pire ou, mathématiquement, le plus du moins.
Sous le voile transparent de l’ironie, c’est chose faite. Avec « Eloge », une certaine morale y trouve son compte. On peut même dire qu’elle est bien servie.
Et cela grâce à l’humour, au talent et au style d’écrivains qui, par l’alchimie du paradoxe, ont su dénicher la qualité d’un défaut, le défaut d’une qualité, ou encore le défaut d’un défaut, ce dont nul ne pourra se plaindre.

LA COLLECTION ELOGE – EDITIONS DU ROCHER

C’est une évidence, tout vice a sa vertu. Notamment celle de susciter des commentaires. En fait, tout est dans tout. Le revers de la médaille, le défaut de la cuirasse, l’envers du décor : voilà ce qui compose - ou décompose - admirablement l’âme humaine. Ces défauts, cela va de soi, sont des péchés. Capitaux ou capiteux, ils contreviennent aussi bien aux lois religieuses et à l’éthique philosophique qu’aux volontés divines. Mais ils sont l’apanage de l’homme. Cette collection ne se propose évidemment pas de plébisciter la vulgarité, l’imposture, le nihilisme, la trahison, la sauvagerie, la tricherie, la luxure, l’arrogance, la duplicité, le snobisme, la perversité, la lâcheté, l’infidélité, l’indiscrétion, l’indifférence ou tout autre travers que l’on trouve en si grande abondance dans le panier de la ménagère, lequel est aussi le coeur des hommes. Elle se propose tout simplement de savoir tirer le meilleur du pire ou, mathématiquement, le plus du moins. Sous le voile transparent de l’ironie, c’est chose faite. Avec « Éloge », une certaine morale y trouve son compte. On peut même dire qu’elle est bien servie. Et cela grâce à l’humour, au talent et au style d’écrivains qui, par l’alchimie du paradoxe, ont su dénicher la qualité d’un défaut, le défaut d’une qualité, ou encore le défaut d’un défaut, ce dont nul ne pourra se plaindre François Cérésa

Les premiers titres - parution le 13/05
FRANÇOIS BOTT Éloge du contraire
CLAUDE CABANES Éloge de la vulgarité

A venir
JACQUES ABOUCAYA Éloge de la trahison
SIMONE BERNARD-DUPRÉ Éloge du cynisme
ANNICK GEILLE Éloge de la sauvagerie
JEAN-CLAUDE LAMY Éloge du non
BERNARD MORLINO Éloge du dégoût
ÉRIC NEUHOFF Éloge du snobisme
FRÉDÉRIC ROUX Éloge du mauvais goût

Après une licence de philosophie, François Bott débute comme journaliste à France-Soir. Il dirige ensuite les pages littéraires de L’Express puis fonde Le Magazine littéraire en 1967. L’année suivante, il rejoint l’équipe du journal Le Monde où il dirige “Le Monde des livres” pendant une dizaine d’années et au sein duquel il tiendra une chronique d’histoire littéraire. C’est en 1995 qu’il décide de quitter le journalisme pour se consacrer à l’écriture. François Bott est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans et des essais littéraires, comme La Demoiselle des Lumières, Sur la planète des sentiments, des ouvrages sur les écrivains, les femmes de lettres ou les femmes d’exception. Membre du jury du prix Roger Vailland, il est aussi collaborateur de la revue Service littéraire, il y publie régulièrement des textes sur des écrivains comme Roger Vailland, Jules Supervielle, Gustave Flaubert, Louis Calaferte.

Parution : mai 2011
Nb de pages :103 p.
Format : Broché
Dimensions:21.1 x 11.1 x 0.9 cm
ISBN:9782268071343
EAN13:9782268071343

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Techniques du jardinier. L’encyclopédie.

Claude Bureau

De Vecchi

Si certains jardiniers amateurs préfèrent confier les travaux ” ardus ” à des professionnels, d’autres éprouvent une réelle satisfaction à mettre les mains dans la tourbe, à tailler, semer, bouturer, créer leur propre univers…

techniques-du-jardinier-lencyclopedie

Cette encyclopédie ultra pratique recèle tous les conseils pour réaliser et entretenir seul son jardin :

• Techniques de réalisation d’un jardin : plan, conception, haies ;

• Techniques de plantation : semis, ensemencements, germination ;

• Astuces pour réussir parfaitement une taille adaptée…

Voici toutes les solutions pour des problèmes techniques mais basiques !

Les jardiniers amateurs éprouvent une réelle satisfaction à mettre les mains dans la tourbe, à tailler, tronçonner, semer, bouturer, créer leur propre univers…

Une véritable encyclopédie, extrêmement technique, consacrée uniquement au jardin avec 4 grandes étapes ..

Techniques de réalisation d’un jardin : plan, conception, massifs, haies.

.. Techniques de plantation : semis, ensemencements, germination.

.. Techniques de soins d’un jardin : maladies, parasites, accidents climatiques. Tailler, greffer, bouturer, récolter..

.. Clôture du jardin (haies) Plus de 300 photos et dessins.

Des encadrés, des pas à pas, des astuces de spécialistes, des fiches pratiques.

Créer et entretenir un jardin, « faire » et soigner un potager…

Plus qu’une simple activité domestique, c’est un art, une technique, avec ses règles et ses astuces ! Dans cet ouvrage très complet, vous trouverez toutes les explications claires et précises pour vous lancer et vous apprendrez comment : semer, arroser, tailler, greffer ; préparer le terrain, prévenir les maladies, désherber ; récolter, repiquer, pailler, irriguer ; éviter les produits chimiques et choisir les bons outils…

Enrichi également d’un calendrier des plantations et des floraisons ainsi que d’un index de toutes les espèces traitées, cette bible du jardinage, agrémentée de plus de 400 schémas et photographies, est l’outil dont ne devrait plus pouvoir se passer un jardinier qui se respecte !

Claude Bureau, jardinier depuis plus de 49 ans et Directeur de Collection aux Editions De Vecchi. 40 ans de carrière au Jardin des Plantes de Paris, il termine jardinier en chef du Jardin des plantes de 1983 à 2003. Membre de l’Association des jardiniers des monuments historiques, il est également Chroniqueur Jardin chez France Info, le vendredi et le samedi matin.

Format : Broché

Nb de pages : 476 p.

Date de parution : 24 janvier 2011

Dimension : 21 x 16 cm

ISBN-10: 2732895776

ISBN-13: 978-2732895772

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SKI DE RANDONNEE - ISERE

Emmanuel Cabau , Hervé Galley
Olizane (editions)

La variété des massifs fait la richesse du ski en Isère. Sommets calcaires ou cristallins, forêts et clairières de moyenne montagne, pics et glaciers de haute altitude forment un terrain de jeu enneigé de novembre à juin, aux portes de Grenoble. Ce livre décrit 500 itinéraires de randonnée à ski en Isère, classiques ou inédits, de toutes difficultés.

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Pour mieux s’orienter au sein d’une telle diversité, 140 itinéraires sélectionnés en fonction de leur beauté, de leur situation et de leur enneigement, et tous parcourus par les auteurs, sont présentés en détail.

360 autres itinéraires sont décrits plus brièvement. Cet ouvrage - il s’agit de la quatrième édition remaniée - constitue donc un inventaire complet (hors ski extrême) des possibilités de ski de randonnée en Isère, de la course facile et courte jusqu’au ski de pente raide.

Emmanuel Cabau et Hervé Galley, ingénieurs grenoblois épris des grands espaces, de l’Atlas marocain aux Alpes et au Pamir, ont publié chez le même éditeur de nombreux ouvrages consacrés au ski de randonnée, au trekking et à l’escalade.
Détails sur le produit

Format : Broché
Nb. de pages : 335 p.
Dimensions : 15cm x 21cm x 1,7cm
ISBN-10: 2880863902
ISBN-13: 978-2880863906

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LE SECURITE GLOBALE N° 10. DOSSIER CONTRE-INSURRECTION(S)

Camille GRAND

Choiseul

Le Sécurité globale N°10/Hiver 2009-2010 présente un dossier consacré à la contre-insurrection(s), coordonné par Georges-Henri Bricet des Vallons et Stéphane Taillat.

securite-globale

L’armée française l’appelait déjà, en Algérie, la guerre contre-révolutionnaire. Mais c’est après l’échec de la guerre du Vietnam que l’armée américaine a commencé à développer les théories de contreinsurrection (counterinsurgency).

Comment, en effet, à la fois occuper un pays et défaire les insurgés locaux qui, sur leur propre terrain, utilisent les techniques de guérilla ? Les théories de la contreinsurrection répondent en substance : gagnez les coeurs et les esprits des populations locales, contre les insurgés.

Utilisant toutes les techniques de guerre psychologique, renseignement, quadrillage, désinformation, infiltration, etc., la doctrine de contreinsurrection brasse un large champ de disciplines et de compétences pour des résultats toujours incertains.

Plus que jamais d’actualité, ce dossier de Sécurité globale laisse la parole aux théoriciens comme aux hommes de terrain.

Voici les résumés des articles que vous pourrez y lire :

• Editorial

Jean-François Daguzan, maître de recherche, Fondation pour la recherche stratégique

Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul

• Point de vue

Comprendre et gérer la complexité

Camille Grand, Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

Nous sommes entrés dans un monde incertain. Il s’agit donc, en premier lieu, de chercher à éviter que l’une des crises régionales -dont la multiplicité et la grande variété sont une des caractéristiques du monde d’aujourd’hui– ne dégénère en une crise stratégique majeure impliquant deux ou plusieurs grandes puissances, voire l’emploi d’une arme nucléaire ou d’une autre arme de destruction massive.

En second lieu, la prévention d’une telle crise majeure passe par deux voies également nécessaires: le succès des efforts pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive et le maintien du rôle de régulateur stratégique détenu par les États-Unis et leurs alliés occidentaux. Dans l’un ou l’autre cas, un échec signifierait l’entrée dans un système beaucoup plus imprévisible et dangereux.

• Contre-insurrection(s)

Les forces armées occidentales à la croisée des chemins

Stéphane Taillat, Agrégé d’histoire, titulaire d’un master 2 en relations et sécurité internationales et doctorant en histoire militaire et études de défense

Si l’euphorie initiale de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak a semblé apporter enfin la consécration de la pensée technologique, les lendemains ont déchanté, faisant voler en éclat le vernis protecteur des discours et des stratégies officiels, révélant ce que le général d’armée Sir Rupert Smith a baptisé depuis «la guerre au milieu des populations».

Dans ce cadre opérationnel particulièrement mouvant et perturbateur, la contre-insurrection a fini par émerger comme un nouveau format normatif pour l’action militaire en Irak et en Afghanistan.

• Contre-insurrection(s)

Les mythes de la contre-insurrection et leurs dangers : une vision critique de l’US Army

Gian P. Gentile, Colonel (US Army), directeur du département d’histoire militaire de West Point

Les mises en récit ou narrations jouent sur plusieurs plans dans une campagne de contre-insurrection. D’un côté, le contre-insurgé use d’une narration contre les insurgés qu’il combat pour tenter de modifier la manière dont les uns et les autres sont perçus au sein de la population qu’il tente de gagner à sa cause. D’un autre côté, le contre-insurgé bâtit très souvent sa propre narration interne –son propre «mythe» –à destination de l’opinion publique afin d’appuyer l’idée que la campagne militaire emprunte la voie la plus acceptable d’un point de vue éthique, celle de la protection de la population et de la conquête «des cœurs et des esprits». Cette «fiction» fonctionne comme une structure de méconnaissance qui masque les conditions réelles dans lesquelles ces guerres sont effectivement menées et nous permet d’examiner la face sombre de l’histoire de la contre-insurrection.

Narratives play multiple parts in a Counterinsurgency campaign. On one hand Counterinsurgent forces often deploy a narrative against the insurgents that they are fighting to try to create their own identity of positive change within the local population they are trying to win over. However, Counterinsurgents often construct their own internal narrative for domestic public consumption to create the image that their Counterinsurgent Campaign is winning hearts and minds and is conducting the war in a kinder and gentler way because the focus is on protecting the population. This other narrative shows the dark side of Counterinsurgencies because it conceals the actual conditions of what happens on the ground when these wars are fought.

• Contre-insurrection(s)

Les dilemmes de la doctrine de contre-insurrection américaine : répétition, pertinence et effet

David UCKO, Docteur en sciences politiques du King’s College de Londres, chercheur à la Stiffung Wissenschaft und Politik de Berlin et à la RAND corporation

Peu de temps après l’invasion de l’Irak en 2003, l’armée américaine a commencé à publier une doctrine consacrée spécifiquement aux opérations de contre-insurrection. Les manuels sont depuis devenus de plus en plus nuancés et insistent sur la nécessité d’accorder aux opérations de stabilisation une priorité égale à celle des opérations de combat. Cependant, quels effets ont réellement eu ces publications sur le département de la Défense (DoD), sur l’US Army et sur le corps des Marines en particulier? Cet article évalue le niveau d’apprentissage au sein de l’armée américaine et constate, qu’en dépit de nombreuses évolutions, d’importants pans de ces institutions restent marqués par des priorités datant de plusieurs décennies. Si l’armée américaine souhaite développer une force qui soit vraiment capable d’agir «sur tout le spectre des opérations» (full spectrum dominance), la publication de manuels doctrinaux doit s’accompagner d’ajustements et d’un effort de rééquilibrage dans l’allocation des ressources. Ce faisant, il est également crucial de contester les narrations montantes qui cherchent une fois encore à reléguer la contre-insurrection (COIN) à l’arrière-plan des priorités de l’armée américaine.

Shortly after its invasion of Iraq in 2003, the U.S. military began to release doctrine for counterinsurgency operations. The field manuals have since then become increasingly nuanced and emphasized the need to prioritize stability operations on the same level as major combat. Yet how much of an effect have these publications had on the wider Department of Defense and on the Army and Marine Corps in particular? This article assesses the current state of learning within the U.S. military and finds that while changes are taking place, there are still many important areas marked by continuity with decade-old priorities. If the U.S. military wants to develop a force that is truly ‘full-spectrum’, the publishing of field manuals must be complemented by difficult trade-offs and more balanced resource-allocation. As part of this process, it will also be critical to engage with the growing narratives that are once again seeking to push counterinsurgency off the table as a U.S. military priority.

• Contre-insurrection(s)

L’expérience militaire britannique dans la province afghane du Helmand (2006-2009)

Michel GOYA, Colonel (armée de terre), directeur de la chaire «Nouveaux conflits» de l’IRSEM

Plus vaste province d’Afghanistan, poumon de la culture d’opium du pays, le Helmand a été la plus meurtrière pour la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). L’article suivant dresse un bilan des opérations menées par les forces britanniques depuis leur déploiement en 2005 dans cette province et montre à quel point la guerre de contre-insurrection, loin de toute logique «magique» et immédiate, est travaillée en profondeur par des forces contradictoires, tiraillée en permanence entre la stabilisation douce et des opérations de contre-guérilla classiques. Si les perspectives sont sombres, l’espoir est permis de voir la Coalition réussir là où elle a échoué précédemment, à condition de déployer un nombre de troupes dimensionné aux enjeux d’une telle occupation.

Largest province of Afghanistan, heart of opium culture of the country, Helmand has been the most deadly zone for the International Security Assistance Force (ISAF). The following article assesses the operations conducted by the British forces since their deployment in 2005 in this province and shows how the counterinsurgency warfare, far from any “magical” and immediate logic, is worked in depth by contradictory forces, pulled permanently between the soft stabilization and conventional operations of counter-guerrilla. Despite bleak prospects, hope is allowed to see the Coalition succeed where it has failed previously, providing that a sufficient number of troops is deployed to face the challenges of such occupation.

• Contre-insurrection(s)

Contre-insurrection et « responsabilité de protéger » : panacée ou supercherie ?

Christian OLSSON, Docteur en science politique et diplômé de Sciences Po Paris, attaché temporaire d’enseignement et de recherche en science politique à l’Université de Lille 2 et chercheur associé au Centre d’études sur les conflits, à l’IRSEM et au CREC/Saint-Cyr

La nomination du général Stanley McChrystal à la tête de l’ISAF en Afghanistan en juin 2009 a coïncidé avec un recentrage du discours officiel de l’Otan sur l’idée que sa mission première y serait de «protéger les populations afghanes». À l’instar de la stratégie prétendument «population-centrée» de la coalition en Irak au moment où le général David Petraeus en prenait le commandement en février 2007, l’argument de McChrystal ne consiste pas tant à affirmer que la «protection des populations locales» viendrait désormais se surajouter à l’objectif de «vaincre» les Taleban, qu’à postuler que cette première constituerait le moyen le plus efficace pour atteindre le second. Le pari de cet article est de prendre ce discours sur la «protection des populations locales» au mot pour nous intéresser à la question des conditions de possibilité de sa mise en application: qui protéger ? Contre quoi ? Comment ?

The nomination of General Stanley McChrystal to the position of ISAF commander in Afghanistan coincided with a refocusing of NATO ’s official discourse around the idea that its main mission would now be to “protect the Afghan population”. Following the presumably “population-centric” strategy on the part of the Coalition in Iraq at the time when General Petraeus took over its command in February 2007, General McChrystal’s argument is not to say that the objective of “protecting the local population” would now be added to the previous one of “defeating the Taleban”. It rather postulates that the first objective would allow reaching the second. This article analyses this discourse in order to highlight the conditions of possibility of its application as well as its assumptions and limits: who is to be protected? Against what or whom? How?

• Contre-insurrection(s)

L’action intégrale ou la contre-insurrection à la mode colombienne

Jérôme Cario, Lieutenant-colonel, armée de Terre, chef du bureau recherche du Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF)

Antonin Tisseron, chercheur-associé auprès de l’Institut Thomas More

Alors que l’approche globale s’est imposée comme le meilleur moyen de combattre les Talibans en Afghanistan, la Colombie expérimente depuis plusieurs années une stratégie similaire dans sa lutte contre les groupes armés. L’action intégrale, mise en place au niveau national en 2003 par Alvaro Uribe à la demande notamment des forces armées, associe en effet étroitement l’outil militaire aux autres composantes de l’État. La sécurité n’est qu’un moyen, un point de départ. Seule l’action dans les champs politiques, économiques et sociaux peut permettre l’éradication de la violence dans des régions longtemps délaissées. En cela, l’approche colombienne de la contre-insurrection offre à voir la manière dont un gouvernement peut adapter les outils à sa disposition pour combattre une violence insurrectionnelle, mais aussi certaines des difficultés rencontrées.

While the comprehensive approach has emerged as the best way to fight the Taliban in Afghanistan, Colombia has been testing out a similar strategy in its fight against armed groups for several years. The integral action, set up at the national level in 2003 by Alvaro Uribe at the request of the military among others, closely associates the military tool to other parts of the state. Security is a means, a starting point. Only action in the political, economic and social fields may help to eradicate violence in areas long neglected. In this regard, Colombia’s approach against insurrection is an opportunity to see how a government can adapt its available tools to fight insurrectionary violence, but also some of the difficulties it faces.

• Une maffya symbiotique : traditions et évolutions du crime organisé en Turquie

Xavier Raufer, chargé de cours à l’Institut de criminologie de Paris, université Paris II – Panthéon-Assas et directeur des études au département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (MCC), Paris II

Dans cet article, Xavier Raufer propose une description détaillée et unique de la maffya turque, dans toutes ses dimensions (historiques, sociologiques ou politiques). Une enquête inédite sur le Milieu turc, la corruption et les évolutions du système du crime organisé, pourtant caractérisé par son attachement à la tradition.

Xavier Raufer proposes a detailed an unusual descritpion of the Turkish maffya in all its dimensions (historic, sociological ans political). An unpublished investigation on the Turkish underwolrd, the corruption and the evolutions of organized crime, yet characterized by its attachement to the tradition.

• La vision chinoise du terrorisme

He Bingsong, éminent pénaliste et criminologie chinois, professeur d’Université, directeur du centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé de l’Université de droit et de sciences politiques de Pékin et directeur du centre de législation criminelle de l’Université de Shandong

La Chine doit faire face à plusieurs menaces terroristes, dont voici les principales :

- le terrorisme du « Turkestan oriental » (abrégé en « Turkestan oriental »)

- le « Congrès de la jeunesse tibétaine » (abrégé en CJT)

- les « Trois forces »

- le terrorisme international.

Devant la menace terroriste à l’échelle globale, le gouvernement chinois s’engage activement dans la lutte antiterroriste lancée par les Nations unies en offrant un soutien inlassable à cette lutte, en cherchant la coopération large avec d’autres pays à l’échelle internationale.

Au sein de la Chine, la lutte antiterroriste s’organise selon divers moyens : politique, économique, diplomatique, militaire, culturel.

Le 15 juin 2006, le Conseil des États membres de l’OCS a signé la «Déclaration commune du 5e anniversaire de l’Organisation de coopération de Shanghai» en déclarant que l’Organisation apportera une contribution constructive afin d’établir un nouveau cadre de sécurité pour la confiance, l’avantage, l’égalité et le respect mutuels. pour l’OCS «la tâche essentielle est de lutter contre le terrorisme, le séparatisme, l’extrémisme et le trafic illicite des drogues».

La coopération économique est l’une des deux fonctions principales de l’OCS et le facteur clé de sa consolidation.

• La polémosphère

Laurent DANET, doctorant à l’université Lyon III en sciences politiques, option relations internationales. Enseignant chercheur affilié au CLESID (Centre lyonnais d’études en sécurité internationale et défense)

L’immense majorité des auteurs de stratégie militaire ou de politique internationale s’accorde pour reconnaître le brouillage actuel des codes et des cadres traditionnels du conflit collectif armé. Guerres interétatiques, de prédation, civiles, asymétriques, irrégulières, terrorisme, tout succède à tout, se chevauche, se mélange, pour disparaître dans le grand fourre-tout du générique «instabilité». La polémosphère désigne ce brouillard. L’article qui lui est consacré ne tente pas de l’analyser en le déconstruisant, mais en invoquant d’autres perspectives que sont l’intégration planétaire, l’inconscient collectif, les concurrences mémorielles. Mais la prudence analytique reste de mise : comme dans toute période intermédiaire, la gestation se passe la nuit.

The vast majority of international, military strategy, or international politics authors agree to concede the present interference of traditional codes and frameworks of collective armed conflict. Irregular, asymmetrical, civil, and interstate wars, as well as terrorism, everything succeeds everything, overlaps and blends to vanish in a great jumble of “instability”. The socalled polemosphere points out this murk. This article, which develops this concept, doesn’t aim to analyze it, while un-knitting it, but makes an attempt to evoke other perspectives which are: world integration, collective recklessness, memorial concurrence. Somehow, it requires to keep in mind some sort of analitycal caution: like any other intermediate period, gestation occurs at night.

Le Sécurité globale n° 10 - Dossier Contre-insurrection(s)

Parution : février 2010

Nombre de pages : 144 p.

Dimension : 19 cm x 26 cm

ISBN 2916722750

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SANS STRESS, LA VIE EST IMPOSSIBLE. COMMENT LE GERER

NICOLE BRAUMANN & JEAN-CLAUDE TURPIN
SAURAMPS

Partant de l’idée selon laquelle le stress n’est pas forcément mauvais, à condition de savoir le gérer, les auteurs décrivent ses mécanismes dans la vie quotidienne, familiale et professionnelle, à tous les stades de la vie (enfance, adolescence, maternité, vieillesse) et proposent des méthodes pour le maîtriser.

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Si dans le langage courant, le stress est un mot chargé de connotations négatives, ce livre insiste sur le fait qu’il s’agit d’une fonction d’adaptation. Le stress suscite une mobilisation de l’organisme pour réussir tout un ensemble d’activités nécessaires à la vie individuelle et en société.

Les auteurs envisagent tous les aspects de la vie quotidienne: l’enfance, l’adolescence, la vie personnelle, familiale et professionnelle, la vieillesse. Certes, cette faculté d’adaptation peut atteindre ses limites. Ce qui était un bénéfice devient un danger. Ce livre donne des explications sur les mécanismes impliqués, la manière d’éviter les stress mal contrôlés et leurs conséquences.

Le Docteur Nicole Baumann, neuropsychiatre, est directeur de recherches à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière. Neurobiologiste, elle a dirigé pendant plus de vingt ans une unité de recherches de l’INSERM en neurobiologie cellulaire, moléculaire et clinique. Elle a contribué à coordonner un livre sur ” Stress, immunité et pathologie ” et développe des recherches sur les marqueurs biologiques du stress.

Le Professeur Jean-Claude Turpin est ancien chef du service de neurologie du CHU de Reims. Neuropsychiatre et pédiâtre, il a organisé à Reims l’enseignement de la Médecine Sociale (Santé Publique, Médecine du Travail, Médecine légale). Il développe la formation médicale continue (conférences, CD-Rom) et la rédaction d’ouvrages grand public sur le handicap. Il intervient également dans l’aide humanitaire (Syrie, Cambodge).

Format : Broché
Nb de pages : 312 p.
Dimension : 15 cm x 21 cm
ISBN-10: 2840236818
ISBN-13: 978-2840236818

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GENERAL GUISAN. RESISTANCE A LA MODE SUISSE

Markus Somm
Stämpfli

Les Suisses n’aiment guère les puissants. Cela ne les a pas empêchés d’adorer Henri Guisan. Le commandant en chef de l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale est une star de son vivant.

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«Guisan est un phénomène, note Markus Somm. Non pas parce qu’il est un homme exceptionnel – ce n’est pas le cas – mais parce qu’un pays comme la Suisse l’a choisi pour héros. La vie de Guisan en dit plus sur la Suisse que sur lui-même.»

En été 1940, la Suisse vit l’une des périodes les plus sombres de son histoire. La France est à genoux et le pays se retrouve seul face à Hitler. Le général Guisan prend alors une décision surprenante: il replie l’armée dans le Réduit et construit dans les Alpes une gigantesque fortification.

Guisan a-t-il sauvé la Suisse?
Le Réduit valait-il quelque chose?

Cette biographie de l’un des Suisses les plus importants des temps modernes est aussi une histoire de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle pose des questions anciennes. Et apporte de nouvelles réponses.

REVUE DE PRESSE /
La critique de 24 HEURES (Suisse - 27.10.2010)
« Le Général Guisan, un héros moderne inattendu »

Extraits : « Rédacteur en chef de la Basler Zeitung, Markus Somm a entrepris cette nouvelle biographie à la lecture du Rapport Bergier, sous le coup de l’indignation: «Si on s’en tient au Rapport Bergier, écrit-il en préface, le Général Guisan est une note en bas de page de l’Histoire. Et le Réduit un vulgaire épisode. Cela correspond-il à la réalité ? Non. (…) Le Général n’a pas mérité ça. Il ne fut pas un simple figurant de la Seconde Guerre mondiale, l’un des ces personnages interchangeables qui semblent faire partie du décor. Il a tenu au contraire le rôle principal. Le Général Guisan est la personnalité de l’histoire suisse la plus importante du XXe siècle. L’homme de qui tout dépend.»
Féru de la manière anglo-saxonne de raconter l’Histoire, Markus Somm parvient, grâce aux qualités littéraires de son texte, à tisser un récit passionnant, truffé de citations, d’anecdotes et de détails significatifs. Il déploie aussi un beau talent de mise en scène, notamment lorsqu’il met en miroir le discours défaitiste de Marcel Pilet-Golaz, président de la Confédération, le 25 juin 1940, et le fameux Discours du Grütli de Guisan qui suivit le 25 juillet, en cet été de tous les dangers (l’armée française vient d’être écrasée).
Somm souligne admirablement tout ce qui sépare les deux hommes, et ce qu’ils représentent: l’un politicien hautain, imbu de lui-même, qui ne comprend rien au peuple suisse, et parle aux auditeurs abasourdis de la radio de «renaissance intérieure», et laisse entendre que la démocratie a fait son temps. Somm procède à une analyse serrée du discours, et des réactions qu’il a suscitées. En particulier celles des médias, tentés par l’alignement sur l’ordre nouveau qui se dessine, mais aussi celle des officiers conjurés – en fait de vrais patriotes – qui, avec l’énigmatique Hans Hausamann, préparent un putsch sous le nom de Nidwalden, décidés à résister à tout prix à la menace allemande si la Confédération baisse les armes. Ils n’ont plus confiance en Guisan, qui n’a pas pipé mot depuis le discours de Pilet-Golaz.
Mais le 25 juillet sur le Grütli, Guisan remet spectaculairement les pendules à l’heure, et fonde, en vingt minutes décisives, devant des officiers sceptiques (surtout les Alémaniques), l’esprit de résistance qui marquera tout son règle de Général. Les hommes ont entendu «l’appel mystérieux qui monte de cette prairie». Il a eu l’intuition de biffer, dans le discours écrit par Barbey, tous les aspects politiques, pas complètement étrangers aux propos de Pilet-Golaz. Remis à la troupe, un résumé du discours opère un retournement de l’opinion, insuffle un nouvel espoir, et Guisan devient, note Somm, « une sorte de gouvernement d’urgence. Un paradoxe. Guisan, qui se refuse à toute déclaration politique, devient de fait un général politique. (…) Au fond, le courtois général ne fait que réveiller l’esprit de résistance qui sommeillait au sein de la population.»
(…)  Guisan n’appartient pas à la catégorie des parvenus et des outsiders que sont les nouveaux dictateurs; il est issus de ce que Somm appelle les anciennes élites, à l’image de Mannerheim en Finlande, et de Churchill en Angleterre. «Lorsqu’il est élu général, la carrière de ce philanthrope touche déjà à sa fin. Un homme courtois, déjà âgé, et qui semble un peu désuet. Alors que les nouveaux dictateurs avalent les autoroutes dans leurs puissants bolides, Guisan préfère seller son cheval.»

http://commentaires.blog.24heures.ch/archive/2010/10/27/le-general-guisan-un-heros-moderne-inattendu.html

Photos: 240
Dimension: 23 cm x 17 cm x 2 cm
EAN: 9783727213106

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OSKAR ET LES MINARETS

Slobodan Despot
Favre

Le point de vue de l’éditeur : Le 29 novembre 2009, les Suisses ont voté à une nette majorité l’arrêt de l’édification de minarets sur leur territoire. C’est la première fois qu’un pays démocratique fixe constitutionnellement ses rapports avec l’islam et le modèle de société qu’il convoie. Le conseiller national (UDC) Oskar Freysinger a été le principal promoteur d’une initiative à laquelle personne ne donnait la moindre chance de succès.

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L’issue de ce référendum a fait de lui le porte-parole du peuple suisse face au monde, à l’heure où son propre gouvernement était plongé dans l’embarras. L’image de l’« homme au catogan », enjoué et souriant, défendant le vote face à des détracteurs allant de Daniel Cohn-Bendit aux idéologues du Hamas, a fait le tour du monde.

Ce coup de théâtre pose la question de la laïcité et de la relation à la religion musulmane dans nos sociétés occidentales contemporaines. Un sujet délicat, mais qu’il convient de ne pas éluder. Connaissant Freysinger de longue date, mais par un biais inattendu, la littérature, Slobodan Despot propose ici, sous une forme originale oscillant entre le récit et le dialogue, un portrait détendu mais sans complaisance, du tribun populaire au milieu de son « village gaulois ».
La parole à l’auteur :

« On me demande déjà, et l’on me demandera encore plus d’ici quelques jours, pourquoi j’ai écrit et publié Oskar et les minarets, le premier portrait biographique d’Oskar Freysinger. Pour éviter de me répéter, je livre ici l’avant-propos de l’ouvrage paru cette semaine aux éditions Favre.

Avant-propos : Oskar Freysinger est à n’en pas douter l’astre le plus insolite de la constellation politique suisse de ce début de siècle. Interpellé, honni, conspué, le tribun de l’Union démocratique du Centre est aussi le seul à susciter une véritable ferveur qui, bien souvent, transcende les frontières de son mouvement politique. Avec sa guitare, ses bons mots, sa chevelure, il ressemble à un bateleur tout droit sorti d’un jeu de tarot ou de la tradition populaire germanique: Till l’Espiègle ou le joueur de flûte d’Hamelin.
Longtemps perçu et exploité comme un bouffon, une caricature des idées de droite, Freysinger a acquis une tout autre stature en tant qu’animateur et fer de lance d’initiatives populaires remportées haut la main que tous, pourtant, croyaient promises au naufrage. Son engagement en faveur de l’initiative visant à interdire la construction de minarets en Suisse aura été déterminant. Fait sans précédent dans l’histoire de la politique moderne, il a mené campagne simultanément dans toutes les régions du pays, livrant des duels clefs à la télévision dans les trois langues nationales. Assumant son rôle jusqu’au bout, il est allé, seul, défendre le vote des Suisses devant les médias étrangers à un moment où la classe politique et le gouvernement ne songeaient qu’à prendre leurs distances par rapport à la grande majorité de leurs concitoyens.

Le succès de ce phénomène est un signe des temps. Ce littéraire, ce manieur de mots, est le seul à avoir intégré l’adage pourtant banal qui veut que la politique est une scène de théâtre. Ses collègues parlementaires le savent aussi, eux qui partagent le bout de gras en coulisses après s’être écharpés pour la galerie. Mais Freysinger, ici comme en toutes choses, refuse de s’arrêter à mi-course. Il joue son rôle avec passion, témérité et roublardise, s’assurant une présence de scène devenue intimidante. Les plus éminentes figures du pouvoir suisse s’assurent désormais de l’absence du Saviésan sur un plateau avant d’accepter les invitations. Car ses prestations, si déroutantes ou narcissiques qu’elles puissent paraître, demeurent rigoureusement asservies à la défense des idées qu’il entend faire passer. Freysinger fait sortir le débat d’idées suisse de sa candeur irénique, de son insignifiance consensuelle, et lui impose un style de controverse propre aux sociétés en proie à des choix fondamentaux et qui les empoignent de front.
La Suisse où son père et le mien ont déposé leur valise était un pays heureux réputé pour son absence d’histoires. Or, ce pays qu’Oskar Freysinger voudrait, par son engagement politique, préserver des remous de l’histoire, entre avec lui dans le maelström des confrontations politiques sans merci qui sont le lot du reste du monde. Tandis que les réactions effarouchées qu’il suscite chez ses adversaires, pro-européens et partisans de l’ouverture tous azimuts, dénotent, elles, un refus de sortir de ce cocon feutré et puritain, désormais obsolète, où les mots gras sont bannis, où nulle tête ne dépasse et où les affaires se règlent par consensus dans l’intérêt bien compris de la communauté. Le nationaliste internationalise la scène politique Suisse: ce n’est pas le moindre paradoxe soulevé par ce trublion.
La conjonction de la personnalité et du moment invitait à des réflexions que la polarisation et la hâte médiatiques ne permettaient pas. Elle justifierait à elle seule un livre sur le cas Freysinger.

Tôt ou tard, quelqu’un aurait songé à lui consacrer un ouvrage. Je préfère être le premier. Ce livre n’est pas un de ces exercices d’objectivité journalistique qui dissimulent des jugements biaisés — favorables ou, plus vraisemblablement, hostiles.
Ce livre est un livre d’ami. Non d’ami politique, mais d’ami tout court. Si j’ai estimé utile et urgent de l’écrire, c’est parce que mon ami Oskar Freysinger est menacé d’un danger imminent: celui d’être confondu — voire de se confondre lui-même — avec l’image publique qu’on a construite de lui, le plus souvent avec sa complicité amusée ou infatuée.
Le caractère est destin, disaient les Anciens, et celui d’Oskar Freysinger est si carré que le destin probable n’est pas difficile à entrevoir. Nous avons tous connu dans nos classes un personnage de son gabarit. C’était le garçon toujours «partant», serviable, acharné et débonnaire dont la santé débordante tapait sur les nerfs et dont les qualités réelles finissaient par se retourner contre lui. Aujourd’hui, par son travail, son énergie inépuisable, sa foi présomptueuse en lui-même, Oskar Freysinger a accompli une œuvre qui, sans doute, le dépasse et qui a requis, au fil du temps, une certaine schématisation de son personnage. J’ai écrit ce livre dans le seul but de le déschématiser et de rappeler que derrière le masque adulé ou détesté du tribun se trouve un être humain avec ses qualités et ses défauts.

J’ai été, au début des années 2000, le premier éditeur à refuser un manuscrit à Oskar Freysinger, jeune politicien valaisan encore inconnu. Je l’ai fait sans hésitation, mais en motivant mon choix par une lettre détaillée. Ce fut le début d’une estime mutuelle qui vira en amitié ce jour de la fin novembre 2002 où Oskar fut non seulement atteint dans son sanctuaire familial par l’arme sordide de l’incendie criminel, mais encore lâché — momentanément, mais ce sont ces moments-là qui comptent — par son parti. Tout ceci à cause de ses mots!
Je suis né sous un régime totalitaire, dans la Yougoslavie titiste. J’ai vu ce totalitarisme s’effondrer en tant que projet à l’Est pour renaître en tant que mentalité à l’Ouest. La diabolisation d’Oskar Freysinger, qui lui vaut quelques dividendes politiques qu’il accepte un peu inconsidérément, est le produit de cette mentalité qui réduit l’humain à ses idées et permet, à terme, de conspuer ou liquider des êtres sans remords ni états d’âme. La soudaine célébrité internationale que lui a valu son rôle dans le vote controversé sur les minarets a fourni l’occasion opportune pour dresser le portrait humain de cette figure incontournable du paysage politico-médiatique suisse. D’où le titre de ce livre.

Précisons-le d’emblée: nous n’avons, Oskar et moi, pas la même opinion ni la même approche du problème de l’islam. Oskar a choisi d’exprimer ses vues sur la question par la voie politique, et de le faire dans un contexte de rivalité de civilisations. Je m’en suis tenu aux livres, tout en m’intéressant prioritairement à l’usage qui est fait de l’islam dans notre propre monde. J’ai publié, en tant qu’éditeur indépendant, des ouvrages tels que La Turquie chrétienne ou Comment le Djihad est arrivé en Europe — ouvrages inutilisables à des fins partisanes et dont le but était de faire comprendre et sentir une présence encore somme toute abstraite en Occident. Ce dernier ouvrage est du reste prisé des musulmans soucieux de paix, dans la mesure où il démontre comment on a construit un spectre de l’islam terroriste qui justifie les opérations de conquête pétrolière au Moyen-Orient tout en occultant les frictions quotidiennes concrètes entre l’islam et son autre dans cette zone de chambardement démographique qu’est l’Europe.
Cela dit, l’Autrichien et le Serbe, brouillés depuis juin 1914 par une rixe aux conséquences mondiales, se sont découvert en Suisse deux points communs. En premier lieu, un attachement profond pour ce pays qui a accueilli nos familles, pour ses valeurs et ses particularismes au sein d’un monde normalisé. Et puis une conscience atavique de la présence de l’islam, non en tant que culture exotique ou importée en position de minorité, mais en tant que puissance conquérante et inflexible assignant une place et un mode de vie à tout un chacun, et en particulier a ceux qui n’en sont pas. Ce rappel ne vise pas à dire que l’Ottoman est à nos portes — encore que du côté de Constantinople on se remet à en rêver à haute voix — mais pour rappeler aux Européens de l’ouest qu’ils ne voient le plus souvent de cette civilisation qu’un seul versant, celui du dialogue et de la séduction. Un versant qui, dans son histoire, s’efface systématiquement dans les temps et les lieux où l’islam accède à une position dominante.
Ces divergences et ces parentés font l’objet, entre nous, de discussions fréquentes dont les deux entretiens figurant dans ce livre livrent, l’un « en tongs », l’autre « en cravate », la thématique essentielle.

Il m’a toutefois paru important de ne pas focaliser l’action et les préoccupations d’Oskar Freysinger sur la question des minarets et de l’islam. La trajectoire originale de cet homme, dans la mesure où elle n’est concevable que dans un pays de démocratie directe comme la Suisse, est également représentative d’un système civique unique au monde et grossièrement caricaturé hors ses frontières. Les spécificités du «village gaulois» ne pouvaient être mieux illustrées que par la vie et l’œuvre de celui qui est aujourd’hui l’un de ses citoyens les plus connus et les plus remuants.

Cet ouvrage, composé durant l’été 2010, reflète dans sa structure le parti pris que je viens d’exposer. De l’affaire qui l’a porté au sommet de la notoriété, nous avons remonté le fil de la carrière d’Oskar Freysinger, élargissant la perspective à l’ensemble de ses activités, en particulier à l’écriture. Puis, ayant mieux fait connaissance avec le personnage, nous l’avons invité à débattre à bâtons rompus de ses visions et de ses craintes liées au problème de l’islam.  Oskar Freysinger a lu le texte au fil de sa rédaction et l’a annoté. Ses interventions directes sont indiquées en italiques dans le texte ».

Slobodan Despot, né en 1967, éditeur, écrivain et photographe, dirige les éditions Xenia à Vevey. Il est l’auteur de Balles perdues, de Valais mystique et de Despotica.

Dimension: 15 cm x 23.5 cm
Nb de pages : 190 p.
ISBN : 978-2-8289-1190-4

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