Archives de la catégorie Livres : Sciences politiques

L’ETAT-PROVIDENCE EN EUROPE. PERFORMANCE ET DUMPING SOCIAL

Mathieu LEFEBVRE et Pierre PESTIEAU
Editions Rue d’Ulm

letat-providence-en-europe1RESUME

Depuis des années, il est partout question de la crise de l’État-providence, des raisons de cette crise et des remèdes à y apporter. Malheureusement, dans ces discussions, on ne s’appuie que rarement sur de bonnes mesures de performance. Cet opuscule vise à présenter une évaluation de la performance des États-providence européens qui puisse éclairer le débat. Celui-ci permet de comparer la performance des pays de l’Europe des vingt-sept ; elle donne aussi la possibilité de tester l’hypothèse d’un éventuel dumping social ; enfin elle peut être utilisée pour mieux appréhender les raisons d’éventuels dysfonctionnements de l’État-providence en insistant sur ses objectifs premiers : la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et la protection contre les risques majeurs de la vie.

PRESENTATION

Depuis trois décennies au moins, on parle et on écrit beaucoup à propos de la crise de l’État-providence. Certains s’en réjouissent, ceux-là même pour qui le meilleur État-providence devrait être réduit à sa portion congrue ; d’autres la déplorent, craignant la disparition de ce qui, pour eux, a fait la prospérité et la stabilité de nos sociétés. On assiste ainsi dans tous les pays européens à un vif débat sur la crise de l’État-providence, ses causes et les éventuels remèdes qu’elle appelle.

Malheureusement, ce débat se déroule le plus souvent sans s’appuyer sur de bonnes mesures de performance. L’objet de cet opuscule est précisément de présenter une évaluation de la performance des États-providence européens fondée sur la construction d’indicateurs synthétiques. Ces indicateurs mesurent le degré avec lequel chaque État-providence réalise cinq objectifs fondamentaux : la réduction des inégalités, la lutte contre la pauvreté, la réduction du chômage, la qualité de la santé et de l’éducation.

Plusieurs raisons ont présidé au développement de tels indicateurs.

D’abord, ils permettent de comparer la qualité des États-providence de façon objective. Que de fois n’entend-on pas dans tel ou tel pays de la vieille Europe justifier l’existence de structures paralysantes ou de droits acquis au nom d’une protection sociale plus performante qu’ailleurs.

Autre raison : permettre de tester la réalité du dumping social que d’aucuns brandissent le plus souvent pour pousser les gouvernements à réduire la voilure de leur protection sociale.

Enfin, ces indicateurs permettent de comparer la qualité de l’inclusion sociale dans les douze pays qui se sont ajoutés à l’Europe des quinze il y a quelques années et qui pour la plupart venaient du bloc soviétique.

Il ressort de notre analyse que les pays de la vieille Europe, et tout particulièrement l’Allemagne et la France, ont des États-providence qui sont performants, moins cependant que les pays nordiques.

TABLE DES MATIERES

1. Les données.
2. Dépenses sociales : concept, structure et évolution.
3. Les bons et les mauvais élèves de la classe UE15.
4. Dumping social ?
5. L’élargissement.
6. Faire mieux avec moins.
7. Le bien-être des personnes âgées dans l’Union européenne.

EXTRAIT

Introduction

Voici quelques brèves de comptoir que l’on pourrait entendre à Paris ou à Berlin dans un bistro populaire comme à la buvette du Parlement. Le style changerait mais pas le contenu : « Nous avons la meilleure protection sociale du monde. » « L’extension de quinze à vingt-sept pays de l’Union européenne a enlaidi notre paysage social. » « Avec l’ouverture des frontières, nos États-providence se doivent d’être moins généreux pour ne pas attirer toute la misère du monde. » « Une chasse au gaspi déterminée permettrait d’obtenir la même protection sociale avec la moitié des dépenses sociales. » Ces propos peuvent connaître de nombreuses variantes. Leurs correspondent d’ailleurs des affirmations qui en prennent le contre-pied : « Nous avons la pire protection sociale… » Il est clair que sur le sujet on entend tout et son contraire, ce qui témoigne d’absence d’étalon permettant de mesurer la qualité et la performance de la protection sociale.

L’ambition de cet opuscule est précisément de fournir une mesure de la performance des États-providence. Pour des questions de données, mais aussi parce que c’est là que nous vivons et que le débat est le plus vif, nous nous limiterons à l’Europe. Cette mesure devrait nous permettre de comparer les performances de différents pays et d’en étudier l’évolution dans le temps. Ces indicateurs de performance apportent une réponse à la question d’un éventuel dumping social et à celle de l’impact de l’extension de l’Union européenne à vingt-sept membres et bientôt davantage.

Mais d’abord qu’entendons-nous par État-providence ? (…)

Emission sur France-Culture du mercredi 12 décembre 2012

AUTEUR(S)

Mathieu Lefebvre est docteur en économie et chercheur à l’université de Liège. Il a effectué ses recherches postdoctorales à l’université de Lyon II, où il est membre du Groupe d’analyse et de théorie économique (GATE). Ses thèmes de recherches sont l’économie du travail, l’économie publique et l’économie du vieillissement.

Docteur en économie (Yale University), Pierre Pestieau a enseigné à Cornell University et à l’université de Liège, dont il est professeur émérite. Il est aussi membre du CORE (Centre for Operations Research and Econometrics de l’Université catholique de Louvain) et membre associé de l’École d’économie de Paris. Ses principaux sujets d’intérêt sont l’économie publique, l’économie de la population et la sécurité sociale. Il a notamment publié The Welfare State in the European Union (Oxford University Press, 2005).

Parution : 24 novembre 2012
Nb. de pages : 80 p.
ISBN : 978-2-7288-0484-9
Prix : 7,5 €

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L’EUROPE ET SES MINORITES

Yves Plasseraud
PUG (Presses Universitaires de Grenoble)

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PRESENTATION

Depuis des décennies, la question des minorités agite le continent européen, conduisant parfois à la guerre, voire à la guerre civile. Aujourd’hui, si l’Union européenne nous épargne les conflits majeurs que l’Europe a connus, la question des minorités reste préoccupante : séparatistes basques, nationalistes corses, mais aussi Roms, Ossètes ou Tchétchènes s’invitent régulièrement à la une des journaux. Mais au-delà de ces minorités historiques, il existe aussi des minorités plus récentes, issues de l’immigration de ce dernier demi-siècle.

Fort de son expérience internationale, Yves Plasseraud constate combien l’intégration de nouvelles minorités extra-européennes est difficile, à cause notamment de la précarité qui entraîne le rejet, le racisme et la xénophobie. Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demandes, comment nos États peuvent-ils y répondre ? Quelles politiques adopter ? Comment rendre celles existantes efficaces ? Autant de questions sur lesquelles il est urgent de réfléchir. L’enjeu est de taille : l’Europe a besoin de cet apport démographique ; sa survie est à ce prix.

S’interrogeant sur une problématique majeure de la société contemporaine, cet ouvrage donnera aux étudiants et enseignants en science politique mais aussi à tout un chacun une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux que sont l’accueil de nouvelles populations et l’aménagement du statut des minorités autochtones.

Une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux du traitement des minorités nationales, de l’accueil de nouvelles populations et de l’aménagement du statut des minorités.

La question des minorités en Europe est préoccupante, qu’il s’agisse des minorités historiques, autochtones (Basques, Corse, Hongrois de Slovaquie,…) ou diasporiques (Roms, Juif, Arméniens,…), ou des nouvelles minorités issues de l’immigration (Afrique, Ukraine,…) : Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demande et comment nos États et les institutions européennes peuvent-ils y répondre ? Comment le vivre ensemble s’organise-t-il ? Quelle synergie ou opposition de ces groupes en résulte ? Quelle politique adopter ?

Illustrant ces propos des exemples concrets, l’auteur s’interroge ici sur une problématique majeure de la société contemporaine : la place du multiculturalisme dans notre société.

EXTRAIT

Introduction

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les observateurs s’accordaient à penser que l’homogénéisation des États et la mondialisation conduiraient inéluctablement les groupes ethniques minoritaires, qu’ils soient autochtones ou immigrés, à ne plus jouer qu’un rôle marginal sur la scène européenne. Beaucoup s’en réjouissaient alors que d’autres, plus rares, trouvaient ce phénomène d’entropie culturelle inquiétant.

Or, il s’avère aujourd’hui que c’est le phénomène inverse qui s’est produit. Stimulées par leur résistance à l’homogénéisation, un certain nombre de minorités sont aujourd’hui au premier plan de l’actualité et tendent de plus en plus à imposer à l’Europe leur rythme. Ainsi, Régis Debray - pourtant de tradition jacobine - affirmait récemment que le XXIe siècle serait celui des minorités. Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, lui faisait écho en écrivant «Le “peuple” ne s’appréhende plus comme une masse homogène, il s’éprouve plutôt comme une succession d’histoires singulières, une addition de situations spécifiques. C’est pourquoi les sociétés contemporaines se comprennent de plus en plus à partir de la notion de minorité. La minorité n’est plus la “petite part” (devant s’incliner devant une “grande part”) : elle est devenue une des multiples expressions diffractées de la totalité sociale.»

Cette évolution s’impose dans le contexte nouveau d’un affaiblissement historique des États nations européens. Pendant des siècles, ceux-ci n’ont cessé de renforcer leur pouvoir par centralisation croissante et intégration des périphéries. Aujourd’hui, sans que l’on en ait toujours bien pris conscience, tout a changé. Confrontés à une mondialisation qui érode à la fois leurs pouvoirs et leur raison d’être, contestés par leurs administrés qui ne font plus guère confiance au pouvoir politique, les États européens se voient cantonnés à un rôle secondaire. Entre les intérêts d’entreprises multinationales, toujours plus puissantes, les exigences des organisations intergouvernementales universelles (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.), les diktats des agences de notation et les arcanes de l’intégration européenne, leurs appareils institutionnels et législatifs, vieillis, paraissent tourner à vide.

TABLE DES MATIERES

Il y a minorités et minorités.

A l’Ouest : Etats-nations et identités ethniques.

A l’Est : un sentiment de vulnérabilité

La question des minorités n’est pas close.

La gestion politique de la question minoritaire.

L’AUTEUR

Yves Plasseraud intervient régulièrement en tant qu’expert du statut des minorités en Europe médiane. Il a également enseigné auprès des universités de Strasbourg, Alicante, Vilnius et au Collège international de Défense (Paris).

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 287 p.
ISBN : 978-2706117497
Prix : 22 €

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LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

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LES THINK TANKS - CERVEAUX DE LA GUERRE DES IDEES

Stephen BOUCHER & Martine ROYO
Editions du FELIN

les-think-tanksEn 1997, le Project for the New American Century, un institut néo-conservateur américain, présentait au président Clinton le projet d’une attaque contre Saddam Hussein pour détruire ses armes de destruction massive. Six ans plus tard, l’administration Bush adoptait l’idée et envahissait l’Irak. Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » inspirés de modèles américains et britanniques, se multiplient et montent en puissance.
Sous-titré « Cerveaux de la guerre des idées » et préfacé par Pascal LAMY, cette 3e édition revue et augmentée parle des boîtes à idées pour décideurs de ce monde.
« La mondialisation ouvre le champ politique à de nouveaux acteurs, y compris dans la France autrefois jacobine. Le retrait un peu partout de l’Etat, notamment du monde universitaire, change la donne pour les think tanks. »


RESUME

Dès les années 1980, les think tanks, ces réservoirs d’idées inspirés des modèles américains et britanniques, se multiplient et façonnent les concepts sur lesquels seront fondés les projets politiques de demain. Cet ouvrage permet de comprendre comment se forgent les solutions politiques de l’avenir, comment fonctionnent ces organismes et leur influence en France, en Europe et dans le monde.

PRESENTATION

Crise financière, changement climatique, révolutions arabes, expansion économique chinoise, mutations technologiques, transition énergétique… le monde s’emballe. Qui aide les décideurs politiques à anticiper, réagir, innover dans un contexte toujours plus instable ? Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » politiques, se multiplient et montent en puissance dans le monde entier, en Occident mais aussi en Chine, en Inde ou en Russie et dans les pays émergents. Peu visibles, ils sont près de 6 500 dans le monde, 2 000 au sein de l’Union européenne, dont près de 200 en France. Qui sont-ils ? Qui les dirigent ? Quelles solutions défendent-ils ? Leurs idées sont-elles innovantes ou de simples instruments de propagande idéologique ? Comment fonctionnent ces cercles d’influence ? Qui les finance ? Quelles sont les ramifications entre monde politique, think thanks et monde économique ? Ont-ils un impact lors des élections?
Ouvrage de référence en actualité politique, cette 3e édition, entièrement remise à jour, analyse près de 300 think tanks parmi les plus importants dans le monde.

TABLE DES MATIERES

- LES THINK TANKS FACE AUX CRISES
- LE « LABORATOIRE A IDEES », NOUVEL ACTEUR DE LA DEMOCRATIE CONTEMPORAINE ?
- FUMEE ET FEU : UNE INFLUENCE PARFOIS BIEN REELLE
- LES THINK TANKS NAISSENT SUR LES DECOMBRES DES CRISES
- L’EUROPE EST MAL ARMEE POUR LA GUERRE DES IDEES
- LES THINK TANKS FRANÇAIS : DES IDEES MAIS PEU D’INFLUENCE
- IMAGINER L’AVENIR

EXTRAIT

Avant-propos de la 3e édition

Quoi de commun entre Jacques Delpla, économiste et conseiller sur les marchés de capitaux à BNP Paribas, John Kay, journaliste britannique au Financial Times, Sony Kapoor, créateur de l’institut Re-Define (pour Rethinking Development, Finance and Environment) ou Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies ? Tous témoignent d’une implication croissante de penseurs issus du secteur privé dans la résolution de la crise multiforme que traverse notre société, tant économique qu’écologique et sociétale. Tous commentent, analysent nos problèmes de société, sont interrogés par les médias, conseillent les gouvernements en place et parfois, les influencent. La crise a du bon : elle invite à la réflexion.
Le débat démocratique en Europe est de fait plus vivant que jamais. Le champ de la réflexion politique est ouvert. S’invitent à la table de plus en plus d’acteurs, même s’ils ne sont pas tous « penseurs » au sens académique, voire élitiste, du terme. Et si le débat d’idées ne porte pas toujours sur celles qui pourraient sembler les plus importantes aux uns ou aux autres, le fait est qu’il est dynamique dans nos démocraties occidentales. Les manifestations en sont multiples. Contactez la page « Courrier » des grands quotidiens et vous apprendrez que les contributions intéressantes de lecteurs avides de partager leur réflexion foisonnent. Elles témoignent d’une vraie soif d’argumenter et de promouvoir l’intérêt général par le débat. En découlent des initiatives nouvelles telles que Project Syndicate, une association qui diffuse des points de vue de personnalités internationalement reconnues auprès des journaux du monde entier.
De même, et c’est d’ailleurs désormais un lieu commun, Internet facilite la prise de parole et le débat, parfois même la réflexion politique. Si l’impression donnée par les réactions en ligne de lecteurs à des articles de presse laisse parfois douter de la possibilité d’une « cyberagora » citoyenne, le fait est que se multiplient les lieux d’échange, parfois de qualité, que la transparence des données est accrue, et que peut s’inviter dans le débat n’importe qui, du parfait quidam à la personnalité reconnue.
Quant aux courants et aux partis politiques, ils cherchent une inspiration nouvelle auprès d’intellectuels et d’universitaires, que ce soit la gauche social-démocrate depuis 2008 avec la fondation Terra Nova, ou les Verts européens avec la Green European Foundation ou le président français Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection en 2012. Dans un autre registre, des bureaux d’étude tels que McKinsey ou Accenture sont consultés de manière croissante par les gouvernements et créent leurs propres centres d’expertise sur les politiques publiques. Les organisations non gouvernementales suivent le mouvement, contribuant de plus en plus aux débats législatifs et publics par des analyses détaillées. Au total, une dynamique nouvelle d’implication des acteurs privés dans la réflexion publique peut être décelée dans les démocraties occidentales, au-delà des imperfections du débat.
L’installation des think tanks dans le paysage politique des démocraties occidentales, et même au-delà, fait partie de cette mouvance et paraît irréversible. Depuis l’édition précédente de cet ouvrage (début 2009), leur réputation en Europe a largement dépassé l’image laissée par l’influence sulfureuse des officines néo-conservatrices américaines par laquelle nous ouvrions la précédente édition. Leur nombre et visibilité n’ont cessé de croître, passant d’environ 5 000 à 6 500 au niveau mondial. Certains démarrages en fanfare relatés alors n’ont certes pas été suivis de l’effet escompté – la fondation Terra Nova en France, par exemple, a certes su s’implanter, mais l’on reste loin du modèle américain que représente le Centre  for American Progress. Les groupes politiques du Parlement européen ont créé leurs cellules de réflexion, mais l’impact reste, pour le moment, limité. Certaines sociétés de conseil se sont donné le label de « think tank » sans en devenir un, révélant au passage le prestige acquis par cette appellation d’origine non contrôlée. Toutefois, globalement, c’est l’impression de vivacité du secteur qui domine.
La situation a bien changé depuis 2006, date de la première parution de cet ouvrage. On ne peut plus dire que les think tanks soient à la traîne en France ou dans d’autres pays occidentaux. Ils seraient ainsi passés de 1 200 à 1 800 pour la seule Europe depuis l’édition précédente. Ils se multiplient aussi dans d’autres parties du monde. Certaines régions, notamment le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, restent sous représentées – hébergeant seulement 5 % des think tanks identifiés dans le monde – mais gageons que l’ouverture démocratique en cours verra l’éclosion de nombreux centres propres à cette région dans les prochaines années.
Doit-on voir ainsi dans le développement des think tanks et d’autres formes de débat le signe d’une progression inéluctable de la raison et du débat démocratique ? Les pessimistes trouveront de nombreuses raisons d’en douter : piètre qualité parfois des discussions ; rôle critique des médias mis à mal ; mise en scène de la vie publique à coup d’images réductrices, de phrases chocs et de révélations superficielles sur la vie privée des figures politiques ; incapacité à réformer nos institutions et politiques en profondeur là où c’est nécessaire, y compris quand les crises sociales, économiques, financières ou écologiques l’imposeraient ; tendance à la polarisation des débats, parfois autour de polémiques stériles.
Les optimistes y verront au contraire le renouvèlement des formes de débat démocratique et de sa vitalité, d’un décloisonnement sain entre sphères privée et publique, reflet aussi d’un niveau d’éducation toujours plus élevé, le tout confluant vers une envie de participation dans le jeu politique large. Ces mêmes optimistes justifieront cette tendance par la complexité croissante des problèmes sociétaux et le niveau d’expertise toujours plus relevé requis pour les résoudre. Approfondir ce débat nécessiterait une étude complète de l’état de nos démocraties que cet ouvrage ne prétend pas offrir.
Quant à nous, nous voulons croire que la vitalité des think tanks est réelle et participe effectivement d’un renouvellement des formes de débat politique. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont envie de créer leur propre think tank, ni d’autres qui l’ont fait. Leur rôle de distillateur d’analyses, de théories, de faits pour les transformer en recommandations pratiques est nourri par et à son tour alimente le dynamisme général de l’agora démocratique. Cette troisième édition vous invite à comprendre cet univers désormais mûr en Europe, mais dont la contribution à la résolution des problèmes de société auxquels nous avons à faire face est encore loin d’être épuisée.

Stephen BOUCHER et Martine ROYO,
Novembre 2011.

LES AUTEURS

Stephen Boucher est directeur au sein de la Fondation européenne pour le climat. Diplômé de Harvard et Sciences Po Paris, il a co-dirigé le think tank Notre Europe (spécialisé dans les questions européennes fondé par Jacques Delors), a été conseiller auprès du gouvernement belge et consultant en lobbying à Bruxelles et à Londres.

La journaliste Martine Royo a collaboré à l’AFP, puis dirigé le service étranger du Nouvel Economiste et des Echos. Diplômée de l’Institut de hautes études internationales de Genève, elle travaille pour plusieurs ONG principalement la section française d’Amnesty International dont elle coordonne les actions dans les Balkans.

Le préfacier, Pascal Lamy, est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien commissaire européen au Commerce international. Il a présidé le think tank Notre Europe.

Parution : 5 avril 2012
Nb. de pages : 176 p.
ISBN : 978-2866457716
Prix : 16,90 €

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BELGIQUE : 541 JOURS SANS GOUVERNEMENT

Charles CLESSENS
Mon Petit Editeur

belgique-541-jours-sans-gouvernementEdifiant !  La Belgique est devenue ce « non-état » comme il est coutume de l’appeler et dont la partition n’est plus de la science-fiction mais relève aujourd’hui de l’actualité politique.
Cet essai démontre-t-il que le compte-à-rebours de la fin de la Belgique est commencé ? A vous d’en juger !

PRESENTATION

Pendant 541 jours, ils ont trahi, dépecé, trituré, v(i)olé la démocratie, poussés par une soif inextinguible de pouvoir. Suivez, sans concession, les mésaventures de ces politiciens belges vus par leurs employeurs… les citoyens.
« La politique est un grand jardin dont les politiciens sont les jardiniers. Si ce jardin ne croît pas selon les espérances, Ce n’est pas faute de fumier. »

EXTRAIT

Introduction
« Ont-ils volé, violé, confisqué ou trahi la démocratie ?
Peu importe le terme choisi, à coup sûr, la réponse est oui. C’est à un sordide et innommable jeu politicien que se sont adonnés les politiciens, prenant pour cible et comme otages les citoyens de ce pays, la Belgique.
« Elections, piège à cons », se fendront d’aucuns, indubitablement qualifiés d’anars mais peut-on leur donner tort ?
Ce qui s’est passé depuis cette fâcheuse fumisterie électorale n’est rien de moins qu’un déni de démocratie, qu’un profond mépris craché au visage de l’électeur.
A quoi ont servi ces élections du heu… de l’année passée puisque le pays, ou ce qu’il en reste, a été dirigé pendant de longs mois par les gagnants des élections de 2007 alors que la plupart de ceux-ci ont endossé le costume des grands perdants du scrutin de 2010.
Démocratiquement parlant, pour respecter le choix de l’électeur, ces dirigeants, mouture 2007, auraient dû céder le témoin depuis belle lurette, notamment à la N-VA, qui, bien que vainqueur incontestable en Flandre – que ça plaise ou non – ne siège pas dans le gouvernement Leterme II et ne semble pas pressée de se retrouver au poste de pilotage.
Pourquoi ?
Sans doute pour mieux détruire le pays en adoptant une stratégie de pourrissement qui lui permettrait de conforter ses théories séparatistes.
Par ailleurs, l’autre grand gagnant, le PS y vivote toujours dans ce gouvernement en affaires courantes mais avec les quotas de sa débâcle de 2007.
Donc, à cette rouge exception près, ce sont toujours les grands perdants des dernières élections qui gouvernent. A savoir, le CD&V qui, tout en ayant bu la tasse aux élections de 2010, continue à truster nombre de postes essentiels dont celui de Premier ministre, celui de ministre de la Défense avec le copain de Flahaut, Pieter De Crem, ainsi que celui de ministre des Affaires étrangères dévolu à Steven Vanackere, soit trois représentants de l’ex-parti crétin-flamand (heu… chrétien-flamand) dominant qui viennent de prendre une solide déculottée face à la N-VA en Flandre.
En clair et en perfide, ces perdants du scrutin de 2010, le CD&V, mais aussi le MR, avec Didier Reynders aux Finances, avaient (ont ?, ont eu ? auraient ?) tout intérêt à prolonger le marasme postélectoral 2010.
Par contre, au contraire, la N-VA et le PS, les vainqueurs déclarés de 2010, se devaient d’enclencher la vitesse supérieure pour arriver à la formation d’un gouvernement au sein duquel ils auraient inévitablement et mathématiquement occupé des places de choix.
Or, paradoxalement, ce sont eux qui ont tout bloqué alors qu’ils sont pratiquement seuls aux commandes.
Que penser de notre démocratie qui autorise ce Parlement et ces Ministres qui devraient être démissionnaires et démissionnés à voter l’engagement de nos forces armées dans un conflit (La Libye, pour ceux à qui la chose aurait échappé) ?
Nous n’avons plus de gouvernement mais il décide d’entrer en guerre.
Paradoxal, non ?
Que penser de ce gouvernement en affaires courantes mais qui a réussi à mener la présidence européenne de la meilleure des façons, qui a géré l’accord (le désaccord ?) interprofessionnel sans heurts, qui a bouclé le Budget sans soulever la moindre polémique ?
Que peut bien cacher cette manipulation qui dépasse l’entendement ?
Où est l’arnaque ?
A quel jeu s’adonnent-ils, ces politiques ?
Quelle est leur mystérieuse logique impossible à décrypter pour le citoyen lambda ?
Le seul objectif de Bart De Wever et de la N-VA est-il bien de foutre une merde pas possible qui l’autorisera à seriner son couplet favori, à savoir, qu’en Belgique, force est de constater l’existence de deux pays, de deux démocraties bien différentes l’une de l’autre qui n’arriveront plus à s’entendre.
Que de questions restent en suspens, que d’interrogations, que d’incompréhension chez les citoyens…
Si vous aussi, ressentez un profond sentiment d’incompréhension, peut-être trouverez-vous un début de réponse en cet ouvrage qui a suivi pratiquement au jour le jour cette déplorable crise voulue par les politiques au grand dam de la majorité des habitants de ce pays… »

Parution : avril 2012
Nb. de pages : 436 p.
ISBN : 9782748380064
Prix : 26 €

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LES FIGURES DU SIEGE AU QUEBEC. CONCERTATION ET CONFLITS EN CONTEXTE MINORITAIRE.

SIMON HAREL et ISABELLE ST-AMAND
Les Presses de L’Université Laval

les-figures-du-siege-au-quebecRESUME

Du conflit armé à la barricade symbolique, les modalités du siège sont diverses : en font foi les célébrations du 500e anniversaire des Amériques, la crise d’Oka, les audiences publiques de la Commission Bouchard-Taylor, les manifestations numériques dans les jeux vidéos massivement multijoueurs, ainsi que la figuration de l’isolement et de la précarité dans la poésie et la littérature (Émile Ollivier, Milton Acorn, Victor Lévy Beaulieu).
A partir de différents domaines disciplinaires (des sciences politiques aux études littéraires), les collaborateurs interrogent les tensions à l’œuvre entre marginalité et centralité, concertation et dissension, liberté et contrainte, droit d’asile et exil.
A l’encontre des discours convenus sur les flux de la postmodernité et la déterritorialisation, nous mettons ici l’accent sur les usages du pouvoir dans l’espace.
De diverses manières, la représentation du conflit et de la concertation mise en jeu lors du siège contribue à mieux cerner les modes de relation et de symbolisation qui se construisent au sein d’espaces contraints.

COLLABORATEURS

Denis Bilodeau, Maude Bonenfant, Sandra Breux, Jenny Burman, Amaryll Chanady, Claudine Cyr, Caroline Desbiens, Simon Harel, René Lapierre, Hugo Loiseau, Arianne Loranger-Saindon, Pierre Ouellet, Alena Prochazka, Roxanne Rimstead, Christian Saint-Germain, Isabelle St-Amand.

EXTRAIT

Introduction
Les discours sur le pluralisme qui mettent en relief l’altérité comme forme d’ouverture à la différence ne prennent pas suffisamment en compte la question du conflit qui est à l’oeuvre dans les groupes et les cultures minoritaires. Ayant un sens aigu de la présence de l’autre, dominant, auquel ils sont confrontés en tout temps – et qui d’ailleurs bien souvent ne les voit pas –, ces derniers ont tendance à craindre qu’une ouverture qui ferait abstraction des inégalités n’ait pour effet de favoriser une assimilation et un effacement de leur caractère distinct. L’inclusion peut alors être ressentie comme un défaut de reconnaissance, une incitation implicite à se conformer à un espace dominant qui s’impose comme allant de soi. Dans leur acharnement à poser leur existence dans un espace, à énoncer leur différence et à clarifier les rapports de force, beaucoup de communautés et de nations dominées ou minorisées finissent par se caractériser par ce que François Paré appelle une « mentalité d’assiégés ». En effet, ces dernières sont animées par une volonté de contrer l’aliénation et d’assurer une survie culturelle dans le même temps qu’elles sont freinées par une tendance au conservatisme et à la préservation à outrance des structures de l’ordre. Le défi consiste alors à imaginer des façons de délimiter un espace propre sans se figer dans le passé, de s’ouvrir à l’altérité sans nécessairement se fondre dans l’espace dominant, bref, de trouver des moyens de se transformer de façon culturellement productrice. Si cette mentalité d’assiégés se retrouve dans les petites sociétés qui tentent d’aménager un espace où elles peuvent s’actualiser, elle apparaît aussi sous d’autres formes dans les sociétés majoritaires qui, par un étrange renversement, se mettent parfois à vouloir écarter une minorité qu’elles se représentent tel un ennemi menaçant.
(…)
Plus récemment, la représentation médiatique des audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor a renforcé la perception selon laquelle la culture québécoise dominante serait menacée et en état de crise. Dans un article inspiré de ce constat, Jenny Burman cherche à déterminer si des solidarités politiques (et parfois religieuses) transnationales peuvent cohabiter avec la volonté d’établir un ensemble de valeurs laïques nationales. Pour ce faire, elle compare deux modèles de société laïque nationale au Québec : l’un issu d’un mouvement littéraire et militant des années soixante postduplessistes, l’autre caractérisé par un sécularisme qui s’est manifesté pendant les audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor. En faisant valoir que la volonté de collaboration et de coalition propre au radicalisme des années soixante pourrait être mis à profit pour concevoir la diversité culturelle au Québec aujourd’hui, Jenny Burman incite à porter attention aux différentes formes de concertation qui animent les projets de société. Adoptant une perspective continentale, Claudine Cyr examine de quelle façon les manifestations de célébration et de protestation entourant la parade du Colombus Day tenue à Denver, aux États-Unis, à l’occasion du 500e anniversaire des Amériques, rendent explicite une tension génératrice d’identités et d’altérités diverses au cœur de l’expérience américaine, en plus de participer à la fois de cette tension. En se basant sur le scénario d’une découverte de l’Amérique, elle examine la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain, ce qui l’amène à interroger les limites du multiculturalisme.

TABLE DES MATIERES

Introduction / Identités multiples, identités assiégées : un point de vue critique sur la contingence / Simon Harel et Isabelle St-Amand
Chapitre 1 / De la dimension territoriale à la dimension politique : les figures du siège / Sandra Breux et Hugo Loiseau
Chapitre 2 / Territoire partagé, territoire contesté : la Côte-Nord en période de revendications territoriales autochtones / Arianne Loranger-Saindon
Chapitre 3 / Du wampum aux barricades : géographies du siège et espaces de réconciliation au Québec / Caroline Desbiens
Chapitre 4 / Actes identitaires : expressions radicales et réactionnaires de l’identité culturelle laïque dans la société québécoise / Jenny Burman
Chapitre 5 / Les défilés populaires du Columbus Day ou la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain / Claudine Cyr
Chapitre 6 / Le siège dans l’espace numérique :le cas des joueurs experts face aux compagnies de jeux vidéo / Maude Bonenfant
Chapitre 7 / Lévinas l’obsidional / Christian Saint-Germain
Chapitre 8 / Frontières, limites et interstices : l’espace architectural comme projet de négociation / Denis Bilodeau et Alena Prochazka
Chapitre 9 / De l’ambassade au bunker : quelques réflexions sur l’architecture-forteresse de la présence diplomatique américaine à Ottawa / Simon Harel
Chapitre 10 / Voix, résistance et négativité : théorie des corps / René Lapierre
Chapitre 11 / La caméra sur les lieux du siège : la crise d’Oka dans le film documentaire Okanada / Isabelle St-Amand
Chapitre 12 / États de siège dans la poésie urbaine d’en bas : voisins pauvres et communautés connaissables / Roxanne Rimstead
Chapitre 13 / Pratiques d’espace minoritaires : entre conflits territoriaux et rencontre de l’autre / Amaryll Chanady
Chapitre 14 / Le siège de l’homme, le piège de la langue : ethnolinguistique de la grande tribu / Pierre Ouellet

LES AUTEURS

Lauréat du prix Trudeau (2009-2012), Simon Harel est membre de la Société royale du Canada. Son ouvrage Voleur de parcours (1989, réédité en 1999) est reconnu comme l’un des livres les plus significatifs dans le champ des études culturelles au Québec. Auteur et directeur de publication, il s’est intéressé aux problématiques interculturelles, à la place de l’étranger dans la société, à la précarité de nos espaces de vie. Conscient de l’insuffisance de certains discours critiques (sur l’hybridité, le métissage, l’identité à la carte), il se donne à présent l’objectif de cerner les formes instables, souvent conflictuelles, de la mobilité culturelle.

Doctorante au Département d’études littéraires à l’UQAM, Isabelle St-Amand a reçu une bourse d’études supérieures du Canada pour la réalisation d’une thèse sur la crise d’Oka sur les lieux du siège, dans les films documentaires et dans les récits littéraires autochtones et allochtones au Canada et au Québec. Elle a publié des articles sur la littérature et le théâtre autochtones dans les revues Études en littérature canadienne (2010) et Recherches amérindiennes au Québec (2009) ainsi que dans l’ouvrage collectif Littératures autochtones (2010). Dans une démarche de recherche collaborative, elle a coorganisé des événements scientifiques et culturels rassemblant chercheurs, écrivains, cinéastes et artistes autochtones du Québec et d’ailleurs dans les Amériques, dont trois éditions du colloque international sur le cinéma autochtone « R egards autochtones sur les Amériques », qui s’est tenu lors du festival Présence autochtone à Montréal (2009, 2010 et 2011).

Parution : février 2012
Nb. de pages : 318 p.
ISBN : 978-2-7637-9548-5
Prix : 35 $ CA

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FRANCE’S NEWS DEAL. FROM THE THIRTIES TO THE POSTWAR ERA

Philip Nord
Princeton University Press

frances-news-dealUne vision anglo-saxonne, et donc libérale, de l’histoire française. Oublié Colbert et la tradition centraliste pluri-centenaire française. Ouvrage tout de même intéressant à lire pour voir l’histoire de la France moderne d’un œil autre que franco-français.

DESCRIPTION

France’s New Deal is an in-depth and important look at the remaking of the French state after World War II, a time when the nation was endowed with brand-new institutions for managing its economy and culture. Yet, as Philip Nord reveals, the significant process of state rebuilding did not begin at the Liberation. Rather, it got started earlier, in the waning years of the Third Republic and under the Vichy regime. Tracking the nation’s evolution from the 1930s through the postwar years, Nord describes how a variety of political actors–socialists, Christian democrats, technocrats, and Gaullists–had a hand in the construction of modern France.
Nord examines the French development of economic planning and a cradle-to-grave social security system; and he explores the nationalization of radio, the creation of a national cinema, and the funding of regional theaters. Nord shows that many of the policymakers of the Liberation era had also served under the Vichy regime, and that a number of postwar institutions and policies were actually holdovers from the Vichy era–minus the authoritarianism and racism of those years. From this perspective, the French state after the war was neither entirely new nor purely social-democratic in inspiration. The state’s complex political pedigree appealed to a range of constituencies and made possible the building of a wide base of support that remained in place for decades to come.
A nuanced perspective on the French state’s postwar origins, France’s New Deal chronicles how one modern nation came into being.

REVIEWS

“[S]uperb. . . . [An] unparalleled contribution to the history of the state and society in France.”
Paul V. Dutton, American Historical Review

“Nord offers a magisterial, highly nuanced account of the dramatic remaking of the French nation after the crushing defeat of 1940 and the empty years of occupation by the Nazis.”
Choice

“[V]ery wide-ranging and informed. . . . This is a very thought-provoking work, which will be a point of reference for the discussion of French modernization in the future; it is also very well written even though it deals with daunting technical issues and is a work of primary research. It is rare to find such reader-friendly work at such a demanding level.”
David S. Bell, European Legacy

“Most of the time, reading a work on controversial eras of French history–and especially the Vichy regime–imparts a teeter-totter effect, as the historian seesaws between contrasting sides. Philip Nord, instead, quietly presents a convincing analysis that integrates and harmonizes the opposing sides without disservice to truth. . . . On the author’s insightful telling, what was new on the modern French scene was the presence, and concerted action, of Christians committed to democracy, some of them engaged as organized partisans, others as unaffiliated individuals. The emergent model–what Nord calls ‘France’s “new deal”‘–was a thoroughly French version of the activist state: modern and modernizing in economic life, yet allergic to liberal laissez-faire individualism.”
Steve Englund, Commonweal

ENDORSEMENTS

“Authoritative, subtle, and persuasive, this book is a major advance in conceptualizing the transformation of the French state in the mid-twentieth century. It will supersede any current literature on the subject.”
Richard F. Kuisel, Georgetown University

“In this splendid book, Nord takes a big topic, and addresses it with infectious enthusiasm, rigor, and humor. Nobody else knows as much about the interconnections between the lives and careers of the midcentury elite of French administrators, experts, and intellectuals, who from the 1930s to 1950s, emerged as the ruling class of the reshaped French state.”
Martin Conway, University of Oxford

TABLE OF CONTENTS

Acknowledgments ix
List of Abbreviations xi
INTRODUCTION. Postwar Stories 1
Part I. THE FRENCH MODEL 17
CHAPTER 1. The Crisis of the Thirties 25
CHAPTER 2. The War Years 88
CHAPTER 3. The Liberation Moment 145
Part II. A CULTURE OF QUALITY 215
CHAPTER 4. Art and Commerce in the Interwar Decades 221
CHAPTER 5. Culture in Wartime 254
CHAPTER 6. The Culture State 311
Conclusion 360
Notes 385
Index 435

AUTHOR

Philip Nord is the Rosengarten Professor of Modern and Contemporary History at Princeton University. His books include Paris Shopkeepers and the Politics of Resentment (Princeton), The Republican Moment: Struggles for Democracy in Nineteenth-Century France, and Impressionists and Politics: Art and Democracy in the Nineteenth Century.

September 2012
480 pp.
6 x 9
ISBN: 9780691156118
Price: $29.95 / £19.95

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LE JOUR OU LA BELGIQUE A DISPARU

Serge Schick
INA / Editions La Muette

le-jour-ou-la-belgique-a-disparuUne blague journalistique qui a déverrouillée un mouvement de fond sous-jacent. Aujourd’hui la fiction est devenu une anticipation. Cela est devenu une affaire sérieuse et non plus un scénario loufoque.

RESUME

Ce document revient sur l’émission de fausse actualité Bye bye Belgium, qui a défrayé la chronique le 14 décembre 2006 en annonçant en direct la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre.

PRESENTATION

Le 13 décembre 2006, la première chaîne de la télévision belge francophone présente une émission intitulée « Bye Bye Belgium ». Si la RTBF a clairement annoncé qu’il s’agissait d’une fiction, la forme de cette fausse émission d’actualité – le plateau du journal télévisé, son présentateur vedette, l’intervention d’hommes et de femmes politiques, des micro-trottoirs… – fait croire à de nombreux téléspectateurs que ce qui est annoncé – la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre – est une réalité qui justifie bien une édition spéciale du JT.
La comparaison avec la fameuse émission de radio d’Orson Welles, qui annonçait, en 1939, la Guerre des Mondes, est évidente.
Comment une chaîne de télévision publique a-t-elle pu réaliser une telle émission ? Imagine-t-on, en France, que le présentateur du JT de France 2, avec la complicité d’élus, puisse annoncer l’indépendance de la Corse ? Ou que dans la Russie de Poutine, la télévision tchétchène diffuse une fausse déclaration d’indépendance du Parlement ?
« Bye Bye Belgium » opère une alchimie stupéfiante entre information et fiction. Véritable moment de gloire de la télévision, l’émission a provoqué une prise de conscience publique. Quant à la réalité qui a suivi, et dont la longue formation d’un gouvernement fédéral belge a été l’illustration, elle a, selon la formule consacrée, parfois dépassé la fiction.
Un tel « traitement » a enflammé les débats sur le rôle de la télévision : on lui a reproché d’avoir manipulé l’opinion en propageant une fausse nouvelle, tout en lui reconnaissant une inventivité exceptionnelle ; on a critiqué la spectacularisation de l’information. En racontant la fiction de la fin de la Belgique selon un mode narratif, mais avec les moyens utilisés pour décrire des faits, « Bye Bye Belgium a ouvert un nouveau territoire télévisuel. Une nouvelle façon de raconter une histoire. Une Histoire belge.

TABLE DES MATIERES

- IMPOSSIBLE N’EST PAS BELGE
- GENEALOGIE D’UN ACTE
- KARINE ET REBECCA
- STUPEFACTION ET TREMBLEMENTS
- LE JOUR D’APRES
- DROITS DE SUITE
- LE SPECTRE DU MUR

L’AUTEUR

Serge Schick est directeur délégué à l’enseignement supérieur, la recherche et la formation professionnelle de l’Ina.

Parution : 19 janvier 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 141 p.
ISBN : 978-2356871602
Prix : 16 €

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BELGIQUE-BELGIË. UN ETAT, DEUX MEMOIRES COLLECTIVES ?

Sous la direction d’Olivier Luminet
Mardaga

belgique-belgieUne Histoire belge ? Non des histoires wallonnes et flamandes ! Un ouvrage d’actualité.

PRESENTATION

Ces derniers temps, l’entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu’internationale. L’incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l’impasse des négociations et surtout l’apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques – Flamands et francophones – à trouver un terrain d’entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !).
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C’est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n’auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l’originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l’identité collective et de l’action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte.

Deux préfaces complètent le livre : l’une de Marc Reynebeau, journaliste et historien flamand, l’autre de Xavier Mabille, francophone, ancien directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques).

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1
Les rapports entre la mémoire collective et l’érosion des états-nations : le cas exemplaire de la Belgique.
Olivier Luminet, Laurent Licata, Olivier Klein, Valérie Rosoux, Susann Heenen-Wolff, Laurence van Yperseel et Charles B. Stone.

Chapitre 2
Le Collabo et l’Assisté : stéréotypes et mémoires collectives liés au conflit
linguistique belge.
Olivier Klein, Laurent Licata, Nicolas Van der Linden, Aurélie Mercy et Olivier Luminet.

Chapitre 3
Le passé national belge : entre commémoration et silence.
Valérie Rosoux et Laurence van Ypersele.

Chapitre 4
Le souvenir comme parricide.
L’univers commémoratif de la Flandre, produit et producteur de l’histoire belge
Marnix Beyen.

Chapitre 5
Le conflit belge en interviews de fond : la structure traumatique psychodynamique
dans l’histoire belge.
Susann Heenen-Wolff, Anne Verougstraete et Ariane Bazan.

Chapitre 6
Identité et fiction : la prose flamande après 1970.
Elke Brems

Chapitre 7
Perspectives psychologiques sur la mémoire collective et l’identité nationale :
le cas de la Belgique.
William Hirst et Ioana Apetroia Fineberg

LES AUTEURS

L’ouvrage est dirigé par Olivier Luminet, spécialiste des émotions et de la mémoire, et professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles en Belgique.
Il comporte des contributions d’auteurs tant néerlandophones que francophones.
Marc Reynebeau est journaliste et historien flamand. Xavier Mabille, francophone, est président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques).
Son chapitre de conclusion est écrit par William Hirst, grand spécialiste américain de la mémoire collective, notamment de ses rapports avec l’identité nationale.

Parution : 8 mars 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2804700980
Prix : 24,23 €

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LE GENIE DU CAPITALISME

HOWARD BLOOM
Le Jardins des Livres

le-genie-du-capitalismeUne vision particulière de l’Histoire, typiquement nord-américaine. Occidentalo-centré. Mais des vérités à partager et des positions à écouter même si l’on peut ne pas les partager.

PRESENTATION

Cette crise signifie-t-elle la fin du capitalisme et celle de toutes les idéologies ? Howard Bloom nous montre simplement que le capitalisme a plus fait pour les pauvres en 100 ans que toutes les religions réunies depuis 2000 ans, et aussi que cette crise économique n’est que le passage douloureux vers un nouvel âge d’or… Un livre qui pulvérise toutes les idées reçues sur le capitalisme.

EXTRAITS

Préface à la version française de Howard Bloom (fev. 2012)
La version française du Génie de la Bête, une refonte radicale du capitalisme arrive dans la 10e année de ma relation avec les éditions Le Jardin des Livres et son directeur littéraire, Pierre Jovanovic.
Le Génie de la Bête franchit le fossé entre croyance et science. C’est un livre sur les miracles. Sur les miracles séculiers. Sur les miracles matériels. Sur les miracles qui se dégagent de l’évolution, pas de dieux. Miracles que la science doit être amenée à comprendre si elle veut être à la hauteur de sa mission, une compréhension laïque de chaque phénomène dans cet univers.
Mais est-ce que les miracles et le capitalisme peuvent figurer ensemble dans un même livre ? Oui. Absolument oui. Si vous et moi étions nés en 1850, notre espérance de vie ne serait que de 38 lamentables années et une demie. Si nous sommes nés dans la sphère d’influence de la civilisation occidentale en l’an 2000, notre espérance de vie passe alors à 78 ans. Deux vies pour le prix d’une. Une quarantaine d’années supplémentaires ! Les empereurs chinois avaient pour habitude de dépenser des fortunes chez des “experts” qui prétendaient disposer de techniques pour prolonger la durée de vie. En fait certaines de leurs techniques raccourcissaient leur vie car elles impliquaient l’usage de poisons. Mais le système occidental a réalisé le miracle que les empereurs chinois avaient cherché. Et il ne l’a pas fait pour un seul être humain, privilégié parmi les privilégiés, mais pour plus d’un milliard d’habitants. Et SEUL le système capitaliste a réussi à le faire.
Mais il y a plus. Chaque système de croyance qui fait appel à notre idéalisme prétend qu’il va relever le pauvre et l’opprimé. Mais seul le système occidental a tenu cette promesse. Comment ? En 1850, si vous aviez été l’un des pauvres ouvriers les moins bien payés de Londres, vous auriez alors été un docker d’origine irlandaise travaillant sur les quais pour 4.800 dollars par an ; 4.800 dollars pour nourrir votre femme et vos 5 ou 9 enfants. Mais si vous étiez le plus pauvre des travailleurs de Londres en 2009, vous auriez été un assistant personnel et vous auriez gagné près de 39.000 dollars par an. En d’autres termes, vous, le travailleur le moins bien payé en 2009, vous auriez gagné plus qu’un immeuble entier rempli de dockers de 1850. Le système occidental a sorti tant de gens de la pauvreté que nous avons un nouveau nom pour désigner cette masse des pauvres d’autrefois: on l’appelle la “classe moyenne”.
Aucun autre système n’a jamais pu réussir de tels achèvements extraordinaires par sorcellerie. La civilisation chinoise ne l’a pas fait. La civilisation islamique ne l’a pas fait. Quant au système marxiste, il a lamentablement échoué. Seul le système occidental a réalisé ces miracles séculaires, ces miracles matériels. Des miracles qui ont élevé l’esprit humain et qui ont considérablement élevé le QI moyen. Ce sont des miracles d’un tout nouveau genre. Miracles que vous examinerez à travers les optiques brillantes de la science et de l’histoire dans le Génie de la Bête.
Qu’est-ce que le capitalisme a de commun avec tout cela ? Il est le métabolisme du système occidental. Un métabolisme qui fonctionne à merveille quand il est en équilibre avec les autres éléments clés du système : le gouvernement et le mouvement de protestation.
Pourquoi notre économie s’est-elle effondrée en 2008 ? Pourquoi courrons-nous le danger d’avoir d’autres effondrements aujourd’hui ? Pourquoi une nouvelle période de prospérité est-elle inévitable ? Et que devons nous faire pour que notre système dépasse son grand rival chinois ? Les réponses se trouvent dans nos capacités à fabriquer des miracles. Les réponses sont dans les secrets du système occidental. Les réponses sont dans ce livre.

Howard Bloom

Extrait du prologue
Lame a-t-elle sa place dans cette Machine ?
Pourquoi le capitalisme a-t-il besoin dune révision radicale ?

La première décennie du XXIe siècle aura infligé au monde occidental une fracture du crâne après l’autre. Les attaques du 11 septembre et l’écroulement du World Trade Center de New York, le bourbier en Irak, le Grand Crash de 2008, l’implosion d’entreprises majeures telles que General Motors, Chrysler, Merril Lynch et City Bank, et l’expansion de la Chine au rang de superpuissance ; tous ces événements ont été des coups de poing pour nous réveiller. Ils nous ont apporté, à vous et moi, PDG, chercheurs, artistes, étudiants, et penseurs, ce qui pourrait bien être notre plus grande opportunité et notre plus grande responsabilité depuis la Grande Dépression et la menace nazie de renverser le mode de vie occidental dans les années 1930.
Notre civilisation est attaquée mais la plupart d’entre-nous ne veut pas la défendre. Pourquoi ? Il y a un vide dans notre sens de la signification. On nous a dit que le système occidental est un système dans lequel les riches créent des besoins artificiels pour sucer l’argent, le sang et l’esprit du reste d’entre-nous.
On nous a dit que les requins de l’industrie travaillent sans relâche à transformer les humains sensibles que nous sommes en consommateurs - acheteurs idiots qui regardent passivement la télévision tandis que la mauvaise nourriture aux saveurs artificielles, conservateurs chimiques et sucres bon marché nous rend obèses. Et c’est en partie vrai.
Mais le problème ne se situe pas dans les turbines du mode de vie occidental - il ne réside pas dans l’industrialisation, le capitalisme, le pluralisme, la liberté d’expression ou la démocratie. Le problème vient du prisme par lequel nous voyons les choses.
Les flux émotionnels ont alimenté notre passé et conduiront également notre futur. Mais nous n’avions jamais eu le spectre perceptuel qui les expose au grand jour. Le capitalisme fonctionne. Il fonctionne pour des raisons qui n’apparaissent pas dans les analyses de Marx ou dans les statistiques des économistes. Ça marche maladroitement, tant bien que mal, parfois brillamment, parfois sauvagement. Le Génie de la Bête : une Révision Radicale du Capitalisme tente de nous montrer pourquoi.
Le Génie de la Bête tente de révéler le sens plus profond de ce qui se cache sous ce qu’on nous présente comme du matérialisme grossier. Il sonde comment nos réalisations obsessionnelles et échanges de biens et services élèvent mystérieusement la nature de notre espèce, nous donnent de nouveaux pouvoirs et nous dotent de l’équivalent de nouveaux bras, jambes, yeux et cerveaux.
Le Génie de la Bête sonde un secret non révélé du système occidental - nous ne sommes pas de simples chiffres dans un jeu de nombres. Nous sommes des personnes avec des sentiments et nous sommes cousus d’échanges émotionnels.
Qu’est-ce que La Bête ? C’est la civilisation occidentale. Un monstre avec un métabolisme particulier - le capitalisme. Le capitalisme est un mot qui est devenu un juron pour beaucoup d’entre-nous. Mais sous la surface, le capitalisme et le système occidental cachent des habilités étonnantes. Le Génie de la Bête regarde la dure réalité en face. Beaucoup d’entreprises d’aujourd’hui sont, du point de vue créatif et moral, endormies. Mais vous et moi pouvons les réveiller de la façon la plus ironique qui soit - par une amélioration étrange mais vitale de la richesse de nos vies. Chaque culture a besoin d’un mythe de création, une vision de comment les choses se sont produites. Ce mythe de création définit les valeurs d’une culture et ses aspirations. Le Génie de la Bête tente d’apporter un mythe de création radicalement nouveau - un mythe de création factuel, une histoire de la création basée sur l’histoire et la science. Le Génie de la Bête tente de nous donner une façon complètement nouvelle de comprendre notre société.

ILS EN PARLENT…

« Bloom est en penseur comme Henri Bergson … Un livre incroyable et brillant »
Robin Fox, Rutgers University

« Une création littéraire visionnaire » Avul Pakir Jainulabdeen, Président de la République Indienne (2002 à 2007)

« Un livre extraordinaire … Je n’ai pas pu le poser »
James Burke BBC.

« Un livre impressionnant et stimulant »
James Fallows, New America Foundation.

« Ce livre va vous prendre à la gorge et secouer toutes vos idées reçues sur la vie »
Robert D. Steel, officier de la CIA

Parution : 1 mars 2012
Format : Broché
Nb de pages : 464 p.
ISBN : 978-2914569767
Prix : 24,90 €

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REPUBLICANISME

Maurizio Viroli
Editions Le Bord de l’Eau

republicanismeDe l’humanisme civique florentin au républicanisme européen. Face à la crise globale de nos sociétés européennes contemporaines, cet ouvrage est un puissant revivifiant.

Les éditions Le bord de l’eau viennent de publier la traduction française de son opus magnum Repubblicanesimo (1999), c’est-à-dire Républicanisme. La notion de républicanisme n’a eu de cesse de déchaîner les passions de ses partisans, mais également de ses détracteurs. Ce très court ouvrage du spécialiste de Machiavel témoigne de l’intérêt grandissant de la communauté scientifique à l’égard de la tradition républicaine. Républicanisme vise en effet à renouveler la théorie de la république, laquelle serait mise à mal par Silvio Berlusconi en Italie. La visée de l’auteur serait donc tant théorique que pratique et… politique.
(Lectures, Les comptes rendus, 2011)

PRESENTATION

Depuis les années 1980, on assiste en France à un retour progressif de la référence à la République, comme si une certaine idéologie républicaine pouvait prendre le relais du libéralisme, du marxisme et du socialisme. Cependant, le consensus croissant autour de la République a pour envers un flou conceptuel de plus en plus embarrassant. Un décentrement dans le temps et l’espace pourrait clarifier les choses. La grande vertu du livre de Maurizio Viroli sur le républicanisme est de dresser la généalogie d’une vieille tradition – depuis la Rome républicaine jusqu’à Jean-Jacques Rousseau, et bien au-delà – afin de réfléchir à ce que le républicanisme signifie aujourd’hui pour une pensée politique qui veut promouvoir la liberté individuelle et collective. La République ou res publica, que Cicéron assimilait à la « chose du peuple » (res populi), a souvent été définie par le gouvernement de la loi et la recherche du bien commun. Elle suppose aussi une idée de la liberté comme « non-domination » : être libre, c’est ne pas vivre dans l’humiliation, la flatterie ou la peur sous la domination arbitraire d’un maître ou d’un supérieur. Ces catégories, forgées pour désigner l’opposition entre « hommes libres » et « esclaves », restent pertinentes, montre Viroli, si l’on veut comprendre et soutenir le combat des femmes et des hommes pour l’émancipation.

La pensée républicaine est de retour, et tout indique qu’elle sera au centre du débat public dans les années qui viennent. Tout particulièrement lors des prochaines échéances électorales (Election présidentielle).
La publication du célèbre ouvrage de Maurizio Viroli était donc devenue urgente pour mieux définir ce que l’on entend par « philosophie républicaine » : théorie du bien commun, de la liberté comme émancipation vis-à-vis des pouvoirs arbitraires, de l’auto-gouvernement démocratique, de l’impartialité, elle se veut un contre-poison aux tendances à la corruption des démocraties contemporaines.
L’importance de cet essai, traduit notamment aux Etats-Unis et en Allemagne, tient à sa dimension historique, qui cerne les grands moments du républicanisme – l’Antiquité, la Renaissance, Machiavel, Rousseau, etc. – et à sa dimension plus théorique, qui montre en quoi les théories de la République se séparent du libéralisme et du socialisme.

COMPLEMENT D’INFORMATION

Superbe étude pour compléter la lecture de l’ouvrage ou pour donner envie de se le procurer. C’est ICI !

L’AUTEUR

maurizio_viroliMaurizio Viroli, professeur à l’Université de Princeton et à l’Université de la Suisse Italienne de Lugano, est aujourd’hui l’un des principaux théoriciens du républicanisme. Il s’est également fait connaître en Italie par son combat contre le berlusconisme.

Parution : 8 juillet 2011
Nb de pages : 237 p.
ISBN : 978-2356871169
Prix : 20 €

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HISTOIRE DE L’ANARCHIE

Max Nettlau
Editions LAVILLE

anarchie-ed-lavilleSynthèse de l’évolution des idées anarchistes dans le temps et de leurs différents visages à travers le monde. Elle évoque la naissance des plus anciennes manifestations de l’anarchie liée selon l’historien aux aspirations des peuples à la liberté, Proudhon, Bakounine, Fourier et Elisée Reclus, les libertaires anglo-saxons, l’anarchisme communiste en Italie ou les idées anarchistes en Australie.

« Etre gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, oppressé, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. »

PRESENTATION

Cette profession de foi, essai de définition de l’idéal anarchiste, par Proudhon, date du milieu du 19ème siècle, mais pourrait être reprise à leur compte par les mouvements libertaires d’aujourd’hui.

Cette brève Histoire de l’anarchie est l’œuvre d’un historien considéré comme le plus grand spécialiste du monde libertaire : Max Nettlau, qui a consacré sa vie à rassembler archives, témoignages et documents sur les divers mouvements anarchistes du monde entier et a été l’ami de bon nombre de militants.
Il résume ainsi dans ce livre l’évolution des idées anarchistes dans le temps et de leurs différents visages à travers le monde. En 18 chapitres, l’auteur évoque la naissance des plus anciennes manifestations de l’anarchie liée, pour lui, aux aspirations des peuples à la liberté : « Une histoire de l’idée anarchiste est inséparable de l’histoire de toutes les évolutions progressives et des aspirations à la liberté » est la phrase d’ouverture du livre.
On y rencontre aussi bien Proudhon que Bakounine, Fourier ou Elisée Reclus, les libertaires anglo-saxons que l’anarchisme communiste en Italie ou les idées anarchistes en Australie. Nettlau s’est arrêté en 1934. Il avait eu le projet d’écrire une monumentale et exhaustive histoire de l’anarchie et de tous ses avatars dans le monde, qui aurait comporté plusieurs tomes. Il n’en a eu ni le temps ni les moyens.
Ecrite par un historien, linguiste et chercheur, donc en scientifique, cette brève Histoire de l’anarchie étonne pourtant par un ton personnel et le récit à la première personne du singulier des événements évoqués rend le texte proche du lecteur. Nettlau partageait les idées libertaires, bien qu’il n’ait jamais été un homme d’action. Mais c’est en intellectuel le plus objectif possible qu’il relate les faits qu’il a passé sa vie à rassembler. Et ce mélange du je, du nous avec l’Histoire donne une grande modernité au style.

L’AUTEUR

Max Nettlau est né en 1865 près de Vienne, dans une famille prussienne assez fortunée, ce qui lui a permis de pouvoir toute sa vie travailler à ses recherches et d’écrire sans avoir à se préoccuper de gagner sa vie. Il a toujours vécu de façon modeste, consacrant l’essentiel de son temps à voyager pour recueillir témoignages et documents auprès de militants des mouvements anarchistes.
Il s’intéresse très tôt aux idées révolutionnaires russes et se passionne pour une grande figure libertaire, Bakounine, dont il écrira la biographie, ainsi que celles d’autres anarchistes, comme Malatesta ou Reclus. Très doué pour les langues, il fait des études de linguistique et d’histoire et obtient un doctorat en langues celtiques à 23 ans. Son don pour les langues lui sera d’une grande utilité pour traduire les textes se rapportant à ce qui devient le thème principal de son étude : la naissance et le développement des idées anarchistes dans le monde.
Il partage les idéaux libertaires mais n’est pas un homme d’action : « Toutes mes opinions se trouvent dans mes écrits », dit-il. Mais c’est en historien qu’il travaille et non en prosélyte, même s’il croit en l’avenir de l’anarchisme. Il a très vite été reconnu comme l’historien spécialiste du mouvement libertaire.
En 1895, Nettlau publie une Bibliographie de l’anarchie, qui recense jusqu’à la moindre revue existant sur le sujet. Il met en chantier la grande oeuvre de sa vie, une Grande histoire de l’anarchie. Le premier volume paraît en 1925 en allemand, sa langue maternelle. Trois volumes paraîtront, l’arrivée au pouvoir du nazisme empêchera la publication du quatrième et les trois autres resteront à l’état de projet, il y travaillera jusqu’à la fin de sa vie. Très affecté par l’échec de l’Espagne libertaire de 36, dont il se sentait très proche, il continue ses recherches à l’Institut d’Histoire Sociale d’Amsterdam en 38, mais ne peut rejoindre Vienne à cause de la guerre. Il réussit à rassembler ses archives et manuscrits à l’Institut, mais ils y sont saisis par les nazis. Il meurt d’un cancer en 1944.

Parution : 25 octobre 2011
Nb de pages : 316 p.
ISBN : 979-1090134027
Prix : 14 €

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CONTRE LE VIDE MORAL : RESTAURONS LA SOCIAL-DEMOCRATIE

Tony Judt
Editions Heloise d’Ormesson

contre-le-vide-moralUne réflexion intelligente en ces années de crise et de remise en question de nos systèmes économiques et financiers ultra-libéraux. Un testament intellectuel optimiste.

Livre-manifeste incontournable, Contre le vide moral fournit les outils indispensables â l’élaboration d’une nouvelle forme de gouvernante. Fervent défenseur de l’héritage de la social-démocratie, Tony Judt y clame la nécessité de repenser l’Etat et en prône un rôle accru, qui ne menacerait pas nos libertés. En déplorant l’absence de considérations éthiques dans le débat public, il incite les prochaines générations à retrouver le sens du politique. Un testament intellectuel fulgurant et optimiste.

Privilégier l’équité au lieu de la rentabilité et cesser d’appliquer à la politique publique le dogme de l’intérêt individuel sans aucune régulation. La notion de fraternité doit être réinvestie en tant qu’objectif politique, insiste Judt qui a foi dans l’engagement citoyen.

« J’espère avoir tracé quelques lignes directrices à l’intention de ceux, surtout des jeunes, qui essaient de formuler leurs objections à notre mode de vie. Mais cela ne suffit pas. En tant que citoyens d’une société libre, nous avons le devoir de jeter un œil critique sur notre monde. Et si nous pensons savoir ce qui ne va pas, encore faut-il agir en conséquence. Les philosophes, suivant un mot célèbre, se sont contentés d’interpréter le monde de diverses manières ; il s’agit aujourd’hui de le changer. »

SOMMAIRE

LA FAÇON DONT NOUS VIVONS AUJOURD’HUI
LE MONDE QUE NOUS AVONS PERDU
L’INSOUTENABLE LEGERETE DE LA POLITIQUE
ADIEU A TOUT CELA?
QUE FAIRE ?
LA FORME DES CHOSES A VENIR

Né à Londres en 1948, Tony Judt est l’auteur de douze essais, dont Après-guerre, Prix du Livre européen 2008, et Retour sur le XXe siècle. Etudiant au King’s College de Cambridge et à l’Ecole normale supérieure, il a enseigné à Cambridge, Oxford, Berkeley et New York University. Depuis 1995, il dirigeait l’Institut Remarque. Spécialiste de l’histoire européenne, intellectuel engagé, Tony Judt est décédé en 2010.

Parution : Novembre 2011.
Pages : 202 p.
Format : Broché
Dimensions : 20.6 x 14.1 x 1.8 cm
ISBN : 9782350871769
EAN13 : 9782350871769
19 Euros

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ENGAGEMENTS, REBELLIONS ET GENRE DANS LES QUARTIERS POPULAIRES EN EUROPE (1968-2005)

Sophie Béroud, Boris Gobille, Abdellali Hajjat, Michelle Zancarini-Fournel
Archives contemporaines Editions

engagements-rebellions-et-genre-dans-les-quartiers-populaires-en-europe-1968-2005Ce livre fait le pari d’analyser en profondeur les rébellions urbaines sur la moyenne durée (de 1968 à 2005) et de croiser la question des engagements et du genre ce qui implique des approches comparatiste et pluridisciplinaire, histoire, science politique et sociologie sont ainsi convoquées - ainsi que jeux d’échelles, quartier, entreprise, ville, pays, espace européen. Ce qui pourrait apparaître à première vue comme une fragmentation, permet en réalité, tel un kaléidoscope, de recomposer des configurations en désenclavant les phénomènes de rébellions pour leur donner sens et de mettre en lumière la circulation des représentations, des pratiques, des modalités d’action d’un espace et d’une révolte à l’autre. Ainsi se dessinent les processus d’identification et les enjeux identitaires comme les processus d’association et de politisation dans les moments de rupture et de recomposition individuelle et collective.

Relancés par les événements de l’automne 2005 en France, les travaux scientifiques sur les épisodes de rébellions urbaines ont centré leur attention sur le moment émeutier en tant que tel. En inscrivant la réflexion dans une perspective temporelle, ouverte au moins depuis 1968, en adoptant une approche comparée (à la fois dans le temps et dans l’espace), l’objectif de ce colloque est de comprendre les rébellions urbaines en les confrontant à d’autres dynamiques d’engagements et de mobilisations, en restituant la diversité des trajectoires des acteurs et des actrices engagés, et en les replaçant dans leur contexte historique et géographique.

SOMMAIRE

REBELLIONS URBAINES ET MOBILISATIONS
A la frontière du politique ; action et discours des “jeunes de cité” de SOS Avenir, Minguettes (1981-1983).
Les raisons de la colère ; sur l’émeute de novembre 2005.
Quand les jeunes d’un quartier populaire interprètent les émeutes urbaines.

GENRE ET MOBILISATIONS
Zaâma d’Banlieue (1979-1984) : les pérégrinations d’un collectif féminin au sein des luttes de l’immigration.
Des mobilisations de femmes en tant que femmes “racisées” : les militantes des mouvements Ni putes ni soumises et des Indigènes de la République.
Le loisir, moteur de la rébellion silencieuse des descendantes de l’immigration maghrébine dans les quartiers populaires en France.

QUELLES ISSUES POLITIQUES ET SYNDICALES ?
La destruction de la cité Olivier-de-Serres à Villeurbanne (1978-1984).
Charles Hernu précurseur de la politique de la ville ? L’ethnicité en politique.
Eléments sur le rapport au politique des jeunes issus de l’immigration dans les quartiers populaires.
Jeunes et précaires dans l’action syndicale : modalités d’engagement et processus d’apprentissage.

PERSPECTIVES EUROPEENNES COMPAREES
Comment expliquer l’absence de violences urbaines en Allemagne ? Mise en perspective historique.
Les mutations des désordres urbains au Royaume-Uni au cours des trente dernières années.
De l’usine au quartier : les luttes sociales des immigrés et de leurs descendants en Belgique.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages :211 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24 x 17 x 2 cm
ISBN : 9782813000477
EAN13 : 9782813000477
24 Euros.

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LECTURES MILITANTES AU XXE SIECLE - SIECLES, N° 29

Nathalie Ponsard, Sabine Rousseau, Agnès Roche, Vincent Flauraud
PRESSES UNIVERSITAIRES BLAISE PASCAL

lectures-militantes

Très intéressante étude. Un angle original pour comprendre l’influence de la lecture, l’utilité de celle-ci dans la sphère intellectuelle de la citoyenneté active : le militantisme !

PRESENTATION

A la croisée des sciences humaines, ce numéro contribue à une réflexion sur la construction d’une histoire des lectures militantes. Celle-ci se propose d’explorer les relations entre engagements et pratiques de lecture et tout particulièrement d’appréhender la place de la lecture autant dans les pratiques militantes que dans la construction d’univers culturels à l’échelle de militants appartenant à des sphères syndicales, politiques, religieuses diversifiées.
Si elle prend en compte les prescriptions de lectures normatives des structures syndicales et politiques, elle cherche aussi à cerner la réalité des pratiques de lecture dans l’itinéraire militant pour en étudier les modalités diverses d’appropriation. Enfin, elle réexamine le rôle du livre dans « l’agir militant », et se faisant incite à dépasser les seules références philosophiques, à porter attention à d’autres supports que le livre et à d’autres finalités telles que la construction identitaire.
En somme, c’est une histoire des lectures militantes inscrite dans une histoire sociale des idées qui se dessine à travers ce numéro.

SOMMAIRE

Nathalie Ponsard et Sabine Rousseau, « Pour une histoire des lectures militantes au 20e siècle en France » ;
Agnès Roche, « Emile Guillaumin : du lecteur au prescripteur de lectures militantes » ;
Vincent Flauraud, « Lectures jacistes. Les ressorts de la prescription dans un mouvement rural de jeunesse catholique » ;
Nicolas Defaud, « Lectures militantes et difficultés du travail théorique à la CFDT dans les années 1970 » ;
Blaise Magnin, « Fluctuations des lectures militantes et transformations du Parti socialiste. Le cas de la fédération de la Vienne (1971-2005) » ;
Nathalie Ponsard, « Lectures militantes en milieu ouvrier de la Libération aux années 1970 : entre appropriations et résistances » ;
Simon Luck, «  » Lis des livres anarchistes et tu seras un homme  » : les lectures comme de´clencheurs et matrices de l’engagement libertaire » ;
Bernard Pudal, « La bibliothèque de Maurice Thorez, un intellectuel de type nouveau (premiers éléments d’enquête) » ;
Gerd-Rainer Horn, « Influences bibliographiques sur la  » génération 68  » ;
Gérard Mauger, « Les origines intellectuelles de Mai-Juin 68 ».

Revue : Siècles, n° 29.
Parution : Mai 2011.
Nb de pages : 134 p.
Format : Broché.
Dimensions : 17.0 x 17.0 x 1.0 cm
ISBN : 9782845165076
EAN13 : 9782845165076

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L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE NATIONALE. ADAPTATIONS ET RESISTANCES EN PERSPECTIVE COMPAREE

Mathieu Petithomme
PUG - Presses universitaires de Grenoble

europeanisation-de-la-competition_cvPrésentation : Comment les partis nationaux s’adaptent-ils au développement de l’intégration européenne ? C’est la question traitée empiriquement et en perspective comparée par cet ouvrage.
Le livre réunit les travaux de 17 chercheurs sur les questions de l’insertion des enjeux européens au sein des programmes partisans ; sur les débats internes aux partis sur l’Union européenne ; sur l’insertion des débats européens au sein de la compétition politique en Europe centrale et orientale ; et enfin sur la gestion des enjeux européens au sein des pays candidats à l’Union européenne.
Résolument comparatif et novateur, cet ouvrage contribue au débat sur les effets de l’intégration européenne sur les partis et les logiques nationales de compétition politique. Il est destiné tant aux chercheurs en sciences sociales qu’aux étudiants et au grand public en général.

SOMMAIRE

L’EUROPEANISATION DES PLATEFORMES PROGRAMMATIQUES DES PARTIS
- L’européanisation dans le texte : la place et le traitement de l’EUROPE dans les euromanifestes des partis français (1979-2002).
- L’UE dans la compétition électorale en Allemagne, en France et au Royaume-Uni (1986-2009) : un enjeu consensuel, « propriétal » ou positionnel ?
- Les usages de l’Europe dans la compétition électorale et parlementaire : les cas de l’Italie et de l’Espagne (1987-2006).

L’EUROPEANISATION DES DYNAMIQUES INTRAPARTISANES
- « En parler sans se déchirer » : une analyse de la saisie de l’Union européenne au sein des partis politiques suédois.
- L’européanisation conditionnelle de l’Irlande : le rôle de Fianna Fail.
- Contenir le « géant endormi ».
- Les partis pro-européens d’opposition et leurs stratégies de confinement du clivage européen : une comparaison entre le RPR et Fine Gael.

L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
- De l’euro-enthousiasme à l’euro-contestation ? Les méandres de l’européanisation de la compétition politique en Pologne.
- Influence de l’UE et compétition partisane nationale : la lutte contre la corruption comme enjeu de l’européanisation du système de partis en Roumanie.
- Une européanisation de façade ? Les mutations du système partisan bulgare dans le contexte de l’adhésion à l’UE.

L’EUROPEANISATION DES SYSTEMES PARTISANS A LA PERIPHERIE DE L’UE
- L’européanisation d’un système de partis en dehors de l’Union européenne : le cas suisse 1990-2010.
- L’européanisation et la mécanique des systèmes partisans : une comparaison entre la Croatie, la Serbie et le Monténégro.
- L’impact de l’UE sur le système partisan turc.

Mathieu Petithomme est diplômé de relations internationales de l’université libre d’Amsterdam et de sociologie politique de Science-Po Paris. Spécialiste de l’analyse comparée des systèmes partisans et de la sociologie de l’intégration européenne, il est actuellement chercheur en sciences sociales à l’Institut universitaire européen de Florence.

Les contributeurs : Guillaume Duseigneur, Jonathan Fallon, Danica Fink-Hafner, Katy Hayward, Fabio García Lupato, Tania Gosselin, Petia Gueorguieva, Isabelle Guinaudeau, Anna Pacze´sniak, Simon Persico, Andrea Pilotti, Marina Popescu, Hervé Rayner, Emmanuelle Reungoat, Odette Tomescu- Hatto, Umit Yazmaci.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 380 p.
Format : Broché
Dimensions : 24.0 x 16.0 x 2.1 cm
ISBN : 9782706116780
EAN13 : 9782706116780

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LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE

Ledent et Burny
Presses agronomiques de Gembioux

la-politique-agricole-communePrésentation : Lors de l’élaboration du traité instituant la Communauté économique européenne et dès son application, en 1958, l’agriculture n’a cessé de susciter d’âpres débats, renouvelés et renforcés par les élargissements successifs et à l’occasion des négociations commerciales multilatérales.
Cependant, la politique agricole commune est restée longtemps la seule construction élaborée par les Etats membres et l’agriculture est toujours une activité importante dans l’Union européenne. Outre son rôle nourricier, elle participe intensément au commerce international et compose le fondement de nombre d’industries d’amont et d’aval (agro-industries). Elle est aussi un facteur essentiel du développement rural, de l’aménagement des territoires, de la préservation et de la réhabilitation des paysages qu’elle a souvent façonnés.
L’ouvrage reconstitue l’historique de la PAC. De manière critique, il en décrit les péripéties multiples et complexés, retracé ses succès mais aussi ses échecs et ses contradictions.
Il relève de nombreux défis auxquels l’agriculture et la politique ont dû et doivent faire face : progrès technique spectaculaire, mondialisation de l’économie, négociations commerciales projetées dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce, élargissement à nombre d’Etats candidats, sécurité alimentaire du monde, respect de l’environnement et insertion au sein du développement durable, sûreté et qualité des denrées.
Enfin, il se soucie de la pérennité du modèle agricole européen dans un monde sans cesse changeant.
Cet ouvrage est le fruit de l’expérience d’A. Ledent, président du Conseil supérieur wallon de l’agriculture, l’agroalimentaire et l’alimentation, recteur honoraire de la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux où il a enseigné l’économie rurale durant 40 ans, ancien directeur général de l’Office belge chargé de l’intervention sur des marchés agricoles et de P Burny, son ancien élève, chercheur qualifié, maître de Conférence à la même faculté et attaché au cabinet du Ministre wallon de l’agriculture et de la ruralité.

SOMMAIRE

Des projets d’intégration des agricultures européennes au traité de Rome
Les secteurs de la politique agricole commune ; Nécessité, objectifs et principes de la PAC
L’organisation commune des marchés et la politique des prix agricoles
Les premières révisions et réformes de la PAC - l’aménagement d’organisations communes de marchés
Les négociations multilatérales (GATT) et l’agriculture
L’accord d’Uruguay sur l’agriculture et la PAC des marchés
De l’Agenda 2000 à la réforme de la PAC en vue du troisième millénaire
Les mesures connexes à la politique des marchés et des prix
Un monde en mouvement, une agriculture et une politique agricole en adaptation constante

Format : Broché
Nb de pages : 600 p.
Dimensions : 24.0 x 17.0 x 2.7 cm
ISBN-10: 2870160666
ISBN-13: 978-2870160664

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UN MONDE SANS EUROPE ?

Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot, Philippe Esper
Fayard

un-monde-sans-europe Suite aux travaux du Conseil économique de la Défense sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles puissances : quels enjeux, et, éventuellement, quelles opportunités pour la France et l’Europe face à un monde en mutation ? », nous avons comme synthèse la publication d’un livre : « Un Monde sans Europe ? » aux Editions Fayard.

Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, dans le monde sur l’Europe, dans l’Europe sur la France : sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…

Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’Henry Kissinger observait, avec ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four ; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven. » Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de l’Europe.

Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’ « un monde sans Europe ».

L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France dans l’Europe, d’y faire face.

L’Union européenne, ses Etats-membres, ses populations sont doublement affectés. D’une part, bien qu’étant au premier rang du classement des Pib, légèrement devant les Etats-Unis et largement devant l’Inde et la Chine, les deux « empires du milliard », ils sont engagés par rapport à eux dans un déclin relatif, accéléré par la crise économique et financière. D’autre part, ils sont exposés à de multiples dangers, sinon des menaces, de toute nature, le terrorisme étant la plus spectaculaire, mais non la seule.

En conformité avec l’approche dynamique du Conseil et avec son parti-pris européen, les auteurs du livre proposent dans le dernier chapitre une vingtaine de conclusions précises et positives, sur des sujets, tels que la place de l’Europe dans la gouvernance économique et politique mondiale, l’éthique internationale des affaires et l’éradication de la corruption, le maintien d’une option électronucléaire avec une priorité sans concession aux pratique de sûreté, un rôle moteur et persévérant dans la lutte contre la prolifération nucléaire, un plaidoyer pour une politique industrielle moderne devant encourager un emploi durable de qualité et enfin l’appel de quelques pays “qui le peuvent et qui le veulent” à une relance de l’Europe de la défense.

Pour ce livre au titre interrogatif, le Président du Conseil, Philippe Esper a animé un éminent Comité de rédaction composé de  Christian de Boissieu, Jean-François Bureau, le général Robert Creuzé, Pierre Delvolvé, Pierre Hassner, Christophe Jaffrelot, l’amiral Jacques Launay, Claude Mandil, Philippe Méchet, et le général Patrick de Rousiers.

Cette étude propose, à partir d’analyses factuelles, des solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent. »

« Un Monde sans Europe ? » est le troisième ouvrage public du Conseil après « Défendre la France et l’Europe » (Perrin, avril 2007) et « Eurodéfense, pour une relance d’une Europe de la défense » (Unicomm, juin 2009).

Christophe Jaffrelot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’université Paris I-Sorbonne et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du sud. Directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l’un des meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud en France.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais - pour la plupart traduits dans plusieurs pays. Il a notamment publié La Démocratie en Inde (Fayard, 1998), Le Pakistan (Fayard, 2000), Inde : la démocratie par la caste (2005) et L’Inde contemporaine (Fayard, 2006).

Parution : 8 juin 2011
Format : Broché
Nb de pages : 260 p.
ISBN-10: 2213662959
ISBN-13: 978-2213662954

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SOCIOLOGIE POLITIQUE

Philippe Braud
L.G.D.J. / lextension éditions

sociologie-politique Philippe Braud, dans son manuel de référence Sociologie Politique, analyse parfaitement les deux éléments fondamentaux à prendre en compte avant d’éventuellement se lancer en politique : volonté et capacité, intimement liées. Indispensable pour les étudiants en droit ou de sciences-po.

Ce manuel, complété par un lexique de 160 définitions, a l’ambition d’être accessible et clair pour tous publics, sur les sujets essentiels de la discipline.

Des développements approfondis sont consacrés au pouvoir et à l’Etat, à la classe politique, aux partis et aux groupes d’intérêt, à la communication politique, à l’action publique, à la gouvernance européenne, etc. Dans un chapitre plus récent, il examine également les rapports entre psychologie et sociologie politique, liberté individuelle et contraintes sociales, réalités politiques de terrain et représentations symboliques.

L’auteur accorde toute leur importance aux théories consacrées des grands auteurs classiques qu’il est indispensable de connaître dans la perspective de l’examen ou du concours. Mais il fait également une large part aux renouvellements de l’analyse politique, intervenus depuis les toutes dernières dizaines d’années, en France aussi bien qu’aux Etats-Unis et en Europe où des avancées considérables méritent d’être notées.

Des bibliographies par chapitres et par domaines, soigneusement mises à jour et dressées sans complaisances inutiles, aideront commodément les lecteurs désireux d’approfondir des thèmes particuliers.

Pour feuilleter quelques pages de l’ouvrages c’est ici.

Sinon un extrait :
« S’engager en politique et briguer un mandat électif, c’est toujours dans une certaine mesure chercher à flatter et séduire l’électorat. Mais c’est aussi vouloir flatter son propre ego par l’obtention des honneurs et de la reconnaissance publique.
Pourquoi certains hommes et certaines femmes sont-ils prêts à affronter mille fatigues pour se faire élire conseiller général, maire d’une grande ville, député, avant de convoiter ensuite une carrière nationale semée d’embûches ? Après tout, la routine quotidienne d’un responsable politique important, c’est un agenda surchargé, des critiques à subir dont la bonne foi n’est pas toujours évidente, des pressions « amicales » qui peuvent se révéler embarrassantes, les réclamations des quémandeurs, les récriminations des aigris, sans oublier non plus la confrontation douloureuse, lorsqu’elle est impuissante, à beaucoup de misères, d’injustices ou d’inégalités.
En faisant carrière en politique, un individu abdique une grande part de sa liberté personnelle : il lui faut se montrer dans certains lieux, surveiller son langage, calculer ses réponses, manifester des émotions convenues, s’abstenir d’afficher tout haut ce qu’il pense réellement tout bas. La vie des hommes (et femmes) politiques est-elle donc si enviable ?
Pour la plupart d’entre eux, néanmoins, la réponse est certainement positive. On ne comprendrait pas, sinon, l’énergie qu’ils déploient pour (…) »

SOMMAIRE

LES “FONDAMENTAUX” DE L’ANALYSE POLITIQUE
LE POUVOIR
LES GROUPEMENTS SOCIAUX
L’ETAT
SYSTEMES ET REGIMES POLITIQUES
LA SOCIALISATION
L’ACTION COLLECTIVE ET LES GROUPES D’INTERET
LA PARTICIPATION POLITIQUE
LES PARTIS
REPRESENTANTS ET GOUVERNANTS

Philippe Braud, ancien directeur du Département de science politique de la Sorbonne, est un politologue français, spécialiste de sociologie politique. Il est professeur des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au CEVIPOF (Centre d’Études Politiques de Sciences-Po) et Visiting Professor à l’université de Princeton (WoodrowWilson School).
Il est notamment l’auteur de Petit traité des émotions, sentiments et passions politiques, (Armand Colin, 2007) et du Dictionnaire de de Gaulle (Le grand livre du mois, 2006)

Date de parution : 09/2011
10e éditions
Nb de pages : 808 p.
ISBN : 978-2-275-03651-9
EAN13 : 9782275036519

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La Russie 1598-1917 : Révoltes et mouvements révolutionnaires

Korine Amacher
Infolio

la-russie-1598-1917Un petit livre remarquable, une synthèse exhaustive des révolutionnaires russes !
Cet ouvrage retrace l’histoire du « mouvement de libération » russe, entendu comme le regroupement des différents types de contestations du pouvoir autocratique, des révoltes populaires qui jalonnèrent l’histoire des XVIIe et XVIIIe siècles aux révolutions de 1905 et 1917, en passant par l’émergence au XIXe siècle d’une critique de l’ordre social et politique et par l’histoire du mouvement révolutionnaire proprement dit.

Ce récit montre que, contrairement au schéma imposé par les historiens du XXe siècle, les mouvements qui ont agité la Russie étaient faits de tendances extrêmement diverses et ne tendaient pas inéluctablement vers la révolution d’octobre 1917. Un livre érudit qui se lit comme un roman.

Cet ouvrage retrace l’histoire des révoltes, des courants révolutionnaires et des diverses formes d’opposition au pouvoir autocratique en Russie : y sont évoqués les révoltes populaires qui ont ponctué les XVIIe et XVIIIe siècles, l’émergence d’une critique de l’ordre social et politique, le mouvement révolutionnaire du XIXe siècle, les révolutions de 1905 et 1917.

Korine Amacher montre que contrairement au schéma adopté par l’historiographie soviétique (schéma souvent repris par l’historiographie occidentale) ; les mouvements révolutionnaires qui ont agité la Russie ne convergeaient pas nécessairement vers la prise du pouvoir par les bolcheviks en 1917.

Table des matières

REVOLTES POPULAIRES (XVIIE-XVIIIE SIECLES)
DE RADICHTCHEV AUX DECEMBRISTES : L’EMERGENCE DU POLITIQUE
LE DEVELOPPEMENT DES IDEOLOGIES SOCIALES ET POLITIQUES (1825-1848)
LA NAISSANCE DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE (1848-1863)
LES GRANDES TENDANCES DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE RUSSE
LE POPULISME: DE LA “MARCHE VERS LE PEUPLE” A L’ASSASSINAT D’ALEXANDRE II (1873-1881)
LE TEMPS DE L’ORGANISATION (1881-1904)
LE TEMPS DES REVOLUTIONS (1905-1917)

Korine Amacher est historienne et docteur ès lettres de l’Université de Genève, où elle enseigne l’histoire et la civilisation de la Russie et de l’URSS.
Ses recherches et ses publications portent sur les mouvements révolutionnaires et politiques, sur l’idée d’Europe en Russie, sur les usages du passé dans la Russie post-soviétique.

Format : Broché
Paru le : 26/05/2011
Nb. de pages : 222 p.
Dimensions : 11cm x 17,5cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-88474-229-0
EAN : 9782884742290

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