Archives de la catégorie Livres : Géopolitique & géostratégie

La Nouvelle Revue Géopolitique - Le Djihadisme dans tous ses états

la-nouvelle-revue-geopolitique-le-djihadisme-dans-tous-ses-etatsEditeur : TECHNIP

Dossier : Le djihadisme dans tous ses états

. De Syrie en Irak : pourquoi les djihadistes de l’EIIL veulent-ils restaurer le Califat ?

. Avant-goût de “paradis”…

. Visages de l’Etat islamique

. Dans la ligne de mire des djihadistes

. Le financement de l’Etat islamique

. Djihad 3.0 : comme si l’Etat islamique avait recruté Steve Jobs…

. Faire la guerre aux djihadistes

. La question kurde

. Extension du domaine de la lutte

. Djihadistes de tous les pays…

. La France est en guerre !

Post scriptum

. Les années 30 sont de retour

Aux quatre coins du monde

. Migrants en Méditerranée : trop chère, la vie !

. Bélorussie « La petite Ukraine »

. Argentine, Líder Maximo… le fils aîné de Cristina Kirchner prendra-t-il la relève ?

. Afrique, le chiffre qui choque : 70 % de la population sans électricité

Lectures

  • Le choc
  • Géopolitique du Printemps arabe
  • Pape François
  • Splendeur de l’Inde ?
  • France Algérie

Libres paroles

. Etat islamique : le chaos syro-irakien et l’idée de “guerre juste”

. Face à l’urgence d’une réforme bancaire

ISBN : 9782710810438

trade paperback      19 x 26 cm      96 pages

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GEOPOLITIQUE & GEOSTRATEGIE /ATLAS GEOSTRATEGIQUE DE LA MEDITERRANEE CONTEMPORAINE

atlas-geostrategique-de-la-mediterraneePierre Vallaud

Ed. L’Archipel

PRESENTATION PAR PIERRE VALLAUD DE SON ATLAS

« La Méditerranée, un centre névralgique ? Cela ne date pas d’hier : marchands, soldats, migrants, touristes, savants … Le destin de ces figures méditerranéennes évoquent l’histoire riche, mouvementée et paradoxale d’une région faite de conflits, de ruptures mais aussi, et surtout, de partages et d’échanges. À peine entamé, le 21e siècle vient déjà rebattre les cartes et confirme ce constat. Ses soubresauts font d’ailleurs du bassin méditerranéen l’un des points d’observation privilégiés des enjeux les plus contemporains. »

PRESENTATION

Un ouvrage de géopolitique qui adosse les situations mouvantes d’aujourd’hui à l’Histoire. Essentiel pour comprendre ce qui est en jeu, sur le flanc sud de l’Europe, au moment où les USA entendent remodeler la région avec leur projet de « Grand Moyen Orient ».

Longtemps « centre du monde », la Méditerranée qui avait perdu, au fil des siècles, l’importance considérable qui était la sienne, demeure aujourd’hui l’un des centres névralgiques de la planète.

Lieu de passage essentiel pour le commerce international, voisine de zones pétrolières et gazières fondamentales, ligne de contact entre Nord et Sud, mais aussi entre Orient et Occident, elle concentre nombre des contradictions du monde.

Les « printemps arabes », directement issus de ce projet de « Grand Moyen Orient », qui se jouent – où sont joués - sur ses rives, la crise en Europe, et singulièrement en Grèce, confèrent à cet espace géopolitique un rôle renouvelé. De sa capacité à embrasser un nouvel ordre politique et à organiser une coopération internationale harmonieuse dépend la stabilité d’une région au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.

Cet atlas présente et analyse les grandes dynamiques de la Méditerranée.

Frontière ou passerelle naturelle ?

« Choc des civilisations » ou « dialogue des cultures » ?

Cohabitation harmonieuse entre populations riveraines ou flux migratoires menaçants ?

Autant de questions abordées de manière thématiques ou à travers l’analyse des situations par pays et illustrées de documents et de nombreuses cartes originales.

TABLE DES MATIERES

L’ESPACE MEDITERRANEEN

LES RESSOURCES EN QUESTION

L’HOMME ET LA MER

TECTONIQUE DES FORCES

PERSPECTIVES MEDITERRANEENNES

L’AUTEUR

Pierre Vallaud, historien, a enseigné les relations internationales au XXe siècle à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et dirigé le Centre d’études stratégiques (Cerges).

Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire des conflits contemporains, il a publié un Atlas géopolitique du Proche et du Moyen-Orient (avec Xavier Baron, PUSJ/Perrin, 2009) et dirigé l’Atlas historique de la Méditerranée (PUSJ/Fayard, 2009).

Parmi ses autres nombreux ouvrages, Histoire du XXe siècle (Marabout, 1989), L’Exode(Perrin, 2000), La Seconde Guerre mondiale (Acropole, 2002), Les Français sous l’Occupation(Pygmalion, 2002), La Première Guerre mondiale(Fayard, 2004), La Guerre d’Algérie (Acropole, 2005), Les Guerres du XXe siècle (Acropole, 2008…

Nb de pages : 160 p.

ISBN : 978-2809806182


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LES MARCHES DE L’ENERGIE - L’ENERGIE, A QUEL PRIX ?

FAVENNEC Jean-Pierre & DARMOIS Gilles
Editions TECHNIP

lesmarchesdelenergiePRESENTATION

Le début du XXIe siècle est marqué par une forte croissance des prix de l’énergie. Le prix du pétrole, à 10 $ par baril en 1999, est à 120 $ à la fin de 2012 (après avoir atteint 147 $ en 2008). Ceci reflète à la fois une augmentation de la demande et une augmentation des coûts. La perspective d’une demande soutenue, en particulier dans les pays émergents, entraîne une modification du marché mondial de l’énergie. Dans ce contexte, cette nouvelle édition fournit une présentation claire et didactique des mécanismes de fonctionnement du pétrole, du gaz et de l’électricité, avec leurs avantages et leurs limites.

A l’heure de la globalisation de l’économie, l’ouvrage analyse les conséquences du mouvement de dérèglementation des marchés sur les prix des différentes énergies, et tente de répondre à plusieurs grandes questions : pourquoi une telle volatilité des prix ? Qui prendra désormais le risque d’investir ? Les grands acteurs de l’énergie résultant du mouvement actuel de concentration seront-ils en position dominante ?

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent, par la connaissance des outils essentiels que sont les marchés de l’énergie, anticiper les mouvements de l’économie mondiale au XXIe siècle.

TABLE DES MATIERES

1. Généralités sur l’énergie, les marchés et les marchés de l’énergie.

2. Les marchés du pétrole brut et des produits pétroliers.

3. Les marchés du gaz.

4. les marchés de l’électricité.

5. Questions ouvertes et perspectives.

Glossaire.

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

Cet ouvrage traite des marchés physiques et papier du pétrole, des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité.

Le prix du pétrole se forme par la confrontation d’une offre et d’une demande globales. En ce sens, il est un prix de marché. Cet ouvrage n’aborde pas en profondeur les contraintes de la production, les déterminants de la demande mondiale ni la théorie de la fixation des prix d’équilibre. Il n’en retient que les éléments principaux, pertinents pour la description des contraintes s’imposant aux marchés physiques et papier et en déterminant les caractéristiques.

L’ouvrage présente le fonctionnement des principaux marchés tels qu’ils existent à ce jour. Il examine, en particulier, de manière détaillée le marché du pétrole brut, le plus ancien et également le plus élaboré. Historiquement, ce marché s’est développé sur le modèle des bourses de commerce. Il répondait à une finalité industrielle claire, de couverture des risques et de stabilisation des cours. L’ouvrage présente les acteurs (sociétés de trading, spéculateurs) et les outils de sophistication croissante qui sont apparus progressivement. Il décrit les marchés de couverture et de futures, en mettant l’accent sur les fonctionnements concrets et les descriptions opérationnelles.

L’arrivée d’intervenants purement spéculateurs aux cotés des acteurs industriels, avec des objectifs et des processus de décision différents, introduit de la volatilité et des risques nouveaux. L’ouvrage montre la construction progressive des règles de marché. Il évoque, sur des exemples, les pratiques douteuses (manipulations, squeezes,…) et les solutions qui peuvent être apportées. Il rappelle à cette occasion les caractéristiques des marchés de commodités et ce qui les distingue des marchés d’actions et d’autres produits financiers. L’apparition des marchés physiques du pétrole et des produits pétroliers, concomitante à la disparition du cartel et des compagnies totalement intégrées, a contribué en l’accompagnant, à l’introduction de la concurrence dans le secteur. Les autorités et les théoriciens de la concurrence ont construit un modèle dans lequel le développement d’un marché physique, avec sa multiplicité d’acteurs et de transactions, est une condition nécessaire de la dérégulation des marchés énergétiques.

La création de marchés physiques du gaz et de l’électricité résulte d’une démarche volontariste des gouvernements dérégulateurs et des autorités de la concurrence. Elle n’est pas d’origine industrielle, même si des acteurs ont vu l’intérêt qu’ils pourraient y trouver. Dans certains cas, le passage par le marché est rendu obligatoire entre le producteur et l’acheteur. Le modèle est ici le marché physique du pétrole. L’ouvrage présente les analogies entre ces énergies (coûts des investissements, structures des industries) et les différences qui ont un impact sur la création de ces marchés. Les problèmes de qualité du produit s’y posent de manière différente. La différenciation (électricité verte,…) n’y a pas le même sens que sur les marchés pétroliers, en particulier à cause des contraintes physiques beaucoup plus fortes pour le transport de ces énergies. L’existence d’un réseau de conduites pour le gaz ou de lignes électriques dont l’équilibre doit être instantané est un préalable à l’existence de marchés régionaux. Il reste des interconnexions à construire pour en étendre le champ. Le financement de ces infrastructures peut poser des problèmes que le marché doit résoudre pour prouver son efficacité.

AUTEUR(S)

Gilles DARMOIS, ancien cadre dirigeant de société pétrolière, est professeur à l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs).

Jean-Pierre FAVENNEC, ancien directeur du Centre économie et gestion de l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs), est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’économie de l’énergie publiés en France et à l’étranger.

Parution : 26 novembre 2012
Nb. de pages : 232 p.
ISBN : 978-2-7108-1014-8
Prix : 32.00 €

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LES JEUX OLYMPIQUES ET LEURS TERRITOIRES

Jean-Marc HOLZ
Presses Universitaires de Perpignan

les-jo-et-leurs-territoiresLivre actuel s’il en fallait un ! Pour aller plus loin que le sport et le spectacle.

RESUME

La conquête de la planète par les jeux Olympiques et ses enjeux sont examinés par neuf géographes qui en détaillent les impacts géopolitiques et territoriaux grâce à des études de cas, des témoignages et des enquêtes de terrain.

PRESENTATION

Les Jeux olympiques ont conquis la planète : comment s’est opérée cette universalisation du sport? quels en sont les enjeux territoriaux ? Universitaire, expert ou journaliste, une dizaine d’observateurs portent le regard du géographe sur les impacts géopolitiques et territoriaux du phénomène olympique, de l’échelle mondiale au local. A l’heure des Jeux de Londres (2012) et de l’échec d’Annecy 2018, ils proposent un ouvrage très documenté et vivant, reposant sur des études de cas précis issues de recherches originales, des témoignages et des enquêtes de terrain.

TABLE DES MATIERES

LA PLANETE OLYMPIQUE
« ALL games, all nations » La mondialisation des Jeux olympiques d’été.
L’Inde, nain olympique ?

VILLES ET VILLAGES OLYMPIQUES
Athènes 2004 : Jeux olympiques et projet urbain.
Les villes alpines organisatrices des Jeux olympiques d’hiver.
La vila olimpica de Barcelone, nouvelle « Icara » ou gentrification d’un espace ?

2012, 2014, 2018, ESPOIRS ET DECEPTION
2012, Les JO du Nord-Pas-de-Calais
L’opération « le plus grand terrain de Jeux », stratégie d’une offre sportive territoriale.
La roulette russe.
JO, la France n’a plus la flamme.

EXTRAIT

“ALL GAMES, ALL NATIONS”
LA MONDIALISATION DES JEUX OLYMPIQUES D’ETE
NICOLAS CHAMEROIS

Les Jeux olympiques (J.O.) d’été sont un événement planétaire. De 1896, date des premiers Jeux modernes célébrés à Athènes où 14 pays étaient présents, à 2008 lors de la dernière édition à Pékin (Beijing) où défilaient 204 délégations, ils ont conquis la planète, exauçant le vœu de Pierre de Coubertin qui, lors de sa conférence à la Sorbonne le 25 novembre 1892, déclarait, à l’occasion du 5e anniversaire de la société française des sports athlétiques : «il faut internationaliser le sport, il faut organiser de nouveaux Jeux olympiques». Avant même de naître, les Jeux avaient pour vocation d’être mondiaux.
Cet article, qui reprend les grandes lignes d’une thèse de géographie, retrace les étapes, modalités et limites de cette «mondialisation» des Jeux d’été, au-delà de l’image d’universalité qui les caractérise, ainsi que le mouvement qu’ils ont su générer. Précisons auparavant le sens donné ici au terme «mondialisation» ; il y a un demi-siècle, en 1952, Kroeber et Kinckhohn repéraient quelque 150 définitions du concept de «culture» ; celui de «mondialisation» a suscité lui aussi un florilège de définitions que l’on peut classer en deux grandes familles : celles retenues par les dictionnaires - «donner à quelque chose un caractère mondial, une extension qui intéresse le monde entier» (Grand Larousse) ou «le fait de devenir mondial, de se répandre dans le monde» (Robert) - se bornent à une acception strictement géographique en insistant sur la diffusion spatiale du phénomène ; d’autres définitions, que nous ne retiendrons pas ici, ont un contenu exclusivement économique, qu’elles soient officielles (FMI, BIT) ou proposées par divers spécialistes.
Etudier la « mondialisation » des J.O. revient à s’interroger sur les multiples acteurs qui animent ce système olympique complexe, placé à l’intersection du monde sportif et d’enjeux géopolitiques et économiques. Participer au «festin olympique» dépasse la seule dimension sportive. Nous souhaitons montrer comment ce processus de mondialisation, loin d’être spontané, doit être compris comme une construction méthodique mais fragile, à laquelle collabore chaque acteur avec sa stratégie propre, sous l’égide du CIO (Comité International Olympique) qui, orchestrant cette magnifique symphonie, met en œuvre la règle fondamentale des Olympiades modernes que Pierre de Coubertin faisait tenir en ces deux mots : « all games, all nations ».
Nous étudierons successivement la composition et le rôle du CIO notamment dans l’organisation des Jeux, l’élaboration du programme olympique comme vecteur de la mondialisation, l’élargissement de l’assise territoriale du mouvement olympique par la reconnaissance des CNO (Comités Nationaux Olympiques), enfin la polarisation géographique des succès olympiques qui confère à cette mondialisation ses limites et son caractère contrasté.

L’AUTEUR

Jean-Marc Holz
, agrégé de géographie, docteur en sciences économiques et docteur d’tat en géographie, est professeur émérite à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD). Il a reçu plusieurs prix scientifiques pour ses travaux sur l’économie régionale et l’aménagement du territoire, et a publié en 2007, avec David Giband, professeur à l’UPVD, un ouvrage dans la même collection sur « les territoires du sport entre politiques et pratiques ».

Parution : 12 janvier 2012
Nb. de pages : 247 p.
ISBN : 978-2354121433
Prix : 20 €

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ATLAS DU PROCHE-ORIENT ARABE

Fabrice BALANCHE
RFI / PU Paris-Sorbonne (PUPS)


atlas-du-proche-orient-arabe« Dessiner l’unité et la diversité du Proche-Orient arabe contemporain – Syrie, Liban, Jordanie et Palestine – voici l’ambition de cet atlas, le premier du genre »

PRESENTATION

Lorsque l’on évoque le Proche-Orient, c’est avant tout pour parler des contentieux israélo-arabes. On y inclut alors les pays de cette zone de tensions : la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël. L’Égypte est sortie du Proche-Orient en signant les accords de Camp David en 1978.
Espace ouvert à l’époque ottomane, interface entre l’Europe et l’Asie, la région s’est progressivement fermée. Le conflit israélo-arabe a contribué à détourner les investissements et les courants commerciaux de la région, mais surtout, il a eu une influence notable sur la formation des Etats. Syrie, Liban et Jordanie sont nés en même temps que l’État d’Israël. Certes, ils ont choisi des voies divergentes en matières économique et politique, mais les différences ne sont pas aussi fortes qu’il n’y paraît en raison de leur proximité culturelle.

TABLE DES MATIERES

LA MENACE DE L’ARIDITE
LES DOMINATIONS ETRANGERES
LES CONSTRUCTIONS NATIONALES
POPULATION ET DEVELOPPEMENT
UNE ECONOMIE FRAGILE
L’ARCHIPEL URBAIN DU PROCHE-ORIENT
LA PALESTINE EN PARTAGE
GEOPOLITIQUE DU PROCHE-ORIENT

LU DANS LA PRESSE

« Basé sur une problématique novatrice – replacer cette zone dans son concept géographique et historique d’origine : le Bilâd es Sham – cet atlas analyse les particularités et les points communs du Proche-Orient, qui bien que constituant une « entité géographique » dès le VII ème siècle, s’est trouvé fragmenté politiquement à la suite de la Première Guerre mondiale et de la mise en place des mandats sur la Syrie, le Liban, la Palestine et la Transjordanie. Depuis 1948, avec la création de l’Etat d’Israël, cette région est en guerre : le conflit a pesé sur la construction interne de chacun des Etats du Proche-Orient et a modifié leur développement économique. L’auteur s’attache en 52 fiches réparties en huit chapitres à analyser les « traits communs » et les différences entre ces Etats sur les plans géographique, historique, politique, démographique, économique, du développement urbain, des Territoires palestiniens, géopolitique. Outre la problématique de l’ouvrage et la densité des informations contenues dans chacune des fiches thématiques, les nombreuses illustrations qui appuient chacune des analyses de l’auteur : cartes, tableaux et graphiques, sont l’autre point remarquable de l’ouvrage.
(…)
Le dernier chapitre de l’ouvrage s’intéresse à la « géopolitique du Proche-Orient ». Plusieurs enjeux sont rappelés :
le conflit israélo-arabe dans le contexte de la guerre froide (Etats alliés aux Etats occidentaux et au bloc soviétique, évolution diplomatique à la suite de l’effondrement de l’URSS)
la problématique de l’eau au Proche-Orient
la question stratégique du Golan
le rôle des Etats-Unis dans la région depuis 1945 (sécuriser la zone du Golfe arabo-persique riche en hydrocarbures, les liens avec l’Arabie saoudite, la défense d’Israël, la politique du président Bush à la suite du 11 septembre)
le Liban, « Etat-tampon » entre les Etats voisins que sont Israël et la Syrie, eux-mêmes intermédiaires des Etats-Unis, de l’Iran et de l’Union européenne
la Turquie et ses relations diplomatiques et militaires avec Israël, et avec la Syrie. »
(Les clés du Moyen-Orient)
http://www.lesclesdumoyenorient.com/Fabrice-Balanche-Atlas-du-Proche.html

L’AUTEUR

Fabrice Balanche est Maître de conférences à l’Université Lyon 2, directeur du Groupe d’études et de recherches sur la Méditerrannée et le Moyen-Orient.

Parution : 15 décembre 2011
Nb. de pages : 132 p.
ISBN : 978-2840507970
Prix : 20 €

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LES THINK TANKS - CERVEAUX DE LA GUERRE DES IDEES

Stephen BOUCHER & Martine ROYO
Editions du FELIN

les-think-tanksEn 1997, le Project for the New American Century, un institut néo-conservateur américain, présentait au président Clinton le projet d’une attaque contre Saddam Hussein pour détruire ses armes de destruction massive. Six ans plus tard, l’administration Bush adoptait l’idée et envahissait l’Irak. Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » inspirés de modèles américains et britanniques, se multiplient et montent en puissance.
Sous-titré « Cerveaux de la guerre des idées » et préfacé par Pascal LAMY, cette 3e édition revue et augmentée parle des boîtes à idées pour décideurs de ce monde.
« La mondialisation ouvre le champ politique à de nouveaux acteurs, y compris dans la France autrefois jacobine. Le retrait un peu partout de l’Etat, notamment du monde universitaire, change la donne pour les think tanks. »


RESUME

Dès les années 1980, les think tanks, ces réservoirs d’idées inspirés des modèles américains et britanniques, se multiplient et façonnent les concepts sur lesquels seront fondés les projets politiques de demain. Cet ouvrage permet de comprendre comment se forgent les solutions politiques de l’avenir, comment fonctionnent ces organismes et leur influence en France, en Europe et dans le monde.

PRESENTATION

Crise financière, changement climatique, révolutions arabes, expansion économique chinoise, mutations technologiques, transition énergétique… le monde s’emballe. Qui aide les décideurs politiques à anticiper, réagir, innover dans un contexte toujours plus instable ? Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » politiques, se multiplient et montent en puissance dans le monde entier, en Occident mais aussi en Chine, en Inde ou en Russie et dans les pays émergents. Peu visibles, ils sont près de 6 500 dans le monde, 2 000 au sein de l’Union européenne, dont près de 200 en France. Qui sont-ils ? Qui les dirigent ? Quelles solutions défendent-ils ? Leurs idées sont-elles innovantes ou de simples instruments de propagande idéologique ? Comment fonctionnent ces cercles d’influence ? Qui les finance ? Quelles sont les ramifications entre monde politique, think thanks et monde économique ? Ont-ils un impact lors des élections?
Ouvrage de référence en actualité politique, cette 3e édition, entièrement remise à jour, analyse près de 300 think tanks parmi les plus importants dans le monde.

TABLE DES MATIERES

- LES THINK TANKS FACE AUX CRISES
- LE « LABORATOIRE A IDEES », NOUVEL ACTEUR DE LA DEMOCRATIE CONTEMPORAINE ?
- FUMEE ET FEU : UNE INFLUENCE PARFOIS BIEN REELLE
- LES THINK TANKS NAISSENT SUR LES DECOMBRES DES CRISES
- L’EUROPE EST MAL ARMEE POUR LA GUERRE DES IDEES
- LES THINK TANKS FRANÇAIS : DES IDEES MAIS PEU D’INFLUENCE
- IMAGINER L’AVENIR

EXTRAIT

Avant-propos de la 3e édition

Quoi de commun entre Jacques Delpla, économiste et conseiller sur les marchés de capitaux à BNP Paribas, John Kay, journaliste britannique au Financial Times, Sony Kapoor, créateur de l’institut Re-Define (pour Rethinking Development, Finance and Environment) ou Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies ? Tous témoignent d’une implication croissante de penseurs issus du secteur privé dans la résolution de la crise multiforme que traverse notre société, tant économique qu’écologique et sociétale. Tous commentent, analysent nos problèmes de société, sont interrogés par les médias, conseillent les gouvernements en place et parfois, les influencent. La crise a du bon : elle invite à la réflexion.
Le débat démocratique en Europe est de fait plus vivant que jamais. Le champ de la réflexion politique est ouvert. S’invitent à la table de plus en plus d’acteurs, même s’ils ne sont pas tous « penseurs » au sens académique, voire élitiste, du terme. Et si le débat d’idées ne porte pas toujours sur celles qui pourraient sembler les plus importantes aux uns ou aux autres, le fait est qu’il est dynamique dans nos démocraties occidentales. Les manifestations en sont multiples. Contactez la page « Courrier » des grands quotidiens et vous apprendrez que les contributions intéressantes de lecteurs avides de partager leur réflexion foisonnent. Elles témoignent d’une vraie soif d’argumenter et de promouvoir l’intérêt général par le débat. En découlent des initiatives nouvelles telles que Project Syndicate, une association qui diffuse des points de vue de personnalités internationalement reconnues auprès des journaux du monde entier.
De même, et c’est d’ailleurs désormais un lieu commun, Internet facilite la prise de parole et le débat, parfois même la réflexion politique. Si l’impression donnée par les réactions en ligne de lecteurs à des articles de presse laisse parfois douter de la possibilité d’une « cyberagora » citoyenne, le fait est que se multiplient les lieux d’échange, parfois de qualité, que la transparence des données est accrue, et que peut s’inviter dans le débat n’importe qui, du parfait quidam à la personnalité reconnue.
Quant aux courants et aux partis politiques, ils cherchent une inspiration nouvelle auprès d’intellectuels et d’universitaires, que ce soit la gauche social-démocrate depuis 2008 avec la fondation Terra Nova, ou les Verts européens avec la Green European Foundation ou le président français Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection en 2012. Dans un autre registre, des bureaux d’étude tels que McKinsey ou Accenture sont consultés de manière croissante par les gouvernements et créent leurs propres centres d’expertise sur les politiques publiques. Les organisations non gouvernementales suivent le mouvement, contribuant de plus en plus aux débats législatifs et publics par des analyses détaillées. Au total, une dynamique nouvelle d’implication des acteurs privés dans la réflexion publique peut être décelée dans les démocraties occidentales, au-delà des imperfections du débat.
L’installation des think tanks dans le paysage politique des démocraties occidentales, et même au-delà, fait partie de cette mouvance et paraît irréversible. Depuis l’édition précédente de cet ouvrage (début 2009), leur réputation en Europe a largement dépassé l’image laissée par l’influence sulfureuse des officines néo-conservatrices américaines par laquelle nous ouvrions la précédente édition. Leur nombre et visibilité n’ont cessé de croître, passant d’environ 5 000 à 6 500 au niveau mondial. Certains démarrages en fanfare relatés alors n’ont certes pas été suivis de l’effet escompté – la fondation Terra Nova en France, par exemple, a certes su s’implanter, mais l’on reste loin du modèle américain que représente le Centre  for American Progress. Les groupes politiques du Parlement européen ont créé leurs cellules de réflexion, mais l’impact reste, pour le moment, limité. Certaines sociétés de conseil se sont donné le label de « think tank » sans en devenir un, révélant au passage le prestige acquis par cette appellation d’origine non contrôlée. Toutefois, globalement, c’est l’impression de vivacité du secteur qui domine.
La situation a bien changé depuis 2006, date de la première parution de cet ouvrage. On ne peut plus dire que les think tanks soient à la traîne en France ou dans d’autres pays occidentaux. Ils seraient ainsi passés de 1 200 à 1 800 pour la seule Europe depuis l’édition précédente. Ils se multiplient aussi dans d’autres parties du monde. Certaines régions, notamment le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, restent sous représentées – hébergeant seulement 5 % des think tanks identifiés dans le monde – mais gageons que l’ouverture démocratique en cours verra l’éclosion de nombreux centres propres à cette région dans les prochaines années.
Doit-on voir ainsi dans le développement des think tanks et d’autres formes de débat le signe d’une progression inéluctable de la raison et du débat démocratique ? Les pessimistes trouveront de nombreuses raisons d’en douter : piètre qualité parfois des discussions ; rôle critique des médias mis à mal ; mise en scène de la vie publique à coup d’images réductrices, de phrases chocs et de révélations superficielles sur la vie privée des figures politiques ; incapacité à réformer nos institutions et politiques en profondeur là où c’est nécessaire, y compris quand les crises sociales, économiques, financières ou écologiques l’imposeraient ; tendance à la polarisation des débats, parfois autour de polémiques stériles.
Les optimistes y verront au contraire le renouvèlement des formes de débat démocratique et de sa vitalité, d’un décloisonnement sain entre sphères privée et publique, reflet aussi d’un niveau d’éducation toujours plus élevé, le tout confluant vers une envie de participation dans le jeu politique large. Ces mêmes optimistes justifieront cette tendance par la complexité croissante des problèmes sociétaux et le niveau d’expertise toujours plus relevé requis pour les résoudre. Approfondir ce débat nécessiterait une étude complète de l’état de nos démocraties que cet ouvrage ne prétend pas offrir.
Quant à nous, nous voulons croire que la vitalité des think tanks est réelle et participe effectivement d’un renouvellement des formes de débat politique. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont envie de créer leur propre think tank, ni d’autres qui l’ont fait. Leur rôle de distillateur d’analyses, de théories, de faits pour les transformer en recommandations pratiques est nourri par et à son tour alimente le dynamisme général de l’agora démocratique. Cette troisième édition vous invite à comprendre cet univers désormais mûr en Europe, mais dont la contribution à la résolution des problèmes de société auxquels nous avons à faire face est encore loin d’être épuisée.

Stephen BOUCHER et Martine ROYO,
Novembre 2011.

LES AUTEURS

Stephen Boucher est directeur au sein de la Fondation européenne pour le climat. Diplômé de Harvard et Sciences Po Paris, il a co-dirigé le think tank Notre Europe (spécialisé dans les questions européennes fondé par Jacques Delors), a été conseiller auprès du gouvernement belge et consultant en lobbying à Bruxelles et à Londres.

La journaliste Martine Royo a collaboré à l’AFP, puis dirigé le service étranger du Nouvel Economiste et des Echos. Diplômée de l’Institut de hautes études internationales de Genève, elle travaille pour plusieurs ONG principalement la section française d’Amnesty International dont elle coordonne les actions dans les Balkans.

Le préfacier, Pascal Lamy, est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien commissaire européen au Commerce international. Il a présidé le think tank Notre Europe.

Parution : 5 avril 2012
Nb. de pages : 176 p.
ISBN : 978-2866457716
Prix : 16,90 €

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VERS UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE ?

Alessia Biava
ACADEMIA

vers-une-culture-strategique-europeenneLa notion de culture stratégique est appliquée à l’étude de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Celle-ci est analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé des interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude de documents et d’entretiens. Ce livre est issu d’une thèse de Doctorat soutenue en 2009.

PRESENTATION

S’interrogeant sur les caractéristiques de l’approche de l’UE en matière de sécurité et de défense, cet ouvrage applique de manière novatrice la notion de culture stratégique à l’étude de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE.
La recherche se base sur un cadre analytique ad hoc en mesure d’identifier les éléments avant-coureurs d’une culture stratégique européenne. La PSDC est ainsi analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé de toutes ses interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude des principaux documents et grâce à des entretiens. Sur le plan théorique, l’ouvrage explique l’émergence d’une culture stratégique européenne de manière multi-causale, à travers une grille heuristique à plusieurs variables des matrices réaliste, libérale et constructiviste.
Par le biais du concept de culture stratégique, cet ouvrage permet de mieux cerner la spécificité de la PSDC et de contribuer ainsi à sa théorisation et à sa compréhension.

TABLE DES MATIERES

LA DEFINITION DU CADRE ANALYTIQUE ET DE L’APPROCHE THEORIQUE

1. La culture stratégique : quelle définition ? Analyse sélective de la littérature
- La difficile définition de la notion « culture stratégique » : revue de la littérature.
- Un élargissement de perspectives : vers une conceptualisation de la notion de culture stratégique applicable à l’Union européenne.

2. Vers une culture stratégique européenne ? Analyse du débat académique
- La définition du cadre analytique et de l’approche théorique
- Une culture stratégique européenne est-elle possible ? De quelle manière peut-elle être qualifiée ?
- Comment analyser la culture stratégique européenne ? Quels sont les résultats des études empiriques ?

3. La définition du cadre analytique et de l’approche théorique.
- L élargissement de la notion de stratégie et la nouvelle définition de culture stratégique.
- Un cadre d analyse pour l étude de la culture stratégique de l’Union européenne.
- Vers une explication théorique de l émergence d une culture stratégique au sein de la PSDC ?

LES ELEMENTS D’UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE EN EMERGENCE

4. L’engagement de l’Union européenne sur le terrain : vers des modèles de comportement cohérent ? L’étude du niveau opérationnel
- Une grille d analyse pour l étude des interventions de l’UE sur le terrain dans le cadre de la PSDC
- L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : les Balkans.
- L’analyse des interventions de lUE sur le terrain depuis 2003 : l’Afrique.
L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : le Proche et le Moyen-Orient.
- L analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : la Géorgie, Aceh et l Afghanistan.
- Conclusions : vers des modèles de comportement cohérent ? Analyse des résultats de l’étude des missions civiles et des opérations militaires de la PSDC.

5. Vers des idées partagées ? L’étude du niveau institutionnel top-down.
- L’étude du niveau institutionnel top-down : repères méthodologiques.
- L’analyse du niveau institutionnel top-down.
- Comparaison entre niveau opérationnel et niveau institutionnel top-down.

6. Vers des visions et des attentes partagées ? L’étude du niveau institutionnel bottom-up.
- Vers un processus de socialisation européenne au sein du COPS ?
- Présentation et analyse des résultats de l’étude sociologique du COPS.
- Synthèse et résultats de l’étude sociologique du COPS.

CONCLUSION
L’émergence d’une culture stratégique européenne : analyse théorique des résultats.
- Mise en relation des résultats de l’analyse du niveau institutionnel bottom-up et des éléments de convergence et de décalage entre impulsion institutionnelle et pratique sur le terrain.
- La nature de la culture stratégique européenne.
- Analyse théorique de la nature de la culture stratégique de l’UE dans le cadre de la PSDC.
- Les caractéristiques de l’approche européenne en matière de sécurité et de défense.

L’AUTEUR

Docteur en Sciences Economiques et Sociales (mention Science Politique) de l’Université de Genève, Alessia Biava est chercheuse post-doctorale à l’Institut européen de l’Université de Genève depuis 2010. Ses recherches portent sur la Politique de sécurité et de défense commune et sur la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, ainsi que sur l’action de l’UE pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique et pour la lutte contre le changement climatique.
Alessia Biava est également coordinatrice académique ainsi que co-responsable des séminaires de Méthodologie du Master of Advanced Studies in International and European Security et du Certificate of Advanced Studies in European Security organisés conjointement par l’Institut européen de l’Université de Genève et par le Geneva Centre for Security Policy.
Entre septembre 2007 et février 2008 elle a été chercheuse visiteuse à l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles grâce à une bourse du Fonds national suisse de la recherche scientifique pour chercheurs- débutants. Entre 2004 et 2009 elle a été Assistante d’enseignement à l’Institut européen de l’Université de Genève dans le cadre des disciplines relevant du domaine de science politique. Ses enseignements portaient sur l’architecture sécuritaire en Europe, sur les pères fondateurs de l’Union européenne ainsi que sur les principales organisations européennes.
Elle fait également partie du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et du Energy Law Research Forum.

Parution : 4 janvier 2012
Format : Broché
Nb. de pages : 291 p.
Collection : Publications de l’Institut européen de l’Université de Genève
ISBN : 978-2806100252
Prix : 35 €

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LES REVOLTES ARABES : GEOPOLITIQUE ET ENJEUX

Masri Feld
Studyrama

les-revoltes-arabesVision classique des « révoltes » arabes ; entendues dirons-nous. De bonnes analyses mais il manque les bonnes questions. Cela étant dit, de nombreux repères et informations pour se faire ensuite sa propre opinion.

PRESENTATION

Le monde arabe connaît depuis plusieurs décennies des problèmes politiques, économiques et stratégiques d’une grande ampleur.
C’est dans un climat marqué par l’autoritarisme, la mauvaise gouvernance et la corruption à grande échelle qu’ont surgi les révoltes populaires qui secouent depuis plusieurs mois la plupart des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Certains des régimes en place se sont effondrés, après avoir épuisé tous les moyens de recours coercitifs dont ils disposaient. D’autres continuent à résister, suscitant de graves crises humanitaires.
Quelles sont les causes et conséquences de cet élan révolutionnaire ? Est-il annonciateur d’une nouvelle ère de démocratie pour les peuples arabes, ou au contraire, d’une montée en puissance de l’islamisme ? Quel sera son impact sur le processus de paix au Proche-Orient, sur la sécurité d’Israël, sur la situation des minorités religieuses, sur le marché pétrolier ou encore sur le problème nucléaire iranien ?
Ce livre a pour objet de fournir des faits et des données de base indispensables pour comprendre les profondes transformations que vit le monde arabe aujourd’hui.

SOMMAIRE

L’ORIGINE
Un autoritarisme politique sur fond d’oppression policière
Une corruption généralisée et d’importantes inégalités sociales
Une démocratisation des moyens d’information

LE DECLENCHEMENT
La Tunisie et l’Egypte, des républiques fortes et stables
La Syrie, un régime à part dans le monde arabe
Le Yémen et la Lybie, des pays à forte dimension tribale

L’IMPACT
Le sort de l’islamisme et des mouvements intégristes
L’avenir des minorités religieuses
La sécurité d’Israël et le processus de paix Israël-arabe

masri-fekiL’AUTEUR

Masri Feki, chercheur à Paris 8, natif du Caire, est chercheur en géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient. Partisan d’un Moyen-Orient pluriel et démocratique, il a fondé en janvier 2008 le Middle East Pact (MEP), afin de mobiliser autour d’un projet de construction régionale les acteurs réformistes de la société civile moyen-orientale.
Engagé politique en France.

Sa bibliographie :
Les frontières (avec Charles Tafanelli), Studyrama, Paris, 2011.
Les conflits du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2010.
L’Iran et le Moyen-Orient, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2010.
L’Iran paradoxal, dogmes et enjeux régionaux (Collectif), L’Harmattan, Paris, 2008.
Géopolitique du Liban, constats et enjeux, Studyrama, Paris, 2008 (réédité en 2011).
Géopolitique du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2008.
Israël, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2008.
L’axe irano-syrien, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2007.
A l’ombre de l’Islam, minorités et minorisés (Collectif), Filipson, Bruxelles, 2005.

Parution : 5 septembre 2011
Nb de pages : 144 p.
ISBN : 978-2759014026
Prix : 12 €

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LES NOUVELLES GUERRES ECONOMIQUES

Christophe-Alexandre Paillard
Editions Ophrys

les-nouvelles-guerres-economiquesLes livres géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques sont nécessaires pour appréhender le monde. Ouvrage didactique. Un rappel des principaux points sur ces questions oh combien importantes en ce XXIeme siècle.

PRESENTATION

Les liens entre les problématiques économiques et les questions de sécurité ont toujours été étroits. Avec la mondialisation et l’extrême sophistication des rapports économiques mondiaux, il est de plus en plus nécessaire de disposer de points de repère clefs pour comprendre les nouveaux enjeux géo-économiques du monde.

Cet ouvrage est à la fois :
- un précis exhaustif.
- un ensemble d’exposés, de fiches techniques et de fiches de lecture couvrant l’ensemble des thématiques liées aux enjeux de sécurité et d’économie du monde contemporain.
- un aide mémoire indispensable sur les questions d’économie et de sécurité.
- une référence pour les étudiants, les auditeurs des instituts spécialisés ou les élèves de l’école de guerre.
- Il permet également de satisfaire la curiosité de tout un chacun sur ces questions éminemment complexes.

EXTRAIT

Cet ouvrage a clairement pour objectif d’offrir une approche didactique et synthétique, par grands thèmes, aux personnes, étudiantes ou non, qui s’intéressent aux questions d’économie et de sécurité et qui souhaitent établir des liens entre ces deux matières d’apparence dissemblable. Il est divisé en cinq grands chapitres réunissant des thèmes présentant un enjeu stratégique certain pour le monde économique d’aujourd’hui.
Cet ouvrage est aussi le fruit de pratiquement seize ans d’enseignement commencé à la Ville de Paris, poursuivi à l’Institut de gestion et de développement économique (IGPDE) du ministère de l’Economie et des finances, et approfondi à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’université Bernardo O’Higgins de Santiago du Chili et, plus récemment, à l’Ecole nationale d’administration.
Face aux demandes croissantes des étudiants de disposer d’analyses nombreuses sur des sujets touchant aux industries de défense, aux marchés des matières premières ou aux grands enjeux de la criminalité économique, il est apparu nécessaire de réaliser ce précis pour proposer quelques pistes d’analyse et faire des choix quant aux thèmes qui peuvent être abordés dans un tel cadre.
Il faut en effet souligner que les liens entre les questions d’économie et de sécurité sont de plus en plus au cœur de l’actualité internationale économique et stratégique.
A titre d’exemple, en matière énergétique, les risques pour les dix prochaines années restent majeurs. En l’absence d’alternative crédible aux hydrocarbures, à l’exception notable de l’industrie nucléaire d’ailleurs touchée par l’accident de Fukushima, la nécessité d’assurer une plus grande sécurité et/ou une meilleure régularité des approvisionnements en matières premières énergétiques va rester un impératif majeur de sécurité nationale dans de nombreux pays du monde.
De même, dans le secteur des minerais rares (titane, platine ou autres) ou communs (cuivre par exemple) ayant de nombreuses applications industrielles, leur utilisation croissante dans de nombreux produits intéressant la défense, le spatial ou l’aéronautique renforce leur intérêt.
Certaines activités économiques peuvent être mises en danger en cas de rupture d’approvisionnement d’une matière première minérale ou minière dont les ressources sont extrêmement localisées ou concentrées dans des pays où la situation politique est instable.
L’arrivée de nouveaux acteurs grands consommateurs de matières premières (Chine, Inde ou Brésil) fait craindre des risques de pénurie à l’horizon 2030-2040. Certains experts estiment que la disponibilité des matières premières les plus critiques diminue à grande vitesse ; sans tenir compte toutefois de la capacité industrielle ou technologique des pays producteurs de biens intermédiaires ou de biens de consommation à réduire la part occupée par les matières premières dans le processus de production. Il est donc nécessaire d’analyser ces processus pour évaluer la part de risque stratégique liée aux équilibres de ces marchés.
Plus globalement, nous assistons depuis le début de ce siècle à une augmentation constante du prix de la plupart des matières premières, notamment sous l’effet de l’accélération de la demande asiatique et particulièrement chinoise. Ce phénomène conduit à des comportements spéculatifs amenant des variations importantes et rapides des coûts des ressources naturelles vendues sur les marchés mondiaux.
Les questions liant économie et sécurité présentent donc deux questions simples : que faut-il regarder pour comprendre ce qui est à l’oeuvre dans le monde ? Quelles analyses faut-il retenir pour faire face aux défis économiques et sécuritaires présents et futurs ?

SOMMAIRE

- LES GRANDS PRINCIPES REGISSANT LES NOUVELLES GUERRES ECONOMIQUES.
-LE MONDE DES MATIERES PREMIERES.
- LES RISQUES COMMUNS AUX QUESTIONS ECONOMIQUES ET AUX PROBLEMES DE SECURITE.
- LA CHINE BOULEVERSE LES GRANDS EQUILIBRES GEOECONOMIQUES.
- LES GRANDS ENJEUX INDUSTRIELS ET TECHNOLOGIQUES.

paillard-christophe-alexandreL’AUTEUR

Christophe-Alexandre Paillard est directeur des affaires juridiques, des affaires internationales et de l’expertise technologique de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Il est également maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, enseignant à l’ENA (politique européenne de l’énergie), chercheur associé de l’université Bernardo O’Higgins (Santiago, Chili) et intervenant régulier au sein d’organismes tels que l’IHEDN, la FRS ou l’HCFDC. Administrateur civil hors classe, ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, ancien auditeur de l’Institut diplomatique des Affaires étrangères (2004), il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’un DESS de sociologie des organisations et d’une maîtrise d’histoire russe (Paris IV Sorbonne).
Il est l’auteur ou co-auteur d’ouvrages sur les questions économiques et les matières premières comme géopolitique du pétrole publié aux Editions Technip en 2005. Il est également l’auteur de nombreux articles sur les questions économiques et de défense dans de nombreuses revues spécialisées comme Géoéconomie, le Journal of International Affairs de l’Université de Columbia, Moyen-Orient, Questions internationales, Sécurité globale, etc.

Parution : 30 septembre 2011
Nb de pages : 633 p.
ISBN : 978-2708013223
Prix : 30 €

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ATLAS GEOSTRATEGIQUE DE LA MEDITERRANEE CONTEMPORAINE

Pierre Vallaud
L’Archipel

atlas-geostrategique-de-la-medUn ouvrage de géopolitique qui adosse les situations mouvantes d’aujourd’hui à l’Histoire. Essentiel pour comprendre ce qui est en jeu.

PRESENTATION

Longtemps « centre du monde », la Méditerranée qui avait perdu, au fil des siècles, l’importance considérable qui était la sienne, demeure aujourd’hui l’un des centres névralgiques de la planète. Lieu de passage essentiel pour le commerce international, voisine de zones pétrolières et gazières fondamentales, ligne de contact entre Nord et Sud, mais aussi entre Orient et Occident, elle concentre nombre des contradictions du monde.
Les « printemps arabes » qui se jouent sur ses rives, la crise en Europe, et singulièrement en Grèce, confèrent à cet espace géopolitique un rôle renouvelé. De sa capacité à embrasser un nouvel ordre politique et à organiser une coopération internationale harmonieuse dépend la stabilité d’une région au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.
Cet atlas présente et analyse les grandes dynamiques de la Méditerranée. Frontière ou passerelle naturelle ? « Choc des civilisations » ou « dialogue des cultures » ? Cohabitation harmonieuse entre populations riveraines ou flux migratoires menaçants ? Autant de questions abordées de manière thématiques ou à travers l’analyse des situations par pays et illustrées de documents et de nombreuses cartes originales.

SOMMAIRE

L’ESPACE MEDITERRANEEN
LES RESSOURCES EN QUESTION
L’HOMME ET LA MER
TECTONIQUE DES FORCES
PERSPECTIVES MEDITERRANEENNES

L’AUTEUR

Pierre Vallaud, historien, a enseigné les relations internationales au XXe siècle à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et dirigé le Centre d’études stratégiques (Cerges). Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire des conflits contemporains, il a publié un Atlas géopolitique du Proche et du Moyen-Orient (avec Xavier Baron, PUSJ/Perrin, 2009) et dirigé l’Atlas historique de la Méditerranée (PUSJ/Fayard, 2009).

Parution : 15 février 2012
Nb de pages : 160 p.
ISBN : 978-2809806182
Prix : 19,95 €

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POURQUOI L’OCCIDENT DOMINE LE MONDE… POUR L’INSTANT

Ian Morris
L’Arche Editeur

pourquoi-loccidentParu en 2010, ce livre compare la civilisation occidentale et la civilisation asiatique en retraçant leur histoire sur les 15.000 dernières années. L’historien défend l’idée selon laquelle c’est la géographie physique plus que la culture, la religion ou la politique qui explique la domination de la première sur le monde. Mais cette hégémonie pourra-t-elle continuer ?

PRESENTATION

Comment l’Occident est-il parvenu à dominer un jour le monde ? Pourquoi n’en a-t-il pas été autrement ? Ian Morris, professeur d histoire ancienne à l’université de Stanford, fait ici se croiser la géographie, la sociologie et la biologie pour jeter un regard transversal sur l’histoire. En remontant la piste de l’homme de Neandertal, puis en démêlant les événements qui ont lié l’Occident et l’Orient, il émet l’hypothèse que notre supposée grandeur serait moins le fait d’une puissance occidentale que d’un déclin de l’Orient. Il met aussi en lumière tout un pan de l’histoire des civilisations orientales que nous connaissons mal pour nous apporter des éclairages nouveaux : « Je fus étonné de découvrir combien les parallèles étaient frappants entre l’expérience occidentale prétendue unique et l’histoire d’autres régions du monde, en particulier des grandes civilisations de la Chine, de l’Inde et de l’Iran. » Ian Morris nous offre ici une réflexion incontournable sur le passé de notre civilisation et lance des pistes sur ce qui arrivera sans doute demain.

Presque tous nous nous accordons à dire que l’Occident domine le monde parce que c’est là, et non en Orient, que la révolution industrielle a commencé. Au XVIIIe siècle, les entrepreneurs britanniques libérèrent l’énergie du charbon et de la vapeur. Usines, chemins de fer et canonnières donnèrent aux Européens et aux Américains du XIXe siècle la capacité d’étendre leur pouvoir au monde entier ; avions, ordinateurs et armes nucléaires permirent à leurs successeurs d’asseoir cette puissance au XXe siècle. En 1908, le poète et politicien Hilaire Belloc résumait joliment la situation : Quoi qu’il arrive, nous l’avons, L’fusil « Maxim », les autres non. Fin de l’histoire. Sauf, bien sûr, que ce n’est pas la fin de l’histoire. Cela invite seulement une autre question : pourquoi l’Occident avait-il entre les mains le fusil-mitrailleur Maxim, et les autres pas ? Armés de cette réponse, nous pourrons poser une seconde question. L’une des raisons pour lesquelles les gens se soucient de la cause de l’hégémonie de l’Occident est qu’ils veulent savoir si cela va continuer, pour combien de temps et de quelle manière - en un mot, que va-t-il se passer maintenant ?

Parution : 24 novembre 2011
Nb de pages : 768 p.
ISBN : 978-2851817488
Pris : 39 €

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EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?

Michel Nazet, Roger Favry
Editions Ellipses

europe-et-russie

Une approche didactique, claire et précise ! De nombreuses cartes pour agrémenter les analyses et explications. Un ouvrage à se procurer absolument !

PRESENTATION

Une Europe toujours en construction ; une Russie en recomposition… un nouveau jeu géopolitique mondial s’engage, au cœur du Vieux Continent, autour d’un incontournable partenariat.
Un cours complet composé de tous les outils nécessaires pour réviser les données essentielles, acquérir la méthode… et réussir les concours :

L’essentiel : une introduction pour recadrer les problématiques.
Les dates indispensables : une chronologie pour aborder le sujet.
Les chiffres incontournables : les statistiques pour mémoriser les données essentielles.
Des cartes étapes : pour assimiler les grands repères.
Des cartes de synthèse : pour faire un bilan du thème abordé.
Des dissertations et des sujets de colle : pour se préparer efficacement au concours.
Les 100 mots du continent : un lexique pour maîtriser le vocabulaire indispensable.
Les lieux de la géopolitique : pour cibler les points stratégiques du continent.
Une bibliographie enrichie : livres, sites, films, musique… pour étudier le continent  autrement.

EXTRAIT

« Chapitre 1
Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeurs
L’essentiel
L’Europe a une configuration particulière. Considérée parfois comme une presqu’île du continent asiatique, elle forme un continent morcelé qui rend sa géographie incertaine. Cette géographie est aussi mouvante selon les époques qui générèrent la constitution d’empires éphémères, sa fausse simplicité mettant en évidence une histoire riche où se mêlent une multitude de peuples, lesquels forgèrent des identités successives ou antagonistes.
Cette histoire productrice de valeurs construisit une identité singulière qui tire son origine de la guerre et de la colonisation comme des expériences des nationalismes et des totalitarismes. Elle justifie enfin, après 1945, la recherche d’un projet politique fondé avant tout sur la paix, dans un contexte où l’Europe, rendue exsangue par deux guerres mondiales qu’elle a provoquées, doit se reconstruire grâce à l’immigration. La construction européenne est l’aboutissement ultime de cette logique.

- Comment la géographie physique de l’Europe façonne-t-elle ce continent ?
- Quels sont les apports de l’histoire sur les identités de l’Europe ?
- En quoi les nationalismes ont-ils pu rendre nécessaire et engendré la construction européenne ?

Les dates indispensables
– A l’échelle protohistorique…
– 800 000 à 400 000 ans avant J .-C. : « Anténéandertaliens », populations représentées notamment par l’homme de Tautavel (-450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
– 300 000 à 30 000 ans avant J.-C. : premières traces de peuplement néandertalien en Europe.
– 6900 avant J.-C. : formation de la mer Baltique.
– 6000 avant J.-C. : la Méditerranée pénètre l’actuel détroit des Dardanelles, puis celui du Bosphore. Il s’ensuit, vers -5500, la formation de la mer Noire qui était auparavant un lac d’eau douce.
– 5500 à 4800 avant J.-C. : première culture indoeuropéenne dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. La langue de ses habitants, les Proto-indo-européens, est à l’origine d’une grande majorité des langues parlées en Europe (Albanais, Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves, Arméniens).
– VIe siècle avant J.-C. : apparition du mot « Europe » qui désigne d’abord pour les Grecs qui l’inventent la région continentale située au nord de Corinthe, puis les terres qu’ils découvrent peu à peu au nord du Bassin méditerranéen. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques, essentiellement les Celtes et les Germains.

Les chiffres incontournables
– Superficie de l’Europe : 10 392 855 km² (= 1/3 de l’Afrique ou 1/4 de l’Asie ou de l’Amérique, près de 7 % des terres émergées du monde)
– Densité : 71 habitants/km²
– L’Europe est constituée de 49 pays (en comparaison, les États-Unis d’Amérique sont constitués de 50 États fédérés auxquels s’ajoutent le district de Columbia)
– Population : 733 millions d’habitants (2007)
– Principales langues : albanais, allemand, anglais, espagnol, français, grec, hongrois, italien, néerlandais, polonais, portugais, roumain, russe, langues scandinaves, serbo-croate, ukrainien
– Principales chaînes de montagne européennes : l’Oural, le Caucase, les Carpathes, les Alpes, les Apennins, les Pennines, les Alpes scandinaves. »

SOMMAIRE

IDENTITES ET DIVERSITES DU CONTINENT EUROPEEN
- Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeur.
- L’Europe : identité géographique et diversités nationales et régionales.

L’UNION EUROPEENNE : PUISSANCE, FRAGILITES ET DEFIS D’UNE CONSTRUCTION IMPROBABLE
- L’Union européenne : un OPNI résultat de logiques multiples et d’ajouts de composantes hétérodoxes.
- Une construction d’abord économique.
- Des mutations économiques et sociales de grande ampleur au gré de la haute croissance et des perturbations depuis les années 1970.

LA RUSSIE AUX MARGES DE L’EUROPE MAIS AU CENTRE DU CONTINENT EURASIATIQUE

- La renaissance d’un vieil Etat au défi d’un jeune nationalisme.
- Entre pays en transition et pays émergent : une économie, une société, des espaces en recomposition.
- Un rêve de puissance qui l’écarte de l’UE, une réalité qui l’en rapproche.

Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé de Sciences Po Paris. II est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont 30 Questions d’histoire-géographie et géopolitique et La Géopolitique pour tous (Ellipses, 2009 et 2010). Olivier Favry est docteur de l’EHESS et travaille au ministère des Affaires étrangères. II est l’auteur de Tout savoir sur l’Europe. Glossaire de l’Union européenne (Ellipses, 2005), traduit en chinois en 2008 avec une préface de Michel Rocard. Roger Favry est agrégé de lettres modernes et a enseigné le français pendant plus de 30 ans. II est l’auteur de nombreux ouvrages parus chez PEMF.

Parution : Juin 2011
Nb de pages : 264 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24.0 x 19.0 x 1.8 cm
ISBN : 9782729866150
EAN13 : 9782729866150

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VERS UNE NOUVELLE MONDIALISATION ?

Gabriel Wackermann
Editions Ellipses

couv_6621.inddPrésentation : Jusqu’à présent, tous les processus économiques mondiaux se sont appuyés sur des visions à court terme. Serait-il possible, désormais, d’envisager le devenir du globe à plus long terme ? De mettre en place une économie plus équilibrée, soutenable, ” durable “? Et donc de développer… une nouvelle mondialisation ?

EXTRAIT

« Introduction
L’ordre des choses et l’ordre mondial

« La notion d’obligation prime celle de droit, qui lui est subordonnée et relative. Un droit n’est pas efficace par lui-même, mais seulement par l’obligation à laquelle il correspond ; l’accomplissement effectif d’un droit provient non pas de celui qui le possède, mais des autres hommes qui se reconnaissent obligés à quelque chose envers lui… Une obligation ne serait-elle reconnue par personne, elle ne perd rien de la plénitude de son être. Un droit qui n’est reconnu par personne n’est pas grand’chose ».
Simone Weil, L’Enracinement, 1949, Paris, Gallimard, coll. « Idées-NRF », p. 9.

Nous sommes constamment invités à passer de la nature à l’ordre des choses. Schopenhauer considère la finalité et la perfection comme la parfaite organisation des tendances au sein de l’univers, qui n’auraient pu être réalisées que par la volonté maîtresse la plus libre, dirigée par l’intelligence la plus pénétrante et le raisonnement le plus accompli. Il contre les philosophies finalistes, après Hume et Kant, qu’il assimile à des philosophies théologiques, notamment la Théodicée de Leibniz. Pour Schopenhauer, le monde est parfait dans ses détails, absurde dans son ensemble ; chez Leibniz, il est imparfait dans ses détails, parfait dans son ensemble. C’est, parmi l’ensemble des philosophies théologiques et finalistes, celle de Hegel qui est la plus opposée aux représentations de Schopenhauer.
La liberté, le libre choix sont-ils une illusion ? Machiavel nous dit, dans sa comédie Clitia : « Si les mêmes hommes revenaient au monde, comme y reviennent les mêmes événements, il ne se passerait jamais cent ans sans que nous nous retrouvions ensemble, à faire les mêmes choses qu’à présent ».
Ou encore Diderot qui, dans Jacques le Fataliste, parle d’« un château immense, au frontispice duquel on lisait [que] je n’appartiens à personne, et j’appartiens à tout le monde : vous y étiez avant que d’y entrer, vous y serez encore quand vous en sortirez ».
Dans le cadre de cette liberté, il nous est loisible de donner ou de ne pas donner sens à notre parcours terrestre, de préciser une ou des finalités dès lors que nous optons pour la première éventualité. Il serait inutile de méditer sur les fondements d’une mondialisation à base de valeurs éthiques si nous considérions d’emblée que l’existence est absurde, que nous ne pouvons rien y faire, qu’il faut vivre le moment sans aucune autre préoccupation. »

SOMMAIRE

Avant-propos
Vers une nouvelle mondialisation ?

Introduction

L’ordre des choses et l’ordre mondial
I. Retour aux sources et recherche d’identité première
II. Maîtrise des énergies
III. De la raison du plus fort ou du soutien
pour le plus faible ? Quel pari pour l’homme ?

Première partie
De l’internationalisation aux ordres mondiaux
et aux mondialisations

1 De l’internationalisation aux ordres mondiaux
I. Du territoire à la frontière internationale
II. L’internationalisation
III. Les « ordres » mondiaux
2 Les mondialisations
I. Les fondements
II. Mobilités, brassages et répercussions
III. L’évolution chronologique et territoriale
3 Pensée, doctrines et idéologies à travers le temps et l’espace
I. Origines antiques et médiévales des ouvertures mondiales
II. De l’époque moderne au temps présent
III. À la recherche du monde et de repères
IV. Sens et non-sens

Deuxième partie
Des fragiles équilibres aux disparités de la mondialisation actuelle

1 Le mythique équilibre, un état transitoire
I. Équilibre et mouvement
II. Des disparités aux dysfonctionnements
III. La nature et l’homme : l’exigence d’une étroite interaction
IV. Vers des tendances équilibrantes, toujours renouvelées
2 Hasard et nécessité ? Mise en garde contre l’emblématique
I. Dérives de l’esprit
II. Dérives politiques et géopolitiques
III. Dérives scientifiques et technologiques
IV. Une socio-économie obérée par la pauvreté et le privilège du savoir
3 La perversion de la puissance
I. Puissance et chaos
II. La légitimité en question ?
III. Coeur, raison et droit

Troisième partie
Prises de conscience d’exigences mondiales soutenables

1 Interrogations sur les provocations déclencheuses de sursauts
I. Remonter aux sources
II. L’incitation au changement
III. Nouvelles gouvernances
2 Les crises et leurs effets novateurs
I. Le rôle des petites et des grandes crises
II. Les effets rénovateurs
3 La question existentielle de l’humanité
I. L’équivoque civilisatrice
II. De la relative brève sortie du rang, l’Occident y est rentré avec un bilan mitigé
III. L’Occident et sa rentrée dans le rang ?

Quatrième partie
Des démarches évolutives aux mutations

1 Les évolutions font-elles sens ?
I. Les degrés d’évolution
II. Les mutations subies
III. Les mutations consenties
2 L’équivoque du progrès
I. Le progrès, une nécessité constante pour l’humanité
II. De l’optimisme depuis les Lumières jusqu’à la mise en cause
III. Pas de vrai progrès sans éthique
3 Tradition et mouvement
I. Identités et appartenances
II. De la toute-puissance des frontières physiques à l’explosion des barrières sociétales
III. Le génie des lieux, un thème rassembleur
4 Culture historique et bouillonnement technologique
I. Ruptures et déconstructions sociéto-territoriales
II. Nouvelles rencontres sociéto-territoriales
III. De la primauté de l’économie à celle de l’écosociété ?
IV. D’une mondialisation à l’autre ?

Cinquième partie
De la force des sources à celle de la science contemporaine

1 De la science des origines aux sources des cultures
I. Recherche fondamentale et recherche appliquée Savoir et savoir-faire
II. Sciences et technologies avancées accélèrent la mondialisation de la connaissance
III. Science, culture et territoires
IV. Le patrimoine scientifique et technologique
2 Une science du dépassement disciplinaire
I. Les démarches multi- et transdisciplinaires démultiplicatrices d’un progrès à plus long terme
II. La science au carrefour de préoccupations sociéto- et transterritoriales
3 Le devenir environnemental
I. La science, pivot du progrès de l’humanité et des humanités
II. Le rôle déterminant des sciences environnementales
III. La géographie, un acteur de la symbiose entre sciences dites « douces » et sciences dites « dures »
4 Une science nécessairement engagée
I. Constats de carence sociéto-territoriaux
II. Fondements des ruptures naturelles et sociétales
III. D’une science humaine et sociétale à une science engagée
IV. La nouvelle géographie active : d’autres temps, d’autres dimensions

Sixième partie
Vers des dynamiques sociéto-territoriales acceptables ?

1 Pertinence et impertinence des régimes en place
I. Déviances et puissance des pesanteurs perverses
II. Sources de renouveau
2 De l’inadaptation à l’adaptation
I. La démocratie est-elle la solution ?
II. De la démocratie formelle à la démocratie réelle
3 Les potentialités régulatrices de la géopolitique
I. Forces et territoires en mutation
II. État présent des lieux
III. La pertinence de l’État et du service public
IV. Utopie et réalisme

Conclusion générale

La mondialisation éthique saurait-elle éclore d’un nouvel ordre mondial ?

Gabriel Wackermann, professeur émérite à la Sorbonne, riche de ses nombreuses missions internationales d’enseignement et de recherche et de son rôle d’expert auprès des plus grandes institutions internationales, offre ici au lecteur une analyse globale et approfondie.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 429 p.
Format : Broché
Dimensions : 24.0 x 16.5 x 2.3 cm
ISBN : 9782729866211
EAN13 : 9782729866211

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L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE NATIONALE. ADAPTATIONS ET RESISTANCES EN PERSPECTIVE COMPAREE

Mathieu Petithomme
PUG - Presses universitaires de Grenoble

europeanisation-de-la-competition_cvPrésentation : Comment les partis nationaux s’adaptent-ils au développement de l’intégration européenne ? C’est la question traitée empiriquement et en perspective comparée par cet ouvrage.
Le livre réunit les travaux de 17 chercheurs sur les questions de l’insertion des enjeux européens au sein des programmes partisans ; sur les débats internes aux partis sur l’Union européenne ; sur l’insertion des débats européens au sein de la compétition politique en Europe centrale et orientale ; et enfin sur la gestion des enjeux européens au sein des pays candidats à l’Union européenne.
Résolument comparatif et novateur, cet ouvrage contribue au débat sur les effets de l’intégration européenne sur les partis et les logiques nationales de compétition politique. Il est destiné tant aux chercheurs en sciences sociales qu’aux étudiants et au grand public en général.

SOMMAIRE

L’EUROPEANISATION DES PLATEFORMES PROGRAMMATIQUES DES PARTIS
- L’européanisation dans le texte : la place et le traitement de l’EUROPE dans les euromanifestes des partis français (1979-2002).
- L’UE dans la compétition électorale en Allemagne, en France et au Royaume-Uni (1986-2009) : un enjeu consensuel, « propriétal » ou positionnel ?
- Les usages de l’Europe dans la compétition électorale et parlementaire : les cas de l’Italie et de l’Espagne (1987-2006).

L’EUROPEANISATION DES DYNAMIQUES INTRAPARTISANES
- « En parler sans se déchirer » : une analyse de la saisie de l’Union européenne au sein des partis politiques suédois.
- L’européanisation conditionnelle de l’Irlande : le rôle de Fianna Fail.
- Contenir le « géant endormi ».
- Les partis pro-européens d’opposition et leurs stratégies de confinement du clivage européen : une comparaison entre le RPR et Fine Gael.

L’EUROPEANISATION DE LA COMPETITION POLITIQUE EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
- De l’euro-enthousiasme à l’euro-contestation ? Les méandres de l’européanisation de la compétition politique en Pologne.
- Influence de l’UE et compétition partisane nationale : la lutte contre la corruption comme enjeu de l’européanisation du système de partis en Roumanie.
- Une européanisation de façade ? Les mutations du système partisan bulgare dans le contexte de l’adhésion à l’UE.

L’EUROPEANISATION DES SYSTEMES PARTISANS A LA PERIPHERIE DE L’UE
- L’européanisation d’un système de partis en dehors de l’Union européenne : le cas suisse 1990-2010.
- L’européanisation et la mécanique des systèmes partisans : une comparaison entre la Croatie, la Serbie et le Monténégro.
- L’impact de l’UE sur le système partisan turc.

Mathieu Petithomme est diplômé de relations internationales de l’université libre d’Amsterdam et de sociologie politique de Science-Po Paris. Spécialiste de l’analyse comparée des systèmes partisans et de la sociologie de l’intégration européenne, il est actuellement chercheur en sciences sociales à l’Institut universitaire européen de Florence.

Les contributeurs : Guillaume Duseigneur, Jonathan Fallon, Danica Fink-Hafner, Katy Hayward, Fabio García Lupato, Tania Gosselin, Petia Gueorguieva, Isabelle Guinaudeau, Anna Pacze´sniak, Simon Persico, Andrea Pilotti, Marina Popescu, Hervé Rayner, Emmanuelle Reungoat, Odette Tomescu- Hatto, Umit Yazmaci.

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 380 p.
Format : Broché
Dimensions : 24.0 x 16.0 x 2.1 cm
ISBN : 9782706116780
EAN13 : 9782706116780

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AFGHANISTAN. GAGNER LES COEURS ET LES ESPRITS

Pierre Micheletti
PUG - Presses universitaires de Grenoble

afghanistan« Justice est faite », déclarait le président Barack Obama en mai 2011, en annonçant la mort d’Oussama Ben Laden, mettant fin à dix années de bras de fer entre les autorités américaines et le leader islamiste. Une décennie durant laquelle l’épicentre de cet affrontement s’est situé sur les terres afghanes, dix ans de violence et de guerre qui auront été le quotidien d’un peuple dont les perspectives d’avenir ne se soldent pas dans la mort d’un terroriste. Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains et de leurs alliés occidentaux, celui qui devait conduire à la paix et à la démocratie, à la fin de la production de drogue, à la liberté pour les femmes, celui qui devait, enfin, réussir à « gagner les cœurs et les esprits »… Nous en sommes loin. Dans cet ouvrage écrit à plusieurs mains, des universitaires spécialistes de la question, des journalistes de terrain et des praticiens de l’action humanitaire croisent leurs points de vue sur les mécanismes qui alimentent le conflit, dressent un bilan de la décennie qui s’achève et mettent en lumière quelques chemins possibles pour imaginer d’autres scénarios que ceux de la violence répétée. Pour enfin voir fleurir un espoir sur les cendres des attentats du 11 septembre 2001 comme sur la terre endeuillée de l’Afghanistan.

Entretien de RFI avec Pierre Micheletti, co-auteur de “AFGHANISTAN, gagner les cœurs et les esprits” (26:31)

Petit entretien par Le Monde de Pierre Micheletti et Laurent Corbaz, deux des rédacteurs. C’est ICI !

On peut également réécouter l’interview (ICI) de Pierre Micheletti à l’occasion de la sortie de son précédent ouvrage : « Humanitaire : s’adapter ou renoncer ».

LU DANS LA PRESSE

« Une décennie après le début de leur intervention, les armées occidentales s’apprêtent à se retirer d’Afghanistan sur un constat d’échec de leur stratégie politico-militaire. Dans ce contexte, le pays semble promis à une nouvelle guerre civile meurtrière, et les populations à une situation humanitaire peu enviable. De l’autre côté de la frontière, le Pakistan ne peut se réjouir de cette perspective alors que sur son sol les victimes des combats opposant l’armée aux islamistes alliés des insurgés afghans se comptent, depuis quatre ans, à raison d’une vingtaine par jour. Pour les organisations non-gouvernementales, le bilan de la décennie écoulée n’est guère plus satisfaisant. Devenues pour nombre d’entre elles des auxiliaires des forces de l’Otan ou des substituts à l’administration de Kaboul, elles y ont perdu leur indépendance, pour ne pas dire leur identité. Le constat dressé par dix-sept universitaires, journalistes et praticiens humanitaires lors d’un colloque organisé à Grenoble en octobre 2010 et dont cet ouvrage est le fruit, est sévère. Il offre aussi une réflexion détaillée sur les ressorts de la violence, les rivalités interétatiques ou le peu d’efficacité de l’aide. Un exposé stimulant pour ceux qui s’interrogent sur les modalités du retrait occidental et la nature du dialogue à instituer ou non avec les talibans, sur l’action des ONG dans les plans de stabilisation onusiens, européens et otaniens ou sur le respect du droit international humanitaire. »
(Christian Lechervy  dans Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011)

« AFGHANISTAN : Gagner les cœurs et les esprits »Alors que le sommet de Lisbonne à l’automne 2010 avait entériné le retrait progressif des troupes de l’OTAN à partir de 2011 (mais avec une fin de calendrier très incertaine, qui oscille entre 2014 et 2020), vient le moment d’un bilan de la stratégie mise en place, depuis quelques années, pour « gagner les cœurs et les esprits ». Au fil des chapitres une question dérangeante a peu à peu émergé : qui a véritablement intérêt, parmi les parties au conflit comme parmi les principaux acteurs et bénéficiaires de l’économie de guerre qui prévaut dans le pays, à voir aboutir un processus de paix que la population ne peut qu’appeler de ses vœux ? Autrement dit, où la majorité des afghans, après trente ans de guerre et de violence, pourrait-elle déceler des signes d’espoir ?
La litanie des sujets de préoccupation
Différentes analyses ont égrené au fil des chapitres, telle une litanie, les sujets de préoccupation qui demeurent d’actualité, voire qui traduisent une détérioration qui va crescendo. La violence et l’insécurité gagnent en intensité comme en extension territoriale.
Selon le bureau afghan pour la sécurité des organisations non gouvernementales (ANSO ou Afghan National Safety Office), le nombre de civils tués par les insurgés est passé de 1 755 en 2008 à 2 428 en 20101. De 2006 à 2010, le nombre d’attaques mensuelles menées par l’opposition armée a été en constante progression. Chaque année, c’est durant les mois d’été que le pays connaît un pic de violence. En août 2006, ce pic était de 335 attaques enregistrées. Il a été de 1 541 pour le mois de septembre 2010. Sur un total de trente-quatre provinces, huit sont considérées comme à très haut risque en matière de sécurité, six comme à haut risque ; seules quatre provinces comportent de faibles niveaux de violence, mais même le nord du pays, traditionnellement réputé plus calme, connaît dorénavant une dégradation rapide de la situation. Sur près de trente millions d’habitants, neuf vivent sous le seuil de pauvreté absolue (avec moins de un dollar par jour) et cinq disposent de moins de deux dollars par jour (Donini, mai 2010).
La paysannerie afghane et son modèle économique sont en pleine décomposition, ce qui fait le lit d’une production d’opium florissante ces dernières années. En 2005 l’Afghanistan produisait 4 100 tonnes d’opium. La récolte de 2006 se montait à 6 100 tonnes, puis 8 200 tonnes en 2007, 7 700 tonnes en 2008 et 6 900 tonnes en 2009. Par une sorte de retour ironique de l’histoire, c’est le voisin russe qui se mobilise aux côtés de la coalition et tire la sonnette d’alarme. Le circuit d’approvisionnement par la route depuis Karachi au Pakistan étant devenu extrêmement dangereux pour les camionneurs (Bobin, 19 avril 2011), la Russie pèse maintenant de tout son poids pour qu’une partie de l’énorme logistique nécessaire aux 132 000 hommes que déploie l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) arrive via des États d’Asie centrale qui restent en partie sous sa dépendance. En contrepartie, la Russie demande avec insistance que soit revisitée la stratégie de la coalition pour combattre la drogue (Smolar, 2 avril 2011) : l’occupant d’hier consomme en effet 20 % de l’héroïne produite dans le monde.
Ce n’est en tout cas pas dans la vie politique locale que la population afghane trouvera de flagrants motifs d’espérance : l’élection présidentielle de 2009 a été entachée d’irrégularités majeures, mais finalement entérinée par une coalition embarrassée ; les affaires de corruption vont notoirement jusqu’au sommet de l’État, et on assiste à une fuite massive des capitaux. Les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an (Darronsoro, décembre 2010, p. 122).
Au-delà des résultats militaires, largement problématiques au regard des objectifs initiaux, c’est tout le modèle de l’aide internationale qui est en cause. Très vite après le début de l’offensive militaire de 2001, la rhétorique américaine, que la coalition a faite sienne, a parlé de phase de reconstruction et de post-conflit – comme si les problèmes de fond du pays, multiples et intriqués, s’étaient trouvés résolus d’un coup de baguette magique, en même temps que l’état-major d’al-Qaeda était mis en déroute dans les grottes de Tora Bora.
Mais la réalité des complexités afghanes et de leurs racines est têtue, et les discours, comme les actes belliqueux, ne suffisent pas à la faire mentir. La population, aussi bien que les soldats de la coalition, continue à en faire l’amère expérience. En réalité, l’État afghan est défaillant dans sa capacité à se déployer partout sur le territoire national. Les exemples de corruption s’accumulent, faisant le jeu du mouvement taliban qui s’alimente des dividendes de l’économie de guerre, dont l’énorme logistique lui profite en partie, et de la production de drogue. Cela conduit la coalition à concentrer ses efforts militaires ainsi que son soutien financier et humanitaire vers les zones les plus violentes, celles où l’insurrection est la plus active. La population vit cette situation comme une sorte de paradoxe, une prime octroyée aux zones les plus en révolte (Gompelman, janvier 2011)…Mais ces zones sont aussi, souvent, celles des pachtounes, et ainsi se trouvent renforcées les rivalités tribales dans la mosaïque ethnique afghane – en réalité afghano-pakistanaise – qui a été décrite.
Enfin, le conflit en cours organise, à un niveau jamais atteint, la confusion des genres entre militaires et humanitaires. Cette confusion est de nature à hypothéquer, très au-delà du théâtre afghan, la capacité à agir et la sécurité des organisations non gouvernementales. C’est un vrai changement de paradigme auquel le mouvement humanitaire est ici confronté2. Ce mouvement se voit en effet délibérément, et contre la volonté de quelques grandes organisations non gouvernementale (ONG) internationales et du Comité international de la Croix Rouge (CICR), placé, par l’État-major de la coalition et par une partie des financeurs, comme l’USAID (United Stated Agency for International Development), dans le rôle de voiture-balai des opérations militaires. Le travail des ONG qui se prêtent à cette manipulation est présenté comme un outil au service de la reconstruction. Dans les faits, ce discours et cette stratégie constituent un déni de réalité. On assiste au contraire à la détérioration des conditions de vie et de sécurité. (…)
(Source et suite : Pierre Micheletti, le 2 septembre 2011 : ICI).

« Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays.
« Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? L’Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir.
Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple. »
(Sur RFI)

SOMMAIRE

Préface, par Azim Naim
Prologue, par Frédéric Bobin
Introduction, par Pierre Micheletti

Première partie : Des intérêts multiples qui sont des obstacles à la paix.
Ch. I. Des voisins qui contribuent à l’instabilité, par Jean Paul Burdy.
Ch. II. Une violence alimentée par des conflits tribaux et religieux, par Georges Lefeuvre.
Ch. III. Ceux que le business de la guerre enrichit, par Louis Imbert.
Ch. IV. La production de drogue : un enjeu qui dépasse largement les frontières, par Olivier Maguet.
Ch. V. La contre-insurrection privatisée : les nouveaux mercenaires en Afghanistan, par Sami Makki.

Deuxième partie : Des acteurs internationaux qui ne jouent pas la même partition.
Ch. I. Le leader américain : de la valse-hésitation à la nouvelle doctrine militaro-humanitaire, par Philippe Droz-Vincent.
Ch. II. L’Union européenne aux marges du conflit afghan, par Franck Petiteville.
Ch. III. La coordination de l’aide : entre choc des cultures et risque de manipulation, par Laurent Saillard.
Ch. IV. Les Nations Unies entre démission et compromis, par Antonio Donini.

Troisième partie : Regards d’humanitaires à l’heure du retrait des troupes étrangères.
Ch. I. Entre pauvretés rurales et bombes urbaines, par François Grünwald.
Ch. II. Guerre à la drogue ou guerre aux drogués: le quotidien des usagers de drogues afghans, par Olivier Vandecasteele.
Ch. III. Regarder le passé pour baliser l’avenir, par Pierre Salignon.
Ch. IV. Les conditions du retour dans un contexte à haut risque, par Michiel Hofman.
Ch. V. Aujourd’hui et demain, maintenir une capacité à agir, par Fiona Terry et Laurent Corbaz.

Conclusion : Pierre Micheletti.

Pierre Micheletti est médecin de santé publique, professeur associé à l’IEP de Grenoble, co-responsable du master OIG/ONG. Ancien directeur des programmes et président de Médecins du Monde France, il a notamment publié Humanitaire, s’adapter ou renoncer (Paris, Hachette, 2008).

Parution : Septembre 2011
Nb de pages : 295 p.
Format : Broché.
Dimensions : 21.6 x 14.3 x 2.3 cm
ISBN : 9782706116728
EAN13 : 9782706116728

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GEOGRAPHIE ET GEOPOLITIQUE DE LA MONDIALISATION

Annette Ciattoni
Hatier

geographie-et-geopolitique-de-la-mondialisationPrésentation
En quoi la mondialisation est-elle un objet géographique ? Quels en sont les contours et les spécificités ? Plusieurs géographes spécialistes tentent ici de répondre à ces questions à travers 10 chapitres. La démarche thématique de chaque chapitre propose une réflexion sur des sujets d’actualité : alimentation, technologies de l’information, mobilités, commerce illégal, sport, culture et patrimoine… Cet ouvrage aborde ainsi les enjeux économiques, géopolitiques, culturels et sociaux de la mondialisation.

Sommaire

MONDIALISATION ET SYSTEME PRODUCTIF
MONDIALISATION ET SECURITE ALIMENTAIRE
MOBILITES ET MONDIALISATION : LE MONDE EN MOUVEMENT ?
MONDIALISATION ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
MONDIALISATION, ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
VILLES GLOBALES, VILLES MONDIALES
CONTOURNER, FRAUDER, TRAFIQUER : LES AUTRES VOIES DE LA MONDIALISATION
PATRIMOINE ET CULTURE AU RYTHME DE LA MONDIALISATION
LE SPORT, UN REFLET DE LA MONDIALISATION
MONDIALISATION ET GEOPOLITIQUE

Anette Ciattoni est professeur de chaire supérieure. Yvette Veyret est professeur à l’université de Paris Ouest - Nanterre la Défense. Laurent Carroué est Inspecteur général de l’Education Nationale, Directeur de recherche au l’institut français de Géopolitique de Paris VIII. Jean-Paul Charvet est correspondant national de l’Académie d’agriculture de France et professeur émérite à l’université de Paris Ouest - Nanterre la Défense

Parution : janvier 2011
Nb de pages : 255 p.
Format : Broché
Dimensions : 19.0 x 12.5 x 1.2 cm
ISBN : 9782218952098
EAN13 : 9782218952098

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UN MONDE SANS EUROPE ?

Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot, Philippe Esper
Fayard

un-monde-sans-europe Suite aux travaux du Conseil économique de la Défense sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles puissances : quels enjeux, et, éventuellement, quelles opportunités pour la France et l’Europe face à un monde en mutation ? », nous avons comme synthèse la publication d’un livre : « Un Monde sans Europe ? » aux Editions Fayard.

Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, dans le monde sur l’Europe, dans l’Europe sur la France : sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…

Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’Henry Kissinger observait, avec ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four ; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven. » Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de l’Europe.

Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’ « un monde sans Europe ».

L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France dans l’Europe, d’y faire face.

L’Union européenne, ses Etats-membres, ses populations sont doublement affectés. D’une part, bien qu’étant au premier rang du classement des Pib, légèrement devant les Etats-Unis et largement devant l’Inde et la Chine, les deux « empires du milliard », ils sont engagés par rapport à eux dans un déclin relatif, accéléré par la crise économique et financière. D’autre part, ils sont exposés à de multiples dangers, sinon des menaces, de toute nature, le terrorisme étant la plus spectaculaire, mais non la seule.

En conformité avec l’approche dynamique du Conseil et avec son parti-pris européen, les auteurs du livre proposent dans le dernier chapitre une vingtaine de conclusions précises et positives, sur des sujets, tels que la place de l’Europe dans la gouvernance économique et politique mondiale, l’éthique internationale des affaires et l’éradication de la corruption, le maintien d’une option électronucléaire avec une priorité sans concession aux pratique de sûreté, un rôle moteur et persévérant dans la lutte contre la prolifération nucléaire, un plaidoyer pour une politique industrielle moderne devant encourager un emploi durable de qualité et enfin l’appel de quelques pays “qui le peuvent et qui le veulent” à une relance de l’Europe de la défense.

Pour ce livre au titre interrogatif, le Président du Conseil, Philippe Esper a animé un éminent Comité de rédaction composé de  Christian de Boissieu, Jean-François Bureau, le général Robert Creuzé, Pierre Delvolvé, Pierre Hassner, Christophe Jaffrelot, l’amiral Jacques Launay, Claude Mandil, Philippe Méchet, et le général Patrick de Rousiers.

Cette étude propose, à partir d’analyses factuelles, des solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent. »

« Un Monde sans Europe ? » est le troisième ouvrage public du Conseil après « Défendre la France et l’Europe » (Perrin, avril 2007) et « Eurodéfense, pour une relance d’une Europe de la défense » (Unicomm, juin 2009).

Christophe Jaffrelot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’université Paris I-Sorbonne et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du sud. Directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l’un des meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud en France.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais - pour la plupart traduits dans plusieurs pays. Il a notamment publié La Démocratie en Inde (Fayard, 1998), Le Pakistan (Fayard, 2000), Inde : la démocratie par la caste (2005) et L’Inde contemporaine (Fayard, 2006).

Parution : 8 juin 2011
Format : Broché
Nb de pages : 260 p.
ISBN-10: 2213662959
ISBN-13: 978-2213662954

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L’ELARGISSEMENT MET-IL EN PERIL LE PROJET EUROPEEN ?

Lukas Macek
La documentation française

lelargissement-met-il-en-peril-le-projet-europeen La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne. Une collection à mettre entre toutes les mains.
Dans « L’élargissement met-il en péril le projet européen ? », l’auteur aborde un questionnement d’une brulante actualité. La crise de l’Euro ayant mis l’accent sur le manque d’homogénéité politique et des trop nombreuses disparités sociales et économiques de et dans l’Union européenne.

En une cinquantaine d’années, la construction européenne a connu six vagues d’élargissement et acquis une dimension continentale. Certains voient dans le changement d’échelle du projet européen, qui concerne aujourd’hui vingt-sept Etats contre six à l’origine, la source de tous les maux qui affectent l’Union européenne : blocages institutionnels, lenteur décisionnelle, perte de cohésion, délocalisations, dumping social… Or, la liste des pays candidats à l’adhésion (Croatie, Islande, Turquie…) est encore longue.

A trop s’élargir, l’Union ne compromet-elle pas sa capacité à s’approfondir, mettant ainsi en péril la réalisation d’une Europe politique ?

Cette question, aussi ancienne que le processus d’élargissement lui même, mobilise désormais les opinions publiques et bouleverse les clivages politiques traditionnels. Pour y répondre, l’auteur de cet ouvrage dresse un historique et un bilan des élargissements passés. Il en tire également des leçons pour l’avenir, et se demande comment et jusqu’où l’Union peut raisonnablement étendre ses frontières : pour pouvoir dire non à ses voisins, ne doit-elle pas clarifier au préalable le sens et la finalité mêmes du projet européen ?

SOMMAIRE

Préface de Jacques RUPNIK
Introduction

Partie 1 - Une dynamique historique
Des Communautés à 6 à l’Union à 15
Le “grand élargissement” de 2004-2007: un changement d’échelle

Partie 2 - Une perspective de plus en plus débattue
Une source de clivages politiques depuis les années 1990
L’élargissement et le débat sur la finalité du projet européen

Partie 3 - Quel bilan ? Une mécanique bien rodée
Gestion et “digestion” des élargissements par les institutions européennes
Un premier bilan contrasté de l’Union à 27

Partie 4 - Tirer des leçons pour l’avenir
D’autres modalités d’adhésion étaient-elles possibles ?
Jusqu’où étendra-t-on les frontières de l’Union ?
L’Union osera-t-elle un jour dire non ?

Conclusion

Luka MACEK est directeur du campus européen - Europe centrale et orientale de Sciences Po Paris à Dijon.

Préface de Jacques Rupnik, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po Paris.

Format : poche
Nb de pages : 176 p.
Parution : 10 octobre 2011
ISBN-10: 2110085320
ISBN-13: 978-2110085320

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QUE RESTE-T-IL DE L’INFLUENCE FRANÇAISE EN EUROPE ?

François-Xavier Priollaud et David Siritzky
La documentation française

que-reste-t-il-de-linfluence-francaise-en-europe La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne.
Dans « Que reste-t-il de l’influence française en Europe ? », les deux auteurs savent présenter les réalités du temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Connaître pour comprendre ! Comprendre pour agir ! Une collection à mettre entre toutes les mains.

Longtemps habituée à concevoir l’Europe comme un jardin à la française, en raison de son rôle fondateur dans la construction européenne et de son poids politique, économique et démographique, la France craint aujourd’hui de voir son influence décliner au sein des institutions européennes. S’il est vrai qu’elle pèse moins dans l’Union à Vingt-Sept que dans l’Europe des Six, est-elle pour autant moins présente que d’autres grands États aux atouts comparables ?

Sans céder au discours « décliniste » ambiant, les auteurs répondent à cette question en examinant méthodiquement les déterminants de l’influence française. Plutôt que de nier le recul de celle-ci, attesté par des éléments objectifs, ils en relativisent l’ampleur et esquissent les stratégies qui permettraient de redonner à la France le rôle de premier plan qu’elle a eu en Europe.

SOMMAIRE

PARTIE 1 - La France et l’Europe: une histoire dans l’Histoire
La France et l’idée européenne
L’ambivalence française face aux premiers pas de l’Europe unie
1958-1995: de l’alliance de raison au mariage d’amour?
1995-2011: de l’amour au désamour ?
PARTIE 2 - La fin d’un âge d’or ?
La thèse du déclin: une vieille rengaine
La présence française au sein des institutions européennes
De nouveaux leviers d’influence
De nouvelles règles du jeu
PARTIE 3 - Les stratégies d’influence
Influencer pour résister
Influencer pour exister
Influencer pour entraîner
Conclusion
Rappel des références
Pour aller plus loin…
Liste des encadrés
Table des matières

François-Xavier Priollaud et David Siritzky sont administrateurs de l’Assemblée nationale.
François-Xavier PRIOLLAUD est ancien auditeur de l’Institut diplomatique. Il a enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
David Siritzky est actuellement référendaire à la Cour de justice des Communautés européennes. Il enseigne les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
Ils ont enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Ecole nationale d’administration et à l’université de Paris II, et ont publié de nombreux ouvrages spécialisés ou grand public sur l’Union européenne, tous parus aux éditions de La Documentation française, notamment : « La Constitution européenne : texte et commentaires » 2005 ; « Le traité de Lisbonne. Texte et commentaire article par article des nouveaux traités européens (TUE-TFUE) » 2008 ; « Les traités européens après le traité de Lisbonne. Textes comparés » 2010.

Préface de Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris.

Parution : 30 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 192 p.
ISBN-10: 2110085347
ISBN-13: 978-2110085344

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UN NOUVEL ORDRE MONDIAL MADE IN CHINA ?

Mamoudou Gazibo, Roromme Chantal
Les Presses de l’Université de Montréal

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PRESENTATION :

Le XXIe siècle sera-t-il chinois ? Bien des signes le laissent penser. En quelques décennies, le pays a su rattraper son retard en dépassant toutes les prédictions. Son influence économique, stratégique, diplomatique et idéologique est partout croissante - dans le tiers-monde, en particulier.

L´Occident, et au premier titre les Etats-Unis, observe cette résurgence avec une défiance manifeste. A-t-on raison de s´inquiéter ? Et comment, au juste, cette transition est-elle pilotée ?

Le meilleur moyen de le savoir, c´est d´inscrire l´analyse dans la longue durée et de prêter l´oreille aux discours des spécialistes et des acteurs chinois. Depuis Deng Xiaoping, Beijing a fait du pragmatisme un principe de gouvernement fondamental. C´est l´ère de l’ « ascension pacifique », qui opère un savant dosage entre l´assurance d´une puissance qui entend faire sa marque et le doigté d´un partenaire d´affaires raisonnable et rassurant.

SOMMAIRE

L’ORDRE MONDIAL BOUSCULE
LA PUISSANCE CHINOISE DANS LA LONGUE DUREE
LA DIMENSION ECONOMIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE DE PUISSANCE
LA MODERNISATION MILITAIRE CONVENTIONNELLE DE LA CHINE
UNE REVOLUTION MILITAIRE A LA CHINOISE
LA DIMENSION POLITIQUE DE LA STRATEGIE CHINOISE

Mamoudou Gazibo est professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la politique africaine, la politique comparée et les relations sino-africaines. Roromme Chantal est chroniqueur politique en Haïti et ancien fonctionnaire du PNUD. Il prépare un doctorat de science politique à l’Université de Montréal sur la montée en puissance de la Chine.

Parution : mai 2011
Format : Broché
Nb. de pages : 171 p.
Dimensions : 14cm x 21cm x 1,1cm
ISBN : 978-2-7606-2250-0
EAN : 9782760622500

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