Archives de la catégorie Histoire

Témoigner. Entre histoire et mémoire – n° 122 (avril 2016) : Révisionnisme et négationnisme

temoigner-entre-histoire-et-memoireEDITEUR /  Fondation Auschwitz et ASBL Mémoire d’Auschwitz

La Fondation Auschwitz et la Mémoire d’Auschwitz ASBL publient deux fois par an leur revue (qui existe depuis 25 ans). Celle-ci diffuse ainsi l’actualité de la recherche pluridisciplinaire sur les camps nazis et le génocide des Juifs et des Tsiganes. Elle a su s’ouvrir aux débats les plus actuels concernant les enjeux de mémoire et d’histoire.

Devant l’intérêt grandissant pour les questions mémorielles, au croisement de nombreuses disciplines, de l’histoire à la littérature et aux arts, de la sociologie aux sciences politiques, et devant la demande tout aussi grandissante venant du public, nous avons décidé lors de la parution du numéro 100 de donner à notre revue un nouveau départ. Par là même elle entend pallier l’absence d’une publication qui traite autant des questions de mémoire que des questions d’histoire sans les dresser l’une contre l’autre.

Sans abandonner leurs missions premières et fortes de leur expérience comme du savoir acquis, la Fondation Auschwitz et la Mémoire d’Auschwitz ASBL se donnent aujourd’hui pour tâche d’ouvrir leur champ de recherche aux problématiques des violences de masses dans le long terme historique.

Se gardant de tout anachronisme, elles se proposent de revisiter de façon critique à la fois le passé et le présent de notre modernité et d’un siècle durant lequel se sont accomplis des guerres, des violences politiques à grande échelle et des massacres de masses – des génocides aux purifications ethniques – dans lesquels la responsabilité des États est impliquée directement ou indirectement.

Avec Témoigner. Entre histoire et mémoire, elles tiennent à impulser le mouvement d’une relecture critique de ces problématiques sur les plans à la fois historiographique et mémoriel. C’est un nouvel éclairage de notre histoire contemporaine qu’elles proposent.

Le nouveau format de notre revue Témoigner. Entre histoire et mémoire a débuté avec le numéro 117. Il s’agit d’un format comportant pour moitié une section académique (dossier thématique et varia) et pour moitié une section culturelle traitant de l’actualité culturelle de la mémoire et du témoignage. Celle-ci est composée de chroniques, de rubriques, d’un agenda et d’un portfolio.

Au sens strict, le négationnisme est la « doctrine niant la réalité du génocide des Juifs par les nazis, notamment l’existence des chambres à gaz. » (Larousse en ligne) ; par extension, le terme désigne la négation d’autres génocides et d’autres crimes contre l’humanité. La littérature sur le négationnisme est abondante. Il existe des études sur le sujet dans de nombreux pays ainsi que des biographies de négationnistes. Les stratégies argumentatives et rhétoriques des négationnistes ont été largement décryptées. Des sites internet démontent systématiquement leurs sophismes. Si les informations fiables sur le phénomène ne font pas défaut, il est cependant indispensable d’y revenir encore et toujours, et ce, pour plusieurs raisons.

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Reine de palmyre

reine-de-palmyreA.B. Daniel

Editeur : XO

PRESENTATION

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.

L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

L’AUTEUR

Jean-Daniel Baltassat est l’homme de deux péchés capitaux : la curiosité et la gourmandise.

Comme il aime toutes les cuisines, il aime tous les genres littéraires. Comme il aime voyager et vivre dans toutes les cultures, tous les temps et tous les continents, il aime bourlinguer entre l’écriture de romans littéraires et celle de grandes sagas.

Étudiant en cinéma, photographe de théâtre et de danse, directeur artistique, galeriste, scénariste… Le goût de l’image, de la peinture et de l’Histoire a toujours accompagné sa passion romanesque.

Son bonheur des mélanges, sa curiosité jamais rassasiée ont engendré une écriture éclectique et goûteuse, devenue depuis vingt ans son unique « métier ». Un métier de raconteur d’histoires, de passeur d’émotions et de savoir qui a ses racines et ses exigences chez les maîtres de la littérature populaire aujourd’hui reconnus comme des classiques.

748 pages

Format: 153*240 mm

ISBN : 9782845638396

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Guerre à la guerre

guerre-a-la-guerreEditeur : Bruno Doucey

PRESENTATION

Cette anthologie de poèmes engagés rassemble 46 poètes qui crient leur aversion de la guerre et leur goût de vivre.

Rimbaud et la guerre contre la Prusse, Apollinaire et la guerre 14-18, Machado en Espagne, Aragon, Éluard, Desnos, Max Jacob, Charlotte Delbo, Primo Levi, Marianne Cohn lors de la Seconde Guerre mondiale, Boris Vian et Jean Sénac pendant la guerre d’Algérie, le Liban de Georges Schehadé, la Syrie de Maram al-Masri, l’Afrique du Sud d’Ingrid Jonker, le Cameroun de François Sengat-Kuo, sans oublier Hermann Hesse, Victor Jara, Yannis Ritsos, Nâzim Hikmet, Ronny Someck… Des poèmes du monde entier pour refuser l’horreur de la guerre et nourrir le pacifisme des jeunes.

EXTRAIT

« Je viens de recevoir

Mes papiers militaires

Pour partir à la guerre

Avant mercredi soir

Monsieur le Président

Je ne veux pas la faire

Je ne suis pas sur terre

Pour tuer des pauvres gens. »

Boris Vian

Collection : Poés’idéal, dirigée par Murielle Szac

Pages : 128

ISBN : 978-2-36229-074-9

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1812 La Campagne tragique de Napoléon en Russie

1812-la-campagne-tragique-de-napoleon-en-russieAdam Zamoyski

Editeur : Piranha

Un très grand livre d’histoire sur la campagne de Napoléon en Russie qui se lit comme un roman.

PRESENTATION

L’invasion de la Russie par Napoléon et la terrible retraite depuis Moscou en grande partie détruite par les flammes furent une épopée militaire et une tragédie humaine d’envergure : le premier exemple historique de la guerre totale.

1812 est le récit magistral de ce tournant décisif de l’histoire, moment fondateur de l’Europe moderne. Il retrace le destin poignant des dizaines de milliers de soldats venus de toute l’Europe et détaille les événements de cette période tumultueuse. En puisant dans une abondante documentation de témoignages contemporains (en français, en russe, en allemand, en polonais et en italien - pour la plupart inédits), Adam Zamoyski réussit à reconstituer d’une main de maître une fresque brillante et fait revivre au lecteur le quotidien dramatique des soldats jetés sur les routes gelées et la tragédie vécue par les civils fuyant l’avance des armées.

L’AUTEUR

Bien que né à New York, Adam Zamoyski a passé la majorité de sa vie en Angleterre.

Après des études au Queen’s College à Oxford, il est devenu historien indépendant. Il a écrit une histoire de la Pologne, devenue un best-seller, des livres consacrés à l’histoire militaire et trois biographies.

Sa maîtrise de plusieurs langues lui permet une approche nouvelle et globale de la période napoléonienne à laquelle il a déjà consacré deux livres et il travaille actuellement à une monumentale biographie de Napoléon.

Nb. de pages: 656 p.

Nombreuses illustrations

Format et type de reliure: 14 x 22, broché

ISBN: 978-2-37119-001-6

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Mandela - Une philosophie en actes

mandela-une-philosophie-en-actesJean-Paul Jouary

LE LIVRE DE POCHE

Nelson Mandela a réussi ce que peu d’êtres humains avant lui étaient parvenus à faire : imposer par la seule force de ses actes et de ses mots un respect unanime, une image de l’homme d’une élévation incontestable, une idée de la politique d’une noblesse rare. Il doit bien y avoir à cela quelques raisons de fond, qu’il serait dommage de voir bientôt enfouies sous les flots de sensations médiatiques. Ce livre est suscité par cette crainte : vite, revenir sur les raisons qui font des actes et des paroles de Nelson Mandela un événement important, avant que le silence et les vacarmes n’ensevelissent dans l’oubli ce qui doit - absolument - en rester. Mandela n’est pas philosophe au sens propre mais, pour l’auteur de ce livre, il est le créateur d’une philosophie en actes d’une grande richesse politique, éthique, juridique. Il faut lire cette philosophie dans son enfance, ses années de militantisme, sa vie en prison, sa façon de gouverner et de créer du droit, son art du dialogue - avec ses pires ennemis parfois. Il y a là de quoi penser une conception inédite de l’émancipation humaine.

L’AUTEUR

Jean-Paul Jouary (né en 1948) est un philosophe et essayiste français. Il est actuellement professeur en classe préparatoire au Lycée Claude Monet et à l’Ecole Nationale de Commerce à Paris. Auteur de plusieurs essais se réclamant du marxisme avec le journaliste et philosophe Arnaud Spire, il a également fait paraître une anthologie de Diderot. Ses publications actuelles concernent la philosophie des sciences, la philosophie politique, l’art paléolithique et l’initiation aux démarches philosophiques.

288 pages

Langue: Français

EAN / ISBN:  9782253068525

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HISTOIRE ALTERNATIVE/ 1940. ET SI LA FRANCE AVAIT CONTINUE LA GUERRE…

et-si-la-france-avait-continue-la-guerre-uchronie-1940 Jacques Sapir, Frank Stora,  Loïc Mahé

Ed. TALLANDIER

« Un récit maîtrisé et plein de suspense, un exercice intellectuel stimulant ponctué de traits d’humour » (L’Express)

« Une ”uchronie” aussi sérieuse qu’excitante » (Libération)

PRESENTATION

Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ?

Voici le récit d’une histoire qui n’a pas été, mais qui aurait pu être.

Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l’Allemagne hitlérienne depuis l’Afrique du Nord ?

Telles sont les questions posées par cet essai où l’histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.

Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d’étudier l’histoire de l’année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n’ayant qu’un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n’était en rien inéluctable.

LES AUTEURS

Jacques Sapir est directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Frank Stora est journaliste et spécialiste des jeux de simulation.

Loic Mahé est ingénieur informaticien.

Genre : Essais historiques

ISBN : 9791021004283

Date de parution : 02-01-2014

Nombre de pages : 592 pages

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L’ARGENT DE L’INFLUENCE - LES FONDATIONS AMERICAINES ET LEURS RESEAUX EUROPEENS

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Ludovic Tournès

Editions Autrement

PRESENTATION

Du début du XXe siècle à la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n’ont pas cessé d’être présentes en Europe et d’y tisser de multiples réseaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques.

Fondées par de grands industriels symboles du capitalisme américain, ces fondations sont à la fois porteuses d’un projet de société libérale et partisanes d’une régulation des excès du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe dépend du contexte géopolitique : avant 1914 et pendant l’entre-deux-guerres, elles jouent le rôle de ciment entre les milieux pacifistes européens et américains ; avec la guerre froide, elles embrassent la bannière de la lutte contre le communisme.

Présentes là où l’Etat américain ne l’est pas encore, ne l’est plus ou ne veut pas l’être officiellement, elles occupent une place à part dans la diplomatie américaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport à laquelle elles s’accordent un degré d’indépendance plus ou moins important selon le contexte international. Rassemblant les meilleurs spécialistes, l’ouvrage met en scène la diversité des actions des fondations américaines en Europe tout au long du XXe siècle.

Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra opérer sur le terrain et constituer des réseaux denses et durables.

TABLE DES MATIERES

La Dotation Carnegie pour la paix internationale et l’invention de la diplomatie philanthropique (1880-1914)

De l’action humanitaire à la recherche scientifique : Belgique, 1914-1930

Rockefeller, Gillet, Lépine and Co : une joint-venture transatlantique à Lyon (1918-1940)

”Rockefeller’s Baby” : la London School of Economics et la recherche économique dans l’Angleterre de l’entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale et l’exil des scientifiques aux Etats-Unis

”Allemagne, année zéro” ? Dénazifier et démocratiser (1945-1955)

Reconstruire l’Europe intellectuelle : les sciences sociales en Italie (1945-1970)

”Un réseau d’amitiés agissantes” : les deux vies de la Fondation pour une entraide intellectuelle européenne (1957-1991)

L’AUTEUR

Dirigé par Ludovic Tournès, professeur d’histoire des relations internationales à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS). Avec les contributions de Frédéric Attal, Kenneth Bertrams, Diane Dosso, Nicolas Guilhot, Helke Rausch, Pierre-Yves Saunier, Marie Scot.

Paru le : 6 octobre 2010

Format : Broché

Nb. de pages : 203 p.

Dimensions : 14,9cm x 23,1cm x 1,4cm

ISBN : 978-2-7467-1441-0

EAN : 9782746714410

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SNCF, HEROS ET SALAUDS PENDANT L’OCCUPATION

Jean-Pierre Richardot
Editions Le Cherche Midi Editeur

sncf_heros_et_salauds_pendant_l_occupationPRESENTATION

La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150 000 personnes environ ont été déportées, dont 14 000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l’administration préfectorale, toutes subordonnées à l’ennemi sur l’ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, mis en place dès l’été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de « terroristes » et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur « résistance », à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s’est placé au coeur de la Résistance française. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à « passer les lignes », puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l’heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers « la nuit et le brouillard », la Shoah, dont la plupart ignoraient l’existence ?

LU DANS LA PRESSE

La SNCF a joué un rôle considérable pendant l’occupation. Alors que ses dirigeants collaboraient avec les nazis, le peuple cheminot s’est vite retrouvé au coeur de la résistance… C’est ce que montre le journaliste Jean-Pierre Richardot dans son nouveau livre. Une enquête inédite sur le régime de Vichy et la libération.
(Philippe Vallet - France Info)

Ce livre retrace le rôle obscur des élites de la SNCF et met à jour l’héroïsme des cheminots. Un livre pertinent qui dénoue un sujet tabou, surprenant aussi car il a fallu attendre 60 ans pour connaitre enfin la vérité.
(David Assolen - www.ecolesjuives.fr)

AUTEUR

Jean-Pierre Richardot est l’auteur notamment de Une autre Suisse. Un Bastion contre l’Allemagne nazie (Le Félin, 2002) et 100 000 morts oubliés, mai-juin 1940 (le cherche midi, 2009).

Nb. de pages : 312 p.
Parution : 6 septembre 2012
ISBN-13: 978-2749120119
Prix : 19 €

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LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

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LE REDOUTABLE & L’HISTOIRE DES TECHNIQUES SOUS-MARINS

André LAISNEY
Marines Editions

le-redoutableDétails et histoire du premier sous-marin lanceur nucléaire français. Photos de qualité comme toujours chez Marines Editions.

PRESENTATION

Il y a 40 ans, en février 1972, le premier sous-marins nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Redoutable, plongeait pour sa première patrouille, ajoutant un volet maritime à la force de dissuasion française. Un peu moins de trente ans plus tard, en 1991, il effectue sa dernière patrouille et recueille un naufragé après un cyclone. Le narrateur est ce naufragé qui parle longuement avec les membres de l’équipage, découvre peu à peu toutes les spécificités du sous-marin et les détails de son fonctionnement.
L’ouvrage est illustré de 270 photos et schémas dont 150 photographies en couleur prises sur les SNLE type Le Redoutable.

Rappelons que le sous-marin Le Redoutable est exposé et ouvert à la visite à la Cité de la mer à Cherbourg où il fut lancé.

LU DANS LA PRESSE

On imagine mal quelle a pu être la prouesse technologique qu’a représenté la mise au point du Redoutable, premier sous-marin nucléaire lance-engin de la Marine nationale. Apprenti devenu ingénieur à ce qui était encore la DCAN, André Laisney le sait particulièrement bien et nous offre, sous la forme d’un roman qui serait en même temps une visite guidée, un aperçu inouï de détails sur la conception et le fonctionnement du bâtiment, sous tous ses aspects et ne lésinant absolument ni sur les données ni sur l’abondante iconographie.
A titre d’exemple, 21 pages sont uniquement consacrées au système d’armes, étude complète des sonars comprises. Dépassant cette seule approche centrée sur le Redoutable, il la positionne également dans une perspective comparative, en évoquant notamment les travaux réalisés sur des bâtiments plus anciens : de quoi mesurer le chemin accompli.
Ce faisant, il offre un véritable « guide du fonctionnement » des sous-marins, lorsqu’il est question des différents types de barres de plongée avant utilisables, de leurs avantages et de leurs inconvénients – un exemple parmi d’autre. Pour autant, si l’ouvrage est technique, la forme narrative utilisée par André Laisney – celle du récit d’un naufragé récupéré à bord et découvrant le bâtiment – allège le propos, permettant de lire l’ouvrage à plusieurs niveaux et de le rendre accessible à toute personne s’intéressant aux sous-marins. Dans sa catégorie, une petite Bible, assurément.
(Magazine DSI, http://www.dsi-presse.com/)

Pour feuilleter quelques pages, cliquer ici

L’AUTEUR

Né en 1936 en Normandie, André Laisney a commencé sa carrière professionnelle comme apprenti à la DCAN de Cherbourg. Devenu ingénieur militaire, il a participé, pendant vingt-cinq ans à l’entretien des sous-marins à Lorient, Brest et Paris. Modéliste, il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur les maquettes plongeantes de sous-marins.

Parution : 14 février 2012
Nb. de pages : 166 p.
ISBN : 978-2357430976
Prix : 39,55 €

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LES CIVILISATIONS A L’EPREUVE DU CLIMAT

Vincent BOQUEHO
Editions DUNOD

les-civilisations-climatNous vous recommandons cet auteur. Explications simples, claires et toujours suivis d’exemples !

PRESENTATION

Cette analyse de l’impact du climat sur l’histoire des sociétés humaines interroge les liens entre l’évolution du climat et le développement des civilisations. Selon l’auteur, si l’industrialisation et les progrès agronomiques ont rendu les hommes plus indépendants, le climat conserve un rôle non négligeable dans l’évolution des sociétés.

RESUME

Comment le climat a-t-il évolué ? Peut-on établir un lien entre cette évolution et le développement des civilisations humaines ? Pourquoi certaines régions ont-elles connu un essor économique tandis que d’autres sont restées à l’écart du développement ? Vincent Boqueho présente dans cet ouvrage une intéressante analyse de l’impact du climat sur l’histoire humaine.
Il démontre que l’apparition des foyers de civilisation coïncide avec une notion essentielle : l’existence d’un fort stress climatique, qui tend à développer la culture d’innovation. Sans nier que l’industrialisation et les progrès agronomiques aient rendu l’homme moins dépendant du climat, l’auteur soutient que le climat reste toujours aujourd’hui un facteur explicatif essentiel.

TABLE DES MATIERES

De la préhistoire à l’histoire.
Les foyers d’innovation.
Le rôle du climat à l’époque historique.
Et demain?

CONSULTEZ L’EXTRAIT DU LIVRE

Veuillez cliquer ici.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR

Vous vous interrogez sur les causes du rayonnement de telle ou telle civilisation ? Vous voulez comprendre pourquoi l’Europe a conquis l’Amérique et pas l’inverse ? Les civilisations à l’épreuve du climat (Dunod, 2012) de Vincent Boquého répond de façon argumentée à ces questions, en mettant en avant le rôle du climat. Il s’adresse à tous les amateurs d’histoire ou de géographie, ainsi qu’à tous ceux qui veulent comprendre la répartition actuelle et passée des civilisations dans le monde.

- Comment avez-vous mené cette analyse sur l’incidence du climat sur le développement des civilisations ?
Ce projet est parti d’un constat : d’une part, le passage de la Préhistoire à l’histoire a été permis grâce au réchauffement postglaciaire. D’autre part, le développement des civilisations historiques a été basé sur la pratique intensive de l’agriculture. Il m’est donc apparu que le facteur climatique devait avoir joué un grand rôle pour expliquer l’essor inégal des différentes régions du monde à l’époque historique. J’ai alors dressé une carte des civilisations du monde étant apparues de façon autonome, afin de vérifier si un dénominateur commun d’origine climatique pouvait les relier. Certaines se trouvent dans des régions sèches, d’autres dans des régions humides. Certaines sont dans des contrées froides, d’autres dans des contrées chaudes. Cependant, un détail m’a frappé : tous ces foyers de civilisation furent caractérisés par une très forte variabilité annuelle de précipitations. C’est ce qui m’a amené à mettre en évidence la notion essentielle de « stress climatique », qui pousse aux innovations matérielles. Sur une carte, l’adéquation entre le développement des premières civilisations et l’existence d’un fort stress environnemental est remarquable. Par la suite, j’ai pu constater que la « culture d’innovation » acquise se transmettait de proche en proche, permettant à de nouvelles civilisations, au contact des précédentes, d’émerger. Là encore, il m’est apparu que le climat avait joué un grand rôle dans cette diffusion sélective : elle s’est faite prioritairement dans les régions climatiquement similaires au foyer originel (chaud et sec pour les civilisations du blé, chaud et humide pour les civilisations du riz, etc.)

La suite de l’entretien sur le site des éditions DUNOD

L’AUTEUR

Ingénieur Supaero de formation, docteur en astrophysique, Vincent Boqueho est agrégé de sciences physiques et enseigne en classes préparatoires au lycée Les Eucalyptus à Nice. Il est auteur de Toute la physique sur un timbre poste (2010) et de La vie, ailleurs? (2011)

Parution : 4 avril 2012
Nb. de pages : 192 p.
ISBN : 978-2100575688
Prix : 18 €

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LE LABYRINTHE DES PYRAMIDES

Philippe Flandrin & Patrick Chapuis
Actes Sud Editions

le-labyrinthe-des-pyramidesSuperbes photographies ! Reconstitutions plus qu’intéressantes. L’on sort du simple descriptif pour entrer dans l’imagination.

PRESENTATION

Au IIIe millénaire, une avancée technologique majeure, le passage de l’architecture en brique à l’architecture en pierre de taille, et l’unification du pays sous l’égide de la double monarchie de Haute et de Basse-Egypte créent les conditions d’une révolution culturelle, sociale et politique, dont le symbole et l’expression sont les pyramides de l’Ancien Empire. L’Egypte bâtit alors la civilisation qu’elle léguera au monde. Ambition d’un peuple et de son souverain, véritable absolu de la création, la pyramide – tombeau royal – est un grand atelier où s’épanouissent à la fois les arts et les sciences, et dont les réussites permettent une constante évolution des formes et des conceptions. Quatre siècles durant, les pyramides ne cessent d’évoluer : conçues « à degrés » par Djoser et ses successeurs de la IIIe dynastie, elles sont à « face lisse » à partir du règne de Snefrou. Gigantesques sous Kheops et Khephren, ramenées à l’échelle humaine sous Mykérinos, elles abritent, à la fin de l’Ancien Empire, les Textes des Pyramides, le plus ancien corpus sacré de l’histoire de l’humanité. Quarante-cinq siècles après leur construction, les pyramides irritent la curiosité des savants de l’Expédition d’Egypte, au point de les conduire à fonder une science, l’égyptologie. Elles sont ainsi redevenues le grand atelier où, à force de recherches, elles livrent, désormais, leurs mystères au monde. Elles sont enfin un jardin secret dont les portes se referment à l’ère du tourisme de masse et de la défense du patrimoine. C’est dans ce monde souterrain que nous sommes entrés avec Jean-Philippe Lauer, son gardien, il y a vingt-cinq ans. Sur ses murs il était écrit : « Non, ce n’est pas mort que tu es entré ici, c’est vivant que tu t’en es allé ! ».

Une iconographie exceptionnelle

De 1987 à 2009, Philippe Flandrin et Patrick Chapuis ont suivi les travaux et les découvertes des plus grands égyptologues, tels Jean Leclant, Jean-Philippe Lauer et Audran Labrousse, travaillant sur les sites des pyramides d’Egypte. Les auteurs ont effectué neuf campagnes.
Ils ont rassemblé une documentation totalement inédite sur les extérieurs, le mobilier et l’environnement, mais surtout sur les souterrains et l’agencement intérieur de l’ensemble des pyramides de l’Ancien Empire : à Giza, Abousir, Saqqarah et Dahchour, au musée du Caire et au musée Imhotep.

Emission sur France-Info du Jeudi 29 Décembre 2011


LES AUTEURS

Philippe Flandrin, docteur en science politique, est journaliste et écrivain, formé au Centre iconographique de l’Univers des formes, sous la direction d’André Malraux et d’André Parrot. Il a effectué de nombreux reportages sur l’Egypte antique, publiés par Match, Figaro Magazine, GEO, National Geographic France, etc. Il a écrit Saqqarah une vie. Entretiens avec Jean-Philippe Lauer (Rivages 1988-1989-1992) et Le Roman vrai des pyramides (Rocher 2000).

Patrick Chapuis, diplômé des Arts décoratifs de Paris, est photojournaliste. Photographe officiel du musée du Louvre et de la mission française du Bubasteion à Saqqarah, il a réalisé de nombreux reportages sur l’Egypte antique, également publiés dans la presse nationale. Il est le photographe des Tombeaux retrouvés de Saqqarah avec Alain Zivie (Le Rocher 2003).

Parution : 16 novembre 2011
Nb. de pages : 220 p.
180 illustrations quadri
ouvrage cartonné
ISBN : 978-2330001254
Prix : 42.6 €

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DROGUES STORE

Arnaud Aubron
Editions Don Quichotte

drogues_store_01Sous-titré « dictionnaire rock, historique et politique des drogues », Drogues Store, dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues.
Une lecture qui amène à réfléchir. Le sujet étant trop important pour lire ce livre sans prendre un certain recul des partis pris de l’auteur.

PRESENTATION

« Un monde sans drogue n’existe pas. »

Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’Etat français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ?
Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés.
Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.
De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d’Air Cocaïne, Guerres de l’opium, Salles de shoot ou Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Café, Pécho… ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues, aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique. Après quarante ans d’une guerre mondiale à la drogue qui n’a empêché ni l’envol de la consommation ni la prospérité des mafias, des questions se posent au plus haut niveau.
Faut-il considérer les consommateurs de drogues illicites comme des délinquants ? Les enfermer ? Ou les traiter comme des malades que la société doit protéger d’eux-mêmes ? Partout dans le monde, le débat fait rage, dépassant les clivages politiques traditionnels.

LU DANS LA PRESSE

La collection dicoRock offre une plongée dans un univers singulier. Drôles, déjantés, et très documentés, les dicoRock mêlent petites et grandes sagas, toutes conçues comme un court essai à part entière. Instructifs et distrayants, ces dictionnaires se lisent comme des romans.
(RBH23)

Il fallait y penser. La drogue occupe un champs tellement vaste au plan social, historique et culturel qu’elle méritait bien son dictionnaire. C’est fait avec Arnaud Aubron qui a procédé à un véritable travail de recherche pour constituer son ouvrage qui en sera un de référence à coup sûr.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Arnaud Aubron a choisi d’en parler de manière à la fois drôle et érudite (…) Un ouvrage très rigoureux, qui se joue des frontières géographiques et temporelles, mais aussi très surprenant, au fil des nombreuses anecdotes.
(Martine Freneuil - Le Quotidien du Médecin)

Richement documenté et s’appuyant sur de nombreux ouvrages de référence sur le sujet, le livre présente plus d’une centaine d’entrées aussi diverses que variées (…)
Complété par une sélection des plus belles citations de politiques et journalistes sur le sujet, cet ouvrage stupéfiant explique pourquoi les drogues constituent un indicateur sociétal majeur.
(Olivier Simon - www.myboox.fr)

Pari étonnant mais pari réussi : concevoir une enquête journalistique sur les drogues (…) Arnaud Aubron s’est penché sur cette problématique pour éclairer, avec le pas de côté qui fait la différence, les ressorts de nos sociétés.
(Luc Bronner - Le Monde)

Avec ce dico rock, il fait état de A à Z d’un paysage de la drogue, de son histoire, sa consommation, son commerce, à la délinquance et la science, très détaillé, surprenant, insolite et souvent en contradiction avec les rumeurs, les aprioris, les ignorances.
Sans doute pas exhaustif, l’ouvrage n’en est pas moins réellement encyclopédique tant il recèle d’informations. On parlera vite à son égard de référence en la matière.
(Luc Monge - La Savoie)

EXTRAIT

ABSTINENCE

« Toutes choses égales, ceux qui savent manger sont comparativement de dix ans plus jeunes que ceux à qui cette science est étrangère. Les peintres et les sculpteurs sont bien pénétrés de cette vérité, car jamais ils ne représentent ceux qui font abstinence par choix ou par devoir, comme les avares et les anachorètes, sans leur donner la pâleur de la maladie, la maigreur de la misère et les rides de la décrépitude. » Ce jugement du célèbre gastronome français Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût (1825), résume aujourd’hui encore assez fidèlement le regard que porte la société sur l’abstinence. Et ce, qu’il s’agisse de nourriture, de sexe ou de substances psychotropes.
Contrairement à ce que pensent la plupart des consommateurs de drogues (qu’elles soient légales ou non), il existe en effet sur terre quelques humains ne connaissant jamais d’états de conscience modifiée. Une catégorie extrêmement minoritaire, les seuls buveurs d’alcool suffisant à faire lourdement pencher la balance, sans même parler des consommateurs de café, de cannabis ou d’antidépresseurs. Quoi qu’il en soit, pour un amateur moyen d’ivresses plus ou moins occasionnelles, l’idée que l’on puisse ne jamais connaître cette sensation est une forme d’aberration. A tel point que les abstinents, notamment pour l’alcool, se retrouvent régulièrement obligés de justifier longuement et péniblement leur refus de se «joindre à la fête» («Tu peux quand même bien en boire un petit ! Ça fait pas de mal…»). À l’arrivée, c’est l’étiquette de rabat-joie assurée, à moins de présenter un certificat médical. Subissant la pression du groupe, certains vont jusqu’à faire semblant de boire pour ne pas avoir à s’expliquer. Dans nos sociétés, abstinents et consommateurs de drogues illicites sont ainsi paradoxalement l’objet d’une même méfiance de la part de ceux qui se considèrent comme «normaux» (comprendre «buveurs d’alcool»). Dans d’autres milieux, il peut parfois être délicat de refuser de tirer sur un joint ou de prendre un rail sans passer pour un has been.
D’un point de vue thérapeutique, l’abstinence fut longtemps l’unique objectif des alcoologues et des intervenants en toxicomanie. Et une condition préalable à toute prise en charge médicale. Une stratégie qui s’avéra fort peu payante : les taux de rémission dans les centres de sevrage étaient extrêmement faibles dans les années 1970 et 1980 et les toxicomanes hésitaient à s’adresser à de telles structures tant qu’ils ne se sentaient pas «prêts à arrêter». Avec pour conséquence une mise à l’écart complète du système de soins. L’apparition de l’épidémie de sida chez les toxicomanes injecteurs a largement contribué à modifier cette approche. Face à l’urgence sanitaire, les pouvoirs publics finirent par accepter, dans les années 1990, de mettre en place des mesures de réduction des risques liés à la toxicomanie. Une véritable révolution copernicienne puisque, pour la première fois, la société acceptait de se pencher sur le cas de ceux qui n’avaient pas abjuré leur «déviance». Traitements de substitution, échanges de seringues ou encore centres dits de bas seuils, où sont accueillis les toxicomanes les plus désinsérés, constituaient autant d’exceptions à la sacro-sainte règle d’abstinence. Avec des résultats spectaculaires en matière de diminution des overdoses et de contamination au VIH ou aux hépatites.

drogues_store_02-arnaud-aubronL’AUTEUR

Après dix ans à Libération, Arnaud Aubron a cofondé, en 2007, avec d’autres anciens de Libé, le site d’informations participatif Rue89, dont il était rédacteur en chef adjoint. Il est aujourd’hui rédacteur en chef aux Inrockuptibles. Il anime parallèlement depuis 2005 le blog Drogues News, traitant aussi bien de géopolitique, de culture que de débats de société.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 400 p.
ISBN : 978-2359490664
Prix : 19,90 €

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LOUIS XI OU LE JOUEUR INQUIET

Amable Sablon du Corail
Belin

louis-xi-ou-le-joueur-inquietJamais, depuis le règne de Philippe Auguste, le domaine royal ne connut une telle extension. Il est temps à présent de monter à cheval et de suivre Louis XI aux quatre coins du royaume, dans son activité forcenée.
Pour les passionnés d’Histoire. Vous y trouverez dans cet ouvrage tout sur le personnage, ce roi qui transforma la monarchie française grâce et via à son Etat en formation.

PRESENTATION

« Chez lui comme chez tous les autres princes que j’ai connus ou servis, j’ai vu du bien et du mal, car ils sont hommes comme nous ; à Dieu seul appartient la perfection ». Comme le relève Amable Sablon du Corail dans son érudit ouvrage Louis XI ou le joueur inquiet, c’est en ces termes que Philippe Commynes qualifiait naguère son maître, dont il avait été l’un des plus proches serviteurs.
Artisan acharné de l’unité territoriale de la France, Louis orienta la monarchie vers l’absolutisme et s’efforça d’unifier l’organisation administrative de l’Etat. De surcroît, il œuvra activement au décollage économique du pays. Redouté, le roi ne fut jamais aimé. Toute son existence, il garda un caractère tourmenté et inquiet.

RESUME

Jamais roi de France n’a été mieux obéi ni aussi craint que Louis XI à la veille de sa mort, en 1483. Le domaine royal s’est agrandi de moitié, aux dépens des grands fiefs et des apanages. Les frontières du royaume ont été repoussées vers le Nord, l’Est et le Sud. Que d’épreuves, cependant, pour en arriver là !
Louis XI dut sa victoire à sa volonté, qui lui permit de triompher de tous et d’abord de lui-même. Loin d’avoir été une machine froide et efficace, au service exclusif de l’état et de la construction de la nation française, Louis XI était un homme anxieux, impatient, dominé par ses passions. Sans la force de l’institution monarchique française, sans la puissance démographique et financière du royaume, les nombreuses fautes politiques qu’il commit à son avènement lui auraient sans doute été fatales.
Après un début de règne calamiteux, les maladresses et l’arrogance de Louis XI suscitèrent contre lui la ligue du Bien Public, formidable coalition qui fit chanceler son trône. Au Bien Public succédèrent les complots princiers, le grand duel avec Charles le Téméraire, les menaces d’invasion anglaise.
En rupture radicale avec l’idéal de « bon gouvernement » de son temps, Louis XI sacrifia tout à sa volonté de puissance, le droit, la justice, et parfois l’honneur. A la suite de ses prédécesseurs, il étouffa tout ce qui pouvait limiter l’absolutisme naissant de la monarchie française. Les succès et les échecs du roi sont à la mesure de sa personnalité exceptionnelle et violemment contrastée. Leur étude contribue à rendre à Louis XI son originalité et son humanité.

TABLE DES MATIERES

L’ENFANCE
LA PRAGUERIE, DIEPPE ET LES SUISSES
LE DAUPHINE
LES PAYS-BAS BOURGUIGNONS
L’AVENEMENT
LOUIS XI, L’EUROPE ET LES PRINCES
LOUIS XI REFORMISTE
LA GUERRE DU BIEN PUBLIC : MONTLHERY
LA GUERRE DU BIEN PUBLIC : LE SIEGE DE PARIS
UN DIFFICILE RELEVEMENT

L’AUTEUR

Amable Sablon du Corail est conservateur du patrimoine au Service historique de la Défense, au château de Vincennes, où il dirige le département de l’innovation technologique et des entrées par voie extraordinaire. Il est diplômé de l’école des chartes et de l’école du patrimoine.

Parution : 20 juin 2011
Nb. de pages : 450 p.
ISBN : 978-2701152455
Prix : 35,50 €

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SUR LA ROUTE DE COLOMB ET MAGELLAN - IDEES REÇUES SUR LES GRANDES DECOUVERTES

Michel Chandeigne et Jean-Paul Duviols
Le Cavalier Bleu

sur-la-route-de-colomb-et-magellanLe Moyen Age est – de fait – souvent associé à un âge concentré de ténèbres, de haine et de barbarie. Un âge où la saleté, la peste, les guerres et la bestialité se disputent la palme. Cette représentation fautive et caricaturale pose deux questions essentielles. L’une et l’autre étant étroitement liées, bien sûr : Pourquoi présente-t-on le moyen âge de cette manière ? Qui écrit l’histoire ?
L’Histoire étant écrite par les vainqueurs, cet ouvrage se propose de revenir sur les mythes historiques.
Une charge contre LA vérité de la corporation des historiens. Et autres généalogies des idées reçues. Passionnant !

PRESENTATION

Longtemps réduites à celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes Découvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisèrent non seulement l’Espagne et le  Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l’Europe.
En moins de cent ans, le monde connu se décupla, un océan et un continent furent découverts et, peu ou prou, l’espace fini tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Comme tous les grands événements, les mythes empiétèrent sur les faits. De l’école de Sagres d’Henri le Navigateur au tour du monde de Magellan, de l’œuf de Colomb aux bateaux en feu de Cortès et à la route des Indes de Vasco de Gama…, ce livre recense et analyse les idées reçues les plus répandues sur les Grandes Découvertes.

TABLE DES MATIERES

LES NAVIGATEURS PORTUGAIS, PIONNIERS DES GRANDES DECOUVERTES
“Au Moyen Age, les gens croyaient que la Terre était plate”
“L’école de Sagres fut fondée par Henri le Navigateur”
“Les caravelles sont les navires des découvertes”
CHRISTOPHE COLOMB
“Christophe a découvert l’Amérique”
“Le Nouveau Monde ne porte pas le nom de son découvreur”
“Christophe Colomb est né à Gênes”
A PROPOS DES CONQUETES ESPAGNOLES
“Cortès a brûlé ses vaisseaux”
“La controverse de Valladolid a opposé Juan Ginés de Sepulveda à Bartolomé de Las Casas, défenseurs des Indiens”
“las casas est à l’origine de la traite négrière”
MAGELLAN
“Magellan a réalisé le premier tour du monde”
“Magellan est né à Sabrosa”
“Magellan a proposé son projet au roi du Portugal qui l’a refusé”

LU DANS LA PRESSE

Ce petit livre élégant, relié dans une couverture rigide, est un recueil de surprises pour tous les amateurs d’Histoire… On croit tout connaître (ou presque) sur les Grandes Découvertes et l’on s’aperçoit qu’on a tout faux (ou presque).
Jean-Paul Duviols, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste de l’Amérique latine, s’est associé au bibliophile Michel Chandeigne pour composer ce bijou d’érudition. L’argumentation, fondée sur une bonne connaissance des sources, est servie par une écriture agréable.
Ainsi, Michel Chandeigne et Jean-Paul Duviols observent ce que l’on sait des prédécesseurs de Christophe Colomb, ces navigateurs européens ou asiatiques qui auraient atteint le Nouveau Monde avant lui.
(Lu sur herodote.net)

LA VIDEO


LES AUTEURS


Michel Chandeigne
est éditeur, libraire et conférencier. Il a dirigé, préfacé ou traduit plusieurs livres sur les voyages maritimes portugais et hollandais, dont un Voyage de Magellan qui fait aujourd’hui référence. Il co-dirige la collection « Magellane » qui rassemble et commente les sources sur l’histoire des Grandes Découvertes.

Jean-Paul Duviols
est professeur émérite de l’université de Paris IV-Sorbonne où il occupait une chaire de Littérature et Civilisation de l’Amérique latine. L’histoire des voyages dans le Nouveau Monde est une de ses spécialités.

Parution : 20 octobre 2011
Nombre de pages : 160 p.
ISBN : 978-2846703918
Prix : 14 €

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LES FIGURES DU SIEGE AU QUEBEC. CONCERTATION ET CONFLITS EN CONTEXTE MINORITAIRE.

SIMON HAREL et ISABELLE ST-AMAND
Les Presses de L’Université Laval

les-figures-du-siege-au-quebecRESUME

Du conflit armé à la barricade symbolique, les modalités du siège sont diverses : en font foi les célébrations du 500e anniversaire des Amériques, la crise d’Oka, les audiences publiques de la Commission Bouchard-Taylor, les manifestations numériques dans les jeux vidéos massivement multijoueurs, ainsi que la figuration de l’isolement et de la précarité dans la poésie et la littérature (Émile Ollivier, Milton Acorn, Victor Lévy Beaulieu).
A partir de différents domaines disciplinaires (des sciences politiques aux études littéraires), les collaborateurs interrogent les tensions à l’œuvre entre marginalité et centralité, concertation et dissension, liberté et contrainte, droit d’asile et exil.
A l’encontre des discours convenus sur les flux de la postmodernité et la déterritorialisation, nous mettons ici l’accent sur les usages du pouvoir dans l’espace.
De diverses manières, la représentation du conflit et de la concertation mise en jeu lors du siège contribue à mieux cerner les modes de relation et de symbolisation qui se construisent au sein d’espaces contraints.

COLLABORATEURS

Denis Bilodeau, Maude Bonenfant, Sandra Breux, Jenny Burman, Amaryll Chanady, Claudine Cyr, Caroline Desbiens, Simon Harel, René Lapierre, Hugo Loiseau, Arianne Loranger-Saindon, Pierre Ouellet, Alena Prochazka, Roxanne Rimstead, Christian Saint-Germain, Isabelle St-Amand.

EXTRAIT

Introduction
Les discours sur le pluralisme qui mettent en relief l’altérité comme forme d’ouverture à la différence ne prennent pas suffisamment en compte la question du conflit qui est à l’oeuvre dans les groupes et les cultures minoritaires. Ayant un sens aigu de la présence de l’autre, dominant, auquel ils sont confrontés en tout temps – et qui d’ailleurs bien souvent ne les voit pas –, ces derniers ont tendance à craindre qu’une ouverture qui ferait abstraction des inégalités n’ait pour effet de favoriser une assimilation et un effacement de leur caractère distinct. L’inclusion peut alors être ressentie comme un défaut de reconnaissance, une incitation implicite à se conformer à un espace dominant qui s’impose comme allant de soi. Dans leur acharnement à poser leur existence dans un espace, à énoncer leur différence et à clarifier les rapports de force, beaucoup de communautés et de nations dominées ou minorisées finissent par se caractériser par ce que François Paré appelle une « mentalité d’assiégés ». En effet, ces dernières sont animées par une volonté de contrer l’aliénation et d’assurer une survie culturelle dans le même temps qu’elles sont freinées par une tendance au conservatisme et à la préservation à outrance des structures de l’ordre. Le défi consiste alors à imaginer des façons de délimiter un espace propre sans se figer dans le passé, de s’ouvrir à l’altérité sans nécessairement se fondre dans l’espace dominant, bref, de trouver des moyens de se transformer de façon culturellement productrice. Si cette mentalité d’assiégés se retrouve dans les petites sociétés qui tentent d’aménager un espace où elles peuvent s’actualiser, elle apparaît aussi sous d’autres formes dans les sociétés majoritaires qui, par un étrange renversement, se mettent parfois à vouloir écarter une minorité qu’elles se représentent tel un ennemi menaçant.
(…)
Plus récemment, la représentation médiatique des audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor a renforcé la perception selon laquelle la culture québécoise dominante serait menacée et en état de crise. Dans un article inspiré de ce constat, Jenny Burman cherche à déterminer si des solidarités politiques (et parfois religieuses) transnationales peuvent cohabiter avec la volonté d’établir un ensemble de valeurs laïques nationales. Pour ce faire, elle compare deux modèles de société laïque nationale au Québec : l’un issu d’un mouvement littéraire et militant des années soixante postduplessistes, l’autre caractérisé par un sécularisme qui s’est manifesté pendant les audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor. En faisant valoir que la volonté de collaboration et de coalition propre au radicalisme des années soixante pourrait être mis à profit pour concevoir la diversité culturelle au Québec aujourd’hui, Jenny Burman incite à porter attention aux différentes formes de concertation qui animent les projets de société. Adoptant une perspective continentale, Claudine Cyr examine de quelle façon les manifestations de célébration et de protestation entourant la parade du Colombus Day tenue à Denver, aux États-Unis, à l’occasion du 500e anniversaire des Amériques, rendent explicite une tension génératrice d’identités et d’altérités diverses au cœur de l’expérience américaine, en plus de participer à la fois de cette tension. En se basant sur le scénario d’une découverte de l’Amérique, elle examine la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain, ce qui l’amène à interroger les limites du multiculturalisme.

TABLE DES MATIERES

Introduction / Identités multiples, identités assiégées : un point de vue critique sur la contingence / Simon Harel et Isabelle St-Amand
Chapitre 1 / De la dimension territoriale à la dimension politique : les figures du siège / Sandra Breux et Hugo Loiseau
Chapitre 2 / Territoire partagé, territoire contesté : la Côte-Nord en période de revendications territoriales autochtones / Arianne Loranger-Saindon
Chapitre 3 / Du wampum aux barricades : géographies du siège et espaces de réconciliation au Québec / Caroline Desbiens
Chapitre 4 / Actes identitaires : expressions radicales et réactionnaires de l’identité culturelle laïque dans la société québécoise / Jenny Burman
Chapitre 5 / Les défilés populaires du Columbus Day ou la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain / Claudine Cyr
Chapitre 6 / Le siège dans l’espace numérique :le cas des joueurs experts face aux compagnies de jeux vidéo / Maude Bonenfant
Chapitre 7 / Lévinas l’obsidional / Christian Saint-Germain
Chapitre 8 / Frontières, limites et interstices : l’espace architectural comme projet de négociation / Denis Bilodeau et Alena Prochazka
Chapitre 9 / De l’ambassade au bunker : quelques réflexions sur l’architecture-forteresse de la présence diplomatique américaine à Ottawa / Simon Harel
Chapitre 10 / Voix, résistance et négativité : théorie des corps / René Lapierre
Chapitre 11 / La caméra sur les lieux du siège : la crise d’Oka dans le film documentaire Okanada / Isabelle St-Amand
Chapitre 12 / États de siège dans la poésie urbaine d’en bas : voisins pauvres et communautés connaissables / Roxanne Rimstead
Chapitre 13 / Pratiques d’espace minoritaires : entre conflits territoriaux et rencontre de l’autre / Amaryll Chanady
Chapitre 14 / Le siège de l’homme, le piège de la langue : ethnolinguistique de la grande tribu / Pierre Ouellet

LES AUTEURS

Lauréat du prix Trudeau (2009-2012), Simon Harel est membre de la Société royale du Canada. Son ouvrage Voleur de parcours (1989, réédité en 1999) est reconnu comme l’un des livres les plus significatifs dans le champ des études culturelles au Québec. Auteur et directeur de publication, il s’est intéressé aux problématiques interculturelles, à la place de l’étranger dans la société, à la précarité de nos espaces de vie. Conscient de l’insuffisance de certains discours critiques (sur l’hybridité, le métissage, l’identité à la carte), il se donne à présent l’objectif de cerner les formes instables, souvent conflictuelles, de la mobilité culturelle.

Doctorante au Département d’études littéraires à l’UQAM, Isabelle St-Amand a reçu une bourse d’études supérieures du Canada pour la réalisation d’une thèse sur la crise d’Oka sur les lieux du siège, dans les films documentaires et dans les récits littéraires autochtones et allochtones au Canada et au Québec. Elle a publié des articles sur la littérature et le théâtre autochtones dans les revues Études en littérature canadienne (2010) et Recherches amérindiennes au Québec (2009) ainsi que dans l’ouvrage collectif Littératures autochtones (2010). Dans une démarche de recherche collaborative, elle a coorganisé des événements scientifiques et culturels rassemblant chercheurs, écrivains, cinéastes et artistes autochtones du Québec et d’ailleurs dans les Amériques, dont trois éditions du colloque international sur le cinéma autochtone « R egards autochtones sur les Amériques », qui s’est tenu lors du festival Présence autochtone à Montréal (2009, 2010 et 2011).

Parution : février 2012
Nb. de pages : 318 p.
ISBN : 978-2-7637-9548-5
Prix : 35 $ CA

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CINQUECENTO 2 - LE CHANCELIER DE SAN MARCO 1514-1524

Pierre LEGRAND et Claudine CAMBIER
Editions de l’Astronome

cinquecento-2Un roman historique aux Editions de l’Astronome. Un cycle que les passionnés du genre vont apprécier. Ce fut notre cas !

PRESENTATION

Rigoureusement documenté, soutenu par un souffle romanesque passionnant, l’ouvrage entraîne le lecteur dans la Venise du début du XVIe siècle. Après les Fortins de Venise, 2e roman dans le cycle Cinquecento.

RESUME

Venise, mai 1514. Les épousailles du Grand Chancelier Nicolò Aurelio et de la belle Laura Bagarotto, cette noble padouane au passé tourmenté, sont imminentes. Mais les doutes qui pèsent sur la mort du peintre Scarfati, ancien complice de Laura, viennent jeter le trouble entre les futurs époux.
Le Grand Chancelier de la République de Venise, homme secret au pouvoir occulte, réussira-t-il à vivre jusqu’au bout sa passion pour la belle Laura ?
Les deux personnages centraux des FORTINS DE VENISE poursuivent leur destin dans la Venise du XVIe siècle, où l’on assiste à l’avènement des nouveaux maîtres de l’Europe : François Ier et Charles-Quint. La République Sérénissime recueille les fruits de la victoire de Marignan et sort des guerres de la ligue de Cambrai, affaiblie mais libre.
Titien fait éclater son génie et devient célèbre ; la Réforme se dessine en Allemagne ; Magellan entreprend le premier voyage autour du monde ; Andrea Gritti est porté au trône de Doge ; on élit un nouveau Pape : le monde change.
En 1524, Nicolò Aurelio a un nouveau rendez-vous avec son histoire…

EXTRAIT

PROLOGUE
Bruxelles, décembre 2007
Claire et moi nous sommes penchés sur le gouffre du temps, attirés par le vertige du passé. Ce que nous distinguons dans le fond, ce sont les remous toujours fumants des passions éternelles qui consumaient aussi, dans la Venise de 1514, Laura et Nicolò.
Laura, la belle courtisane, avait inspiré les peintres de son temps, ensorcelé le Grand Chancelier Nicolò Aurelio, et reconquis son statut de noble dame avec l’aide de son amour d’enfance, le peintre Paolo Scarfati.
Peu à peu, cédant aux pressions sociales, elle avait décidé d’écouter Nicolò Aurelio quand celui-ci lui parlait de sa passion. Elle avait succombé à son charme redoutable et s’apprêtait à épouser cet homme secret qui vivait à l’ombre du pouvoir et n’avait parfois qu’à tendre la main pour s’en saisir.
Ce que le Grand Chancelier ne savait pas, c’est que Laura avait rompu avec Scarfati et que celui-ci se préparait à partir pour Rome.
Ce que savait le Grand Chancelier, c’est que Scarfati le comploteur était un ennemi sournois de la République ; il voyait en lui un rival toujours présent, un talent qui risquait de supplanter Titien, son protégé, étoile montante de la peinture à Venise.
Aussi, quand passa à sa portée le jeune Strozzi, avec son exécrable réputation de tête brûlée et de joueur de couteau, Aurelio n’hésita pas une seconde. L’accident s’était passé en plein jour au milieu de la foule amassée sur la Piazzetta. Et Scarfati était mort. Ce n’était même pas un coup du sort : tout le monde s’attendait à ce que ce Strozzi fasse un jour un malheur.
Ce siècle d’intelligence, de beauté et de conquêtes était aussi un siècle de fer et de sang. Seuls les fauves n’y vivaient pas dépendants ou victimes. Mais parfois, ils se dévoraient entre eux.
- Après tout, le chasseur de mammouth avait seulement appris à manger plus proprement que son ancêtre, me fait remarquer Claire.
Claire, c’est ma femme. Je parcours plus vite qu’elle les liasses de documents que nous ont fournies les archives. Mon esprit fouineur et jamais en repos scrute, trie, souligne, aligne les dates. Mais Claire voit au travers de tout cela. Lorsque tous deux nous nous penchons sur le puits sans fond du passé, des brouillards puissants s’emparent de nos esprits et de nos sens, et nous retrouvons, cachées parmi les sédiments accumulés par le temps, les images fraîches, les chairs palpitantes, les passions intactes des personnages qui ont vu de leurs yeux les splendeurs oubliées de la Cité des Doges.

Le cycle Cinquecento (romans historiques de Pierre Legrand et Claudine Cambier) :
- Les Fortins de Venise - Cinquecento 1 - 1509-1514
- Le Chancelier de San Marco - Cinquecento 2 - 1514-1524
- La Signora de Limena - Cinquecento 3 - 1524-1531
- Le brûlot de Clissa - Cinquecento 4 - 1531-1533
- Le captif de Raguse - Cinquecento 5 - 1532-1534
- Le complot de San Donato - Cinquecento 6 - 1534-1542

LES AUTEUR
S

Ingénieur chimiste, docteur ès sciences physiques, Pierre Legrand fait carrière à Bruxelles, au siège européen d’une multinationale américaine. Directeur marketing et technique, il a aussi représenté l’industrie chimique auprès de la Commission Européenne. Passionné d’histoire et de littérature, il est doté d’un goût pour l’analyse et l’investigation scientifique, historique et bibliographique, et possède un grand talent d’imagination. Il assure le scénario.

Après un cycle d’études classiques, Claudine Cambier est licenciée en lettres romanes, agrégée, professeur de lettres et d’histoire dans l’enseignement belge. Passionnée d’art, d’histoire et de littérature, avec un goût certain pour la création au sens large, ses talents artistiques s’expriment principalement en sculpture (terre, bois, métal, bronze), et en tout domaine où peuvent se retrouver l’invention et la recherche du beau. Elle assure l’écriture.

Parution : 20 avril 2010
Nb. de pages : 403 p.
ISBN : 978-2916147444
Prix : 23 €

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LES CATHOLIQUES BELGES ET LA FRANC-MAÇONNERIE

Hervé Hasquin
Avant Propos

les-catholiques-belges-et-la-franc-maconnerieComme l’ouvrage est sous-titré, De la « rigidité Ratzinger » à la transgression ?, on se doute bien qu’il sera aussi question de l’actuel pape, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui, la veille de l’entrée en vigueur du nouveau Code canon en 1983 éclairait l’article 1734 pour rappeler que le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques n’avait pas changé.
Pour en venir à ces dernières années, Hasquin évoque des rapprochements ou tout au moins des dialogues entre catholiques et Francs-Maçons et n’ignore pas non plus certaines « affaires » ou un certain antimaçonnisme non catholique.

PRESENTATION

Pourquoi une telle virulence et cet antagonisme entre catholiques et francs-maçons ? C’est ce que nous nous proposons de comprendre en resituant cette opposition dans le contexte très particulier de l’histoire politique et philosophique du pays du XIXe siècle à nos jours. Vatican II (1965) a constitué une évolution importante dans l’histoire doctrinale de l’Église. Mais si le Code de droit canon de 1983 supprime la peine d’excommunication, l’incompatibilité de l’appartenance d’un catholique à la Franc-maçonnerie demeure. Profitant de l’accalmie des turbulences, des maçons et des catholiques belges instaurèrent des dialogues fructueux, mais ceux-ci ont montré leurs limites. Le cardinal Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, est l’homme-clef du débat depuis 1980. Il a contribué à rigidifier l’attitude de l’Église. Le divorce doctrinal est réel. Le véritable dialogue ne peut s’opérer entre individus qu’à la condition qu’ils portent en eux la capacité de transgresser.

Préface d’Eddy Caekelberghs et d’Eric de Beukelaer.

TABLE DES MATIERES

Une franc-maçonnerie « belge » de souche catholique.
Des révolutions à l’indépendance (1789-1830).
De la rupture catholique à la singularisation (1837-1872).
Des comploteurs (1884-1944).
Apaisement et méprise (1934-1944).

L’AUTEUR

Hervé Hasquin est Docteur en Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles. Il y enseignera l’histoire durant de nombreuses années non sans y avoir exercé les fonctions de recteur de 1982 à 1986 et celle de président du conseil d’administration de 1986 à 1995. Homme politique, il fut notamment Ministre-Président de la Communauté française de Belgique et présida aux destinées du Centre Jean Gol. Ancien président du conseil d’administration du Centre pour l’Égalité des Chances, il a été élu en 2007 Secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Hervé Hasquin est également chevalier de la Légion d’honneur. Il est l’auteur de très nombreuses publications.

Parution : 17 février 2012
Nb. de pages : 272 p.
ISBN : 978-2930627182
Prix : 18,30 €

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FRANCE’S NEWS DEAL. FROM THE THIRTIES TO THE POSTWAR ERA

Philip Nord
Princeton University Press

frances-news-dealUne vision anglo-saxonne, et donc libérale, de l’histoire française. Oublié Colbert et la tradition centraliste pluri-centenaire française. Ouvrage tout de même intéressant à lire pour voir l’histoire de la France moderne d’un œil autre que franco-français.

DESCRIPTION

France’s New Deal is an in-depth and important look at the remaking of the French state after World War II, a time when the nation was endowed with brand-new institutions for managing its economy and culture. Yet, as Philip Nord reveals, the significant process of state rebuilding did not begin at the Liberation. Rather, it got started earlier, in the waning years of the Third Republic and under the Vichy regime. Tracking the nation’s evolution from the 1930s through the postwar years, Nord describes how a variety of political actors–socialists, Christian democrats, technocrats, and Gaullists–had a hand in the construction of modern France.
Nord examines the French development of economic planning and a cradle-to-grave social security system; and he explores the nationalization of radio, the creation of a national cinema, and the funding of regional theaters. Nord shows that many of the policymakers of the Liberation era had also served under the Vichy regime, and that a number of postwar institutions and policies were actually holdovers from the Vichy era–minus the authoritarianism and racism of those years. From this perspective, the French state after the war was neither entirely new nor purely social-democratic in inspiration. The state’s complex political pedigree appealed to a range of constituencies and made possible the building of a wide base of support that remained in place for decades to come.
A nuanced perspective on the French state’s postwar origins, France’s New Deal chronicles how one modern nation came into being.

REVIEWS

“[S]uperb. . . . [An] unparalleled contribution to the history of the state and society in France.”
Paul V. Dutton, American Historical Review

“Nord offers a magisterial, highly nuanced account of the dramatic remaking of the French nation after the crushing defeat of 1940 and the empty years of occupation by the Nazis.”
Choice

“[V]ery wide-ranging and informed. . . . This is a very thought-provoking work, which will be a point of reference for the discussion of French modernization in the future; it is also very well written even though it deals with daunting technical issues and is a work of primary research. It is rare to find such reader-friendly work at such a demanding level.”
David S. Bell, European Legacy

“Most of the time, reading a work on controversial eras of French history–and especially the Vichy regime–imparts a teeter-totter effect, as the historian seesaws between contrasting sides. Philip Nord, instead, quietly presents a convincing analysis that integrates and harmonizes the opposing sides without disservice to truth. . . . On the author’s insightful telling, what was new on the modern French scene was the presence, and concerted action, of Christians committed to democracy, some of them engaged as organized partisans, others as unaffiliated individuals. The emergent model–what Nord calls ‘France’s “new deal”‘–was a thoroughly French version of the activist state: modern and modernizing in economic life, yet allergic to liberal laissez-faire individualism.”
Steve Englund, Commonweal

ENDORSEMENTS

“Authoritative, subtle, and persuasive, this book is a major advance in conceptualizing the transformation of the French state in the mid-twentieth century. It will supersede any current literature on the subject.”
Richard F. Kuisel, Georgetown University

“In this splendid book, Nord takes a big topic, and addresses it with infectious enthusiasm, rigor, and humor. Nobody else knows as much about the interconnections between the lives and careers of the midcentury elite of French administrators, experts, and intellectuals, who from the 1930s to 1950s, emerged as the ruling class of the reshaped French state.”
Martin Conway, University of Oxford

TABLE OF CONTENTS

Acknowledgments ix
List of Abbreviations xi
INTRODUCTION. Postwar Stories 1
Part I. THE FRENCH MODEL 17
CHAPTER 1. The Crisis of the Thirties 25
CHAPTER 2. The War Years 88
CHAPTER 3. The Liberation Moment 145
Part II. A CULTURE OF QUALITY 215
CHAPTER 4. Art and Commerce in the Interwar Decades 221
CHAPTER 5. Culture in Wartime 254
CHAPTER 6. The Culture State 311
Conclusion 360
Notes 385
Index 435

AUTHOR

Philip Nord is the Rosengarten Professor of Modern and Contemporary History at Princeton University. His books include Paris Shopkeepers and the Politics of Resentment (Princeton), The Republican Moment: Struggles for Democracy in Nineteenth-Century France, and Impressionists and Politics: Art and Democracy in the Nineteenth Century.

September 2012
480 pp.
6 x 9
ISBN: 9780691156118
Price: $29.95 / £19.95

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BELGIQUE-BELGIË. UN ETAT, DEUX MEMOIRES COLLECTIVES ?

Sous la direction d’Olivier Luminet
Mardaga

belgique-belgieUne Histoire belge ? Non des histoires wallonnes et flamandes ! Un ouvrage d’actualité.

PRESENTATION

Ces derniers temps, l’entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu’internationale. L’incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l’impasse des négociations et surtout l’apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques – Flamands et francophones – à trouver un terrain d’entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !).
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C’est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n’auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l’originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l’identité collective et de l’action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte.

Deux préfaces complètent le livre : l’une de Marc Reynebeau, journaliste et historien flamand, l’autre de Xavier Mabille, francophone, ancien directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques).

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1
Les rapports entre la mémoire collective et l’érosion des états-nations : le cas exemplaire de la Belgique.
Olivier Luminet, Laurent Licata, Olivier Klein, Valérie Rosoux, Susann Heenen-Wolff, Laurence van Yperseel et Charles B. Stone.

Chapitre 2
Le Collabo et l’Assisté : stéréotypes et mémoires collectives liés au conflit
linguistique belge.
Olivier Klein, Laurent Licata, Nicolas Van der Linden, Aurélie Mercy et Olivier Luminet.

Chapitre 3
Le passé national belge : entre commémoration et silence.
Valérie Rosoux et Laurence van Ypersele.

Chapitre 4
Le souvenir comme parricide.
L’univers commémoratif de la Flandre, produit et producteur de l’histoire belge
Marnix Beyen.

Chapitre 5
Le conflit belge en interviews de fond : la structure traumatique psychodynamique
dans l’histoire belge.
Susann Heenen-Wolff, Anne Verougstraete et Ariane Bazan.

Chapitre 6
Identité et fiction : la prose flamande après 1970.
Elke Brems

Chapitre 7
Perspectives psychologiques sur la mémoire collective et l’identité nationale :
le cas de la Belgique.
William Hirst et Ioana Apetroia Fineberg

LES AUTEURS

L’ouvrage est dirigé par Olivier Luminet, spécialiste des émotions et de la mémoire, et professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles en Belgique.
Il comporte des contributions d’auteurs tant néerlandophones que francophones.
Marc Reynebeau est journaliste et historien flamand. Xavier Mabille, francophone, est président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques).
Son chapitre de conclusion est écrit par William Hirst, grand spécialiste américain de la mémoire collective, notamment de ses rapports avec l’identité nationale.

Parution : 8 mars 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2804700980
Prix : 24,23 €

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