Archives de la catégorie Essais & Documents

LA THEORIE DU GRAND COMPLOT MONDIAL - MYTHE, REALITE, FANTASME, PARANOÏA

Jean-Luc Caradeau
Ed. Trajectoire (Piktos)

la-theorie-du-grand-complot-mondialEnfin une étude objective et documentée sur la théorie du grand complot !

PRESENTATION

Les complots de toutes sortes ont émaillé l’histoire de l’Humanité, avec les zones d’ombre qui les caractérisent. Mais à l’heure de la mondialisation où l’information circule à la vitesse de la lumière, le mythe du Grand Complot est plus que jamais d’actualité. Repose-t-il sur des bases réelles, des données validées, des faits irréfutables ou n’est-ce qu’un fantasme ? Oui et non. Ce remarquable essai présente l’intérêt, contrairement à tout ce qui a été écrit sur le sujet, de ne jamais tomber dans l’exagération ni le déni. Un ouvrage passionnant et très documenté, qui s’en tient aux faits, se gardant bien de nourrir les délires conspirationnistes les plus farfelus ou paranoïaques.

TABLE DES MATIERES

Partie I - Histoire de la genèse de la thèse complotiste
– Les complots mythiques
– Les complots tombés en désuétude ou oubliés
– Les bases philosophiques et historiques du grand complot mondial

Partie II - Les horreurs du NOM ou le projet luciférien
– L’optimisation de la population
– Fichage de la population mondiale et contrôle de l’opinion publique
– Diviser pour régner
– La destruction de toute autorité pouvant s’interposer entre le futur gouvernement mondial et l’individu
– Nouvelle économie, nouvelle politique
– Une religion mondiale
– La guerre économique
– La dissimulation des technologies des énergies libres et de bien d’autres au nom de la loi du profit

Partie III - La mafia du complot mondial
– L’organigramme du grand complot mondial
– Les organismes décisionnaires

Partie IV - Mythe ou réalité – réalités et mythes
– Un fantasme rassurant et satisfaisant
– Cohérences et incohérences de la théorie
– Les conspirationistes n’ont pas toujours tort

EXTRAIT

Introduction

Le complot ou les complots sont une réalité historique. Cependant avant d’entrer dans le vif du sujet, il nous faut nous pencher sur ce qui, dans la nature individuelle et collective de l’homme, rend  possible soit le complot, soit la croyance en l’existence d’un complot.

La délicate situation de M. Toulemonde

Le monde, ou plutôt la population mondiale est divisée en deux : les gens BIEN INFORMÉS – ceux qui ont percé le secret des dieux – et les NAÏFS (souvent baptisés les imbéciles heureux par ceux qui se croient bien informés) qui, ignorant tout, croient que les choses se passent normalement.

Par exemple si M. Toulemonde déclare que : « La Palestine tient son nom d’un empereur romain païen Hadrien qui, en 135, a rebaptisé la province de Judée « Syria Palestina », ce qui signifie Syrie des Philistins, et que, donc, sur le plan sémantique, on devrait appeler les Palestiniens Philistins. » Il est certainement bien informé, il connaît bien l’histoire de Rome, mais c’est forcément un AGENT DU SIONISME ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL. En revanche, s’il ne le sait pas, il est sinon mal informé du moins nul en histoire romaine et en histoire antique du Moyen-Orient.

Parmi les « bien informés », on doit distinguer les gens sérieux et les « allumés ». La distinction n’est pas évidente, car aussi sérieux soit-on, on est toujours l’allumé de quelqu’un, à moins qu’on ne soit, consciemment ou non, l’agent de propagande d’une quelconque cause, voire un agent de l’étranger ou, pourquoi pas, celui de quelque envahisseur extraterrestre.

Par exemple, si M. Toulemonde déclare que « les extraterrestres ont probablement visité la terre durant l’Antiquité, les textes sacrés incitent à le penser », il devient immédiatement un ALLUMÉ pour tous les VRAIS CROYANTS (à quelque secte monothéiste ou rationaliste athée qu’ils appartiennent) et un quelqu’un de SÉRIEUX pour beaucoup de mécréants et de marginaux – qui ne savent même pas qu’ils le sont. De toute façon, en tenant de tels propos, M. Toulemonde devient –  d’après la plupart des religieux  – UN AGENT CONSCIENT OU NON DU RATIONALISME ATHÉE.

Les deux clans irréductibles «  bien informés  » et «  naïfs  » comprennent deux sortes d’acteurs : les manipulateurs et les manipulés, en sachant, bien entendu, qu’un manipulé, convaincu des inanités qu’un (ou des) manipulateur(s) lui ont implantées dans la tête, devient un agent inconscient du manipulateur.

Si M. Toulemonde clame « une constitution démocratique permet aux peuples de décider de leur destin », c’est certainement un NAÏF, parce qu’une constitution, fût-elle démocratique, n’est en soi qu’un bout de papier. Ce qui permet aux peuples de décider de leur destin, c’est le fait qu’on l’applique, ce qui n’est pas toujours le cas !

Par contre, s’il affirme «  les peuples ont les régimes qu’ils méritent  » ou «  il faut qu’un pays soit dirigé par des élites  » ou encore « la démocratie n’est qu’une apparence qui permet aux puissants d’opprimer les peuples avec leur consentement », c’est certainement un MANIPULATEUR, à moins que ce ne soit simplement un cynique BIEN INFORMÉ ou un salarié d’une agence de notation.

S’il fait campagne pour un homme politique qui tient ce genre de discours, il est, du point de vue de la plupart de ceux qu’il considère comme des NAÏFS MANIPULÉS, un NAÏF MANIPULÉ.

En un mot, en ce monde et depuis fort longtemps, il est bien difficile de savoir qui manipule qui et par quel moyen… À la manipulation s’ajoute un phénomène des plus étranges : l’opinion.

AUTEUR

Jean-Luc Caradeau est l’un des auteurs les plus renommés dans le domaine de l’ésotérisme et des sciences occultes. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il aborde presque tous les sujets en rapport avec le monde occulte et la vie spirituelle, de la radiesthésie aux anges en passant par le magnétisme, la magie, les moyens occultes de maintenir ou rétablir la santé, l’histoire, celle des sociétés initiatiques, de la Franc-Maçonnerie ou de l’ordre du Temple, car la pensée des hommes d’aujourd’hui prend sa source dans celle de ceux qui l’ont précédé. Il est également féru de symbolisme, dont la compréhension est essentielle pour ceux qui suivent les enseignements d’une société initiatique tout comme pour ceux qui désirent pratiquer la magie, l’alchimie ou les arts divinatoires.

Il a co-écrit également de nombreux autres ouvrages en collaboration avec Marie Delclos, spécialiste de l’astrologie, du tarot et de la voyance, mais aussi de tout ce qui constitue la Tradition initiatique depuis l’Egypte jusqu’aux templiers, en passant par l’ésotérisme chrétien.

Le site de Jean-Luc Caradeau : http://caradeau.chez-alice.fr

Parution : 17 octobre 2012
Nb. de pages : 224 p.
ISBN : 978-2841975846
Prix : 22 €

, , , ,

Pas de commentaire

L’ETAT-PROVIDENCE EN EUROPE. PERFORMANCE ET DUMPING SOCIAL

Mathieu LEFEBVRE et Pierre PESTIEAU
Editions Rue d’Ulm

letat-providence-en-europe1RESUME

Depuis des années, il est partout question de la crise de l’État-providence, des raisons de cette crise et des remèdes à y apporter. Malheureusement, dans ces discussions, on ne s’appuie que rarement sur de bonnes mesures de performance. Cet opuscule vise à présenter une évaluation de la performance des États-providence européens qui puisse éclairer le débat. Celui-ci permet de comparer la performance des pays de l’Europe des vingt-sept ; elle donne aussi la possibilité de tester l’hypothèse d’un éventuel dumping social ; enfin elle peut être utilisée pour mieux appréhender les raisons d’éventuels dysfonctionnements de l’État-providence en insistant sur ses objectifs premiers : la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et la protection contre les risques majeurs de la vie.

PRESENTATION

Depuis trois décennies au moins, on parle et on écrit beaucoup à propos de la crise de l’État-providence. Certains s’en réjouissent, ceux-là même pour qui le meilleur État-providence devrait être réduit à sa portion congrue ; d’autres la déplorent, craignant la disparition de ce qui, pour eux, a fait la prospérité et la stabilité de nos sociétés. On assiste ainsi dans tous les pays européens à un vif débat sur la crise de l’État-providence, ses causes et les éventuels remèdes qu’elle appelle.

Malheureusement, ce débat se déroule le plus souvent sans s’appuyer sur de bonnes mesures de performance. L’objet de cet opuscule est précisément de présenter une évaluation de la performance des États-providence européens fondée sur la construction d’indicateurs synthétiques. Ces indicateurs mesurent le degré avec lequel chaque État-providence réalise cinq objectifs fondamentaux : la réduction des inégalités, la lutte contre la pauvreté, la réduction du chômage, la qualité de la santé et de l’éducation.

Plusieurs raisons ont présidé au développement de tels indicateurs.

D’abord, ils permettent de comparer la qualité des États-providence de façon objective. Que de fois n’entend-on pas dans tel ou tel pays de la vieille Europe justifier l’existence de structures paralysantes ou de droits acquis au nom d’une protection sociale plus performante qu’ailleurs.

Autre raison : permettre de tester la réalité du dumping social que d’aucuns brandissent le plus souvent pour pousser les gouvernements à réduire la voilure de leur protection sociale.

Enfin, ces indicateurs permettent de comparer la qualité de l’inclusion sociale dans les douze pays qui se sont ajoutés à l’Europe des quinze il y a quelques années et qui pour la plupart venaient du bloc soviétique.

Il ressort de notre analyse que les pays de la vieille Europe, et tout particulièrement l’Allemagne et la France, ont des États-providence qui sont performants, moins cependant que les pays nordiques.

TABLE DES MATIERES

1. Les données.
2. Dépenses sociales : concept, structure et évolution.
3. Les bons et les mauvais élèves de la classe UE15.
4. Dumping social ?
5. L’élargissement.
6. Faire mieux avec moins.
7. Le bien-être des personnes âgées dans l’Union européenne.

EXTRAIT

Introduction

Voici quelques brèves de comptoir que l’on pourrait entendre à Paris ou à Berlin dans un bistro populaire comme à la buvette du Parlement. Le style changerait mais pas le contenu : « Nous avons la meilleure protection sociale du monde. » « L’extension de quinze à vingt-sept pays de l’Union européenne a enlaidi notre paysage social. » « Avec l’ouverture des frontières, nos États-providence se doivent d’être moins généreux pour ne pas attirer toute la misère du monde. » « Une chasse au gaspi déterminée permettrait d’obtenir la même protection sociale avec la moitié des dépenses sociales. » Ces propos peuvent connaître de nombreuses variantes. Leurs correspondent d’ailleurs des affirmations qui en prennent le contre-pied : « Nous avons la pire protection sociale… » Il est clair que sur le sujet on entend tout et son contraire, ce qui témoigne d’absence d’étalon permettant de mesurer la qualité et la performance de la protection sociale.

L’ambition de cet opuscule est précisément de fournir une mesure de la performance des États-providence. Pour des questions de données, mais aussi parce que c’est là que nous vivons et que le débat est le plus vif, nous nous limiterons à l’Europe. Cette mesure devrait nous permettre de comparer les performances de différents pays et d’en étudier l’évolution dans le temps. Ces indicateurs de performance apportent une réponse à la question d’un éventuel dumping social et à celle de l’impact de l’extension de l’Union européenne à vingt-sept membres et bientôt davantage.

Mais d’abord qu’entendons-nous par État-providence ? (…)

Emission sur France-Culture du mercredi 12 décembre 2012

AUTEUR(S)

Mathieu Lefebvre est docteur en économie et chercheur à l’université de Liège. Il a effectué ses recherches postdoctorales à l’université de Lyon II, où il est membre du Groupe d’analyse et de théorie économique (GATE). Ses thèmes de recherches sont l’économie du travail, l’économie publique et l’économie du vieillissement.

Docteur en économie (Yale University), Pierre Pestieau a enseigné à Cornell University et à l’université de Liège, dont il est professeur émérite. Il est aussi membre du CORE (Centre for Operations Research and Econometrics de l’Université catholique de Louvain) et membre associé de l’École d’économie de Paris. Ses principaux sujets d’intérêt sont l’économie publique, l’économie de la population et la sécurité sociale. Il a notamment publié The Welfare State in the European Union (Oxford University Press, 2005).

Parution : 24 novembre 2012
Nb. de pages : 80 p.
ISBN : 978-2-7288-0484-9
Prix : 7,5 €

, , ,

Pas de commentaire

SNCF, HEROS ET SALAUDS PENDANT L’OCCUPATION

Jean-Pierre Richardot
Editions Le Cherche Midi Editeur

sncf_heros_et_salauds_pendant_l_occupationPRESENTATION

La SNCF a collaboré étroitement avec les nazis. 150 000 personnes environ ont été déportées, dont 14 000 enfants juifs. Elle a agi de concert avec la police, la gendarmerie, l’administration préfectorale, toutes subordonnées à l’ennemi sur l’ordre de Vichy.

Le président de la SNCF, mis en place dès l’été 1940, a fondé et présidé un organisme qui a spolié et pillé pendant plusieurs mois des commerçants juifs. Le directeur général de la SNCF a traité ses agents résistants de « terroristes » et a incité les cheminots à se dénoncer mutuellement. Pourtant, ces deux dirigeants seront félicités pour leur « résistance », à la Libération, par le Conseil national de la Résistance !

Mais le peuple cheminot, lui, s’est placé au coeur de la Résistance française. Au péril de leur vie, dès 1940, les résistants du rail ont aidé les prisonniers évadés et les Alsaciens-Lorrains à « passer les lignes », puis ils ont secouru les Juifs, les communistes espagnols et tous les déportés. Les agents de la SNCF ont joué un rôle éminent à l’heure de la bataille ultime et donné un formidable coup de main à la libération de notre pays et à la victoire des Alliés. Mais pouvaient-ils tous, tel le héros révélé par ce livre, Léon Bronchart, refuser de conduire un train vers « la nuit et le brouillard », la Shoah, dont la plupart ignoraient l’existence ?

LU DANS LA PRESSE

La SNCF a joué un rôle considérable pendant l’occupation. Alors que ses dirigeants collaboraient avec les nazis, le peuple cheminot s’est vite retrouvé au coeur de la résistance… C’est ce que montre le journaliste Jean-Pierre Richardot dans son nouveau livre. Une enquête inédite sur le régime de Vichy et la libération.
(Philippe Vallet - France Info)

Ce livre retrace le rôle obscur des élites de la SNCF et met à jour l’héroïsme des cheminots. Un livre pertinent qui dénoue un sujet tabou, surprenant aussi car il a fallu attendre 60 ans pour connaitre enfin la vérité.
(David Assolen - www.ecolesjuives.fr)

AUTEUR

Jean-Pierre Richardot est l’auteur notamment de Une autre Suisse. Un Bastion contre l’Allemagne nazie (Le Félin, 2002) et 100 000 morts oubliés, mai-juin 1940 (le cherche midi, 2009).

Nb. de pages : 312 p.
Parution : 6 septembre 2012
ISBN-13: 978-2749120119
Prix : 19 €

, , , ,

Pas de commentaire

LES MARCHES DE L’ENERGIE - L’ENERGIE, A QUEL PRIX ?

FAVENNEC Jean-Pierre & DARMOIS Gilles
Editions TECHNIP

lesmarchesdelenergiePRESENTATION

Le début du XXIe siècle est marqué par une forte croissance des prix de l’énergie. Le prix du pétrole, à 10 $ par baril en 1999, est à 120 $ à la fin de 2012 (après avoir atteint 147 $ en 2008). Ceci reflète à la fois une augmentation de la demande et une augmentation des coûts. La perspective d’une demande soutenue, en particulier dans les pays émergents, entraîne une modification du marché mondial de l’énergie. Dans ce contexte, cette nouvelle édition fournit une présentation claire et didactique des mécanismes de fonctionnement du pétrole, du gaz et de l’électricité, avec leurs avantages et leurs limites.

A l’heure de la globalisation de l’économie, l’ouvrage analyse les conséquences du mouvement de dérèglementation des marchés sur les prix des différentes énergies, et tente de répondre à plusieurs grandes questions : pourquoi une telle volatilité des prix ? Qui prendra désormais le risque d’investir ? Les grands acteurs de l’énergie résultant du mouvement actuel de concentration seront-ils en position dominante ?

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent, par la connaissance des outils essentiels que sont les marchés de l’énergie, anticiper les mouvements de l’économie mondiale au XXIe siècle.

TABLE DES MATIERES

1. Généralités sur l’énergie, les marchés et les marchés de l’énergie.

2. Les marchés du pétrole brut et des produits pétroliers.

3. Les marchés du gaz.

4. les marchés de l’électricité.

5. Questions ouvertes et perspectives.

Glossaire.

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

Cet ouvrage traite des marchés physiques et papier du pétrole, des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité.

Le prix du pétrole se forme par la confrontation d’une offre et d’une demande globales. En ce sens, il est un prix de marché. Cet ouvrage n’aborde pas en profondeur les contraintes de la production, les déterminants de la demande mondiale ni la théorie de la fixation des prix d’équilibre. Il n’en retient que les éléments principaux, pertinents pour la description des contraintes s’imposant aux marchés physiques et papier et en déterminant les caractéristiques.

L’ouvrage présente le fonctionnement des principaux marchés tels qu’ils existent à ce jour. Il examine, en particulier, de manière détaillée le marché du pétrole brut, le plus ancien et également le plus élaboré. Historiquement, ce marché s’est développé sur le modèle des bourses de commerce. Il répondait à une finalité industrielle claire, de couverture des risques et de stabilisation des cours. L’ouvrage présente les acteurs (sociétés de trading, spéculateurs) et les outils de sophistication croissante qui sont apparus progressivement. Il décrit les marchés de couverture et de futures, en mettant l’accent sur les fonctionnements concrets et les descriptions opérationnelles.

L’arrivée d’intervenants purement spéculateurs aux cotés des acteurs industriels, avec des objectifs et des processus de décision différents, introduit de la volatilité et des risques nouveaux. L’ouvrage montre la construction progressive des règles de marché. Il évoque, sur des exemples, les pratiques douteuses (manipulations, squeezes,…) et les solutions qui peuvent être apportées. Il rappelle à cette occasion les caractéristiques des marchés de commodités et ce qui les distingue des marchés d’actions et d’autres produits financiers. L’apparition des marchés physiques du pétrole et des produits pétroliers, concomitante à la disparition du cartel et des compagnies totalement intégrées, a contribué en l’accompagnant, à l’introduction de la concurrence dans le secteur. Les autorités et les théoriciens de la concurrence ont construit un modèle dans lequel le développement d’un marché physique, avec sa multiplicité d’acteurs et de transactions, est une condition nécessaire de la dérégulation des marchés énergétiques.

La création de marchés physiques du gaz et de l’électricité résulte d’une démarche volontariste des gouvernements dérégulateurs et des autorités de la concurrence. Elle n’est pas d’origine industrielle, même si des acteurs ont vu l’intérêt qu’ils pourraient y trouver. Dans certains cas, le passage par le marché est rendu obligatoire entre le producteur et l’acheteur. Le modèle est ici le marché physique du pétrole. L’ouvrage présente les analogies entre ces énergies (coûts des investissements, structures des industries) et les différences qui ont un impact sur la création de ces marchés. Les problèmes de qualité du produit s’y posent de manière différente. La différenciation (électricité verte,…) n’y a pas le même sens que sur les marchés pétroliers, en particulier à cause des contraintes physiques beaucoup plus fortes pour le transport de ces énergies. L’existence d’un réseau de conduites pour le gaz ou de lignes électriques dont l’équilibre doit être instantané est un préalable à l’existence de marchés régionaux. Il reste des interconnexions à construire pour en étendre le champ. Le financement de ces infrastructures peut poser des problèmes que le marché doit résoudre pour prouver son efficacité.

AUTEUR(S)

Gilles DARMOIS, ancien cadre dirigeant de société pétrolière, est professeur à l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs).

Jean-Pierre FAVENNEC, ancien directeur du Centre économie et gestion de l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs), est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’économie de l’énergie publiés en France et à l’étranger.

Parution : 26 novembre 2012
Nb. de pages : 232 p.
ISBN : 978-2-7108-1014-8
Prix : 32.00 €

, , , , , , , , ,

Pas de commentaire

DANS L’OMBRE DU GIGN

Roland Môntins
Editions du Rocher

dans-l-ombre-du-gign

PRESENTATION

A la tête d’un Groupe opérationnel du GIGN, Roland Môntins a participé à l’assaut victorieux contre les terroristes de l’Airbus d’Air France à Marignane en décembre 1994.

Il a également encadré plus de 200 opérations, toutes couronnées de succès : il a protégé des hommes politiques de premier plan, mené des actions à haut risque, libéré de nombreux otages, désarmé à mains nues plusieurs forcenés.

Le public connaît les exploits de ces héros, mais il ignore que les cagoules, les casques et les armes dissimulent des hommes de chair et de sang. Les passions, les désirs, la soif de vaincre, mais aussi la peur et l’angoisse les habitent. Sauver des vies les exalte, mais parfois, l’adversaire est d’une incroyable dangerosité.

Pour la première fois, sous forme de récit inspiré d’événements réels, un gradé du GIGN raconte de l’intérieur l’existence mouvementée de ces gendarmes confrontés à tout moment à la violence et à la mort.

L’AUTEUR

Roland Môntins effectue son stage de gendarme en 1976. Après avoir servi cinq ans en gendarmerie mobile, il passe 13 ans au sein du GIGN (1982-1995) : il gravit naturellement les échelons et au bout de 10 ans, devient chef de Groupe. Il compte à son actif, plus de deux cents opérations particulièrement dangereuses. Son plus haut fait d’armes est d’avoir participé avec le GIGN à la neutralisation de quatre terroristes puissamment armés, libérant ainsi les 173 passagers retenus dans un Airbus d’Air France le 26 décembre 1994 à l’aéroport de Marseille Marignane. Il a été entre autre champion du monde de force athlétique et décoré de la Légion d’Honneur par le commandant du GIGN, le Général Favier.

Parution : 7 décembre 2012
Nb. de pages : 218 p.
ISBN : 978-2268074672
Prix : 17,90 €

, , , , ,

Pas de commentaire

L’EUROPE ET SES MINORITES

Yves Plasseraud
PUG (Presses Universitaires de Grenoble)

l_europe_et_ses_minorites

PRESENTATION

Depuis des décennies, la question des minorités agite le continent européen, conduisant parfois à la guerre, voire à la guerre civile. Aujourd’hui, si l’Union européenne nous épargne les conflits majeurs que l’Europe a connus, la question des minorités reste préoccupante : séparatistes basques, nationalistes corses, mais aussi Roms, Ossètes ou Tchétchènes s’invitent régulièrement à la une des journaux. Mais au-delà de ces minorités historiques, il existe aussi des minorités plus récentes, issues de l’immigration de ce dernier demi-siècle.

Fort de son expérience internationale, Yves Plasseraud constate combien l’intégration de nouvelles minorités extra-européennes est difficile, à cause notamment de la précarité qui entraîne le rejet, le racisme et la xénophobie. Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demandes, comment nos États peuvent-ils y répondre ? Quelles politiques adopter ? Comment rendre celles existantes efficaces ? Autant de questions sur lesquelles il est urgent de réfléchir. L’enjeu est de taille : l’Europe a besoin de cet apport démographique ; sa survie est à ce prix.

S’interrogeant sur une problématique majeure de la société contemporaine, cet ouvrage donnera aux étudiants et enseignants en science politique mais aussi à tout un chacun une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux que sont l’accueil de nouvelles populations et l’aménagement du statut des minorités autochtones.

Une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux du traitement des minorités nationales, de l’accueil de nouvelles populations et de l’aménagement du statut des minorités.

La question des minorités en Europe est préoccupante, qu’il s’agisse des minorités historiques, autochtones (Basques, Corse, Hongrois de Slovaquie,…) ou diasporiques (Roms, Juif, Arméniens,…), ou des nouvelles minorités issues de l’immigration (Afrique, Ukraine,…) : Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demande et comment nos États et les institutions européennes peuvent-ils y répondre ? Comment le vivre ensemble s’organise-t-il ? Quelle synergie ou opposition de ces groupes en résulte ? Quelle politique adopter ?

Illustrant ces propos des exemples concrets, l’auteur s’interroge ici sur une problématique majeure de la société contemporaine : la place du multiculturalisme dans notre société.

EXTRAIT

Introduction

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les observateurs s’accordaient à penser que l’homogénéisation des États et la mondialisation conduiraient inéluctablement les groupes ethniques minoritaires, qu’ils soient autochtones ou immigrés, à ne plus jouer qu’un rôle marginal sur la scène européenne. Beaucoup s’en réjouissaient alors que d’autres, plus rares, trouvaient ce phénomène d’entropie culturelle inquiétant.

Or, il s’avère aujourd’hui que c’est le phénomène inverse qui s’est produit. Stimulées par leur résistance à l’homogénéisation, un certain nombre de minorités sont aujourd’hui au premier plan de l’actualité et tendent de plus en plus à imposer à l’Europe leur rythme. Ainsi, Régis Debray - pourtant de tradition jacobine - affirmait récemment que le XXIe siècle serait celui des minorités. Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, lui faisait écho en écrivant «Le “peuple” ne s’appréhende plus comme une masse homogène, il s’éprouve plutôt comme une succession d’histoires singulières, une addition de situations spécifiques. C’est pourquoi les sociétés contemporaines se comprennent de plus en plus à partir de la notion de minorité. La minorité n’est plus la “petite part” (devant s’incliner devant une “grande part”) : elle est devenue une des multiples expressions diffractées de la totalité sociale.»

Cette évolution s’impose dans le contexte nouveau d’un affaiblissement historique des États nations européens. Pendant des siècles, ceux-ci n’ont cessé de renforcer leur pouvoir par centralisation croissante et intégration des périphéries. Aujourd’hui, sans que l’on en ait toujours bien pris conscience, tout a changé. Confrontés à une mondialisation qui érode à la fois leurs pouvoirs et leur raison d’être, contestés par leurs administrés qui ne font plus guère confiance au pouvoir politique, les États européens se voient cantonnés à un rôle secondaire. Entre les intérêts d’entreprises multinationales, toujours plus puissantes, les exigences des organisations intergouvernementales universelles (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.), les diktats des agences de notation et les arcanes de l’intégration européenne, leurs appareils institutionnels et législatifs, vieillis, paraissent tourner à vide.

TABLE DES MATIERES

Il y a minorités et minorités.

A l’Ouest : Etats-nations et identités ethniques.

A l’Est : un sentiment de vulnérabilité

La question des minorités n’est pas close.

La gestion politique de la question minoritaire.

L’AUTEUR

Yves Plasseraud intervient régulièrement en tant qu’expert du statut des minorités en Europe médiane. Il a également enseigné auprès des universités de Strasbourg, Alicante, Vilnius et au Collège international de Défense (Paris).

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 287 p.
ISBN : 978-2706117497
Prix : 22 €

, , , , , , ,

Pas de commentaire

THE ICE MAN - Confessions d’un tueur de la Mafia

Philip CARLO
Editions du Rocher

the-icemanA faire froid dans le dos. La mafia, ce n’est pas que dans les séries américaines…

PRESENTATION

Pendant plus de trente ans, Richard Kuklinski a mené une double vie. Père et mari attentionné, voisin idéal, il fut aussi le plus célèbre tueur professionnel que l’Amérique ait jamais connu. Recruté par la mafia en 1973, son absence totale d’émotions et de remords lui permet de se faire un nom dans le milieu et de travailler pour les sept grandes familles mafieuses des Etats-Unis : du trafic de drogue à l’industrie pornographique, du blanchiment d’argent au règlement de compte sanglants. De son propre aveu, il aurait tué plus de deux cents personnes. Son surnom The Ice Man (l’homme de glace) vient du fait qu’il conservait pendant quelques semaines ses victimes au congélateur afin d’empêcher la police de déterminer l’heure du décès. Jusqu’à son arrestation, son activité restera secrète pendant des années sans que ses proches ou son voisinage ne se doute de quelque chose. Cette biographie se fonde sur plus de 240 heures d’entretiens entre l’auteur et journaliste Philip Carlo et Richard Kuklinski. Un témoignage choc qui nous plonge dans les arcanes de la mafia.

TABLE DES MATIERES

NAISSANCE DE L’ANGE DE LA MORT.
BARBARA.
DES TRUANDS TRES MECHANTS.
LE MANHATTAN PROJECT.
SUPERSTAR DU MEURTRE

L’AUTEUR

Philip CARLO est bien connu pour ses portraits de meurtriers et ses livres sur la mafia. The Ice Man, longtemps sur les listes des meilleures ventes à sa sortie, est son livre le plus connu.

Parution : 23 novembre 2012
Nb. de pages : 50 p.
ISBN : 978-2268074696
Prix : 23 €

, , , ,

Pas de commentaire

LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

, , , , , ,

Pas de commentaire

LES JEUX OLYMPIQUES ET LEURS TERRITOIRES

Jean-Marc HOLZ
Presses Universitaires de Perpignan

les-jo-et-leurs-territoiresLivre actuel s’il en fallait un ! Pour aller plus loin que le sport et le spectacle.

RESUME

La conquête de la planète par les jeux Olympiques et ses enjeux sont examinés par neuf géographes qui en détaillent les impacts géopolitiques et territoriaux grâce à des études de cas, des témoignages et des enquêtes de terrain.

PRESENTATION

Les Jeux olympiques ont conquis la planète : comment s’est opérée cette universalisation du sport? quels en sont les enjeux territoriaux ? Universitaire, expert ou journaliste, une dizaine d’observateurs portent le regard du géographe sur les impacts géopolitiques et territoriaux du phénomène olympique, de l’échelle mondiale au local. A l’heure des Jeux de Londres (2012) et de l’échec d’Annecy 2018, ils proposent un ouvrage très documenté et vivant, reposant sur des études de cas précis issues de recherches originales, des témoignages et des enquêtes de terrain.

TABLE DES MATIERES

LA PLANETE OLYMPIQUE
« ALL games, all nations » La mondialisation des Jeux olympiques d’été.
L’Inde, nain olympique ?

VILLES ET VILLAGES OLYMPIQUES
Athènes 2004 : Jeux olympiques et projet urbain.
Les villes alpines organisatrices des Jeux olympiques d’hiver.
La vila olimpica de Barcelone, nouvelle « Icara » ou gentrification d’un espace ?

2012, 2014, 2018, ESPOIRS ET DECEPTION
2012, Les JO du Nord-Pas-de-Calais
L’opération « le plus grand terrain de Jeux », stratégie d’une offre sportive territoriale.
La roulette russe.
JO, la France n’a plus la flamme.

EXTRAIT

“ALL GAMES, ALL NATIONS”
LA MONDIALISATION DES JEUX OLYMPIQUES D’ETE
NICOLAS CHAMEROIS

Les Jeux olympiques (J.O.) d’été sont un événement planétaire. De 1896, date des premiers Jeux modernes célébrés à Athènes où 14 pays étaient présents, à 2008 lors de la dernière édition à Pékin (Beijing) où défilaient 204 délégations, ils ont conquis la planète, exauçant le vœu de Pierre de Coubertin qui, lors de sa conférence à la Sorbonne le 25 novembre 1892, déclarait, à l’occasion du 5e anniversaire de la société française des sports athlétiques : «il faut internationaliser le sport, il faut organiser de nouveaux Jeux olympiques». Avant même de naître, les Jeux avaient pour vocation d’être mondiaux.
Cet article, qui reprend les grandes lignes d’une thèse de géographie, retrace les étapes, modalités et limites de cette «mondialisation» des Jeux d’été, au-delà de l’image d’universalité qui les caractérise, ainsi que le mouvement qu’ils ont su générer. Précisons auparavant le sens donné ici au terme «mondialisation» ; il y a un demi-siècle, en 1952, Kroeber et Kinckhohn repéraient quelque 150 définitions du concept de «culture» ; celui de «mondialisation» a suscité lui aussi un florilège de définitions que l’on peut classer en deux grandes familles : celles retenues par les dictionnaires - «donner à quelque chose un caractère mondial, une extension qui intéresse le monde entier» (Grand Larousse) ou «le fait de devenir mondial, de se répandre dans le monde» (Robert) - se bornent à une acception strictement géographique en insistant sur la diffusion spatiale du phénomène ; d’autres définitions, que nous ne retiendrons pas ici, ont un contenu exclusivement économique, qu’elles soient officielles (FMI, BIT) ou proposées par divers spécialistes.
Etudier la « mondialisation » des J.O. revient à s’interroger sur les multiples acteurs qui animent ce système olympique complexe, placé à l’intersection du monde sportif et d’enjeux géopolitiques et économiques. Participer au «festin olympique» dépasse la seule dimension sportive. Nous souhaitons montrer comment ce processus de mondialisation, loin d’être spontané, doit être compris comme une construction méthodique mais fragile, à laquelle collabore chaque acteur avec sa stratégie propre, sous l’égide du CIO (Comité International Olympique) qui, orchestrant cette magnifique symphonie, met en œuvre la règle fondamentale des Olympiades modernes que Pierre de Coubertin faisait tenir en ces deux mots : « all games, all nations ».
Nous étudierons successivement la composition et le rôle du CIO notamment dans l’organisation des Jeux, l’élaboration du programme olympique comme vecteur de la mondialisation, l’élargissement de l’assise territoriale du mouvement olympique par la reconnaissance des CNO (Comités Nationaux Olympiques), enfin la polarisation géographique des succès olympiques qui confère à cette mondialisation ses limites et son caractère contrasté.

L’AUTEUR

Jean-Marc Holz
, agrégé de géographie, docteur en sciences économiques et docteur d’tat en géographie, est professeur émérite à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD). Il a reçu plusieurs prix scientifiques pour ses travaux sur l’économie régionale et l’aménagement du territoire, et a publié en 2007, avec David Giband, professeur à l’UPVD, un ouvrage dans la même collection sur « les territoires du sport entre politiques et pratiques ».

Parution : 12 janvier 2012
Nb. de pages : 247 p.
ISBN : 978-2354121433
Prix : 20 €

, , ,

Pas de commentaire

ATLAS DU PROCHE-ORIENT ARABE

Fabrice BALANCHE
RFI / PU Paris-Sorbonne (PUPS)


atlas-du-proche-orient-arabe« Dessiner l’unité et la diversité du Proche-Orient arabe contemporain – Syrie, Liban, Jordanie et Palestine – voici l’ambition de cet atlas, le premier du genre »

PRESENTATION

Lorsque l’on évoque le Proche-Orient, c’est avant tout pour parler des contentieux israélo-arabes. On y inclut alors les pays de cette zone de tensions : la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël. L’Égypte est sortie du Proche-Orient en signant les accords de Camp David en 1978.
Espace ouvert à l’époque ottomane, interface entre l’Europe et l’Asie, la région s’est progressivement fermée. Le conflit israélo-arabe a contribué à détourner les investissements et les courants commerciaux de la région, mais surtout, il a eu une influence notable sur la formation des Etats. Syrie, Liban et Jordanie sont nés en même temps que l’État d’Israël. Certes, ils ont choisi des voies divergentes en matières économique et politique, mais les différences ne sont pas aussi fortes qu’il n’y paraît en raison de leur proximité culturelle.

TABLE DES MATIERES

LA MENACE DE L’ARIDITE
LES DOMINATIONS ETRANGERES
LES CONSTRUCTIONS NATIONALES
POPULATION ET DEVELOPPEMENT
UNE ECONOMIE FRAGILE
L’ARCHIPEL URBAIN DU PROCHE-ORIENT
LA PALESTINE EN PARTAGE
GEOPOLITIQUE DU PROCHE-ORIENT

LU DANS LA PRESSE

« Basé sur une problématique novatrice – replacer cette zone dans son concept géographique et historique d’origine : le Bilâd es Sham – cet atlas analyse les particularités et les points communs du Proche-Orient, qui bien que constituant une « entité géographique » dès le VII ème siècle, s’est trouvé fragmenté politiquement à la suite de la Première Guerre mondiale et de la mise en place des mandats sur la Syrie, le Liban, la Palestine et la Transjordanie. Depuis 1948, avec la création de l’Etat d’Israël, cette région est en guerre : le conflit a pesé sur la construction interne de chacun des Etats du Proche-Orient et a modifié leur développement économique. L’auteur s’attache en 52 fiches réparties en huit chapitres à analyser les « traits communs » et les différences entre ces Etats sur les plans géographique, historique, politique, démographique, économique, du développement urbain, des Territoires palestiniens, géopolitique. Outre la problématique de l’ouvrage et la densité des informations contenues dans chacune des fiches thématiques, les nombreuses illustrations qui appuient chacune des analyses de l’auteur : cartes, tableaux et graphiques, sont l’autre point remarquable de l’ouvrage.
(…)
Le dernier chapitre de l’ouvrage s’intéresse à la « géopolitique du Proche-Orient ». Plusieurs enjeux sont rappelés :
le conflit israélo-arabe dans le contexte de la guerre froide (Etats alliés aux Etats occidentaux et au bloc soviétique, évolution diplomatique à la suite de l’effondrement de l’URSS)
la problématique de l’eau au Proche-Orient
la question stratégique du Golan
le rôle des Etats-Unis dans la région depuis 1945 (sécuriser la zone du Golfe arabo-persique riche en hydrocarbures, les liens avec l’Arabie saoudite, la défense d’Israël, la politique du président Bush à la suite du 11 septembre)
le Liban, « Etat-tampon » entre les Etats voisins que sont Israël et la Syrie, eux-mêmes intermédiaires des Etats-Unis, de l’Iran et de l’Union européenne
la Turquie et ses relations diplomatiques et militaires avec Israël, et avec la Syrie. »
(Les clés du Moyen-Orient)
http://www.lesclesdumoyenorient.com/Fabrice-Balanche-Atlas-du-Proche.html

L’AUTEUR

Fabrice Balanche est Maître de conférences à l’Université Lyon 2, directeur du Groupe d’études et de recherches sur la Méditerrannée et le Moyen-Orient.

Parution : 15 décembre 2011
Nb. de pages : 132 p.
ISBN : 978-2840507970
Prix : 20 €

, , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

LES THINK TANKS - CERVEAUX DE LA GUERRE DES IDEES

Stephen BOUCHER & Martine ROYO
Editions du FELIN

les-think-tanksEn 1997, le Project for the New American Century, un institut néo-conservateur américain, présentait au président Clinton le projet d’une attaque contre Saddam Hussein pour détruire ses armes de destruction massive. Six ans plus tard, l’administration Bush adoptait l’idée et envahissait l’Irak. Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » inspirés de modèles américains et britanniques, se multiplient et montent en puissance.
Sous-titré « Cerveaux de la guerre des idées » et préfacé par Pascal LAMY, cette 3e édition revue et augmentée parle des boîtes à idées pour décideurs de ce monde.
« La mondialisation ouvre le champ politique à de nouveaux acteurs, y compris dans la France autrefois jacobine. Le retrait un peu partout de l’Etat, notamment du monde universitaire, change la donne pour les think tanks. »


RESUME

Dès les années 1980, les think tanks, ces réservoirs d’idées inspirés des modèles américains et britanniques, se multiplient et façonnent les concepts sur lesquels seront fondés les projets politiques de demain. Cet ouvrage permet de comprendre comment se forgent les solutions politiques de l’avenir, comment fonctionnent ces organismes et leur influence en France, en Europe et dans le monde.

PRESENTATION

Crise financière, changement climatique, révolutions arabes, expansion économique chinoise, mutations technologiques, transition énergétique… le monde s’emballe. Qui aide les décideurs politiques à anticiper, réagir, innover dans un contexte toujours plus instable ? Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » politiques, se multiplient et montent en puissance dans le monde entier, en Occident mais aussi en Chine, en Inde ou en Russie et dans les pays émergents. Peu visibles, ils sont près de 6 500 dans le monde, 2 000 au sein de l’Union européenne, dont près de 200 en France. Qui sont-ils ? Qui les dirigent ? Quelles solutions défendent-ils ? Leurs idées sont-elles innovantes ou de simples instruments de propagande idéologique ? Comment fonctionnent ces cercles d’influence ? Qui les finance ? Quelles sont les ramifications entre monde politique, think thanks et monde économique ? Ont-ils un impact lors des élections?
Ouvrage de référence en actualité politique, cette 3e édition, entièrement remise à jour, analyse près de 300 think tanks parmi les plus importants dans le monde.

TABLE DES MATIERES

- LES THINK TANKS FACE AUX CRISES
- LE « LABORATOIRE A IDEES », NOUVEL ACTEUR DE LA DEMOCRATIE CONTEMPORAINE ?
- FUMEE ET FEU : UNE INFLUENCE PARFOIS BIEN REELLE
- LES THINK TANKS NAISSENT SUR LES DECOMBRES DES CRISES
- L’EUROPE EST MAL ARMEE POUR LA GUERRE DES IDEES
- LES THINK TANKS FRANÇAIS : DES IDEES MAIS PEU D’INFLUENCE
- IMAGINER L’AVENIR

EXTRAIT

Avant-propos de la 3e édition

Quoi de commun entre Jacques Delpla, économiste et conseiller sur les marchés de capitaux à BNP Paribas, John Kay, journaliste britannique au Financial Times, Sony Kapoor, créateur de l’institut Re-Define (pour Rethinking Development, Finance and Environment) ou Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies ? Tous témoignent d’une implication croissante de penseurs issus du secteur privé dans la résolution de la crise multiforme que traverse notre société, tant économique qu’écologique et sociétale. Tous commentent, analysent nos problèmes de société, sont interrogés par les médias, conseillent les gouvernements en place et parfois, les influencent. La crise a du bon : elle invite à la réflexion.
Le débat démocratique en Europe est de fait plus vivant que jamais. Le champ de la réflexion politique est ouvert. S’invitent à la table de plus en plus d’acteurs, même s’ils ne sont pas tous « penseurs » au sens académique, voire élitiste, du terme. Et si le débat d’idées ne porte pas toujours sur celles qui pourraient sembler les plus importantes aux uns ou aux autres, le fait est qu’il est dynamique dans nos démocraties occidentales. Les manifestations en sont multiples. Contactez la page « Courrier » des grands quotidiens et vous apprendrez que les contributions intéressantes de lecteurs avides de partager leur réflexion foisonnent. Elles témoignent d’une vraie soif d’argumenter et de promouvoir l’intérêt général par le débat. En découlent des initiatives nouvelles telles que Project Syndicate, une association qui diffuse des points de vue de personnalités internationalement reconnues auprès des journaux du monde entier.
De même, et c’est d’ailleurs désormais un lieu commun, Internet facilite la prise de parole et le débat, parfois même la réflexion politique. Si l’impression donnée par les réactions en ligne de lecteurs à des articles de presse laisse parfois douter de la possibilité d’une « cyberagora » citoyenne, le fait est que se multiplient les lieux d’échange, parfois de qualité, que la transparence des données est accrue, et que peut s’inviter dans le débat n’importe qui, du parfait quidam à la personnalité reconnue.
Quant aux courants et aux partis politiques, ils cherchent une inspiration nouvelle auprès d’intellectuels et d’universitaires, que ce soit la gauche social-démocrate depuis 2008 avec la fondation Terra Nova, ou les Verts européens avec la Green European Foundation ou le président français Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection en 2012. Dans un autre registre, des bureaux d’étude tels que McKinsey ou Accenture sont consultés de manière croissante par les gouvernements et créent leurs propres centres d’expertise sur les politiques publiques. Les organisations non gouvernementales suivent le mouvement, contribuant de plus en plus aux débats législatifs et publics par des analyses détaillées. Au total, une dynamique nouvelle d’implication des acteurs privés dans la réflexion publique peut être décelée dans les démocraties occidentales, au-delà des imperfections du débat.
L’installation des think tanks dans le paysage politique des démocraties occidentales, et même au-delà, fait partie de cette mouvance et paraît irréversible. Depuis l’édition précédente de cet ouvrage (début 2009), leur réputation en Europe a largement dépassé l’image laissée par l’influence sulfureuse des officines néo-conservatrices américaines par laquelle nous ouvrions la précédente édition. Leur nombre et visibilité n’ont cessé de croître, passant d’environ 5 000 à 6 500 au niveau mondial. Certains démarrages en fanfare relatés alors n’ont certes pas été suivis de l’effet escompté – la fondation Terra Nova en France, par exemple, a certes su s’implanter, mais l’on reste loin du modèle américain que représente le Centre  for American Progress. Les groupes politiques du Parlement européen ont créé leurs cellules de réflexion, mais l’impact reste, pour le moment, limité. Certaines sociétés de conseil se sont donné le label de « think tank » sans en devenir un, révélant au passage le prestige acquis par cette appellation d’origine non contrôlée. Toutefois, globalement, c’est l’impression de vivacité du secteur qui domine.
La situation a bien changé depuis 2006, date de la première parution de cet ouvrage. On ne peut plus dire que les think tanks soient à la traîne en France ou dans d’autres pays occidentaux. Ils seraient ainsi passés de 1 200 à 1 800 pour la seule Europe depuis l’édition précédente. Ils se multiplient aussi dans d’autres parties du monde. Certaines régions, notamment le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, restent sous représentées – hébergeant seulement 5 % des think tanks identifiés dans le monde – mais gageons que l’ouverture démocratique en cours verra l’éclosion de nombreux centres propres à cette région dans les prochaines années.
Doit-on voir ainsi dans le développement des think tanks et d’autres formes de débat le signe d’une progression inéluctable de la raison et du débat démocratique ? Les pessimistes trouveront de nombreuses raisons d’en douter : piètre qualité parfois des discussions ; rôle critique des médias mis à mal ; mise en scène de la vie publique à coup d’images réductrices, de phrases chocs et de révélations superficielles sur la vie privée des figures politiques ; incapacité à réformer nos institutions et politiques en profondeur là où c’est nécessaire, y compris quand les crises sociales, économiques, financières ou écologiques l’imposeraient ; tendance à la polarisation des débats, parfois autour de polémiques stériles.
Les optimistes y verront au contraire le renouvèlement des formes de débat démocratique et de sa vitalité, d’un décloisonnement sain entre sphères privée et publique, reflet aussi d’un niveau d’éducation toujours plus élevé, le tout confluant vers une envie de participation dans le jeu politique large. Ces mêmes optimistes justifieront cette tendance par la complexité croissante des problèmes sociétaux et le niveau d’expertise toujours plus relevé requis pour les résoudre. Approfondir ce débat nécessiterait une étude complète de l’état de nos démocraties que cet ouvrage ne prétend pas offrir.
Quant à nous, nous voulons croire que la vitalité des think tanks est réelle et participe effectivement d’un renouvellement des formes de débat politique. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont envie de créer leur propre think tank, ni d’autres qui l’ont fait. Leur rôle de distillateur d’analyses, de théories, de faits pour les transformer en recommandations pratiques est nourri par et à son tour alimente le dynamisme général de l’agora démocratique. Cette troisième édition vous invite à comprendre cet univers désormais mûr en Europe, mais dont la contribution à la résolution des problèmes de société auxquels nous avons à faire face est encore loin d’être épuisée.

Stephen BOUCHER et Martine ROYO,
Novembre 2011.

LES AUTEURS

Stephen Boucher est directeur au sein de la Fondation européenne pour le climat. Diplômé de Harvard et Sciences Po Paris, il a co-dirigé le think tank Notre Europe (spécialisé dans les questions européennes fondé par Jacques Delors), a été conseiller auprès du gouvernement belge et consultant en lobbying à Bruxelles et à Londres.

La journaliste Martine Royo a collaboré à l’AFP, puis dirigé le service étranger du Nouvel Economiste et des Echos. Diplômée de l’Institut de hautes études internationales de Genève, elle travaille pour plusieurs ONG principalement la section française d’Amnesty International dont elle coordonne les actions dans les Balkans.

Le préfacier, Pascal Lamy, est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien commissaire européen au Commerce international. Il a présidé le think tank Notre Europe.

Parution : 5 avril 2012
Nb. de pages : 176 p.
ISBN : 978-2866457716
Prix : 16,90 €

, , , , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

BELGIQUE : 541 JOURS SANS GOUVERNEMENT

Charles CLESSENS
Mon Petit Editeur

belgique-541-jours-sans-gouvernementEdifiant !  La Belgique est devenue ce « non-état » comme il est coutume de l’appeler et dont la partition n’est plus de la science-fiction mais relève aujourd’hui de l’actualité politique.
Cet essai démontre-t-il que le compte-à-rebours de la fin de la Belgique est commencé ? A vous d’en juger !

PRESENTATION

Pendant 541 jours, ils ont trahi, dépecé, trituré, v(i)olé la démocratie, poussés par une soif inextinguible de pouvoir. Suivez, sans concession, les mésaventures de ces politiciens belges vus par leurs employeurs… les citoyens.
« La politique est un grand jardin dont les politiciens sont les jardiniers. Si ce jardin ne croît pas selon les espérances, Ce n’est pas faute de fumier. »

EXTRAIT

Introduction
« Ont-ils volé, violé, confisqué ou trahi la démocratie ?
Peu importe le terme choisi, à coup sûr, la réponse est oui. C’est à un sordide et innommable jeu politicien que se sont adonnés les politiciens, prenant pour cible et comme otages les citoyens de ce pays, la Belgique.
« Elections, piège à cons », se fendront d’aucuns, indubitablement qualifiés d’anars mais peut-on leur donner tort ?
Ce qui s’est passé depuis cette fâcheuse fumisterie électorale n’est rien de moins qu’un déni de démocratie, qu’un profond mépris craché au visage de l’électeur.
A quoi ont servi ces élections du heu… de l’année passée puisque le pays, ou ce qu’il en reste, a été dirigé pendant de longs mois par les gagnants des élections de 2007 alors que la plupart de ceux-ci ont endossé le costume des grands perdants du scrutin de 2010.
Démocratiquement parlant, pour respecter le choix de l’électeur, ces dirigeants, mouture 2007, auraient dû céder le témoin depuis belle lurette, notamment à la N-VA, qui, bien que vainqueur incontestable en Flandre – que ça plaise ou non – ne siège pas dans le gouvernement Leterme II et ne semble pas pressée de se retrouver au poste de pilotage.
Pourquoi ?
Sans doute pour mieux détruire le pays en adoptant une stratégie de pourrissement qui lui permettrait de conforter ses théories séparatistes.
Par ailleurs, l’autre grand gagnant, le PS y vivote toujours dans ce gouvernement en affaires courantes mais avec les quotas de sa débâcle de 2007.
Donc, à cette rouge exception près, ce sont toujours les grands perdants des dernières élections qui gouvernent. A savoir, le CD&V qui, tout en ayant bu la tasse aux élections de 2010, continue à truster nombre de postes essentiels dont celui de Premier ministre, celui de ministre de la Défense avec le copain de Flahaut, Pieter De Crem, ainsi que celui de ministre des Affaires étrangères dévolu à Steven Vanackere, soit trois représentants de l’ex-parti crétin-flamand (heu… chrétien-flamand) dominant qui viennent de prendre une solide déculottée face à la N-VA en Flandre.
En clair et en perfide, ces perdants du scrutin de 2010, le CD&V, mais aussi le MR, avec Didier Reynders aux Finances, avaient (ont ?, ont eu ? auraient ?) tout intérêt à prolonger le marasme postélectoral 2010.
Par contre, au contraire, la N-VA et le PS, les vainqueurs déclarés de 2010, se devaient d’enclencher la vitesse supérieure pour arriver à la formation d’un gouvernement au sein duquel ils auraient inévitablement et mathématiquement occupé des places de choix.
Or, paradoxalement, ce sont eux qui ont tout bloqué alors qu’ils sont pratiquement seuls aux commandes.
Que penser de notre démocratie qui autorise ce Parlement et ces Ministres qui devraient être démissionnaires et démissionnés à voter l’engagement de nos forces armées dans un conflit (La Libye, pour ceux à qui la chose aurait échappé) ?
Nous n’avons plus de gouvernement mais il décide d’entrer en guerre.
Paradoxal, non ?
Que penser de ce gouvernement en affaires courantes mais qui a réussi à mener la présidence européenne de la meilleure des façons, qui a géré l’accord (le désaccord ?) interprofessionnel sans heurts, qui a bouclé le Budget sans soulever la moindre polémique ?
Que peut bien cacher cette manipulation qui dépasse l’entendement ?
Où est l’arnaque ?
A quel jeu s’adonnent-ils, ces politiques ?
Quelle est leur mystérieuse logique impossible à décrypter pour le citoyen lambda ?
Le seul objectif de Bart De Wever et de la N-VA est-il bien de foutre une merde pas possible qui l’autorisera à seriner son couplet favori, à savoir, qu’en Belgique, force est de constater l’existence de deux pays, de deux démocraties bien différentes l’une de l’autre qui n’arriveront plus à s’entendre.
Que de questions restent en suspens, que d’interrogations, que d’incompréhension chez les citoyens…
Si vous aussi, ressentez un profond sentiment d’incompréhension, peut-être trouverez-vous un début de réponse en cet ouvrage qui a suivi pratiquement au jour le jour cette déplorable crise voulue par les politiques au grand dam de la majorité des habitants de ce pays… »

Parution : avril 2012
Nb. de pages : 436 p.
ISBN : 9782748380064
Prix : 26 €

, , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

DROGUES STORE

Arnaud Aubron
Editions Don Quichotte

drogues_store_01Sous-titré « dictionnaire rock, historique et politique des drogues », Drogues Store, dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues.
Une lecture qui amène à réfléchir. Le sujet étant trop important pour lire ce livre sans prendre un certain recul des partis pris de l’auteur.

PRESENTATION

« Un monde sans drogue n’existe pas. »

Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’Etat français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ?
Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés.
Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.
De A comme Abstinence à Z comme Zoo, en passant par Boeing d’Air Cocaïne, Guerres de l’opium, Salles de shoot ou Poppers ou, plus surprenant, Urine, Cucaracha, Herbe du pendu, Mitterrand, Deux feuilles, Café, Pécho… ce dictionnaire rock, historique et politique dresse un tableau complet de la planète drogues, aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique. Après quarante ans d’une guerre mondiale à la drogue qui n’a empêché ni l’envol de la consommation ni la prospérité des mafias, des questions se posent au plus haut niveau.
Faut-il considérer les consommateurs de drogues illicites comme des délinquants ? Les enfermer ? Ou les traiter comme des malades que la société doit protéger d’eux-mêmes ? Partout dans le monde, le débat fait rage, dépassant les clivages politiques traditionnels.

LU DANS LA PRESSE

La collection dicoRock offre une plongée dans un univers singulier. Drôles, déjantés, et très documentés, les dicoRock mêlent petites et grandes sagas, toutes conçues comme un court essai à part entière. Instructifs et distrayants, ces dictionnaires se lisent comme des romans.
(RBH23)

Il fallait y penser. La drogue occupe un champs tellement vaste au plan social, historique et culturel qu’elle méritait bien son dictionnaire. C’est fait avec Arnaud Aubron qui a procédé à un véritable travail de recherche pour constituer son ouvrage qui en sera un de référence à coup sûr.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Arnaud Aubron a choisi d’en parler de manière à la fois drôle et érudite (…) Un ouvrage très rigoureux, qui se joue des frontières géographiques et temporelles, mais aussi très surprenant, au fil des nombreuses anecdotes.
(Martine Freneuil - Le Quotidien du Médecin)

Richement documenté et s’appuyant sur de nombreux ouvrages de référence sur le sujet, le livre présente plus d’une centaine d’entrées aussi diverses que variées (…)
Complété par une sélection des plus belles citations de politiques et journalistes sur le sujet, cet ouvrage stupéfiant explique pourquoi les drogues constituent un indicateur sociétal majeur.
(Olivier Simon - www.myboox.fr)

Pari étonnant mais pari réussi : concevoir une enquête journalistique sur les drogues (…) Arnaud Aubron s’est penché sur cette problématique pour éclairer, avec le pas de côté qui fait la différence, les ressorts de nos sociétés.
(Luc Bronner - Le Monde)

Avec ce dico rock, il fait état de A à Z d’un paysage de la drogue, de son histoire, sa consommation, son commerce, à la délinquance et la science, très détaillé, surprenant, insolite et souvent en contradiction avec les rumeurs, les aprioris, les ignorances.
Sans doute pas exhaustif, l’ouvrage n’en est pas moins réellement encyclopédique tant il recèle d’informations. On parlera vite à son égard de référence en la matière.
(Luc Monge - La Savoie)

EXTRAIT

ABSTINENCE

« Toutes choses égales, ceux qui savent manger sont comparativement de dix ans plus jeunes que ceux à qui cette science est étrangère. Les peintres et les sculpteurs sont bien pénétrés de cette vérité, car jamais ils ne représentent ceux qui font abstinence par choix ou par devoir, comme les avares et les anachorètes, sans leur donner la pâleur de la maladie, la maigreur de la misère et les rides de la décrépitude. » Ce jugement du célèbre gastronome français Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût (1825), résume aujourd’hui encore assez fidèlement le regard que porte la société sur l’abstinence. Et ce, qu’il s’agisse de nourriture, de sexe ou de substances psychotropes.
Contrairement à ce que pensent la plupart des consommateurs de drogues (qu’elles soient légales ou non), il existe en effet sur terre quelques humains ne connaissant jamais d’états de conscience modifiée. Une catégorie extrêmement minoritaire, les seuls buveurs d’alcool suffisant à faire lourdement pencher la balance, sans même parler des consommateurs de café, de cannabis ou d’antidépresseurs. Quoi qu’il en soit, pour un amateur moyen d’ivresses plus ou moins occasionnelles, l’idée que l’on puisse ne jamais connaître cette sensation est une forme d’aberration. A tel point que les abstinents, notamment pour l’alcool, se retrouvent régulièrement obligés de justifier longuement et péniblement leur refus de se «joindre à la fête» («Tu peux quand même bien en boire un petit ! Ça fait pas de mal…»). À l’arrivée, c’est l’étiquette de rabat-joie assurée, à moins de présenter un certificat médical. Subissant la pression du groupe, certains vont jusqu’à faire semblant de boire pour ne pas avoir à s’expliquer. Dans nos sociétés, abstinents et consommateurs de drogues illicites sont ainsi paradoxalement l’objet d’une même méfiance de la part de ceux qui se considèrent comme «normaux» (comprendre «buveurs d’alcool»). Dans d’autres milieux, il peut parfois être délicat de refuser de tirer sur un joint ou de prendre un rail sans passer pour un has been.
D’un point de vue thérapeutique, l’abstinence fut longtemps l’unique objectif des alcoologues et des intervenants en toxicomanie. Et une condition préalable à toute prise en charge médicale. Une stratégie qui s’avéra fort peu payante : les taux de rémission dans les centres de sevrage étaient extrêmement faibles dans les années 1970 et 1980 et les toxicomanes hésitaient à s’adresser à de telles structures tant qu’ils ne se sentaient pas «prêts à arrêter». Avec pour conséquence une mise à l’écart complète du système de soins. L’apparition de l’épidémie de sida chez les toxicomanes injecteurs a largement contribué à modifier cette approche. Face à l’urgence sanitaire, les pouvoirs publics finirent par accepter, dans les années 1990, de mettre en place des mesures de réduction des risques liés à la toxicomanie. Une véritable révolution copernicienne puisque, pour la première fois, la société acceptait de se pencher sur le cas de ceux qui n’avaient pas abjuré leur «déviance». Traitements de substitution, échanges de seringues ou encore centres dits de bas seuils, où sont accueillis les toxicomanes les plus désinsérés, constituaient autant d’exceptions à la sacro-sainte règle d’abstinence. Avec des résultats spectaculaires en matière de diminution des overdoses et de contamination au VIH ou aux hépatites.

drogues_store_02-arnaud-aubronL’AUTEUR

Après dix ans à Libération, Arnaud Aubron a cofondé, en 2007, avec d’autres anciens de Libé, le site d’informations participatif Rue89, dont il était rédacteur en chef adjoint. Il est aujourd’hui rédacteur en chef aux Inrockuptibles. Il anime parallèlement depuis 2005 le blog Drogues News, traitant aussi bien de géopolitique, de culture que de débats de société.

Parution : 8 mars 2012
Nb. de pages : 400 p.
ISBN : 978-2359490664
Prix : 19,90 €

, , , , , , ,

Pas de commentaire

LE DERNIER TABOU

Denis Demonpion et Laurent Léger
Editions Pygmalion

le_dernier_tabou_01Il s’agit d’un principe : tous les présidents de la Ve république ont menti depuis Pompidou. Ce livre contient de nombreuses révélations : le cancer de Balladur, qu’il aurait rendu public s’il avait été président ; comment la proposition de réforme a été écartée par Chirac, par Sarkozy puis par Balladur dans le Comité de réforme constitutionnelle ; Sarkozy prend des médicaments non homologués, etc.

PRESENTATION

La main sur le cœur, les présidents de la République se sont toujours engagés à être transparents sur leur état de santé pendant leur mandat. Pourtant, ils ont tous, le moment venu, expédié cette promesse aux oubliettes.
Georges Pompidou répétait qu’il avait la « grippe », alors qu’il se mourait d’une leucémie. Valéry Giscard d’Estaing s’est abstenu de publier des bulletins de santé. Quant à ceux de François Mitterrand, ils étaient tous mensongers. Après son accident vasculaire cérébral, Jacques Chirac laissa croire qu’il s’agissait seulement d’un petit « pépin »… Nicolas Sarkozy, lui, avait promis qu’il ferait de son médecin une « vedette » : il n’en a rien été.
Aucun n’a voulu instaurer des procédures claires qui pourraient remettre en cause les capacités du chef de l’État à présider, chose nécessaire dans une démocratie digne de ce nom.
Or le président tient le destin des Français entre ses mains. S’il s’exonère de rendre des comptes publiquement sur une question aussi vitale que sa santé, doit-on lui accorder notre confiance ?
C’est, en somme, à l’un des grands tabous politiques que s’attaque ce livre, dont les nombreuses révélations ne peuvent qu’interpeller et, surtout… inquiéter.

LU DANS LA PRESSE

C’est un des secrets les mieux gardés de la République ! Depuis toujours, le bulletin de santé du chef de l’Etat fait l’objet de toutes les manipulations. Différé, édulcoré ou carrément mensonger, il ne renseigne en rien sur l’état de forme réel du président, comme l’ont montré en leur temps Georges Pompidou et François Mitterrand.
Dans un livre édifiant à paraître cette semaine, les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger explorent ce monde opaque où le secret médical et la raison d’Etat se mêlent.
(De Matthieu Croissandeau - Le Parisien)

La santé des chefs de l’Etat reste un sujet tabou, malgré de nombreuses promesses de transparence. Pendant deux ans, Denis Demonpion et Laurent Léger ont enquêté sur la santé des présidents.
(De Pauline Fréour - www.sante.lefigaro.fr)

Ce livre pointe donc les mensonges à répétition des Présidents et de leur entourage. Il fourmille de révélations et d’anecdotes effrayantes (…)
L’ouvrage jette également une lumière disgracieuse sur les âpres batailles qui se jouent en coulisse, entre médecins et familles, secret médical plus ou moins poreux et stratégie d’évitement de la presse.
(De David Delos - TV5 Monde « Coup de pouce pour la planète »)

le_dernier_tabou_02LES AUTEURS

Denis Demonpion est rédacteur en chef au Nouvel Observateur, Laurent Léger, grand reporter à Charlie Hebdo. Ensemble, ils ont publié Cécilia, la face cachée de l’ex-Première dame, et Tapie-Sarkozy, les clefs du scandale, deux livres édités par Pygmalion.

Parution : 11 avril 2012
Nombre de pages : 320 p.
ISBN : 978-2756405780
Prix : 19,90 €

, , , , , , , , ,

Pas de commentaire

LA DISTRACTION DES GARES

Monique Debruxelles
Rue des Promenades

la-distraction-des-garesDes trains, des promenades, une fabrique, une péniche, un carnet, des coquelicots, une esthéticienne, des boucs émissaires, un navarin d’agneau, une poule, ces réalités de la vie ordinaire saturent les histoires que raconte Monique Debruxelles. Mais leur apparente banalité est trompeuse. Au détour d’un mot, on est déjà ailleurs. Les repères anciens ne fonctionnent plus, attention, territoires inconnus.

PRESENTATION

La Distraction des gares est un fantastique recueil de nouvelles fantastiques. On y visite une foire aux seins et on s’y débarrasse de ses tics. On y croise des trains, une fabrique, une péniche, une esthéticienne, des boucs émissaires, on y déguste un navarin d’agneau et une poule. Mais l’apparente banalité de ces réalités ordinaires est trompeuse. Au détour d’un mot, on est déjà ailleurs. Les repères anciens ne fonctionnent plus, attention, territoires inconnus.
Fille d’un porteur d’eau du quinzième siècle souffrant d’aquaphobie et d’une mère un peu moins célèbre, Monique Debruxelles a d’abord envisagé une carrière de vendeuse d’hippopotames à la sauvette place des Vosges, avant de choisir la profession moins risquée de fileuse de bas de soie. Après l’abandon de cette jolie matière au profit du nylon, elle est devenue raconteuse d’histoires, par écrit, par souci d’économiser sa voix. Elle a publié un recueil de nouvelles, Délit de vagabondage, paru chez Littera et un livre pour enfants, Les pantoufles aux sept songes, chez le même éditeur. Ses poèmes sont sortis chez Ficelle et des nouvelles de sa plume ont paru dans les revues le Billard égaré, le Pêcheur d’ombre, Brèves, Décharge, la Nef du fou et le Horla. Elle a participé, pour la partie textes, à des livres de photographies de Claude Jacquot (Laon, Bord de mer, Sous les galets).
Comme le joueur de poker professionnel Ludovic Lacay, Julos Menez est né en 1985 dans la petite ville de Cornebarrieu, dans le département de la Haute-Garonne. Très tôt déscolarisé, il travaille avec son oncle Miguel comme maraîcher. En 1999 il effectue son premier voyage au Pérou, où sa visite du Machu Picchu transformera définitivement sa vie. Dès lors, il ne cessera de s’investir. C’est par le dessin que Julos nous offre sa proposition de l’existence basée sur l’idée de la « ligne d’effondrement » issue de la théorie des équilibres tensio-actifs. Il développe un style graphique qui peut être appréhendé comme la martingale ultime face aux terrifiants vertiges du quotidien. Julos est aussi père de cinq enfants qu’il élève avec sa femme Inguill.

EXTRAIT

Au soir sanguinaire
Apulée avait deux yeux dissemblables, l’un doux comme celui d’un bœuf, l’autre ombrageux, courroucé, un œil de proviseur en quête d’un coupable. C’était pourtant un homme tout d’un bloc, qui n’aimait pas faire les choses à moitié, mais en examinant son visage, on ne l’aurait pas cru.
Il avait échoué quelques mois plus tôt dans le ventre du Canistrelli, un cargo hors d’âge, hors d’usage, qui s’écoutait mourir dans la vase d’un port oublié. C’était là qu’Apulée logeait, parmi d’autres paumés dans son genre, anciens taulards, paillards en décrépitude ou malchanceux chroniques.
Apulée bénéficiait d’une cabine individuelle qu’il jugeait fonctionnelle, cosy, de loin ce qu’il avait connu de plus luxueux jusqu’alors. Les étagères du placard étaient assez vastes pour le peu qu’il possédait : ses quelques vêtements ; l’harmonica dont il jouait souvent à la tombée du jour pour ennuyer ses compagnons ; une dizaine de livres qu’il n’avait pas lus, mais dont les couvertures lui avaient tapé dans l’œil – le plus doux des deux − et un bocal au fond duquel tournait sans fin Igor, le prince des lézards, son seul ami sur terre. Son hublot donnait sur le large, sur le bleu infini. Apulée se plaisait à bord. De sa couchette, il
pouvait admirer la mer ; sur le pont, il contemplait le ciel et la ville, au loin ; et descendu sur le quai, il emplissait ses yeux, le tendre comme l’ombrageux, de la vue de son asile, le Canistrelli, et de ses séduisantes plaies. Par nuit calme, on pouvait entendre la rouille grignoter chaque partie du cargo. Le lendemain, on constatait l’avancée des ravages.
Oui, Apulée aimait le Canistrelli. Quelques années plus tôt, il avait vécu dans une prison désaffectée. « Maison d’arrêt de Grain-les-Bois », lisait-on au-dessus d’un immense portail dont il ne restait qu’un vantail branlant, rongé par les termites. Il y avait passé trois ans, une peine que pourtant nul juge n’avait prononcée contre lui. Il s’y était plu, presque autant que sur le cargo. Les portes qui ne feraient plus, les anciennes grilles, entassées au milieu de la cour, qu’il fallait contourner pour entrer ou pour sortir, tout donnait une impression de totale liberté. Des herbes et des fleurs envahissaient l’espace, de jeunes arbres poussaient vigoureusement les murs, des chats jouaient à « un, deux, trois, soleil » dans les cellules. Ses compagnons de squat trouvaient l’isolement insupportable. De fait, la ville était à plusieurs kilomètres, mais ça ne gênait pas Apulée. Le lieu avait un tel charme qu’il lui était difficile d’imaginer entre ces murs des prisonniers en détresse.

Parution : 6 octobre 2011
ISBN : 978-2918804321
Prix : 12 €

, ,

Pas de commentaire

SAUVER LA SANTE - UN MEDECIN DU PRIVE AU CHEVET DU PUBLIC

Christian Le Dorze
Editions Le Cherche Midi

le_patient_francais_01Une question essentielle. Un sujet de société. Le XXème siècle se meurt avec retard. Nietzsche aurait-il raison ? Faudra-t-il être au bord du gouffre pour réagir ?

PRESENTATION

Hier encore, le monde enviait le système de santé français. Aujourd’hui, il est au bord du collapsus ! Inégalités d’accès aux soins, patients qui renoncent à se faire soigner, déserts médicaux, médecins désenchantés, personnels soignants épuisés, des millions de journées de RTT accumulées à régler, un trou de la Sécurité sociale abyssal, des hôpitaux publics dans le rouge, certains même déjà placés sous tutelle ! Enfin une suspicion vis-à-vis de l’institution due à son opacité, au manque d’information et aux scandales à répétition, du Médiator aux prothèses PIP… Que dire de la responsabilité des usagers et des professionnels de santé, de la négligence des élus locaux et de l’absence de contrôle de l’Etat ?
Demain, si l’on ne fait rien, de nombreux établissements de soins fermeront leurs portes. Des milliers de personnes perdront leur emploi et notre système de santé ne sera plus qu’une douce utopie qui n’aura duré qu’un temps. Existe-t-il un moyen de s’en sortir ? Oui, répond le docteur Christian Le Dorze dans ce livre, réquisitoire sans complaisance mais aussi plaidoyer vibrant d’espoir. Il n’est pas trop tard pour redresser la barre. Il est juste temps.

LU DANS LA PRESSE

Christian Le Dorze dresse un inventaire peu reluisant du système de santé français dans ce livre. Le monde enviait notre système. Aujourd’hui les dysfonctionnements sont nombreux et les inégalités se creusent. Mais il est encore temps d’inverser la tendance. Un livre passionnant.
(De Nicolas Leclercq - La Sambre)

Un bilan qui fait mal, très mal, sur cette France de la santé que le monde nous enviait, il y a peu encore. (Le Docteur Christian Le Dorze) s’attèle au sujet et ne cache rien d’une situation absolument catastrophique.
Dans ce livre (…) il dépeint un avenir sombre si des mesures drastiques ne sont pas prises rapidement. (Mais), également, il ouvre des perspectives optimistes si l’alerte est écoutée.
(De Gracianne Hastoy - www.critica.fr)

Ces 200 pages, publiées en pleine campagne avec l’espoir d’éveiller l’intérêt des candidats pour la santé, sont “le récit (d’un) voyage personnel depuis plus de trente ans dans les méandres de notre système de santé”, lit-on en préambule. A la fois manager et médecin, le Dr Le Dorze livre sa recette pour sauver un système “au bord du collapsus”.
(De Delphine Chardon - Le Quotidien du Médecin)

le_patient_francais_02L’AUTEUR

Le Docteur Christian Le Dorze est depuis 2006 président et cofondateur de Vitalia, deuxième groupe privé d’hospitalisation en France avec 50 cliniques. Il a été cancérologue durant 15 ans, puis président d’un syndicat national de médecins.

Parution : 29 mars 2012
Nombre de pages : 215 p.
ISBN : 978-2749118895
Prix : 18 €

, , ,

Pas de commentaire

LE RESCAPE ET L’EXILE

Stéphane Hessel et Elias Sanbar
Don Quichotte Editions

le_refugie_et_l_exile_01Une découverte. Un rappel ou un éclairage sur une situation complexe. Cet ouvrage ne laisse pas indifférent et donne à réfléchir.

PRESENTATION

Que peut-on dire de nouveau sur un conflit de plus de cinquante ans, dont les paramètres de solution sont aujourd’hui connus par la communauté internationale ? MM. Hessel et Sanbar se sont accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l’actuelle impasse et s’interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent, au cours de leur échange, et dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit.
Elias Sanbar, né à Haïfa en 1947, s’est aussitôt retrouvé sur les routes de l’exil. Il parle du sentiment d’incompréhension et d’injustice qu’il partage avec son peuple. Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté à Buchenwald, était diplomate à l’ONU lors de la création d’Israël, à laquelle il était favorable. Il avoue avoir des réserves depuis la guerre des Six Jours, où Israël ne peut plus justifier ses attaques par la légitime défense. Il pointe du doigt l’impunité du pays qui, en continuant la colonisation malgré les traités de paix, se place dans l’illégalité par rapport au droit international. Plus tard, ce sont ses liens avec des oligarchies financières du monde entier qui l’indignent.
En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d’aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d’espérer. Sur la possibilité même d’un État palestinien, ils posent comme préalable le retrait des colonies en Cisjordanie. Ils préconisent de former une région forte, où Israël et la future Palestine pourraient vivre ensemble sereinement.
Stéphane Hessel, lui, en appelle au réveil du peuple israélien, dans la lignée du printemps arabe. Les auteurs finissent par sortir le conflit de son caractère exceptionnel de bataille pour une terre sainte, trop lourd à porter, et prônent un retour à la banalité, condition sine qua non de la fin de l’impunité israélienne.

Hommes de culture, férus de poésie et de musique, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent aussi dans ce livre le cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l’avenir qui exige, au-delà de la conclusion d’un traité de paix, une véritable réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, et plus généralement entre Juifs et Arabes.

LA PRESSE EN PARLE

Le dialogue est précis, fouillé, profond dans l’analyse et la réflexion. Parfois très spécialisé mais jamais lassant (…) C’est la grande force des entretiens que de permettre au lecteur de se laisser entraîner sur des chemins traversiers. Pour s’ouvrir à d’autres voies. A d’autres voix. Et revenir, au final, à la croisée des pensées.
(D’Olivier Quélier - www.book.emissaire.over-blog.com)

Ils devisent sur la situation entre Israël et la Palestine. Les deux en appellent vivement à la paix durable (…) On le recommandera pour son aspect didactique, destiné à ceux qui ne sont pas familiers des enjeux historiques.
(De Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Sorte de récit à deux voix d’un même passé, celui du conflit israélo-palestinien, vécu du point de vue des réfugiés par l’un et du point de vue de l’ONU par l’autre.
(De Marc Voinchet - France Culture)

Emission sur France-Info du lundi 12 mars 2012.

le_refugie_et_l_exile_021LES AUTEURS

Ambassadeur de France, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Stéphane Hessel est notamment l’auteur du célèbre Indignez-vous !. Il a été le chef de la coopération technique au Quai d’Orsay.

Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, a participé aux négociations de paix israélo-palestiniennes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la Palestine et négociateur et animateur de la Revue d’études palestiniennes aux éditions de Minuit. Il est aussi négociateur aux pourparlers bilatéraux et multilatéraux de paix, et chef de la délégation palestinienne aux négociations sur la question des réfugiés.

Parution : 1 mars 2012
Nombre de pages : 288 p.
ISBN : 978-2359490596
Prix : 16,20 €

, , , , , , ,

Pas de commentaire

SUR LA ROUTE DE COLOMB ET MAGELLAN - IDEES REÇUES SUR LES GRANDES DECOUVERTES

Michel Chandeigne et Jean-Paul Duviols
Le Cavalier Bleu

sur-la-route-de-colomb-et-magellanLe Moyen Age est – de fait – souvent associé à un âge concentré de ténèbres, de haine et de barbarie. Un âge où la saleté, la peste, les guerres et la bestialité se disputent la palme. Cette représentation fautive et caricaturale pose deux questions essentielles. L’une et l’autre étant étroitement liées, bien sûr : Pourquoi présente-t-on le moyen âge de cette manière ? Qui écrit l’histoire ?
L’Histoire étant écrite par les vainqueurs, cet ouvrage se propose de revenir sur les mythes historiques.
Une charge contre LA vérité de la corporation des historiens. Et autres généalogies des idées reçues. Passionnant !

PRESENTATION

Longtemps réduites à celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes Découvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisèrent non seulement l’Espagne et le  Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l’Europe.
En moins de cent ans, le monde connu se décupla, un océan et un continent furent découverts et, peu ou prou, l’espace fini tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Comme tous les grands événements, les mythes empiétèrent sur les faits. De l’école de Sagres d’Henri le Navigateur au tour du monde de Magellan, de l’œuf de Colomb aux bateaux en feu de Cortès et à la route des Indes de Vasco de Gama…, ce livre recense et analyse les idées reçues les plus répandues sur les Grandes Découvertes.

TABLE DES MATIERES

LES NAVIGATEURS PORTUGAIS, PIONNIERS DES GRANDES DECOUVERTES
“Au Moyen Age, les gens croyaient que la Terre était plate”
“L’école de Sagres fut fondée par Henri le Navigateur”
“Les caravelles sont les navires des découvertes”
CHRISTOPHE COLOMB
“Christophe a découvert l’Amérique”
“Le Nouveau Monde ne porte pas le nom de son découvreur”
“Christophe Colomb est né à Gênes”
A PROPOS DES CONQUETES ESPAGNOLES
“Cortès a brûlé ses vaisseaux”
“La controverse de Valladolid a opposé Juan Ginés de Sepulveda à Bartolomé de Las Casas, défenseurs des Indiens”
“las casas est à l’origine de la traite négrière”
MAGELLAN
“Magellan a réalisé le premier tour du monde”
“Magellan est né à Sabrosa”
“Magellan a proposé son projet au roi du Portugal qui l’a refusé”

LU DANS LA PRESSE

Ce petit livre élégant, relié dans une couverture rigide, est un recueil de surprises pour tous les amateurs d’Histoire… On croit tout connaître (ou presque) sur les Grandes Découvertes et l’on s’aperçoit qu’on a tout faux (ou presque).
Jean-Paul Duviols, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste de l’Amérique latine, s’est associé au bibliophile Michel Chandeigne pour composer ce bijou d’érudition. L’argumentation, fondée sur une bonne connaissance des sources, est servie par une écriture agréable.
Ainsi, Michel Chandeigne et Jean-Paul Duviols observent ce que l’on sait des prédécesseurs de Christophe Colomb, ces navigateurs européens ou asiatiques qui auraient atteint le Nouveau Monde avant lui.
(Lu sur herodote.net)

LA VIDEO


LES AUTEURS


Michel Chandeigne
est éditeur, libraire et conférencier. Il a dirigé, préfacé ou traduit plusieurs livres sur les voyages maritimes portugais et hollandais, dont un Voyage de Magellan qui fait aujourd’hui référence. Il co-dirige la collection « Magellane » qui rassemble et commente les sources sur l’histoire des Grandes Découvertes.

Jean-Paul Duviols
est professeur émérite de l’université de Paris IV-Sorbonne où il occupait une chaire de Littérature et Civilisation de l’Amérique latine. L’histoire des voyages dans le Nouveau Monde est une de ses spécialités.

Parution : 20 octobre 2011
Nombre de pages : 160 p.
ISBN : 978-2846703918
Prix : 14 €

, ,

Pas de commentaire

L’HOMME, UN SINGE COMME LES AUTRES - ELEMENTS D’HISTOIRE ET D’EPISTEMOLOGIE POUR ENSEIGNER L’EVOLUTION

Hervé Ferrière
VUIBERT

lhomme-un-singe-comme-les-autresUne réflexion nécessaire pour éviter l’incompréhension, le fourvoiement et les récupérations des uns et des autres sur une théorie qui a révolutionné l’approche scientifique du monde qui nous entoure… et sur nous-mêmes !

PRESENTATION

Que dire à celui ou à celle qui affirme que la théorie de l’évolution des espèces énoncée par Darwin est responsable du racisme, de la division du travail, de l’eugénisme, de la violence sociale, des totalitarismes et autres maux de nos sociétés actuelles ?
Après quelques instants de stupéfaction, on pourra rétorquer que c’est faux, mais on ne répondra pas à la véritable question : pourquoi une partie de la population peut-elle encore de nos jours entendre et véhiculer de telles idées fausses et dangereuses ?
L’ouvrage, volontiers polémique, revient sur l’histoire de la biologie et de la société depuis l’émergence du darwinisme.
En entraînant à penser avec rigueur l’évolution de l’homme et celle des espèces animales, ce livre aide à se prémunir contre les mauvaises interprétations de la théorie darwinienne.
A partir de citations et de textes, il propose de réfléchir sur la transmission du message scientifique, sa diffusion mais aussi sa déformation, pour prémunir le citoyen comme l’enseignant contre des idées erronées. Il fournit ainsi des outils théoriques et pratiques pour se former et enseigner sereinement une théorie aussi importante que celle de l’évolution des espèces.

TABLE DES MATIERES

- AU COMMENCEMENT ETAIT LE VERBE ; ET CINQ CITATIONS !
- LES SCIENTIFIQUES DEVRAIENT-ILS TOURNER LEUR LANGUE SEPT FOIS AVANT DE PARLER ?
- DES DEFINITIONS ESSENTIELLES !
- UNE CERTAINE VISION DE L’EVOLUTION HUMAINE
- UNE THEORIE OU DES THEORIES DE L’EVOLUTION ? LA PLACE DE L’HUMAIN ET SON ORIGINE ANIMALE !
- L’UNITE DE L’HUMANITE, LA QUESTION DES « RACES » ET LE SIECLE DE DARWIN
- DARWIN ET LE DARWINISME DES AUTRES

L’AUTEUR

Hervé Ferrière, agrégé de sciences naturelles et docteur en histoire, a été formateur en IUFM auprès d’enseignants du primaire et du secondaire. Il enseigne aujourd’hui l’histoire des sciences et des techniques et travaille au sein des équipes du CRREF (Centre de recherche et de ressources en éducation et en formation) de l’université des Antilles et de la Guyane et du PaHST (Patrimoine, histoire des sciences et des techniques) de l’université de Brest.

Parution : 19 août 2011
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2311003529
Prix : 24 €

, , , , , ,

Pas de commentaire

LE LABYRINTHE DE POUTINE

Steve LeVine
Editions Zofia de Lannurien

le_labyrinthe_de_poutine_01Sous-titré « La Face obscure de la Nouvelle Russie », cet ouvrage est à charge et partisan. Oublié le redressement économique, l’émergence de la classe moyenne et le retour du politique (que l’on approuve ou pas son orientation) au pouvoir face à la « Famille » sous l’ère Eltsine.  Ceci n’est donc point un document mais un essai.
La Russie pays idéal ? Evidemment non ! Même Vladimir Poutine ne le revendique pas. Cela étant dit anti comme pro-Poutine y trouveront matière à critique.

PRESENTATION

S’appuyant sur plus de neuf années d’investigations dans l’ancien bloc soviétique, Steve LeVine dresse dans Le Labyrinthe de Poutine le portrait fascinant et menaçant d’une Russie moderne dirigée par un ex-officier du service de contre-espionnage local du KGB parvenu au sommet de l’État en 1999. Restaurant un régime présidentiel fort, Vladimir Poutine exerce dès lors une politique autocratique inspirée de l’empire tsariste, mettant fin à une période de libéralisation instaurée par la perestroïka. Ayant dû quitter le Kremlin après deux mandats consécutifs en 2000 et 2008, Poutine alterne ses prérogatives avec celles de Dmitri Medvedev pendant quatre ans, le temps pour lui de lancer un nouveau défi aux Russes et à l’Occident en préparant son retour sur la scène présidentielle en 2012.
Le Labyrinthe de Poutine traite également de la mort en Russie, celle de personnes considérées comme « ennemies de l’État » et assassinées dans l’indifférence coupable du Kremlin. Steve LeVine revient notamment sur les événements de la tragique prise d’otages de Nord-Ost qui se solda par 130 victimes, dont 10 enfants. Sur la base d’entretiens avec des témoins oculaires, proches parents et amis des victimes, il décrit la vie et la mort de 6 Russes dont Anna Politkovskaïa, Alexandre Litvinenko et Paul Khlebnikov. Dans le même temps, il sonde l’âme d’un peuple russe scarifié quotidiennement par la violence meurtrière de réseaux secrets.
Steve LeVine mène son enquête au travers d’un labyrinthe tortueux, celui d’un pouvoir moscovite hostile à l’Occident, examinant autant les enjeux politiques majeurs qui contribuent à cette confrontation que le choc émotionnel produit par une série de meurtres et agressions envers tous ceux et celles qui rêvent d’une société plus juste en Fédération de Russie.

le_labyrinthe_de_poutine_02L’AUTEUR

Journaliste passionné de géopolitique et contributeur du célèbre magazine américain Foreign Policy créé en 1970, Steve LeVine pose les questions essentielles sur le fonctionnement de nos sociétés, invitant toujours au débat et à la discussion.
Dix-huit années de journalisme à l’étranger ont occupé la vie de Steve LeVine, en débutant par onze ans au cœur de l’ancienne Union Soviétique. D’abord correspondant étranger aux Philippines pour Newsday entre 1985 et 1988, puis au Pakistan pour le journal Newsweek entre 1988 et 1991, Steve LeVine exerce son métier de directeur de la publication et rédacteur chargé des Affaires Etrangères au journal Businessweek à Washington. Fort de son expérience pour le New York Times et Newsweek dans la région de l’Asie Centrale et du Caucase, il se voit confier une mission de journaliste correspondant basé à Almaty et Bakou pour le Wall Street Journal
Occupant également la fonction de professeur rattaché au département des Affaires Étrangères de l’Université de Georgetown, Steve LeVine y enseigne les questions traitant de l’énergie et de la sécurité. Il explore ainsi les guerres économiques et politiques liées à l’approvisionnement énergétique mondial, notamment au travers de son livre The Oil and the Glory paru en 2007.
Steve LeVine est marié et père de deux enfants.

Parution : 3 octobre 2011
Nombre de pages : 350 p.
ISBN : 978-2953879117
Prix : 21,90 €

, , , , , , ,

Pas de commentaire

Extension Factory Builder