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FAUT-IL JUGER GEORGE BUSH ?

Reed BRODY
En collaboration avec : Jean-Paul Marthoz
André Versaille éditeur & GRIP


couverturebushdefPleins feux sur un rapport qui dénonce la torture et l’impunité. De part la violation régulière du droit international et à tout le moins son interprétation bancale et hypocrite, ce livre pose une question centrale : l’impunité des responsables et en particulier du Président Georges Bush.

Dans sa croisade contre le terrorisme, l’administration Bush a-t-elle sciemment enfreint les lois américaines et internationales en autorisant la torture : pratique de « simulacres de noyade » dans les interrogatoires de membres présumés d’Al Qaïda, « disparition » de prisonniers ou renvoi vers des pays où ils étaient torturés, prisons secrètes dirigées par la CIA… ? Deux noms symbolisent à eux-seuls ces exactions : Abou Ghraib et Guantanamo.
S’il reste bien des zones d’ombre, Human Rights Watch, organisation de défense des droits de l’homme basée aux États-Unis, apporte dans ce livre de nouveaux éclairages sur les pratiques de l’administration Bush et sur ses responsabilités. Des preuves solides qui embarrassent Washington.
Jusqu’à présent, la justice internationale n’a poursuivi que des dictateurs. Quelle attitude adopter face à des chefs d’Etat de pays démocratiques qui violent des droits humains et pratiquent la torture ?
A partir du rapport de Human Rights Watch (dont on trouvera ici l’essentiel), ce livre invite à un large débat sur la nécessité pour les démocraties confrontées aux défis du terrorisme de se distinguer des régimes autoritaires par les moyens qu’elles utilisent et par la place qu’elles accordent au respect du droit et à la lutte contre l’impunité.

LU DANS LA PRESSE

« Reed Brody est un avocat américain, porte-parole de Human Rights Watch, et surnommé “le chasseur de dictateurs”. Il est l’auteur d’un ouvrage au titre provocateur : Faut-il juger George Bush ? Reed Brody y dénonce les dérapages et abus commis par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme, parfois avec la complicité de pays européens. »
(Reed Brody, “Le Bar de l’Europe”, TV5 Monde, 26 novembre 2011)

« Faut-il juger George Bush ? C’est le titre provocateur d’un livre très documenté de Reed Brody.
Dans sa croisade contre le terrorisme, George Bush, ses proches et son administration ont-ils enfreint sciemment les lois américaines internationales qui interdisent la torture ? Oui, répond Reed Brody, et c’est particulièrement préoccupant car il s’agit des dirigeants d’une démocratie qui pas plus que les dictateurs ne doivent échapper à la justice. »

(Simone Reumont, Afrik’Hebdo, 12 novembre 2011)

« Le 17 septembre 2011, Reed Brody a été l’invité de Véronique Gaymard dans l’émission “Livre International” sur RFI.
- Véronique Gaymard : “L’ex-président des États-Unis, Georges Bush, a-t-il bafoué les lois américaines au nom de la lutte contre le terrorisme ? Des interrogations subsistent. Certaines organisations de défense des droits de l’homme telles que Human Rights Watch pointent du doigt les “exactions, dérapages et abus” commis par l’administration Bush. Cette problématique est abordée dans le livre Faut-il juger George Bush ?” »

« D’aucuns reprocheront par avance au livre son engagement. Ce serait lui faire un faux procès. À chacun son rôle. Et la démonstration est basée sur des faits, avancés avec précision et appréciés à l’aulne du droit international et, plus largement pose la question de “ce qui constitue la nature même de la démocratie”. Son organisation conduit parfois à quelques redondances, mais il est court, se lit facilement, et il est aisé d’y piocher ce que l’on souhaite, sans nécessairement tout lire. »
(Delphine Lavergne, Revue Internationale et stratégique, 13 décembre 2011)

« Faut-il juger George Bush ? En voila une bonne question. L’ancien Président américain, commandant en chef de la guerre globale contre le terrorisme, a encouragé ses troupes à des dérives qualifiables de crimes de guerre. […]
George W. Bush, un criminel comme les autres ? C’est en gros l’idée que défend ce court ouvrage, version étoffée et argumentée d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch. […]
Au-delà de l’idée d’un jugement de l’équipe Bush, qui relève probablement de l’utopie, cet ouvrage a le mérite de remettre à plat les dérives américaines. »

(Romain Mielcarek, Actudéfense, 28 novembre 2011)

Reed Brody conseiller juridique et porte-parole de Human Rights Watch, est l’auteur de quatre rapports sur le traitement des prisonniers par les États-Unis depuis le 11 septembre 2001. « Chasseur de dictateurs », il défend les victimes d’Hissène Habré (Tchad) et de Jean-Claude Duvalier (Haïti).

Jean-Paul Marthoz est professeur de journalisme et chroniqueur au Soir (Bruxelles), auteur de « L’éthique de la dissidence. Morale et politique étrangère aux Etats-Unis » (2010).

Nb de pages : 124 p.
Parution : Juillet 2011.
Format : Broché.
ISBN : 9782874951633
EAN13 : 9782874951633
Prix : 9,90 Euros.

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UN MONDE SANS EUROPE ?

Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot, Philippe Esper
Fayard

un-monde-sans-europe Suite aux travaux du Conseil économique de la Défense sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles puissances : quels enjeux, et, éventuellement, quelles opportunités pour la France et l’Europe face à un monde en mutation ? », nous avons comme synthèse la publication d’un livre : « Un Monde sans Europe ? » aux Editions Fayard.

Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, dans le monde sur l’Europe, dans l’Europe sur la France : sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…

Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’Henry Kissinger observait, avec ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four ; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven. » Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de l’Europe.

Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’ « un monde sans Europe ».

L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France dans l’Europe, d’y faire face.

L’Union européenne, ses Etats-membres, ses populations sont doublement affectés. D’une part, bien qu’étant au premier rang du classement des Pib, légèrement devant les Etats-Unis et largement devant l’Inde et la Chine, les deux « empires du milliard », ils sont engagés par rapport à eux dans un déclin relatif, accéléré par la crise économique et financière. D’autre part, ils sont exposés à de multiples dangers, sinon des menaces, de toute nature, le terrorisme étant la plus spectaculaire, mais non la seule.

En conformité avec l’approche dynamique du Conseil et avec son parti-pris européen, les auteurs du livre proposent dans le dernier chapitre une vingtaine de conclusions précises et positives, sur des sujets, tels que la place de l’Europe dans la gouvernance économique et politique mondiale, l’éthique internationale des affaires et l’éradication de la corruption, le maintien d’une option électronucléaire avec une priorité sans concession aux pratique de sûreté, un rôle moteur et persévérant dans la lutte contre la prolifération nucléaire, un plaidoyer pour une politique industrielle moderne devant encourager un emploi durable de qualité et enfin l’appel de quelques pays “qui le peuvent et qui le veulent” à une relance de l’Europe de la défense.

Pour ce livre au titre interrogatif, le Président du Conseil, Philippe Esper a animé un éminent Comité de rédaction composé de  Christian de Boissieu, Jean-François Bureau, le général Robert Creuzé, Pierre Delvolvé, Pierre Hassner, Christophe Jaffrelot, l’amiral Jacques Launay, Claude Mandil, Philippe Méchet, et le général Patrick de Rousiers.

Cette étude propose, à partir d’analyses factuelles, des solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent. »

« Un Monde sans Europe ? » est le troisième ouvrage public du Conseil après « Défendre la France et l’Europe » (Perrin, avril 2007) et « Eurodéfense, pour une relance d’une Europe de la défense » (Unicomm, juin 2009).

Christophe Jaffrelot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’université Paris I-Sorbonne et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du sud. Directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l’un des meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud en France.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais - pour la plupart traduits dans plusieurs pays. Il a notamment publié La Démocratie en Inde (Fayard, 1998), Le Pakistan (Fayard, 2000), Inde : la démocratie par la caste (2005) et L’Inde contemporaine (Fayard, 2006).

Parution : 8 juin 2011
Format : Broché
Nb de pages : 260 p.
ISBN-10: 2213662959
ISBN-13: 978-2213662954

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SOCIOLOGIE POLITIQUE

Philippe Braud
L.G.D.J. / lextension éditions

sociologie-politique Philippe Braud, dans son manuel de référence Sociologie Politique, analyse parfaitement les deux éléments fondamentaux à prendre en compte avant d’éventuellement se lancer en politique : volonté et capacité, intimement liées. Indispensable pour les étudiants en droit ou de sciences-po.

Ce manuel, complété par un lexique de 160 définitions, a l’ambition d’être accessible et clair pour tous publics, sur les sujets essentiels de la discipline.

Des développements approfondis sont consacrés au pouvoir et à l’Etat, à la classe politique, aux partis et aux groupes d’intérêt, à la communication politique, à l’action publique, à la gouvernance européenne, etc. Dans un chapitre plus récent, il examine également les rapports entre psychologie et sociologie politique, liberté individuelle et contraintes sociales, réalités politiques de terrain et représentations symboliques.

L’auteur accorde toute leur importance aux théories consacrées des grands auteurs classiques qu’il est indispensable de connaître dans la perspective de l’examen ou du concours. Mais il fait également une large part aux renouvellements de l’analyse politique, intervenus depuis les toutes dernières dizaines d’années, en France aussi bien qu’aux Etats-Unis et en Europe où des avancées considérables méritent d’être notées.

Des bibliographies par chapitres et par domaines, soigneusement mises à jour et dressées sans complaisances inutiles, aideront commodément les lecteurs désireux d’approfondir des thèmes particuliers.

Pour feuilleter quelques pages de l’ouvrages c’est ici.

Sinon un extrait :
« S’engager en politique et briguer un mandat électif, c’est toujours dans une certaine mesure chercher à flatter et séduire l’électorat. Mais c’est aussi vouloir flatter son propre ego par l’obtention des honneurs et de la reconnaissance publique.
Pourquoi certains hommes et certaines femmes sont-ils prêts à affronter mille fatigues pour se faire élire conseiller général, maire d’une grande ville, député, avant de convoiter ensuite une carrière nationale semée d’embûches ? Après tout, la routine quotidienne d’un responsable politique important, c’est un agenda surchargé, des critiques à subir dont la bonne foi n’est pas toujours évidente, des pressions « amicales » qui peuvent se révéler embarrassantes, les réclamations des quémandeurs, les récriminations des aigris, sans oublier non plus la confrontation douloureuse, lorsqu’elle est impuissante, à beaucoup de misères, d’injustices ou d’inégalités.
En faisant carrière en politique, un individu abdique une grande part de sa liberté personnelle : il lui faut se montrer dans certains lieux, surveiller son langage, calculer ses réponses, manifester des émotions convenues, s’abstenir d’afficher tout haut ce qu’il pense réellement tout bas. La vie des hommes (et femmes) politiques est-elle donc si enviable ?
Pour la plupart d’entre eux, néanmoins, la réponse est certainement positive. On ne comprendrait pas, sinon, l’énergie qu’ils déploient pour (…) »

SOMMAIRE

LES “FONDAMENTAUX” DE L’ANALYSE POLITIQUE
LE POUVOIR
LES GROUPEMENTS SOCIAUX
L’ETAT
SYSTEMES ET REGIMES POLITIQUES
LA SOCIALISATION
L’ACTION COLLECTIVE ET LES GROUPES D’INTERET
LA PARTICIPATION POLITIQUE
LES PARTIS
REPRESENTANTS ET GOUVERNANTS

Philippe Braud, ancien directeur du Département de science politique de la Sorbonne, est un politologue français, spécialiste de sociologie politique. Il est professeur des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au CEVIPOF (Centre d’Études Politiques de Sciences-Po) et Visiting Professor à l’université de Princeton (WoodrowWilson School).
Il est notamment l’auteur de Petit traité des émotions, sentiments et passions politiques, (Armand Colin, 2007) et du Dictionnaire de de Gaulle (Le grand livre du mois, 2006)

Date de parution : 09/2011
10e éditions
Nb de pages : 808 p.
ISBN : 978-2-275-03651-9
EAN13 : 9782275036519

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L’ELARGISSEMENT MET-IL EN PERIL LE PROJET EUROPEEN ?

Lukas Macek
La documentation française

lelargissement-met-il-en-peril-le-projet-europeen La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne. Une collection à mettre entre toutes les mains.
Dans « L’élargissement met-il en péril le projet européen ? », l’auteur aborde un questionnement d’une brulante actualité. La crise de l’Euro ayant mis l’accent sur le manque d’homogénéité politique et des trop nombreuses disparités sociales et économiques de et dans l’Union européenne.

En une cinquantaine d’années, la construction européenne a connu six vagues d’élargissement et acquis une dimension continentale. Certains voient dans le changement d’échelle du projet européen, qui concerne aujourd’hui vingt-sept Etats contre six à l’origine, la source de tous les maux qui affectent l’Union européenne : blocages institutionnels, lenteur décisionnelle, perte de cohésion, délocalisations, dumping social… Or, la liste des pays candidats à l’adhésion (Croatie, Islande, Turquie…) est encore longue.

A trop s’élargir, l’Union ne compromet-elle pas sa capacité à s’approfondir, mettant ainsi en péril la réalisation d’une Europe politique ?

Cette question, aussi ancienne que le processus d’élargissement lui même, mobilise désormais les opinions publiques et bouleverse les clivages politiques traditionnels. Pour y répondre, l’auteur de cet ouvrage dresse un historique et un bilan des élargissements passés. Il en tire également des leçons pour l’avenir, et se demande comment et jusqu’où l’Union peut raisonnablement étendre ses frontières : pour pouvoir dire non à ses voisins, ne doit-elle pas clarifier au préalable le sens et la finalité mêmes du projet européen ?

SOMMAIRE

Préface de Jacques RUPNIK
Introduction

Partie 1 - Une dynamique historique
Des Communautés à 6 à l’Union à 15
Le “grand élargissement” de 2004-2007: un changement d’échelle

Partie 2 - Une perspective de plus en plus débattue
Une source de clivages politiques depuis les années 1990
L’élargissement et le débat sur la finalité du projet européen

Partie 3 - Quel bilan ? Une mécanique bien rodée
Gestion et “digestion” des élargissements par les institutions européennes
Un premier bilan contrasté de l’Union à 27

Partie 4 - Tirer des leçons pour l’avenir
D’autres modalités d’adhésion étaient-elles possibles ?
Jusqu’où étendra-t-on les frontières de l’Union ?
L’Union osera-t-elle un jour dire non ?

Conclusion

Luka MACEK est directeur du campus européen - Europe centrale et orientale de Sciences Po Paris à Dijon.

Préface de Jacques Rupnik, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po Paris.

Format : poche
Nb de pages : 176 p.
Parution : 10 octobre 2011
ISBN-10: 2110085320
ISBN-13: 978-2110085320

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QUE RESTE-T-IL DE L’INFLUENCE FRANÇAISE EN EUROPE ?

François-Xavier Priollaud et David Siritzky
La documentation française

que-reste-t-il-de-linfluence-francaise-en-europe La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne.
Dans « Que reste-t-il de l’influence française en Europe ? », les deux auteurs savent présenter les réalités du temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Connaître pour comprendre ! Comprendre pour agir ! Une collection à mettre entre toutes les mains.

Longtemps habituée à concevoir l’Europe comme un jardin à la française, en raison de son rôle fondateur dans la construction européenne et de son poids politique, économique et démographique, la France craint aujourd’hui de voir son influence décliner au sein des institutions européennes. S’il est vrai qu’elle pèse moins dans l’Union à Vingt-Sept que dans l’Europe des Six, est-elle pour autant moins présente que d’autres grands États aux atouts comparables ?

Sans céder au discours « décliniste » ambiant, les auteurs répondent à cette question en examinant méthodiquement les déterminants de l’influence française. Plutôt que de nier le recul de celle-ci, attesté par des éléments objectifs, ils en relativisent l’ampleur et esquissent les stratégies qui permettraient de redonner à la France le rôle de premier plan qu’elle a eu en Europe.

SOMMAIRE

PARTIE 1 - La France et l’Europe: une histoire dans l’Histoire
La France et l’idée européenne
L’ambivalence française face aux premiers pas de l’Europe unie
1958-1995: de l’alliance de raison au mariage d’amour?
1995-2011: de l’amour au désamour ?
PARTIE 2 - La fin d’un âge d’or ?
La thèse du déclin: une vieille rengaine
La présence française au sein des institutions européennes
De nouveaux leviers d’influence
De nouvelles règles du jeu
PARTIE 3 - Les stratégies d’influence
Influencer pour résister
Influencer pour exister
Influencer pour entraîner
Conclusion
Rappel des références
Pour aller plus loin…
Liste des encadrés
Table des matières

François-Xavier Priollaud et David Siritzky sont administrateurs de l’Assemblée nationale.
François-Xavier PRIOLLAUD est ancien auditeur de l’Institut diplomatique. Il a enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
David Siritzky est actuellement référendaire à la Cour de justice des Communautés européennes. Il enseigne les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
Ils ont enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Ecole nationale d’administration et à l’université de Paris II, et ont publié de nombreux ouvrages spécialisés ou grand public sur l’Union européenne, tous parus aux éditions de La Documentation française, notamment : « La Constitution européenne : texte et commentaires » 2005 ; « Le traité de Lisbonne. Texte et commentaire article par article des nouveaux traités européens (TUE-TFUE) » 2008 ; « Les traités européens après le traité de Lisbonne. Textes comparés » 2010.

Préface de Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris.

Parution : 30 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 192 p.
ISBN-10: 2110085347
ISBN-13: 978-2110085344

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LE PRESIDENT DE TROP

Edwy Plenel
Don Quichotte

un-president-de-tropEn 2012, il ne suffira pas d’écarter l’homme. Encore faudra-t-il inventer une République démocratique et sociale.

Dans le Dorian Gray d’Oscar Wilde, un gentleman distingué se fait faire son portrait. Et voilà que le portrait se décompose, lui révélant sa propre corruption. Le sarkozysme et les mécanismes de pouvoir qu’il convoque, sa violence sociale, politique et symbolique, nous renvoie à notre responsabilité : comment avons-nous permis qu’un personnage si excessif multiplie les dérives – dont certaines préexistaient à son avènement : abus de pouvoir et bons plaisirs, passe-droits et conflits d’intérêts, confiscation oligarchique et privatisation partisane ?

Ce livre veut faire le portrait du sarkozysme : le pouvoir de nomination du président de la République ; l’extension du domaine du secret ; la logique verticale du pouvoir exécutif ; la corruption du milieu journalistique ; les courtisans ; la façon, au fond, de ne pas aimer l’irruption de l’information irrévérencieuse, du désordre, de l’événement ; la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir…

Ces mécanismes qui existaient avant lui, Nicolas Sarkozy les exacerbe, aggravant les vices du présidentialisme français : il en ressort un pouvoir sans équilibre, portant en lui le risque d’un absolutisme. En cette époque troublée, il est urgent d’ouvrir les yeux sur la fragilité de notre République. Nous traversons une crise historique du capitalisme, vivons par le numérique une nouvelle révolution industrielle, voyons finir un cycle de domination de notre culture occidentale sur le monde.

L’histoire du siècle précédent nous a appris combien ces périodes incertaines pouvaient mal tourner. Derrière le réquisitoire se posent des questions fondamentales : quel est le sens de ce pouvoir qui demande au peuple de sortir de sa servitude tous les cinq ans pour choisir son maître et, entre-temps, le contraint au silence et à la peur ? Le sarkozysme porte en germe le refus de la démocratie.

REVUE DE PRESSE /
Coups de cœur des vendeurs de la FNAC / GULAY de FNAC Aubervilliers :

« République à vendre!
Le rédacteur en chef de Médiapart nous peint une république et une démocratie en déclin depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’ère Sarkozy, une régression?
ENGUERRAND de FNAC Croix-Blanche
Edwy Plenel
L’ex-directeur du monde revient ici sur une présidence unique : l’extension du domaine du secret, la logique verticale du pouvoir exécutif, la corruption du milieu journalistique, les courtisans… Ces mécanismes qui existaient avant Nicolas Sarkozy aggravent les vices du présidentialisme français. »

L’INTRODUCTION D’EDWY PLENEL /
« LE CRIEUR DE JOURNAUX » :

Dans l’un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d’introduire un discret hommage au traité de son ami Étienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission . On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr’Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.
Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu’il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l’insécurité sociales s’étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l’avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l’avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.
À mesure que s’approche l’échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d’intérêts leur tient lieu d’intérêt général et l’inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. À l’été 2010, l’affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l’argent et de la politique, d’une politique soumise à l’argent. En ce début de l’année 2011, c’est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d’un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.
« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l’Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l’ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c’est à lui qu’il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d’un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu’elle prolongea en l’aggravant.
Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu’on nomme révolution, ce mot qu’a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu’il avait été, au XIXe, synonyme de pain, de paix et de liberté. À lui parce qu’il est temps d’accomplir la promesse d’une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l’origine et désormais minée par la contre-réforme d’un pouvoir soumis aux intérêts d’une minorité de privilégiés.
Le peuple, donc, parce que, s’il ne s’en mêle pas, s’il ne s’en charge pas lui-même, s’il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l’habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. À trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?
À mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu’ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l’indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l’importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l’esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu’eux-mêmes.

Du journalisme comme chien de garde
Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d’un sursaut populaire et d’une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. À ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume les textes, articles et chroniques que j’ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d’un entêtement et d’une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d’un pouvoir réduit à la personne qui l’incarne. Cohérence d’une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d’abandons professionnels.
Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d’instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l’élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C’est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart .
Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d’indépendance aux pouvoirs, de résistance à l’air du temps et d’invention d’un possible professionnel, ce livre est donc d’abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l’ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d’alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n’a eu de cesse d’être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l’énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l’homme du 27 mars 1996 .
Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. À l’heure de l’information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d’être au rendez-vous de son métier : l’événement non plus comme répétition, mais comme création. L’événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. À l’opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l’enquête, le reportage ou l’analyse, Mediapart s’est efforcé d’être au rendez-vous de cette exigence.
Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d’une presse sans papier – ni frontière, d’ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d’une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d’indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d’édition créée à l’enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d’emblée l’enseigne . C’était en 1958, en pleine guerre d’Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d’une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.
Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d’énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l’insoumission et de l’indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu’incontrôlable. Péguy qui, dans l’article manifeste du premier numéro desdits « Cahiers », en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».
Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n’y a pas de débat d’opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leurs révélations. Symbole d’intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l’ombrageux : « Ces “ Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis. » Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout et sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d’élévation.

Vertus de l’antisarkozysme
« Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s’il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Écrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public ». « Qu’est-ce qu’un journaliste ? », demandait-il dans l’éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s’accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse, qui n’est simple qu’en apparence : « C’est un homme qui d’abord est censé avoir des idées . »
Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L’antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. À première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n’agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.
Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d’idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n’est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d’une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter, au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.
Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d’une personne privée, il fallut bien s’interroger. Rencontre d’institutions dangereuses et d’un individu excessif, l’élection de 2007 obligeait à envisager d’autres accidents, d’autres dérives, d’autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d’un clan et les abus d’un personnage, nous subissions aussi l’excessif pouvoir que leur donne la place qu’ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.
Moment d’abaissement et d’égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitués. Cette réalité-là s’appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.

Vices du présidentialisme
Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l’intégrisme est aux religions, ce que l’absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n’est pas le fait qu’il y ait une présidence de la République, c’est que la République soit aux mains du président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d’une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d’exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l’excès n’a cessé de s’étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.
On le sait, les tragédies qui font l’histoire se répètent en farces. Ce n’est pas un progrès, loin s’en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d’une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d’une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l’onction, pas la conviction. L’apparence, pas l’essence. Les mots, pas la culture. Condition d’une République sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d’être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d’une classe politique qui en souffre autant qu’elle en profite. Mais, le plus souvent, c’est un point de vue de circonstance : d’opposants ruminant leurs défaites et qui s’empresseront de l’oublier à l’approche d’éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.
À chaque revers des oppositions du moment, qu’elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu’elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l’excès d’un président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l’étable, courbant l’échine et changeant d’allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l’approche de l’échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts . Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l’aventure mitterrandienne plutôt que de l’exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s’approprier cette présidence plutôt que la réfuter.
Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clef de voute du système est la clef de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l’état en se disant qu’il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu’existe ce système organiquement déséquilibré, tous les présidents qui se sont succédés n’ont cessé d’envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d’une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l’irresponsabilité, de l’entre-soi et de l’entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu’eux, puisqu’ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D’un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.
Aurons-nous, enfin, le courage qu’ils n’ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s’éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c’est l’habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d’un seul comme s’il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l’ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »

Puisse ce livre y aider.
Edwy Plenel, Paris, le 8 février 2011.

Journaliste, ancien directeur des rédactions du Monde, Edwy Plenel est cofondateur et président de Mediapart.

un-president-de-trop-2REVUE DE PRESSE /
La critique de Livres à lire :

« Hier, je vous proposais de revenir sur le passé, en se remémorant le 10 mai 1981 et les années Mitterrand. Aujourd’hui, à un an des élections présidentielles,  je pense qu’il est opportun de réfléchir à ce que nous voulons pour notre avenir. A l’heure où les différents partis politiques cherchent à se montrer sous leurs meilleurs jours, pour séduire les électeurs, il est important de garder les yeux grands ouverts et de ne pas se laisser avoir par les belles promesses des uns et des autres.
Le livre d’Edwy Plenel ” Le président de trop ” nous met en garde contre les dérives des institutions de la Ve République dont la constitution a permis que l’essentiel du pouvoir soit concentré entre les mains du président de la République. Et selon la personnalité, la moralité et les réelles motivations de celui qui incarne la fonction, cela peut poser problème et ceci d’autant plus si l’opposition ne joue pas son rôle. L’hyper-présidence sarkozyste en a démontré les failles.
Condition d’une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous sommes confrontés en permanence aux prérogatives étendues à l’excès d’un Président irresponsable et intouchable, à l’absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, l’extension du domaine du secret, un pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, une  représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, un pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir, un système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Les différents articles d’Edwy Plenel, réunis ici et publiés entre septembre 2006 et février 2011 dans  Le Soir, Marianne ou Mediapart, sont autant de piqures de rappel pour nous renvoyer à nos responsabilités de citoyen. Voter est un devoir, ne pas l’exercer, c’est permettre à des personnages peu soucieux de vos intérêts de se hisser au plus haut de l’Etat et d’y faire ce que bon leur semble.  Ne l’oubliez pas lorsqu’il sera temps de mettre votre bulletin dans l’urne. Faute de quoi, il faudra arrêter de se plaindre ! »
http://www.livres-a-lire.net/article-livre-le-president-de-trop-edwy-plenel-don-quichotte-73639668.html

Parution : 10 mars 2011
Format : Broché
Nb de pages : 516 p.
ISBN-10: 2359490338
ISBN-13: 978-2359490336

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SCANDALE DES ECOUTES: “MERCI ET ADIEU”, LE NEWS OF THE WORLD TIRE SA REVERENCE SANS HONTE NI REMORDS

(10/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

news-of-the-world-1“Merci et adieu” : le titre barrait ce dimanche 10 juillet  la une de la dernière édition du tabloïde britannique News of the World, rattrapé après 168 ans de scoops sulfureux par un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques aux multiples retombées politiques et judiciaires.

Au moment où son propriétaire Rupert Murdoch était attendu à Londres pour tenter de limiter les dégats, le journal dominical a, dans un dernier baroud d’honneur, consacré son ultime édition à un pot-pourri de ses plus gros succès de vente.

UN “FLORILEGE DE LA PRESSE DE CANIVEAU” SELON L’AFP !

Dans cette sorte de florilège de la presse de caniveau, s’étale sur un encart central de 48 pages ce qui a fait du News of the World le journal à plus fort tirage du Royaume-Uni: “l’enfant caché” du tennisman Boris Becker; les affaires extra-maritales de tel évêque et du footballeur David Beckham; la liste, avec leur domicile, des “pervers sexuels” (des condamnés ayant purgé leur peine)…

“Nous avons fait l’Histoire”, assure sans modestie le tabloïde qui se présente en une comme “le meilleur journal au monde”.
Pour cette “édition-souvenir”, cinq millions d’exemplaires ont été imprimés, soit près du double du tirage normal.

Dans un éditorial couvrant une page entière, le NotW reconnaît cependant “s’être perdu”. Le journal est accusé d’avoir piraté les messageries téléphoniques de milliers de célébrités et de victimes de crimes, et d’avoir payé des policiers-informateurs pour alimenter ses scoops.
Le scandale, qui perdure depuis des années, a récemment rebondi avec la révélation que le NotW aurait également piraté la messagerie d’une écolière assassinée.

news-of-the-world-2“Nous nous félicitons d’un haut niveau de qualité et nous l’exigeons mais, lors d’une période de quelques années allant jusqu’à 2006, certains de ceux qui travaillaient pour nous, ou en notre nom, n’ont pas respecté nos normes, et de manière abominable”, reconnaît l’éditorial.
Samedi soir, dans un discours prononcé devant les quelque 200 employés du NotW, le rédacteur en chef Colin Myler, a assuré: “nous ne voulons pas et nous ne méritons pas d’en être là”, brandissant le journal tandis que fondaient en larmes nombre de journalistes.
Avant d’annoncer, dans ce qui fut longtemps la plus pure tradition des journalistes anglais à la fin d’une journée de travail: “Et maintenant, nous allons au pub”.

La fermeture du journal n’a pas mis un terme au scandale, à tel point que le baron de la presse Rupert Murdoch a décidé de faire le voyage depuis les Etats-Unis afin de prendre lui-même en mains la gestion de la crise.
M. Murdoch devra tenter d’empêcher que l’incendie ne gagne la marque News Corp, son empire de presse transcontinental. Le NotW ne représente qu’une goutte d’eau dans cette nébuleuse médiatique mais le scandale complique la réalisation d’un projet-phare et controversé de Murdoch au Royaume-Uni: le rachat de la totalité du bouquet de chaînes par satellite BSkyB.

Parallèlement, l’enquête policière s’accélère. Scotland Yard a longuement interrogé vendredi trois personnes, dont un ancien rédacteur en chef du journal, Andy Coulson, qui fut également directeur de la communication du Premier ministre David Cameron.
Rebekah Brooks, la directrice générale de News International qui réunit les opérations britanniques de News Corp et donc le NotW, devrait elle aussi être prochainement entendue, selon la presse.
Dans une lettre aux députés publiée samedi, elle a une nouvelle fois nié avoir cautionné ou même avoir été au courant de piratage de messageries au sein du tabloïde.

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MURDOCH FERME LE TABLOÏD BRITANNIQUE « NEWS OF THE WORLD » AU COEUR D’UN SCANDALE

(07/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

murdoch-5Le controversé tabloïd «News of the World», au cœur d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques, va cesser de paraître. Ainsi en a décidé son propriétaire, le groupe News Corporation, détenu par Rupert Murdoch.

LONDRES / Le magnat australo-américain Rupert Murdoch a créé la stupeur jeudi en décidant la fermeture du tabloïd britannique à grand tirage News of the World (NOTW) au centre d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques.
“Le News of the World fermera après publication d’un dernier numéro ce week-end”, a annoncé dans un communiqué James Murdoch, président de News International, la branche britannique du groupe News Corp de son père Rupert Murdoch.

Créé il y a 168 ans, le dominical tabloïd, qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, était le fleuron du groupe News Corp. Son rachat en 1968 par Rupert Murdoch a été décisif dans la stratégie d’implantation du magnat en Grande-Bretagne.
James Murdoch a évoqué une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d’une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu’un tel acte serait “inhumain” s’il était confirmé.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a dit M. Murdoch.

Il a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, “n’avaient pas mis fin aux problèmes”.
Les dernières révélations publiées jeudi, selon lesquelles les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan auraient été écoutés, ont ajouté à l’indignation.
La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées –politiciens, personnalités, sportifs, et victimes de faits divers– pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

murdoch-4RUPERT MURDOCH S’ENVOLE POUR LONDRES AFIN DE DEMINER LE SCANDALE DES ECOUTES

Le baron de la presse Rupert Murdoch était donc en route ce samedi 9 juillet pour Londres, afin de tenter de limiter les dégâts provoqués par le scandale des écoutes au sein d’un de ses titres phares dans le pays, le News of the World, qui a été sacrifié et sortira sa dernière édition dimanche.
Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire “News Corp”, devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l’AFP une source au sein de News International (NI), la société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l’empire Murdoch.

Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse d’enfler. Son fils James, président de News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.
Le NotW sortira ainsi dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d’exemplaires, il est l’un des journaux anglais les plus vendus au monde.
“C’est un jour très difficile pour nous tous”, a résumé l’actuel rédacteur en chef du tabloïde, Colin Myler, dans un courriel envoyé au personnel. L’un d’eux portait un tee-shirt noir, en signe de deuil, où était imprimé: “Goobye monde cruel”.

Le journal prépare un tirage exceptionnel à cinq millions d’exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a indiqué un de ses journalistes à la presse.
“Partons dans un feu d’artifices”, a tweeté sans honte ni remaords un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïde. “On est totalement innocent” (sic), a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour “quelques” coupables.

Aussi traumatisante qu’elle soit, la fermeture du journal n’a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l’ancien rédacteur en chef du tabloïde et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres interpellés.

Le NotW est accusé d’avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d’une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.
Le NotW n’est qu’une goutte d’eau dans l’empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait contraindre un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.

David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l’automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d’être tenu au courant de l’enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l’action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi.
Rupert Murdoch aura fort à faire pour circonscrire l’incendie. Il devrait également devoir épauler son fils James, qui dirige les opérations européennes et asiatiques de News Corp, et donc celles au Royaume-Uni.

David Cameron a estimé vendredi que la police devait interroger toutes les personnes concernées, “peu importe qu’elles se situent en haut ou en bas de la hiérarchie”.
Il a également dit que lui “aurait accepté” la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International, de plus en plus sur la sellette.

Selon le Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de “millions de courriels”. “Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?”, se demande le Guardian. News International a démenti.
L’histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, “dans un an”, ils comprendront pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.

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SCANDALE DES ECOUTES A LONDRES : UN PROCHE DU PREMIER MINISTRE DAVID CAMERON ARRETE !

(08/07/2011 / avec BBC et AFP)

murdoch-1Andy Coulson, l’ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron, a été arrêté ce 8 juillet dans le cadre des écoutes illégales pratiquées par le tabloïd News of the World, dont il fut un temps rédacteur en chef, a annoncé Scotland Yard.

M. Coulson, 43 ans, est “soupçonné de participation à des écoutes téléphoniques illégales” et de “corruption”, a précisé la police dans un communiqué.
Répondant à une convocation, il s’est présenté vers 10H30 à un commissariat du sud de Londres. “Il a été placé en détention”, précise le communiqué.
Certains des policiers qui travaillent sur cette affaire enquêtent notamment “sur des paiements inadéquats faits à la police”, ajoute le communiqué sans plus de détails.
Scotland Yard soupçonne apparemment des policiers d’avoir reçu de l’argent pour rémunérer leurs informations.

M. Coulson, dont M. Cameron avait fait son directeur de la Communication à son arrivée au pouvoir en 2010, avait dû démissionner de ce poste en janvier, après une première vague de révélations sur les écoutes de personnalités menées à grande échelle par le tabloïde dans les années 2000.
La police estime que quelque 4.000 personnes -hommes politiques, membres de la famille royale, stars de l’écran ou du monde sportif- pourraient avoir été écoutées.
Andy Coulson avait déjà dû précédemment abandonner son poste de rédacteur en chef du News of the World en 2007, quand le correspondant royal du tabloïde et un détective privé avaient été emprisonnés dans le cadre de cette affaire.

Son arrestation accroît la pression sur le Premier ministre David Cameron, mis en cause à plusieurs reprises ces derniers jours par l’opposition pour ses liens avec l’ancien rédacteur en chef et sa nomination dans son équipe.
“La décision de le nommer était la mienne et seulement le mienne et j’en prends l’entière responsabilité”, a déclaré M. Cameron lors d’une conférence de presse impromptue, peu avant cette arrestation prédite dans les medias britanniques vendredi matin.

L’interpellation de Coulson est intervenue au lendemain de l’annonce de la fermeture du News of the World, sur décision de son propriétaire Rupert Murdoch, le magnat de la presse .
Ces derniers jours, le scandale des écoutes a pris une nouvelle dimension au Royaume-Uni, après de nouvelles révélations sur le fait que les téléphones de proches de fillettes assassinées et de soldats tués en Irak et en Afghanistan pourraient avoir aussi été piratés.
Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu depuis le début de l’affaire. Un détective privé, Glenn Mulcaire, travaillant pour le compte du journal à sensation, avaient notamment été condamné à de la prison ferme en 2007.

des milliers de partisans du colonel Kadhafi ont prié vendredi sur la Place verte, appelant à la mobilisation pour combattre les “forces croisées” et à libérer les cités occupées par les rebelles.
S’en est suivie une manifestation au cours de laquelle ont été scandés des slogans à la gloire du “Guide de la révolution” qui a assuré dans la soirée que son régime ne serait pas renversé.
“Le régime en Libye ne tombera pas. Il repose sur le peuple et non sur Kadhafi. L’Otan se trompe si elle croit pouvoir faire tomber le régime dans ce pays”, a affirmé le dirigeant libyen dans un message diffusé devant des milliers de ses partisans à Sebha, à 750 km au sud de Tripoli et fief de la tribu dont il fait partie. Il a par ailleurs exhorté l’Otan à cesser ses frappes et à laisser les Libyens régler “tout seuls” leurs problèmes.

murdoch-3 LE SCANDALE DES ECOUTES :

Le NOWT, créé il y a 168 ans et qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, s’est fait au fil des ans le champion des scoops. Il a été récemment récompensé pour avoir démasqué une affaire de matches de crickets truqués impliquant des joueurs de l’équipe nationale pakistanaise.
Ces méthodes cependant ont souvent été dénoncées comme contestables sinon illégales, après des exclusivités acquises à grand renfort de caméras cachées et de journalistes déguisés en cheikh ou hommes d’affaires.

Le correspondant royal du NOTW et un détective privé, Glenn Mulcaire, travaillant pour le compte du journal à sensation, avaient été condamnés à des peines de prison ferme après un premier scandale d’écoutes, en 2007.
Le même détective sulfureux et d’autres journalistes sont depuis peu visés par un nouveau déluge de révélations qui ont suscité l’indignation. Au point que la police a évoqué de possibles interpellations à venir. Parmi les suspects figurent également des policiers qui auraient reçu de l’argent en échange d’informations.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a reconnu jeudi James Murdoch.

Alors que les premières écoutes concernaient des politiciens, personnalités, membres de la famille royale, stars de l’écran ou du monde sportif, il apparaît désormais que les enquêteurs du NOTW ont aussi écouté les portables de victimes de crimes crapuleux, des proches de personnes tuées dans un attentat d’al-Qaïda ayant fait 52 morts à Londres en 2005, ou encore les familles de militaires morts en Irak ou en Afghanistan.
“Si c’est vrai, c’est écoeurant”, a déclaré jeudi sur la BBC Rose Gentle, mère d’un soldat tué en Irak, soulignant la “colère” des familles.
La police a précisé que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

De leur côté, les annonceurs ont fait savoir les uns après les autres qu’ils retiraient leurs budgets publicitaires.
L’indignation a été largement partagée par les députés à l’occasion d’un débat d’urgence mercredi, et par les Lords jeudi.
Le Premier ministre a pour sa part souhaité une accélération de l’enquête policière en cours.
Il a fait savoir qu’il rencontrerait la semaine prochaine le chef de l’opposition travailliste Ed Miliband pour discuter d’une commission publique d’enquête destinée à faire toute la lumière sur les agissements du NOTW, et de la presse plus généralement.
M. Miliband a répété qu’il souhaitait que cette enquête soit conduite par un juge.

murdoch-2Nombre de journaux, dont The Times pourtant membre du groupe News Corp, se sont publiquement désolidarisés des pratiques du NOTW.

L’affaire des écoutes empoisonne la vie politique au Royaume-Uni depuis des mois. Elle s’est notamment traduite en janvier par la démission du directeur de la communication de David Cameron, Andy Coulson, ancien rédacteur en chef du NOTW éclaboussé par le scandale.
Elle est également embarrassante car le chef du gouvernement, considéré comme un proche de Rupert Murdoch, s’apprêtait à donner son feu vert définitif au rachat de la totalité du bouquet satellitaire BSkyB par le groupe du magnat américano-australien.
Déjà confronté à la colère des médias qui estiment le pluralisme de la presse menacé par l’empire Murdoch, le Premier ministre fait face désormais à une forte pression politique pour geler le dossier.

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COMMENT VIVRE EN TEMPS DE CRISE ?

Edgar Morin, Patrick Viveret
Bayard

Face à la crise que nous traversons, il nous faut prendre de la distance, replacer ce moment dans le cadre plus large des grandes mutations que nous avons déjà connues, apercevoir le cycle qui s’achève et le nouvel ordre qui s’ouvre.

comment-vivre-en-temps-de-crise

Dans cette période critique, où les défis sont cruciaux et le pire - possible, gardons à l’esprit cette certitude : l’improbable peut toujours survenir. Même lorsque tout concourt à la catastrophe, la complexité du réel peut donner naissance à des situations inattendues. Tenons-nous prêts à accueillir l’improbable, demeurons attentifs à l’usage positif de cette crise, voyons là une chance d’un nouveau rapport au pouvoir démocratique, à la richesse monétaire et, pour finir, au sens.

Les auteurs se répondent, l’un appelant à définir des critères pour comprendre ce monde qui vient, l’autre s’interrogeant sur les outils à mettre en œuvre pour que le développement économique de nos sociétés s’accompagne d’une croissance en humanité et que la crise que nous traversons soit une chance de redéfinir enfin le monde dans lequel nous souhaitons vivre.
Un appel à la réflexion et à l’action commune pour bâtir un nouveau monde.

SOMMAIRE
COMPRENDRE LE MONDE QUI VIENT
QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE NOTRE VIE ?

LU DANS LA PRESSE :

« Cet opuscule sorti aux éditions Bayard, dans la collection le temps d’une question, vaut surtout pour la contribution de Patrick Viveret, celle d’Edgar Morin se réduisant à la portion congrue.
Synthèse, brossant un tableau général appelant à être approfondi :
Petit extrait, à propos de notre rapport à la monnaie :
« Chez les économistes, la monnaie n’est pas définie, elle est simplement décrite par ses fonctions : unité de compte, moyen d’échange et de paiement, réserve de valeur. Ces trois fonctions sont pourtant contradictoires. En effet, nous attendons d’une unité de compte qu’elle soit la plus stable et la plus universelle possible : imaginez ce qui se passerait s’il existait une Bourse des kilos et des mètres qui changeraient en permanence. (…) Pourquoi les économistes n’arrivent-ils pas à définir en profondeur la monnaie et à la comprendre ? J’ai saisi la clef du problème grâce aux rares économistes qui suivent une approche pluridisciplinaire, et notamment en France Michel Aglietta et André Orléan, qui ont réalisés tout un travail anthropologique sur la monnaie à partir du livre de rené Girard, La violence et le sacré. Utilisant cette pensée comme un outil dans leur livre La violence de la monnaie, ils ont réinterprétés la question monétaire à travers les catégories giradiennes de la violence et du sacré. Ils ont été à l’origine d’une grande enquête pluridisciplinaire, La monnaie souveraine, qui met par exemple en évidence que l’origine de la monnaie n’est pas du tout économique mais religieuse (…) »
http://aevigiran.over-blog.com/article-patrick-viveret-edgar-morin—comment-vivre-en-temps-de-crise-65574521.html

Directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment son oeuvre majeure, La méthode, parue en six volumes.
Patrick Viveret, philosophe, a été conseiller à la Cour des Comptes. Chargé sous le gouvernement Jospin d’une mission visant à redéfinir les indicateurs de richesse, il est notamment l’auteur de Reconsidérer la Richesse (éd. de l’Aube) et Pourquoi ça ne va pas plus mal ? (Fayard).Il est également membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot.

Format : Poche
Nb. de pages : 91 pages
Dimensions : 12,3cm x 17,8cm x 1cm
ISBN : 978-2-227-48208-1
EAN : 9782227482081

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J.K ROWLING VEUT FAIRE ENTRER HARRY POTTER DANS L’ERE NUMERIQUE

J.K. Rowling, dont la saga Harry Potter s’est déjà vendue à plus de 400 millions d’exemplaires dans le monde, entend désormais prospérer sur le net: les livres numérisés seront vendus à partir d’octobre et un site ludique doté de nouveaux contenus a été lancé jeudi.

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Comment maintenir l’intérêt, alors que le dernier roman est paru il y a déjà 4 ans, et que l’ultime film tiré de la série sort cet été ? L’auteur milliardaire et ses agences de communication ont plus d’un tour magique dans leur sac: depuis une semaine, le suspense était entretenu par un mystérieux site “Pottermore” sur une annonce spectaculaire le 23 juin.

Jeudi, la blonde J.K Rowling en personne, très élégante en robe fluide imprimée et talons hauts, a expliqué son projet lors d’une rare conférence de presse à Londres.

“Nous savions qu’il y avait une forte demande pour des livres en version numérique, mais je voulais faire plus que celà, et revenir à l’expérience de la lecture”, a-t-elle indiqué.

Le site internet qui est à la fois un jeu et un livre interactif avec vidéos et textes inédits, est “une façon merveilleuse d’initier la génération numérique au livre”, ajoute-t-elle.

S’il est gratuit pour sa partie ludique, le projet, en partenariat avec Sony, est aussi une boutique en ligne, où pour la première fois, J.K Rowling va vendre directement au public ses livres sous forme numérisée.

L’écrivain garde ainsi la totale maîtrise de la version numérique de sa saga, au lieu d’en confier la vente aux circuits traditionnels et aux librairies en ligne, comme Amazon ou Apple. Les “e-book” Harry Potter seront compatibles avec toutes les plate-formes existantes (tels Kindle, iPad, Sony reader).

Ils seront disponibles dans un premier temps en anglais, français, italien, allemand et espagnol, en octobre.

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L’écrivain a confirmé au passage qu’elle “n’envisageait pas d’écrire un autre roman” de la saga.

Elle a toutefois pris un plaisir évident à abonder ses livres avec des détails inédits, pour le site Pottermore.

Le site interactif devrait ravir “moldus” (non sorciers) et mordus de la saga. L’apprenti sorcier va “entrer” littéralement dans le livre, puisqu’en répondant à une batterie de questions, il va être sélectionné pour rejoindre l’une des désormais fameuses “maisons” de sorciers, Poufsouffle, Gryffondor ou Serpentard; jeter des sorts; accéder à de nouveaux chapîtres sur ses personnages préférés.

“Plus de la moitié des nouveaux contenus étaient déjà écrits et non exploités”, explique J.K Rowling. Mais elle s’est remise à écrire pour l’occasion, renouant avec un héros auquel elle est aussi attachée qu’à “un petit ami”, au point que la fin de la série a déclenché chez elle “autant de larmes que pour la mort de ma mère”.

La cérémonie au cours de laquelle chaque candidat est choisi par sa maison d’appartenance et le choix de la baguette magique (parmi 33.000 combinaisons) “m’ont le plus amusé”, sourit-elle.

Et de remarquer qu’elle a testé le choix des maisons “sur sa propre famille” et que chacun a été affecté là où elle le pensait. “Ca marche!” lance-t-elle, hilare.

La plupart des fans devront attendre octobre pour accéder à Pottermore, mais un million de “happy few” inscrits dès aujourd’hui pourront affronter des “défis” et accéder à partir du 31 juillet (date anniversaire d’Harry) au site.

Nouveau suspense ou recette marketing éprouvée? Une internaute pas dupe écrit jeudi sur son compte twitter “Harry Potter et la baguette magique du … marketing”.

(Avec AFP - 23/06/2011)

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POLEMIQUE : ”OSEZ LE CLITO”, UNE CAMPAGNE FEMINISTE DECOMPLEXEE

12 idées reçues sur le clitoris

Lancée hier par la plateforme osezlefeminisme.be, la campagne “Osez le clito!” fait déjà énormément parler d’elle. Aujourd’hui, le site vous propose de revenir sur 12 idées reçues liées au plaisir féminin. L’occasion de mettre à mal un certain nombre de clichés.

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Le clitoris est-il l’unique organe par lequel les femmes ressentent du plaisir ? L’orgasme est-il plus indispensable pour les hommes que pour les femmes?

Les réponses à toutes ces questions sont à découvrir sur cette plateforme.

http://www.osezlefeminisme.be/

REVUE DE PRESSE /
L’avis de Valérie Pétillon
Pour La Libre Belgique (20/06/2011) :

« Pourquoi le féminisme en 2011?
Bien trop souvent oublié, ignoré, voire mutilé, Osez le Féminisme lance aujourd’hui, lundi 20 juin, sa campagne “Osez le Clito !” Créé il y a 2 ans en France, Osez le Féminisme arrive en Belgique avec leur nouvelle campagne quelque peu décalée.
Pourquoi le féminisme en 2011?
Car même si il est vrai qu’aujourd’hui les femmes ont le droit de vote, un compte en banque et le choix de faire ou pas des enfants, elles restent encore payées 27% de moins que les hommes à compétences égales, se cognent les diplômes au plafond de verre, subissent des postures sexistes, des violences conjugales ou pire, des mutilations génitales…
Et pour se faire entendre, Osez le Féminisme ouvre le débat chez nous avec une campagne décomplexée : Osez le Clito ! Parce qu’il est méconnu, peu discuté, pas enseigné (saviez-vous qu’il mesure 11 cm et possède 8 000 terminaisons nerveuses?); que sa seule fonction est de nous mener à la jouissance; qu’il fait encore l’objet de violences et de mutilations…
… il est le symbole ludique de la lutte féministe! »

http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/668157/osez-le-clito-une-campagne-feministe-decomplexee.html#embed_pos1

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LE PETIT LAROUSSE 2012 FAIT PEAU NEUVE !

Avec AFP.

Hessel, auteur du best-seller “Indignez-vous!”, le ténor Roberto Alagna, ou encore les acteurs Denis Podalydès et Kristin Scott Thomas font leur entrée dans le Petit Larousse 2012, aux côtés de 60 personnalités et de 3.000 nouveaux mots.

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Le Petit Larousse “a bénéficié d’une refonte complète de sa nomenclature, un énorme travail qui se déroule tous les dix à douze ans et prend de deux à trois ans”, précise à l’AFP Carine Girac-Marinier, directrice du département Dictionnaires et Encyclopédies chez Larousse.
L’armée de lexicographes et de conseillers scientifiques de Larousse a inclus dans cette édition 3.000 nouveaux mots, sens ou expressions et admis quelque 150 nouveaux noms propres dont plus de 60 artistes, écrivains, scientifiques ou sportifs.

Parmi les heureux élus, figurent Marie Ndiaye, Goncourt 2009, l’écrivain d’origine haïtienne Dany Laferrière ou le dissident chinois Liu Xiaobo mais aussi Leonardo DiCaprio, Charlotte Gainsbourg ou Lambert Wilson.
Certains y font une entrée tardive: Stéphane Hessel, 93 ans, le généticien Albert Jacquard, 85 ans, Steve Jobs, patron et co-fondateur d’Apple, Venus et Serena Williams, l’écrivain Marek Halter ou le cinéaste anglais Ridley Scott, auteur du film culte “Blade Runner” en 1982.
Figurent aussi désormais trois générations de Chedid, avec l’arrivée de Louis et Matthieu, alias M, après leur mère et grand-mère Andrée Chedid, poète disparue en février.

Parmi les nouveaux mots gourmands, la “caïpirinha”, cocktail brésilien, côtoie la “chorba”, soupe servie le soir pendant le ramadan, le “malossol”, gros cornichon au vinaigre doux venu de Russie, ou encore le “gravlax” scandinave, saumon cru mariné avec de l’aneth.
Moins appétissants, entrent en 2012 le “filovirus”, en forme de filament, dont fait partie le redoutable virus Ebola, le “corium”, amas qui se forme lors d’un accident nucléaire grave, ou la “génotoxicité”, quand une substance ou un rayonnement altère le génome d’êtres vivants.

Les mots “gagnant-gagnant” ou “papy-boomeur” (baby-boomeur qui atteint l’âge de la retraite) sont devenus familiers. D’autres sont plus ésotériques comme “animatique”, application des nouvelles technologies au cinéma, “cléricature”, ensemble d’experts dans un domaine, ou “orthorexie”, trouble de l’obsession de la qualité des aliments absorbés…

Petit mais costaud, le Larousse illustré comporte au total : 62.000 noms communs, 28.000 noms propres, 150.000 définitions, 5.000 illustrations, un atlas de 350 cartes mises à jour et 128 pages de planches encyclopédiques illustrées.
Sans oublier les incontournables pages roses qui accueillent proverbes, mots historiques, locutions latines et étrangères.

“La maquette a été revue en profondeur pour être plus lisible et attractive, la couverture +en 3D+ est aussi nouvelle”, explique Mme Girac-Marinier, qui précise que le tirage du millésime 2012 est de 700.000 exemplaires.
“Chaque minute, plus d’un Petit Larousse est vendu en moyenne et il représente, selon Ipsos, 80% du marché des dictionnaires”, se félicite-t-elle, soulignant que “l’année des refontes, on constate une hausse de 20%”.

L’édition 2012 cache aussi deux “intrus” dans sa nomenclature qui pourront rapporter gros à celui qui les découvrira.

(Le Petit Larousse illustré - 1.984 p. - petit format 29,90 euros, grand format 44,50 euros)

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SOMMET UNION EUROPEENNE-AFRIQUE A SYRTE/TRIPOLI : VISIONARY AFRICA (IN AFRICA) “ART AT WORK”

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PROJET MULTIDISCIPLINAIRE ITINERANT DANS LES CAPITALES AFRICAINES

SYRTE/TRIPOLI -

ADDIS ABEBA - OUAGADOUGOU

Exposition urbaine d’images et de pratiques artistiques africaines - Résidences d’artistes  - Workshops

 

Addis Ababa, Ethiopie

10 au 31 janvier 2011 (dates à confirmer)

 

Ouagadougou, Burkina Faso

19 février - 13 mars 2011 (dates à confirmer)

 

Avant première

dans le cadre du Sommet Union Européenne-Afrique Syrte/Tripoli, Libye

29 novembre 2010

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LE LIVRE DE L’EVENEMENT : L’ETONNANTE SAGA DU MONDIAL

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Peter Seddon, Vikash Dhorasoo, Thierry Beauchamp (Traducteur) , Frédéric Brument (Traducteur)

Éditeur: Le Serpent à plumes

 

Jamais on n’avait raconté ainsi l’histoire de la Coupe du monde de football. Des origines de la compétition jusqu’aux qualifications pour le mondial 2010 en Afrique du Sud, ce livre relate avec une drôlerie irrésistible les anecdotes les plus étonnantes et les plus mémorables qui ont jalonné la turbulente existence du “plus grand spectacle du monde”.

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FICHU VOILE ! . PETIT ARGUMENTAIRE LAÏQUE, FEMINISTE ET ANTIRACISTE

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Nadia Geerts, Claude Javeau (Préfacier) , Caroline Fourest (Postfacier)

Éditeur: a Renaissance du Livre

Collection: space vital

 

D’abord centrée sur l’école, la question délicate du port du voile a successivement touché toutes les sphères de la société. Faut-il accepter le port de signes religieux au nom de la tolérance, du multiculturalisme et de la liberté d’expression ?

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NOUVELLE POLEMIQUE CONTRE BHL (1) : « SI BHL ETAIT ALLE A GAZA…»

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Nos confrères de LIBERATION (08/02/2010) évoquent la nouvelle polémique contre BHL à propos de son soutien à Tsahal :

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NOUVELLE POLEMIQUE CONTRE BHL (1) : « EN QUOI L’ARMEE ISRAELIENNE EST-ELLE «MORALE»? »

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LIBERATION (08/02/2010) évoque la nouvelle polémique contre BHL à propos de son soutien à Tsahal :

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PROFESSION IMAM

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Tarek Oubrou, Michaël Privot, Cédric Baylocq

 

Le point de vue de l’éditeur : « Au coeur de la communauté musulmane, l’imâm dispose du privilège de s’adresser aux fidèles du haut de sa chaire. C’est le cas de Tareq Oubrou qui, après trente ans d’engagement, opère un retour réflexif sur son cheminement, depuis l’invisibilité des années 1980 jusqu’à l’avènement d’un islam français devenu incontournable.

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OGM RISQUES ET CHANCES . PLAIDOYER POUR LES RESPECT DE LA VIE

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Jacques Neirynck, Philippe Roch

 

Le débat sur les OGM agricoles reste ouvert pour le grand public. D’une part, les cultures de ce type s’étendent aux Etats-Unis ou en Chine. D’autre part, en Europe, il existe un moratoire de fait comme en France ou de droit comme en Suisse. Qui a raison ? Ceux qui les utilisent en espérant accroître le rendement de leurs cultures ou bien ceux qui les refusent de peur de faire courir des risques à la santé ou à la nature ? Quels sont ces risques ?

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