Archives de la catégorie 3 - ACTU PRESSE

LES MARCHES DE L’ENERGIE - L’ENERGIE, A QUEL PRIX ?

FAVENNEC Jean-Pierre & DARMOIS Gilles
Editions TECHNIP

lesmarchesdelenergiePRESENTATION

Le début du XXIe siècle est marqué par une forte croissance des prix de l’énergie. Le prix du pétrole, à 10 $ par baril en 1999, est à 120 $ à la fin de 2012 (après avoir atteint 147 $ en 2008). Ceci reflète à la fois une augmentation de la demande et une augmentation des coûts. La perspective d’une demande soutenue, en particulier dans les pays émergents, entraîne une modification du marché mondial de l’énergie. Dans ce contexte, cette nouvelle édition fournit une présentation claire et didactique des mécanismes de fonctionnement du pétrole, du gaz et de l’électricité, avec leurs avantages et leurs limites.

A l’heure de la globalisation de l’économie, l’ouvrage analyse les conséquences du mouvement de dérèglementation des marchés sur les prix des différentes énergies, et tente de répondre à plusieurs grandes questions : pourquoi une telle volatilité des prix ? Qui prendra désormais le risque d’investir ? Les grands acteurs de l’énergie résultant du mouvement actuel de concentration seront-ils en position dominante ?

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent, par la connaissance des outils essentiels que sont les marchés de l’énergie, anticiper les mouvements de l’économie mondiale au XXIe siècle.

TABLE DES MATIERES

1. Généralités sur l’énergie, les marchés et les marchés de l’énergie.

2. Les marchés du pétrole brut et des produits pétroliers.

3. Les marchés du gaz.

4. les marchés de l’électricité.

5. Questions ouvertes et perspectives.

Glossaire.

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

Cet ouvrage traite des marchés physiques et papier du pétrole, des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité.

Le prix du pétrole se forme par la confrontation d’une offre et d’une demande globales. En ce sens, il est un prix de marché. Cet ouvrage n’aborde pas en profondeur les contraintes de la production, les déterminants de la demande mondiale ni la théorie de la fixation des prix d’équilibre. Il n’en retient que les éléments principaux, pertinents pour la description des contraintes s’imposant aux marchés physiques et papier et en déterminant les caractéristiques.

L’ouvrage présente le fonctionnement des principaux marchés tels qu’ils existent à ce jour. Il examine, en particulier, de manière détaillée le marché du pétrole brut, le plus ancien et également le plus élaboré. Historiquement, ce marché s’est développé sur le modèle des bourses de commerce. Il répondait à une finalité industrielle claire, de couverture des risques et de stabilisation des cours. L’ouvrage présente les acteurs (sociétés de trading, spéculateurs) et les outils de sophistication croissante qui sont apparus progressivement. Il décrit les marchés de couverture et de futures, en mettant l’accent sur les fonctionnements concrets et les descriptions opérationnelles.

L’arrivée d’intervenants purement spéculateurs aux cotés des acteurs industriels, avec des objectifs et des processus de décision différents, introduit de la volatilité et des risques nouveaux. L’ouvrage montre la construction progressive des règles de marché. Il évoque, sur des exemples, les pratiques douteuses (manipulations, squeezes,…) et les solutions qui peuvent être apportées. Il rappelle à cette occasion les caractéristiques des marchés de commodités et ce qui les distingue des marchés d’actions et d’autres produits financiers. L’apparition des marchés physiques du pétrole et des produits pétroliers, concomitante à la disparition du cartel et des compagnies totalement intégrées, a contribué en l’accompagnant, à l’introduction de la concurrence dans le secteur. Les autorités et les théoriciens de la concurrence ont construit un modèle dans lequel le développement d’un marché physique, avec sa multiplicité d’acteurs et de transactions, est une condition nécessaire de la dérégulation des marchés énergétiques.

La création de marchés physiques du gaz et de l’électricité résulte d’une démarche volontariste des gouvernements dérégulateurs et des autorités de la concurrence. Elle n’est pas d’origine industrielle, même si des acteurs ont vu l’intérêt qu’ils pourraient y trouver. Dans certains cas, le passage par le marché est rendu obligatoire entre le producteur et l’acheteur. Le modèle est ici le marché physique du pétrole. L’ouvrage présente les analogies entre ces énergies (coûts des investissements, structures des industries) et les différences qui ont un impact sur la création de ces marchés. Les problèmes de qualité du produit s’y posent de manière différente. La différenciation (électricité verte,…) n’y a pas le même sens que sur les marchés pétroliers, en particulier à cause des contraintes physiques beaucoup plus fortes pour le transport de ces énergies. L’existence d’un réseau de conduites pour le gaz ou de lignes électriques dont l’équilibre doit être instantané est un préalable à l’existence de marchés régionaux. Il reste des interconnexions à construire pour en étendre le champ. Le financement de ces infrastructures peut poser des problèmes que le marché doit résoudre pour prouver son efficacité.

AUTEUR(S)

Gilles DARMOIS, ancien cadre dirigeant de société pétrolière, est professeur à l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs).

Jean-Pierre FAVENNEC, ancien directeur du Centre économie et gestion de l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs), est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’économie de l’énergie publiés en France et à l’étranger.

Parution : 26 novembre 2012
Nb. de pages : 232 p.
ISBN : 978-2-7108-1014-8
Prix : 32.00 €

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SPHERE DE SURVEILLANCE

Stéphane Leman-Langlois
Presses de l’Université de Montréal

sphere-de-surveillanceFaut-il redouter, ou réclamer la surveillance ? Menace-t-elle nos droits, ou réussit-elle à assurer notre sécurité quotidienne ? La réalité est bien plus complexe que l’approche première pourrait laisser le supposer. En effet, la surveillance reste une constante des sociétés occidentales au 21e siècle.

PRESENTATION

Dans un monde où les gestes anodins comme les détails les plus intimes laissent des traces dans les banques de données, sur Internet ou dans l’oeil des caméras, faut-il redouter ou réclamer plus de surveillance ? Les nouvelles technologies sont-elles les solutions aux problèmes de la modernité tardive, ou de nouvelles formes de contrôle des populations ?
La réalité est bien sûr plus complexe que ces oppositions binaires le laissent entendre. De l’univers commercial (marketing) à celui des policiers qui traquent les criminels de carrière, en passant par la surveillance des usagers des transports en commun et des internautes, voilà autant de « sphères » où surveillants et surveillés, dispositifs et processus interagissent pour produire une gamme pratiquement infinie d’agencements.

Avec les textes de : Didier Bigo, Benoît Dupont, Thibault Genessay, Fabien Jobard, Gabriel Larivière-Bélanger, Patrick Laurin, Stéphane Leman-Langlois, Dominique Linhardt, Pierre Margot, Antoine Mégie, Pierre Piazza, Anne-Marie Pratte, Olivier Ribaux

FEUILLETER L’OUVRAGE

C’est ICI !

L’AUTEUR

Stéphane Leman-Langlois est professeur de criminologie à l’Ecole de service social de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque. Entre autres publications, il a dirigé avec Jean-Paul Brodeur Terrorisme et antiterrorisme au Canada (PUM, 2009).

Parution : 18 octobre 2011
Nb de pages : 219 p.
Format : Broché
ISBN : 978-2760622661
27 Euros.

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FAUT-IL JUGER GEORGE BUSH ?

Reed BRODY
En collaboration avec : Jean-Paul Marthoz
André Versaille éditeur & GRIP


couverturebushdefPleins feux sur un rapport qui dénonce la torture et l’impunité. De part la violation régulière du droit international et à tout le moins son interprétation bancale et hypocrite, ce livre pose une question centrale : l’impunité des responsables et en particulier du Président Georges Bush.

Dans sa croisade contre le terrorisme, l’administration Bush a-t-elle sciemment enfreint les lois américaines et internationales en autorisant la torture : pratique de « simulacres de noyade » dans les interrogatoires de membres présumés d’Al Qaïda, « disparition » de prisonniers ou renvoi vers des pays où ils étaient torturés, prisons secrètes dirigées par la CIA… ? Deux noms symbolisent à eux-seuls ces exactions : Abou Ghraib et Guantanamo.
S’il reste bien des zones d’ombre, Human Rights Watch, organisation de défense des droits de l’homme basée aux États-Unis, apporte dans ce livre de nouveaux éclairages sur les pratiques de l’administration Bush et sur ses responsabilités. Des preuves solides qui embarrassent Washington.
Jusqu’à présent, la justice internationale n’a poursuivi que des dictateurs. Quelle attitude adopter face à des chefs d’Etat de pays démocratiques qui violent des droits humains et pratiquent la torture ?
A partir du rapport de Human Rights Watch (dont on trouvera ici l’essentiel), ce livre invite à un large débat sur la nécessité pour les démocraties confrontées aux défis du terrorisme de se distinguer des régimes autoritaires par les moyens qu’elles utilisent et par la place qu’elles accordent au respect du droit et à la lutte contre l’impunité.

LU DANS LA PRESSE

« Reed Brody est un avocat américain, porte-parole de Human Rights Watch, et surnommé “le chasseur de dictateurs”. Il est l’auteur d’un ouvrage au titre provocateur : Faut-il juger George Bush ? Reed Brody y dénonce les dérapages et abus commis par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme, parfois avec la complicité de pays européens. »
(Reed Brody, “Le Bar de l’Europe”, TV5 Monde, 26 novembre 2011)

« Faut-il juger George Bush ? C’est le titre provocateur d’un livre très documenté de Reed Brody.
Dans sa croisade contre le terrorisme, George Bush, ses proches et son administration ont-ils enfreint sciemment les lois américaines internationales qui interdisent la torture ? Oui, répond Reed Brody, et c’est particulièrement préoccupant car il s’agit des dirigeants d’une démocratie qui pas plus que les dictateurs ne doivent échapper à la justice. »

(Simone Reumont, Afrik’Hebdo, 12 novembre 2011)

« Le 17 septembre 2011, Reed Brody a été l’invité de Véronique Gaymard dans l’émission “Livre International” sur RFI.
- Véronique Gaymard : “L’ex-président des États-Unis, Georges Bush, a-t-il bafoué les lois américaines au nom de la lutte contre le terrorisme ? Des interrogations subsistent. Certaines organisations de défense des droits de l’homme telles que Human Rights Watch pointent du doigt les “exactions, dérapages et abus” commis par l’administration Bush. Cette problématique est abordée dans le livre Faut-il juger George Bush ?” »

« D’aucuns reprocheront par avance au livre son engagement. Ce serait lui faire un faux procès. À chacun son rôle. Et la démonstration est basée sur des faits, avancés avec précision et appréciés à l’aulne du droit international et, plus largement pose la question de “ce qui constitue la nature même de la démocratie”. Son organisation conduit parfois à quelques redondances, mais il est court, se lit facilement, et il est aisé d’y piocher ce que l’on souhaite, sans nécessairement tout lire. »
(Delphine Lavergne, Revue Internationale et stratégique, 13 décembre 2011)

« Faut-il juger George Bush ? En voila une bonne question. L’ancien Président américain, commandant en chef de la guerre globale contre le terrorisme, a encouragé ses troupes à des dérives qualifiables de crimes de guerre. […]
George W. Bush, un criminel comme les autres ? C’est en gros l’idée que défend ce court ouvrage, version étoffée et argumentée d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch. […]
Au-delà de l’idée d’un jugement de l’équipe Bush, qui relève probablement de l’utopie, cet ouvrage a le mérite de remettre à plat les dérives américaines. »

(Romain Mielcarek, Actudéfense, 28 novembre 2011)

Reed Brody conseiller juridique et porte-parole de Human Rights Watch, est l’auteur de quatre rapports sur le traitement des prisonniers par les États-Unis depuis le 11 septembre 2001. « Chasseur de dictateurs », il défend les victimes d’Hissène Habré (Tchad) et de Jean-Claude Duvalier (Haïti).

Jean-Paul Marthoz est professeur de journalisme et chroniqueur au Soir (Bruxelles), auteur de « L’éthique de la dissidence. Morale et politique étrangère aux Etats-Unis » (2010).

Nb de pages : 124 p.
Parution : Juillet 2011.
Format : Broché.
ISBN : 9782874951633
EAN13 : 9782874951633
Prix : 9,90 Euros.

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LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE

Ledent et Burny
Presses agronomiques de Gembioux

la-politique-agricole-communePrésentation : Lors de l’élaboration du traité instituant la Communauté économique européenne et dès son application, en 1958, l’agriculture n’a cessé de susciter d’âpres débats, renouvelés et renforcés par les élargissements successifs et à l’occasion des négociations commerciales multilatérales.
Cependant, la politique agricole commune est restée longtemps la seule construction élaborée par les Etats membres et l’agriculture est toujours une activité importante dans l’Union européenne. Outre son rôle nourricier, elle participe intensément au commerce international et compose le fondement de nombre d’industries d’amont et d’aval (agro-industries). Elle est aussi un facteur essentiel du développement rural, de l’aménagement des territoires, de la préservation et de la réhabilitation des paysages qu’elle a souvent façonnés.
L’ouvrage reconstitue l’historique de la PAC. De manière critique, il en décrit les péripéties multiples et complexés, retracé ses succès mais aussi ses échecs et ses contradictions.
Il relève de nombreux défis auxquels l’agriculture et la politique ont dû et doivent faire face : progrès technique spectaculaire, mondialisation de l’économie, négociations commerciales projetées dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce, élargissement à nombre d’Etats candidats, sécurité alimentaire du monde, respect de l’environnement et insertion au sein du développement durable, sûreté et qualité des denrées.
Enfin, il se soucie de la pérennité du modèle agricole européen dans un monde sans cesse changeant.
Cet ouvrage est le fruit de l’expérience d’A. Ledent, président du Conseil supérieur wallon de l’agriculture, l’agroalimentaire et l’alimentation, recteur honoraire de la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux où il a enseigné l’économie rurale durant 40 ans, ancien directeur général de l’Office belge chargé de l’intervention sur des marchés agricoles et de P Burny, son ancien élève, chercheur qualifié, maître de Conférence à la même faculté et attaché au cabinet du Ministre wallon de l’agriculture et de la ruralité.

SOMMAIRE

Des projets d’intégration des agricultures européennes au traité de Rome
Les secteurs de la politique agricole commune ; Nécessité, objectifs et principes de la PAC
L’organisation commune des marchés et la politique des prix agricoles
Les premières révisions et réformes de la PAC - l’aménagement d’organisations communes de marchés
Les négociations multilatérales (GATT) et l’agriculture
L’accord d’Uruguay sur l’agriculture et la PAC des marchés
De l’Agenda 2000 à la réforme de la PAC en vue du troisième millénaire
Les mesures connexes à la politique des marchés et des prix
Un monde en mouvement, une agriculture et une politique agricole en adaptation constante

Format : Broché
Nb de pages : 600 p.
Dimensions : 24.0 x 17.0 x 2.7 cm
ISBN-10: 2870160666
ISBN-13: 978-2870160664

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LA PAUVRETE. QUATRE MODELES SOCIAUX EN PERSPECTIVE

Sylvain Lefèvre, Gérard Boismenu, Pascale Dufour
PU Montréal

la-pauvretePrésentation
La pauvreté traverse l’histoire contemporaine. Elle continue d’exister entre les crises et leur survit. La conjoncture économique ne fait que moduler son ampleur et ses formes d’expression. C’est pourquoi, pour comprendre le phénomène, il faut le situer dans le modèle de développement des sociétés. Pour les auteurs de ce livre en effet, la pauvreté n’est rien de moins que le résultat d’un arrangement politique et social propre à chaque modèle de développement. En d’autres termes, par les formes institutionnelles qu’elles se donnent, les sociétés produisent une pauvreté qui leur ressemble. C’est ce que révèle la comparaison de quatre modèles de l’Etat social: la Grande-Bretagne, le Danemark, la France et le Québec. Se distancer de l’actualité immédiate - tout inquiétante qu’elle soit - c’est peut-être la meilleure manière d’affronter une réalité inconfortable et d’agir en conséquence.

Sommaire

COMPRENDRE LA PAUVRETE : ENJEUX POLITIQUES ET ANALYTIQUES
LES ARETES DU TRIANGLE DANOIS
LA LEGITIMITE DES INEGALITES ET LA QUESTION SOCIALE EN GRANDE-BRETAGNE
L’IDEAL SOLIDARISTE REPUBLICAIN FRANÇAIS FACE A LA DUALISATION DU MARCHE DU TRAVAIL
LA LUTTE QUEBECOISE CONTRE LA PAUVRETE DANS UN CONTEXTE INEGALITAIRE
(DE)CHIFFRER LA PAUVRETE : DES INSTRUMENTS D’OBJECTIVATION EN DEBATS
VOUS DITES CONVERGENCE ?

Pascale Dufour et Gérard Boismenu sont professeurs de science politique à l’Université de Montréal. Entre autres publications, ils ont signé, avec Alain Noël, L’aide au conditionnel (PUM, 2003). Docteur en science politique de l’Université Lille 2, Sylvain Lefèvre est chercheur au Centre de recherche sur les politiques et le développement social de l’Université de Montréal.

Parution : août 2011
Nb de pages : 209 p.
Format : Broché
Dimensions : 21.0 x 14.0 x 1.3 cm
ISBN : 9782760622555
EAN13 : 9782760622555

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UN MONDE SOUS SURVEILLANCE ?

Philippe Ségur et Emilie Labrot
Presses Universitaires de Perpignan

un-monde-sous-surveillanceCe livre s’intéresse aux diverses modalités de traçabilité électronique de l’individu aujourd’hui et aux problèmes juridiques nouveaux qu’elles soulèvent, notamment en matière de protection des droits et des libertés, et de garantie de la vie privée.
Est ainsi étudié l’impact juridique et politique des technologies nouvelles telles que la vidéosurveillance, les cartes bancaires, les puces RFID, la biométrie, l’Internet en général et le piratage électronique en particulier. Une large place est également accordée aux techniques policières (systèmes d’écoute, fichage) et militaires (système ECHELON, système HERISSON) de surveillance ainsi qu’aux méthodes plus subtiles de contrôle social en matière de communication.
Le grand atout de cet ouvrage est de présenter la question de la surveillance et du contrôle de manière à la fois thématique, synthétique et très documentée à partir des diverses technologies qui peuvent affecter tout un chacun dans sa vie quotidienne.

Présentation
Depuis une vingtaine d’années, les démocraties occidentales se sont transformées en sociétés de plus en plus vigilantes et répressives. Elles se sont dotées d’un ensemble de règles qui réduisent la liberté des individus au nom de la sécurité collective. Si Orwell avait posé la propagande comme complément indissociable de Big Brother, il apparaît que le point d’orgue des politiques répressives soit la question sécuritaire. Or, celle-ci est fondée – comme l’avait également vu l’auteur de 1984 – sur l’existence d’un ennemi permanent (le terroriste, le pirate informatique, la grande criminalité, etc.).
Dès lors, la contrepartie de l’exigence de sécurité est l’abandon d’une large part de la liberté. Ce livre s’intéresse à cette conséquence majeure pour le devenir de notre société en termes de surveillance individuelle. Il recense les diverses modalités de la traçabilité électronique de l’individu aujourd’hui et s’attache aux problèmes juridiques nouveaux qu’elles soulèvent, notamment en matière de protection des droits et des libertés, et de garantie de la vie privée.
L’impact juridique et politique des nouvelles technologies telles que la vidéosurveillance, les cartes bancaires, les puces RFID, la biométrie, l’Internet et le piratage électronique, y fait donc l’objet d’une particulière attention. Une large place est également accordée aux techniques policières (systèmes d’écoute, fichage) et aux techniques militaires de surveillance (système ECHELON, système HERISSON) ainsi qu’aux méthodes plus subtiles de contrôle social en matière de communication.

L’ambition de cet ouvrage est enfin de présenter la question de la surveillance d’une manière à la fois thématique, synthétique et documentée à partir des diverses technologies qui peuvent affecter tout un chacun dans sa vie quotidienne.

Extraits de l’Avant-propos de Philippe Ségur
S’il a été dit souvent que nous vivions dans une société de l’information, on peut penser que nous sommes entrés aujourd’hui dans celle du renseignement. Or, si l’une n’exclut pas l’autre, elles ne sont pas tout à fait identiques. Si l’information suppose le libre accès, le renseignement suppose la captation. Si le libre accès à l’information est inhérent à la transparence démocratique, la captation du renseignement change la nature de la transparence attendue : c’est l’individu même qui, aux yeux du pouvoir, doit être transparent même s’il ne le veut pas. Autrement dit, l’être humain est de plus en plus lisible. Il l’est à livre ouvert - ou à écran ouvert - et se doit même d’être traçable.
Sur ce thème, les auteurs de ce livre n’ont pas instruit un procès à charge. Ils ne se font pas les contempteurs des évolutions juridiques et techniques en cours, mais se sont efforcés de faire le point de manière mesurée et de bien mettre en balance les arguments en présence. La surveillance des individus et des foules qui se met en place, peut certes porter atteinte aux libertés individuelles. Mais le droit à la sécurité, à la sûreté, à certaines conditions de vie, fait aussi partie des droits de l’homme consacrés par la Cour européenne de Strasbourg. La question centrale est alors l’équilibre à trouver entre liberté individuelle et exigence de sécurité collective.
Deux fortes questions traversent implicitement l’ensemble de ces travaux. La première a trait à la redéfinition de la vie privée qui paraît s’amorcer. Dans la Rome antique, la vie privée au sens où nous l’entendons n’existe pas. L’opinion publique structure les comportements publics comme privés et exerce un tel contrôle social que l’individu peut être considéré comme fondu dans la Cité. Le christianisme a profondément modifié cet ordre des choses en entraînant une privatisation du champ social. Par ses considérations de morale et de salut individuel, l’Église a introduit une division entre l’individu, la famille et la cité et la sphère individuelle privée a peu à peu été considérée comme inviolable. La situation actuelle est alors paradoxale. D’une part, le respect dû à la vie privée est de plus en plus revendiqué et consacré par le droit. D’autre part, les nouveaux instruments de surveillance lui portent une atteinte croissante avec l’assentiment, parfois la collaboration active des individus qui exposent leur vie intime sur la scène publique grâce aux nouvelles technologies de la communication.
La seconde question posée par cet ouvrage est celle relative à la nature de la politique sécuritaire en train de se développer. En 1949, un certain Eric Blair, mieux connu sous le nom de George Orwell, écrivait dans un appartement du Nord de Londres un roman visionnaire promis à un grand succès. Ce que l’on sait moins, c’est que l’appartement où fut écrit 1984 se trouve aujourd’hui cerné par plus de trente caméras de vidéosurveillance dans un périmètre de deux cents mètres. Le fait est suffisamment significatif pour mériter d’être mentionné. Une société de grande surveillance répond-elle alors au principe d’équilibre et de proportionnalité entre des droits contradictoires ? Et surtout est-elle encore démocratique ?
S’il est besoin de le rappeler, ce ne serait pas la première fois dans l’Histoire qu’un régime démocratique disparaîtrait sans changer de nom ni sans que l’on s’en aperçoive. Les Athéniens de la fin du IVème siècle av. J.-C. en rendent témoignage. Quant au projet humaniste qui était de placer l’homme et ses valeurs au centre du monde, on ne peut que constater son déclin et regretter que peu de voix s’élèvent au final pour le rappeler. Comme si la grande jouissance de la propriété, ce vrai moteur de la sécurité, était aussi le signe d’une grande fatigue démocratique. « Le poison du pouvoir énervant le despote/Et le peuple amoureux du feu abrutissant », comme l’écrivait Baudelaire, qui fut sur les barricades en 1848 avant de connaître, mieux que quiconque, la censure sous l’Empire.

Sommaire

LA TRACABILITE CROISEE DE L’INDIVIDU
Internet, l’individu dans la toile
La vidéosurveillance, l’individu sur écran
La carte bancaire, l’individu sur les comptes

LES MODALITES ETATIQUES DE LA SURVEILLANCE
Les nouveaux pouvoirs de police en matière d’investigation informatique
Les écoutes téléphoniques : interceptions judiciaires et interceptions de sécurité
Le système ECHELON.

Format : Broché
Nb de pages : 252 p.
Parution : 23 juin 2011
ISBN-10: 2354121334
ISBN-13: 978-2354121334

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SIONISMES/ANTISIONISMES (CITES, N°47-48/2011)

Yves Charles Zarka, Joseph Cohen, Collectif,
PUF

sionismes-antisionismesSujet polémique que la Revue Cités se propose dans ce numéro de nous expliciter sous tous les angles et avec tous les points de vues. Une confrontation des arguments des uns et des autres à la place du conflit intellectuel. Une guerre des mots et des idées.

EXTRAITS

Yves Charles Zarka, extrait de l’éditorial « La nouvelle question sioniste » :
« Transformer un conflit intellectuel ouvert et violent en une considération des arguments de part et d’autre, donc passer de la guerre des mots à l’examen des arguments, tel est l’enjeu de la présente livraison de Cités. Son objectif est de permettre à chaque lecteur d’y voir un peu plus clair.
Et puis, qui sait… une fois que les uns auront commencé à parler aux autres…
Tant il est vrai que tout commence par les idées, la réalité suit à plus ou moins long terme… »

Le sionisme et ses tragiques contradictions. Amal Jamal :
« Pour commencer, j’envisage la construction de l’idéologie sioniste comme une vision du monde imbue de sa supériorité et condescendante envers les natifs de Palestine. Je passe ensuite à la dimension expansionniste, en réfléchissant sur le concept de « Lebensraum » incarné dans les politiques sionistes du territoire, de la planification et des zones. Je considère les caractères d’exclusion de l’idéologie et de la pratique sionistes, en fonction desquelles les Arabes palestiniens, même membres de « l’État juif » ne peuvent être ni moralement ni politiquement égaux. Pour finir, je démontre que la caractéristique d’exclusion est renforcée par l’hégémonie politique, qu’elle est liée aux caractéristiques ethno-républicaines incarnées dans la pensée et la pratique sionistes, et qu’elle ne laisse aucune place aux valeurs humanistes universelles et aux droits de l’homme incarnés dans le républicanisme civique … »

Le sionisme, enfant de l’Europe des Lumières. Georges Bensoussan :
« Israël né de la Shoah, l’idée est communément répandue. Le Yishouv (Foyer national juif avant la proclamation de l’État d’Israël) a pourtant failli mourir du nazisme. Loin de « créer » l’État ex nihilo par on ne sait quel assaut subit d’une compassion venue d’Europe, la Shoah a mis en péril l’existence de l’État juif en anéantissant ses principales réserves démographiques [...] Le lien de causalité supposé entre le sionisme, la naissance d’Israël et la Shoah est d’abord le fantasme des nébuleuses négationnistes pour lesquelles l’État d’Israël est né du “mensonge des 6 millions de victimes”, base du “complot juif mondial” comme l’indiquaient dès 1903 les Protocoles des Sages de Sion repris par la rhétorique antisioniste des nazis en 1942. Les racines de l’antisionisme sont aujourd’hui oubliées, elles plongent dans l’extrême droite, la réaction catholique et l’antisémitisme nazi … »

Yves Charles Zarka, directeur de la revue Cités :
« La question du sionisme est une des plus controversées aujourd’hui. La controverse se développe à plusieurs étages : religieux et politique, mais aussi moral et social, et encore historique et théologique. En outre, le sionisme n’est pas un objet stable, ce que l’on entend sous ce terme a varié depuis la fin du XIXe siècle où il fut inventé.
Mais il est toujours suivi comme son ombre par un adversaire tenace qui se modifie comme lui : l’antisionisme. Sionisme et antisionisme vont de pair, le second se reconfigure en fonction du premier, et inversement.
Comment expliquer la vigueur des positions pro et contra aujourd’hui ? Si le sionisme historique a accompli sa mission : donner un État au peuple juif dans sa terre ancestrale, après 2000 ans d’exil, il ne devrait plus relever que d’une question historique. Or, ce n’est pas du tout le cas. La controverse est aujourd’hui de plus en plus vive, comme si la question sioniste relevait d’un enjeu nouveau décisif… »

SOMMAIRE

Editorial
• Yves Charles Zarka, La nouvelle question sioniste

Dossier coordonné par Yves Charles Zarka et Joseph Cohen
• Yves Charles Zarka, Présentation

Chronologie
• Denis Charbit, Chronologie du sionisme et de l’État d’Israël
Définition
• Avraham B. Yehoshua et Yves Charles Zarka, Dialogue sur le sionisme ou le sens de l’Etat des Juifs
Engagements
• Ilan Greilsammer, Le sionisme, entre idéal et réalité
• Elhanan Yakira, Le sionisme comme anti-antisionisme
• Adi Ophir et Ariella Azoulay, Sionisme : l’État d’Israël et son régime politique
• Amal Jamal, Le sionisme et ses tragiques contradictions
Positions
• Denis Charbit, Le sionisme : idéologie de gauche ou de droite ?
• Georges Bensoussan, Le sionisme, un enfant de l’Europe des Lumières
• Alexander Yakobson, Sionisme : un mouvement national ?
Une forme de colonialisme ?
• Moshe Zuckermann, Sionisme : histoire et structures actuelles
Réceptions
• Bruno Chaouat, L’affect sioniste
• Antoine Guggenheim, Point de vue d’un catholique sur le sionisme
• Christian Godin, L’antisionisme obsessionnel : le cas Roger Garaudy
Grand texte inédit
• Theodor Herzl, Sur la constitution d’Israël
• Présentation d’Otto Pfersmann, L’énigme constitutionnelle d’Israël et la politique constitutionnelle de Theodor Herzl

Philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes, chaire de philosophie politique, Yves Charles Zarka dirige l’équipe de recherche PHILÉPOL (Philsophie, épistémologie et politique). Il dirige également la revue Cités (PUF). Il est notamment l’auteur de Quel avenir pour Israël ? en collab.avec Shlomo Ben Ami et al., (PUF, 2001, 2e édition en poche « Pluriel », 2002) ; Difficile Tolérance (PUF, 2004) ; Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt (PUF, 2005) ; il a publié en 2010 La destitution des intellectuels (PUF) et Repenser la démocratie (Armand Colin).

Enseignant-chercheur à l’University College de Dublin, Joseph Cohen a publié deux ouvrages consacrés à Hegel, intitulés Le spectre juif de Hegel (Galilée, 2005) et Le sacrifice de Hegel (Galilée, 2007). Il a également publié un ouvrage sur Emmanuel Levinas intitulé Alternances de la métaphysique. Essais sur E. Levinas (Galilée, 2009).

Eva Segura est secrétaire littéraire de la revue Cités et doctorante en philosophie
politique.

Format : Broché
Parution : 12 octobre 2011
ISBN : 978-2-13-058705-7
EAN : 9782130587057
Nb. de pages : 372 p.
Dimensions : 17,7cm x 24,1cm x 1,6cm

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UN MONDE SANS EUROPE ?

Christian de Boissieu, Pierre Delvolvé, Christophe Jaffrelot, Philippe Esper
Fayard

un-monde-sans-europe Suite aux travaux du Conseil économique de la Défense sur le thème « Nouvelles menaces, nouvelles puissances : quels enjeux, et, éventuellement, quelles opportunités pour la France et l’Europe face à un monde en mutation ? », nous avons comme synthèse la publication d’un livre : « Un Monde sans Europe ? » aux Editions Fayard.

Des menaces de toutes formes, nombreuses et diffuses, pèsent sur le monde, dans le monde sur l’Europe, dans l’Europe sur la France : sécuritaires, climatiques, énergétiques, démographiques, idéologiques…

Quelles sont les possibilités pour l’Europe d’y faire face, alors qu’Henry Kissinger observait, avec ironie, il y a trente-cinq ans, ne pas savoir à quel numéro appeler l’Europe ? Catherine Ashton aurait récemment communiqué la référence d’un standard téléphonique branché en boucle sur le répondeur suivant : « For Germany, press one ; for France, press two ; for England, press three ; for Italy, press four ; for Poland, press five… , for Malta, press twenty-seven. » Ce qui est le constat à la fois de la division et de l’impuissance de l’Europe.

Le Conseil économique de la défense, composé d’une centaine de personnalités de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des administrations civiles ou militaires et de la politique, s’est interrogé sur l’hypothèse et le risque d’ « un monde sans Europe ».

L’identification des tensions et des menaces doit aider à déterminer les solutions permettant à l’Europe, et donc à la France dans l’Europe, d’y faire face.

L’Union européenne, ses Etats-membres, ses populations sont doublement affectés. D’une part, bien qu’étant au premier rang du classement des Pib, légèrement devant les Etats-Unis et largement devant l’Inde et la Chine, les deux « empires du milliard », ils sont engagés par rapport à eux dans un déclin relatif, accéléré par la crise économique et financière. D’autre part, ils sont exposés à de multiples dangers, sinon des menaces, de toute nature, le terrorisme étant la plus spectaculaire, mais non la seule.

En conformité avec l’approche dynamique du Conseil et avec son parti-pris européen, les auteurs du livre proposent dans le dernier chapitre une vingtaine de conclusions précises et positives, sur des sujets, tels que la place de l’Europe dans la gouvernance économique et politique mondiale, l’éthique internationale des affaires et l’éradication de la corruption, le maintien d’une option électronucléaire avec une priorité sans concession aux pratique de sûreté, un rôle moteur et persévérant dans la lutte contre la prolifération nucléaire, un plaidoyer pour une politique industrielle moderne devant encourager un emploi durable de qualité et enfin l’appel de quelques pays “qui le peuvent et qui le veulent” à une relance de l’Europe de la défense.

Pour ce livre au titre interrogatif, le Président du Conseil, Philippe Esper a animé un éminent Comité de rédaction composé de  Christian de Boissieu, Jean-François Bureau, le général Robert Creuzé, Pierre Delvolvé, Pierre Hassner, Christophe Jaffrelot, l’amiral Jacques Launay, Claude Mandil, Philippe Méchet, et le général Patrick de Rousiers.

Cette étude propose, à partir d’analyses factuelles, des solutions et ouvre des voies pour notre pays et quelques pays européens « qui le veulent et qui le peuvent. »

« Un Monde sans Europe ? » est le troisième ouvrage public du Conseil après « Défendre la France et l’Europe » (Perrin, avril 2007) et « Eurodéfense, pour une relance d’une Europe de la défense » (Unicomm, juin 2009).

Christophe Jaffrelot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’université Paris I-Sorbonne et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, et est habilité à diriger des recherches à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la politique de l’Asie du sud. Directeur du CERI (Centre d’études et de recherches internationales), Christophe Jaffrelot est l’un des meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud en France.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais - pour la plupart traduits dans plusieurs pays. Il a notamment publié La Démocratie en Inde (Fayard, 1998), Le Pakistan (Fayard, 2000), Inde : la démocratie par la caste (2005) et L’Inde contemporaine (Fayard, 2006).

Parution : 8 juin 2011
Format : Broché
Nb de pages : 260 p.
ISBN-10: 2213662959
ISBN-13: 978-2213662954

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SOCIOLOGIE POLITIQUE

Philippe Braud
L.G.D.J. / lextension éditions

sociologie-politique Philippe Braud, dans son manuel de référence Sociologie Politique, analyse parfaitement les deux éléments fondamentaux à prendre en compte avant d’éventuellement se lancer en politique : volonté et capacité, intimement liées. Indispensable pour les étudiants en droit ou de sciences-po.

Ce manuel, complété par un lexique de 160 définitions, a l’ambition d’être accessible et clair pour tous publics, sur les sujets essentiels de la discipline.

Des développements approfondis sont consacrés au pouvoir et à l’Etat, à la classe politique, aux partis et aux groupes d’intérêt, à la communication politique, à l’action publique, à la gouvernance européenne, etc. Dans un chapitre plus récent, il examine également les rapports entre psychologie et sociologie politique, liberté individuelle et contraintes sociales, réalités politiques de terrain et représentations symboliques.

L’auteur accorde toute leur importance aux théories consacrées des grands auteurs classiques qu’il est indispensable de connaître dans la perspective de l’examen ou du concours. Mais il fait également une large part aux renouvellements de l’analyse politique, intervenus depuis les toutes dernières dizaines d’années, en France aussi bien qu’aux Etats-Unis et en Europe où des avancées considérables méritent d’être notées.

Des bibliographies par chapitres et par domaines, soigneusement mises à jour et dressées sans complaisances inutiles, aideront commodément les lecteurs désireux d’approfondir des thèmes particuliers.

Pour feuilleter quelques pages de l’ouvrages c’est ici.

Sinon un extrait :
« S’engager en politique et briguer un mandat électif, c’est toujours dans une certaine mesure chercher à flatter et séduire l’électorat. Mais c’est aussi vouloir flatter son propre ego par l’obtention des honneurs et de la reconnaissance publique.
Pourquoi certains hommes et certaines femmes sont-ils prêts à affronter mille fatigues pour se faire élire conseiller général, maire d’une grande ville, député, avant de convoiter ensuite une carrière nationale semée d’embûches ? Après tout, la routine quotidienne d’un responsable politique important, c’est un agenda surchargé, des critiques à subir dont la bonne foi n’est pas toujours évidente, des pressions « amicales » qui peuvent se révéler embarrassantes, les réclamations des quémandeurs, les récriminations des aigris, sans oublier non plus la confrontation douloureuse, lorsqu’elle est impuissante, à beaucoup de misères, d’injustices ou d’inégalités.
En faisant carrière en politique, un individu abdique une grande part de sa liberté personnelle : il lui faut se montrer dans certains lieux, surveiller son langage, calculer ses réponses, manifester des émotions convenues, s’abstenir d’afficher tout haut ce qu’il pense réellement tout bas. La vie des hommes (et femmes) politiques est-elle donc si enviable ?
Pour la plupart d’entre eux, néanmoins, la réponse est certainement positive. On ne comprendrait pas, sinon, l’énergie qu’ils déploient pour (…) »

SOMMAIRE

LES “FONDAMENTAUX” DE L’ANALYSE POLITIQUE
LE POUVOIR
LES GROUPEMENTS SOCIAUX
L’ETAT
SYSTEMES ET REGIMES POLITIQUES
LA SOCIALISATION
L’ACTION COLLECTIVE ET LES GROUPES D’INTERET
LA PARTICIPATION POLITIQUE
LES PARTIS
REPRESENTANTS ET GOUVERNANTS

Philippe Braud, ancien directeur du Département de science politique de la Sorbonne, est un politologue français, spécialiste de sociologie politique. Il est professeur des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au CEVIPOF (Centre d’Études Politiques de Sciences-Po) et Visiting Professor à l’université de Princeton (WoodrowWilson School).
Il est notamment l’auteur de Petit traité des émotions, sentiments et passions politiques, (Armand Colin, 2007) et du Dictionnaire de de Gaulle (Le grand livre du mois, 2006)

Date de parution : 09/2011
10e éditions
Nb de pages : 808 p.
ISBN : 978-2-275-03651-9
EAN13 : 9782275036519

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L’ELARGISSEMENT MET-IL EN PERIL LE PROJET EUROPEEN ?

Lukas Macek
La documentation française

lelargissement-met-il-en-peril-le-projet-europeen La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne. Une collection à mettre entre toutes les mains.
Dans « L’élargissement met-il en péril le projet européen ? », l’auteur aborde un questionnement d’une brulante actualité. La crise de l’Euro ayant mis l’accent sur le manque d’homogénéité politique et des trop nombreuses disparités sociales et économiques de et dans l’Union européenne.

En une cinquantaine d’années, la construction européenne a connu six vagues d’élargissement et acquis une dimension continentale. Certains voient dans le changement d’échelle du projet européen, qui concerne aujourd’hui vingt-sept Etats contre six à l’origine, la source de tous les maux qui affectent l’Union européenne : blocages institutionnels, lenteur décisionnelle, perte de cohésion, délocalisations, dumping social… Or, la liste des pays candidats à l’adhésion (Croatie, Islande, Turquie…) est encore longue.

A trop s’élargir, l’Union ne compromet-elle pas sa capacité à s’approfondir, mettant ainsi en péril la réalisation d’une Europe politique ?

Cette question, aussi ancienne que le processus d’élargissement lui même, mobilise désormais les opinions publiques et bouleverse les clivages politiques traditionnels. Pour y répondre, l’auteur de cet ouvrage dresse un historique et un bilan des élargissements passés. Il en tire également des leçons pour l’avenir, et se demande comment et jusqu’où l’Union peut raisonnablement étendre ses frontières : pour pouvoir dire non à ses voisins, ne doit-elle pas clarifier au préalable le sens et la finalité mêmes du projet européen ?

SOMMAIRE

Préface de Jacques RUPNIK
Introduction

Partie 1 - Une dynamique historique
Des Communautés à 6 à l’Union à 15
Le “grand élargissement” de 2004-2007: un changement d’échelle

Partie 2 - Une perspective de plus en plus débattue
Une source de clivages politiques depuis les années 1990
L’élargissement et le débat sur la finalité du projet européen

Partie 3 - Quel bilan ? Une mécanique bien rodée
Gestion et “digestion” des élargissements par les institutions européennes
Un premier bilan contrasté de l’Union à 27

Partie 4 - Tirer des leçons pour l’avenir
D’autres modalités d’adhésion étaient-elles possibles ?
Jusqu’où étendra-t-on les frontières de l’Union ?
L’Union osera-t-elle un jour dire non ?

Conclusion

Luka MACEK est directeur du campus européen - Europe centrale et orientale de Sciences Po Paris à Dijon.

Préface de Jacques Rupnik, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po Paris.

Format : poche
Nb de pages : 176 p.
Parution : 10 octobre 2011
ISBN-10: 2110085320
ISBN-13: 978-2110085320

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QUE RESTE-T-IL DE L’INFLUENCE FRANÇAISE EN EUROPE ?

François-Xavier Priollaud et David Siritzky
La documentation française

que-reste-t-il-de-linfluence-francaise-en-europe La nouvelle série « Débats » dans la collection « Réflexe Europe » que vient de lancer La Documentation française propose désormais un état des lieux des questions et controverses touchant à la construction européenne.
Dans « Que reste-t-il de l’influence française en Europe ? », les deux auteurs savent présenter les réalités du temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Connaître pour comprendre ! Comprendre pour agir ! Une collection à mettre entre toutes les mains.

Longtemps habituée à concevoir l’Europe comme un jardin à la française, en raison de son rôle fondateur dans la construction européenne et de son poids politique, économique et démographique, la France craint aujourd’hui de voir son influence décliner au sein des institutions européennes. S’il est vrai qu’elle pèse moins dans l’Union à Vingt-Sept que dans l’Europe des Six, est-elle pour autant moins présente que d’autres grands États aux atouts comparables ?

Sans céder au discours « décliniste » ambiant, les auteurs répondent à cette question en examinant méthodiquement les déterminants de l’influence française. Plutôt que de nier le recul de celle-ci, attesté par des éléments objectifs, ils en relativisent l’ampleur et esquissent les stratégies qui permettraient de redonner à la France le rôle de premier plan qu’elle a eu en Europe.

SOMMAIRE

PARTIE 1 - La France et l’Europe: une histoire dans l’Histoire
La France et l’idée européenne
L’ambivalence française face aux premiers pas de l’Europe unie
1958-1995: de l’alliance de raison au mariage d’amour?
1995-2011: de l’amour au désamour ?
PARTIE 2 - La fin d’un âge d’or ?
La thèse du déclin: une vieille rengaine
La présence française au sein des institutions européennes
De nouveaux leviers d’influence
De nouvelles règles du jeu
PARTIE 3 - Les stratégies d’influence
Influencer pour résister
Influencer pour exister
Influencer pour entraîner
Conclusion
Rappel des références
Pour aller plus loin…
Liste des encadrés
Table des matières

François-Xavier Priollaud et David Siritzky sont administrateurs de l’Assemblée nationale.
François-Xavier PRIOLLAUD est ancien auditeur de l’Institut diplomatique. Il a enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
David Siritzky est actuellement référendaire à la Cour de justice des Communautés européennes. Il enseigne les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris.
Ils ont enseigné les questions européennes à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Ecole nationale d’administration et à l’université de Paris II, et ont publié de nombreux ouvrages spécialisés ou grand public sur l’Union européenne, tous parus aux éditions de La Documentation française, notamment : « La Constitution européenne : texte et commentaires » 2005 ; « Le traité de Lisbonne. Texte et commentaire article par article des nouveaux traités européens (TUE-TFUE) » 2008 ; « Les traités européens après le traité de Lisbonne. Textes comparés » 2010.

Préface de Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen, professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris.

Parution : 30 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 192 p.
ISBN-10: 2110085347
ISBN-13: 978-2110085344

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LE PRESIDENT DE TROP

Edwy Plenel
Don Quichotte

un-president-de-tropEn 2012, il ne suffira pas d’écarter l’homme. Encore faudra-t-il inventer une République démocratique et sociale.

Dans le Dorian Gray d’Oscar Wilde, un gentleman distingué se fait faire son portrait. Et voilà que le portrait se décompose, lui révélant sa propre corruption. Le sarkozysme et les mécanismes de pouvoir qu’il convoque, sa violence sociale, politique et symbolique, nous renvoie à notre responsabilité : comment avons-nous permis qu’un personnage si excessif multiplie les dérives – dont certaines préexistaient à son avènement : abus de pouvoir et bons plaisirs, passe-droits et conflits d’intérêts, confiscation oligarchique et privatisation partisane ?

Ce livre veut faire le portrait du sarkozysme : le pouvoir de nomination du président de la République ; l’extension du domaine du secret ; la logique verticale du pouvoir exécutif ; la corruption du milieu journalistique ; les courtisans ; la façon, au fond, de ne pas aimer l’irruption de l’information irrévérencieuse, du désordre, de l’événement ; la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir…

Ces mécanismes qui existaient avant lui, Nicolas Sarkozy les exacerbe, aggravant les vices du présidentialisme français : il en ressort un pouvoir sans équilibre, portant en lui le risque d’un absolutisme. En cette époque troublée, il est urgent d’ouvrir les yeux sur la fragilité de notre République. Nous traversons une crise historique du capitalisme, vivons par le numérique une nouvelle révolution industrielle, voyons finir un cycle de domination de notre culture occidentale sur le monde.

L’histoire du siècle précédent nous a appris combien ces périodes incertaines pouvaient mal tourner. Derrière le réquisitoire se posent des questions fondamentales : quel est le sens de ce pouvoir qui demande au peuple de sortir de sa servitude tous les cinq ans pour choisir son maître et, entre-temps, le contraint au silence et à la peur ? Le sarkozysme porte en germe le refus de la démocratie.

REVUE DE PRESSE /
Coups de cœur des vendeurs de la FNAC / GULAY de FNAC Aubervilliers :

« République à vendre!
Le rédacteur en chef de Médiapart nous peint une république et une démocratie en déclin depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’ère Sarkozy, une régression?
ENGUERRAND de FNAC Croix-Blanche
Edwy Plenel
L’ex-directeur du monde revient ici sur une présidence unique : l’extension du domaine du secret, la logique verticale du pouvoir exécutif, la corruption du milieu journalistique, les courtisans… Ces mécanismes qui existaient avant Nicolas Sarkozy aggravent les vices du présidentialisme français. »

L’INTRODUCTION D’EDWY PLENEL /
« LE CRIEUR DE JOURNAUX » :

Dans l’un des détours des Essais, Montaigne évoque une mystérieuse peuplade qui, pour ne pas savoir prononcer un seul mot qui est « non », est tombée en définitive servitude. Façon ironique d’introduire un discret hommage au traité de son ami Étienne de la Boétie, De la servitude volontaire, insurrection de la liberté contre la soumission . On lui ajoutera plus tard un sous-titre inventif, fort moderne : Contr’Un. Contre le Grand Un et le Grand Même qui font les pouvoirs délirants et les peuples souffrants. Depuis Alfred Jarry et son Père Ubu, nous savons que leurs tragédies sont des farces, des catastrophes menées par des pitres.
Cette histoire ancienne est notre actualité. Depuis 2007, notre Grand Un se nomme Nicolas Sarkozy et son Grand Même serait notre identité nationale. Pendant qu’il faisait le pitre en se prenant au sérieux, la souffrance et l’insécurité sociales s’étendaient avec des ricanements de faucheuse, nos oligarques du pouvoir et de l’avoir se gavaient en conjurant leur peur intime de l’avenir, tandis que notre pays devenait comme absent au monde, rendu pitoyable ou misérable par le ridicule de ses dirigeants, leur irresponsabilité et leur inculture.
À mesure que s’approche l’échéance présidentielle de 2012, le tableau est de moins en moins discuté, tant les importants du moment – mais, hélas, depuis si longtemps, trop longtemps – semblent perdre prise sur les événements et vivre enfermés dans une bulle, hors des réalités et des urgences. Le conflit d’intérêts leur tient lieu d’intérêt général et l’inconscience privée de conscience publique. De fait divers en crise internationale, la démonstration devient impitoyable. À l’été 2010, l’affaire Bettencourt les avait dévoilés en association délictueuse, au carrefour de l’argent et de la politique, d’une politique soumise à l’argent. En ce début de l’année 2011, c’est le soudain réveil démocratique des peuples arabes qui sonne tout ce petit monde à la manière d’un boomerang, mettant à bas ses certitudes aveugles, mettant à nu ses complaisances indignes, mettant au jour ses compromissions coupables.
« Dégage ! », ce pacifique slogan tunisien devenu mordante injonction égyptienne est une victoire inattendue de la francophonie, le Gavroche arabe réveillant la langue que l’Académie française endort. Cette revanche de la rue sur les palais, de la gouaille sur l’ennui, du bonheur sur le malheur, voire même de la beauté sur la laideur est une invite au sursaut pour notre propre peuple. Car c’est à lui qu’il revient de relever le défi du désastre français que fut cette présidence, aboutissement d’un long et lent renoncement démocratique dont elle hérita avec voracité et qu’elle prolongea en l’aggravant.
Oui, à lui, le peuple, dans cette invention improbable qui fait ces refondations qu’on nomme révolution, ce mot qu’a terni un siècle de feu et de sang, le XXe, alors qu’il avait été, au XIXe, synonyme de pain, de paix et de liberté. À lui parce qu’il est temps d’accomplir la promesse d’une République démocratique et sociale, inscrite au fronton de notre constitution depuis 1946 après un siècle de luttes pour en faire advenir le principe, mais démentie dans les faits, inachevée depuis l’origine et désormais minée par la contre-réforme d’un pouvoir soumis aux intérêts d’une minorité de privilégiés.
Le peuple, donc, parce que, s’il ne s’en mêle pas, s’il ne s’en charge pas lui-même, s’il ne se rassemble pas pour dire son bon droit, la routine, l’habitude et la lassitude auront raison de ses attentes. À trop déléguer son pouvoir, le peuple finit par le perdre, dans le maquis des petits calculs et des grands renoncements. La leçon infligée depuis mai 2007 ne fut-elle pas, également, le spectacle désolant des hésitations et précautions, frilosités et accommodements de nombre de ceux qui prétendent parler en son nom, au nom de ce peuple théoriquement souverain ?
À mesure que se défait la gloriole de cette présidence, les protagonistes de ce moment de désarroi aimeraient faire oublier combien fut copieuse la liste de ces volontaires en servitude qui se sont empressés de dire oui au Grand Un présidentiel, alors même qu’ils se prétendaient figures de la gauche socialiste, de la liberté académique ou de l’indépendance médiatique. Aussi dérisoire soit-elle, cette petite cohorte aura eu l’importance de sa traîtrise, reniement de ses engagements, convictions ou professions : un symbole de la corruption de l’esprit public avec ce zèle joyeux des convertis, acharnés à perdre leur passé en même temps qu’eux-mêmes.

Du journalisme comme chien de garde
Sur cette voie, aussi incertaine que nécessaire, d’un sursaut populaire et d’une renaissance démocratique, ce livre voudrait aider au cheminement collectif. À ses discussions et réflexions, créations et inventions. Rassemblant en un seul volume les textes, articles et chroniques que j’ai consacrés à cette présidence, à son avènement puis à son gouvernement, il témoigne d’un entêtement et d’une cohérence. Entêtement à ne pas se laisser séduire par ce miroir aux alouettes d’un pouvoir réduit à la personne qui l’incarne. Cohérence d’une critique informée et argumentée de ce présidentialisme dont les séductions perverses sont autant d’abandons professionnels.
Car ce « non » qui nous a animé ne fut pas ponctuel ou éphémère, mais d’instinct autant que de conviction. Un non qui allait au-delà du désaccord. Un non de principe. Un non de survie. Cet ouvrage explique pourquoi. Livre de journaliste, il témoigne de cette alerte que fut, bien avant l’élection de 2007, la sourde normalisation des rédactions impulsée par le clan du futur président, au croisement des mondes médiatique et économique. C’est donc en connaissance de cause que, témoins des indépendances éditoriales malmenées et acteurs de batailles perdues dans la presse quotidienne (au Monde, puis à Libération), nous créâmes à quelques-uns Mediapart .
Pour résister. Pour leur échapper en les mettant à distance. Pour inventer avec la liberté des francs-tireurs. Issu de cette aventure de presse, d’indépendance aux pouvoirs, de résistance à l’air du temps et d’invention d’un possible professionnel, ce livre est donc d’abord redevable à toutes celles et tous ceux qui l’ont accompagnée. Depuis sa création, le 16 mars 2008, Mediapart fut un point de ralliement, lanceur d’alertes et carrefour des oppositions. Dans le respect scrupuleux des règles du métier, son équipe n’a eu de cesse d’être au rendez-vous de cette exigence journalistique qui allie devoir professionnel et mission démocratique : être un « chien de garde » de la démocratie, comme l’énonce le célèbre « Arrêt Goodwin » de la Cour européenne des droits de l’homme du 27 mars 1996 .
Le chien de garde aboie, le marchand de journaux crie. Les alarmes du premier sont les nouvelles du second. À l’heure de l’information surabondante, le journaliste est plus que jamais sommé d’être au rendez-vous de son métier : l’événement non plus comme répétition, mais comme création. L’événement comme surprise, étonnement, révélation, compréhension. À l’opposé des flux répétitifs, moutonniers, suivistes et conformistes. Depuis trois ans, par l’enquête, le reportage ou l’analyse, Mediapart s’est efforcé d’être au rendez-vous de cette exigence.
Ancienne gravure traduite dans un graphisme numérique, le logo qui exprima naturellement cette ambition d’une presse sans papier – ni frontière, d’ailleurs – fut un crieur de journaux. Image d’une tradition sauvée dans la modernité, ce petit bonhomme était une madeleine proustienne : hommage à une autre aventure d’indépendance et de liberté qui a profondément marqué notre génération, celle de la maison d’édition créée à l’enseigne de son propre nom par François Maspero et dont un crieur de presse fut d’emblée l’enseigne . C’était en 1958, en pleine guerre d’Algérie, dans un moment de grave crise politique qui vit la fin d’une République et la renaissance de ce césarisme français qui, hélas, nous occupe encore.
Libraire, Maspero se fit éditeur selon une morale dreyfusarde qui exigeait d’énoncer les vérités dérangeantes et dissonantes. Sa première collection, qui plaçait ces éditions sous le signe de l’insoumission et de l’indocilité, se nommait « Cahiers libres », en explicite filiation des « Cahiers de la Quinzaine » créées par Charles Péguy, ce dreyfusard aussi inclassable qu’incontrôlable. Péguy qui, dans l’article manifeste du premier numéro desdits « Cahiers », en 1900, se propose de « dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ».
Au risque de paraître ennuyeux ou tristes, nous nous sommes essayés à dire les vérités, toutes les vérités de fait, sans lesquelles il n’y a pas de débat d’opinion véritable et élevé, fussent-elles bêtes, tristes, ennuyeuses, embêtantes, dérangeantes. Ce sont elles que ce livre commente et prolonge, au rythme des événements et de leurs révélations. Symbole d’intégrité, de droiture et de rigueur, François Maspero, en lançant ses « Cahiers libres », avait ajouté cette autre citation de Péguy l’ombrageux : « Ces “ Cahiers” auront contre eux les salauds de tous les partis. » Notre surprise, au contraire, fut de nous découvrir bien des amis, venus de partout et sans étiquette, qui communiaient dans la même exigence de vérité et le même désir d’élévation.

Vertus de l’antisarkozysme
« Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s’il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage. » Écrivant ces phrases le 31 août 1944, aux premiers jours de Combat, quotidien national issu de la Résistance, Albert Camus entendait restaurer « cette responsabilité du journaliste devant le public ». « Qu’est-ce qu’un journaliste ? », demandait-il dans l’éditorial suivant, du 1er septembre 1944, où il expliquait pourquoi « toute réforme morale de la presse serait vaine si elle ne s’accompagnait pas de mesures propres à garantir aux journaux une indépendance réelle vis-à-vis du capital ». Et de donner cette réponse, qui n’est simple qu’en apparence : « C’est un homme qui d’abord est censé avoir des idées . »
Parfois qualifié sans jugement de primaire, façon de le congédier après avoir rendu les armes face à son entêtement, notre antisarkozysme dérange tous ceux qui voudraient en récolter les fruits sans avoir pris soin de ses arbres. L’antisarkozysme, disent-ils, ne ferait ni une politique ni un programme. À première vue, comment leur donner tort ? En apparence, la critique, qui juge et commente, ne crée ni n’agit. Mais, pour en revenir à Camus, elle donne des idées. Et celles-là sont précieuses pour créer, agir et faire, demain.
Un « journalisme critique » qui serait « un journalisme d’idées », plaide encore Camus dans un autre éditorial de Combat, du 8 septembre 1944. Combat professionnel, la critique du sarkozysme n’est donc pas une impasse vaine : elle nourrit les idées d’une alternative véritable, soit le contraire de ces alternances où droite et gauche ont fini par cohabiter, au point non seulement de perdre leurs repères mais, surtout, de perdre le peuple. De ce point de vue, cette présidence, comme toute épreuve, fut un bienfait : elle nous a révélé à nous-mêmes.
Au spectacle, ici largement reconstitué, des excès de ce pouvoir, entre privatisation de la République et publicisation de la personne présidentielle, appropriation privative du bien commun et couronnement public d’une personne privée, il fallut bien s’interroger. Rencontre d’institutions dangereuses et d’un individu excessif, l’élection de 2007 obligeait à envisager d’autres accidents, d’autres dérives, d’autres abîmes. Nous ne subissions pas seulement la politique d’un clan et les abus d’un personnage, nous subissions aussi l’excessif pouvoir que leur donne la place qu’ils avaient conquise et dont leurs prédécesseurs, plus modérantistes sans doute, avaient largement profité.
Moment d’abaissement et d’égarement, le sarkozysme nous montre ainsi ce dont nous sommes responsables, nous, les citoyens de ce pays-ci. Ce dont nous nous sommes trop longtemps accommodés. Ce que nous avons trop longtemps toléré. Ce à quoi nous nous sommes trop longtemps habitués. Cette réalité-là s’appelle le présidentialisme. Et ce livre en montre la décrépitude avancée sous un Président de trop : un Président dont les mensonges disent la vérité du présidentialisme français.

Vices du présidentialisme
Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l’intégrisme est aux religions, ce que l’absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Ce n’est pas le fait qu’il y ait une présidence de la République, c’est que la République soit aux mains du président. Legs du bonapartisme français, ce césarisme qui laïcisa la monarchie de droit divin sur les décombres d’une révolution démocratique trahie et inachevée, notre présidentialisme est un régime d’exception devenue la norme. Une norme, qui plus est, dont l’excès n’a cessé de s’étendre depuis que, dans les années 1980, François Mitterrand a transformé la présidence en fortin de résistance aux déroutes électorales.
On le sait, les tragédies qui font l’histoire se répètent en farces. Ce n’est pas un progrès, loin s’en faut, tant le tragique peut élever des conditions qui, autrement, se vautreraient dans le comique. Notre système en est la preuve. Né d’une guerre civile, cette décolonisation aussi tardive que tragique devenue traumatisme d’une nation qui se vivait en empire, ce présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, violente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception rare, les idéaux finissent pas se dissoudre en carrières.
La France est une démocratie de faible intensité. Elle en a l’onction, pas la conviction. L’apparence, pas l’essence. Les mots, pas la culture. Condition d’une République sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous vivons au royaume institutionnel des déséquilibres, des soumissions et des unicités, des brutalités et des autoritarismes. Loin d’être minoritaire, ce point de vue est largement partagé au sein même d’une classe politique qui en souffre autant qu’elle en profite. Mais, le plus souvent, c’est un point de vue de circonstance : d’opposants ruminant leurs défaites et qui s’empresseront de l’oublier à l’approche d’éventuelles victoires électorales, leur promettant ou leur assurant postes et places.
À chaque revers des oppositions du moment, qu’elles fussent de droite sous la longue présidence de François Mitterrand (1981-1995) ou qu’elles soient de gauche depuis le triple échec socialiste aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007, le même constat est dressé, sans appel : prérogatives étendues à l’excès d’un président irresponsable et intouchable, absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Hélas, à la manière de chevaux sentant le retour à l’étable, courbant l’échine et changeant d’allure, les porte-voix de ces critiques lucides se font, pour la plupart, une raison à l’approche de l’échéance présidentielle. Prétendant à la succession en 2012, le Parti socialiste en a donné une caricaturale illustration, début 2011, en décidant, sans grande concertation ni consultation militante, de trouver de grandes qualités à la Ve République, tout au plus dépréciée par quelques défauts . Après bien des introspections et des autocritiques, cette gauche née de l’aventure mitterrandienne plutôt que de l’exigence mendésiste en revient toujours à son point de départ, la fin justifiant le moyen : occuper la place plutôt que la transformer, s’approprier cette présidence plutôt que la réfuter.
Ils ont beau avoir appris, à leurs dépens, que la clef de voute du système est la clef de sa corruption, ils préfèrent le conquérir en l’état en se disant qu’il sera bien temps de le réformer. La tentation est trop forte : depuis un demi-siècle qu’existe ce système organiquement déséquilibré, tous les présidents qui se sont succédés n’ont cessé d’envahir tous les autres pouvoirs, de les asservir ou de les conquérir, de les réduire ou de les annexer. Un tel pouvoir, si peu limité et partagé, est un pousse-au-crime. Mais ceux qui y cèdent se font complices d’une République discréditée et désaffectée, tant, aux yeux de ses citoyens, elle est devenue principauté de l’irresponsabilité, de l’entre-soi et de l’entregent. Surtout, ils se font présomptueux, oubliant que ces institutions sont plus fortes qu’eux, puisqu’ils se sont privés, par leur pusillanimité et leurs renoncements, du seul levier disponible : la force du peuple. D’un peuple constituant, mis en branle et au travail pour réinventer son bien commun, la démocratie.
Aurons-nous, enfin, le courage qu’ils n’ont pas ou plus ? Car, après tout, de cette situation qui s’éternise et nous épuise, nous sommes les premiers comptables. Nous avons laissé faire et nous laissons encore faire, spectateurs complaisants du ballet des présidentiables. « La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c’est l’habitude ». Cette habitude qui nous fait supporter le pouvoir d’un seul comme s’il était notre tout. Qui nous fait le juger grand parce que nous restons à genoux. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres, poursuivait l’ami de Montaigne. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser. »

Puisse ce livre y aider.
Edwy Plenel, Paris, le 8 février 2011.

Journaliste, ancien directeur des rédactions du Monde, Edwy Plenel est cofondateur et président de Mediapart.

un-president-de-trop-2REVUE DE PRESSE /
La critique de Livres à lire :

« Hier, je vous proposais de revenir sur le passé, en se remémorant le 10 mai 1981 et les années Mitterrand. Aujourd’hui, à un an des élections présidentielles,  je pense qu’il est opportun de réfléchir à ce que nous voulons pour notre avenir. A l’heure où les différents partis politiques cherchent à se montrer sous leurs meilleurs jours, pour séduire les électeurs, il est important de garder les yeux grands ouverts et de ne pas se laisser avoir par les belles promesses des uns et des autres.
Le livre d’Edwy Plenel ” Le président de trop ” nous met en garde contre les dérives des institutions de la Ve République dont la constitution a permis que l’essentiel du pouvoir soit concentré entre les mains du président de la République. Et selon la personnalité, la moralité et les réelles motivations de celui qui incarne la fonction, cela peut poser problème et ceci d’autant plus si l’opposition ne joue pas son rôle. L’hyper-présidence sarkozyste en a démontré les failles.
Condition d’une république sociale, la démocratie véritable est un écosystème qui suppose équilibres, vitalités et pluralités, précautions et participations. Au lieu de quoi, nous sommes confrontés en permanence aux prérogatives étendues à l’excès d’un Président irresponsable et intouchable, à l’absence de contre-pouvoirs réellement indépendants et vraiment consistants, l’extension du domaine du secret, un pouvoir législatif à la merci de l’agenda du pouvoir exécutif, une  représentation parlementaire soumise aux disciplines des majorités présidentielles, un pouvoir judiciaire ravalé au rang d’autorité contrainte dans ses velléités d’indépendance, la corruption des interlocuteurs syndicaux que l’on flatte pour qu’ils rentrent dans l’agenda du pouvoir, un système médiatique coincé entre l’oligarchie financière et la servitude étatique, etc.
Les différents articles d’Edwy Plenel, réunis ici et publiés entre septembre 2006 et février 2011 dans  Le Soir, Marianne ou Mediapart, sont autant de piqures de rappel pour nous renvoyer à nos responsabilités de citoyen. Voter est un devoir, ne pas l’exercer, c’est permettre à des personnages peu soucieux de vos intérêts de se hisser au plus haut de l’Etat et d’y faire ce que bon leur semble.  Ne l’oubliez pas lorsqu’il sera temps de mettre votre bulletin dans l’urne. Faute de quoi, il faudra arrêter de se plaindre ! »
http://www.livres-a-lire.net/article-livre-le-president-de-trop-edwy-plenel-don-quichotte-73639668.html

Parution : 10 mars 2011
Format : Broché
Nb de pages : 516 p.
ISBN-10: 2359490338
ISBN-13: 978-2359490336

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LA REVOLUTION EN LIGNE

De Michel Crépu, Collectif
Revue des deux Mondes

Les nouveaux rivages d’Internet : de la culture hédoniste à la révolution, avec Dominique Wolton, Pierre de Beauvillé, François Bujon de l’Estang, Dominique Cardon. Alors que viennent d’éclater les révolutions en Tunisie et en Egypte, on voit le rôle clé joué par Internet dans ces événements. Comment interpréter cette innovation technologique en événement politique ?

la-revolution-en-ligneLe rôle des outils du web 2.0 et des réseaux sociaux de notre temps dans la pratique de la contestation politique de notre siècle naissant. Numéro très intéressant qui permet d’enrichir et de complexifier une question pas si anodine au premier abord.
Nous espérons voir dans une prochaine parution l’autre versant de cette question : à savoir l’utilisation/manipulation de ces mêmes outils par certains Etats dans le cadre de leur politique d’intervention de part le monde ; ce qui relativise beaucoup certaines mises en perspectives, voir prospectives sur le devenir des ces « révolutions ».

LU DANS LA PRESSE

LE MONDE, 22 Mai 2011, Nicolas Truong :
« Ce ne sont pas des révoltes, mais des révolutions. Quels que soient les nuages qui assombrissent les insurrections du « printemps arabe » et obturent quelque peu leur horizon, toutes inaugurent un nouvel âge de la contestation. Selon la Revue des deux mondes, dirigée par l’écrivain Michel Crépu, qui consacre son dossier aux « révolutions en ligne », le fameux téléphone arabe est à présent détrôné par le Facebook méditerranéen qui fait basculer la contestation du côté du militantisme virtuel. »

Ouest France, 16 juin 2011, François Régis Hutin
« « Entre exaltation et lassitude, l’après-Moubarak », « Monde arabe : une transition plus qu’une révolution », « Les révoltes arabes, suites sans fin… », ces titres d’articles publiés par la Revue des Deux Mondes et par Esprit disent bien l’incertitude de ce Printemps arabe. »

SOMMAIRE

JOURNAL LITTERAIRE
Michel Crépu    Green, Lestringant, Perrier, Dostoïevski, Maugham, Dutourd…

ETUDES, REPORTAGES, REFLEXIONS
Marc Ladreit de Lacharrière / Hommage à Maurice Schumann
Mireille Delmas-Marty et Jean-Baptiste Marongiu / Entretien - Le long voyage du droit
Jean-Pierre Dubois / Les 50 ans de l’OCDE, le laboratoire de la mondialisation
Jean-Yves Boriaud / Jacqueline de Romilly ou les raisons d’un combat
Giancarlo de Cataldo et Jacques de Saint Victor / Entretien - Le grand roman de l’unité italienne
Marin de Viry / Un désir d’éternité concrète

LA REVOLUTION EN LIGNE
Yves Aubin de La Messuzière et Manuel Carcassonne / Entretien - Le monde arabe : une transition plus qu’une révolution
Thomas Gomart / Ecrire l’histoire des relations internationales après WikiLeaks
Bertrand Badie et Aurélie Julia / Entretien - Des révolutions en ligne ?
Flore Vasseur et Aurélie Julia / Entretien - Dans la clandestinité technologique
Pierre de Beauvillé / Internet, berceau de nouvelles idéologies ?
Adrien Jaulmes / Comment tombent les dictatures ?
Kamel Abdellaoui / L’Algérie va-t-elle rater le coche ?

CRITIQUES
• Livres
Frédéric Verger / Jacques Bainville, le dompteur et le sceptique
Guillaume Bourgeade / Anatole France, relecture
• Expositions
Robert Kopp / Emblèmes du pouvoir
Robert Kopp / Odilon Redon, une figure marginale d’importance centrale
• Musique
Mihaï de Brancovan / Siegfried à l’Opéra, Fidelio en concert
• Disques
Jean-Luc Macia / Bruno Mantovani, compositeur dans le vent

NOTES DE LECTURE
Valentin Schneider par Daniel Bermond, Olivier Poivre d’Arvor par Annick Steta, Marcelin Pleynet par Alexandre Mare, Klaus Mann par Alexandre Mare.

Le site de la revue : http://www.revuedesdeuxmondes.fr/
Adresse : Revue des Deux Mondes, 97, rue de Lille, 75007 Paris.

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SCANDALE DES ECOUTES: “MERCI ET ADIEU”, LE NEWS OF THE WORLD TIRE SA REVERENCE SANS HONTE NI REMORDS

(10/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

news-of-the-world-1“Merci et adieu” : le titre barrait ce dimanche 10 juillet  la une de la dernière édition du tabloïde britannique News of the World, rattrapé après 168 ans de scoops sulfureux par un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques aux multiples retombées politiques et judiciaires.

Au moment où son propriétaire Rupert Murdoch était attendu à Londres pour tenter de limiter les dégats, le journal dominical a, dans un dernier baroud d’honneur, consacré son ultime édition à un pot-pourri de ses plus gros succès de vente.

UN “FLORILEGE DE LA PRESSE DE CANIVEAU” SELON L’AFP !

Dans cette sorte de florilège de la presse de caniveau, s’étale sur un encart central de 48 pages ce qui a fait du News of the World le journal à plus fort tirage du Royaume-Uni: “l’enfant caché” du tennisman Boris Becker; les affaires extra-maritales de tel évêque et du footballeur David Beckham; la liste, avec leur domicile, des “pervers sexuels” (des condamnés ayant purgé leur peine)…

“Nous avons fait l’Histoire”, assure sans modestie le tabloïde qui se présente en une comme “le meilleur journal au monde”.
Pour cette “édition-souvenir”, cinq millions d’exemplaires ont été imprimés, soit près du double du tirage normal.

Dans un éditorial couvrant une page entière, le NotW reconnaît cependant “s’être perdu”. Le journal est accusé d’avoir piraté les messageries téléphoniques de milliers de célébrités et de victimes de crimes, et d’avoir payé des policiers-informateurs pour alimenter ses scoops.
Le scandale, qui perdure depuis des années, a récemment rebondi avec la révélation que le NotW aurait également piraté la messagerie d’une écolière assassinée.

news-of-the-world-2“Nous nous félicitons d’un haut niveau de qualité et nous l’exigeons mais, lors d’une période de quelques années allant jusqu’à 2006, certains de ceux qui travaillaient pour nous, ou en notre nom, n’ont pas respecté nos normes, et de manière abominable”, reconnaît l’éditorial.
Samedi soir, dans un discours prononcé devant les quelque 200 employés du NotW, le rédacteur en chef Colin Myler, a assuré: “nous ne voulons pas et nous ne méritons pas d’en être là”, brandissant le journal tandis que fondaient en larmes nombre de journalistes.
Avant d’annoncer, dans ce qui fut longtemps la plus pure tradition des journalistes anglais à la fin d’une journée de travail: “Et maintenant, nous allons au pub”.

La fermeture du journal n’a pas mis un terme au scandale, à tel point que le baron de la presse Rupert Murdoch a décidé de faire le voyage depuis les Etats-Unis afin de prendre lui-même en mains la gestion de la crise.
M. Murdoch devra tenter d’empêcher que l’incendie ne gagne la marque News Corp, son empire de presse transcontinental. Le NotW ne représente qu’une goutte d’eau dans cette nébuleuse médiatique mais le scandale complique la réalisation d’un projet-phare et controversé de Murdoch au Royaume-Uni: le rachat de la totalité du bouquet de chaînes par satellite BSkyB.

Parallèlement, l’enquête policière s’accélère. Scotland Yard a longuement interrogé vendredi trois personnes, dont un ancien rédacteur en chef du journal, Andy Coulson, qui fut également directeur de la communication du Premier ministre David Cameron.
Rebekah Brooks, la directrice générale de News International qui réunit les opérations britanniques de News Corp et donc le NotW, devrait elle aussi être prochainement entendue, selon la presse.
Dans une lettre aux députés publiée samedi, elle a une nouvelle fois nié avoir cautionné ou même avoir été au courant de piratage de messageries au sein du tabloïde.

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MURDOCH FERME LE TABLOÏD BRITANNIQUE « NEWS OF THE WORLD » AU COEUR D’UN SCANDALE

(07/07/2011 / avec BBC, GUARDIAN, AFP)

murdoch-5Le controversé tabloïd «News of the World», au cœur d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques, va cesser de paraître. Ainsi en a décidé son propriétaire, le groupe News Corporation, détenu par Rupert Murdoch.

LONDRES / Le magnat australo-américain Rupert Murdoch a créé la stupeur jeudi en décidant la fermeture du tabloïd britannique à grand tirage News of the World (NOTW) au centre d’un retentissant scandale d’écoutes téléphoniques.
“Le News of the World fermera après publication d’un dernier numéro ce week-end”, a annoncé dans un communiqué James Murdoch, président de News International, la branche britannique du groupe News Corp de son père Rupert Murdoch.

Créé il y a 168 ans, le dominical tabloïd, qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, était le fleuron du groupe News Corp. Son rachat en 1968 par Rupert Murdoch a été décisif dans la stratégie d’implantation du magnat en Grande-Bretagne.
James Murdoch a évoqué une des dernières révélations en date selon laquelle la messagerie d’une écolière de 13 ans assassinée avait été piratée, assurant qu’un tel acte serait “inhumain” s’il était confirmé.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a dit M. Murdoch.

Il a reconnu que les peines de prison prononcées en 2007 contre le correspondant royal du journal Clive Goodman, et le détective privé Glenn Mulcaire, impliqués dans un premier scandale, “n’avaient pas mis fin aux problèmes”.
Les dernières révélations publiées jeudi, selon lesquelles les téléphones de proches de soldats tués en Irak et en Afghanistan auraient été écoutés, ont ajouté à l’indignation.
La police a indiqué que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées –politiciens, personnalités, sportifs, et victimes de faits divers– pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

murdoch-4RUPERT MURDOCH S’ENVOLE POUR LONDRES AFIN DE DEMINER LE SCANDALE DES ECOUTES

Le baron de la presse Rupert Murdoch était donc en route ce samedi 9 juillet pour Londres, afin de tenter de limiter les dégâts provoqués par le scandale des écoutes au sein d’un de ses titres phares dans le pays, le News of the World, qui a été sacrifié et sortira sa dernière édition dimanche.
Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire “News Corp”, devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l’AFP une source au sein de News International (NI), la société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l’empire Murdoch.

Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse d’enfler. Son fils James, président de News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.
Le NotW sortira ainsi dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d’exemplaires, il est l’un des journaux anglais les plus vendus au monde.
“C’est un jour très difficile pour nous tous”, a résumé l’actuel rédacteur en chef du tabloïde, Colin Myler, dans un courriel envoyé au personnel. L’un d’eux portait un tee-shirt noir, en signe de deuil, où était imprimé: “Goobye monde cruel”.

Le journal prépare un tirage exceptionnel à cinq millions d’exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a indiqué un de ses journalistes à la presse.
“Partons dans un feu d’artifices”, a tweeté sans honte ni remaords un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïde. “On est totalement innocent” (sic), a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour “quelques” coupables.

Aussi traumatisante qu’elle soit, la fermeture du journal n’a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l’ancien rédacteur en chef du tabloïde et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres interpellés.

Le NotW est accusé d’avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d’une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.
Le NotW n’est qu’une goutte d’eau dans l’empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait contraindre un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.

David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l’automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d’être tenu au courant de l’enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l’action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi.
Rupert Murdoch aura fort à faire pour circonscrire l’incendie. Il devrait également devoir épauler son fils James, qui dirige les opérations européennes et asiatiques de News Corp, et donc celles au Royaume-Uni.

David Cameron a estimé vendredi que la police devait interroger toutes les personnes concernées, “peu importe qu’elles se situent en haut ou en bas de la hiérarchie”.
Il a également dit que lui “aurait accepté” la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International, de plus en plus sur la sellette.

Selon le Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de “millions de courriels”. “Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?”, se demande le Guardian. News International a démenti.
L’histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, “dans un an”, ils comprendront pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.

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SCANDALE DES ECOUTES A LONDRES : UN PROCHE DU PREMIER MINISTRE DAVID CAMERON ARRETE !

(08/07/2011 / avec BBC et AFP)

murdoch-1Andy Coulson, l’ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron, a été arrêté ce 8 juillet dans le cadre des écoutes illégales pratiquées par le tabloïd News of the World, dont il fut un temps rédacteur en chef, a annoncé Scotland Yard.

M. Coulson, 43 ans, est “soupçonné de participation à des écoutes téléphoniques illégales” et de “corruption”, a précisé la police dans un communiqué.
Répondant à une convocation, il s’est présenté vers 10H30 à un commissariat du sud de Londres. “Il a été placé en détention”, précise le communiqué.
Certains des policiers qui travaillent sur cette affaire enquêtent notamment “sur des paiements inadéquats faits à la police”, ajoute le communiqué sans plus de détails.
Scotland Yard soupçonne apparemment des policiers d’avoir reçu de l’argent pour rémunérer leurs informations.

M. Coulson, dont M. Cameron avait fait son directeur de la Communication à son arrivée au pouvoir en 2010, avait dû démissionner de ce poste en janvier, après une première vague de révélations sur les écoutes de personnalités menées à grande échelle par le tabloïde dans les années 2000.
La police estime que quelque 4.000 personnes -hommes politiques, membres de la famille royale, stars de l’écran ou du monde sportif- pourraient avoir été écoutées.
Andy Coulson avait déjà dû précédemment abandonner son poste de rédacteur en chef du News of the World en 2007, quand le correspondant royal du tabloïde et un détective privé avaient été emprisonnés dans le cadre de cette affaire.

Son arrestation accroît la pression sur le Premier ministre David Cameron, mis en cause à plusieurs reprises ces derniers jours par l’opposition pour ses liens avec l’ancien rédacteur en chef et sa nomination dans son équipe.
“La décision de le nommer était la mienne et seulement le mienne et j’en prends l’entière responsabilité”, a déclaré M. Cameron lors d’une conférence de presse impromptue, peu avant cette arrestation prédite dans les medias britanniques vendredi matin.

L’interpellation de Coulson est intervenue au lendemain de l’annonce de la fermeture du News of the World, sur décision de son propriétaire Rupert Murdoch, le magnat de la presse .
Ces derniers jours, le scandale des écoutes a pris une nouvelle dimension au Royaume-Uni, après de nouvelles révélations sur le fait que les téléphones de proches de fillettes assassinées et de soldats tués en Irak et en Afghanistan pourraient avoir aussi été piratés.
Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu depuis le début de l’affaire. Un détective privé, Glenn Mulcaire, travaillant pour le compte du journal à sensation, avaient notamment été condamné à de la prison ferme en 2007.

des milliers de partisans du colonel Kadhafi ont prié vendredi sur la Place verte, appelant à la mobilisation pour combattre les “forces croisées” et à libérer les cités occupées par les rebelles.
S’en est suivie une manifestation au cours de laquelle ont été scandés des slogans à la gloire du “Guide de la révolution” qui a assuré dans la soirée que son régime ne serait pas renversé.
“Le régime en Libye ne tombera pas. Il repose sur le peuple et non sur Kadhafi. L’Otan se trompe si elle croit pouvoir faire tomber le régime dans ce pays”, a affirmé le dirigeant libyen dans un message diffusé devant des milliers de ses partisans à Sebha, à 750 km au sud de Tripoli et fief de la tribu dont il fait partie. Il a par ailleurs exhorté l’Otan à cesser ses frappes et à laisser les Libyens régler “tout seuls” leurs problèmes.

murdoch-3 LE SCANDALE DES ECOUTES :

Le NOWT, créé il y a 168 ans et qui tire à près de 2,8 millions d’exemplaires, s’est fait au fil des ans le champion des scoops. Il a été récemment récompensé pour avoir démasqué une affaire de matches de crickets truqués impliquant des joueurs de l’équipe nationale pakistanaise.
Ces méthodes cependant ont souvent été dénoncées comme contestables sinon illégales, après des exclusivités acquises à grand renfort de caméras cachées et de journalistes déguisés en cheikh ou hommes d’affaires.

Le correspondant royal du NOTW et un détective privé, Glenn Mulcaire, travaillant pour le compte du journal à sensation, avaient été condamnés à des peines de prison ferme après un premier scandale d’écoutes, en 2007.
Le même détective sulfureux et d’autres journalistes sont depuis peu visés par un nouveau déluge de révélations qui ont suscité l’indignation. Au point que la police a évoqué de possibles interpellations à venir. Parmi les suspects figurent également des policiers qui auraient reçu de l’argent en échange d’informations.
“Le News of the World a pour métier de demander des comptes aux autres. Mais il ne s’est pas appliqué ce principe”, a reconnu jeudi James Murdoch.

Alors que les premières écoutes concernaient des politiciens, personnalités, membres de la famille royale, stars de l’écran ou du monde sportif, il apparaît désormais que les enquêteurs du NOTW ont aussi écouté les portables de victimes de crimes crapuleux, des proches de personnes tuées dans un attentat d’al-Qaïda ayant fait 52 morts à Londres en 2005, ou encore les familles de militaires morts en Irak ou en Afghanistan.
“Si c’est vrai, c’est écoeurant”, a déclaré jeudi sur la BBC Rose Gentle, mère d’un soldat tué en Irak, soulignant la “colère” des familles.
La police a précisé que la liste des personnes susceptibles d’avoir été écoutées pourrait compter jusqu’à 4.000 noms.

De leur côté, les annonceurs ont fait savoir les uns après les autres qu’ils retiraient leurs budgets publicitaires.
L’indignation a été largement partagée par les députés à l’occasion d’un débat d’urgence mercredi, et par les Lords jeudi.
Le Premier ministre a pour sa part souhaité une accélération de l’enquête policière en cours.
Il a fait savoir qu’il rencontrerait la semaine prochaine le chef de l’opposition travailliste Ed Miliband pour discuter d’une commission publique d’enquête destinée à faire toute la lumière sur les agissements du NOTW, et de la presse plus généralement.
M. Miliband a répété qu’il souhaitait que cette enquête soit conduite par un juge.

murdoch-2Nombre de journaux, dont The Times pourtant membre du groupe News Corp, se sont publiquement désolidarisés des pratiques du NOTW.

L’affaire des écoutes empoisonne la vie politique au Royaume-Uni depuis des mois. Elle s’est notamment traduite en janvier par la démission du directeur de la communication de David Cameron, Andy Coulson, ancien rédacteur en chef du NOTW éclaboussé par le scandale.
Elle est également embarrassante car le chef du gouvernement, considéré comme un proche de Rupert Murdoch, s’apprêtait à donner son feu vert définitif au rachat de la totalité du bouquet satellitaire BSkyB par le groupe du magnat américano-australien.
Déjà confronté à la colère des médias qui estiment le pluralisme de la presse menacé par l’empire Murdoch, le Premier ministre fait face désormais à une forte pression politique pour geler le dossier.

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COMMENT VIVRE EN TEMPS DE CRISE ?

Edgar Morin, Patrick Viveret
Bayard

Face à la crise que nous traversons, il nous faut prendre de la distance, replacer ce moment dans le cadre plus large des grandes mutations que nous avons déjà connues, apercevoir le cycle qui s’achève et le nouvel ordre qui s’ouvre.

comment-vivre-en-temps-de-crise

Dans cette période critique, où les défis sont cruciaux et le pire - possible, gardons à l’esprit cette certitude : l’improbable peut toujours survenir. Même lorsque tout concourt à la catastrophe, la complexité du réel peut donner naissance à des situations inattendues. Tenons-nous prêts à accueillir l’improbable, demeurons attentifs à l’usage positif de cette crise, voyons là une chance d’un nouveau rapport au pouvoir démocratique, à la richesse monétaire et, pour finir, au sens.

Les auteurs se répondent, l’un appelant à définir des critères pour comprendre ce monde qui vient, l’autre s’interrogeant sur les outils à mettre en œuvre pour que le développement économique de nos sociétés s’accompagne d’une croissance en humanité et que la crise que nous traversons soit une chance de redéfinir enfin le monde dans lequel nous souhaitons vivre.
Un appel à la réflexion et à l’action commune pour bâtir un nouveau monde.

SOMMAIRE
COMPRENDRE LE MONDE QUI VIENT
QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE NOTRE VIE ?

LU DANS LA PRESSE :

« Cet opuscule sorti aux éditions Bayard, dans la collection le temps d’une question, vaut surtout pour la contribution de Patrick Viveret, celle d’Edgar Morin se réduisant à la portion congrue.
Synthèse, brossant un tableau général appelant à être approfondi :
Petit extrait, à propos de notre rapport à la monnaie :
« Chez les économistes, la monnaie n’est pas définie, elle est simplement décrite par ses fonctions : unité de compte, moyen d’échange et de paiement, réserve de valeur. Ces trois fonctions sont pourtant contradictoires. En effet, nous attendons d’une unité de compte qu’elle soit la plus stable et la plus universelle possible : imaginez ce qui se passerait s’il existait une Bourse des kilos et des mètres qui changeraient en permanence. (…) Pourquoi les économistes n’arrivent-ils pas à définir en profondeur la monnaie et à la comprendre ? J’ai saisi la clef du problème grâce aux rares économistes qui suivent une approche pluridisciplinaire, et notamment en France Michel Aglietta et André Orléan, qui ont réalisés tout un travail anthropologique sur la monnaie à partir du livre de rené Girard, La violence et le sacré. Utilisant cette pensée comme un outil dans leur livre La violence de la monnaie, ils ont réinterprétés la question monétaire à travers les catégories giradiennes de la violence et du sacré. Ils ont été à l’origine d’une grande enquête pluridisciplinaire, La monnaie souveraine, qui met par exemple en évidence que l’origine de la monnaie n’est pas du tout économique mais religieuse (…) »
http://aevigiran.over-blog.com/article-patrick-viveret-edgar-morin—comment-vivre-en-temps-de-crise-65574521.html

Directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment son oeuvre majeure, La méthode, parue en six volumes.
Patrick Viveret, philosophe, a été conseiller à la Cour des Comptes. Chargé sous le gouvernement Jospin d’une mission visant à redéfinir les indicateurs de richesse, il est notamment l’auteur de Reconsidérer la Richesse (éd. de l’Aube) et Pourquoi ça ne va pas plus mal ? (Fayard).Il est également membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot.

Format : Poche
Nb. de pages : 91 pages
Dimensions : 12,3cm x 17,8cm x 1cm
ISBN : 978-2-227-48208-1
EAN : 9782227482081

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J.K ROWLING VEUT FAIRE ENTRER HARRY POTTER DANS L’ERE NUMERIQUE

J.K. Rowling, dont la saga Harry Potter s’est déjà vendue à plus de 400 millions d’exemplaires dans le monde, entend désormais prospérer sur le net: les livres numérisés seront vendus à partir d’octobre et un site ludique doté de nouveaux contenus a été lancé jeudi.

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Comment maintenir l’intérêt, alors que le dernier roman est paru il y a déjà 4 ans, et que l’ultime film tiré de la série sort cet été ? L’auteur milliardaire et ses agences de communication ont plus d’un tour magique dans leur sac: depuis une semaine, le suspense était entretenu par un mystérieux site “Pottermore” sur une annonce spectaculaire le 23 juin.

Jeudi, la blonde J.K Rowling en personne, très élégante en robe fluide imprimée et talons hauts, a expliqué son projet lors d’une rare conférence de presse à Londres.

“Nous savions qu’il y avait une forte demande pour des livres en version numérique, mais je voulais faire plus que celà, et revenir à l’expérience de la lecture”, a-t-elle indiqué.

Le site internet qui est à la fois un jeu et un livre interactif avec vidéos et textes inédits, est “une façon merveilleuse d’initier la génération numérique au livre”, ajoute-t-elle.

S’il est gratuit pour sa partie ludique, le projet, en partenariat avec Sony, est aussi une boutique en ligne, où pour la première fois, J.K Rowling va vendre directement au public ses livres sous forme numérisée.

L’écrivain garde ainsi la totale maîtrise de la version numérique de sa saga, au lieu d’en confier la vente aux circuits traditionnels et aux librairies en ligne, comme Amazon ou Apple. Les “e-book” Harry Potter seront compatibles avec toutes les plate-formes existantes (tels Kindle, iPad, Sony reader).

Ils seront disponibles dans un premier temps en anglais, français, italien, allemand et espagnol, en octobre.

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L’écrivain a confirmé au passage qu’elle “n’envisageait pas d’écrire un autre roman” de la saga.

Elle a toutefois pris un plaisir évident à abonder ses livres avec des détails inédits, pour le site Pottermore.

Le site interactif devrait ravir “moldus” (non sorciers) et mordus de la saga. L’apprenti sorcier va “entrer” littéralement dans le livre, puisqu’en répondant à une batterie de questions, il va être sélectionné pour rejoindre l’une des désormais fameuses “maisons” de sorciers, Poufsouffle, Gryffondor ou Serpentard; jeter des sorts; accéder à de nouveaux chapîtres sur ses personnages préférés.

“Plus de la moitié des nouveaux contenus étaient déjà écrits et non exploités”, explique J.K Rowling. Mais elle s’est remise à écrire pour l’occasion, renouant avec un héros auquel elle est aussi attachée qu’à “un petit ami”, au point que la fin de la série a déclenché chez elle “autant de larmes que pour la mort de ma mère”.

La cérémonie au cours de laquelle chaque candidat est choisi par sa maison d’appartenance et le choix de la baguette magique (parmi 33.000 combinaisons) “m’ont le plus amusé”, sourit-elle.

Et de remarquer qu’elle a testé le choix des maisons “sur sa propre famille” et que chacun a été affecté là où elle le pensait. “Ca marche!” lance-t-elle, hilare.

La plupart des fans devront attendre octobre pour accéder à Pottermore, mais un million de “happy few” inscrits dès aujourd’hui pourront affronter des “défis” et accéder à partir du 31 juillet (date anniversaire d’Harry) au site.

Nouveau suspense ou recette marketing éprouvée? Une internaute pas dupe écrit jeudi sur son compte twitter “Harry Potter et la baguette magique du … marketing”.

(Avec AFP - 23/06/2011)

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POLEMIQUE : ”OSEZ LE CLITO”, UNE CAMPAGNE FEMINISTE DECOMPLEXEE

12 idées reçues sur le clitoris

Lancée hier par la plateforme osezlefeminisme.be, la campagne “Osez le clito!” fait déjà énormément parler d’elle. Aujourd’hui, le site vous propose de revenir sur 12 idées reçues liées au plaisir féminin. L’occasion de mettre à mal un certain nombre de clichés.

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Le clitoris est-il l’unique organe par lequel les femmes ressentent du plaisir ? L’orgasme est-il plus indispensable pour les hommes que pour les femmes?

Les réponses à toutes ces questions sont à découvrir sur cette plateforme.

http://www.osezlefeminisme.be/

REVUE DE PRESSE /
L’avis de Valérie Pétillon
Pour La Libre Belgique (20/06/2011) :

« Pourquoi le féminisme en 2011?
Bien trop souvent oublié, ignoré, voire mutilé, Osez le Féminisme lance aujourd’hui, lundi 20 juin, sa campagne “Osez le Clito !” Créé il y a 2 ans en France, Osez le Féminisme arrive en Belgique avec leur nouvelle campagne quelque peu décalée.
Pourquoi le féminisme en 2011?
Car même si il est vrai qu’aujourd’hui les femmes ont le droit de vote, un compte en banque et le choix de faire ou pas des enfants, elles restent encore payées 27% de moins que les hommes à compétences égales, se cognent les diplômes au plafond de verre, subissent des postures sexistes, des violences conjugales ou pire, des mutilations génitales…
Et pour se faire entendre, Osez le Féminisme ouvre le débat chez nous avec une campagne décomplexée : Osez le Clito ! Parce qu’il est méconnu, peu discuté, pas enseigné (saviez-vous qu’il mesure 11 cm et possède 8 000 terminaisons nerveuses?); que sa seule fonction est de nous mener à la jouissance; qu’il fait encore l’objet de violences et de mutilations…
… il est le symbole ludique de la lutte féministe! »

http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/668157/osez-le-clito-une-campagne-feministe-decomplexee.html#embed_pos1

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LE PETIT LAROUSSE 2012 FAIT PEAU NEUVE !

Avec AFP.

Hessel, auteur du best-seller “Indignez-vous!”, le ténor Roberto Alagna, ou encore les acteurs Denis Podalydès et Kristin Scott Thomas font leur entrée dans le Petit Larousse 2012, aux côtés de 60 personnalités et de 3.000 nouveaux mots.

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Le Petit Larousse “a bénéficié d’une refonte complète de sa nomenclature, un énorme travail qui se déroule tous les dix à douze ans et prend de deux à trois ans”, précise à l’AFP Carine Girac-Marinier, directrice du département Dictionnaires et Encyclopédies chez Larousse.
L’armée de lexicographes et de conseillers scientifiques de Larousse a inclus dans cette édition 3.000 nouveaux mots, sens ou expressions et admis quelque 150 nouveaux noms propres dont plus de 60 artistes, écrivains, scientifiques ou sportifs.

Parmi les heureux élus, figurent Marie Ndiaye, Goncourt 2009, l’écrivain d’origine haïtienne Dany Laferrière ou le dissident chinois Liu Xiaobo mais aussi Leonardo DiCaprio, Charlotte Gainsbourg ou Lambert Wilson.
Certains y font une entrée tardive: Stéphane Hessel, 93 ans, le généticien Albert Jacquard, 85 ans, Steve Jobs, patron et co-fondateur d’Apple, Venus et Serena Williams, l’écrivain Marek Halter ou le cinéaste anglais Ridley Scott, auteur du film culte “Blade Runner” en 1982.
Figurent aussi désormais trois générations de Chedid, avec l’arrivée de Louis et Matthieu, alias M, après leur mère et grand-mère Andrée Chedid, poète disparue en février.

Parmi les nouveaux mots gourmands, la “caïpirinha”, cocktail brésilien, côtoie la “chorba”, soupe servie le soir pendant le ramadan, le “malossol”, gros cornichon au vinaigre doux venu de Russie, ou encore le “gravlax” scandinave, saumon cru mariné avec de l’aneth.
Moins appétissants, entrent en 2012 le “filovirus”, en forme de filament, dont fait partie le redoutable virus Ebola, le “corium”, amas qui se forme lors d’un accident nucléaire grave, ou la “génotoxicité”, quand une substance ou un rayonnement altère le génome d’êtres vivants.

Les mots “gagnant-gagnant” ou “papy-boomeur” (baby-boomeur qui atteint l’âge de la retraite) sont devenus familiers. D’autres sont plus ésotériques comme “animatique”, application des nouvelles technologies au cinéma, “cléricature”, ensemble d’experts dans un domaine, ou “orthorexie”, trouble de l’obsession de la qualité des aliments absorbés…

Petit mais costaud, le Larousse illustré comporte au total : 62.000 noms communs, 28.000 noms propres, 150.000 définitions, 5.000 illustrations, un atlas de 350 cartes mises à jour et 128 pages de planches encyclopédiques illustrées.
Sans oublier les incontournables pages roses qui accueillent proverbes, mots historiques, locutions latines et étrangères.

“La maquette a été revue en profondeur pour être plus lisible et attractive, la couverture +en 3D+ est aussi nouvelle”, explique Mme Girac-Marinier, qui précise que le tirage du millésime 2012 est de 700.000 exemplaires.
“Chaque minute, plus d’un Petit Larousse est vendu en moyenne et il représente, selon Ipsos, 80% du marché des dictionnaires”, se félicite-t-elle, soulignant que “l’année des refontes, on constate une hausse de 20%”.

L’édition 2012 cache aussi deux “intrus” dans sa nomenclature qui pourront rapporter gros à celui qui les découvrira.

(Le Petit Larousse illustré - 1.984 p. - petit format 29,90 euros, grand format 44,50 euros)

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