Archives de la catégorie 1 - ACTU "LE MONDE EN MARCHE"

La Nouvelle Revue Géopolitique - Le Djihadisme dans tous ses états

la-nouvelle-revue-geopolitique-le-djihadisme-dans-tous-ses-etatsEditeur : TECHNIP

Dossier : Le djihadisme dans tous ses états

. De Syrie en Irak : pourquoi les djihadistes de l’EIIL veulent-ils restaurer le Califat ?

. Avant-goût de “paradis”…

. Visages de l’Etat islamique

. Dans la ligne de mire des djihadistes

. Le financement de l’Etat islamique

. Djihad 3.0 : comme si l’Etat islamique avait recruté Steve Jobs…

. Faire la guerre aux djihadistes

. La question kurde

. Extension du domaine de la lutte

. Djihadistes de tous les pays…

. La France est en guerre !

Post scriptum

. Les années 30 sont de retour

Aux quatre coins du monde

. Migrants en Méditerranée : trop chère, la vie !

. Bélorussie « La petite Ukraine »

. Argentine, Líder Maximo… le fils aîné de Cristina Kirchner prendra-t-il la relève ?

. Afrique, le chiffre qui choque : 70 % de la population sans électricité

Lectures

  • Le choc
  • Géopolitique du Printemps arabe
  • Pape François
  • Splendeur de l’Inde ?
  • France Algérie

Libres paroles

. Etat islamique : le chaos syro-irakien et l’idée de “guerre juste”

. Face à l’urgence d’une réforme bancaire

ISBN : 9782710810438

trade paperback      19 x 26 cm      96 pages

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Gaz et pétrole de schiste… en questions

gaz-et-petrole-de-schiste-en-questionsBAYLOCQ Pascal & CHARLEZ Philippe A.

Editeur : Technip

PRESENTATION

En six ans les États-Unis ont réduit d’un tiers leur dépendance pétrolière et sont devenus presque autosuffisants en gaz. Cette “révolution des gaz et pétrole de schistes”, leur a permis de redevenir l’un des pays les plus compétitifs au monde.

Cette nouvelle donne aura à moyen terme des conséquences géopolitiques majeures. L’ensemble des flux pétroliers, gaziers et charbonniers seront profondément modifiés. Pendant que les importations américaines en provenance du golfe Persique se réduiront fortement, celles de la Chine et de l’Inde augmenteront significativement. Les États-Unis devenant exportateur de gaz, la Russie devra chercher de nouveaux débouchés.

En Europe, les ressources semblent importantes. Mais la réalisation d’un grand projet demandera la levée de plusieurs verrous d’ordre géologique (les roches mères européennes sont-elles aussi bonnes que ses “consoeurs” américaines ?), économique (l’Europe sera-t-elle capable de développer ses ressources à des coûts acceptables ?) mais aussi sociétal. Dans une Europe fortement urbanisée, fracturation hydraulique, approvisionnement en eau, microséismes et impact en surface représentent pour certaines parties prenantes autant de “menaces”. Changer cette perception demandera à la fois pédagogie et transparence vis-à-vis des communautés locales.

Dans cet ouvrage qui se veut accessible aux non spécialistes, Philippe Charlez et Pascal  Baylocq répondent en 20 questions à “tout ce que vous voulez savoir sur les gaz et pétrole de schistes sans oser le demander”.

LES AUTEURS

Pascal Baylocq est ingénieur de formation, docteur en Mécanique et titulaire d’une licence en Sciences économiques. Il débute sa carrière en 1995 chez Total en tant qu’ingénieur forage. Après avoir mis en œuvre, au sein de l’exploration-production, le déploiement des technologies internet, il prend en 2005 la responsabilité d’un complexe pétrolier offshore aux Émirats Arabes Unis.

Depuis 2007, il est directeur général délégué de Geostock et depuis 2011, il est président du Groupe de réflexion sur les hydrocarbures de roche-mères au sein du GEP-AFTP.

Philippe Charlez est ingénieur des Mines de l’École polytechnique de Mons (Belgique) et est titulaire d’un doctorat de l’Institut de physique du Globe de Paris. Il rejoint Total en 1982 où il est pendant 15 ans expert en mécanique des roches.

Il est actuellement responsable développement des ressources non conventionnelles pour le groupe Total. Philippe Charlez est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la mécanique des roches. Il a publié en 2014 aux Editions Technip un nouvel essai intitulé Our energy is not set in stone.

ISBN : 9782710811480

broché      240 pages

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GEOPOLITIQUE & GEOSTRATEGIE /ATLAS GEOSTRATEGIQUE DE LA MEDITERRANEE CONTEMPORAINE

atlas-geostrategique-de-la-mediterraneePierre Vallaud

Ed. L’Archipel

PRESENTATION PAR PIERRE VALLAUD DE SON ATLAS

« La Méditerranée, un centre névralgique ? Cela ne date pas d’hier : marchands, soldats, migrants, touristes, savants … Le destin de ces figures méditerranéennes évoquent l’histoire riche, mouvementée et paradoxale d’une région faite de conflits, de ruptures mais aussi, et surtout, de partages et d’échanges. À peine entamé, le 21e siècle vient déjà rebattre les cartes et confirme ce constat. Ses soubresauts font d’ailleurs du bassin méditerranéen l’un des points d’observation privilégiés des enjeux les plus contemporains. »

PRESENTATION

Un ouvrage de géopolitique qui adosse les situations mouvantes d’aujourd’hui à l’Histoire. Essentiel pour comprendre ce qui est en jeu, sur le flanc sud de l’Europe, au moment où les USA entendent remodeler la région avec leur projet de « Grand Moyen Orient ».

Longtemps « centre du monde », la Méditerranée qui avait perdu, au fil des siècles, l’importance considérable qui était la sienne, demeure aujourd’hui l’un des centres névralgiques de la planète.

Lieu de passage essentiel pour le commerce international, voisine de zones pétrolières et gazières fondamentales, ligne de contact entre Nord et Sud, mais aussi entre Orient et Occident, elle concentre nombre des contradictions du monde.

Les « printemps arabes », directement issus de ce projet de « Grand Moyen Orient », qui se jouent – où sont joués - sur ses rives, la crise en Europe, et singulièrement en Grèce, confèrent à cet espace géopolitique un rôle renouvelé. De sa capacité à embrasser un nouvel ordre politique et à organiser une coopération internationale harmonieuse dépend la stabilité d’une région au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.

Cet atlas présente et analyse les grandes dynamiques de la Méditerranée.

Frontière ou passerelle naturelle ?

« Choc des civilisations » ou « dialogue des cultures » ?

Cohabitation harmonieuse entre populations riveraines ou flux migratoires menaçants ?

Autant de questions abordées de manière thématiques ou à travers l’analyse des situations par pays et illustrées de documents et de nombreuses cartes originales.

TABLE DES MATIERES

L’ESPACE MEDITERRANEEN

LES RESSOURCES EN QUESTION

L’HOMME ET LA MER

TECTONIQUE DES FORCES

PERSPECTIVES MEDITERRANEENNES

L’AUTEUR

Pierre Vallaud, historien, a enseigné les relations internationales au XXe siècle à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et dirigé le Centre d’études stratégiques (Cerges).

Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire des conflits contemporains, il a publié un Atlas géopolitique du Proche et du Moyen-Orient (avec Xavier Baron, PUSJ/Perrin, 2009) et dirigé l’Atlas historique de la Méditerranée (PUSJ/Fayard, 2009).

Parmi ses autres nombreux ouvrages, Histoire du XXe siècle (Marabout, 1989), L’Exode(Perrin, 2000), La Seconde Guerre mondiale (Acropole, 2002), Les Français sous l’Occupation(Pygmalion, 2002), La Première Guerre mondiale(Fayard, 2004), La Guerre d’Algérie (Acropole, 2005), Les Guerres du XXe siècle (Acropole, 2008…

Nb de pages : 160 p.

ISBN : 978-2809806182


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HISTOIRE ALTERNATIVE/ 1940. ET SI LA FRANCE AVAIT CONTINUE LA GUERRE…

et-si-la-france-avait-continue-la-guerre-uchronie-1940 Jacques Sapir, Frank Stora,  Loïc Mahé

Ed. TALLANDIER

« Un récit maîtrisé et plein de suspense, un exercice intellectuel stimulant ponctué de traits d’humour » (L’Express)

« Une ”uchronie” aussi sérieuse qu’excitante » (Libération)

PRESENTATION

Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ?

Voici le récit d’une histoire qui n’a pas été, mais qui aurait pu être.

Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l’Allemagne hitlérienne depuis l’Afrique du Nord ?

Telles sont les questions posées par cet essai où l’histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.

Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d’étudier l’histoire de l’année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n’ayant qu’un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n’était en rien inéluctable.

LES AUTEURS

Jacques Sapir est directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Frank Stora est journaliste et spécialiste des jeux de simulation.

Loic Mahé est ingénieur informaticien.

Genre : Essais historiques

ISBN : 9791021004283

Date de parution : 02-01-2014

Nombre de pages : 592 pages

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HEGEL. INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE

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Editeur : Le Livre de Poche

Collection : Classiques

“L’histoire mondiale est le progrès dans la conscience de la liberté” : cette formule condense l’essentiel de l’enseignement que déploie Hegel dans sa Philosophie de l’histoire, dont on découvrira ici la célèbre Introduction.

Ce texte fondamental, plus connu en français sous le titre La Raison dans l’histoire, est l’un des plus lus et des plus étudiés de Hegel. Il est ici traduit et annoté sur la base d’une édition scientifique du texte allemand, établie à partir de sources de première main.

Le volume comporte en complément d’autres textes du philosophe (extraits des Principes de la Philosophie du droit et de l’Encyclopédie des sciences philosophiques, des cours de 1831 sur l’histoire récente en France et sur la religion), ainsi qu’un dossier, composé de textes fondateurs de la philosophie de l’histoire (Lessing, Kant), d’évaluations critiques (Kierkegaard, Marx, Nietzsche), et d’interprétations récentes.

L’Introduction à la philosophie de l’histoire offre les deux versions de l’Introduction générale à la fameuse Philosophie de l’histoire, précédemment éditée en intégralité dans la collection « La Pochothèque », sous la direction de Myriam Bienenstock (2009).

La présente publication correspond dans ce format au volume bien connu de la collection 10×18, intitulé La Raison dans l’histoire, le texte assurément le plus diffusé de Hegel, et largement étudié en classe de Terminale, mais elle s’en distingue à plusieurs titres. L’édition et la traduction du texte (version de 1822 revue en 1828, et version de 1830) ont une valeur scientifique que n’avait pas le travail de K. Papaioannou, publié en 1965 chez 10×18.

Le texte de Hegel est en outre précédé d’une introduction substantielle, et il s’accompagne de notes explicatives, ainsi que d’un dossier des plus étoffés (choix de textes complémentaires majeurs de Hegel sur la philosophie de l’histoire; de textes de référence antérieurs ou postérieurs à Hegel, de Lessing, Kant, Kierkegaard, Marx, Nietzsche, Ritter; de textes critiques contemporains notamment sur la use de la raison, et la question de la fin de l’histoire).

Le volume, par sa qualité et sa conception, est donc destiné à s’imposer comme édition de travail de référence sur ce texte majeur, aussi bien pour le public de Terminale qu’à l’Université.

G. W. F. Hegel (1770-1831) a professé les Leçons sur la philosophie de l’histoire, pour la première fois à Berlin au cours du semestre d’hiver 1822-1823. Elles ont été réitérées avec de multiples changements à cinq reprises, tous les deux ans. Après la disparition du philosophe, hégéliens de gauche et de droite se disputeront les dépouilles d’un système qui n’aura eu pour but - par-delà les formules sur « la fin de l’histoire » ou « la ruse de la Raison » - que de montrer à l’œuvre dans l’histoire la réalisation de la raison et de la liberté. « La seule idée qu’apporte la philosophie est la simple idée de la Raison - l’idée que la Raison gouverne le monde et que, par conséquent, l’histoire universelle s’est elle aussi déroulée rationnellement. »

C’est entendu, l’histoire est tragique : « L’histoire universelle n’est pas le lieu de la félicité. Les périodes de bonheur y sont ses pages blanches. » Toute la question que le philosophe de l’histoire aura à résoudre sera de montrer en quoi, derrière les apparences chaotiques du devenir, règne en fait une raison universelle qui dépasse ses acteurs, transcendant leurs buts et volontés finis.

Cette Raison universelle, bien distincte des raisons subjectives, ne se réalise pas de façon linéaire, comme le voulaient les philosophes des Lumières. Il lui faut emprunter des voies plus tortueuses : les passions, les désirs, les intérêts qui meuvent les individus singuliers, dans leur lutte pour se faire reconnaître, agissent non seulement pour eux-mêmes mais réalisent en même temps, à leur corps défendant, les fins cachées de la Raison. Cette double scène dont seul le philosophe est apte à déchiffrer l’unique enjeu.

La Raison qui, pour devenir monde, doit emprunter les voies de son contraire (la passion), n’apparaît « rusée » que pour un entendement qui n’a pas su s’élever au niveau de l’Histoire universelle laquelle, par tous les moyens dont les hommes sont prodigues, veut inexorablement se réaliser.

La philosophie de l’histoire est la branche de la philosophie qui s’attache à réfléchir sur le sens et sur les finalités du devenir historique. On peut, schématiquement, distinguer deux écoles de pensée, l’une qui nie toute idée de finalité ou de détermination en affirmant la foncière “absurdité” de l’histoire, fruit du hasard et de l’imprévu, et l’autre qui affirme, au contraire, qu’elle obéit à un dessein, lequel peut être déterminé de l’extérieur par un principe transcendant ou idéal, ou, au contraire, le produit d’une logique et de forces immanentes.

L’expression apparaît en français d’abord dans le titre d’un essai de Voltaire, puis elle est reprise dans le titre de la traduction libre que Jules Michelet donne de la Science nouvelle de Giambattista Vico, et elle devient alors un concept universitaire avec la diffusion en France des œuvres de Hegel et de la philosophie allemande (par exemple certaines œuvres de Kant mais aussi de Herder).

Pour Hegel, le sens de l’histoire est la « réalisation de l’Esprit absolu, c’est-à-dire d’un esprit du monde devenu conscient de lui-même par la philosophie, la construction de l’État prussien et la science ».

Pour Karl Marx, selon la théorie du matérialisme historique, le sens de l’histoire est l’avènement d’une « société sans classes », l’abolition de la propriété privée par la révolution communiste rendant possible l’abolition de l’État, qui n’a jamais eu pour autre finalité que de garantir la propriété des classes dominantes : lorsque l’égalité économique sera établie, l’État n’aura plus lieu d’exister. Pour Karl Marx, l’histoire a un mouvement dialectique (non linéaire), elle dépend des conditions matérielles de l’existence, et elle est la succession de différents systèmes économiques. L’esclavage est remplacé par le servage, qui constituerait l’antithèse, et dont la synthèse serait le salariat. La finalité historique de cette évolution est, selon Karl Marx, le communisme. Le point de vue de Marx sur le déroulement de l’histoire a influencé de nombreux historiens.

Peu après l’effondrement du bloc communiste, Francis Fukuyama pronostiquait, en 1992 et dans la lignée de Hegel et d’Alexandre Kojève, « la fin de l’histoire ». L’histoire étant, par essence, la confrontation des modèles d’organisation sociale, l’extinction du communisme en sonnerait le glas : les nations du monde n’auraient d’autre horizon que le développement de la démocratie et de l’économie libérale incarnées par le modèle américain.

Editeur : Le Livre de Poche

Collection : Classiques

Langue : Français

ISBN-10: 2253088749

ISBN-13: 978-2253088745

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L’ARGENT DE L’INFLUENCE - LES FONDATIONS AMERICAINES ET LEURS RESEAUX EUROPEENS

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Ludovic Tournès

Editions Autrement

PRESENTATION

Du début du XXe siècle à la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n’ont pas cessé d’être présentes en Europe et d’y tisser de multiples réseaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques.

Fondées par de grands industriels symboles du capitalisme américain, ces fondations sont à la fois porteuses d’un projet de société libérale et partisanes d’une régulation des excès du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe dépend du contexte géopolitique : avant 1914 et pendant l’entre-deux-guerres, elles jouent le rôle de ciment entre les milieux pacifistes européens et américains ; avec la guerre froide, elles embrassent la bannière de la lutte contre le communisme.

Présentes là où l’Etat américain ne l’est pas encore, ne l’est plus ou ne veut pas l’être officiellement, elles occupent une place à part dans la diplomatie américaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport à laquelle elles s’accordent un degré d’indépendance plus ou moins important selon le contexte international. Rassemblant les meilleurs spécialistes, l’ouvrage met en scène la diversité des actions des fondations américaines en Europe tout au long du XXe siècle.

Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra opérer sur le terrain et constituer des réseaux denses et durables.

TABLE DES MATIERES

La Dotation Carnegie pour la paix internationale et l’invention de la diplomatie philanthropique (1880-1914)

De l’action humanitaire à la recherche scientifique : Belgique, 1914-1930

Rockefeller, Gillet, Lépine and Co : une joint-venture transatlantique à Lyon (1918-1940)

”Rockefeller’s Baby” : la London School of Economics et la recherche économique dans l’Angleterre de l’entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale et l’exil des scientifiques aux Etats-Unis

”Allemagne, année zéro” ? Dénazifier et démocratiser (1945-1955)

Reconstruire l’Europe intellectuelle : les sciences sociales en Italie (1945-1970)

”Un réseau d’amitiés agissantes” : les deux vies de la Fondation pour une entraide intellectuelle européenne (1957-1991)

L’AUTEUR

Dirigé par Ludovic Tournès, professeur d’histoire des relations internationales à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS). Avec les contributions de Frédéric Attal, Kenneth Bertrams, Diane Dosso, Nicolas Guilhot, Helke Rausch, Pierre-Yves Saunier, Marie Scot.

Paru le : 6 octobre 2010

Format : Broché

Nb. de pages : 203 p.

Dimensions : 14,9cm x 23,1cm x 1,4cm

ISBN : 978-2-7467-1441-0

EAN : 9782746714410

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L’ETAT-PROVIDENCE EN EUROPE. PERFORMANCE ET DUMPING SOCIAL

Mathieu LEFEBVRE et Pierre PESTIEAU
Editions Rue d’Ulm

letat-providence-en-europe1RESUME

Depuis des années, il est partout question de la crise de l’État-providence, des raisons de cette crise et des remèdes à y apporter. Malheureusement, dans ces discussions, on ne s’appuie que rarement sur de bonnes mesures de performance. Cet opuscule vise à présenter une évaluation de la performance des États-providence européens qui puisse éclairer le débat. Celui-ci permet de comparer la performance des pays de l’Europe des vingt-sept ; elle donne aussi la possibilité de tester l’hypothèse d’un éventuel dumping social ; enfin elle peut être utilisée pour mieux appréhender les raisons d’éventuels dysfonctionnements de l’État-providence en insistant sur ses objectifs premiers : la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et la protection contre les risques majeurs de la vie.

PRESENTATION

Depuis trois décennies au moins, on parle et on écrit beaucoup à propos de la crise de l’État-providence. Certains s’en réjouissent, ceux-là même pour qui le meilleur État-providence devrait être réduit à sa portion congrue ; d’autres la déplorent, craignant la disparition de ce qui, pour eux, a fait la prospérité et la stabilité de nos sociétés. On assiste ainsi dans tous les pays européens à un vif débat sur la crise de l’État-providence, ses causes et les éventuels remèdes qu’elle appelle.

Malheureusement, ce débat se déroule le plus souvent sans s’appuyer sur de bonnes mesures de performance. L’objet de cet opuscule est précisément de présenter une évaluation de la performance des États-providence européens fondée sur la construction d’indicateurs synthétiques. Ces indicateurs mesurent le degré avec lequel chaque État-providence réalise cinq objectifs fondamentaux : la réduction des inégalités, la lutte contre la pauvreté, la réduction du chômage, la qualité de la santé et de l’éducation.

Plusieurs raisons ont présidé au développement de tels indicateurs.

D’abord, ils permettent de comparer la qualité des États-providence de façon objective. Que de fois n’entend-on pas dans tel ou tel pays de la vieille Europe justifier l’existence de structures paralysantes ou de droits acquis au nom d’une protection sociale plus performante qu’ailleurs.

Autre raison : permettre de tester la réalité du dumping social que d’aucuns brandissent le plus souvent pour pousser les gouvernements à réduire la voilure de leur protection sociale.

Enfin, ces indicateurs permettent de comparer la qualité de l’inclusion sociale dans les douze pays qui se sont ajoutés à l’Europe des quinze il y a quelques années et qui pour la plupart venaient du bloc soviétique.

Il ressort de notre analyse que les pays de la vieille Europe, et tout particulièrement l’Allemagne et la France, ont des États-providence qui sont performants, moins cependant que les pays nordiques.

TABLE DES MATIERES

1. Les données.
2. Dépenses sociales : concept, structure et évolution.
3. Les bons et les mauvais élèves de la classe UE15.
4. Dumping social ?
5. L’élargissement.
6. Faire mieux avec moins.
7. Le bien-être des personnes âgées dans l’Union européenne.

EXTRAIT

Introduction

Voici quelques brèves de comptoir que l’on pourrait entendre à Paris ou à Berlin dans un bistro populaire comme à la buvette du Parlement. Le style changerait mais pas le contenu : « Nous avons la meilleure protection sociale du monde. » « L’extension de quinze à vingt-sept pays de l’Union européenne a enlaidi notre paysage social. » « Avec l’ouverture des frontières, nos États-providence se doivent d’être moins généreux pour ne pas attirer toute la misère du monde. » « Une chasse au gaspi déterminée permettrait d’obtenir la même protection sociale avec la moitié des dépenses sociales. » Ces propos peuvent connaître de nombreuses variantes. Leurs correspondent d’ailleurs des affirmations qui en prennent le contre-pied : « Nous avons la pire protection sociale… » Il est clair que sur le sujet on entend tout et son contraire, ce qui témoigne d’absence d’étalon permettant de mesurer la qualité et la performance de la protection sociale.

L’ambition de cet opuscule est précisément de fournir une mesure de la performance des États-providence. Pour des questions de données, mais aussi parce que c’est là que nous vivons et que le débat est le plus vif, nous nous limiterons à l’Europe. Cette mesure devrait nous permettre de comparer les performances de différents pays et d’en étudier l’évolution dans le temps. Ces indicateurs de performance apportent une réponse à la question d’un éventuel dumping social et à celle de l’impact de l’extension de l’Union européenne à vingt-sept membres et bientôt davantage.

Mais d’abord qu’entendons-nous par État-providence ? (…)

Emission sur France-Culture du mercredi 12 décembre 2012

AUTEUR(S)

Mathieu Lefebvre est docteur en économie et chercheur à l’université de Liège. Il a effectué ses recherches postdoctorales à l’université de Lyon II, où il est membre du Groupe d’analyse et de théorie économique (GATE). Ses thèmes de recherches sont l’économie du travail, l’économie publique et l’économie du vieillissement.

Docteur en économie (Yale University), Pierre Pestieau a enseigné à Cornell University et à l’université de Liège, dont il est professeur émérite. Il est aussi membre du CORE (Centre for Operations Research and Econometrics de l’Université catholique de Louvain) et membre associé de l’École d’économie de Paris. Ses principaux sujets d’intérêt sont l’économie publique, l’économie de la population et la sécurité sociale. Il a notamment publié The Welfare State in the European Union (Oxford University Press, 2005).

Parution : 24 novembre 2012
Nb. de pages : 80 p.
ISBN : 978-2-7288-0484-9
Prix : 7,5 €

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LES MARCHES DE L’ENERGIE - L’ENERGIE, A QUEL PRIX ?

FAVENNEC Jean-Pierre & DARMOIS Gilles
Editions TECHNIP

lesmarchesdelenergiePRESENTATION

Le début du XXIe siècle est marqué par une forte croissance des prix de l’énergie. Le prix du pétrole, à 10 $ par baril en 1999, est à 120 $ à la fin de 2012 (après avoir atteint 147 $ en 2008). Ceci reflète à la fois une augmentation de la demande et une augmentation des coûts. La perspective d’une demande soutenue, en particulier dans les pays émergents, entraîne une modification du marché mondial de l’énergie. Dans ce contexte, cette nouvelle édition fournit une présentation claire et didactique des mécanismes de fonctionnement du pétrole, du gaz et de l’électricité, avec leurs avantages et leurs limites.

A l’heure de la globalisation de l’économie, l’ouvrage analyse les conséquences du mouvement de dérèglementation des marchés sur les prix des différentes énergies, et tente de répondre à plusieurs grandes questions : pourquoi une telle volatilité des prix ? Qui prendra désormais le risque d’investir ? Les grands acteurs de l’énergie résultant du mouvement actuel de concentration seront-ils en position dominante ?

Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent, par la connaissance des outils essentiels que sont les marchés de l’énergie, anticiper les mouvements de l’économie mondiale au XXIe siècle.

TABLE DES MATIERES

1. Généralités sur l’énergie, les marchés et les marchés de l’énergie.

2. Les marchés du pétrole brut et des produits pétroliers.

3. Les marchés du gaz.

4. les marchés de l’électricité.

5. Questions ouvertes et perspectives.

Glossaire.

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

Cet ouvrage traite des marchés physiques et papier du pétrole, des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité.

Le prix du pétrole se forme par la confrontation d’une offre et d’une demande globales. En ce sens, il est un prix de marché. Cet ouvrage n’aborde pas en profondeur les contraintes de la production, les déterminants de la demande mondiale ni la théorie de la fixation des prix d’équilibre. Il n’en retient que les éléments principaux, pertinents pour la description des contraintes s’imposant aux marchés physiques et papier et en déterminant les caractéristiques.

L’ouvrage présente le fonctionnement des principaux marchés tels qu’ils existent à ce jour. Il examine, en particulier, de manière détaillée le marché du pétrole brut, le plus ancien et également le plus élaboré. Historiquement, ce marché s’est développé sur le modèle des bourses de commerce. Il répondait à une finalité industrielle claire, de couverture des risques et de stabilisation des cours. L’ouvrage présente les acteurs (sociétés de trading, spéculateurs) et les outils de sophistication croissante qui sont apparus progressivement. Il décrit les marchés de couverture et de futures, en mettant l’accent sur les fonctionnements concrets et les descriptions opérationnelles.

L’arrivée d’intervenants purement spéculateurs aux cotés des acteurs industriels, avec des objectifs et des processus de décision différents, introduit de la volatilité et des risques nouveaux. L’ouvrage montre la construction progressive des règles de marché. Il évoque, sur des exemples, les pratiques douteuses (manipulations, squeezes,…) et les solutions qui peuvent être apportées. Il rappelle à cette occasion les caractéristiques des marchés de commodités et ce qui les distingue des marchés d’actions et d’autres produits financiers. L’apparition des marchés physiques du pétrole et des produits pétroliers, concomitante à la disparition du cartel et des compagnies totalement intégrées, a contribué en l’accompagnant, à l’introduction de la concurrence dans le secteur. Les autorités et les théoriciens de la concurrence ont construit un modèle dans lequel le développement d’un marché physique, avec sa multiplicité d’acteurs et de transactions, est une condition nécessaire de la dérégulation des marchés énergétiques.

La création de marchés physiques du gaz et de l’électricité résulte d’une démarche volontariste des gouvernements dérégulateurs et des autorités de la concurrence. Elle n’est pas d’origine industrielle, même si des acteurs ont vu l’intérêt qu’ils pourraient y trouver. Dans certains cas, le passage par le marché est rendu obligatoire entre le producteur et l’acheteur. Le modèle est ici le marché physique du pétrole. L’ouvrage présente les analogies entre ces énergies (coûts des investissements, structures des industries) et les différences qui ont un impact sur la création de ces marchés. Les problèmes de qualité du produit s’y posent de manière différente. La différenciation (électricité verte,…) n’y a pas le même sens que sur les marchés pétroliers, en particulier à cause des contraintes physiques beaucoup plus fortes pour le transport de ces énergies. L’existence d’un réseau de conduites pour le gaz ou de lignes électriques dont l’équilibre doit être instantané est un préalable à l’existence de marchés régionaux. Il reste des interconnexions à construire pour en étendre le champ. Le financement de ces infrastructures peut poser des problèmes que le marché doit résoudre pour prouver son efficacité.

AUTEUR(S)

Gilles DARMOIS, ancien cadre dirigeant de société pétrolière, est professeur à l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs).

Jean-Pierre FAVENNEC, ancien directeur du Centre économie et gestion de l’IFP School (Ecole du pétrole et des moteurs), est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’économie de l’énergie publiés en France et à l’étranger.

Parution : 26 novembre 2012
Nb. de pages : 232 p.
ISBN : 978-2-7108-1014-8
Prix : 32.00 €

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L’EUROPE ET SES MINORITES

Yves Plasseraud
PUG (Presses Universitaires de Grenoble)

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PRESENTATION

Depuis des décennies, la question des minorités agite le continent européen, conduisant parfois à la guerre, voire à la guerre civile. Aujourd’hui, si l’Union européenne nous épargne les conflits majeurs que l’Europe a connus, la question des minorités reste préoccupante : séparatistes basques, nationalistes corses, mais aussi Roms, Ossètes ou Tchétchènes s’invitent régulièrement à la une des journaux. Mais au-delà de ces minorités historiques, il existe aussi des minorités plus récentes, issues de l’immigration de ce dernier demi-siècle.

Fort de son expérience internationale, Yves Plasseraud constate combien l’intégration de nouvelles minorités extra-européennes est difficile, à cause notamment de la précarité qui entraîne le rejet, le racisme et la xénophobie. Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demandes, comment nos États peuvent-ils y répondre ? Quelles politiques adopter ? Comment rendre celles existantes efficaces ? Autant de questions sur lesquelles il est urgent de réfléchir. L’enjeu est de taille : l’Europe a besoin de cet apport démographique ; sa survie est à ce prix.

S’interrogeant sur une problématique majeure de la société contemporaine, cet ouvrage donnera aux étudiants et enseignants en science politique mais aussi à tout un chacun une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux que sont l’accueil de nouvelles populations et l’aménagement du statut des minorités autochtones.

Une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux du traitement des minorités nationales, de l’accueil de nouvelles populations et de l’aménagement du statut des minorités.

La question des minorités en Europe est préoccupante, qu’il s’agisse des minorités historiques, autochtones (Basques, Corse, Hongrois de Slovaquie,…) ou diasporiques (Roms, Juif, Arméniens,…), ou des nouvelles minorités issues de l’immigration (Afrique, Ukraine,…) : Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demande et comment nos États et les institutions européennes peuvent-ils y répondre ? Comment le vivre ensemble s’organise-t-il ? Quelle synergie ou opposition de ces groupes en résulte ? Quelle politique adopter ?

Illustrant ces propos des exemples concrets, l’auteur s’interroge ici sur une problématique majeure de la société contemporaine : la place du multiculturalisme dans notre société.

EXTRAIT

Introduction

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les observateurs s’accordaient à penser que l’homogénéisation des États et la mondialisation conduiraient inéluctablement les groupes ethniques minoritaires, qu’ils soient autochtones ou immigrés, à ne plus jouer qu’un rôle marginal sur la scène européenne. Beaucoup s’en réjouissaient alors que d’autres, plus rares, trouvaient ce phénomène d’entropie culturelle inquiétant.

Or, il s’avère aujourd’hui que c’est le phénomène inverse qui s’est produit. Stimulées par leur résistance à l’homogénéisation, un certain nombre de minorités sont aujourd’hui au premier plan de l’actualité et tendent de plus en plus à imposer à l’Europe leur rythme. Ainsi, Régis Debray - pourtant de tradition jacobine - affirmait récemment que le XXIe siècle serait celui des minorités. Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, lui faisait écho en écrivant «Le “peuple” ne s’appréhende plus comme une masse homogène, il s’éprouve plutôt comme une succession d’histoires singulières, une addition de situations spécifiques. C’est pourquoi les sociétés contemporaines se comprennent de plus en plus à partir de la notion de minorité. La minorité n’est plus la “petite part” (devant s’incliner devant une “grande part”) : elle est devenue une des multiples expressions diffractées de la totalité sociale.»

Cette évolution s’impose dans le contexte nouveau d’un affaiblissement historique des États nations européens. Pendant des siècles, ceux-ci n’ont cessé de renforcer leur pouvoir par centralisation croissante et intégration des périphéries. Aujourd’hui, sans que l’on en ait toujours bien pris conscience, tout a changé. Confrontés à une mondialisation qui érode à la fois leurs pouvoirs et leur raison d’être, contestés par leurs administrés qui ne font plus guère confiance au pouvoir politique, les États européens se voient cantonnés à un rôle secondaire. Entre les intérêts d’entreprises multinationales, toujours plus puissantes, les exigences des organisations intergouvernementales universelles (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.), les diktats des agences de notation et les arcanes de l’intégration européenne, leurs appareils institutionnels et législatifs, vieillis, paraissent tourner à vide.

TABLE DES MATIERES

Il y a minorités et minorités.

A l’Ouest : Etats-nations et identités ethniques.

A l’Est : un sentiment de vulnérabilité

La question des minorités n’est pas close.

La gestion politique de la question minoritaire.

L’AUTEUR

Yves Plasseraud intervient régulièrement en tant qu’expert du statut des minorités en Europe médiane. Il a également enseigné auprès des universités de Strasbourg, Alicante, Vilnius et au Collège international de Défense (Paris).

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 287 p.
ISBN : 978-2706117497
Prix : 22 €

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LA LONGUE MARCHE DU DALAI-LAMA

Philippe Flandrin
Cahier photo par Thierry Boccon-Gibod.
Editions du Rocher

la-longue-marche-rencontresAu-delà de la question du Tibet et de la Chine, ce livre apporte une connaissance de l’homme.

RESUME

Ce document rassemble une série d’entretiens dans lesquels le 14e dalaï-lama évoque les différentes étapes de son cheminement personnel et politique.

PRESENTATION

Ces entretiens avec Tezin Gyatso, le XIVe Dalaï Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique à l’heure où cette incarnation du Bouddha renonce à ses pouvoirs temporels pour donner à son peuple une constitution démocratique : comment et pourquoi il est passé de la théocratie à la démocratie, son nouveau credo, le dernier avril 2011.

A une époque où s’imposent des identités confessionnelles, éthiques et sociologiques « lourdes », ce livre fait entendre la voix d’un homme qui a choisi la non violence et la tolérance pour défendre son peuple.

Philippe Flandrin qui a choisi de s’intéresser plus à l’homme politique qu’au dignitaire religieux, publie ici une véritable biographie politique du Dalaï-Lama, nourrie d’entretiens, d’enquêtes et d’une large documentation.

Ces entretiens avec le Dalaï-Lama, retracent les étapes de son cheminement personnel et politique et paraissent à un moment clef, où le Tibet engagé dans un processus de démocratisation doit compter avec les nouveaux dirigeants du parti communiste.

Dharamsala, 6 juin 2012 : dernier entretien avec chinois.

EXTRAIT(S)

« Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l’âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j’ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j’ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j’ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! »

Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l’âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J’ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l’absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : « Je ne suis qu’un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste. »

L’AUTEUR

Philippe Flandrin, écrivain et journaliste, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Inde et à la Chine, anciennes et contemporaines. Témoin des grands événements politiques survenus dans cette partie de l’Asie depuis la guerre du Bangladesh en 1971.

Formé à l’école de la Sorbonne et d’André Malraux, avec qui il a travaillé, Philippe Flandrin s’est passionné pour l’histoire et les arts de la civilisation afghane. Correspondant de guerre (La Croix, Actuel, Paris-Match, Le Figaro), il a effectué de nombreux séjours clandestins en Afghanistan.

Journaliste à la BBC, il a suivi la piste des œuvres d’art cambodgiennes et afghanes retrouvées sur le marché de l’art londonien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, publiés aux éditions du Rocher : Les Sept Vies du mandarin français, Le Trésor perdu des rois d’Afghanistan…

Parution : 30 novembre 2012
Nb. de pages : 317 p.
ISBN : 978-2268074689
Prix : 20 €

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LES JEUX OLYMPIQUES ET LEURS TERRITOIRES

Jean-Marc HOLZ
Presses Universitaires de Perpignan

les-jo-et-leurs-territoiresLivre actuel s’il en fallait un ! Pour aller plus loin que le sport et le spectacle.

RESUME

La conquête de la planète par les jeux Olympiques et ses enjeux sont examinés par neuf géographes qui en détaillent les impacts géopolitiques et territoriaux grâce à des études de cas, des témoignages et des enquêtes de terrain.

PRESENTATION

Les Jeux olympiques ont conquis la planète : comment s’est opérée cette universalisation du sport? quels en sont les enjeux territoriaux ? Universitaire, expert ou journaliste, une dizaine d’observateurs portent le regard du géographe sur les impacts géopolitiques et territoriaux du phénomène olympique, de l’échelle mondiale au local. A l’heure des Jeux de Londres (2012) et de l’échec d’Annecy 2018, ils proposent un ouvrage très documenté et vivant, reposant sur des études de cas précis issues de recherches originales, des témoignages et des enquêtes de terrain.

TABLE DES MATIERES

LA PLANETE OLYMPIQUE
« ALL games, all nations » La mondialisation des Jeux olympiques d’été.
L’Inde, nain olympique ?

VILLES ET VILLAGES OLYMPIQUES
Athènes 2004 : Jeux olympiques et projet urbain.
Les villes alpines organisatrices des Jeux olympiques d’hiver.
La vila olimpica de Barcelone, nouvelle « Icara » ou gentrification d’un espace ?

2012, 2014, 2018, ESPOIRS ET DECEPTION
2012, Les JO du Nord-Pas-de-Calais
L’opération « le plus grand terrain de Jeux », stratégie d’une offre sportive territoriale.
La roulette russe.
JO, la France n’a plus la flamme.

EXTRAIT

“ALL GAMES, ALL NATIONS”
LA MONDIALISATION DES JEUX OLYMPIQUES D’ETE
NICOLAS CHAMEROIS

Les Jeux olympiques (J.O.) d’été sont un événement planétaire. De 1896, date des premiers Jeux modernes célébrés à Athènes où 14 pays étaient présents, à 2008 lors de la dernière édition à Pékin (Beijing) où défilaient 204 délégations, ils ont conquis la planète, exauçant le vœu de Pierre de Coubertin qui, lors de sa conférence à la Sorbonne le 25 novembre 1892, déclarait, à l’occasion du 5e anniversaire de la société française des sports athlétiques : «il faut internationaliser le sport, il faut organiser de nouveaux Jeux olympiques». Avant même de naître, les Jeux avaient pour vocation d’être mondiaux.
Cet article, qui reprend les grandes lignes d’une thèse de géographie, retrace les étapes, modalités et limites de cette «mondialisation» des Jeux d’été, au-delà de l’image d’universalité qui les caractérise, ainsi que le mouvement qu’ils ont su générer. Précisons auparavant le sens donné ici au terme «mondialisation» ; il y a un demi-siècle, en 1952, Kroeber et Kinckhohn repéraient quelque 150 définitions du concept de «culture» ; celui de «mondialisation» a suscité lui aussi un florilège de définitions que l’on peut classer en deux grandes familles : celles retenues par les dictionnaires - «donner à quelque chose un caractère mondial, une extension qui intéresse le monde entier» (Grand Larousse) ou «le fait de devenir mondial, de se répandre dans le monde» (Robert) - se bornent à une acception strictement géographique en insistant sur la diffusion spatiale du phénomène ; d’autres définitions, que nous ne retiendrons pas ici, ont un contenu exclusivement économique, qu’elles soient officielles (FMI, BIT) ou proposées par divers spécialistes.
Etudier la « mondialisation » des J.O. revient à s’interroger sur les multiples acteurs qui animent ce système olympique complexe, placé à l’intersection du monde sportif et d’enjeux géopolitiques et économiques. Participer au «festin olympique» dépasse la seule dimension sportive. Nous souhaitons montrer comment ce processus de mondialisation, loin d’être spontané, doit être compris comme une construction méthodique mais fragile, à laquelle collabore chaque acteur avec sa stratégie propre, sous l’égide du CIO (Comité International Olympique) qui, orchestrant cette magnifique symphonie, met en œuvre la règle fondamentale des Olympiades modernes que Pierre de Coubertin faisait tenir en ces deux mots : « all games, all nations ».
Nous étudierons successivement la composition et le rôle du CIO notamment dans l’organisation des Jeux, l’élaboration du programme olympique comme vecteur de la mondialisation, l’élargissement de l’assise territoriale du mouvement olympique par la reconnaissance des CNO (Comités Nationaux Olympiques), enfin la polarisation géographique des succès olympiques qui confère à cette mondialisation ses limites et son caractère contrasté.

L’AUTEUR

Jean-Marc Holz
, agrégé de géographie, docteur en sciences économiques et docteur d’tat en géographie, est professeur émérite à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD). Il a reçu plusieurs prix scientifiques pour ses travaux sur l’économie régionale et l’aménagement du territoire, et a publié en 2007, avec David Giband, professeur à l’UPVD, un ouvrage dans la même collection sur « les territoires du sport entre politiques et pratiques ».

Parution : 12 janvier 2012
Nb. de pages : 247 p.
ISBN : 978-2354121433
Prix : 20 €

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ATLAS DU PROCHE-ORIENT ARABE

Fabrice BALANCHE
RFI / PU Paris-Sorbonne (PUPS)


atlas-du-proche-orient-arabe« Dessiner l’unité et la diversité du Proche-Orient arabe contemporain – Syrie, Liban, Jordanie et Palestine – voici l’ambition de cet atlas, le premier du genre »

PRESENTATION

Lorsque l’on évoque le Proche-Orient, c’est avant tout pour parler des contentieux israélo-arabes. On y inclut alors les pays de cette zone de tensions : la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël. L’Égypte est sortie du Proche-Orient en signant les accords de Camp David en 1978.
Espace ouvert à l’époque ottomane, interface entre l’Europe et l’Asie, la région s’est progressivement fermée. Le conflit israélo-arabe a contribué à détourner les investissements et les courants commerciaux de la région, mais surtout, il a eu une influence notable sur la formation des Etats. Syrie, Liban et Jordanie sont nés en même temps que l’État d’Israël. Certes, ils ont choisi des voies divergentes en matières économique et politique, mais les différences ne sont pas aussi fortes qu’il n’y paraît en raison de leur proximité culturelle.

TABLE DES MATIERES

LA MENACE DE L’ARIDITE
LES DOMINATIONS ETRANGERES
LES CONSTRUCTIONS NATIONALES
POPULATION ET DEVELOPPEMENT
UNE ECONOMIE FRAGILE
L’ARCHIPEL URBAIN DU PROCHE-ORIENT
LA PALESTINE EN PARTAGE
GEOPOLITIQUE DU PROCHE-ORIENT

LU DANS LA PRESSE

« Basé sur une problématique novatrice – replacer cette zone dans son concept géographique et historique d’origine : le Bilâd es Sham – cet atlas analyse les particularités et les points communs du Proche-Orient, qui bien que constituant une « entité géographique » dès le VII ème siècle, s’est trouvé fragmenté politiquement à la suite de la Première Guerre mondiale et de la mise en place des mandats sur la Syrie, le Liban, la Palestine et la Transjordanie. Depuis 1948, avec la création de l’Etat d’Israël, cette région est en guerre : le conflit a pesé sur la construction interne de chacun des Etats du Proche-Orient et a modifié leur développement économique. L’auteur s’attache en 52 fiches réparties en huit chapitres à analyser les « traits communs » et les différences entre ces Etats sur les plans géographique, historique, politique, démographique, économique, du développement urbain, des Territoires palestiniens, géopolitique. Outre la problématique de l’ouvrage et la densité des informations contenues dans chacune des fiches thématiques, les nombreuses illustrations qui appuient chacune des analyses de l’auteur : cartes, tableaux et graphiques, sont l’autre point remarquable de l’ouvrage.
(…)
Le dernier chapitre de l’ouvrage s’intéresse à la « géopolitique du Proche-Orient ». Plusieurs enjeux sont rappelés :
le conflit israélo-arabe dans le contexte de la guerre froide (Etats alliés aux Etats occidentaux et au bloc soviétique, évolution diplomatique à la suite de l’effondrement de l’URSS)
la problématique de l’eau au Proche-Orient
la question stratégique du Golan
le rôle des Etats-Unis dans la région depuis 1945 (sécuriser la zone du Golfe arabo-persique riche en hydrocarbures, les liens avec l’Arabie saoudite, la défense d’Israël, la politique du président Bush à la suite du 11 septembre)
le Liban, « Etat-tampon » entre les Etats voisins que sont Israël et la Syrie, eux-mêmes intermédiaires des Etats-Unis, de l’Iran et de l’Union européenne
la Turquie et ses relations diplomatiques et militaires avec Israël, et avec la Syrie. »
(Les clés du Moyen-Orient)
http://www.lesclesdumoyenorient.com/Fabrice-Balanche-Atlas-du-Proche.html

L’AUTEUR

Fabrice Balanche est Maître de conférences à l’Université Lyon 2, directeur du Groupe d’études et de recherches sur la Méditerrannée et le Moyen-Orient.

Parution : 15 décembre 2011
Nb. de pages : 132 p.
ISBN : 978-2840507970
Prix : 20 €

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LES THINK TANKS - CERVEAUX DE LA GUERRE DES IDEES

Stephen BOUCHER & Martine ROYO
Editions du FELIN

les-think-tanksEn 1997, le Project for the New American Century, un institut néo-conservateur américain, présentait au président Clinton le projet d’une attaque contre Saddam Hussein pour détruire ses armes de destruction massive. Six ans plus tard, l’administration Bush adoptait l’idée et envahissait l’Irak. Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » inspirés de modèles américains et britanniques, se multiplient et montent en puissance.
Sous-titré « Cerveaux de la guerre des idées » et préfacé par Pascal LAMY, cette 3e édition revue et augmentée parle des boîtes à idées pour décideurs de ce monde.
« La mondialisation ouvre le champ politique à de nouveaux acteurs, y compris dans la France autrefois jacobine. Le retrait un peu partout de l’Etat, notamment du monde universitaire, change la donne pour les think tanks. »


RESUME

Dès les années 1980, les think tanks, ces réservoirs d’idées inspirés des modèles américains et britanniques, se multiplient et façonnent les concepts sur lesquels seront fondés les projets politiques de demain. Cet ouvrage permet de comprendre comment se forgent les solutions politiques de l’avenir, comment fonctionnent ces organismes et leur influence en France, en Europe et dans le monde.

PRESENTATION

Crise financière, changement climatique, révolutions arabes, expansion économique chinoise, mutations technologiques, transition énergétique… le monde s’emballe. Qui aide les décideurs politiques à anticiper, réagir, innover dans un contexte toujours plus instable ? Depuis les années 1980, les think tanks, ces « réservoirs d’idées » politiques, se multiplient et montent en puissance dans le monde entier, en Occident mais aussi en Chine, en Inde ou en Russie et dans les pays émergents. Peu visibles, ils sont près de 6 500 dans le monde, 2 000 au sein de l’Union européenne, dont près de 200 en France. Qui sont-ils ? Qui les dirigent ? Quelles solutions défendent-ils ? Leurs idées sont-elles innovantes ou de simples instruments de propagande idéologique ? Comment fonctionnent ces cercles d’influence ? Qui les finance ? Quelles sont les ramifications entre monde politique, think thanks et monde économique ? Ont-ils un impact lors des élections?
Ouvrage de référence en actualité politique, cette 3e édition, entièrement remise à jour, analyse près de 300 think tanks parmi les plus importants dans le monde.

TABLE DES MATIERES

- LES THINK TANKS FACE AUX CRISES
- LE « LABORATOIRE A IDEES », NOUVEL ACTEUR DE LA DEMOCRATIE CONTEMPORAINE ?
- FUMEE ET FEU : UNE INFLUENCE PARFOIS BIEN REELLE
- LES THINK TANKS NAISSENT SUR LES DECOMBRES DES CRISES
- L’EUROPE EST MAL ARMEE POUR LA GUERRE DES IDEES
- LES THINK TANKS FRANÇAIS : DES IDEES MAIS PEU D’INFLUENCE
- IMAGINER L’AVENIR

EXTRAIT

Avant-propos de la 3e édition

Quoi de commun entre Jacques Delpla, économiste et conseiller sur les marchés de capitaux à BNP Paribas, John Kay, journaliste britannique au Financial Times, Sony Kapoor, créateur de l’institut Re-Define (pour Rethinking Development, Finance and Environment) ou Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies ? Tous témoignent d’une implication croissante de penseurs issus du secteur privé dans la résolution de la crise multiforme que traverse notre société, tant économique qu’écologique et sociétale. Tous commentent, analysent nos problèmes de société, sont interrogés par les médias, conseillent les gouvernements en place et parfois, les influencent. La crise a du bon : elle invite à la réflexion.
Le débat démocratique en Europe est de fait plus vivant que jamais. Le champ de la réflexion politique est ouvert. S’invitent à la table de plus en plus d’acteurs, même s’ils ne sont pas tous « penseurs » au sens académique, voire élitiste, du terme. Et si le débat d’idées ne porte pas toujours sur celles qui pourraient sembler les plus importantes aux uns ou aux autres, le fait est qu’il est dynamique dans nos démocraties occidentales. Les manifestations en sont multiples. Contactez la page « Courrier » des grands quotidiens et vous apprendrez que les contributions intéressantes de lecteurs avides de partager leur réflexion foisonnent. Elles témoignent d’une vraie soif d’argumenter et de promouvoir l’intérêt général par le débat. En découlent des initiatives nouvelles telles que Project Syndicate, une association qui diffuse des points de vue de personnalités internationalement reconnues auprès des journaux du monde entier.
De même, et c’est d’ailleurs désormais un lieu commun, Internet facilite la prise de parole et le débat, parfois même la réflexion politique. Si l’impression donnée par les réactions en ligne de lecteurs à des articles de presse laisse parfois douter de la possibilité d’une « cyberagora » citoyenne, le fait est que se multiplient les lieux d’échange, parfois de qualité, que la transparence des données est accrue, et que peut s’inviter dans le débat n’importe qui, du parfait quidam à la personnalité reconnue.
Quant aux courants et aux partis politiques, ils cherchent une inspiration nouvelle auprès d’intellectuels et d’universitaires, que ce soit la gauche social-démocrate depuis 2008 avec la fondation Terra Nova, ou les Verts européens avec la Green European Foundation ou le président français Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection en 2012. Dans un autre registre, des bureaux d’étude tels que McKinsey ou Accenture sont consultés de manière croissante par les gouvernements et créent leurs propres centres d’expertise sur les politiques publiques. Les organisations non gouvernementales suivent le mouvement, contribuant de plus en plus aux débats législatifs et publics par des analyses détaillées. Au total, une dynamique nouvelle d’implication des acteurs privés dans la réflexion publique peut être décelée dans les démocraties occidentales, au-delà des imperfections du débat.
L’installation des think tanks dans le paysage politique des démocraties occidentales, et même au-delà, fait partie de cette mouvance et paraît irréversible. Depuis l’édition précédente de cet ouvrage (début 2009), leur réputation en Europe a largement dépassé l’image laissée par l’influence sulfureuse des officines néo-conservatrices américaines par laquelle nous ouvrions la précédente édition. Leur nombre et visibilité n’ont cessé de croître, passant d’environ 5 000 à 6 500 au niveau mondial. Certains démarrages en fanfare relatés alors n’ont certes pas été suivis de l’effet escompté – la fondation Terra Nova en France, par exemple, a certes su s’implanter, mais l’on reste loin du modèle américain que représente le Centre  for American Progress. Les groupes politiques du Parlement européen ont créé leurs cellules de réflexion, mais l’impact reste, pour le moment, limité. Certaines sociétés de conseil se sont donné le label de « think tank » sans en devenir un, révélant au passage le prestige acquis par cette appellation d’origine non contrôlée. Toutefois, globalement, c’est l’impression de vivacité du secteur qui domine.
La situation a bien changé depuis 2006, date de la première parution de cet ouvrage. On ne peut plus dire que les think tanks soient à la traîne en France ou dans d’autres pays occidentaux. Ils seraient ainsi passés de 1 200 à 1 800 pour la seule Europe depuis l’édition précédente. Ils se multiplient aussi dans d’autres parties du monde. Certaines régions, notamment le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, restent sous représentées – hébergeant seulement 5 % des think tanks identifiés dans le monde – mais gageons que l’ouverture démocratique en cours verra l’éclosion de nombreux centres propres à cette région dans les prochaines années.
Doit-on voir ainsi dans le développement des think tanks et d’autres formes de débat le signe d’une progression inéluctable de la raison et du débat démocratique ? Les pessimistes trouveront de nombreuses raisons d’en douter : piètre qualité parfois des discussions ; rôle critique des médias mis à mal ; mise en scène de la vie publique à coup d’images réductrices, de phrases chocs et de révélations superficielles sur la vie privée des figures politiques ; incapacité à réformer nos institutions et politiques en profondeur là où c’est nécessaire, y compris quand les crises sociales, économiques, financières ou écologiques l’imposeraient ; tendance à la polarisation des débats, parfois autour de polémiques stériles.
Les optimistes y verront au contraire le renouvèlement des formes de débat démocratique et de sa vitalité, d’un décloisonnement sain entre sphères privée et publique, reflet aussi d’un niveau d’éducation toujours plus élevé, le tout confluant vers une envie de participation dans le jeu politique large. Ces mêmes optimistes justifieront cette tendance par la complexité croissante des problèmes sociétaux et le niveau d’expertise toujours plus relevé requis pour les résoudre. Approfondir ce débat nécessiterait une étude complète de l’état de nos démocraties que cet ouvrage ne prétend pas offrir.
Quant à nous, nous voulons croire que la vitalité des think tanks est réelle et participe effectivement d’un renouvellement des formes de débat politique. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont envie de créer leur propre think tank, ni d’autres qui l’ont fait. Leur rôle de distillateur d’analyses, de théories, de faits pour les transformer en recommandations pratiques est nourri par et à son tour alimente le dynamisme général de l’agora démocratique. Cette troisième édition vous invite à comprendre cet univers désormais mûr en Europe, mais dont la contribution à la résolution des problèmes de société auxquels nous avons à faire face est encore loin d’être épuisée.

Stephen BOUCHER et Martine ROYO,
Novembre 2011.

LES AUTEURS

Stephen Boucher est directeur au sein de la Fondation européenne pour le climat. Diplômé de Harvard et Sciences Po Paris, il a co-dirigé le think tank Notre Europe (spécialisé dans les questions européennes fondé par Jacques Delors), a été conseiller auprès du gouvernement belge et consultant en lobbying à Bruxelles et à Londres.

La journaliste Martine Royo a collaboré à l’AFP, puis dirigé le service étranger du Nouvel Economiste et des Echos. Diplômée de l’Institut de hautes études internationales de Genève, elle travaille pour plusieurs ONG principalement la section française d’Amnesty International dont elle coordonne les actions dans les Balkans.

Le préfacier, Pascal Lamy, est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien commissaire européen au Commerce international. Il a présidé le think tank Notre Europe.

Parution : 5 avril 2012
Nb. de pages : 176 p.
ISBN : 978-2866457716
Prix : 16,90 €

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BELGIQUE : 541 JOURS SANS GOUVERNEMENT

Charles CLESSENS
Mon Petit Editeur

belgique-541-jours-sans-gouvernementEdifiant !  La Belgique est devenue ce « non-état » comme il est coutume de l’appeler et dont la partition n’est plus de la science-fiction mais relève aujourd’hui de l’actualité politique.
Cet essai démontre-t-il que le compte-à-rebours de la fin de la Belgique est commencé ? A vous d’en juger !

PRESENTATION

Pendant 541 jours, ils ont trahi, dépecé, trituré, v(i)olé la démocratie, poussés par une soif inextinguible de pouvoir. Suivez, sans concession, les mésaventures de ces politiciens belges vus par leurs employeurs… les citoyens.
« La politique est un grand jardin dont les politiciens sont les jardiniers. Si ce jardin ne croît pas selon les espérances, Ce n’est pas faute de fumier. »

EXTRAIT

Introduction
« Ont-ils volé, violé, confisqué ou trahi la démocratie ?
Peu importe le terme choisi, à coup sûr, la réponse est oui. C’est à un sordide et innommable jeu politicien que se sont adonnés les politiciens, prenant pour cible et comme otages les citoyens de ce pays, la Belgique.
« Elections, piège à cons », se fendront d’aucuns, indubitablement qualifiés d’anars mais peut-on leur donner tort ?
Ce qui s’est passé depuis cette fâcheuse fumisterie électorale n’est rien de moins qu’un déni de démocratie, qu’un profond mépris craché au visage de l’électeur.
A quoi ont servi ces élections du heu… de l’année passée puisque le pays, ou ce qu’il en reste, a été dirigé pendant de longs mois par les gagnants des élections de 2007 alors que la plupart de ceux-ci ont endossé le costume des grands perdants du scrutin de 2010.
Démocratiquement parlant, pour respecter le choix de l’électeur, ces dirigeants, mouture 2007, auraient dû céder le témoin depuis belle lurette, notamment à la N-VA, qui, bien que vainqueur incontestable en Flandre – que ça plaise ou non – ne siège pas dans le gouvernement Leterme II et ne semble pas pressée de se retrouver au poste de pilotage.
Pourquoi ?
Sans doute pour mieux détruire le pays en adoptant une stratégie de pourrissement qui lui permettrait de conforter ses théories séparatistes.
Par ailleurs, l’autre grand gagnant, le PS y vivote toujours dans ce gouvernement en affaires courantes mais avec les quotas de sa débâcle de 2007.
Donc, à cette rouge exception près, ce sont toujours les grands perdants des dernières élections qui gouvernent. A savoir, le CD&V qui, tout en ayant bu la tasse aux élections de 2010, continue à truster nombre de postes essentiels dont celui de Premier ministre, celui de ministre de la Défense avec le copain de Flahaut, Pieter De Crem, ainsi que celui de ministre des Affaires étrangères dévolu à Steven Vanackere, soit trois représentants de l’ex-parti crétin-flamand (heu… chrétien-flamand) dominant qui viennent de prendre une solide déculottée face à la N-VA en Flandre.
En clair et en perfide, ces perdants du scrutin de 2010, le CD&V, mais aussi le MR, avec Didier Reynders aux Finances, avaient (ont ?, ont eu ? auraient ?) tout intérêt à prolonger le marasme postélectoral 2010.
Par contre, au contraire, la N-VA et le PS, les vainqueurs déclarés de 2010, se devaient d’enclencher la vitesse supérieure pour arriver à la formation d’un gouvernement au sein duquel ils auraient inévitablement et mathématiquement occupé des places de choix.
Or, paradoxalement, ce sont eux qui ont tout bloqué alors qu’ils sont pratiquement seuls aux commandes.
Que penser de notre démocratie qui autorise ce Parlement et ces Ministres qui devraient être démissionnaires et démissionnés à voter l’engagement de nos forces armées dans un conflit (La Libye, pour ceux à qui la chose aurait échappé) ?
Nous n’avons plus de gouvernement mais il décide d’entrer en guerre.
Paradoxal, non ?
Que penser de ce gouvernement en affaires courantes mais qui a réussi à mener la présidence européenne de la meilleure des façons, qui a géré l’accord (le désaccord ?) interprofessionnel sans heurts, qui a bouclé le Budget sans soulever la moindre polémique ?
Que peut bien cacher cette manipulation qui dépasse l’entendement ?
Où est l’arnaque ?
A quel jeu s’adonnent-ils, ces politiques ?
Quelle est leur mystérieuse logique impossible à décrypter pour le citoyen lambda ?
Le seul objectif de Bart De Wever et de la N-VA est-il bien de foutre une merde pas possible qui l’autorisera à seriner son couplet favori, à savoir, qu’en Belgique, force est de constater l’existence de deux pays, de deux démocraties bien différentes l’une de l’autre qui n’arriveront plus à s’entendre.
Que de questions restent en suspens, que d’interrogations, que d’incompréhension chez les citoyens…
Si vous aussi, ressentez un profond sentiment d’incompréhension, peut-être trouverez-vous un début de réponse en cet ouvrage qui a suivi pratiquement au jour le jour cette déplorable crise voulue par les politiques au grand dam de la majorité des habitants de ce pays… »

Parution : avril 2012
Nb. de pages : 436 p.
ISBN : 9782748380064
Prix : 26 €

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LES FIGURES DU SIEGE AU QUEBEC. CONCERTATION ET CONFLITS EN CONTEXTE MINORITAIRE.

SIMON HAREL et ISABELLE ST-AMAND
Les Presses de L’Université Laval

les-figures-du-siege-au-quebecRESUME

Du conflit armé à la barricade symbolique, les modalités du siège sont diverses : en font foi les célébrations du 500e anniversaire des Amériques, la crise d’Oka, les audiences publiques de la Commission Bouchard-Taylor, les manifestations numériques dans les jeux vidéos massivement multijoueurs, ainsi que la figuration de l’isolement et de la précarité dans la poésie et la littérature (Émile Ollivier, Milton Acorn, Victor Lévy Beaulieu).
A partir de différents domaines disciplinaires (des sciences politiques aux études littéraires), les collaborateurs interrogent les tensions à l’œuvre entre marginalité et centralité, concertation et dissension, liberté et contrainte, droit d’asile et exil.
A l’encontre des discours convenus sur les flux de la postmodernité et la déterritorialisation, nous mettons ici l’accent sur les usages du pouvoir dans l’espace.
De diverses manières, la représentation du conflit et de la concertation mise en jeu lors du siège contribue à mieux cerner les modes de relation et de symbolisation qui se construisent au sein d’espaces contraints.

COLLABORATEURS

Denis Bilodeau, Maude Bonenfant, Sandra Breux, Jenny Burman, Amaryll Chanady, Claudine Cyr, Caroline Desbiens, Simon Harel, René Lapierre, Hugo Loiseau, Arianne Loranger-Saindon, Pierre Ouellet, Alena Prochazka, Roxanne Rimstead, Christian Saint-Germain, Isabelle St-Amand.

EXTRAIT

Introduction
Les discours sur le pluralisme qui mettent en relief l’altérité comme forme d’ouverture à la différence ne prennent pas suffisamment en compte la question du conflit qui est à l’oeuvre dans les groupes et les cultures minoritaires. Ayant un sens aigu de la présence de l’autre, dominant, auquel ils sont confrontés en tout temps – et qui d’ailleurs bien souvent ne les voit pas –, ces derniers ont tendance à craindre qu’une ouverture qui ferait abstraction des inégalités n’ait pour effet de favoriser une assimilation et un effacement de leur caractère distinct. L’inclusion peut alors être ressentie comme un défaut de reconnaissance, une incitation implicite à se conformer à un espace dominant qui s’impose comme allant de soi. Dans leur acharnement à poser leur existence dans un espace, à énoncer leur différence et à clarifier les rapports de force, beaucoup de communautés et de nations dominées ou minorisées finissent par se caractériser par ce que François Paré appelle une « mentalité d’assiégés ». En effet, ces dernières sont animées par une volonté de contrer l’aliénation et d’assurer une survie culturelle dans le même temps qu’elles sont freinées par une tendance au conservatisme et à la préservation à outrance des structures de l’ordre. Le défi consiste alors à imaginer des façons de délimiter un espace propre sans se figer dans le passé, de s’ouvrir à l’altérité sans nécessairement se fondre dans l’espace dominant, bref, de trouver des moyens de se transformer de façon culturellement productrice. Si cette mentalité d’assiégés se retrouve dans les petites sociétés qui tentent d’aménager un espace où elles peuvent s’actualiser, elle apparaît aussi sous d’autres formes dans les sociétés majoritaires qui, par un étrange renversement, se mettent parfois à vouloir écarter une minorité qu’elles se représentent tel un ennemi menaçant.
(…)
Plus récemment, la représentation médiatique des audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor a renforcé la perception selon laquelle la culture québécoise dominante serait menacée et en état de crise. Dans un article inspiré de ce constat, Jenny Burman cherche à déterminer si des solidarités politiques (et parfois religieuses) transnationales peuvent cohabiter avec la volonté d’établir un ensemble de valeurs laïques nationales. Pour ce faire, elle compare deux modèles de société laïque nationale au Québec : l’un issu d’un mouvement littéraire et militant des années soixante postduplessistes, l’autre caractérisé par un sécularisme qui s’est manifesté pendant les audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor. En faisant valoir que la volonté de collaboration et de coalition propre au radicalisme des années soixante pourrait être mis à profit pour concevoir la diversité culturelle au Québec aujourd’hui, Jenny Burman incite à porter attention aux différentes formes de concertation qui animent les projets de société. Adoptant une perspective continentale, Claudine Cyr examine de quelle façon les manifestations de célébration et de protestation entourant la parade du Colombus Day tenue à Denver, aux États-Unis, à l’occasion du 500e anniversaire des Amériques, rendent explicite une tension génératrice d’identités et d’altérités diverses au cœur de l’expérience américaine, en plus de participer à la fois de cette tension. En se basant sur le scénario d’une découverte de l’Amérique, elle examine la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain, ce qui l’amène à interroger les limites du multiculturalisme.

TABLE DES MATIERES

Introduction / Identités multiples, identités assiégées : un point de vue critique sur la contingence / Simon Harel et Isabelle St-Amand
Chapitre 1 / De la dimension territoriale à la dimension politique : les figures du siège / Sandra Breux et Hugo Loiseau
Chapitre 2 / Territoire partagé, territoire contesté : la Côte-Nord en période de revendications territoriales autochtones / Arianne Loranger-Saindon
Chapitre 3 / Du wampum aux barricades : géographies du siège et espaces de réconciliation au Québec / Caroline Desbiens
Chapitre 4 / Actes identitaires : expressions radicales et réactionnaires de l’identité culturelle laïque dans la société québécoise / Jenny Burman
Chapitre 5 / Les défilés populaires du Columbus Day ou la négociation des identités culturelles dans l’espace public américain / Claudine Cyr
Chapitre 6 / Le siège dans l’espace numérique :le cas des joueurs experts face aux compagnies de jeux vidéo / Maude Bonenfant
Chapitre 7 / Lévinas l’obsidional / Christian Saint-Germain
Chapitre 8 / Frontières, limites et interstices : l’espace architectural comme projet de négociation / Denis Bilodeau et Alena Prochazka
Chapitre 9 / De l’ambassade au bunker : quelques réflexions sur l’architecture-forteresse de la présence diplomatique américaine à Ottawa / Simon Harel
Chapitre 10 / Voix, résistance et négativité : théorie des corps / René Lapierre
Chapitre 11 / La caméra sur les lieux du siège : la crise d’Oka dans le film documentaire Okanada / Isabelle St-Amand
Chapitre 12 / États de siège dans la poésie urbaine d’en bas : voisins pauvres et communautés connaissables / Roxanne Rimstead
Chapitre 13 / Pratiques d’espace minoritaires : entre conflits territoriaux et rencontre de l’autre / Amaryll Chanady
Chapitre 14 / Le siège de l’homme, le piège de la langue : ethnolinguistique de la grande tribu / Pierre Ouellet

LES AUTEURS

Lauréat du prix Trudeau (2009-2012), Simon Harel est membre de la Société royale du Canada. Son ouvrage Voleur de parcours (1989, réédité en 1999) est reconnu comme l’un des livres les plus significatifs dans le champ des études culturelles au Québec. Auteur et directeur de publication, il s’est intéressé aux problématiques interculturelles, à la place de l’étranger dans la société, à la précarité de nos espaces de vie. Conscient de l’insuffisance de certains discours critiques (sur l’hybridité, le métissage, l’identité à la carte), il se donne à présent l’objectif de cerner les formes instables, souvent conflictuelles, de la mobilité culturelle.

Doctorante au Département d’études littéraires à l’UQAM, Isabelle St-Amand a reçu une bourse d’études supérieures du Canada pour la réalisation d’une thèse sur la crise d’Oka sur les lieux du siège, dans les films documentaires et dans les récits littéraires autochtones et allochtones au Canada et au Québec. Elle a publié des articles sur la littérature et le théâtre autochtones dans les revues Études en littérature canadienne (2010) et Recherches amérindiennes au Québec (2009) ainsi que dans l’ouvrage collectif Littératures autochtones (2010). Dans une démarche de recherche collaborative, elle a coorganisé des événements scientifiques et culturels rassemblant chercheurs, écrivains, cinéastes et artistes autochtones du Québec et d’ailleurs dans les Amériques, dont trois éditions du colloque international sur le cinéma autochtone « R egards autochtones sur les Amériques », qui s’est tenu lors du festival Présence autochtone à Montréal (2009, 2010 et 2011).

Parution : février 2012
Nb. de pages : 318 p.
ISBN : 978-2-7637-9548-5
Prix : 35 $ CA

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FRANCE’S NEWS DEAL. FROM THE THIRTIES TO THE POSTWAR ERA

Philip Nord
Princeton University Press

frances-news-dealUne vision anglo-saxonne, et donc libérale, de l’histoire française. Oublié Colbert et la tradition centraliste pluri-centenaire française. Ouvrage tout de même intéressant à lire pour voir l’histoire de la France moderne d’un œil autre que franco-français.

DESCRIPTION

France’s New Deal is an in-depth and important look at the remaking of the French state after World War II, a time when the nation was endowed with brand-new institutions for managing its economy and culture. Yet, as Philip Nord reveals, the significant process of state rebuilding did not begin at the Liberation. Rather, it got started earlier, in the waning years of the Third Republic and under the Vichy regime. Tracking the nation’s evolution from the 1930s through the postwar years, Nord describes how a variety of political actors–socialists, Christian democrats, technocrats, and Gaullists–had a hand in the construction of modern France.
Nord examines the French development of economic planning and a cradle-to-grave social security system; and he explores the nationalization of radio, the creation of a national cinema, and the funding of regional theaters. Nord shows that many of the policymakers of the Liberation era had also served under the Vichy regime, and that a number of postwar institutions and policies were actually holdovers from the Vichy era–minus the authoritarianism and racism of those years. From this perspective, the French state after the war was neither entirely new nor purely social-democratic in inspiration. The state’s complex political pedigree appealed to a range of constituencies and made possible the building of a wide base of support that remained in place for decades to come.
A nuanced perspective on the French state’s postwar origins, France’s New Deal chronicles how one modern nation came into being.

REVIEWS

“[S]uperb. . . . [An] unparalleled contribution to the history of the state and society in France.”
Paul V. Dutton, American Historical Review

“Nord offers a magisterial, highly nuanced account of the dramatic remaking of the French nation after the crushing defeat of 1940 and the empty years of occupation by the Nazis.”
Choice

“[V]ery wide-ranging and informed. . . . This is a very thought-provoking work, which will be a point of reference for the discussion of French modernization in the future; it is also very well written even though it deals with daunting technical issues and is a work of primary research. It is rare to find such reader-friendly work at such a demanding level.”
David S. Bell, European Legacy

“Most of the time, reading a work on controversial eras of French history–and especially the Vichy regime–imparts a teeter-totter effect, as the historian seesaws between contrasting sides. Philip Nord, instead, quietly presents a convincing analysis that integrates and harmonizes the opposing sides without disservice to truth. . . . On the author’s insightful telling, what was new on the modern French scene was the presence, and concerted action, of Christians committed to democracy, some of them engaged as organized partisans, others as unaffiliated individuals. The emergent model–what Nord calls ‘France’s “new deal”‘–was a thoroughly French version of the activist state: modern and modernizing in economic life, yet allergic to liberal laissez-faire individualism.”
Steve Englund, Commonweal

ENDORSEMENTS

“Authoritative, subtle, and persuasive, this book is a major advance in conceptualizing the transformation of the French state in the mid-twentieth century. It will supersede any current literature on the subject.”
Richard F. Kuisel, Georgetown University

“In this splendid book, Nord takes a big topic, and addresses it with infectious enthusiasm, rigor, and humor. Nobody else knows as much about the interconnections between the lives and careers of the midcentury elite of French administrators, experts, and intellectuals, who from the 1930s to 1950s, emerged as the ruling class of the reshaped French state.”
Martin Conway, University of Oxford

TABLE OF CONTENTS

Acknowledgments ix
List of Abbreviations xi
INTRODUCTION. Postwar Stories 1
Part I. THE FRENCH MODEL 17
CHAPTER 1. The Crisis of the Thirties 25
CHAPTER 2. The War Years 88
CHAPTER 3. The Liberation Moment 145
Part II. A CULTURE OF QUALITY 215
CHAPTER 4. Art and Commerce in the Interwar Decades 221
CHAPTER 5. Culture in Wartime 254
CHAPTER 6. The Culture State 311
Conclusion 360
Notes 385
Index 435

AUTHOR

Philip Nord is the Rosengarten Professor of Modern and Contemporary History at Princeton University. His books include Paris Shopkeepers and the Politics of Resentment (Princeton), The Republican Moment: Struggles for Democracy in Nineteenth-Century France, and Impressionists and Politics: Art and Democracy in the Nineteenth Century.

September 2012
480 pp.
6 x 9
ISBN: 9780691156118
Price: $29.95 / £19.95

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VERS UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE ?

Alessia Biava
ACADEMIA

vers-une-culture-strategique-europeenneLa notion de culture stratégique est appliquée à l’étude de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Celle-ci est analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé des interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude de documents et d’entretiens. Ce livre est issu d’une thèse de Doctorat soutenue en 2009.

PRESENTATION

S’interrogeant sur les caractéristiques de l’approche de l’UE en matière de sécurité et de défense, cet ouvrage applique de manière novatrice la notion de culture stratégique à l’étude de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE.
La recherche se base sur un cadre analytique ad hoc en mesure d’identifier les éléments avant-coureurs d’une culture stratégique européenne. La PSDC est ainsi analysée tant sur le plan opérationnel, par l’examen comparé de toutes ses interventions sur le terrain, que sur le plan institutionnel à travers l’étude des principaux documents et grâce à des entretiens. Sur le plan théorique, l’ouvrage explique l’émergence d’une culture stratégique européenne de manière multi-causale, à travers une grille heuristique à plusieurs variables des matrices réaliste, libérale et constructiviste.
Par le biais du concept de culture stratégique, cet ouvrage permet de mieux cerner la spécificité de la PSDC et de contribuer ainsi à sa théorisation et à sa compréhension.

TABLE DES MATIERES

LA DEFINITION DU CADRE ANALYTIQUE ET DE L’APPROCHE THEORIQUE

1. La culture stratégique : quelle définition ? Analyse sélective de la littérature
- La difficile définition de la notion « culture stratégique » : revue de la littérature.
- Un élargissement de perspectives : vers une conceptualisation de la notion de culture stratégique applicable à l’Union européenne.

2. Vers une culture stratégique européenne ? Analyse du débat académique
- La définition du cadre analytique et de l’approche théorique
- Une culture stratégique européenne est-elle possible ? De quelle manière peut-elle être qualifiée ?
- Comment analyser la culture stratégique européenne ? Quels sont les résultats des études empiriques ?

3. La définition du cadre analytique et de l’approche théorique.
- L élargissement de la notion de stratégie et la nouvelle définition de culture stratégique.
- Un cadre d analyse pour l étude de la culture stratégique de l’Union européenne.
- Vers une explication théorique de l émergence d une culture stratégique au sein de la PSDC ?

LES ELEMENTS D’UNE CULTURE STRATEGIQUE EUROPEENNE EN EMERGENCE

4. L’engagement de l’Union européenne sur le terrain : vers des modèles de comportement cohérent ? L’étude du niveau opérationnel
- Une grille d analyse pour l étude des interventions de l’UE sur le terrain dans le cadre de la PSDC
- L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : les Balkans.
- L’analyse des interventions de lUE sur le terrain depuis 2003 : l’Afrique.
L’analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : le Proche et le Moyen-Orient.
- L analyse des interventions de l’UE sur le terrain depuis 2003 : la Géorgie, Aceh et l Afghanistan.
- Conclusions : vers des modèles de comportement cohérent ? Analyse des résultats de l’étude des missions civiles et des opérations militaires de la PSDC.

5. Vers des idées partagées ? L’étude du niveau institutionnel top-down.
- L’étude du niveau institutionnel top-down : repères méthodologiques.
- L’analyse du niveau institutionnel top-down.
- Comparaison entre niveau opérationnel et niveau institutionnel top-down.

6. Vers des visions et des attentes partagées ? L’étude du niveau institutionnel bottom-up.
- Vers un processus de socialisation européenne au sein du COPS ?
- Présentation et analyse des résultats de l’étude sociologique du COPS.
- Synthèse et résultats de l’étude sociologique du COPS.

CONCLUSION
L’émergence d’une culture stratégique européenne : analyse théorique des résultats.
- Mise en relation des résultats de l’analyse du niveau institutionnel bottom-up et des éléments de convergence et de décalage entre impulsion institutionnelle et pratique sur le terrain.
- La nature de la culture stratégique européenne.
- Analyse théorique de la nature de la culture stratégique de l’UE dans le cadre de la PSDC.
- Les caractéristiques de l’approche européenne en matière de sécurité et de défense.

L’AUTEUR

Docteur en Sciences Economiques et Sociales (mention Science Politique) de l’Université de Genève, Alessia Biava est chercheuse post-doctorale à l’Institut européen de l’Université de Genève depuis 2010. Ses recherches portent sur la Politique de sécurité et de défense commune et sur la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, ainsi que sur l’action de l’UE pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique et pour la lutte contre le changement climatique.
Alessia Biava est également coordinatrice académique ainsi que co-responsable des séminaires de Méthodologie du Master of Advanced Studies in International and European Security et du Certificate of Advanced Studies in European Security organisés conjointement par l’Institut européen de l’Université de Genève et par le Geneva Centre for Security Policy.
Entre septembre 2007 et février 2008 elle a été chercheuse visiteuse à l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles grâce à une bourse du Fonds national suisse de la recherche scientifique pour chercheurs- débutants. Entre 2004 et 2009 elle a été Assistante d’enseignement à l’Institut européen de l’Université de Genève dans le cadre des disciplines relevant du domaine de science politique. Ses enseignements portaient sur l’architecture sécuritaire en Europe, sur les pères fondateurs de l’Union européenne ainsi que sur les principales organisations européennes.
Elle fait également partie du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et du Energy Law Research Forum.

Parution : 4 janvier 2012
Format : Broché
Nb. de pages : 291 p.
Collection : Publications de l’Institut européen de l’Université de Genève
ISBN : 978-2806100252
Prix : 35 €

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LE JOUR OU LA BELGIQUE A DISPARU

Serge Schick
INA / Editions La Muette

le-jour-ou-la-belgique-a-disparuUne blague journalistique qui a déverrouillée un mouvement de fond sous-jacent. Aujourd’hui la fiction est devenu une anticipation. Cela est devenu une affaire sérieuse et non plus un scénario loufoque.

RESUME

Ce document revient sur l’émission de fausse actualité Bye bye Belgium, qui a défrayé la chronique le 14 décembre 2006 en annonçant en direct la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre.

PRESENTATION

Le 13 décembre 2006, la première chaîne de la télévision belge francophone présente une émission intitulée « Bye Bye Belgium ». Si la RTBF a clairement annoncé qu’il s’agissait d’une fiction, la forme de cette fausse émission d’actualité – le plateau du journal télévisé, son présentateur vedette, l’intervention d’hommes et de femmes politiques, des micro-trottoirs… – fait croire à de nombreux téléspectateurs que ce qui est annoncé – la fin de la Belgique et la déclaration d’indépendance de la Flandre – est une réalité qui justifie bien une édition spéciale du JT.
La comparaison avec la fameuse émission de radio d’Orson Welles, qui annonçait, en 1939, la Guerre des Mondes, est évidente.
Comment une chaîne de télévision publique a-t-elle pu réaliser une telle émission ? Imagine-t-on, en France, que le présentateur du JT de France 2, avec la complicité d’élus, puisse annoncer l’indépendance de la Corse ? Ou que dans la Russie de Poutine, la télévision tchétchène diffuse une fausse déclaration d’indépendance du Parlement ?
« Bye Bye Belgium » opère une alchimie stupéfiante entre information et fiction. Véritable moment de gloire de la télévision, l’émission a provoqué une prise de conscience publique. Quant à la réalité qui a suivi, et dont la longue formation d’un gouvernement fédéral belge a été l’illustration, elle a, selon la formule consacrée, parfois dépassé la fiction.
Un tel « traitement » a enflammé les débats sur le rôle de la télévision : on lui a reproché d’avoir manipulé l’opinion en propageant une fausse nouvelle, tout en lui reconnaissant une inventivité exceptionnelle ; on a critiqué la spectacularisation de l’information. En racontant la fiction de la fin de la Belgique selon un mode narratif, mais avec les moyens utilisés pour décrire des faits, « Bye Bye Belgium a ouvert un nouveau territoire télévisuel. Une nouvelle façon de raconter une histoire. Une Histoire belge.

TABLE DES MATIERES

- IMPOSSIBLE N’EST PAS BELGE
- GENEALOGIE D’UN ACTE
- KARINE ET REBECCA
- STUPEFACTION ET TREMBLEMENTS
- LE JOUR D’APRES
- DROITS DE SUITE
- LE SPECTRE DU MUR

L’AUTEUR

Serge Schick est directeur délégué à l’enseignement supérieur, la recherche et la formation professionnelle de l’Ina.

Parution : 19 janvier 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 141 p.
ISBN : 978-2356871602
Prix : 16 €

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BELGIQUE-BELGIË. UN ETAT, DEUX MEMOIRES COLLECTIVES ?

Sous la direction d’Olivier Luminet
Mardaga

belgique-belgieUne Histoire belge ? Non des histoires wallonnes et flamandes ! Un ouvrage d’actualité.

PRESENTATION

Ces derniers temps, l’entité « Belgique » a régulièrement été remise en question dans la presse tant belge qu’internationale. L’incapacité des différents partis élus à former un gouvernement pendant près de deux ans, l’impasse des négociations et surtout l’apparente impossibilité des ses deux principales communautés linguistiques – Flamands et francophones – à trouver un terrain d’entente ont soulevé de nombreuses questions, dont celle de la scission du pays. Les non initiés ont découvert des mots barbares comme « BHV », « facilités linguistiques » et autres « transferts communautaires » (qui trouveront leur explication dans ce livre !).
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer ces désaccords profonds et apparemment inconciliables ? C’est comme si Flamands et francophones formaient deux entités séparées qui n’auraient jamais connu une histoire commune et partagée. Dans cet ouvrage, des experts se penchent sur la question. Ils sont politologue, historien, critique littéraire ou encore psychologue (clinique, social ou cognitif). Cette interdisciplinarité est l’originalité et la force de leur démarche. Tous ensemble, ils apportent un regard à la fois scientifique et dépassionné sur les troubles qui agitent ce petit pays. Leur postulat est que la mémoire collective est au fondement à la fois de l’identité collective et de l’action collective. Chacun, à sa manière, nous explique les mécanismes qui ont amené Flamands et francophones à développer une mémoire collective distincte.

Deux préfaces complètent le livre : l’une de Marc Reynebeau, journaliste et historien flamand, l’autre de Xavier Mabille, francophone, ancien directeur du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques).

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1
Les rapports entre la mémoire collective et l’érosion des états-nations : le cas exemplaire de la Belgique.
Olivier Luminet, Laurent Licata, Olivier Klein, Valérie Rosoux, Susann Heenen-Wolff, Laurence van Yperseel et Charles B. Stone.

Chapitre 2
Le Collabo et l’Assisté : stéréotypes et mémoires collectives liés au conflit
linguistique belge.
Olivier Klein, Laurent Licata, Nicolas Van der Linden, Aurélie Mercy et Olivier Luminet.

Chapitre 3
Le passé national belge : entre commémoration et silence.
Valérie Rosoux et Laurence van Ypersele.

Chapitre 4
Le souvenir comme parricide.
L’univers commémoratif de la Flandre, produit et producteur de l’histoire belge
Marnix Beyen.

Chapitre 5
Le conflit belge en interviews de fond : la structure traumatique psychodynamique
dans l’histoire belge.
Susann Heenen-Wolff, Anne Verougstraete et Ariane Bazan.

Chapitre 6
Identité et fiction : la prose flamande après 1970.
Elke Brems

Chapitre 7
Perspectives psychologiques sur la mémoire collective et l’identité nationale :
le cas de la Belgique.
William Hirst et Ioana Apetroia Fineberg

LES AUTEURS

L’ouvrage est dirigé par Olivier Luminet, spécialiste des émotions et de la mémoire, et professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles en Belgique.
Il comporte des contributions d’auteurs tant néerlandophones que francophones.
Marc Reynebeau est journaliste et historien flamand. Xavier Mabille, francophone, est président du CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques).
Son chapitre de conclusion est écrit par William Hirst, grand spécialiste américain de la mémoire collective, notamment de ses rapports avec l’identité nationale.

Parution : 8 mars 2012
Format : Broché
Nombre de pages : 192 p.
ISBN : 978-2804700980
Prix : 24,23 €

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LE GENIE DU CAPITALISME

HOWARD BLOOM
Le Jardins des Livres

le-genie-du-capitalismeUne vision particulière de l’Histoire, typiquement nord-américaine. Occidentalo-centré. Mais des vérités à partager et des positions à écouter même si l’on peut ne pas les partager.

PRESENTATION

Cette crise signifie-t-elle la fin du capitalisme et celle de toutes les idéologies ? Howard Bloom nous montre simplement que le capitalisme a plus fait pour les pauvres en 100 ans que toutes les religions réunies depuis 2000 ans, et aussi que cette crise économique n’est que le passage douloureux vers un nouvel âge d’or… Un livre qui pulvérise toutes les idées reçues sur le capitalisme.

EXTRAITS

Préface à la version française de Howard Bloom (fev. 2012)
La version française du Génie de la Bête, une refonte radicale du capitalisme arrive dans la 10e année de ma relation avec les éditions Le Jardin des Livres et son directeur littéraire, Pierre Jovanovic.
Le Génie de la Bête franchit le fossé entre croyance et science. C’est un livre sur les miracles. Sur les miracles séculiers. Sur les miracles matériels. Sur les miracles qui se dégagent de l’évolution, pas de dieux. Miracles que la science doit être amenée à comprendre si elle veut être à la hauteur de sa mission, une compréhension laïque de chaque phénomène dans cet univers.
Mais est-ce que les miracles et le capitalisme peuvent figurer ensemble dans un même livre ? Oui. Absolument oui. Si vous et moi étions nés en 1850, notre espérance de vie ne serait que de 38 lamentables années et une demie. Si nous sommes nés dans la sphère d’influence de la civilisation occidentale en l’an 2000, notre espérance de vie passe alors à 78 ans. Deux vies pour le prix d’une. Une quarantaine d’années supplémentaires ! Les empereurs chinois avaient pour habitude de dépenser des fortunes chez des “experts” qui prétendaient disposer de techniques pour prolonger la durée de vie. En fait certaines de leurs techniques raccourcissaient leur vie car elles impliquaient l’usage de poisons. Mais le système occidental a réalisé le miracle que les empereurs chinois avaient cherché. Et il ne l’a pas fait pour un seul être humain, privilégié parmi les privilégiés, mais pour plus d’un milliard d’habitants. Et SEUL le système capitaliste a réussi à le faire.
Mais il y a plus. Chaque système de croyance qui fait appel à notre idéalisme prétend qu’il va relever le pauvre et l’opprimé. Mais seul le système occidental a tenu cette promesse. Comment ? En 1850, si vous aviez été l’un des pauvres ouvriers les moins bien payés de Londres, vous auriez alors été un docker d’origine irlandaise travaillant sur les quais pour 4.800 dollars par an ; 4.800 dollars pour nourrir votre femme et vos 5 ou 9 enfants. Mais si vous étiez le plus pauvre des travailleurs de Londres en 2009, vous auriez été un assistant personnel et vous auriez gagné près de 39.000 dollars par an. En d’autres termes, vous, le travailleur le moins bien payé en 2009, vous auriez gagné plus qu’un immeuble entier rempli de dockers de 1850. Le système occidental a sorti tant de gens de la pauvreté que nous avons un nouveau nom pour désigner cette masse des pauvres d’autrefois: on l’appelle la “classe moyenne”.
Aucun autre système n’a jamais pu réussir de tels achèvements extraordinaires par sorcellerie. La civilisation chinoise ne l’a pas fait. La civilisation islamique ne l’a pas fait. Quant au système marxiste, il a lamentablement échoué. Seul le système occidental a réalisé ces miracles séculaires, ces miracles matériels. Des miracles qui ont élevé l’esprit humain et qui ont considérablement élevé le QI moyen. Ce sont des miracles d’un tout nouveau genre. Miracles que vous examinerez à travers les optiques brillantes de la science et de l’histoire dans le Génie de la Bête.
Qu’est-ce que le capitalisme a de commun avec tout cela ? Il est le métabolisme du système occidental. Un métabolisme qui fonctionne à merveille quand il est en équilibre avec les autres éléments clés du système : le gouvernement et le mouvement de protestation.
Pourquoi notre économie s’est-elle effondrée en 2008 ? Pourquoi courrons-nous le danger d’avoir d’autres effondrements aujourd’hui ? Pourquoi une nouvelle période de prospérité est-elle inévitable ? Et que devons nous faire pour que notre système dépasse son grand rival chinois ? Les réponses se trouvent dans nos capacités à fabriquer des miracles. Les réponses sont dans les secrets du système occidental. Les réponses sont dans ce livre.

Howard Bloom

Extrait du prologue
Lame a-t-elle sa place dans cette Machine ?
Pourquoi le capitalisme a-t-il besoin dune révision radicale ?

La première décennie du XXIe siècle aura infligé au monde occidental une fracture du crâne après l’autre. Les attaques du 11 septembre et l’écroulement du World Trade Center de New York, le bourbier en Irak, le Grand Crash de 2008, l’implosion d’entreprises majeures telles que General Motors, Chrysler, Merril Lynch et City Bank, et l’expansion de la Chine au rang de superpuissance ; tous ces événements ont été des coups de poing pour nous réveiller. Ils nous ont apporté, à vous et moi, PDG, chercheurs, artistes, étudiants, et penseurs, ce qui pourrait bien être notre plus grande opportunité et notre plus grande responsabilité depuis la Grande Dépression et la menace nazie de renverser le mode de vie occidental dans les années 1930.
Notre civilisation est attaquée mais la plupart d’entre-nous ne veut pas la défendre. Pourquoi ? Il y a un vide dans notre sens de la signification. On nous a dit que le système occidental est un système dans lequel les riches créent des besoins artificiels pour sucer l’argent, le sang et l’esprit du reste d’entre-nous.
On nous a dit que les requins de l’industrie travaillent sans relâche à transformer les humains sensibles que nous sommes en consommateurs - acheteurs idiots qui regardent passivement la télévision tandis que la mauvaise nourriture aux saveurs artificielles, conservateurs chimiques et sucres bon marché nous rend obèses. Et c’est en partie vrai.
Mais le problème ne se situe pas dans les turbines du mode de vie occidental - il ne réside pas dans l’industrialisation, le capitalisme, le pluralisme, la liberté d’expression ou la démocratie. Le problème vient du prisme par lequel nous voyons les choses.
Les flux émotionnels ont alimenté notre passé et conduiront également notre futur. Mais nous n’avions jamais eu le spectre perceptuel qui les expose au grand jour. Le capitalisme fonctionne. Il fonctionne pour des raisons qui n’apparaissent pas dans les analyses de Marx ou dans les statistiques des économistes. Ça marche maladroitement, tant bien que mal, parfois brillamment, parfois sauvagement. Le Génie de la Bête : une Révision Radicale du Capitalisme tente de nous montrer pourquoi.
Le Génie de la Bête tente de révéler le sens plus profond de ce qui se cache sous ce qu’on nous présente comme du matérialisme grossier. Il sonde comment nos réalisations obsessionnelles et échanges de biens et services élèvent mystérieusement la nature de notre espèce, nous donnent de nouveaux pouvoirs et nous dotent de l’équivalent de nouveaux bras, jambes, yeux et cerveaux.
Le Génie de la Bête sonde un secret non révélé du système occidental - nous ne sommes pas de simples chiffres dans un jeu de nombres. Nous sommes des personnes avec des sentiments et nous sommes cousus d’échanges émotionnels.
Qu’est-ce que La Bête ? C’est la civilisation occidentale. Un monstre avec un métabolisme particulier - le capitalisme. Le capitalisme est un mot qui est devenu un juron pour beaucoup d’entre-nous. Mais sous la surface, le capitalisme et le système occidental cachent des habilités étonnantes. Le Génie de la Bête regarde la dure réalité en face. Beaucoup d’entreprises d’aujourd’hui sont, du point de vue créatif et moral, endormies. Mais vous et moi pouvons les réveiller de la façon la plus ironique qui soit - par une amélioration étrange mais vitale de la richesse de nos vies. Chaque culture a besoin d’un mythe de création, une vision de comment les choses se sont produites. Ce mythe de création définit les valeurs d’une culture et ses aspirations. Le Génie de la Bête tente d’apporter un mythe de création radicalement nouveau - un mythe de création factuel, une histoire de la création basée sur l’histoire et la science. Le Génie de la Bête tente de nous donner une façon complètement nouvelle de comprendre notre société.

ILS EN PARLENT…

« Bloom est en penseur comme Henri Bergson … Un livre incroyable et brillant »
Robin Fox, Rutgers University

« Une création littéraire visionnaire » Avul Pakir Jainulabdeen, Président de la République Indienne (2002 à 2007)

« Un livre extraordinaire … Je n’ai pas pu le poser »
James Burke BBC.

« Un livre impressionnant et stimulant »
James Fallows, New America Foundation.

« Ce livre va vous prendre à la gorge et secouer toutes vos idées reçues sur la vie »
Robert D. Steel, officier de la CIA

Parution : 1 mars 2012
Format : Broché
Nb de pages : 464 p.
ISBN : 978-2914569767
Prix : 24,90 €

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