MON PERE, C’ETAIS TOI ?


Vincent Pichon-Varin
Le Cherche Midi Editeur

mon_pere_c_etait_toiUne écriture dynamique qui donne plaisir à lire. Un plongeons dans la nature humaine qui redonne du baume au cœur.

PRESENTATION

A 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d’un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d’ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.

LU DANS LA PRESSE

Vincent Pichon-Varin corrobore l’assertion d’André Malraux voulant que l’Homme soit un tas de petits secrets (…) Comme quoi la vie des gens fait la matière à de beaux romans.
(Sylvain Champagne - www.culturehebdo.com)

Ecriture dynamique de l’auteur (…) Ce livre se lit non seulement avec plaisir, mais il a aussi un effet positif sur le moral, et nous réconcilie avec la nature humaine.
(Françoise Bachelet - www.livres-a-lire.net)

Si vous avez aimé “Les Colocs”, vous serez heureux de retrouver leur petite bande dont les liens se sont resserrés autour des plus jeunes. Sinon, faites vite connaissance : vous allez les adopter !
(Jeanne Thiriet - Pleine Vie)

Une intrigue aussi haletante qu’une enquête policière, des personnages attachants, de l’humour juste ce qu’il faut et un univers à la fois fascinant et mystérieux - celui des cabarets parisiens - contrastant avec l’authenticité de la province… tous les ingrédients sont réunis (…) pour que le lecteur ait peine à le lâcher avant la fin.
(Franck Boitelle - Paris Normandie)

EXTRAIT

En ouvrant son courrier ce matin, Gilles a du mal à comprendre pourquoi un notaire de Saint-Aubin, une ville dont il n’a jamais entendu parler et où il ne connaît personne, lui adresse une convocation. À midi, il doit aller déjeuner chez sa mère. Elle pourra sans doute l’aider à éclaircir ce mystère. Il pose la lettre sur le meuble de l’entrée pour penser à l’emporter, et retourne au salon entamer le repassage de ses tenues de scène, en prenant soin de ne réveiller personne.
Gilles travaille au Bon Marché du mardi au samedi dans la journée, il est responsable du rayon chaussures pour femmes; et le soir, du mardi au dimanche, il se produit dans un petit cabaret de Montmartre, Chez Jeanjean. Le lundi, c’est son jour de repos, son dimanche à lui. Il en profite souvent pour entretenir ses tenues, et c’est un travail de titan, car son numéro de transformiste l’amène à changer d’apparence une trentaine de fois en moins de quinze minutes.
Gilles a beau s’appliquer à manier son fer à repasser, il ne peut s’empêcher de repenser à la lettre du notaire. Il quitte sa planche quelques instants et allume son ordinateur pour regarder où se trouve Saint-Aubin.
Après quelques clics, son intuition se confirme : le village se situe en Normandie, près de Bernay, entre Évreux et Lisieux, et il est sûr de ne jamais y avoir mis les pieds. La seule fois où il s’est aventuré dans la région, c’était à Trouville, avec Jean, le patron du cabaret et le colocataire de sa mère. Saint-Aubin se présente sous un agréable aspect : des maisons à colombages et des longères entretenues, un petit moulin qui surplombe un ruisseau et une campagne vallonnée. Ça lui plaît bien ; tout compte fait, il n’a rien contre l’idée d’aller rendre visite à ce notaire, même s’il n’est pas plus avancé sur les raisons de la convocation.
Il hésite à contacter le numéro figurant sur le papier à en-tête, mais préfère finalement attendre d’avoir questionné sa mère. Il range à nouveau la lettre dans l’enveloppe et, en homme un brin tatillon, la place dans la poche intérieure de sa veste.
C’est le moment précis que sa fille choisit pour l’informer en hurlant qu’elle est réveillée. Comme à chaque fois qu’elle montre le moindre signe de contrariété, il se précipite vers sa chambre. Depuis un peu plus d’un an qu’Honorine est née, il n’a jamais pu supporter de l’entendre pleurer et, comme elle l’a bien compris, elle ne se prive pas d’élever la voix dès qu’elle ne veut plus dormir ou qu’elle veut un peu de compagnie.

Emission sur France Inter du lundi 25 juin 2012

Pour écoutez l’émission cliquez ICI

mon_pere_c_etait_toi_02-vincent-pichon-varinL’AUTEUR

Vincent Pichon-Varin est auteur et éditeur ; après Les colocs (le cherche midi, 2011), Mon père, c’était toi ? est son second roman.

Parution : 10 mai 2012
Nb. de pages : 272 p.
ISBN : 978-2749126081
Prix : 17 €

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