FREAKY FRIDAY


Brigitte Aubert
Editions La Branche

freaky_friday_couv« Le plus remarquable, chez Brigitte Aubert, est un art consommé du portrait, y compris dans la veine comique » (Le Monde). Elle manie la gâchette comme un gangster, fait plier les pires malfrats… et rêve d’une bonne camomille chaude ; on découvre en Mamie Hélène une héroïne pas comme les autres, aussi cocasse qu’attachante, servie par un récit truculent, et comme toujours chez Brigitte Aubert, haletant jusqu’à la dernière ligne.

PRESENTATION

Quand une tranquille sexagénaire reprend du service et règle ses comptes avec le passé…
Par un beau vendredi 13, Mamie Hélène, veuve depuis peu, apporte une tarte à ses voisins. Concert de détonations, corps sanguinolents, elle est témoin du massacre aussi expéditif que sophistiqué de toute une famille. Alors qu’elle tente de fuir, l’un des tueurs la surprend.
C’est le début d’une traque effrénée.
Pour sauver sa peau – et s’amuser un peu – Mamie Hélène n’a d’autre solution que de renouer avec son ténébreux passé… Se révèle alors une sexagénaire pas comme les autres, corrigeant les truands comme elle monte les blancs en neige : avec un solide coup de poignet et le goût du travail bien fait.

« Freaky Fridays est un clin d’œil au cinéma de genre, aux héros hard boiled. On a tous en nous un héros déglingué, un Rocky fatigué qui aimerait reprendre le combat. Et le polar permet à ce fantasme de se réaliser, de rendre coup pour coup à cette réalité bien souvent sordide qui nous entoure (voir les dernières révélations sur les caisses noires de l’Elysée par exemple, tout à fait en phase avec les découvertes de Mamie Hélène !).
Un hommage, un engrenage, un divertissement, un avertissement, le roman noir frappe souvent au dessous de la ceinture, parce que les exploiteurs n’ont pas d’âme. »

Brigitte Aubert

EXTRAIT

Hélène Robinson éteignit le gaz et leva les yeux de ses fourneaux pour regarder par la fenêtre. Le ciel s’était couvert, des nuages gris accouraient en bande, poussés par le vif vent d’est. Du côté du Havre, l’horizon restait bleu, les pétroliers défilaient lentement, les usines crachaient leurs panaches blancs. Elle soupira. Cela faisait plusieurs jours qu’elle n’était pas allée se promener sur la plage. Elle devrait prendre un chien. Ça la forcerait à sortir. Joe n’aurait pas voulu qu’elle reste confinée, le nez dans ses rosiers ou dans ses fourneaux.
Joe.
Ce vieil imbécile avait choisi de se faire la malle il y avait un peu plus d’un an. Un funeste vendredi. Mourir un vendredi pour un Robinson… En plus, un vendredi 13, comme si c’était une bonne blague. Une bonne blague à la Joe. Son cœur avait lâché alors qu’ils revenaient de leur ballade matinale en bord de mer. Il riait, il balançait un seau plein de coquillages. A 76 ans, il était encore solide comme un roc. En apparence.
Il était tombé devant le portail, une main sur la poitrine. Comme dans les films. Elle avait appelé les secours avec son portable. Elle lui avait tenu la main en attendant que l’ambulance arrive. Leurs doigts entrelacés, serrés si fort, leurs deux alliances qui brillaient côte à côte.
Il était mort en la regardant droit dans les yeux. L’homme qui avait partagé sa vie durant plus de quarante ans. L’enterrement avait eu lieu par un jour venteux sous un ciel pommelé. Pas de prêtre. Joe n’était pas croyant. Elle avait enterré un peu de son cœur avec lui.
Mamie Hélène secoua la tête pour chasser les larmes qui perlaient à ses paupières. Elle s’était rendue au cimetière, comme tous les vendredis, avec son bouquet de pivoines. Joe n’y connaissait rien en fleurs, mais il aimait leurs couleurs. Une tombe gaie. Brr…
Elle ouvrit la fenêtre de la cuisine, respira à fond. De leur petite maison sur les coteaux, elle embrassait la baie. Des chalutiers colorés rentraient de la pêche, longeant le phare de Trouville, suivis par des nuées de mouettes criardes. Une petite ville paisible, une petite vie tranquille. Si seulement Joe…
Arrête ! s’intima-t-elle. Arrête tout de suite. Reprends-toi. Joe a horreur des femmes qui pleurnichent.

L’AUTEUR

Née en 1956, Brigitte Aubert a publié une dizaine de romans pour la jeunesse et plus de vingt romans pour adultes, maîtrisant avec un talent redoutable de nombreux genres : suspense psychologique, aventure, espionnage et épouvante. Elle obtient Le prix Michel Lebrun en 1996, ainsi que le Grand Prix de littérature policière en 1997 pour La Mort des bois. Ses livres sont traduits dans plus de dix-sept pays.

RENCONTRE AVEC L’AUTEUR

Le samedi 17 mars 2012 au Salon du livre de Paris, Porte de Versailles.
Signature de 16h30 à 18h30 sur le stand ELB / Editions La Branche N° R77

Parution : 12 janvier 2012
Nb de pages : 221 p.
ISBN : 978-2353060542
Prix : 15 €

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