NOUVELLES PETITES LEÇONS D’ECONOMIE POUR CEUX QUI DOUTENT DES PROMESSES QU’ON LEUR FAIT


Jean-Marc Sylvestre
Editions Flammarion

nouvelles_petites_lecons_d_economiePour tous ceux qui veulent jauger la cohérence des promesses électorales à l’occasion de la prochaine élection présidentielle. Au-delà des discours, une méthode instructive avec les techniques pour comprendre le langage politique, souvent obscur. Aucune directive de vote, il décortique l’économie et les problèmes liés à la crise comme les délocalisations, la politique industrielle, la politique énergétique et la filière nucléaire, la désindustrialisation, etc.
Didactique mais pas « barbant ». Très actuel !

PRESENTATION

Une campagne présidentielle. c’est un festival de publicités mensongères. Chaque candidat y va de sa promesse pour séduire sa “clientèle” ou en appâter une nouvelle. Ces Nouvelles Petites Leçons sont là pour y voir clair : qu’est-ce qui est vrai ? qu’est-ce qui est faux ? L’économie ne ment pas. Mais elle a ses contraintes. Ceux qui les ignorent exposent le pays à de sérieux déboires. Voyez la Grèce. le Portugal… Beaucoup de réformes sont possibles. Encore faut-il qu’elles soient cohérentes. Encore faut-il qu’elles tiennent compte des réalités européennes et mondiales. Avec le talent de pédagogue qu’on lui connaît et son expertise de l’actualité économique., Jean-Marc Sylvestre explique les changements dans lesquels noms sommes pris. Il démonte les utopies dangereuses - la démondialisation. la décroissance. le nationalisme, la xénophobie. la sortie de l’Euro. Il donne les clés pour comprendre les enjeux. notamment européens et franco-allemands. devant lesquels se trouvera celui ou celle que les Français éliront. Ces Nouvelles Petites Leçons sons un outil de décryptage des discours politiques et offrent un “Quiz de la cohérence” des affirmations économiques en période de campagne présidentielle. Grâce à cet ouvrage, les lecteurs pourront faire leur choix en connaissance de cause.

EXTRAITS

Citations

« En cette fin d’année 2011, la situation est objectivement simple à décrire. Elle se caractérise en France par une croissance molle, un chômage élevé, de l’inflation et une diminution du pouvoir d’achat. Pourtant, l’Allemagne affiche une santé éclatante,  les pays émergents offrent des potentialités insolentes et l’Amérique se rit de ses fragilités. La moitié des pays de la zone euro sont en quasi-faillite : on peut se féliciter d’aller mieux qu’eux, mais  s’ils sombrent ils risquent de nous entraîner dans leur naufrage. »

« Financièrement, le RSA, pris dans son ensemble, coûte cher aux finances publiques – près de 10 milliards d’euros pour l’année 2011. Mais le but recherché est d’encourager ceux qui n’ont pas d’emploi à en accepter un, même s’il est peu payé, puisque le RSA – dit « d’activité »- va intervenir en complément. En théorie, il serait une incitation à reprendre un travail, une forme de prime à l’effort. »

« L’augmentation du pouvoir d’achat ne sera réelle que si la majoration de revenu trouve sa source dans des entreprises qui savent produire plus et mieux. Dans ce cas-là, on crée de la valeur.  Se pose alors la question, très politique, du partage de cette valeur entre le capital et le travail… »

LES PIEGES DE LA SITUATION ECONOMIQUE

Pour des candidats à la présidentielle, l’économie recèle les pièges les plus redoutables. Le premier d’entre eux, c’est que pour offrir des perspectives, il faut savoir d’où l’on part. Or personne n’est jamais sûr de la réalité d’une situation. L’appréciation que l’on en a est très différente d’un groupe social à l’autre. Le chômeur en fin de droits n’espère pas les mêmes choses et n’est pas sensible aux mêmes problèmes que le diplômé d’HEC qui arrive sur le marché du travail. Compte tenu de la diversité des situations individuelles, la tentation de l’homme politique en campagne est d’adapter son discours, son programme et ses promesses aux différents groupes sociaux auxquels il s’adresse en priorité. Mais, s’il est élu, il sera le président de tous. Il ne lui sera pas facile de changer de costume et de rendre compatibles les promesses faites aux uns avec les contraintes imposées aux autres.
L’économie tend aussi des pièges parce que la plupart des évolutions ne dépendent pas du pouvoir politique ni même de l’environnement sur lequel il a la possibilité d’agir. La mondialisation, la multiplication des échanges de capitaux, de produits et de services, les nouvelles technologies qui sont à l’oeuvre dans le monde entier - en un mot : l’interdépendance - font que 80 % de l’économie échappe à l’Hexagone. La conjoncture, c’est un peu comme les nuages radioactifs : ça ne connaît pas les frontières. Les fluctuations de l’économie mondiale ne s’arrêtent pas à la douane ! La seule ressource que nous ayons, dans ce domaine, c’est de comprendre l’environnement international et de nous y adapter. Nous ne changerons pas le monde et le monde ne changera pas pour nous faire plaisir. C’est à nous d’évoluer sans pour autant abandonner nos priorités et notre modèle. Voilà un discours qui n’est pas facile à vendre à des électeurs.
Enfin, les situations économiques évoluent de façon très souvent imprévisible. Par conséquent, même si la science de la prévision a fait des progrès, les promesses de campagne sont toujours difficiles à concrétiser. Pas seulement parce qu’elles sont utopiques ou incohérentes, mais tout simplement parce que l’activité économique est fondée sur la confiance et que celle-ci ne se décrète pas.
Nous produisons des biens et des services parce que nous croyons que des clients en auront besoin. Nous les achetons parce que nous pensons en avoir besoin - ce qui n’est pas prouvé - et surtout parce que nous avons confiance dans le vendeur qui nous les propose. La confiance est donc à la base de toute l’activité économique. La gravité de la crise que la planète tout entière a traversée depuis 2007 est certes imputable aux dérives incontrôlées du système financier, aux dérapages de quelques banquiers cupides de New York, mais elle est surtout le résultat d’une perte de confiance. En septembre 2008, toute la planète a pris conscience qu’une grande banque américaine pouvait faire faillite. Ce jour-là, tout s’est arrêté et la crise a démarré. Sans crédit, pas de sang pour l’économie… Sans crédit, pas d’activité de production. Donc pas de consommation. Donc pas d’emplois, ni de pouvoir d’achat.

L’AUTEUR

Docteur en sciences économiques, Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l’information économique sur TF1 et LCI jusqu’en 2010. Aujourd’hui éditorialiste sur i-télé, il est l’auteur de Petites Leçons d’économie à la portée de tous (Buchet-Chastel, 2007), Le Roman vrai de la crise financière (Perrin, 2008) et On nous ment (Fayard, 2011), écrits en collaboration avec Olivier Pastré, du Cercle des économistes.

Parution : 14 septembre 2011
Format : Poche
Nb de pages : 350 p.
ISBN : 978-2-08-126506-6
EAN13 : 9782081265066
18 Euros.

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