SOUS LES MAINS SANGLANTES


Val McDermid
J’ai Lu

sous-les-mains-sanglantesAlors qu’il travaille tard à l’hôpital, Tony entend du bruit dans l’escalier. Il décide d’aller voir ce qui se passe et il se rend compte qu’un des patient s’est échappé de sa cellule et qu’il est entrain de menacer les infirmières. N’écoutant que son courage, Tony essaye d’arrêter celui ci mais c’est peine perdu, et il se retrouve à l’hôpital.

En effet, le patient l’a blessé au genou avec une hache, mais il a réussi à faire diversion et le personnel hospitalier a pu s’échapper.
Tony est donc cloué au lit et ne doit pas bougé. Sa blessure est grave et il peut même avoir des séquelles à vie. Mais au réveil de l’opération, il découvre à son chevet sa mère qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui n’a pas vraiment de sentiment pour lui. Mais que cherche t elle?

De son coté, Carol est sur l’affaire de l’assassinat du célèbre footballeur Robbie Bishop, qui semble avoir été empoisonné. Son patron a une énorme pression car il était une star et les gens veulent savoir ce qu’il lui est arrivé. Elle va donc devoir sollicité Tony pour l’aider dans cette enquête. Mais pourra t il être aussi efficace que d’habitude? Les médicaments et le retour de sa mère ne l’aide pas dans cette tache.

Le profileur Tony Hill, grièvement blessé par un patient forcené de l’hôpital psychiatrique, affronte, de son lit de douleur, la rapacité de sa garce de mère. Quant à Carol Jordan, elle doit élucider plusieurs meurtres ayant pour point commun une liste de plantes vénéneuses. La première victime étant la vedette du football-club de Bradfield, l’émotion du public frôle l’hystérie. Et cela atteint son comble lorsqu’une bombe explose au stade un jour de match de Première Ligue…

Encore des terroristes? Seul Tony Hill, pourtant affaibli, sera capable de déceler un lien ténu entre des affaires apparemment étrangères l’une à l’autre. Voici la cinquième enquête du tandem fétiche de Val McDermid: “Avec Tony et Carol, je peux creuser en profondeur dans ces régions considérées par certains comme la quintessence du Mal et par d’autres comme la déchéance absolue de l’humanité.”

REVUE DE PRESSE /
La critique de Sharon :

« C’est un thriller passionnant mettant en scène Carol Jordan et Tony Hill. C’est aussi le dernier tome disponible en français, un autre est sortie l’an dernier aux États Unis mais pas encore chez nous. Je vous avoue que j’ai hâte car ces deux la me manque déjà.
L’histoire est bien ficelé et le suspens présent jusqu’à la dernière page. Le début de celle ci viens nous renseigner sur les conséquences du précédent tome. On se demande si certains enquêteurs se sont remis de leurs mésaventures et c’est avec plaisir qu’on les retrouve.
Comme dans les précédent tomes, l’auteur ne fait pas dans la dentelle et malmène ces personnages mais c’est pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que l’on va de surprise en surprise.
Ce tome est aussi tourné sur la vie de Tony et on apprend plein de choses sur lui. Grâce à sa mère, on découvre son enfance difficile et on comprend pourquoi il peut agir de certaines manière parfois. C’est très enrichissant car c’était un personnage assez mystérieux, qu’on apprend à mieux connaître pour mieux s’attacher à lui.
Il y a aussi le suspens autour du personnage de Youssef. On suit ces investigation et on se demande ce qu’il prépare et quels sont ces buts. Le dénouement se trouve dans les dernières pages et là aussi, on vit un très bon suspens.
Au final, c’est un excellent roman et Val McDermid ne me déçoit pas du tout. Elle est arrivé encore une fois à me tenir en haleine jusqu’au bout et j’ai vraiment hâte de connaître la suite de leurs aventures.
Ce livre marque ma deuxième lecture d’un roman de Val Mc Dermid, après « Quatre garçons dans la nuit ». Une différence de taille apparaît cependant : Sous les mains sanglantes fait partie d’une série, il s’agit de la cinquième enquête mettant en scène le duo Carol Jordan (inspecteur principal)/Tony Hill (psychologue et profileur). Prendre une série en cours de route ne m’a jamais dérangé, surtout que Val McDermid distille suffisamment d’éléments de leur passé commun pour donner de l’épaisseur aux personnages, sans que jamais ses allusions soient obscures au point que l’on se dise “flûte ! j’ai dû rater quelques chose”.
Gageure supplémentaire : l’auteur aime nous lancer sur une fausse piste. En effet, en découvrant les premières pages, et l’acte héroïque de Tony, j’avais en tête de nombreux clichés sur la folie et l’influence des éléments extérieurs et je pensais qu’elles prendraient place dans l’action. De folie, il en sera bien question, mais pas du tout comme je m’y attendais. Même l’immobilisation de Tony, qui fait irrésistiblement penser à Jeff, le héros de Fenêtre sur cour, sera exploitée de manière très particulière : Tony ne sera pas un héros passif, obligé de sans cesse déléguer.
Si je compare ce roman à un film, c’est parce que son efficacité fait immédiatement penser à une adaptation possible à la télévision (ce qui a d’ailleurs été réalisé : Tony et Carol furent les héros pendant six ans d’une série télévisée outre-Atlantique). La narration, découpée en journée, alterne deux points de vue principaux, l’équipe des enquêteurs d’un côté, Youssef Aziz de l’autre, et j’ai bien sûr tenté de créer des liens entre ses deux récits parallèles et linéaires, en m’appuyant sur des indices, et tourné les pages rapidement, tant j’avais envie d’en savoir plus.
Carol et Tony ? Toujours par opposition avec d’autres couples d’enquêteurs célèbres, ils vivent ensemble (ils partagent le même appartement et la garde du chat, très régulièrement nourri ou autorisé à chasser de petits rongeurs – vous ne pensez tout de même pas que j’aurai passé Nelson sous silence ?) mais nous savons qu’une histoire d’amour est difficilement possible entre ces deux êtres aux blessures visibles par eux seuls.
Autre manière de se démarquer des lieux communs policiers : cette équipe qui n’en est pas vraiment une. La plupart des membres jouent les francs-tireurs (et tant pis pour les risques qu’ils prennent) ou passent outre les volontés de leur chef pour obéir à Tony – d’où des scènes mémorables qui font dire à Carol que Tony est bien heureux d’être à l’hôpital (pas parce qu’il évite ainsi une belle dispute, non, parce qu’il pourra être soigné immédiatement). Le point commun entre les membres de l’équipe ? Une vie sentimentale hors-norme, mis à part Kévin, marié et père de famille et qui ne leur pose pas de problème : même les lesbiennes ont des problèmes de couples, et la petite génie de l’informatique a une façon très « moderne » d’envisager une soirée d’amour.
Peu importe leur volonté de faire cavalier seul (très utile finalement quand une unité anti-terroriste entière vous retire une de vos enquêtes juste sous votre nez), les meurtres qu’ils ont à résoudre sont à la fois modernes et classiques. Moderne, l’attentat au stade municipal rappelle notre crainte du terrorisme et la peur de l’autre. Il montre aussi le poids des préjugés, et comment il est nécessaire aux enquêteurs de s’en défaire. Classiques, les empoisonnements rappellent les intrigues des romans d’Agatha Christie, entraînant proximité et éloignement de la victime. Tous deux entraînent une planification implacable, qui fait froid dans le dos, rétrospectivement.
Sous les mains sanglantes est un roman policier que je vous conseille chaudement. »
http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-sous-les-mains-sanglantes-de-val-mcdermid-74985872.html

Date de parution : mai 2011
ISBN :    9782290024751

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