BOB DYLAN. CHRONIQUES


Bob Dylan & Jean-Luc Piningre (Traducteur)
Folio

Bob Dylan replonge avec délices dans le Village de 1961, quand, jeune homme introverti, il découvrait Manhattan. Pour le chanteur folk débutant né dans le Midwest, New York est la ville de tous les possibles, de toutes les passions : nuits blanches enfumées, découvertes littéraires, amours fugaces, amitiés indestructibles.

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Les souvenirs de l’enfance reviennent ici comme autant d’illuminations, composant l’histoire d’un musicien de génie qui aspirait à la gloire mais ne la supportait pas.

Le premier volume d’une autobiographie en roue libre qui devrait comporter trois volets.

L’AUTEUR EN QUELQUES MOTS…

Né en 1941 dans le Midwest, non loin de la frontière canadienne, Bob Dylan, de son vrai nom Robert Zimmerman, est une légende de la folk music.
On le savait poète, on l’aimait musicien, l’Amérique a découvert l’écrivain en 2004, à l’occasion de la parution du premier tome de ses mémoires, immense succès critique et public outre-Atlantique. Il a reçu une mention spéciale du Pulitzer Prize en 2008 pour sa contribution à la culture américaine. Les éditions Fayard ont publié ces Chroniques, volume 1 en 2005, ainsi que l’intégralité des paroles de ses chansons dans Lyrics.

UNE CRITIQUE :

« Ce premier tome des mémoires du bon Robert (en compteront-elles d’autres ?) tient franchement toutes ses promesses quand on a été bercé dès son plus jeune âge, comme moi, par les chansons du maître. Bob Dylan, dans ses chansons comme dans ce livre, c’est d’abord le dynamisme incroyable d’une écriture. Il sait à merveille dresser le portrait d’un type croisé un soir de dèche, décrire la magie que peut dégager une femme (Joan Baez peut rougir, les lignes qui lui sont consacrées sont splendides), planter une atmosphère, le tout en quelques mots, quelques lignes bien senties qui mettent directement le doigt là où ça fait couleur et sens. On applaudissait déjà à la concision dont faisait preuve Dylan dans ses chansons (”Hurricane”, pour ne citer qu’un exemple de portrait fulgurant) ; développée sur un livre entier, on est scié par le numéro d’équilibriste. Pourtant, à première vue, cette autobiographie est écrite au petit bonheur : aucun souci de construction d’ensemble, pensée qui passe très souvent du coq-à-l’âne sans transition, cotoiement décomplexé du réalisme et de la poésie la plus étrange. On a l’impression d’une rêverie en marche, et la sensation est délicieuse : on côtoie une véritable légende en frère, témoin privilégié du fonctionnement de son cerveau presque en direct (cette impression de work in progress qui fait une grande partie de la qualité de la chose). Mais on s’aperçoit pourtant que tout ça n’est pas si relâché que ça, et que sous ses faux airs de dilettante, Dylan maîtrise parfaitement ce qu’il est en train de faire, en terme d’image autant que d’écriture. On ne sait pas ce qu’il prévoit de décrire dans les volumes suivants, mais ici, on sent une application très forte à éviter tout ce qu’on attend de cette biographie : plutôt que de raconter son ascension, la drogue, l’accident de moto, les scandales de comportements, les errances des années 70-80, les relations amoureuses, bref tout ce qu’on connaît de Dylan, il choisit de ramasser tout ça en 5 parties inattendues : la description de New-York quand il y débarquât guitare au dos ; quelques remarques sur l’engagement politique ; puis un saut dans le temps qui décrit son état d’esprit au moment de New Morning, album de la renaissance ; puis à nouveau ellipse pour raconter très précisément la construction du chef-d’oeuvre, Oh Mercy ; et enfin retour aux années des débuts, premiers contrats et concerts. Des grandes étapes repérées de sa vie, on n’aura droit qu’à quelques mots (”Woodstock, j’étais pas là” par exemple) ; par contre, on rentrera dans l’intimité de la musique de Dylan, puisque le gars n’est pas avare en notes techniques et en descriptions des différentes étapes qui conduisent à écrire un disque complet. Tant mieux : hors des sentiers battus, cette autobiographie ramène à l’essentiel : une voix, une écriture, quelques notes de musique, une époque. Un contrepoint parfait au livre de François Bon, qui est très loin d’être un coup commercial ou publicitaire ; un vrai bon bouquin, quoi. »

Pages: 391 p.
Format: Boîte
Dimensions: 19.1 x 13.9 x 3.4 cm
Matériel d’accompagnement: 1CD audio
ISBN: 9782070441570
EAN13: 9782070441570

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