DUEL EN ENFER


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Bob Garcia

J’ai lu

Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur :

Londres, été 1888. Sous le poids d’une chaleur suffocante, la ville est saisie d’horreur par les premiers meurtres de celui qu’on surnommera bientôt « Jack l’Éventreur ». Mais que fait donc à cette époque le célèbre Sherlock Holmes ?

Pourquoi aucune de ses enquêtes ne mentionne-t-elle la plus fameuse affaire criminelle qui ait agité ses contemporains ?

George Newnes, l’éditeur du docteur Watson, tente de percer le mystère, lorsque ce dernier, bien des années plus tard, lui confie le journal de l’enquête qu’il mena aux côtés de Holmes sur l’insaisissable tueur en série. Mais, le prévient Watson, « toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter… On n’invoque pas sans risque la mémoire de Jack l’Éventreur ».

Une terrible plongée dans l’enfer des bas-fonds londoniens, sur les pas du meurtrier le plus sanguinaire et le plus mystérieux que Londres ait connu.

REVUE DE PRESSE /

La critique de Christophe Dasse

« Je viens de terminer Duel en enfer, un polar historique qui m’intriguait… L’auteur, Bob Garcia, présente un prolongement de l’œuvre de Conan Doyle et se réapproprie ses personnages le temps d’une enquête. Son précédent roman, Le Testament de Sherlock Holmes, paru en 2005 aux éditions du Rocher, avait reçu le Prix Intramuros.

George Newnes, directeur du Strand Magazine, est assailli par les lectrices de son périodique qui exigent de nouvelles parutions des aventures du célèbre détective. Devant tant d’insistance, il propose au Dr Watson un financement pour son association d’aide aux nécessiteux en l’échange de son journal rédigé dans la moiteur londonienne de l’été 1888. A cette époque, des prostituées étaient retrouvées égorgées et affreusement mutilées dans le quartier pauvre de Whitechapel… Sherlock Holmes, secondé par le Dr Watson, avait mené l’enquête…

Lecture rapide malgré les 666 pages de ce roman, j’ai passé un bon moment mais ce n’est pas dû tant à la plume de l’auteur qu’à mes souvenirs de Conan Doyle. J’ai aimé replonger dans le Londres de cette époque, mais je n’ai vraiment pas apprécié la façon dont Bob Garcia l’a appréhendé. Détails sordides et vulgarités semblent lui avoir être nécessaires pour dépeindre les bas quartiers londoniens de cette fin du 19ème. J’ai souvent eu l’impression d’être immergée dans un décor de pacotille où chaque trait a été grossièrement forcé pour plus de vraisemblance… Les personnages pauvres sont vulgaires, gras et grotesques et ne provoquent pas d’empathie mais plutôt du dégoût.

De plus, un détail m’a gênée tout au long de la lecture : la question de la vraisemblance. Je m’explique : le lecteur que je suis lit un roman qui donne à voir des extraits du journal qu’a tenu Watson durant cette sombre affaire. Donc, et c’est là que le bât blesse, la question de l’écriture en elle-même se pose. Watson consigne au jour le jour les événements qui ont eu lieu au cours de cette enquête. Comment donc expliquer qu’il relate des faits sans importance (comme les blagues salaces des pubs mal famés) voire des anecdotes humiliantes sans en faire cas (quand il se retrouve par exemple avec un jeune prostitué dans une chambre, l’ayant confondu avec le déguisement de Holmes, et que celui-ci commence à le déshabiller…) Voulant ponctuer son récit de temps morts parfois comiques, Bob Garcia a oublié cette question de vraisemblance. Pas une seule fois le journal de Watson n’évoque une quelconque honte à relater un événement, ni ne paraphrase des propos vulgaires et inutiles à l’intrigue. Il ne suffit pas de commencer chaque chapitre par une date pour faire d’un roman un extrait de journal…

Enfin, l’intrigue en elle-même est assez longue, avec de grandes pauses ponctuées par des cauchemars de Watson qui n’apportent pas grand chose. J’ai eu du mal à adhérer à cette succession de faits souvent sans intérêt, parfois prévisibles… Le dénouement est intéressant, mais n’a pas suffi à me faire aimer ce roman.

Par contre, la postface de l’auteur démêlant la vérité de la fiction était intéressante à la lumière de ces sordides événements. »

Musicien de jazz, Bob Garcia est un passionné de littérature populaire. Spécialiste d’Hergé, auquel il a consacré plusieurs essais, il est aussi l’auteur d’une première enquête apocryphe de Sherlock Holmes, Le testament de Sherlock Holmes, paru aux Éditions du Rocher (prix Intramuros 2005).

Format : Poche

Nombre de pages : 672

Date de parution : 03/02/2010

N° ISBN : 9782290018880

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