TRAITE D’ARCHITECTURE SAUVAGE


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Jean-Paul Loubes

Sextant


Présentation de l’éditeur : Comment fissurer la chape fonctionnaliste qui pèse sur la perception de la nature même de l’architecture contemporaine ? Quel regard porter sur les deux formes “sauvages” que sont l’habitat dit informel, le bidonville, et la figure de la cabane ? Sortir de la conception étroite d’un habitat réduit à la satisfaction de fonctions basiques (s’abriter, se nourrir, travailler et se reproduire), c’est donc réintégrer les dimensions anthropologiques, symboliques, culturelles et écologiques qui l’ont déserté.

Des expériences du Land Art, à l’évolution de la cabane de Dali, en passant par l’approche géopoétique, cet essai tonique ouvre des pistes pour une autre architecture.

S’inspirant de deux formes sauvages de l’architecture (le bidonville et la figure de la cabane), l’auteur, architecte et anthropologue, s’interroge sur la façon de fissurer la chape fonctionnaliste pesant sur la perception de la nature même de l’architecture contemporaine et de recharger la fonction habiter des dimensions anthropologiques, symboliques, culturelles et écologiques qui l’ont déserté.

Est-il possible de briser ou, plus modestement, de fissurer la chape fonctionnaliste qui pèse sur la perception de la nature même de l’architecture contemporaine ? L’habiter a été réduit à la satisfaction d’une série de fonctions basiques : s’abriter, se nourrir, travailler et se reproduire. Plus récemment, l’extension de l’idéologie forgée autour du taylorisme (ou du fordisme selon le terme popularisé par A.Magnaghi), qui s’est enrichie des nouvelles technologies, a propagé dans la société des hommes tout entière les lois de l’entreprise et les concepts du management.

Un formatage des cerveaux qui a atteint les institutions d’enseignement - celui de l’architecture n’a pas été pas épargné. Enfin, la réduction de l’habitat à un produit financier est le couronnement d’un saccage, voire d’un anéantissement dans les esprits de ce qu’est véritablement l’habiter dans sa poétique première.

Dés lors, le champ du grand travail consiste à recharger l’habiter des dimensions anthropologiques, symboliques, culturelles et écologiques qui l’ont déserté. Il faut aussi inventer les voies par lesquelles les données du site, du lieu, du « déjà là » peuvent « informer » le projet urbain ou architectural : cette pensée-là est de nature géopoétique.

Architecte et anthropologue, Jean-Paul Loubes enseigne à l’école d’Architecture de Bordeaux et est chercheur au Laboratoire Architecture-Anthropologie (LAA, Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette). Il a consacré de nombreuses recherches à la Chine et à l’Asie centrale et a publié des nouvelles, des romans et de la poésie. Kenneth White est poète et essayiste. Il a fondé l’Institut international de géopoétique en 1989.

L’auteur de la préface

Kenneth White est poète et essayiste. Il a fondé l’Institut international de géopoétique en 1989.

Préface de Kenneth White.

Pages : 171 p.

Format : Broché

ISBN-10: 2849780340

ISBN-13: 978-2849780343

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