VITA SACKVILLE-WEST, VIRGINIA WOOLF : CORRESPONDANCE 1923-1941


correspondance-1923-1941

Traduit de l’anglais par Raymond Las Vergnas

Présentée et annotée par Louise A. DeSalvo et Mitchell A. Leaska

Stock

Recueil des lettres échangées pendant 18 ans par V. Woolf et son amie intime la romancière V. Sackville-West.

C’est à Londres, en 1922, au cours d’un dîner, que Virginia Woolf rencontra pour la première fois Vita Sackville-West, qui allait être pour de nombreuses années une des deux ou trois personnes les plus importantes de sa vie. Après avoir lu leur correspondance qui se poursuit sur plus de dix-huit ans, on ne pourra plus douter de la profondeur de la passion qui lia ces deux femmes exceptionnelles - une passion, qui en dépit des orages de la jalousie et parfois de la fureur, leur apporta, jusqu’à la mort tragique de Virginia, le bonheur d’une tendresse et d’une réciprocité de désirs qui renaissaient, crise après crise, de leurs cendres indestructibles.

Vita-Sackville West excellait dans l’art de la correspondance. Qu’elle dépeigne des jardins anglais ou les steppes de la Prusse, les montagnes de la Perse ou les déserts de l’Arizona, sa démarche est alerte, imagée, avec un rien de malice dans la satire mondaine.

Virginia Woolf, pour sa part, n’allait cesser de se débattre dans les affres de l’enfantement de « sa » vérité de l’écriture qui, peu à peu, l’acculerait au seuil de la folie. Mais au coeur de cette recherche torturante allait jaillir Orlando, dédié à Vita.

REVUE DE PRESSE /

La critique de MEDIAPART :

« Virginia Woolf rencontre Vita Sackville-West, à laquelle elle dédiera Orlando, dans un dîner à Londres en  décembre 1922. Leur correspondance se poursuivra durant 18 ans, amicale d’abord puis, dès la fin 1925, intime, passionnée, emportée, jalouse, à l’image de leur liaison.

«Ma Virginia chérie, J’ai le sentiment que j’aimerais t’écrire une longue lettre. Une lettre sans fin. Des pages et des pages. Mais il y a trop à dire. Trop d’émotions, (…) et trop de surexcitation. Et, sincèrement, tout se réduit à cette vérité parfaitement simple que je voudrais que tu sois là».

Des échanges de lettres à la mesure de la passion de ces deux femmes, de leurs vies faites d’orages et de désirs - jusque dans leur conception mutuelle de la ponctuation, véritable miroir de leurs émotions -, des échanges interrompus, seulement, par la mort tragique de Virginia, le 28 mars 1941, noyée dans les eaux de l’Ouse. Au-delà de ces sujets intimes, c’est la vie littéraire du temps se donne à lire, la vie sociale, la montée de la guerre puis son «réel» terrifiant, les mutations des mœurs et les affres et angoisses que traverse Virgina Woolf, dans sa recherche d’une écriture vécue comme un absolu, lorsque le roman est «là, qu’il existe de l’autre côté d’un gouffre que les mots sont impuissants à franchir». Entrez en correspondances. »

http://www.mediapart.fr/club/edition/bookclub/article/091210/sur-les-rayons-du-bookclub-3

Page : 576 p

Reliure : Broché

Format : 20 x 14 cm

ISBN : 978-2-234-06502-4

EAN13 : 9782234065024

Les commentaires sont fermés.

Your server is running PHP version 4.4.9 but WordPress 4.0 requires at least 5.2.4.