14-18 UN AUTRE REGARD


14-18-un-autre-regard

Jacques Braibant

Jourdan Editeur

La Première Guerre mondiale a fait l’objet de milliers d’ouvrages qui, grâce à de remarquables études, s’attachèrent à analyser l’événement en profondeur.

“14-18, Un Autre Regard”, au travers d’une série de photos totalement inédites et de questions simples, jette un regard nouveau sur ce terrible conflit.

Pourquoi cette guerre fut-elle une guerre de tranchées : tout simplement parce qu’après la Marne et la ” course à la mer “, les deux camps manquaient de munitions. En attendant que l’industrie en fabrique de nouvelles, cette guerre, supposée être une guerre éclair, s’arrêta et les troupes s’enterrèrent sur un front long de plus de 700 kilomètres.

Mais aussi : Pourquoi l’Allemagne perdit-elle une guerre qu’elle devait toujours gagner ?

Pourquoi des centaines de milliers d’hommes sublimes moururent-ils à cause de l’incompétence de leurs chefs ?

Pourquoi l’état-major français, en possession du plan d’invasion allemand depuis 1904, en tint-il si peu compte ?

Pourquoi les Français partirent-ils au combat mal préparés et mal équipés ?

Pourquoi les combattants en arrivèrent-ils à haïr les civils ?

Pourquoi Philippe Pétain, colonel au début du conflit, devient-il trois ans plus tard Généralissime des armées françaises ?

Quelles furent les unités les plus titrées de l’armée française ?

Et d’autres questions, aux réponses toujours dérangeantes.

Le courage et l’abnégation des combattants demeurant les seules vérités incontestables de cette sanglante folie.

REVUE DE PRESSE /

La critique de « Lu pour Vous » :

« Certes, le conflit de 14-18 a déjà donné lieu à la publication de milliers d’ouvrages. D’une qualité discutable parfois. Celui des éditions Jourdan et rédigé par Jacques Braibant a le mérite de proposer une iconographie inédite, centrée sur le quotidien du soldat et toute l’horreur de son vécu sur le front.

Rarement un album a su rendre toute la peur du fantassin au moment de passer à l’assaut face aux mitrailleuses; ou la description de ces moments passés dans les tranchées, froides, humides et infestées de rats.  Après avoir résumé les causes et les buts de cette guerre, l’auteur répond aux questions que chacun pourrait se poser. Sans tomber dans la complexité des ouvrages stratégiques pour experts.

Pourquoi les Français sont-ils partis au combat si mal préparés ? Pour l’anecdote, le casque ne fera son apparition qu’en septembre 1915. De même, c’est en 1915 qu’il faut dater la disparition de ce fameux pantalon rouge qui transformait le soldat français en cible idéale pour les tireurs allemands. Qui furent les régiments les plus décorés? La réponse est assez étonnante puisqu’il s’agit du Régiment d’infanterie… coloniale du Maroc et le régiment de marche de la légion étrangère. Des troupes étrangères saluées dans cet album. A juste titre, au vu des pertes subies.

Au fil des pages, l’auteur a repris des extraits des carnets de campagne des soldats et des clichés à glacer le sang par le degré d’horreur atteint. Les sentiers de la gloire ? Non, les sentiers de l’enfer. Une seule donnée résume parfaitement l’intensité des combats : du 20 au 27 août 1916 à Verdun, l’artillerie française a consommé 4,5 millions d’obus de divers calibres.

Un ouvrage qui rend enfin hommage au soldat de terrain. Il explique, en images, comment il a réussi à survivre aux conditions effroyables de vie sur le front. Comment il a eu à faire face à l’incompétence de certains officiers qui ont entraîné dans la mort des milliers de combattants, des deux camps. Les officiers français avaient ainsi calculé le temps moyen entre l’alerte et le chargement des fusils allemands pour estimer la distance pouvant être parcourue par les fantassins avant la salve. Des calculs naturellement faussés, car effectués sans tenir compte des mitrailleuses, inventées en 1860 et utilisées la première fois lors de la guerre de Sécession.

La réalité ? « C’est la boue, le froid, la misère ; c’est celle des blessures, de la souffrance, de la mort. »

Une guerre menée sur mer, sur terre mais aussi dans les airs où les pertes furent également énormes. Quelque 5500 pilotes français furent abattus. Un chapitre est également consacré à l’apparition des chars, dont le premier construit était britannique. Une invention encore balbutiante, certes,  mais loin d’être passée inaperçue pour deux officiers présents sur le front et qui en feront un usage intensif au cours du conflit suivant : Patton et Guderian.

L’auteur démonte aussi certaines légendes à la vie dure comme cet épisode des taxis de la Marne. Plus de 600 véhicules réquisitionnés par le général Clergerie pour transporter 6000 hommes. Un nombre bien trop faible pour modifier le cours d’une bataille majeure.

« Il est bon que l’histoire ait depuis appris aux vainqueurs à ne pas ruiner ou humilier les vaincus » souligne l’auteur, en guise de conclusion. »

http://blogs.lecho.be/lupourvous/2010/11/14-18-un-autre-regard.html

Nb. de pages : 254 pages

Broché

Parution : 06/11/2010

Dimensions : 17cm x 24cm x 1,5cm

ISBN : 978-2-87466-153-2

EAN : 9782874661532

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