LE PAYS DE L’ABSENCE


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Christine Orban

Albin Michel

 

Et si un jour nous devenions les parents de nos parents ? Si irrémédiablement, les rôles s’inversaient avec le temps ? Avec justesse et sensibilité, tendresse et humour, Christine Orban nous raconte une histoire qui forcément nous rappelle quelque chose de nos vies.

 

« Et si vieillir était devenir ce que l’on est en pire ? »

« Parfois, elle s’arrêtait ainsi de vivre, suspendue entre deux mondes »

 « Le vide a rempli le cerveau de ma mère ; elle flotte dans le temps, elle flotte dans l’espace, elle est là et elle n’est plus là. »

 

RESUME

 

 ”Minuit. Tandis que je travaille, tu as fait irruption dans mon bureau traînant une couverture, un pull panthère noué autour du cou sur ta chemise de nuit rose pâle pour me dire que tu as froid. Je te raccompagne dans ta chambre. Tu es si frêle, je n’ose même plus poser une main sur ton épaule de peur de te bousculer. Tu avances un pied devant l’autre, centimètre par centimètre… J’ignorais que la fin ressemble au commencement, que les mamans finissent par devenir des enfants, que les plus aguerries d’entre elles, celles qui furent avocates ou femmes d’affaires se recroquevillent un jour et ne savent parfois même plus marcher. Jamais je n’ai eu l’impression d’avoir un appartement aussi grand, le chemin n’en finit pas. »

 

UN LIVRE ATTACHANT

 

Et si un jour nous devenions les parents de nos parents ? Si irrémédiablement, les rôles s’inversaient avec le temps ?

Pour son dixième livre, Christine Orban évoque la relation compliquée avec sa mère, faite d’un amour profond dont les tensions ne sont pas absentes.

Cette maman n’est décidément pas simple ! Le temps, dont on pourrait espérer qu’il embellit les êtres, possède la mystérieuse faculté d’exacerber leurs traits de caractère les mieux enfouis. Il y a aussi la maladie. Même si la pathologie n’est annoncée qu’à demi-mots, cette septuagénaire semble souffrir d’un début d’Alzheimer… Elle en devient encore plus compliquée, plus difficile à comprendre.  Certes, ses relations avec sa fille n’ont jamais été simples. Plus jeunes, elles se sont jalousées, défiées. Les rôles s’inversaient. L’âge n’a pas arrangé la situation ! La maxime « plus on devient vieux plus on devient jeunes » prend ici tout son sens. La plupart d’entre nous reconnaitrons cette tendance étrange qu’ont les personnes âgées à retomber en enfance, à devenir difficiles, égocentriques, capricieuses. Une simple sortie au restaurant devient un chemin de croix. D’abord, resto ou plateau-télé ? Maman pèse le pour et le contre, change d’avis cent fois. Finalement ce sera le resto, mais voilà qu’elle bougonne, traine la jambe, perd sa chaussure. Elle commande un plat qu’elle n’aime pas, se met à chantonner. Elle n’épargne rien à sa fille, dont l’amour se ressent à chaque ligne, une mansuétude qui n’arrange finalement rien. Maman en profite…

 

http://www.albin-michel.fr/Le-Pays-de-l-absence-EAN=9782226218667

 

REVUE DE PRESSE /

La critique de Actu Littéraire (11.01.2011) :

« Continuons nos découvertes de la rentrée littéraire de janvier 2011 avec ce roman signé Christine Orbal, “Le Pays de l’Absence”. Un texte court qui raconte la relation entre une fille et sa mère, lorsque cette dernière se fait âgée et perd peu à peu le contact avec la vie réelle.

Par une écriture claire et sobre, Christine Orban raconte la maladie, la dégénérescence mentale de sa mère, qui tombe, de page en page, dans une sorte “d’absence”. Des mots que l’on répéte, des gestes qui rassurent, parfois l’envie de hurler après cette mère-enfant qui a peur du noir, de la solitude, de l’abandon. Un livre aussi sur l’amour, sur la filiation et le devoir familial. Malgré tout, Orban nous tisse également le portrait d’une mère pas toujours exemplaire, souvent maladroite, blessante, manipulatrice. Née alors que sa mère n’avait que dix sept ans, l’auteur se pose des questions essentielles sur la maternité, mais aussi sur l’heure du départ, et la dignité, également.

Sans doute ce livre ne peut-il être considéré comme roman, mais comme reportage social d’un mal qui empiète de jour en jour sur l’actualité. Un livre témoignage, qui raconte de l’intérieur les faits exacts de la maladie, sans tomber dans la sensiblerie. Finalement, un livre au sujet complexe mais qui garde le ton d’un roman familial, qui parle à tous, qu’on ai connu ou non cette maladie. Cette absence. Ce pays. »

 

http://actulitteraire.hautetfort.com/archive/2011/01/11/le-pays-de-l-absence-de-christine-orban-albin-michel.html

 

REVUE DE PRESSE /

La critique de La Grande Stef (07 /01 /Jan /2011) :

« Je n’avais pas encore eu l’occasion de lire d’ouvrage de Christine Orban .  Ce fut donc une très agréable surprise lorsque j’ai découvert son dernier roman Le pays de l’absence , dans ma boite aux lettres ( et j’en remercie les Editions Albin Michel et Gilles Paris, chargé de la promotion de ce livre). Même si ce livre est classé dans la catégorie fiction, on est ici très proche du registre autobiographie . LA narratrice nous  parle de sa mère de 73 ans, atteinte de ce que l’on suppose être la maladie d’Alzheimer, même si elle n’est pas clairement nommée. Habitant au Maroc, celle-ci vient passer quelques jours chez sa fille à ¨Paris pour les fêtes de Noël.

“-J’ai ramassé un petit animal dans la rue, à moitié mort, il se réfugiait sous une voiture…// Il faut que je l’emmène chez le médecin”

- Mais maman, c’est un animal en peluche…!!

Voici les un résumé des premiers mots échangés entre la mère et la fille dès l’arrivée de la première à Paris

La fille comprend que quelque chose ne tourne pas rond.

“Maman est devenue folle? Je suis désemparée. Un instant, j’hésite à lui parler, à la ramener dans la vie réelle. Les larmes me montent aux yeux, je n’ai pas vu maman depuis trois mois, une amie m’avait prévenue que cela n’allait pas fort, mais qu’est-ce que cela veut dire “cela ne va pas fort”, au téléphone? Mis à part les mêmes incohérences, rien de nouveau n’était à signaler. Maman?”

La mère vit dans ce “pays de l’absence” , où elle s’enferme chaque jour un peu plus, titre poétique pour cette réalité difficile.Elle ,ne sait plus où elle est, perd la notion du temps. Elle pose inlassablement les mêmes questions et ne retient pas les réponses, et semble se désintéresser de tout.

“En fait , tu n’aimes rien vraiment, c’est ton naufrage et ton sauvetage à la fois. Ta prison et ta liberté. Tu n’as besoin de personne . Tu t’es débarrassée du besoin d’aimer .Peut-être même de celui d’aimer ” (…)

Au fil des pages,on se rend compte de la difficulté à comprendre cette régression , et inverser les rôles:devenir la mère de sa mère. C’est aussi l’occasion pour la fille de faire le bilan de ses relations avec sa mère, un état des lieux qui se devrait être sans concessions pour “sortir du mensonge de la maman idéale et l’accepter” comme dit Christine Orban dans une interview. Et devenir la mère de sa mère lorsque sa mère n’a jamais été une vraie mère, la tâche en est encore plus difficile. »

 

http://lagrandestef.over-blog.com/article-le-pays-de-l-absence-de-christine-orban-64484665.html

 

L’AUTEURE

 

Christine Orban a notamment publié aux éditions Albin Michel L’Âme soeur (1998), J’étais l’origine du monde (2000), Fringues (2002), Le Silence des hommes (2003), La Mélancolie du dimanche (2004), Deux fois par semaine (2005), Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempêtes… et par beau temps aussi (2007) et N’oublie pas d’être heureuse (2009).

 

 

janvier 2011

 

Format : 205 mm x 140 mm

 

176 pages

 

EAN13 : 9782226218667

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