SOMMET UNION EUROPEENNE-AFRIQUE A SYRTE/TRIPOLI : VISIONARY AFRICA (IN AFRICA) “ART AT WORK”


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PROJET MULTIDISCIPLINAIRE ITINERANT DANS LES CAPITALES AFRICAINES

SYRTE/TRIPOLI -

ADDIS ABEBA - OUAGADOUGOU

Exposition urbaine d’images et de pratiques artistiques africaines - Résidences d’artistes  - Workshops

 

Addis Ababa, Ethiopie

10 au 31 janvier 2011 (dates à confirmer)

 

Ouagadougou, Burkina Faso

19 février - 13 mars 2011 (dates à confirmer)

 

Avant première

dans le cadre du Sommet Union Européenne-Afrique Syrte/Tripoli, Libye

29 novembre 2010

 

L’exposition sera présentée dans le cadre du Sommet Union Européenne-Afrique à Syrte/Tripoli (Lybie, 29 novembre 2010). Elle commencera ensuite à voyager entre les différentes capitales africaines en  début 2011, au départ d’Addis Abeba (Ethiopie) et en poursuivant pour Ouagadougou (Burkina Faso).

 

A son sommaire, il y a une trentaine de reproduction d’œuvres d’art réalisées par des créateurs contemporains africains et issues des œuvres présentées dans les expositions du festival Visionary Africa au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles jusqu’au 26 septembre 2010. L’idée de ce projet a été lancée à l’occasion du colloque international « Culture et création : facteurs de développement », organisé par la Commission européenne en avril 2009.

 

La culture placée au cœur du dialogue Afrique-Europe

 

Depuis la fin des années 90, l’Union européenne s’est progressivement attelée à renforcer le dialogue et à nouer une relation plus spécifique et privilégiée avec l’Afrique. Le premier Sommet UE-Afrique, s’est tenu au Caire en avril 2000. Il a défini un cadre de dialogue politique global et a déterminé un plan d’action dans les domaines de l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale, de la démocratisation, du développement de la santé, de l’éducation, de l’environnement et de la sécurité.

 

Le second Sommet a eu lieu à Lisbonne en 2007. Ce Sommet a renforcé davantage le partenariat et a introduit le dialogue UE-Afrique au plus haut niveau politique. De surcroît, le Traité de Lisbonne signé à l’issue de ce Sommet a mis l’accent, pour la première fois, sur la culture et la création, en lui accordant un rôle central explicite dans tous les domaines politiques européens qui englobent la politique régionale et les affaires étrangères jusqu’au développement. La culture doit ainsi trouver sa place « au cœur » des politiques de développement. A Lisbonne on a également déterminé la fréquence des Sommets. Ils se dérouleront désormais tous les trois ans. Le prochain aura lieu à Syrte/Tripoli, en Libye, le 29 novembre 2010.

 

La théorie fut rapidement mise en pratique. La Commission Européenne a renforcé ces efforts pour démontrer que la culture est un facteur de développement humain, de cohésion sociale et d’emploi. C’est donc sous son impulsion qu’en avril 2009, le colloque «Culture et création : facteurs de développement» fut organisé. Il a réuni environ 800 participants : hommes politiques (dont 46 ministres de pays africains), artistes et représentants de la société civile originaires des différents pays membres de l’UE mais aussi des 65 pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique). A cette occasion, la Commission européenne a insisté sur l’importance de s’adresser à un public large puisque la culture n’est pas « un jouet plaisant pour des élites prétentieuses » mais une partie intégrante du développement, « une sphère dans laquelle la société exprime son rapport au monde, et projette son avenir,  d’une certaine manière un ciment mental de la cohésion sociale ». En conclusion du Colloque a été soulignée l’importance de lancer, à l’occasion du 3ème Sommet UE-Afrique à Syrte/Tripoli, une exposition itinérante en relation avec les pratiques artistiques africaines.

 

Le Commissaire Piebalgs a été appelé cette même semaine à New York à co-présider une Table Ronde d’haut niveau sur le thème “Culture et développement” dans le cadre du Sommet des Nations Unies à propos des Objectifs de Développement pour le Millénaire (MDGs). La culture est de plus en plus reconnue comme une dimension fondamentale pour construire un vrai développement et des relations constructives entre le peuple. Le Partenariat Union Européenne-Afrique à aussi identifié la Coopération culturelle comme une des actions prioritaires pour consolider cet important dialogue entre les deux continents. Une des actions qui s’inscrivent dans la Campagne lancée par l’Union Africaine pour la période 2010-2012 “Renaissance Culturelle Africaine” et soutenue par la Commission Européenne est justement la réalisation et la circulation de l’exposition itinérant de pratiques artistiques africaines “Visionary Africa: Art at Work”.

 

«Visionary Africa: Art at Work»,

projet urbain et itinérant en Afrique

 

L’exposition sera présentée dans trois grandes villes africaines en marge des événements institutionnels et culturels importants. C’est à Syrte/Tripoli (Lybie) qu’elle démarre sous la forme d’une avant-première le 29 novembre, à l’occasion du Sommet Europe-Afrique (qui se tiendra à Syrte/Tripoli).

 

Elle est ensuite montrée, dans une structure pavillonnaire en bois dessinée par l’architecte David Adjaye, à Addis Abeba (Ethiopie), siège de l’Union Africaine, du 10 au 31 janvier 2011, dates correspondant à la fête du Timkat. L’exposition sera visible du 19 février au 13 mars 2011 à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso et un des hauts lieux des célébrations de la culture africaine, avec, notamment, le festival pan-africain de cinéma et télévision, FESPACO (financé en partie depuis quelques années par l’UE). L’exposition sera accessible dans chaque ville durant 3 semaines.

Un public large est donc déjà attendu.

L’objectif de cette nouvelle exposition est de montrer, à travers le travail des artistes africains, un aperçu des transformations survenues sur le continent africain durant le dernier demi-siècle ainsi que de mettre en perspective son développement dans le futur. L’exposition va se déployer dans un pavillon dessiné par David Adjaye et sera divisée en trois parties : Hier, Aujourd’hui et Demain. A son sommaire, on trouvera une trentaine de reproductions d’œuvres d’artistes africaines contemporaines et en provenance de différentes régions du continent. Si chaque partie gardera son autonomie, les trois modules « espace/temps » se répondront et dialogueront en permanence. Vu sous cet angle-là, l’exposition s’inscrit parfaitement dans la philosophie du Festival “Visionary Africa” et constitue son prolongement naturel. Le quatrième espace du pavillon sera dédié aux arts vivants projetés sur vidéo. Chaque soir, le public sera invité à partager des performances des artistes africains (musiciens, chorégraphes, cinéastes, comédiens), engagés et impliqués dans le développement culturel africain. Ces vidéos ont été tournées en grande partie, lors de la manifestation « 48 hours in Brussels », faisant partie, elle aussi, du Festival « L’Afrique visionnaire ».   

 

C’est dans cette perspective que la Commission Européenne a initié ce partenariat, en 2009, avec le Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, avec l’objectif de mettre en exergue et à renforcer les relations entre les centres culturels et les musées d’Europe et d’Afrique. Ce projet ambitieux a commencé avec la mise sur pied d’un Festival « L’Afrique visionnaire ». Inauguré le 30 mai, il s’achèvera à Bruxelles le 26 septembre. Le Festival va continuer en forme itinérante dans les capitales majeures d’Afrique, au tour de l’exposition de pratiques artistiques africaines “Art at Work”.

 

Cette vaste plate-forme pour la culture africaine a réuni un programme éclectique adapté à tous les publics, réunissant expositions, débats, concerts, projections cinématographiques, performances et spectacles. 

Deux expositions, dédiées à la culture africaine d’hier et d’aujourd’hui, ont constitué le point fort du Festival « L’Afrique visionnaire ».

« GEO-graphics », conçu et scénographié par l’architecte David Adjaye avec la complicité du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervueren, se veut de redessiner la carte culturelle de l’Afrique et d’instaurer un dialogue visuel et narratif avec l’art contemporain.

De son côté, l’exposition « Un rêve utile. Photographie africaine 1960-2010 », conçue par Simon Njami, célèbre cinquante ans de photographie africaine et présente quelque 200 clichés réalisés par des artistes contemporains africains (vivants ou disparus). Elle signe également le point de départ de l’élaboration d’une vision à long terme de la relation entre l’art et la culture africaine et son développement.

 

La réflexion initiée à Bruxelles par « L’Afrique visionnaire » trouvera donc un prolongement sur le continent africain grâce à l’exposition itinérante «Art at Work». Le 3ème Sommet UE-Afrique de Syrte/Tripoli donnera le coup d’envoi d’un prolongement essentiel de « L’Afrique visionnaire » en Afrique. Le moment choisi est opportun car en 2010-2011, 22 pays africains célèbrent le 50ème anniversaire de leur indépendance, indépendance étroitement liée à des changements profonds dans la vie politique, économique, sociale et culturelle. Par ailleurs, c’est aussi le moment où l’Union africaine redécouvre l’importance de la culture comme facteur de développement, en lançant la campagne “Renaissance Culturelle Africaine”. 

 

Les commissaires du projet «Art at Work»

 

1) David Adjaye,

Directeur artistique de l’exposition « GEO-graphics »

Co-commissaire du projet «Art at Work»  et concepteur du pavillon itinérant

 

D’origine ghanéenne, David Adjaye est né en 1966 à Dar es-Salaam, en Tanzanie, où son père était ambassadeur du Ghana. A l’âge de 14 ans il s’installe à Londres où il vit toujours. En 1993, il décroche un diplôme d’architecte au Royal College of Art. Après des stages effectués dans les cabinets des architectes David Chipperfield et Eduardo Souto De Moura, il fonde son propre bureau, Adjaye Architects, en 1994. Son ascension est rapide. Les professionnels et les spécialistes saluent sa vision et sa sensibilité artistique, son usage ingénieux des matériaux et son talent à sculpter et mettre en valeur la lumière. Polyvalent et lauréat de plusieurs concours prestigieux, David Adjaye excelle dans des projets architecturaux, des expositions sur le design, des pavillons temporaires et des habitations privées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Des artistes de renommée mondiale font appel à son talent. Il a collaboré ainsi avec le Danois Olafur Eliasson pour l’installation lumineuse « Your black horizon » à la Biennale de Venise en 2005. En 2002, il a conçu la scénographie et la mise en lumière de l’exposition de peintures « The Upper Room » de Chris Ofili qui se trouve aujourd’hui à la Tate Britain.

 

Selon David Adjaye, « l’architecture doit rendre le monde meilleur ». La manière dont elle influence et façonne le quotidien est au centre de sa réflexion et de son travail. Il accorde également une grande importance au caractère public et culturel de l’architecture. Sa conception des centres d’art et d’importants bâtiments publics, construits récemment à Londres, Oslo et Denver, témoigne de l’intérêt qu’il porte aux besoins de la communauté ainsi qu’à l’intégration de l’architecture dans l’environnement local existant. La pratique du métier se prolonge par un important travail de transmission et de communication. Régulièrement, David Adjaye développe ses théories sur les ondes de la BBC, dans les émissions « Dreamspaces ». En juin 2005, il a présenté l’émission TV « Building Africa : Architecture of a Continent ». Conscient de son rôle de modèle pour les futures générations d’architectes, il s’investit dans l’enseignement, en donnant des cours à l’Université de Princeton et au Royal College of Art. Aujourd’hui, David Adjaye dirige une équipe anglo-américaine chargée de la construction du musée de l’Histoire et de la Culture africaine-américaine à Washington dont l’objectif est de célébrer la contribution des Afro-Américains à la culture américaine. L’ouverture est prévue en 2015. 

Parallèlement à son travail d’architecte, David Adjaye poursuit depuis plusieurs années une recherche sur les mutations urbaines du continent africain. Au terme de ses voyages dans tous les pays du continent, à savoir 53, il a réuni une impressionnante collection de photographies qui reflètent la grande diversité du territoire africain et la vertigineuse rapidité de la croissance urbaine. La présentation de ces photos est un temps fort de l’exposition « GEO-graphics ». 

 

2) Simon Njami,

Commissaire de l’exposition « Un rêve utile ».

Co-commissaire de l’exposition « Art at Work»

 

Né en 1962 à Lausanne (Suisse) de parents camerounais, Simon Njami est écrivain, critique et commissaire d’exposition. Après des études de droit et de lettres, il a commencé son parcours professionnel à Paris, comme journaliste, écrivain, puis consultant en arts visuels de l’Association française d’action artistique (AFAA). En 1991, il cofonde avec Jean-Loup Pivin et Pascal Martin Saint Léon l’excellente revue culturelle « Revue Noire » (dont il assure également la rédaction en chef) qui s’impose très vite comme une référence en matière d’art africain contemporain. En 1997, les trios complices mettent sur pied, à Paris, l’exposition « Suites africaines ». Le public découvre avec enthousiasme des installations, des photos et des sculptures d’artistes totalement inconnus. Le succès est considérable. La « Revue Noire » disparaît en 1999, mais Simon Njami poursuit ses activités de commissaire d’expositions : il compte une vingtaine à son actif. En 2001, 2003, 2005 et 2007, il a été le commissaire général et directeur artistique des Rencontres africaines de la photographie à Bamako, unique événement de dimension internationale consacré à la photographie contemporaine africaine et à sa « diaspora ». En 2007, il a conçu le Pavillon africain “Check List Luanda Pop” de la 52ème Biennale internationale d’Art de Venise.

 

Ecrivain prolifique, Simon Njami est, notamment, auteur de “Cercueil et Cie” (edition Lieu Commun, 1985), “Les enfants de la Cité” (Gallimard Jeunesse, 1987), “Les Clandestins” (Gallimard Jeunesse, 1989), “African Gigolo” (edition Seghers, 1989), “La Peur” (Serpent à Plumes, 1990) et “james Baldwin ou le devoir de la violence (Edition Seghers, 1991). Il a également co-édité de nombreux ouvrages don’t “Anthologie de la photographie africaine” (1999) et “Anthologie de l’art africain au XXème siècle” (2002).

L’un de ses principaux combats consiste à rendre la visibilité des artistes africains contemporains dans le monde entier et, surtout, sur le continent africain. Combat qui commence lentement à porter ses fruits. Un exemple ? Son ambitieux projet « Africa Remix » dont il a été commissaire général a pu être présentée, entre 2005 et 2007, à Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo et, aussi, à Johannesburg. Au cœur de l’exposition on trouvait des réponses plastiques des artistes africains aux questions qui leurs sont communes et articulées autour de trois thèmes : histoire/identité, corps/esprit, ville/terre.

Etant donné ce back ground impressionnant, le choix de Simon Njami comme commissaire de l’exposition « Un rêve utile. Photographie africaine 1960-2010 » s’est imposé comme une évidence. Simon Njami donne exclusivement la parole à des artistes du continent africain, vivants ou disparus, dont certains ont su se faire un nom et sont devenus mondialement connu. Il suffit de citer Mohamed Dib (mort en 2003), Cornélius Yao Augustt Azaglo (mort en 2000) Malick Sidibé, Sammy Baloji, Dorris Haron Kasco ou Aïda Mulunech. En 200 images superbes, la plupart en noir et blanc, ces grands photographes font le tour d’horizon de l’évolution du continent africain pendant les 50 dernières années.

 

La structure pavillonnaire de David Adjaye

 

L’écrin de l’exposition « Art at Work » dessiné par David Adjaye est un pavillon à la fois élégant, spacieux et ergonomique. Le concept s’inscrit dans la « low-technology » et se caractérise par un montage et démontage aisé. Une structure légère, réalisée en panneaux de bois est surmontée d’un toit inspiré d’une pergola et rythmé par de larges ouvertures permettant à la lumière de s’engouffrer à flots. Le pavillon, parfaitement intégré dans le paysage africain, fonctionnera à la lumière naturelle. Une couverture amovible en toile est toutefois prévue en cas de pluie. Pour faciliter la circulation et la rendre fluide, le pavillon est doté de plusieurs entrées. Superbement proportionné, le volume est orchestré en quatre espaces. Trois d’entre eux accueilleront la nouvelle exposition «Art at Work», réunissant trente reproductions d’oeuvres d’art et des photographies, issues de l’exposition « GEO-graphics » (les œuvres de David Adjaye) et de l’exposition « Un rêve utile » (les clichés, sélectionnés par les deux commissaires, David Adjaye et Simon Njami, seront dévoilés lors de la conférence de presse). L’accrochage s’articulera selon trois espaces/temps (Hier, Aujourd’hui et Demain), à la fois autonomes et reliés par un dialogue permanent. Le parti-pris de présenter les reproductions des photographies au lieu des originaux est un choix délibéré des commissaires. Cette formule accompagne mieux, en effet, la structure légère du pavillon et son caractère éphémère. Etant donné qu’il est dépourvu de l’électricité, l’exposition sera visible uniquement pendant la journée. Le soir, les projections vidéo réalisées lors de la manifestation « 48 hours in Brussels », prendront le relais. Cette manifestation, programmée lors du Festival « L’Afrique visionnaire », a donné la parole à tout un éventail d’artistes africains engagés dans le renforcement de la société civile africaine par le biais de l’art. Invités par le Palais des Beaux-Arts en été, ils ont pu visiter les expositions du Festival. Dans leurs performances, ils ont témoigné de l’identité plurielle de la culture africaine englobant les arts plastiques et les arts vivants. Parmi ces artistes, citons les musiciens Pitcho Womba Konga, Rokia Traoré, Angélique Kidjo, Didier Awadi, Papa Wemba et Venancio Mbande, les cinéastes Hawa Essuman et Raoul Peck, la chorégraphe Germaine Acogny, le comédien Dieudonné Kabongo et le danseur Serge Aimé Coulibaly. Ce seront des extraits de leurs concerts ou spectacles que le public de Syrte/Tripoli, d’Addis-Abeba et d’Ouagadougou pourra admirer. Ce volet réunissant les arts vivants est donc une opportunité supplémentaire de faire voyager le Festival « L’Afrique visionnaire ». Le débat continue …  

 

Workshops

 

La mise sur pied des workshops a pour objectif, une fois de plus, de poursuivre le débat amorcé à Bruxelles. Quels sont les enjeux de l’art contemporain en Afrique ? Comment l’art peut-il influencer le développement des pays africains ? Lors du Festival « L’Afrique visionnaire » cet aspect a été abordé dans l’Atlas Room. Concrètement, des images, des textes et des graphiques montraient la pratique artistique et les institutions culturelles d’Afrique avant et pendant la période coloniale, ainsi qu’après l’indépendance. Sur un mur, une ligne du temps dévoilait les principaux documents de la politique culturelle africaine à un niveau national et international (UNESCO, Union africaine). Le mur opposé affichait la richesse de la culture africaine à travers les siècles.

 

Dans les deux villes africaines qui accueillent l’exposition « Art at Work », les visiteurs se verront remettre un petit livre (booklet) reprenant les documents exposés dans l’Atlas Room. L’enjeu consistera à porter la réflexion sur le terrain. Les modérateurs des workshops, Simon Njami et David Adjaye, iront à la rencontre des gens, auront l’occasion de s’entretenir et discuter avec les « stake holders », opérateurs engagés dans la culture, faire le point sur le suivi et la mise en pratique des propositions et des promesses des différentes institutions. Chaque workshop permettra  d’engranger de nouvelles connaissances, indispensables pour la réflexion ultérieure. Ce projet est amené à se développer dans plusieurs pays africains de façon à couvrir toutes les zones du continent. Il aboutira à la publication d’un document définitif et exhaustif qui sera un précieux outil de travail pour le futur.

 

Résidences des artistes

 

Leur but est de soutenir une vision croisée des artistes africaines sur autres parties de leur continent, tisser des liens entre les artistes et les villes africaines et soutenir la création d’ouvres d’art contemporaine en Afrique.

Un artiste contemporain de renommé et en provenance d’un autre pays d’Afrique sera accueilli dans chacune des différentes villes africaines participantes pour une période de trois semaines. Le fruit de leur travail et de leur lecture de la ville dans cette période restera et enrichira le patrimoine artistique de la ville.

 

Le concept :

 

1) L’Afrique visionnaire : une œuvre en cours

- par Simon Njami

 

Cette exposition itinérante a pour but d’exprimer, à travers les œuvres d’artistes africains, les transformations subies par ce continent au cours des 50 dernières années et de présenter quelques-unes des perspectives imaginées pour les 50 années à venir. À l’instar de la structure spécialement conçue pour l’occasion, l’exposition se divise en trois espaces conceptuels : alors, maintenant et demain. Bien que ces espaces soient traités comme des entités indépendantes, l’exposition sera construite de sorte à établir un dialogue constant entre les trois zones spatiales et temporelles. Le caractère ouvert et innovant de la structure, ainsi que les œuvres d’art contemporaines exposées, représentent la vision de demain où la photographie et la vidéo jouent un rôle clé. Le temps d’alors, qui contenait les germes de cette nouvelle époque, est quant à lui principalement illustré par la photographie, un média crucial dans

la formation d’une identité africaine indépendante. Un reportage photo de David Adjaye sur les capitales africaines raconte l’Afrique de maintenant.

Le public pénètre dans l’espace d’exposition à travers la section maintenant qui donne accès aux deux espaces séparés, mais reliés d’un point de vue conceptuel. Le caractère intentionnellement documentaire de la section maintenant fournit au public des clés permettant de comprendre le jeu des références ou des arguments et contre-arguments qui traversent toute l’exposition et créent un monde imaginaire mêlant le passé, le présent et l’avenir du continent africain. Ces espaces ne seront toutefois pas explicitement caractérisés comme tels, ces titres n’ayant en fin de compte qu’une existence conceptuelle, telles les colonnes vertébrales de la circulation intérieure.

 

2) Présentation de la structure

- par David Adjaye

 

La structure, organisée comme un labyrinthe comportant trois espaces de galerie, a été conçue pour accueillir des reproductions de photographies et d’œuvres contemporaines. Son aspect technologiquement désuet reflète celui des espaces publics dans les capitales africaines.

Structurellement, il s’agit d’une charpente en bois classique dont les parties basses (de hauteur variable selon les espaces) sont recouvertes des deux côtés d’un revêtement en contreplaqué WBP servant à accrocher et à présenter les reproductions.  Ces dernières seront imprimées sur papier et fixées directement aux murs.

 

(Sources : Cecoforma Presse / EIPA / BOZAR-Bruxelles)

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Crédits photos :

Left to right :

 

Untitled © Andrew Tshabangu.

 

Portraits of a Genocide © Myriam Abdelaziz.

 

Treason Trial, End of round One, Mandela boxing on the roof top of a newspaper building in Johannesburg © Bob Gosani © BAHA, courtesy BaileySeippel Gallery, Johannesburg.

 

Cape Town © Essop Brothers, courtesy Goodman Gallery.

 

One, two, three and… The Ennerdale Academy of Dance, south of Johannesburg © Jodi Bieber, courtesy Goodman Gallery, Parkwood.

Credits

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