LOVE


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Hélène Bruller

Drugstore (Ed. Glénat)

 

Mes amis, je vous aime. Surtout quand vous êtes nuls.

Avis…

Voilà. Le ton est donné. Dans cet album, à l’occasion d’un dîner, Hélène Bruller brosse le portrait de ses amis mais aussi de son compagnon, de ses enfants et de sa mère: ainsi, la page de gauche présente le personnage, la page de droite l’arrivée dudit personnage au dîner de Miss Bruller. Et tout le monde en prend pour son grade (y compris l’auteur!): de l’hype-gay à l’hyperactive, en passant par la bombe ou le premier de la classe. Il semblerait que chacun des amis de l’artiste corresponde à un type jusqu’à se fondre dans un stéréotype.

 

En conséquence, les situations et les répliques sont parfois un peu surfaites, voire lourdes… Par ailleurs, à l’instar de son sourire prêt à croquer (sur la couv), Hélène Bruller ne manque pas de piquant et ses amis ne sont pas en reste: tout est prétexte à envoyer des vannes et c’est à qui dira la plus grosse vacherie… Pour vous donner une idée, mieux vaut éviter de compter les « grosse pute », « ta gueule » ou « grosse chienne »… Ces petits mots gentils qu’on se dit entre amis… En même temps, Bruller prévient le lecteur dès sa préface: c’est une chipie un peu garce. Malgré tout, on sent que toute cette bande d’amis s’aime (la BD ne s’appelle pas Love pour rien!).

Certains trouveront cela peut-être bon enfant, en ce qui me concerne, j’ai trouvé ça plutôt

Enfin, le dessin, même s’il n’est pas des plus séduisants, colle parfaitement à l’esprit de la BD: plans rapprochés et gros plans permettent de saisir les expressions au plus juste… Nul besoin de décors, de détails, ce qui compte c’est la personne.

En bref: une BD à l’humour vache, caustique et sarcastique. Une BD qui épingle les différentes personnalités qui peuvent nous entourer, les petits tracas des filles ou les surplus de testostérone des hommes, au risque de tomber dans les clichés…

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REVUE DE PRESSE /

La critique du MATIN (Suisse) :

« Grande première, Hélène Bruller a cessé de parler d’elle dans ses albums (Je veux le prince charmant  ; Je veux toujours le prince charmant ; Hélène Bruller est une vraie salope ; Les autres filles… et leurs mecs ; etc.). Du moins, c’est ce qu’elle nous annonce en préface où elle annonce qu’elle a de l’amour à revendre et souhaite attirer notre attention vers cette espèce rare et précieuse que représentent ses amis ! Mais à travers le portrait des uns et des autres, c’est aussi (et toujours!) un peu d’elle dont il est question. Et ça tombe bien, car j’aime beaucoup son humour.

Hélène Bruller a plutôt du souci à se faire après la publication de son album : ses amis, elle les aime beaucoup… surtout quand ils sont nuls (dixit la 4ème de couverture). Et ça balance pas mal, les petites vannes, les plaisanteries bien vaches, les tacles par derrière, les pointes d’ironie, l’humour gras, bienvenue à la soirée Petits Meurtres entre Amis. C’est autour d’un dîner que les présentations sont faites, du meilleur ami hype-gay, à la copine hyperactive ou karma-girl, qui a besoin de prier avant chaque bouchée de nourriture avalée… Je ne vais pas faire le tour de la galerie, car tous les personnages ont à tour de rôle leurs grands moments (mention spéciale pour testostérone man, l’homme qui dit non et l’homam).

En fait, le ton du livre se retrouve dans l’extrait avec la Wonder Woman, la femme trop parfaite qui, même en retard, arrive avec des bougies de votre parfum fétiche, souriante et pleine d’excuses, bref impossible de lui en vouloir d’être ce qu’elle est (juste parfaite !). Donc, il est dit ceci : On reconnaît bien le style d’Hélène : même ses compliments sont des saloperies.

 

J’ai déjà lu les autres albums d’Hélène Bruller, j’ai toujours pris grand plaisir à les découvrir (surtout celui du Prince charmant). Ce sont des retrouvailles sympathiques, pour qui n’a pas peur de la garce-attitude de la maîtresse de maison, et le ton délicieusement barré et graveleux lui donne juste ce qu’il faut de piquant. C’est bon de se détendre, puis de faire son propre tour de table et ricaner en pensant, welcome back mauvaise foi girl ou sors de ce corps, mère teresa … »

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