ANGOISSE ET LEGERETE - WOODY ALLEN EN COMICS


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de Stuart Hample

chez Fetjaine

 

Une sélection des comic strips publiés dans les journaux américains de 1976 à 1984 sous le titre Inside Woody Allen. Ce volume réunit des illustrations originales, des croquis et des photographies.

 

Cet album réunit une collection des meilleurs “comic strips” publiés quotidiennement dans les journaux américains, de 1976 à 1984, illustrés par Stuart Hample en collaboration avec Woody Allen. Etrangement, ces bandes dessinées n’avaient jamais été publiées en France, malgré leur qualité et malgré la notoriété du cinéaste chez nous. C’est une re-découverte particulièrement jubilatoire, d’un humour typique de sa meilleure veine, et en même temps un bel ouvrage de bibliothèque rassemblant des illustrations originales, des croquis, des photos.

 

Le second tome paraîtra en septembre.

 

* Stuart Hample est journaliste, écrivain, dessinateur. Il a publié une vingtaine d’ouvrages, dont le bestseller Lettres à Dieu, publié chez Bayard.Woody Allen, écrivain, réalisateur, humoriste, écrit régulièrement des rubriques dans le New Yorker.

En 1975, Stuart Hample, publicitaire et auteur de bandes dessinées, eut l’idée de génie de demander à Woody Allen d’être le héros d’une série de comics intitulés Inside Woody Allen. Le premier tome de cet ouvrage rassemble une compilation des meilleurs strips parus quotidiennement entre 1976 et 1984 dans de nombreux journaux américains et internationaux, et donne un aperçu de la formidable carrière de Woody Allen à cette époque, depuis le tournage de Annie Hall jusqu’à la sortie de Broadway Danny Rose. Tout comme le héros de la plupart de ses premiers films, Woody version comic strip est névrosé, craintif, mal dans sa peau, pessimiste, attachant, concupiscent et rejeté des femmes - souvent suite à un flot de diatribes prétentieuses. Un ouvrage incontournable, illustré de photos, de croquis, de reproductions d’originaux et d’extraits des carnets de notes de Woody Allen.

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L’HOMME DE CINEMA DERRIERE LA BD :

 

Woody Allen n’est pas seulement un acteur, un réalisateur, un être réel, c’est aussi un personnage de bande dessinée. Du moins le fut-il. De 1976 à 1984, d’Annie Hall à Broadway Danny Rose, il est le héros de Inside Woody Allen, une série de strips paraissant quotidiennement dans une flopée de journaux dans le monde. C’est une sélection de ces meilleurs comics que recueille aujourd’hui un album sous le titre on ne peut plus woody-allénien Angoisse & légèreté (avant lui, Charlie Chaplin avait aussi connu ce sort de devenir héros de comics). Il fut même question d’adapter la bande dessinée en sitcom mais le manager de Woody Allen refusa pour ne pas user l’image de son poulain. Selon Stuart Hample, le créateur de la BD, Woody Allen dit : «Je n’ai besoin de personne pour saper mon image.» Il donna aussi un conseil précis au dessinateur qui est également l’auteur des gags : «Ne fais pas de moi un masochiste. Ça ne me correspond pas. Le principe de l’échec est drôle, pas le masochisme.» Pour diverses raisons, Woody Allen n’est presque pas juif tout au long de l’album.

 

Au fil des strips, sont mis en valeur les rapports de Woody Allen avec les femmes et ses parents ainsi que les multiples inquiétudes qui le traversent. Il se révèle que sa particularité remonte à l’enfance: lorsque les soldats de plomb des autres garçons se préparaient au combat, les siens désertaient. Quand, adulte, il se résout enfin à appeler sa mère après deux semaines de silence, voici ce qu’il entend au bout du fil après avoir proféré les mots «Salut m’man» : «Ceci est un enregistrement. Tu es au numéro de ta mère qui n’a aucune importance. Au bip sonore, continue de m’ignorer.» Les parents sont d’ailleurs des personnages encore plus diaboliques dans l’album que dans les films. Scène de repas, première vignette : «Tu étais un enfant très secret…» dit la mère ; «Toujours enfermé dans ta chambre, tu ne parlais jamais…» dit le père. Deuxième vignette, la parole à la mère : «… Et pourtant, curieusement, tu parvenais à être agaçant.» En voiture avec une fille, il constate qu’il voit d’autres femmes mais revient toujours vers elle, chemin qu’elle parcourt pareillement en passant par d’autres hommes. Commentaire de Woody Allen dans la dernière vignette : «Autrefois nous étions amants, maintenant nous sommes des camps de base.» Il faut le voir aussi entraînant une nouvelle fille dans sa chambre en se vantant : «Ah, si les murs pouvaient parler…» Image suivante, avec les phylactères partant justement de ces murs : «Mais nous le pouvons…»«Et croyez-nous, il ne s’y passe jamais rien de passionnant.» Le cinéma est presque absent de ces strips. Il y en a toutefois un où son père passe à Woody un film réalisé quand il était bébé et demande à son fils quel effet ça fait de se voir ainsi «tout nu à l’écran». Réponse de Woody Allen : «Je l’ai fait uniquement parce que c’était de bon ton et nécessaire à l’histoire.»

 

Stuart Hample raconte comme il a dû naviguer tout au long de Inside Woody Allen entre King Features, qui plaçait la série dans la presse et trouvait que ce n’était pas assez commercial, et Woody Allen qui voulait éviter que les gags soient commerciaux. En fait, les comics sont fidèles au personnage de Woody Allen tel que ses films l’ont popularisé. Le héros est drôle à tous points de vue (il est spirituel et risible) et un charme, une sympathique émotion s’attachent immanquablement à lui. Comme en arrive à penser une de ses copines de l’album : «Hallucinant ! Il a réussi à associer romantisme et avarice.»

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Éditeur : Fetjaine , Paris

Collection : Humour

Description : 119 pages; (20 x 28 cm)

ISBN : 978-2-35425-195-6

EAN13 : 978235425195

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