BD : LE CYCLE D’OSTRUCE T4: LE DESEPOIR DES DRACKS.


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Auteurs : Pona et Dubois

Editeur : Le Lombard.

 

L’épilogue du cycle : En dépit des efforts d’Ajjer, la République a récupéré l’œuf du Grand Dragon et compte bien asseoir sa légitimité populaire par un procès en bonne et due forme qui lui permettra d’exécuter le dragonneau à peine éclos. Pendant ce temps, sur le front, les révolutionnaires déploient les armes méca-magiques par lesquelles ils pourront écrire l’Histoire. Mais, Ajjer n’a pas dit son dernier mot.

 

Il est réservé et souriant, Christophe Dubois. Mais ses dessins déchirent! Depuis quatre ans, il travaille sur la série «Le cycle d’Ostruce» en tandem avec le scénariste français Nicolas Pona. Ensemble, ils ont créé un univers historico-fantastique étonnant, et viennent de publier «Le désespoir des dracks», quatrième et ultime tome de leur saga.

 

RETOUR SUR L’HISTOIRE DU CYCLE :

 

L’histoire se situe dans une Russie alternative et parallèle, livrée à la magie, à la fin du XIXe siècle. Le début du premier tome de la série, «L’héritier du dragon», avait embarqué le lecteur dans une aventure plutôt historique, avec des batailles sanglantes sur fond de neige immaculée. Mais rapidement l’atmosphère fantastique a pris le dessus: un empereur dragon est assassiné, et tous ses oeufs sauf un sont détruits.

C’est ce moment de l’histoire que Pona et Dubois ont choisi pour mettre en scène l’androgyne Ajjer, une amazone «drack» (ainsi que sont nommées des guerrières sans fois ni loi). Vêtue de rouge, regard jaune perçant dissimulé derrière des lunettes de glacier, elle a froidement assassiné l’empereur devenu fanatique et a volé son dernier oeuf pour assurer sa descendance.

Peu après, la glaciale héroïne fait la rencontre d’une petite sorcière rousse du nom de Katiana. Le tandem est formé et devra affronter, souvent dans le sang, tous ceux qui veulent s’emparer de l’oeuf ou le détruire pour monter sur le trône laissé vacant. La suite de l’histoire mêle les époques, le fantastique et le réel, et foisonne en événements impressionnants: des complots, une révolution, de la sorcellerie, des rencontres avec des personnages envoûtants et des machines à vapeur; le tout dans un déchaînement de violence. L’ensemble n’est pas toujours facile d’accès, mais a le mérite d’avoir révélé le talent de Christophe Dubois.

 

LES AUTEURS :

 

Car il s’agit là de la toute première série du dessinateur neuchâtelois. Graphiste de métier, il est revenu vers sa passion de la BD il y a tout juste cinq ans. «J’étais hors circuit, raconte-t-il. Pona avait posté une annonce sur Internet. Je lui ai écrit et il m’a contacté pour me présenter son projet. J’aime beaucoup l’univers qu’il voulait aborder: l’uchronie et le steampunk, genre qui marie le fantastique et la révolution industrielle du XIXe.»

Pour se mettre dans le bain du neuvième art, Dubois s’est senti sécurisé de «bosser avec quelqu’un d’autre». Il a tenté toutefois de limiter les effusions de sang qui jalonnent le scénario de Pona, car les têtes coupées, l’hémoglobine qui gicle et les entrailles qui virevoltent dans les flocons, ça n’est pas vraiment son truc. Même s’il exécute le travail avec brio.

«Il y a pas mal de scènes trash! Et, bien que je ne sois pas fleur bleue, je voulais édulcorer encore plus, mais Nicolas Pona était triste que je souhaite éliminer certains passages! J’ai compris la raison de la violence du début de l’histoire… Après, j’ai pris du plaisir à dessiner les scènes de bataille, j’ai utilisé le sang pour les effets de vitesse, le côté rouge et blanc…»

 

LA FUTURE SERIE DE CHRISTOPHE DUBOIS :

 

L’ultime planche de ce tome 4  laisse entrevoir la possibilité d’une suite, alors qu’il n’y en aura pas. Mais que ses fans se rassurent: le dessinateur se promène déjà avec les premières planches de son futur album sous le bras. Un diptyque prévu pour 2011, qui répondra au doux nom de «La ballade de Magdalena».

 

«L’histoire se déroulera à la grande époque de la colonisation, sous les tropiques, dévoile Dubois. Il n’y aura pas de dimension fantastique! En fait, le récit porte plutôt sur la découverte de soi-même, et sur la quête du père. Et, comme je suis un passionné de bateaux, j’ai imaginé cette histoire dans ce contexte-là.» Après la neige et le sang, place au soleil et à l’eau pour cet Helvète au pinceau flamboyant et prometteur.

 

REVUE DE PRESSE /

Camille Destraz - 31 juillet 2010,

Dans LE MATIN DIMANCHE :

« Uchronique ou pas, steampunk ou non, la Russie du «cycle d’Ostruce» vient de connaître sa révolution prolétarienne ! A croire que certaines choses ne changent jamais… Empereur depuis des siècles, le grand dragon a progressivement sombré dans la folie, jusqu’à devenir un tyran à la violence aveugle. Cette ère vient de s’achever dans le sang mais des questions subsistent : qu’adviendra-t-il du pays ? Qui donc a eu la force de tuer le vieux tsar ? Et surtout, tous ses œufs ont-ils été détruits… ? Ajjer, une mystérieuse guerrière écarlate, possède sans doute quelques réponses…

 «Le cycle d’Ostruce» clôt sa saga sanglante

Vêtue de rouge, les yeux dissimulés derrière des lunettes de glacier, la très froide Ajjer n’hésite pas à faire couler le sang

Entamée il y a quatre ans, cette série historico-fantastique écrite par Nicolas Pona s’achève avec «Le désespoir des dracks». Violente et parfois complexe, elle a révélé le talent du dessinateur neuchâtelois Christophe Dubois, qui prépare un diptyque beaucoup plus pacifique pour l’an prochain. A suivre »

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