« LE MASQUE DE LA VERITE », LE SCORPION 9.


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Par Enrico Marini et Stephen Desberg.

Dargaud.

 

 « Le Scorpion » fête ses dix ans d’existence avec un neuvième tome qui tient toutes ses promesses. La qualité est au rendez-vous. Inutile de gloser une nouvelle fois sur le talent de feuilletoniste de Stephen Desberg, ou l’art d’Enrico Marini. Contentons-nous d’applaudir au coup d’accélérateur bienvenu donné aux aventures d’Armando Catalano, alias le Scorpion (référence à la marque ornant son épaule droite), dans la quête de ses origines.

 

Stephen Desberg confesse volontiers avoir anticipé les aventures de son héros de cape et d’épée jusqu’au tome 16 (lire l’interview de l’auteur in Casemate #28). Prenant en compte les réactions des lecteurs tout comme les désirs de son co-auteur, ce scénariste mord cependant à pleines dents dans l’intrigue principale, évitant de se disperser à nouveau. Ce « Masque de la vérité » accumule les révélations jusqu’à un dénouement annonçant lui-même un tome 10 décisif. « Le Scorpion » ne révolutionnera certes pas le monde de la bande dessinée. Mais on ne le lit pas pour cela. Ce titre ouvertement grand public reste un must du genre.

 

Dans ce tome 9, nous assistons à la déchéance du pape Trébaldi. Tout s’écroule autour de lui. Ses moines rouges le quittent, un à un, faute d’être payés et de peur de se faire occire par le scorpion. Nélio, son frère, parvient à s’échapper avec l’aide du scorpion. La seule lumière qui peut encore sauver les apparences, est le retour de Rochnan.

 

La critique de BLOG BD :

« Et une, et deux, et trois …Cela faisait quelques albums que l’intrigue piétinait un peu. Les embûches s’accumulaient pour le Scorpion et peu à peu Trébaldi prenait le pouvoir. Mais cette fois, les événements s’inversent. On assiste à la mise en abîme du pape qui perd pied peu à peu (abandonné par ses moines, devenu pauvre, perdant la raison). Quant au Scorpion, on le revoit comme dans les premiers albums, in ébranlable, charmeur, maître des événements. Il mène son plan jusqu’à la fin pour dé couvrir la vérité sur son père.

Les auteurs ont décidé d’accélérer un peu les choses et cet album va servir de charnière. On voit que des choses se mettent en place et que d’autres se terminent. Ainsi, un nouveau personnage apparaît, et semble pour le moins antipathique. On déplorera le peu d’apparition du Scorpion. On sent souvent sa présence et le fait qu’il semble tout maîtriser et être derrière chaque événement. Mais on espère le retrouver un peu plus dans l’album suivant. Les événements, eux, s’en chaînent avec une rapidité et une précision qui accentuent le sentiment de bête aux abois pour le pape.

On sent que les deux auteurs prennent du plaisir avec cette série. Marini est toujours aussi précis et grandiose au dessin. Aucun signe d’essoufflement ou d’ennui ne semble paraître (…)

Il semble que le prochain tome remette le Scorpion au premier plan, ce que nous applaudissons des deux mains. Mais à peine a-t-on fini d’avoir lu le neuvième tome, qu’on attend déjà impatiemment le dixième. »

 

NB : les huit premiers tomes, qu’il n’est pas inutile de relire (doux euphémisme), ont été réédités avec de nouvelles couvertures.

Depuis le mois de Juin 2010, tous les albums ont fait l’objet d’une réédition avec une nouvelle couverture comportant un des personnages de la série. Ces couvertures sont tout bonnement magnifiques. Alors, pour tout ceux qui commenceraient la série, n’hésitez pas à prendre cette nouvelle édition. Pour les autres, rassurez-vous, cet album est édité avec les deuxcouvertures.

 

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